The Orville (S01)

Synopsis : Cette série futuriste raconte les aventures du Capitaine Ed Mercer (Seth MacFarlane) et de son équipage à bord du U.S.S Orville alors qu’ils sont confrontés aux merveilles et aux dangers de la vie dans l’espace. Les petits tracas et problèmes du quotidien de l’équipage apportent également une touche plus légère à l’ensemble, permettant à The Orville d’osciller entre drama et comédie…

Saison 1 | Saison 2

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Pour commencer, il faut bien que je sois honnête : je ne teste la série que pour Adrianne Palicki, parfaite dans Agents of SHIELD. Le reste du casting a sa réputation aussi, que ce soit Seth MacFarlane ou Victor Garber (uniquement là en guest-star). Toutefois, pour me convaincre, The Orville a encore beaucoup à faire : vendue comme une parodie de la franchise Star Trek que je n’ai jamais vraiment suivie, la série risque d’enchaîner des références qui me resteront obscures. Je sais que ça peut ne pas être gênant : je rate une grosse partie des références cinéma de Community ou Wrecked et je suis plié en deux à chaque épisode.

En revanche, là où la série commence mal, c’est que face à son trailer, je m’attendais à une comédie au format 22 minutes. En fait, il s’agit d’une série classique de 44 minutes, et là, j’en suis déjà à me dire que je ne sais pas si je resterais toute la saison. Bref, en ce qui me concerne, ça passe ou ça casse pour The Orville !

Première nouveauté de la saison 2017-2018 (il m’en faut bien une), elle a au moins pour elle de ne pas déjà souffrir de la comparaison avec d’autres pilots. Je me lance et on verra bien.

Avis sans spoiler :

Le pilot de cette série est sympathique sans être exceptionnel, divertissant sans être révolutionnaire. The Orville se cherche encore dans ce premier épisode, oscillant entre scènes sérieuses et contrepoints comiques qui tombent parfois à plat. Concrètement, il y a les bases d’une série qui pourrait devenir excellente une fois qu’elle aura appris de ses erreurs et trouvé véritablement son rythme. Si elle se veut futuriste, les décors en carton-pâte, l’écriture et la réalisation offrent de très bons clins d’œil geek aux séries des années 80, et il n’y a pas besoin d’être fan de cette époque pour s’en rendre compte et les apprécier. Pleine de bons sentiments, la série vaut la peine d’être vue au moins pour se faire une idée. Pour l’instant, je pense la continuer, car elle a le potentiel de devenir excellente et me fait me rappeler de ma période Stargate… ou de celle Power Rangers. Feel good, pas prise de tête et capable de surprendre si elle évolue bien, avec une musique et des effets spéciaux sur lesquels je n’ai rien à redire, au contraire : visuellement, c’est impeccable.

Et je vous propose d’arrêter ici votre lecture si vous ne voulez pas être spoilé ; car la suite est une critique détaillée par épisode !

Note moyenne de la saison : 16/20

01.pngÉpisode 1 – Old Wounds – 15/20
There is no pizza party, I repeat, there is no pizza party.

La série commence en 2418 et a tout du cliché futuriste que j’en attendais, avec des voitures volantes au cœur d’un New-York on ne peut plus modernisé. Le capitaine Ed rentre chez lui et tombe sur sa femme au lit avec un alien, qui lui explose au visage (je vous laisse saisir par vous-même la référence).

Un an plus tard, nous retrouvons Victor Garber qui offre un vaisseau à Ed et nous explique que l’année de celui-ci n’a pas été la meilleure. C’est même carrément sa dernière chance professionnelle : l’Orville est un vaisseau d’exploration et il a beaucoup de chance d’en prendre le commandement.

Pour son début, l’humour de la série est moyen, un peu trop décalé, avec des dessins de pénis ou des billes qui ne sont pas des bonbons. Disons qu’il va falloir un temps d’adaptation pour juger si c’est drôle ou pas, mais au début, ce fut… étrange, pour ne pas dire lourd.

Ed embauche son meilleur alcoolique et pas vraiment au top du sérieux, Gordon. Il débarque sur l’Orville avec lui et rencontre son équipe, ce qui permet d’en faire l’introduction, avec un humour macho (mauvais point, ça fait longtemps que ce genre de blagues est usé en ce qui me concerne) mais un casting de personnages variés, notamment en ce qui concerne les races d’aliens. C’est plutôt une bonne chose, ça, surtout que ça permet de donner quelques caractéristiques de base à chacun, histoire de les distinguer les uns des autres côté caractères. L’équipe apprend à faire connaissance, il y a de bonnes blagues aussi, comme le docteur qui n’est là que parce qu’elle s’attend à voir Ed rater.

Il manque un premier officier, mais la bande annonce nous a déjà tous spoilé sur son identité, de toute façon : il s’agit de l’ex-femme d’Ed. La surprise marrante est qu’elle a demandé à être là, alors que lui préférerait pouvoir l’éviter, mais ne peut pas. Les retrouvailles se passent bien évidemment plutôt mal, mais il est dur de trouver l’engueulade sérieuse et crédible quand la série s’obstine par ailleurs à balancer de l’humour  au milieu de situations sérieuses et que tout se passe dans un futur en carton-pâte.

La première mission d’Orville devait être le largage de marchandises, mais rien ne se passe comme prévu arrivé à Epsilon 2. En effet, ce n’est pas de marchandises dont ils ont besoin, mais de protection contre des aliens. Des aliens, il y en aura tout plein dans 320 ans, tellement d’ailleurs que ça devient dur de trouver tout cela crédible, mais bon, c’est dans trois siècles et la société évolue vite.

Tellement vite que sur Epsilon 2, une planète terrain de jeu pour les scientifiques, on s’amuse à faire passer un mois dans une bulle quantique pour vieillir des bananes. Je dois avouer que la série a eu mon premier sourire à ce moment-là, les blagues entre le couple principal fonctionnant à merveille.

Nous arrivons alors au moment d’action, avec le vol logique de cette nouvelle technologie et des méchants dignes des Power Rangers. Tout cela est convenu, mais c’est pétri de bonnes intentions, avec de bonnes blagues qui vont parfois jusqu’au méta (l’apprentissage des prénoms ou la réplique finale pour casser le méchant, par exemple). L’ambiance voulue est clairement un mix entre l’époque futuriste de la série et une lettre d’amour aux séries des années 80 (les fins d’actes en fondu vers le noir, les costumes des figurants…). C’est un mix étrange, mais qui fonctionne étonnamment plutôt bien. Le rythme est volontairement perturbé par l’ajout d’humour, et pour l’instant, je dirais qu’une blague sur deux parvient à viser juste. Il leur faut un peu de temps pour ajuster tout ça, j’imagine.

La résolution de l’épisode est sympathique, avec un vaisseau ennemi détruit grâce à la nouvelle technologie que les méchants voulaient voler. Tout ça se fait grâce à Kelly, l’ex-femme, qui parvient donc à garder sa place sur le vaisseau. Comme trop souvent dans les séries, la réconciliation entre les personnages principaux se fait rapidement, mais ils feront demi-tour après je pense. Il s’agit simplement d’une méthode pour vendre la série, c’est vu et revu.

La fin d’épisode révèle que c’est Kelly qui a fait en sorte qu’Ed obtienne sa promotion. C’est mignon tout plein, mais ça manque quand même d’un gros cliffhanger.

Cela fait quelques jours que je me disais que j’avais envie de reprendre une grande épopée galactique à la Stargate, je suis au moins servi de ce côté-là, avec de grandes musiques et des effets spéciaux vraiment bien foutus. Bref, je suis assez convaincu pour revenir sur l’épisode deux.

022.pngÉpisode 2 – Command Performance – 14/20
I’m going to the bathroom to read.

J’ai beaucoup hésité pour la note entre 14 et 15, parce que dans le fond, l’épisode était très sympathique, mais mon gros problème, c’est qu’il se force parfois trop à être drôle et que ça tombe à plat. C’est gênant à voir par moment, à commencer par l’insistance sur Kermit dans la scène d’introduction. On sent bien dès cette première scène que ça tente d’être comique, mais que ça ne l’est pas (en tout cas, ça n’a pas réussi à me faire sourire) et que ça peut rapidement être chiant.

Heureusement, malgré ce genre de passages, il y a du très bon et il est toujours sympathique de repérer les clins d’œil aux séries des années 80 et 90 du côté technique. Ainsi, quel plaisir d’avoir droit à un générique complet, certes un peu long, et avec les noms des personnages (ça aide pour la critique). Même le titre de l’épisode apparaît dès le début à la Stargate ! Tout ce côté vieillot, moi, je dis oui, mais je vous l’ai déjà dit la semaine dernière.

Et côté intrigue ? Bon, on part sur quelque chose de très classique avec une Alara forcée de prendre les commandes de l’Orville quand Kelly et Ed se rendent sur un vaisseau pour une opération de sauvetage sur lequel se trouvent les parents d’Ed. Cela sent bon l’arnaque dès le début, même si les parents d’Ed sont super drôles et paraissent le connaître beaucoup trop bien, comme ses parents. Pourtant, c’est évidemment un piège, dans lequel l’ex couple tombe à pieds joints.

Ils sont amenés dans un coin de l’espace interdit, mais ne le savent pas. Non, Ed & Kelly se réveillent chez eux, dans le passé, où ils sont enfermés. Ils retrouvent vite leurs marques de couple marié, donc c’est assez drôle, surtout que le duo est clairement ce qui fonctionne le mieux dans la série au niveau de l’humour. Bouffe, alcool, dragouille… Tout y passe et c’est étrange de voir Palicki si pleine de vie. Ils découvrent quand même qu’ils détestent leurs amis et ça les fait rire. Normal.

Le lendemain, ils comprennent rapidement qu’ils sont en fait… dans un zoo. La critique des zoos animaux est plutôt marrante en elle-même, mais il y aurait moyen d’en faire beaucoup plus. On sent que la série se cherche encore un peu par moment.

C’est peut-être pire sur le vaisseau de ce point de vue-là. Mettre Alara en avant dès le deuxième épisode semble assez clairement une stratégie pour s’assurer que chaque personnage soit mis en avant dès le début, mais ça aurait pu attendre quelques épisodes histoire que justement les personnages soient déjà plus connus et leurs dynamiques en place. Là, il est rapidement mis en évidence que chacun a déjà une allégeance totale à Ed & Kelly par exemple, mais franchement, ça fait une semaine maximum qu’ils se connaissent alors c’est dur d’accrocher à 100% à l’intrigue. Bon, au-delà de ça, l’épisode était sympathique et comme j’avais bien aimé Alara la semaine dernière, ce n’était pas un échec total (comme vous l’avez vu à la note).

Cependant, Alara ne se sent pas à la hauteur de son commandement, ce qui était introduit de la pire des manières, assez lourdement, dès sa première scène. Quand Ed et Kelly disparaissent, elle se bourre, vomit, prend le commandement. Clairement, elle n’est pas à la hauteur de son job… au début, au moins.

Elle fait entrer une bombe dans le périmètre du vaisseau, en même temps, ça n’aide pas. Il est dur d’assumer ses erreurs et ça permet de créer une alliance Claire/Alara. C’est plutôt sympathique de retrouver la doctoresse et ça lui donne un rôle. Comme je disais plus haut, c’est le but de cet épisode aussi, de donner un rôle à tout le monde, parfois de manière un peu grosse, comme Claire qui finit au commandement du vaisseau un peu après.

Alara prend la confiance tout au long de l’épisode grâce à Claire notamment, et on la voit même développer un embryon de relations avec Parker. Il faudra voir si ça devient quelque chose ou pas.

Alara est désormais forcée de rentrer sur Terre, contre son gré mais selon ses ordres. L’équipage lui fait la tronche et la motive (avec Claire, toujours) à faire demi-tour pour aller chercher Ed & Kelly. Ouais, bon, c’est une série quoi et c’est grâce à Isaac et sa projection holographique qu’Alara et lui peuvent entrer dans le zoo.

C’est un peu précipité cette arrivée, mais il n’empêche que c’est une bonne intrigue. La résolution est parfaite et à mourir de rire, Ed & Kelly étant remplacés par des images de télé-réalité (ce point du Bingo donné). Cette conclusion m’a beaucoup plu et a participé à la bonne note de l’épisode.

Cependant, la vraie bonne surprise de l’épisode, c’est son cliffhanger qui ouvre peut-être un fil rouge, ou en tout cas l’intrigue du prochain épisode. L’alien impassible, Bortus, demande un congé parental pour couver son œuf – parce que oui, il est en couple et pond des œufs. Il est mis de côté dans l’épisode, n’apparaissant presque que lorsqu’Alara flippe de devoir prendre le commandement et qu’il refuse de risquer la vie de son enfant pour l’aider. Logique.

Son enfant ? Et bien, c’est une femelle, alors que son couple est censé ne pas avoir de sexe. L’idée est sympa, même si la fin de l’épisode se passe a priori 21 jours après le reste de celui-ci. Je me demande si cela met en place un véritable fil rouge pour le reste de la saison. En tout cas, c’est intéressant de voir la série oser se terminer sur ce genre de cliffhanger. Cela manquait terriblement la semaine dernière.

Bref, je suis motivé par la série pour l’instant. Malgré ses petits défauts, elle a un quelque chose qui me plaît et qui me donne envie de revenir.

03.jpgÉpisode 3 – About a Girl – 16/20
Bortus, this is not an illness.

Voilà, nouvelle case horaire définitive pour The Orville que l’on envoie au casse-pipe avec cette case horaire qu’elle ne pourra pas assumer la semaine prochaine face aux reprises des séries du jeudi soir. Moi-même je pense que c’est la dernière fois que je regarde la série le jour de sa sortie, parce qu’elle n’aura pas la priorité de mes visionnages. Elle risque de me faire mes dimanches matins ou soirs dans l’année car elle est sympathique, mais c’est tout. Il est encore tôt pour se faire une idée du côté de la probable annulation, mais soyons honnêtes, c’est un risque évident.

Peu importe, ce troisième épisode continue sur sa lancée et nous présente la fille de Botus, une femelle Moclan. C’est beaucoup moins rare que ce que je pensais, car il y en a une tous les 75 ans. Ses papas ont l’air assez évidemment d’accord sur la marche à suivre en ce qui la concerne : il faut la faire devenir un garçon et il demande de l’aide à Claire.

Celle-ci s’occupe aussi de Yaphit, un monstre qui ressemble à un tas de morve (comme le Pokémon, oui, mais en jaune – entre le Tadmorv et le Metamorph) et qu’on avait déjà vu dans le pilot. Malheureusement, personne ne semble avoir prévenu l’actrice de la forme qu’aurait son interlocuteur et elle semble avoir bien du mal à imaginer à qui elle parle.

Claire refuse bien sûr de transformer le bébé de Bortus et Klyden, et la série s’engouffre un peu trop rapidement dans les clichés sur le sujet, comme il fallait s’y attendre. Les discussions ne m’ont pas franchement convaincues. L’idée de base est pourtant sympathique, cette vision du choc des cultures et de la perméabilité de chaque espèce sur certaine question, ça fonctionne bien.

À vrai dire, je trouvais même le point de vue de Bortus et Klyden assez logique alors que le reste de l’équipe est insupportable envers lui. Que voir un téléfilm de Noël suffise à changer l’avis de Bortus est beaucoup trop énorme pour être crédible. Cela ruine un peu le personnage sûr de lui depuis le début.

Finalement, cela mène à un tribunal moclan, la planète de Bortus. La planète était pourtant supposée être à deux semaines de trajet en début d’épisode, mais bon !

C’est donc Kelly qui sert d’avocat à Bortus. Les tests pour prouver que les hommes ne sont pas supérieurs aux femmes sont marrants et dans la lignée de la boxe entre Alara et Bortus.

L’idée derrière cet épisode est tout de même de faire passer un message fort sur les différences et en faveur du féminisme, pourtant, j’ai trouvé certains détours très limites. Dans l’ensemble, je suis forcé de reconnaître que c’était un bon divertissement qui m’a bien surpris avec son intrigue plutôt osée pour un troisième épisode. Il est encore tôt pour me dire attaché aux personnages et à la série, mais celle-ci commence à trouver son rythme, y compris, et ça me surprend, du côté de l’humour.

La série continue de parfois vouloir être trop drôle pour son propre bien : ainsi, la scène de simulation/jeux-vidéos avec la parodie de Western ne m’a pas trop passionnée. Pourtant, je dois dire que Cindy Lauper a eu le mérite de me faire rire, mais pendant quelques secondes. Or, là encore, ça a voulu être drôle en prolongeant beaucoup trop le gag, devenant alors trop chiant. C’était plus réussi lorsque Kelly cite les Destiny’s Child – et putain, ça devrait être un méga point du Bingo que je m’accorde parce que j’avais cité la chanson dans mes règles. Je dois être devin.

J’ai vraiment bien aimé l’apparition d’Heveena au tribunal, même si tout ce qui l’entoure était énorme pour être parfaitement crédible. Finalement, ce que j’ai le plus aimé dans l’épisode reste sa conclusion qui m’a surprise. Alors que la série semblait assez clairement se ranger du côté de l’Orville et de Bortus pour que le bébé reste une petite fille, le tribunal prend la décision d’en faire un garçon. C’est osé comme conclusion pour le bébé, qui s’appelle Topa. C’est la victoire du patriarcat, clairement, et c’est à l’opposé de ce que proposait la série tout au long de l’épisode – sous-entendant même qu’il y avait bien plus de Moclan femelle à la naissance que ce qu’ils voulaient bien nous dire (nous en connaissons déjà trois à la fin de l’épisode…).

C’est surtout la première fois de la série que je suis véritablement surpris par une intrigue, le reste étant assez convenu. Du coup, l’épisode m’a bien plu et a même réussi à me surprendre. C’est plutôt très bien joué de leur part. Nous sommes loin d’une intrigue fil rouge comme je l’imaginais pour Topa, mais la série a proposé quelque chose de complet avec cet épisode, tout en proposant quelques pistes de réflexions intéressantes.

Je regrette l’absence d’un cliffhanger cette fois, un quelque chose pour nous donner envie de revenir. Tant pis. Je n’ai pas vu de trailer, mais j’imagine que le prochain épisode devrait se concentrer un peu plus sur les pilotes qui sont les seuls à ne pas encore avoir eu un épisode centré sur eux. Ils sont assez bêtes, alors je ne sais pas si je suis pressé de le voir et, clairement, j’aurais autre chose à voir le jour de la sortie de l’épisode !
Capture d'écran 2017-09-30 15.21.31Épisode 4 – If The Stars Shoud Appear – 13/20
What if we’re from Beyond?

Moins bon episode jusqu’à présent, la série nous prouve désormais qu’elle peut aussi fournir des épisodes médiocres malgré sa bonne équipe de personnages. Assez clairement, elle manque d’un fil directeur, je trouve.

L’épisode débute pourtant bien, avec une dispute entre Bortus et Klyden. Ce sont eux le petit couple de la série, ce qui est assez inattendu venant de Bortus. Il était largement introduit comme venant d’une espèce sans sexe, alors je ne m’attendais pas à ce qu’il soit en couple et se dispute par manque de relations sexuelles. C’est plutôt rigolo et ça intègre de bonnes blagues au niveau de l’intelligence artificielle que j’ai bien aimé. Je veux la même, sérieusement.

L’autre bonne réussite niveau relation, c’est celle de Claire et Yaphit, qui peut devenir un running gag marrant. C’est à peu près tout ce que j’ai envie de sauver de l’épisode, ça et le très fort sentiment de Stargate que j’ai eu en le regardant.

Il faut dire que même l’équipage de The Orville se fait chier et trouve son voyage chiant, mais ils font finalement une découverte exceptionnelle : un vaisseau de 2000 ans à la dérive. C’est incroyable, au sens propre du terme, mais ça apporte un bon rebondissement.

Ce « bio-vaisseau » est l’occasion d’une exploration de groupe par quasiment tous les gradés du vaisseau, à l’exception de Bortus. À l’intérieur du bio-vaisseau, l’équipage tombe sur une ferme et des habitants qui n’ont aucune idée qu’ils sont à bord d’un vaisseau. Ça se sentait venir à des kilomètres.

Il faut retenir qu’Alara & Kelly ont continué de sympathiser dans cet épisode, parlant même du l’ex copain d’Alara, Josh. OK, pourquoi pas, ça permet d’humaniser Alara juste avant qu’elle ne se fasse tirer dessus, mais survive malgré tout parce qu’elle n’est pas humaine, justement. Bien sûr, elle est sauvée par la médecine de Claire, ça ne prend qu’une demi-seconde de la soigner et tout va bien dans le meilleur des mondes. Merveilleux.

Une fois Alara à terre, Kelly se fait enlever et emmener auprès d’Hamelac, le tyran du coin qui n’est autre que T-Bag de Prison Break. Ce n’est pas avec ce rôle insipide que j’oublierai son rôle dans la série de la Fox, parce qu’il n’a pas servi à grand-chose. Très vite, l’équipage présent sur le bio-vaisseau vole à la rescousse d’une Kelly torturée, d’abord avec beaucoup d’humour (elle cite même Friends si je ne m’abuse, c’est dire), puis avec beaucoup de souffrance.

En parlant de voler à la rescousse, l’Orville ne fait pas autre chose en répondant à l’appel de secours d’un vaisseau qui passait par là. Cette sous-partie de l’épisode ne sert qu’à justifier un manque de renfort du vaisseau pour le capitaine et n’est pas bien passionnante, ne développant toujours pas trop Gordon et son co-pilote. Nous n’avons même pas de vraie conclusion pour cette intrigue d’ailleurs.

Nous n’en avons pas vraiment non plus pour le bio-vaisseau cela dit : la résolution de l’épisode est aussi simple que bâclée. Les hommes du bio-vaisseau acceptent de faire confiance à l’équipage de l’Orville, Isaac est comme par magie capable d’ouvrir une porte du vaisseau qui mène à la salle des machines et pour la première fois, la nuit tombe sur le monde de Dorahl, le dieu que tout le monde semble vénérer et qui n’est autre que le capitaine (humain) du vaisseau. Pas fou.

 Vraie déception pour cet épisode, donc, après trois épisodes qui me donnaient pourtant confiance en la série. On notera que Claire a le vertige, ce qui pourra possiblement servir dans de futurs épisodes si la série est bien écrite.

05.jpgÉpisode 5 – Pria – 14/20
Oh my god, you found a triangle.

L’Orville continue de se balader dans l’espace et la cohabitation des différentes espèces complique le tout. Le thème de la semaine pour l’équipage est l’humour terrien, pas toujours très simple à comprendre pour tout le monde, et surtout Isaac.

Il se lance dans un concours de blague avec Gordon, et le pire, c’est que ça fonctionne plutôt pas trop mal. Je n’aimais pas trop l’humour forcé de la série jusque-là, mais le coup de la tête d’Isaac en monsieur patate ou de la jambe coupée était sympathique. Dommage que tout cela se termine par la mort d’Isaac, après un regrettable accident concernant leur mission de la semaine.

Cette dernière consiste à sauver le capitaine Lavesque et son vaisseau écrasé sur une comète fonçant droit vers un soleil. La routine, quoi. Gordon, Ed et Alara ont sept minute pour aller la récupérer, ce qui n’est pas si facile. Heureusement que Gordon est un bon pilote et qu’Alara a sa super force pour ouvrir les portes, un running gag presque trop récurrent pour être drôle, ce qui est ironique.

Le sauvetage est un succès, même si Gordon est à deux doigts de tous les tuer. Comme le capitaine Lavesque est une bien jolie femme, son succès est total auprès des hommes de l’équipage et surtout d’Ed, qui tombe totalement sous le charme de Pria Lavesque. Cela tombe bien, elle aussi est sous le charme. La seule que ça dérange, c’est son ex-femme.

Bon, ce n’est pas fait avec beaucoup de subtilité, mais j’aime bien cette intrigue. Kelly est suspicieuse de Pria et commence aussitôt à enquêter sur Pria. Sa jalousie est considérée par tout l’équipage comme une folie, mais vu le style de la série, il est certain que Pria a un secret.

Kelly entraîne Alara dans son délire et lorsqu’elles fouillent la chambre de Pria, elles trouvent effectivement un objet étrange. Elles se font aussi prendre la main dans le sac (ou plutôt dans le lit en l’occurrence), ce qui ne plaît pas à Ed. Celui-ci engueule son équipage, puis son ex-femme, mais ça ne mène nulle part.

Ils sont interrompus par des problèmes de navigation, mais fort heureusement, Pria est capable de les tirer de là sans problème. Privés de communication, Pria leur propose ensuite de les aider en les amenant sur une base alliée. C’est un moyen évident de gagner leur confiance et de coucher avec Ed, en fait.

Cela fonctionne à merveille pour elle et elle réussit à implanter l’objet étrange trouvé par Kelly et Alara dans le système du vaisseau. Cela lui permet d’en prendre le contrôle et hop, Kelly, Alara et Ed lui tombent dessus, trop tard après ses coucheries avec Pria.

Cette dernière leur avoue venir du futur et leur avoir sauvé la vie. Le problème, c’est qu’elle est surtout une pirate de l’espace qui compte détourner l’Orville pour le revendre au 29e siècle. Le truc, c’est que le paradoxe temporel que ça créé n’est pas franchement crédible, mais bon, Pria leur rappelle qu’ils sont morts de toute manière. Ils sont forcés d’aller au 29e siècle pour ne pas altérer le temps.

Ils y vont mais s’en tirent grâce à Isaac qui se reconnecte à temps pour les tirer d’affaire. Quant à Pria, ils détruisent le trou de ver qui lui a permis de revenir à leur époque, donc elle est tout simplement effacée de l’existence, de même que son futur a priori. Sympathique et hop, un épisode de plus. C’était mieux que la semaine dernière, mais tout autant épisode à la semaine que d’habitude.

Je continue de penser qu’un fil rouge ferait du bien à la série, mais c’est sympathique. Bortus était hyper absent de l’épisode, c’est étrange après les débuts centrés sur lui. Un bon épisode donc, qui pourrait être amélioré. Après tout, ça suffit comme divertissement là.

06.jpgÉpisode 6 – Krill – 17/20
Should we tell them their God is a 20th century car rental company?

L’épisode reprend sur une conversation à la cafétéria où Alara explique qu’elle a largué son copain fragile et où Bortus explique qu’il peut tout manger, ce qui ajoute de l’humour et une dynamique de groupe assez bienvenue. Je suis toujours assez fan de ce genre de scènes de groupe, et même si elle n’avait rien de révolutionnaire, elle remettait les personnages en contexte.

L’Orville reçoit ensuite un appel de détresse, pour changer. Un vaisseau Krill attaque une planète qui n’a rien demandé et n’a pas les moyens de se défendre (pour changer, là aussi), ce qui pose évidemment problème pour tout le monde. Ed leur demande donc de cesser le feu, ce qu’ils font… pour mieux se retourner contre l’Orville. C’était aussi marrant que prévisible.

Nous assistons à une bataille spatiale très intéressante, avec manœuvre du vaisseau, où le petit l’emporte sur le gros grâce à la stratégie d’Ed. Ils remportent évidemment la bataille et récupèrent un bout du vaisseau intact. C’est ce qui va lancer l’intrigue de la semaine puisque l’Union essaye de comprendre les Krills, grâce à leur bible, l’Ankhana.

Ed et Gordon doivent ainsi récupérer cette Bible Krill, mission gentiment confiée par une amiral de la flotte. Ils sont envoyés en mission sous couverture, grâce à des hologrammes d’Isaac, et c’est rapidement mis en place, tout en conservant l’humour parfois lourd de la série, mais ici plutôt bien intégré.

J’ai trouvé l’idée de cet épisode vraiment chouette, car il est intéressant de découvrir la culture des Krill et d’avoir des méchants réguliers. Ed et Gordon se retrouvent à bord du Yakor, un vaisseau ennemi, et bien qu’ils se comportent bizarrement, ça passe.

Ils rencontrent le capitaine Haros, puis Teleya, une Krill avec qui ils sympathisent malgré eux. Son frère était dans le Kakov, le vaisseau détruit par Ed en début d’épisode. Cela permet d’avoir plus d’informations sur les Krill, notamment leur religion, avec le dieu Avis, comme la société de location de voiture donc, et la prière « Katniss Everdeen » qui m’a fait exploser de rire. L’humour dans cet épisode était enfin au juste dosage je trouve, je ne m’attendais pas à rire autant des différentes blagues de Gordon.

Les Krill sont schématiquement juste des nazis qui s’amusent à défoncer les têtes déjà décapitées de leurs ennemis pendant leur culte. Quant au dieu Avis, cela permet de nombreux jeux de mots, particulièrement de la part de Gordon, donc, mon préféré étant celui jouant sur « cover our vehicule », au sens de protection du vaisseau pour le prêtre Krill donc, mais aussi d’assurer une voiture. Excellente réplique. C’est tout bête, mais ça a vraiment bien fonctionné sur moi.

Le prêtre se méfie d’eux, forcément, et demande que la chapelle soit désormais gardée, au moment où Gordon et Ed sont justement dedans et que leurs émetteurs s’arrêtent de fonctionner, les empêchant d’être vus comme des Krills. Ils sont alors forcés de s’enfuir. C’est en fait un problème électromagnétique qui les pousse à changer leur émetteur et découvrir un puissant signal les menant droit à une bombe.

Ils décident d’inviter Teleya pour avoir plus d’informations sur celle-ci : il y a certes une facilité scénaristique évidente dans ces enchaînements, mais c’est très fluide, donc ça passe. Les Krills veulent simplement détruire une planète, Rana 3. Ed et Gordon décident alors de changer de plan et plutôt que de photographier l’Ankhana, ils comprennent qu’il leur faut détruire le vaisseau pour protéger l’Union. Ce plan est bon, mais Teleya les détourne en les emmenant parler à sa classe de jeunes élèves. Cela permet de mieux comprendre la haine des Krill envers les humains, tout en les humanisant en ajoutant l’enjeu des enfants.

Parmi ceux-ci, nos héros rencontrent Coja, qui vient ensuite les voir dans leurs quartiers en posant de nouvelles questions, Ed comprend grâce à ces questions que les Krill sont ce que Gordon résume par la formule « des vampires de l’espace » se protégeant du soleil et ne supportant pas les UV. Cela leur offre un moyen de protéger les enfants en détruisant les lampes de la classe et en irradiant tous les autres d’ultra-violet. J’ai énormément pensé à The 100 avec toutes ces histoires de radiations et d’enfants, mais il n’y a pas à dire, ça fonctionnait très bien avec un compte à rebours pour ajouter du stress.

Gordon se fait capturer et est blessé à sa (nouvelle) jambe, une continuité scénaristique bienvenue, alors qu’Ed découvre que Coja n’est pas en classe. Il demande à Teleya de garder les enfants dans la classe, détruit la lumière et a 4 minutes pour aller chercher Coja et l’emmener en classe pour le protéger. Il n’y a pas vraiment de suspense, mais la scène d’action fonctionne bien.

Les Krill arrivent auprès de Rana 3 pour la détruire à peu près ce moment-là. Ed retrouve Coja et l’emmène à temps en classe. Les lampes fonctionnent et tuent tous les Krill, mais la bombe est envoyée. Gordon doit alors trouver un moyen de la détruire avant qu’elle ne touche Rana 3, ce qu’il réussit à faire en quelques secondes.

La fin d’épisode voit Gordon avec un joli coup de soleil et le retour du duo de choc sur l’Orvile. Le vaisseau Krill est ainsi récupéré, avec les enfants et Teleya. Si les enfants seront ramenés aux Krill, le sort de Teleya reste incertain et j’espère qu’on la reverra et qu’elle changera progressivement d’avis, sans jeu de mot avec sa divinité, promis. En tout cas, le cliffhanger nous laisse sur la promesse d’une guerre entre Krill et Union, et comme les deux camps ont de beaux arguments, ce devrait être passionnant pour la suite de la saison.

En définitive, c’était un épisode excellent, qui s’intéresse enfin aux Krill après nous les avoir évoqués plusieurs fois sans explication. Ils servent assez clairement de fil rouge à cette saison, qui obtient donc un ennemi clairement défini (pouvant d’ailleurs servir pour plusieurs saisons également), mais les Krill étaient encore extrêmement flous après cinq épisodes. Nous voyons désormais un peu mieux vers quoi se dirige la série.

L’humour était bon, l’intrigue vraiment intéressante et pleine de rebondissements fluides, mais je n’y mets que 17, car cela se fait au détriment d’une grosse partie du casting que nous ne voyons que trop peu. C’est logique, mais il y a un moment où ça m’a dérangé de ne pas les voir du tout, probablement parce qu’Ed et Gordon sont ceux auxquels j’accroche le moins (même si c’est en train de changer pour Gordon, j’avoue).

07.jpgÉpisode 7 – Majority Rule – 17/20
Maybe there’s a Bustin Jieber walkin’ around somewhere

Contre toute attente, la série vient d’être renouvelée pour une saison 2, ce qui me motive totalement à rattraper mon épisode de retard.

Cet épisode débute de manière étrange avec le réveil d’une jeune femme dans un futur plus ou moins proche ou des hommes à la TV sont jugés par les téléspectateurs à coups de J’aime/J’aime pas. Un futur tout à fait envisageable donc, sauf que j’imagine qu’on trouvera une solution pour ne pas avoir à marcher jusqu’à la télévision.

En bonne dystopie, la série nous montre que ce vote populaire porté à l’arrache par une nana au téléphone pendant son petit-déj conduit à une exécution sur chaise électrique. C’est violent et corrosif, tout en se voulant drôle, c’est tout à fait dans le ton de la série, donc.

L’exécuté est évidemment un ami de Claire et l’équipe débarque sur une planète qui ressemble beaucoup à la Terre, avec un système capitaliste et ce fameux système de vote. C’est amusant à voir, car c’est très proche de notre société, mais juste assez éloigné pour être flippant comme il faut. Oh, ce n’est pas innovant et The Circle ne raconte pas autre chose, mais The Orville le fait mieux. Cela pourrait aussi être un épisode de Black Mirror, mais ça a l’avantage d’être mieux car nous suivons des personnages que nous connaissons déjà.

Claire, le lieutenant, Kelly et Alara descendent sur cette planète et c’est plutôt drôle, car il ne faut pas longtemps pour qu’ils soient repérés. Ce qui est intéressant aussi est que cette planète est à peu près aussi développée que notre bon vieux XXIe siècle et qu’elle n’a aucune conscience de l’existence de l’Orville et des différentes espèces dans l’espace !

J’aime beaucoup ce principe de base, ça fonctionne à merveille, car l’équipe doit agir sous couverture pour sauver les anthropologistes du début de l’épisode qui étaient donc sur cette planète sous couverture. Le scénario est à la fois classique et génial d’originalité, j’aime beaucoup. En plus, on se concentre enfin sur John, le copilote, qui est celui qui se fait griller tout de suite comme criminel après un lap dance avec une statue de l’héroïne nationale pour commenter la vie sentimentale d’Alara, un truc dont on parle beaucoup dans la série mais qu’on ne voit jamais.

On oublie très vite le principe de base de la mission de l’équipe toutefois, car il y a beaucoup à faire avec John. On apprend toutefois que l’anthropologiste n’est peut-être pas mort, mais simplement lobotomisé. Alara et Claire continuent de le chercher alors que John et Kelly s’occupe de la tournée que doit faire ce premier pour être innocenté.

Il est invité dans un talkshow où le parti pris est clairement de l’accuser, ce qui n’arrange pas du tout ses affaires, et tout l’épisode tourne autour de ça pour lui. Il est juste un peu con, le pauvre, clairement pas méchant, mais il n’empêche que tout le monde veut sa peau.

De leur côté, Alara et Claire grillent leur couverture à cause d’un mauvais choix de chapeau de la part d’Alara. Cela fait qu’elle est rapidement vue comme alien par une habitante de la planète – la même que nous suivions depuis le début : Lysella. Grâce à elle, Claire retrouve Lewis, son ami, mais celui-ci est bien trop lobotomisé pour pouvoir lui faire quoique ce soit le guérissant.

Comme la situation de John continue de se dégrader, Ed prend la décision de rencontrer Lysella pour qu’elle les aide à manipuler les résultats en la faveur de John. Tout cela fonctionne à merveille et John est à quatre voix de se faire griller le cerveau quand le vote s’arrête. Si ce n’est pas merveilleux.

La manipulation des images permet un joli tacle sur les Fake News et les scénaristes politisent volontairement énormément cet épisode, mais ça fonctionne, comme souvent. De plus en plus, la série part d’un postulat SF pour critiquer la société actuelle. C’est la base de la science-fiction, mais c’est fait avec beaucoup de bons sentiments dans ces épisodes et chaque société est franchement intéressante à découvrir. J’accroche de plus en plus, donc.

Bon, si je dois critiquer, je dirais que l’épisode y a été fort dans les références au XXIe siècle qui semble être parfaitement connu de tout l’équipage (qui découvre malgré tout les vêtements avec surprise), mais dans l’ensemble, c’était marrant, avec une société totalement dominée par un système de votes permettant de jolis quiproquos et situations gênantes. Côté guest stars, c’est toujours très bien joué, avec cette fois le bien trop génial Rex Van der Kamp et une Lysella interprétée par une actrice très secondaire de 13 Reasons Why et future gros rôle de Scream. Je suis pressé d’y être, du coup, car elle s’en est très bien tirée dans cet épisode.

Ouais, je sais, j’avais dit que je critiquerais, mais bon, c’est comme ça.

08.jpgÉpisode 8 – Into the Fold – 16/20
Most of space is empty, so our chances are good.

Claire a donc deux fils avec elle sur le vaisseau, et on en avait à peu près aucune idée avant cet épisode. Il était temps de s’attarder plus sur son personnage car je crois qu’on commence à faire le tour de chaque personnage dans cette saison. C’est d’ailleurs mon deuxième épisode en peu de temps, mais avec tout le retard que j’ai accumulé partout, ça ne peut pas me faire de mal.

L’épisode nous montre une Claire débordée par ses enfants, ce qui est amusant car elle contrôle souvent l’équipe alors que ce n’est pas son rôle. Il est intéressant de la voir partir en vacances avec eux, mais malheureusement pour elle qui espérait partir avec John, elle se retrouve coincée dans un vaisseau avec Isaac voulant comprendre le fonctionnement de sa dynamique familiale. Pas gagné.

Les enfants sont insupportables dans le vaisseau qui bien sûr rencontre un problème et se retrouve à des années lumières de là où il devait se rendre suite à un accident largement aidé par les enfants de Claire se chamaillant.

J’ai adoré l’idée de base de cet épisode qui organise rapidement un crash sur une planète totalement inconnue, séparant au passage Claire de ses enfants et Isaac. Forcément. L’actrice s’en tire à merveille et l’épisode nous développe aussi la personnalité robotique d’Isaac et ça marche à fond là aussi.

Isaac prend les décisions les plus rationnelles, mais les moins relationnelles, abandonnant les enfants pour retrouver Claire. Malheureusement, celle-ci se fait kidnapper rapidement par un « monstre », un homme bien malade, qui, comme d’habitude, a au moins la sympathie de parler un anglais impeccable – alors même que nous sommes sur une planète jamais visitée auparavant, mais Claire a un traducteur automatique ; ceci explique cela.

Pendant ce temps, les enfants ont le droit à une jolie frayeur mais sont secourus au dernier moment par Isaac, qui tente ensuite de réparer le vaisseau alors que les garçons continuent de s’engueuler, surtout par rapport au jeu vidéo de Marcus, le plus grand.

J’ai beaucoup aimé la relation qui se met en place pour ce trio, Isaac devenant plus humain par moment, mais étant rappelé par sa nature ensuite. C’est très intéressant à voir alors qu’ils sont pourchassés par des cannibales : la planète est en manque de nourriture, comme le geôlier de Claire lui explique. Celle-ci ne se laisse pas impressionner pour autant et trouve le moyen de s’échapper… ou du moins, c’est ce qu’elle espère, avant de découvrir que sa chambre se situe beaucoup trop en hauteur pour s’enfuir par la fenêtre.

La deuxième journée s’achève pour tout le monde avec un Isaac qui raconte aux enfants leur propre histoire… avant de prendre la voix de Claire pour les endormir avec un conte. Le lendemain, le petit se réveille malade : il est tombé la veille dans de l’eau infectée.

Claire ne désespère pas de s’enfuir et charme son geôlier pour s’assurer qu’il quitte les lieux et récupérer de quoi contacter les enfants et Isaac. Elle apprend ainsi le sort de Ty (ouais, bon, je n’ai pas cherché l’orthographe j’avoue) et se motive encore plus à s’enfuir pour les retrouver, surtout que Marcus s’excuse pour les méchancetés qu’il lui a dit sous le coup de la colère.

Elle trouve un couteau dont elle se sert pour agresser son geôlier, qu’elle parvient ensuite à tuer avec son propre fusil. Loin de perdre le Nord dans sa fuite, elle tue également un des cannibales pour trouver un remède médical, sans prendre conscience qu’elle est poursuivie par bon nombre d’hommes malades.

Claire rejoint rapidement le trio et perd malheureusement tout espoir de voir Ty survivre quand Isaac ne parvient pas à récupérer suffisamment de courant pour contacter l’Orville. C’est en tout cas ce qu’il pense.

Du côté de l’Orville, la mission de sauvetage pour Claire est ralentie par une mise à jour du vaisseau et les calculs de localisation à faire à la main, ce qui est une jolie justification du retard que prend l’Orville et explique le temps que passe Isaac à s’occuper des enfants. Le vaisseau prend malgré tout la décision de suivre la navette de Claire et Isaac. Ils arrivent dans le bon système solaire, mais ont beaucoup de planètes à visiter pour trouver celle du crash. Heureusement, ils reçoivent le bref signal d’Isaac et arrivent à temps pour aider Isaac et Marcus à tirer sur les cannibales à leurs portes.

Oui, oui, Marcus est forcé de tirer, c’est toujours rassurant. L’Orville étant là, Claire trouve le vaccin pour la maladie qui ravage cette lune. C’est ainsi que l’épisode se termine, avec toutefois un rapprochement entre Claire et Isaac, devenant désormais une partie de sa famille comme les garçons l’adorent.

Simple et efficace, cet épisode permettait de s’attacher plus à Isaac apprenant les comportements humains et prenant la main de Claire quand elle imagine perdre Ty, mais aussi de Claire, qui était déjà un personnage que j’adorais avant. S’il était un peu moins bon que les précédents, il n’en restait pas moins un agréable divertissement.

09.jpgÉpisode 9 – Cupid’s Dagger – 17/20
Why even call a box a box?

J’attaque mon quatrième Week-End en Séries par cet épisode d’une série que j’aime bien et qui peut se faire en préparant la table en attendant les pizzas du camion.

Cet épisode commence par une soirée karaoké qui aura réussi à me faire rire très rapidement, entre Kelly qui s’en tire bien et Bortus qui veut chanter My heart will go on.

Heureusement pour tout le monde, il est interrompu par une nouvelle mission diplomatique pour le vaisseau qui doit aider deux peuples à faire la paix et partager une planète, Lopovius. Tout pourrait bien se passer, mais à bord de la navette diplomatique amenant les deux peuples sur l’Orville, il y a Darulio, l’alien avec qui Kelly a trompé Ed. C’est brillamment drôle, surtout qu’il est interprété par Rob Lowe que je n’avais pas reconnu dans le pilot ! C’est tellement fou, tellement drôle !

Du coup, ça aide à comprendre ce que Kelly lui a trouvé, parce qu’après tout, même en alien, il est cool. Le problème, c’est que Kelly retombe immédiatement sous son charme et recouche avec, pour être mieux surprise par Ed. Forcément. L’histoire se répète et c’est très drôle, mais en attendant, l’Histoire se fait sans eux avec les deux peuples se battant pour Lopovius qui arrivent et se disputent dans le vaisseau, quitte à commencer la guerre tout de suite.

Kelly se confie à Alara, Ed à son meilleur ami, et il est rapidement décidé de virer Darulio. Enfin, ça, c’est ce qu’Ed voulait avant d’être charmé à son tour. Il est rapidement évidement que Darulio a un pouvoir de séduction et que ça marche à fond sur les deux dirigeants du vaisseau. C’est excellent et ça permet une belle parodie de coming-out pour Ed à Gordon. Vraiment drôle et bien écrit.

Pendant ce temps, Bortus et son conjoint continuent de se disputer en permanence grâce à leur bébé. Yalphit continue de draguer Claire sans succès, mais le succès finit par se faire puisqu’elle couche avec, ou plutôt se baigner dedans. Elle est donc elle aussi affectée par ce qui affecte les deux dirigeants et c’est aussi drôle que terrifiant.

Heureusement, Alara mène l’enquête et apprend que chaque fois que Darulio touche quelqu’un, il le rend amoureux. Et il a transmis son pouvoir à Yalphit en marchant dedans. Forcément. En conséquence, les diplomates finissent par se déclarer la guerre et l’Orville est au milieu de tout ça. Pour solutionner le problème et le conflit armé en cours, Alara utilise Darulio pour réconcilier les chefs en les faisant tomber amoureux l’un de l’autre. Comme évident, ils ont un ancêtre commun, la solution devrait être efficace même une fois que le charme de Darulio ne fera plus effet. Simple et efficace.

Il y avait une fois de plus un très bon humour dans cet épisode, même si parfois très attendu (les scènes de l’ascenseur !). Côté fil rouge, les informations données par l’épisode sont intéressantes et redéfinissent les relations entre Kelly et Ed, puisque celle-ci n’est pas franchement responsable d’avoir trompé Ed : Darulio était juste en chaleur aussi à l’époque. Une belle révélation, un épisode qui fonctionne bien, je n’en demandais pas plus et j’aime vraiment beaucoup cette série ! Allez, si, ce que je demandais en plus, c’est Bortus qui chante en fin d’épisode. Cela aurait pu être sympa !

10Épisode 10 – Firestorm – 20/20
You have no idea what’s coming for you.

L’épisode débute en plein orage pour le vaisseau qui se voit ainsi dans de beaux draps. Alara est envoyé sauvé un des red shirts de la salle des machines, mais elle est paralysée de terreur par une explosion et arrive ainsi trop tard, à quelques secondes près. Je crois que c’est la première fois que l’on perd quelqu’un dans la série. « L’enterrement » est bien évidemment l’occasion de quelques blagues.

Il apparaît assez évident que l’épisode va se concentrer sur la culpabilité d’Alara, quitte à ce qu’elle explose un sac de boxe en salle de simulation, elle aussi lieu de l’humour. Je doute de l’intérêt de cette intrigue sur tout un épisode : Alara devient, comme je le craignais, insupportable à se considérer responsable de la mort de l’homme qu’elle n’a pas réussi à sauver. Elle décide de démissionner, mais Ed la convainc de rester.

Elle contacte ensuite ses parents pour avoir plus d’informations sur son enfance et apprend qu’elle a survécu étant bébé à un incendie. Cependant, l’épisode évolue rapidement vers autre chose avec l’apparition d’un clown sur le vaisseau. Une fois de plus, c’est une peur très XXIe siècle pour une histoire censée se dérouler dans plusieurs siècles, mais c’est excellent. Cela aurait fait un bon épisode d’Halloween, et ce n’est pas que ma coulrophobie qui parle, promis.

Cette nouvelle dynamique de l’épisode est toutefois excellente, car il vire rapidement dans l’horreur avec chacun qui se retrouve confronté à ses pires peurs, Kelly manquant d’y passer. C’est ensuite Claire qui se révèle psychopathe et manque de tuer Alara. L’actrice est brillante dans son rôle de psychopathe, je ne m’y attendais pas.

Cet épisode est digne d’un épisode d’Halloween ; je ne m’y attendais pas, pas plus que je ne m’attendais à l’apparition subite de mygales. En bons américains, face à ces terreurs qui apparaissent, ils décident de tous avoir un flingue sur eux. Ce n’est pas suffisant pour sauver la vie de Gordon avalé par une araignée gigantesque. Bon, j’ai immédiatement douté de sa mort en revanche, cela sentait bon le fake.

Alara se retrouve après ça dans un vaisseau désert, histoire d’en rajouter dans le côté flippant de l’épisode qui a, en plus, quelques jumpscares. De manière assez évidente, la tempête spatiale me semble liée à tout ça, surtout qu’elle fait partie du titre de l’épisode, mais Alara se retrouve à accuser Isaac dans ce qui pourrait finalement être une fin de saison.

Bien sûr, il est finalement révélé qu’Alara est en salle de simulation et qu’elle s’est programmée tout ça pour finalement affronter sa peur du feu, ce qui finit par fonctionner, quand elle accepte de s’enfuir en traversant le feu et en détruisant l’Orville derrière elle. Grâce à ça, elle termine la simulation et découvre qu’elle a affronté les peurs de toute l’équipe. Forcément.

Et bien les amis, je ne m’attendais pas à un tel épisode quand je l’ai commencé. Le début du premier acte me paraissait même mauvais ; mais finalement, l’épisode était excellentissime. Ce début un peu lent était nécessaire pour surprendre par la suite. Je me suis rapidement douté de la simulation, mais je ne parvenais pas à voir à quel moment elle commençait. Dans tout ça, l’épisode a bien travaillé sur des peurs assez courantes en les rendant vraiment terrifiantes pour une fois.

J’ai adoré cet épisode, tout simplement.

11Épisode 11 – New Dimensions – 16/20
I’m very fond of drinking beer and passing out, yes.

Le chef des redshirts quitte le vaisseau et Gordon & John profite de son buffet de départ pour faire une blague à Yalphit en mettant un bout de l’extra-terrestre dans le buffet. L’idée est complétement tordue, mais pas si étonnante pour la série. Bortus l’avale et cela provoque quelques problèmes rapidement réglés. Le but de tout ça est que Kelly découvre que John est beaucoup plus intelligent qu’il n’y paraît : c’est en fait le plus intelligent du vaisseau si l’on excepte Isaac.

C’est une bonne blague, mais cela lance l’épisode en donnant la possibilité à John de devenir le prochain chef ingénieur (le poste de celui qui s’en va, donc).

Une turbulence quantique pose quelques problèmes supplémentaires au vaisseau, Kelly forçant donc John à travailler avec Isaac. À l’inverse, Ed préférerait donner la promotion à Yalphit, mais il écoute Kelly… ce qui lui permet de comprendre que c’est elle qui a forcé l’amiral à lui donner le poste de commandement dans l’Orville. Bref, la série fait avancer toutes ses intrigues à un épisode de la fin, en ramenant au passage tous les personnages secondaires de la saison, y compris les fils de Claire.

Il n’y a pas vraiment de grosse intrigue pour cet épisode qui s’intéresse plutôt à l’équipage du vaisseau et toutes ses dynamiques pour mener vers ce qui sera le dernier épisode de la saison. La turbulence reste le point d’intérêt central de l’épisode du côté de l’histoire, mais ça m’a beaucoup moins accroché, même si c’est une porte vers… quelque part en 2D. Il faut dire aussi qu’enchaîner après l’excellent épisode 10 n’aide pas, parce que l’idée de la 2D était très sympathique.

John obtient la promotion qui devenait revenir à Yalphit, ce qui ne fait pas plaisir à notre alien préféré. John a du mal à imposer son autorité, surtout avec la flaque verte, mais sous la menace, tout le monde l’écoute quand il suggère de se rendre dans le monde en 2D en étant protégé par un bouclier.

Le monde en 2D est super joli, mais comme il ne sert à rien, les scénaristes en profitent pour régler le problème Kelly/Ed avant de provoquer un nouveau rebondissement les empêchant de retourner dans le monde 3D. Sans grande surprise, ça permet à John de s’imposer en tant que chef pour sa nouvelle équipe.

John et Ed réussissent à sauver l’Orville d’une situation compliquée dans le monde 2D et je ne suis pas sûr que ça tienne vraiment scientifiquement parlant, mais c’est bien, ça fait progresser tous les personnages à un épisode de la fin de saison. Je suis curieux de voir ce que ça donnera la semaine prochaine, surtout avec cette promotion de John.

12.jpgÉpisode 12 – Mad Idolatry – 17/20
Do you… want to get back together ?

Ed cherche désespérément de la compagnie auprès de son équipage pour boire une bière, mais ce n’est pas gagné entre les envies de siestes de Gordon et les envies plus terre à terre de John. C’est un drôle d’épisode final qui voit Ed sympathiser avec Bortus et le regretter amèrement assez vite. Le but ? Nous montrer qu’Ed s’ennuie et veut retrouver Kelly. La scène de retrouvailles entre les deux est ainsi très sympathique et alcoolisée.

Le lendemain, le couple a une énorme gueule de bois pour aller inspecter une nouvelle étoile. Kelly, Isaac et Gordon s’en chargent mais se retrouvent rapidement confrontés à… une atmosphère. En effet, en toute logique, une nouvelle planète vient d’apparaître, sortie de nulle part. C’est problématique, clairement, et ils atterissent en catastrophe. Bon, si le côté personnel ressemblait beaucoup à un épisode final, la suite repart sur quelque chose de plus classique.

Sur cette nouvelle planète, Kelly prend le risque d’être vue par les humains qui y habitent, alors qu’ils sont clairement sous-développés. Bien sûr, c’est totalement interdit par le règlement et Ed le cache à sa supérieur pour couvrir Kelly.

Finalement, l’épisode est assez sympathique de ce point de vue : la planète redisparaît pour 11 jours, permettant à Kelly et Ed de continuer à se retrouver… et s’embrasser. Bon, j’ai de la peine pour le reste de l’équipe qui n’a rien à faire pendant onze jours, mais eux, ils s’éclatent.

Onze jours plus tard, Gordon, John, Alara, Ed et Kelly retournent sur la planète pour découvrir que 700 années y ont passé et que Kelly est désormais considérée comme une déesse dans cette société type XIVe siècle. Il était temps que la série nous montre que son équipage a des connaissances de tous les siècles terriens.

Quant à Kelly, elle prend très mal d’être une divinité puisque les gens tuent en son nom et font peur aux petits enfants en son nom. Forcément. Bien qu’il leur soit interdit par l’amiral de retourner sur la planète, l’ensemble de l’équipage voit bien que Kelly est bouleversée par ce qu’elle a vu sur la planète. Ils décident ainsi de retourner sur la planète et rétablir l’équilibre en annonçant la vérité. C’est Kelly qui s’en charge en allant rencontrer le prêtre du coin et en le convainquant qu’elle est une simple humaine. Malheureusement pour elle, le prêtre se fait assassiner quelques minutes après son départ par un partisan loin d’être bête et comprenant très bien que Kelly humaine, c’est l’assurance d’une destruction du pouvoir religieux.

Forcément. Du coup, la planète réapparaît onze jours plus tard à l’âge de l’ordinateur, et ils découvrent que Kelly est toujours une divinité. Isaac prend la décision de retourner sur la planète et d’y rester pour 700 ans. Et oui, le robot peut survivre sur cette période et revenir comme si de rien n’était. C’est un peu abusé comme ça se fait en quelques minutes pour nous, mais c’est une jolie solution à l’épisode, surtout que je voyais bien Kelly rester sur la planète – et elle propose effectivement de se sacrifier.

Finalement, il n’y a pas vraiment de conclusion à tout ça, si ce n’est que Kelly n’a pas à culpabiliser : au contraire, c’est une bonne chose que sa présence, puisqu’elle a permis à toute une planète de se développer. Certes.

Bref, retour au statu quo pour l’équipage qui repart avec Isaac, mais aussi pour la planète, qui continue de voyager d’un univers à l’autre pour quelques minutes tous les onze jours en prenant 700 ans dans la tronche. Plutôt que de rester étudier ce qu’il se passe encore un mois, l’Orville repart et Kelly en profite pour avoir une nouvelle discussion avec Ed.

Lors de celle-ci, elle en arrive à la conclusion que leur couple est dangereux pour l’équipage (cela a fait perdre 700 ans à Isaac que j’aurais aimé retrouver changé d’une manière ou d’une autre, être plus humain peut-être, je ne sais pas… il y avait matière à faire quelque chose) et qu’ils feraient mieux de s’en tenir à la hiérarchie.

Et c’est ainsi que se conclue cette première saison : sur un statu quo. Il n’y aura finalement pas de changement entre le premier épisode de la saison 1 et le premier de la saison 2, et c’est dommage, surtout qu’il y avait matière à proposer plus de choses.

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Oui, mais non.

EN BREF – The Orville aura été une très bonne surprise de la saison en laquelle je ne croyais pas du tout lorsque je l’ai commencée. Si sa date de diffusion n’avait pas été si tôt (début septembre), j’aurais probablement fait l’impasse dessus, et ça aurait été une grossière erreur, parce que j’ai trouvé là une série divertissante, qui fait voyager sans prise de tête et avec des personnages intéressants. Je regrette son côté procédural parfaitement assumé avec un épisode par semaine, surtout quand je vois toute la mythologie qu’elle est capable de développer chaque épisode avec une nouvelle planète.

La série est déjà renouvelée pour une saison 2 l’an prochain et c’est tant mieux. J’espère qu’il y sera beaucoup plus question des Krill car ils m’avaient paru pouvoir être un ennemi récurrent vraiment sympathiques à suivre en mi-saison, mais finalement la série s’est embarquée sur une autre voie.

Clairement, The Orville ne révolutionne ni le genre, ni les séries, mais elle permet de passer un bon moment avec chaque fois une critique claire d’une partie de la société. Oui, je n’ai pas forcément envie de me jeter dessus et j’ai laissé filer quelques semaines entre les diffusions de certains épisodes et mon visionnage, mais j’y suis revenu régulièrement et avec beaucoup de plaisir, contrairement à d’autres.

Bref, j’ai embarqué à bord de l’Orville et je suis pressé de le voir revenir pour m’embarquer dans sa saison 2. C’est peut-être la série qui a su le mieux tirer son épingle du jeu en cette rentrée et ça me surprend encore quand je repense au premier épisode qui m’avait arraché un « mouais, ça peut le faire ».

Saison 1 | Saison 2

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À la revoyure, les amis !

Chewing Gum (S02)

Synopsis : Trois mois après les événements de la saison 1, Tracey retourne chez elle avec un nouveau look.

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Pour commencer, j’ai vu la première saison il y a déjà plus de trois mois, il me semble donc légitime de poursuivre mon visionnage avec cette saison 2, d’autant plus qu’elle a désormais intégré mon challenge séries et qu’elle n’est pas bien longue, ce qui est plutôt parfait dans mon emploi du temps chargé.

Pourtant, je n’ai pas spécialement envie de me replonger tout de suite dans les affaires de Tracey, la saison 1 m’ayant fait rire mais ne m’ayant pas laissé un souvenir impérissable. Je ne suis de toute manière pas d’humeur à regarder quoique ce soit en ce moment, alors je me dis que Tracey va peut-être me décoincer et, au pire, ce n’est jamais que six petits épisodes.

Ma meilleure amie étant partie en Irlande, nous n’aurons pas spécialement l’occasion de la voir ensemble tout de suite, alors je prends de l’avance sur elle (comme pour toutes les autres qu’on a en commun de toute façon mouahaha) et je me lance, surtout parce que Netflix m’a rappelé qu’il me fallait la continuer.

Note moyenne de la saison : 14/20

01.pngÉpisode 1 – WTF Happened ? – 15/20
He drives a Rolex.

L’introduction de la saison ne perd pas de temps à nous remettre dans son ambiance délurée et à resituer son intrigue : Connor a largué Tracey, qui revient après trois mois d’absence et se retrouve face à un comité d’accueil peu chaleureux. Elle se retrouve à squatter le magasin et voilà que les premières minutes sont presque trop longues à la laisser toute seule dans le magasin pour découvrir que Connor est de nouveau en couple.

Il n’empêche que Connor débarque au magasin pour réparer les étagères, ce qui provoque le stress de Tracey. Elle est toujours aussi perchée et s’invente un nouveau petit ami, tombant sur une star, bien jouée, et après s’être maquillée avec ce qu’elle trouvait dans le magasin.

Bon, ce retour gère plutôt bien son retour et le titre est on ne peut plus juste car j’ai passé tout mon temps à vouloir quelques flashbacks – ne serait-ce que pour trouver une tente pour le Bingo Séries 5 (encore en cours quand j’ai rattrapé cette saison, mais les flashbacks n’ont pas servis à grand-chose).

Tracey s’en sort plutôt bien de ses mensonges avec des montages foireux de Stormzy et elle. C’est plutôt marrant.

Les flashbacks ne sont pas si sympathiques finalement : même si c’est à mourir de rire, la rupture est violente avec une Tracey qui se vomit dessus et un Connor incapable d’avoir une érection en sa présence. Il n’empêche que dans le présent, ils finissent par s’expliquer et ont toujours une bonne alchimie. Les acteurs s’en tirent donc plutôt bien malgré la situation totalement tordue.

La fin d’épisode ramène Stormzy dans l’épisode, par l’intermédiaire d’Ola, au courant de toute l’histoire. Cela interrompt un moment qui aurait pu finir autrement pour Tracey et Connor.

Pour une reprise, je dois dire que je n’ai eu aucun mal à retrouver l’univers des personnages, mais que je n’accroche toujours pas à 100% à celui-ci. J’ai aimé découvrir le nouveau générique – ou en tout cas, il m’a paru plus long que dans mon souvenir. Un retour solide, mais moins hilarant que d’autres épisodes. N’avoir qu’une seule intrigue étirée en huis-clos forcé n’a peut-être pas aidé à trouver un rythme parfait, malgré de bons gags.

02.pngÉpisode 2 – Replacements – 15/20
Just so happy that I can dance.

Tracey décide de reprendre sa vie, même si Connor l’a largué tout en la laissant vierge, que Candice ne lui parle plus et que sa mère refuse de la voir chez elle. Grâce à l’aide de sa sœur, Tracey arrive à reprendre cette dernière partie de sa vie un peu en main. C’est d’ailleurs l’objectif de l’épisode : elle doit pour cela effectuer deux missions.

Première mission : distribuer des flyers. Cela lui permet de croiser Connor, puis Ash, un nouveau love interest tellement beau et sexy qu’il s’intéresse forcément à Tracey pour de mauvaises raisons. Le premier rencard le révèle de manière assez évidente avec la conversation sur les origines de Tracey. Clairement uniquement intéressé par sa couleur de peau, il finit par faire flipper Tracey, ce qui était plutôt marrant.

Deuxième mission : soigner un malade par ses prières. Oh, demander à Ola n’était pas la meilleure des idées et elle est forcée de retourner vers Ash.

Candice se venge de l’absence de Tracey en se faisant amie avec sa petite sœur. Marrant, mais bizarrement Cynthia est toujours aussi chiante et stressée de tout. Candice ne savait pas quoi dans elle s’embarquait, clairement. Heureusement pour elle, sa grand-mère sait comment gérer les choses bien mieux qu’elle.

Heureusement, Cynthia finit par comprendre le problème de Candice, qui se rend soutenir Tracey chez Ash. C’est là la meilleure partie de l’épisode, Ash étant aussi père de deux petits métis – alors qu’il était censé ne jamais avoir été avec une noire auparavant. Le pétage de câble de Tracey sauve l’épisode qui se conclut avec des réconciliations entre Tracey et Candice, ainsi que Tracey qui peut revenir chez elle après avoir toute la vérité sur les trois derniers mois. Facile, mais il n’y a que six épisodes en même temps.

03.pngÉpisode 3 – I Just Need Some Company – 13/20
But I want to be Rihanna.

Tracey déprime un peu de son célibat et Connor n’arrange rien en la présentant à Emma comme sa meilleure amie. Elle décide donc de se mettre à draguer, mais Candice et le reste du groupe la critiquent sur son physique et son look, ce qui lui provoque une nouvelle crise.

Une deuxième intrigue de l’épisode voir l’oncle de Tracey débarquer avec Boy Tracey. Les deux parents s’amusent à prêcher dans la rue mais sont interrompus par une femme du Conseil (municipal, j’imagine). Même si cette dernière finit par trouver la foi grâce à la mère de Tracey, elle décide de faire fermer son « église ».Cette intrigue m’a un peu blasé je dois dire, elle n’était pas aussi drôle qu’elle aurait pu l’être. Heureusement qu’il y avait les deux Tracey pour remonter le niveau.

Ils se rendent donc à une soirée avec Candice et Aaron, Candice ayant auparavant relookée Tracey. Sur place, Tracey découvre que Boy Tracey l’a invitée à une soirée porno, mais elle est excitée d’avoir été acceptée sur photo, donc elle se précipite dedans. Le club est un déferlement de nudité, avec un double full frontal et beaucoup d’humour, voyant même Boy Tracey coucher avec Penelope, bien trop jolie pour lui. Son but ? Rendre Tracey jalouse…

Aaron et Candice s’attirent toutes les faveurs du club, bien sûr, sinon ce ne serait pas drôle. Tracey finit par créer un scandale dans le club et je n’ai pas du tout accroché à la fin d’épisode, malgré quelques bonnes trouvailles, comme le dildo volley. La série me fait souvent sourire, mais je n’arrive pas à retrouver les fous rires de la première saison.

04.pngÉpisode 4 – Orlando – 13/20
We’re practically twins

Tracey est invitée à dîner chez Connor et Emma, ce qui est aussi gênant que prévu, mais ne vaut pas le dîner de famille de la saison 1.

En parlant de famille, la mère de Tracey cherche désespérément une occupation où elle peut guider des âmes perdues vers sa religion. Marrant, mais pas exceptionnel. C’est juste très marrant car Cynthia retrouve la piste de Ronald grâce à une vidéo en ligne. Voilà la sainte Cynthia confrontée à une secte qui ne lui ressemble pas du tout. Cela apportait quelques bons gags et surtout ramenait Ronald dans la série. L’air de rien, il manquait beaucoup à cette saison, car il apporte un humour excellent.

Ronald a désormais un copain, Cleveland, mais il décide de le tromper avec son gourou.

La grand-mère de Candice, pendant ce temps, se retrouve par accident en plein milieu d’un rencard avec un homme qui pense retrouver Candice. Comme tout se passe bien malgré sa blackface, il est assez évident que quelque chose cloche… et c’est le cas : il est aveugle. On passe alors de la scène mignonne à la scène de cul, juste parce que.

Tracey se décide à devenir dog-sitter parce que… euh parce qu’il fallait bien une intrigue à cet épisode. Je dois dire que cela permettait quelques bons gags, surtout dans la découverte des différents chiens. Après, bien sûr, il a fallu que ça vire, une fois de plus, sur des histoires de sexe, avec un chien, Orlando, entraîné à lécher des vagins. Bien évidemment, Tracey était à ça de se faire avoir avec sa naïveté. Les grands classiques. Elle donne finalement le chien à Connor et Emma.

Quant à moi, je comprends qu’au fond ce qui me dérange le plus avec la série, c’est qu’elle ne tourne qu’autour du cul pour le cul cette saison. C’était un peu le cas l’an dernier et c’est dans le ton du premier épisode, mais tout l’humour ne venait pas que de là avant, alors que maintenant, tout semble prétexte à aller sur ce terrain-là. C’est un peu dommage.

05.pngÉpisode 5 – Road Trip – 14/20
Uh no, it could be your dad. My dad signed the birth certificate.

L’épisode commence par Tracey qui regarde un porno et critique tout ce qu’elle y voit, trouvant que c’est plus de la comédie qu’un porno. Oh l’ironie quand cette comédie vire au porno dérangeant de temps à autres.

Cynthia continue son exploration de sa sexualité dans cet épisode, avec masturbation et relooking. Elle invite même un homme chez elle et s’en sort tellement mieux que Tracey que c’en est triste. Bon, son mec s’avère en toute logique être un voleur qui embarque avec lui la moitié de l’appartement pendant qu’elle dort. Magique et ça sauve un peu l’épisode, je dois dire.

Dans cet épisode, Tracey décide de squatter Aaron et Candice qui partent en vacances pour rencontrer les parents d’Aaron. Normal. Elle est un boulet mais ils n’osent pas lui dire, mais comme le père d’Aaron est aussi un putain de boulet, tout va bien. Tracey fantasme sur le père d’Aaron qui vient de se faire larguer par sa mère, et c’est parfaitement gênant.

Tracey lui avoue ses sentiments avant de découvrir Candice dans ses bras. C’est juste assez horrible pour partir encore plus en vrille quand c’est le père d’Aaron qui avoue tout… au point de faire croire à son fils qu’il a couché avec Candice, après la demande en mariage d’Aaron à Candice, bien sûr.

Quant à Ola, il se retrouve à être hébergé chez un couple gay et il a sa petite aventure dans son coin avec un homme marié… mais tout va bien, car c’est un fantasme du couple, du coup c’était juste une histoire sexuelle de plus, histoire de.

06.pngÉpisode 6 – Age Ain’t Nothing but a Number – 14/20
Oh no, no, no, we’re definitely having sex.

Cette fin de saison repart là où l’épisode précédent nous a laissé, avec une Tracey qui découvre l’histoire de sa sœur. Si elle agit parfaitement et gentiment devant elle, elle est en fait en train de mourir de jalousie. Au passage, la série nous présente aussi le père de Tracy et Cynthia, comme si de rien n’était et Tracey s’inscrit à un club de lecture.

Pourquoi pas, ça marchait plutôt bien comme gag et ça lui permet de rencontrer un mec.

Elle découvre aussi qu’Emma a 45 ans et ça la dérange visiblement. Du coup, c’est marrant quand elle se rend compte que le type avec qui elle vient de coucher avait 16 ans. Quand elle raconte tout à Connor, elle se retrouve à l’embrasser mais ils sont interrompus par Emma, qui ne voit rien heureusement.

L’épisode s’intéresse aussi à Aaron et Candice avec leur problème non résolu, même si elle n’en a aucune idée. Du coup, il lui détruit ses affaires, mais elle trouve qu’il n’est toujours pas très viril. Elle le défie donc de lui couper les cheveux et, bien sûr, il le fait.

Le truc fou, c’est que ça lui va grave bien. En revanche, Tracey décide de faire de même  et ça lui va tout de même moins bien, donc c’est assez triste. En revanche, les actrices donnent du leur et c’est beau à voir.

L’épisode se termine avec le départ d’Aaron et lors du baptême de Caramelle, le bébé de Karly qui a finalement accouché – même si personne n’en a parlé de la saison. Oh, la révélation finale est toutefois que Cynthia a couché avec Ryan, le nouveau beau-fils de… son père. Bien joué. Absolument pas crédible, mais bien joué. Voici donc comment ces deux-là perdent leur virginité après deux saisons, avec un ado et avec un membre de la famille. C’est osé et très british, mais pas si délirant, finalement.

07.png

EN BREF – Je suis déçu par cette seconde saison qui avait pour elle d’être rapidement regardée, mais c’est un peu tout. Peut-être que j’avais trop oublié la saison 1, mais j’ai trouvé qu’elle était trop tournée vers le sexe uniquement pour tenter d’être drôle, mais tout le problème était qu’elle tentait sans y arriver. Une grosse partie de l’humour s’en est allée avec Ronald, Connor qui n’apparaît plus qu’en tant que personnage secondaire et l’ignorance des personnages qui n’est plus. L’humour de la saison 1 reposait presqu’uniquement sur le manque d’éducation sexuelle de Tracey et Cynthia ; la saison 2 s’appuie uniquement sur leurs expériences tordues et rarement complètes de la chose. C’est un changement de ton qui n’a pas su me convaincre.

Au-delà de ça, le côté sériel qu’avait réussi à prendre la fin de saison 1 est perdu cette saison. Les personnages sont trop souvent isolés les uns par rapport aux autres : Tracey rencontre trop de personnages pour avoir une vraie relation suivie avec qui que ce soit. Même son amitié avec Candice paraît bien fade (ce qui était voulu dans les deux premiers épisodes) alors qu’elle était au cœur de la première saison.

Je continue à bien aimer pour quelques scènes marrantes, mais je n’ai pas retrouvé les quelques fous rires de la saison 1. Dommage.

Cette fin de saison voyait Tracey perdre sa virginité et c’est sans trop de surprise que j’ai découvert que la saison 3 n’allait probablement pas se faire. Les grosses intrigues sont réglées et ce n’est peut-être pas plus mal, même si j’aurais aimé retrouver certains personnages. Si elle devait se faire, je la regarderais d’un œil discret, mais mieux vaut s’arrêter avant que ce ne soit catastrophique.

 

You’re the Worst (S04)

Synopsis : La conclusion de la saison 3 a laissé l’ensemble des personnages dans de sales draps, il y a donc largement de quoi faire cette année. Becca était en plein post-partum alors que Lindsay & Paul prenaient enfin la décision de divorcer. Edgard se faisait larguer par sa copine et il n’était pas le seul à finir la saison célibataire. En effet, Jimmy demandait Gretchen en mariage. Si elle acceptait, elle lui parfait aussi de famille… C’est trop pour Jimmy qui décidait de s’enfuir.

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur chaque épisode de la saison.

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Pour commencer, je suis vraiment impatient de dévorer cette saison qui part sur un terrain fertile niveau intrigues. Il y a vraiment de quoi provoquer un tas de situations intéressantes et de rebondissements comiques. De toute manière, je fais confiance aux scénaristes qui ont toujours su allier comédie et dépression grâce aux nombreuses névroses de leurs personnages.

La saison 3 m’avait moins emballé que la précédente, avec même un accident de parcours (l’épisode centré sur Paul…), mais elle continuait d’expérimenter quelques épisodes spéciaux très réussis. J’espère qu’ils parviendront à le faire cette année encore, car c’est très dynamique et permet de ne pas voir le temps passer.

Comme cette saison 4 promet un nouveau départ pour l’ensemble des personnages, je pense qu’elle va paraître encore plus express que d’habitude et le retour avec un double épisode ne devrait pas arranger cette impression !

Note moyenne de la saison : 14,5/20

01.pngÉpisode 1 – It’s Been (1) – 13/20
This place is for old people.

Cette saison débute à la LOST avec le réveil de Jimmy, désormais barbu et sans réveil, dans ce qui semble bien être une  caravane de célibataire. Le montage musical qui suit nous présente la morning routine de l’auteur dans un… camping. Oh la, sacré changement pour la série qui enchaîne ensuite avec un tout nouveau générique… Cela ne dit rien qui vaille pour Jimmy et Gretchen.

La vie de Jimmy dans le camping est longuette, mais permet bien de définir que chacun là-bas n’a pas de sens à sa vie : les personnages se promènent vers nulle part et font des travaux en vain. Bref, Jimmy est perdu et n’est plus que l’ombre de lui-même. C’est moche, mais ça m’a donné envie que la série accélère pour vite revenir à son rythme habituel et ses blagues marrantes et plus… jeune. Il faut bien dire ce qui est, il n’y a que des vieux dans ce camping, dont Burt le nouveau meilleur ami de Jimmy. Oui, il n’y a que des vieux et Jimmy, que j’espère là pour trouver l’inspiration d’un roman. Je dois bien avouer que j’ai rapidement décroché de l’épisode, la relation Burt/Jimmy étant bien chiante.

Jimmy a aussi ses petites habitudes avec une voiture rouge clairement conduite soit par Gretchen, soit par Lindsay. Lorsqu’il reçoit un colis avec son livre, Jimmy décide de se reconnecter au monde réelet reçoit un milliard de messages et notifications. Voilà le YTW que je connais ! Il se barre donc de son camping direction Los Angeles, laissant Burt reprendre sa vie en main comme il peut.

Drôle de réintroduction pour You’re the Worst qui abandonne totalement son rythme et ses dynamiques habituelles. Je comprends bien que le but est de nous faire vivre l’ennui et la dépression de Jimmy, mais c’est étrange de choisir de revenir là-dessus, car ça donne surtout envie de ne pas revenir tout court. Heureusement que les personnages secondaires des vieux sont bons, que c’est un retour que j’attendais et que j’adore Jimmy, parce que ce serait une catastrophe monumentale sinon. J’imagine que la deuxième partie sera sur Gretchen et ça devrait déjà plus me plaire, car je l’ai toujours préférée. Il faut en tout cas que la série se reprenne vite en main !

02.pngÉpisode 2 – It’s Been (2) – 16/20
Pardonnez-moi, une ashtray s’il vous plaît.

La seconde partie de l’épisode s’intéresse donc à… Lindsay. C’était surprenant, mais pas désagréable d’être un peu surpris quand je m’attendais vraiment à passer ces vingt minutes avec Gretchen. Lindsay a repris sa vie en main avec un job que l’on suit en montage musical… C’était sympathique de la découvrir aussi joyeuse de vivre, surtout après le premier épisode.

Bien sûr, la joie la plus totale est de courte durée puisqu’elle vit avec une Gretchen déprimée et droguée dans un appartement totalement enfumé. Le travelling qui introduit leur appartement est vraiment une bonne idée : il réintroduit à merveille les personnages et ce nouveau lieu qui va clairement servir à un gros nombre de scènes vu les moyens mis en œuvre. Et puis, Zombie quoi.

Lindsay devient donc une assistante pour une styliste, Priscilla, qui a l’air de ne pas trop s’inquiéter de l’état déplorable dans lequel elle arrive au boulot après avoir fumé du crack avec Gretchen. Oui, parce que si Lindsay s’est enfin reprise en main, Gretchen est définitivement dans un sale état, peut-être pire que lors de la saison 2. Elle n’a pas quitté l’appartement de Lindsay depuis trois mois et a gardé son job en faisant croire qu’elle faisait le tour de l’Europe, tout en skypant avec sa psy. Je continue à espérer qu’on verra ces sessions à un moment ou un autre – c’est ce que j’avais dit lors de la conclusion de cette intrigue l’an dernier.

J’ai adoré Gretchen, comme toujours, mais ça doit aider qu’elle parle « français » dans l’épisode et qu’elle soit dans le pire des états. Je veux dire, Gretchen en pleine dépression, c’est là qu’elle est le plus intéressante, non ?

Quand Lindsay apprend que Gretchen est dans ce sale état, elle la pousse à sortir de l’appartement et se met à chercher Jimmy chez… Edgard. On sent bien que les deux se rapprochent tout de suite et qu’Edgard a dû lui aussi faire face au départ de Jimmy. Lindsay et lui se retrouvent tous les deux avec un job. Leur sérieux les surprend autant qu’il me surprend et les pousse à coucher ensemble dans une parodie de Gretchen et Jimmy à mourir de rire.

Gretchen se retrouve à déprimer dans un bar, passe Jimmy dans la liste des exs sur son portable et appelle un autre ex pour reprendre contact. Elle se retrouve donc à coucher avec au moment même où Jimmy se décide enfin à la contacter, après trois mois.

Voilà, ce deuxième épisode était beaucoup plus à la hauteur de la série. Jimmy manquait clairement à l’appel, mais retrouver les folies de Gretchen et Lindsay faisait énormément de bien. Les fous rires sont revenus au galop et j’ai bon espoir que la semaine prochaine soit bien meilleure. Bref, il fallait un double épisode de transition après le final de l’an dernier et je suis bien content, malgré la longueur du premier, que ce soit fait désormais. Il aurait été plus sympa, je pense, d’avoir un montage différent pour ces épisodes, histoire d’avoir tout le monde dès le premier. Rien ne l’aurait empêché et ça aurait évité d’avoir à vivre l’ennui de Jimmy – même si tout à fait voulu de la part des scénaristes, l’ennui pour un retour de série, ce n’est pas une bonne chose.

La série devrait travailler à remettre en couple Jimmy et Gretchen pour sa fin de saison, et ça devrait être sympa à suivre. Ce deuxième épisode est donc bien plus convaincant et les remet sur les bons rails.

03Épisode 3 – Odysseus – 18/20
HEY DOT DOT DOT !

Jimmy est enfin de retour chez lui et il est surpris par les changements de décoration immonde d’Edgard, trop occupé à s’éclater dans le lit de son coloc avec Lindsay. C’est à mourir de rire, franchement.

Le réveil de Gretchen est bien drôle aussi, avec son ex, Ty, habitué assez clairement à vivre nu et faire son sport de bon matin. Le plus drôle ? Je n’avais pas reconnu l’acteur d’Imaginary Mary la semaine dernière. Le changement de rôle est radical et d’autant plus drôle que je me souviens m’être dit devant Imaginary Mary que je ne l’avais pas reconnu (parce que j’avais regardé sa fiche IMDB et vu qu’il jouait dans You’re the Worst).

Gretchen retrouve son passeport chez lui, mais apprend aussi le retour de Jimmy. Ce dernier a bien envie d’aller parler à Gretchen, mais Lindsay lui déconseille, mentant pour sa meilleure amie. Du coup, Jimmy prend rendez-vous avec les rappeurs de Gretchen et découvre qu’elle leur ment à propos de l’Europe.

Chez Ty, Gretchen se bourre la gueule et sympathise avec Boonie, un acteur que j’ai déjà vu ailleurs aussi (mais j’éluciderai ça plus tard). C’est lui qui la ramène chez elle, mais comme elle y aperçoit Jimmy, ils finissent dans un bar à sympathiser et se raconter la vie de Ty. C’est plutôt marrant et totalement digne de la série ; c’est donc sans surprise qu’elle finit par coucher avec dans sa voiture.

Pendant ce temps, Edgard et Lindsay continuent de coucher ensemble, portant le taux de nudité dans cet épisode à beaucoup trop, mais c’est marrant aussi. C’est d’autant plus marrant qu’Edgard est tellement énervé après Jimmy qu’il consume toute son énergie supplémentaire comme ça. J’ai beaucoup ri des réactions d’Edgard dans cet épisode. Il était sympathique de le voir se réconcilier avec son meilleur ami.

Bien sûr, c’est un peu trop rapide, mais c’est une sitcom qui n’a pas non plus toute l’année devant elle. Jimmy prend plus de temps avec Gretchen, ne sachant plus comment s’y prendre avec elle. Il envisage de lui envoyer un message, ce qu’elle voit bien sûr parce que ce sont les joies d’Apple.

Elle va donc le confronter, mais n’y arrive pas. Il la poursuit et les deux finissent par s’excuser. Tout se passe un peu trop bien, mais c’est parce que Gretchen est en pleine vengeance. Jimmy a beau lui expliquer qu’il a flippé parce qu’elle a parlé famille, ça ne justifie clairement pas trois mois d’absence.

Bien, voilà qui est parfait comme épisode : You’re the worst est enfin de retour au niveau auquel je l’attends, avec ses personnages psychopathes et terriblement attachants, autant que drôles. Il était temps ! Je suis désormais pressé de voir les vraies réconciliations de ces deux-là, surtout qu’ils jouent toujours aussi merveilleusement bien l’un et l’autre. La douleur est présente sur leurs deux visages dans chacune de leurs interactions, et sans Lindsay et Edgard, je crois bien que ce ne serait plus du tout une comédie, ni même une dramédie, mais juste un drame bien violent !

04Épisode 4 – This Is Just Marketing – 16/20
I don’t want to shit work Gretchen.

Jimmy prépare le petit déjeuner ! Enfin, il tente. Du jamais vu. Il tente aussi de réconforter comme il peut par rapport à Gretchen, qu’il est sûr de pouvoir récupérer. Après tout, elle a affirmé que tout allait bien entre eux.

Lindsay continue de travailler et c’est beaucoup trop drôle et incroyable qu’elle garde un boulot aussi longtemps. C’est d’autant plus impressionnant que Gretchen la harcèle toujours au beau milieu de la société, mais bon, on ne va rien dire car c’est marrant à voir. Lindsay qui travaille et qui tente de trouver de nouvelles modes ? Cela crie au désastre, mais les scénaristes s’en amusent pour le moment et ça donne de bons prétextes de scènes.

Plus tard, elles se rendent chez Becca avec Edgar. Becca est toujours autant en forme, si ce n’est plus. Elle est à mourir de rire avec son nouveau meilleur ami gay totalement insupportable et insultant envers Edgard. C’est du grand You’re the Worst dans ce qu’ils font de mieux.

Cela s’enchaîne tout aussi bien avec Gretchen qui se retrouve coincée dans le podcast de Becca (enfin, celui de son mari, mais soyons honnêtes…). Les deux sympathisent à fond car elles ont un point commun de haine : Jimmy, bien sûr. La dynamique entre les deux n’a jamais été aussi réussie et pourtant, Becca m’apporte des fous rires à chacune de ses apparitions.

En parallèle, Lindsay et Edgard s’occupent du bébé de Becca en parlant un peu de la vie amoureuse d’Edgard. Ce n’est pas franchement la meilleure partie de l’épisode, mais il est amusant de voir ces deux-là se diriger vers une relation amoureuse. En plus, Lindsay se découvre une vraie vocation grâce à ce babysitting : elle décide de consacrer sa vie à son job. Une jolie perspective pour la suite, contrairement à Edgar qui se transforme en womanizer.

Pendant ce temps, Jimmy se rend à un rendez-vous marketing pour son livre… Tout se passe à merveille car tout le monde aime son roman, mais malheureusement pour lui, pas pour les bonnes raisons. Quand il pensait avoir écrit un chef-d’œuvre littéraire, il est forcé de comprendre que non, en fait. Si son livre intéresse, c’est juste qu’il a une bonne charge érotique et pourrait se vendre comme des petits pains dans ce genre de rayons littéraires.

D’abord réticent, il prend finalement beaucoup de plaisir à lire son roman à une horde de femmes beaucoup trop excitée par ce qu’il leur raconte. C’était un peu lent de son côté de l’intrigue, mais ça fonctionnait très bien, car ça l’éloignait assez longtemps de chez lui pour que Gretchen s’y réinstalle.

En effet, elle a payé le loyer en avance et, par conséquent, elle décide d’y vivre et de virer Jimmy de sa chambre. Brillant, je suis pressé de voir la suite.

L’épisode était moins bon cette semaine, heureusement sauvé par Becca. Il n’y a pas photo, dès que les interactions entre Jimmy et Gretchen sont réduites, la série peine à garder un excellent rythme. Il y avait un bon humour, mais tout de même, ces deux intrigues sans vraie interaction entre eux sont un peu dures pour la survie de tout l’humour de la série. J’espère que ça ne durera pas trop. La confrontation finale devrait ramener le piquant qu’il manquait pour la semaine prochaine.

05Épisode 5 – Fog of War, Bro – 14/20
We’re still engaged Jimmy, right?

Très franchement, je me demande où sont passés Jimmy et Gretchen. Cette saison est en dents de scie comme jamais auparavant et je trouve que les scénaristes essaient trop souvent d’être drôles sans y parvenir. Une bonne moitié des gags de l’épisode est tombée totalement à plat avec moi. Je ne crois pas que ce soit une question d’humeur, parce que je suis plutôt en forme aujourd’hui ; c’est juste que ce n’est plus à la hauteur de ce que j’attends de cette série.

L’épisode tourne presque intégralement autour d’une interview que Jimmy doit faire pour la promotion de son bouquin. Assez vite, la problématique de l’épisode est mise en place : l’interview se fait chez lui et est filmée, mais Gretchen s’est installée dans sa chambre et pourrait tout faire foirer. C’est avec Gretchen que j’ai eu le plus de mal à accrocher cette semaine : l’épisode nous la propose en parodie de film d’horreur avec Edgard, mais j’ai eu l’impression que ça n’avait vraiment rien à faire là. La série n’est pas habituée à ce genre de clin d’œil ou référence et ça sonnait terriblement faux.

Assez vite, Jimmy décide de faire une trêve avec une Gretchen pourtant totalement siphonnée qui détruit la baraque et ses affaires. Comme nous sommes dans You’re the Worst, je me doutais que ça ne pouvait pas finir aussi bien et effectivement, Jimmy envoie un texto au groupe de Gretchen pour les prévenir qu’elle n’est pas en Europe, mais le fait… par erreur. C’est gros, franchement, mais des actes manqués, ça arrive. Après, je ne vois pas pourquoi il s’est fait chier à écrire tout un SMS s’il ne comptait pas l’envoyer comme c’était un simple chantage.

Les rappeurs débarquent donc chez Jimmy et surprennent Gretchen, mais elle parvient à rattraper la situation en racontant ce que lui a fait Jimmy. C’est plutôt une bonne chose car je n’en pouvais plus de voir Gretchen tourner en rond depuis le début de saison. J’espère la voir reprendre son travail la semaine prochaine ; elle n’y a jamais passé beaucoup de temps, mais ça l’occupait et c’était de toute évidence nécessaire.

Elle décide ensuite de se venger de Jimmy en ruinant son interview, ce que l’on voyait venir depuis le début de l’épisode. Devant les caméras, elle se présente comme la fiancée de Jimmy alors qu’il se faisait interviewer comme célibataire, dans le but de faire vendre son livre. Cela surprend bien sûr son agent et la journaliste, mais avec l’aide de Gretchen dont c’est tout de même le métier, ils arrivent à tous parvenir à un angle de vente satisfaisant avec un Jimmy fiancé.

C’est à ce moment-là que le plan cul de Gretchen débarque et qu’elle l’embrasse devant l’équipe de tournage. La vengeance ne s’est jamais mangée froide dans cette série, mais cet ultime coup bas laisse Jimmy à terre. Personnellement, je n’ai pas cru un instant à la réconciliation, même si nous arrivons déjà à la mi-saison l’air de rien !

Reste à traiter le cas d’Edgard et Lindsay, maltraités une fois de plus cette semaine. Ils comparent la situation de Jimmy et Gretchen à celles de parents qui divorceraient et tentent de trouver un moyen de les réconcilier. Là encore, on tombe dans une espèce de parodie de film d’horreur ou de thriller psychologique, mais ça n’a pas pris du tout.

Ils débarquent en fin d’épisode avec une chanson minable (tout ça pour ça ?) qu’ils n’ont pas l’occasion de chanter à Gretchen comme elle couche avec son plan cul dans la chambre de Jimmy.

Bref, ça devient lassant de voir Gretchen et Jimmy en pleine guerre froide car je trouve les coups bas moins inventifs qu’auparavant, très téléphonés et surtout bien moins comiques que ce qu’on essaye de nous faire croire. La saison 3 ramait déjà par moments, mais si l’on continue sur cette lancée, You’re the Worst ne sera plus que l’ombre d’elle-même en fin de saison 4.

06.jpgÉpisode 6 – There’s Always A Back Door – 15/20
Aren’t you afraid someone is coming?

Gretchen couche toujours avec Boone, mais découvre que sa fille est sur le point de rentrer à la maison, donc elle se barre sans le prévenir. La série s’attarde quelque peu sur lui ensuite, ce qui est marrant et permet quelques gags. Bon, c’est surtout marrant parce que Gretchen est sûre qu’il est encore marié, alors qu’il est clairement séparé de sa femme.

Du coup, elle pense qu’Olivia est sa femme quand c’est sa fille. Cela amène un excellent quiproquo dans leurs engueulades, clairement la meilleure blague de l’épisode. Quand elle découvre qu’il a une fille, elle décide de rompre et c’est lors de la rupture qu’elle comprend toute la vérité.

De son côté, Edgard se rend compte qu’il n’est pas aussi proche de Jimmy que ce qu’il aimerait. Clairement, il veut de vraies conversations et un « man date » avec Jimmy, ce que ce dernier n’est certainement prêt à accepter.

Edgard tente donc de lui avouer ses sentiments d’amitié, mais ils sont interrompus par les maris de Becca et Lindsay. Enfin, ex-mari pour cette dernière et Paul a tellement changé que c’en est flippant. Je me suis même demandé s’ils avaient changé l’acteur, mais non. Ces deux-là réussissent à avoir la relation qu’Edgard rêve d’avoir avec Jimmy, mais Jimmy est beaucoup trop occupé à se moquer de lui et le ridiculiser pour l’envisager ne serait qu’une demi-seconde.

Enfin, Lindsay en arrive à la même conclusion qu’Edgard sur ses amitiés. Elle essaye donc de se faire des amis au travail tout en trahissant Gretchen en avouant à Jimmy qu’elle va rompre avec Boone. Cette pauvre Lindsay découvre que ses collègues ne l’aiment pas et se console avec Edgard, forcément.

Jimmy finit l’épisode seul et déprimé puisque Gretchen se réconcilie avec Boone, contrairement à ce qu’il espérait après le SMS de Lindsay.

C’était tout de même mieux cette semaine côté humour et intrigue, mais j’ai toujours du mal à voir où la saison tenter d’aller sur le long terme, surtout que je commence à m’attacher au personnage de Boone. Une fois de plus, la série a mis en avant la solitude de chacun de ses quatre personnages principaux de manière cruelle, mais comme ça fonctionne, difficile de trouver quelque chose à en redire. Ah, et aussi, j’adore la chanson utilisée en fin d’épisode grâce à la reprise par PV Nova et Clara Doxal, je vais l’avoir en tête pour la semaine.

07.jpgÉpisode 7 – Not a Great Bet – 13/20
We totally fuuuu… I had fun dancing with your father, we daaaance… like three times. Well, three and a half, we hand-danced in the car.

Gretchen rentre dans sa ville d’origine pour l’accouchement de sa sœur. OK. WHAT ? L’intrigue sort totalement de nulle part et la voit rentrer dans sa maison d’enfance. Elle y retrouve ses souvenirs, c’est-à-dire alcool et clopes, mais aussi un album photo dans lequel elle voit des photos de sa meilleure amie d’enfance. Celle-ci ayant eu une leucémie, Gretchen la pensait morte, mais en fait non, merci Google.

Plutôt que d’aller à l’hôpital pour l’accouchement, elle décide de passer la journée avec Heidi, sa meilleure amie, donc, qui possède une salle de rollers. Allez, pourquoi pas, c’est sympa, surtout que l’actrice est populaire (Girls) et qu’on les voit toutes les deux s’amuser à faire du roller. Malheureusement, et logiquement, ça part rapidement en vrille : les deux décident de retourner dans leur centre commercial de jeunesse, mais celui-ci est en ruines.

Il est donc squatté par des adolescents pas franchement à la hauteur de leur fun, et dont le groupe contient la fille d’un ex de Gretchen. C’est l’une des seules trouvailles marrantes de l’épisode avant de virer dans le glauque le plus total. Les deux meilleures amies se disputent, Heidi ne supportant pas de voir Gretchen aussi immature.

Piquée à vif, elle propose donc de sucer l’un des adolescents présents s’il mange de la bouffe pour chats, ce qu’il fait bien sûr. Heureusement, ils sont interrompus par la police, mais Gretchen était sur le point de faire de la merde. Comme c’est Gretchen, elle fait de toute façon de la merde et entraîne Heidi dans une course poursuite avec les flics permettant à You’re the Worst de faire plein de pub à Nissan – c’était marquant.

Elles finissent par avoir un accident, mais les flics ne les retrouvent pas. Elles s’amusent aussi à détruire la voiture de location, avant qu’Heidi avoue à Gretchen qu’elle ne l’a jamais considérée comme sa meilleure amie car elle était trop changeante en fonction des personnes avec qui elle trainait. Alors j’adore le personnage de Gretchen, donc j’étais content de voir l’épisode s’attarder sur elle, mais j’ai eu du mal à être pleinement investi dans l’épisode.

Je me doutais que la conclusion apporterait une sorte d’évolution pour elle, et c’est le cas. Tout son passé est remis en cause par Heidi qui lui dit qu’elle n’est pas quelqu’un sur qui il vaut la peine de parier. Bam.

La dernière scène voit ainsi Gretchen ne pas oser rentrer dans la chambre d’hôpital où se repose sa sœur et sa nièce. Elle laisse malgré tout les médicaments qu’on lui a demandés devant la porte avant de se barrer. Concrètement, il devrait y avoir des conséquences à cet épisode : elle a fait boire des mineurs qui ont moyen de connaître son identité, détruit une voiture à son nom et ignoré sa famille. Je ne sais pas si les scénaristes suivront pour autant ce chemin.

Du côté psychologique, la remise en question finale est suffisamment profonde pour que cela bouleverse le personnage pour la fin de saison, mais j’avoue ne pas être pleinement satisfait par celle-ci. Cet épisode était à l’image de la saison : beaucoup d’ennui pour deux ou trois excellentes trouvailles, avec une scène pour me faire mourir de rire et une pour me déprimer. Il n’y a pas si longtemps, You’re the worst parvenait à faire l’un ou l’autre tout du long. Désormais, il y a des sursauts de qualité qui sauvent des épisodes autrement douloureux. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais quel dommage !

08.jpgÉpisode 8 – A Bunch of Hornballs – 15/20
You’re not exactly the kid type.

Cette saison ne réussit vraiment pas à m’accrocher décidément, mais il y a du mieux cette semaine où l’on se concentre sur Lindsay. Cette dernière a eu tendance à être vraiment gonflante cette année, mais ça fonctionne à merveille dans cet épisode : elle veut se faire aimer de ses collègues, ce qui n’est pas simple. Elle saisit l’occasion de son divorce pour faire une fête.

Elle en confie l’organisation à Gretchen, rentrée de ses « vacances » sans que les conséquences ne soient directement traitées, qui la confie à Edgard, qui la confie à son tour à un autre. Sans qu’on ne comprenne comment cela soit possible, ça fonctionne à merveille et la soirée « I do, I’m done » se déroule à merveille.

L’idée en elle-même est drôle, avec une Lindsay qui déambule en robe de mariée sous les regards moqueurs de Becca et son meilleur ami, qui sauvent de plus en plus la série de l’ennui, ou de Carl, le stagiaire inutile de son travail.

Gretchen passe la soirée (et l’épisode) à refuser d’admettre qu’elle est en couple, pour mieux tomber nez à nez avec son mec à qui elle ment en affirmant qu’elle est malade. Celui-ci se marre bien de Gretchen et lui assure qu’il ne veut de toute manière pas lui faire rencontrer sa fille car elle n’est pas faite pour les enfants.

Bam, Gretchen est blessée et, en toute logique, elle va elle-même chercher la gamine et la ramène à la soirée clairement pas faite pour les enfants. Pourtant, son mec ne lui en tient pas plus rigueur que ça (en toute logique, n’est-ce pas ?) et ils finissent plus en couple que jamais… mouais.

Comme toutes les soirées de cette série depuis le début, les choses se terminent mal avec le débarquement de Paul qui s’amuse vraiment de voir Lindsay être heureuse de la fin d’un mariage qui la consumait selon elle. Lui qui a retrouvé un look au top et une vie cool est bien sûr le plus heureux et lui fait comprendre qu’elle ne pourra plus lui reprocher ses multiples échecs. Qu’à cela ne tienne, Lindsay reporte la faute sur sa sœur. Si cela veut dire qu’on verra plus Becca par la suite, j’approuve à 100%, même si ça continue de nous montrer que Lindsay n’est qu’une grande gamine.

De son côté, Jimmy était inintéressant tout l’épisode avec une convention livresque qui ne m’a pas passionné du tout. Là-bas, il flirte et rend ses fans jalouses avant de coucher avec une nana qui vomit avant d’atteindre l’orgasme, une particularité quelque peu flippante, quand même. Flippée d’avoir reconnu ses sentiments pour Boone, Gretchen choisit ce moment charmant pour appeler Jimmy et ce n’est qu’à ce moment de la saison, après huit épisodes, qu’on retrouve ENFIN le couple tel qu’on l’a toujours connu.

Bref, comme prévu, la fin de la saison risque de les remettre ensemble après quelques détours. Il serait temps.

09Épisode 9 – Worldstar ! – 13/20
But like the actual 9/11, you did to yourself

Mieux vaut tard que jamais, je me mets à jour dans cette série aujourd’hui après deux semaines de pause. Je ne suis pas spécialement impatient de m’y remettre en même temps, c’est simplement la perspective d’être enfin à jour qui me motive : cette saison m’a trop déçu pour que je sois pressé de la continuer.

Gretchen se réveille le lendemain de l’épisode précédent en entendant les ronflements de Jimmy au téléphone. Voilà qui promet.

De son côté, Lindsay en veut toujours à Becca depuis la veille, ce qui est logique. Le problème c’est que quand elle veut aller la frapper pour se venger, elle tombe sur… sa mère. Celle-ci est une actrice alcoolique ne se rendant même pas compte que ses filles se battent pour avoir toute son attention et son amour.

Gretchen décide que Lindsay doit combattre sa sœur, mais sa bonne humeur s’envole vite quand son mec l’appelle pour lui proposer de partir en camping. Elle lui dit qu’elle n’est pas vraiment prête pour ça et ça conclue son intrigue. En revanche, du côté de Becca, on continue à lui pourrir la vie et la montrer totalement alcoolique. Son mari se masturbe sur un film porno de sa mère, cela dit, ça n’aide pas.

Les deux sœurs finissent donc par se réconcilier autour du chaos qu’est leur vie respective et blâment leurs mères de ne pas s’être occupées d’elles quand elles étaient enfants. Elles prennent la décision de s’occuper de leur vie par elles-mêmes.

Pendant ce temps, Jimmy est officiellement auteur de best-seller et raconte son bonheur de s’être endormi au téléphone avec Gretchen à Edgard. C’est horrible puisqu’Edgard sait qu’elle a un nouveau petit ami. Il commence donc à psychoter et empêche Edgard et son nouveau pote de prendre des notes pour parodier Birds, ce qui se veut désespérément drôle, mais comme je n’ai pas vu le film, ce n’est pas ça.

Il y a comme toujours de l’humour autour de Jimmy insupportable avec son meilleur ami, mais c’est tellement vu et revu que ça ne peut pas être super drôle.  Jimmy décide de se venger de Gretchen en invitant une femme chez eux pour la rendre jalouse. Le problème, c’est que la nana en question est une pote d’enfance vraiment imblairable avec lui. Elle passe son temps à le ridiculiser, mais couche finalement avec au moment où Gretchen rentre. Ouais, ça aurait pu bien finir, mais non, ça se termine sur Gretchen se masturbant en les regardant…

Quant à Edgard, il est confronté à un ancien combattant qui prend mal d’être vu comme un inconnu pour lui. Au départ, j’étais plutôt du côté d’Edgard, mais finalement, il se comporte tellement comme un connard avec lui que je ne reconnais même pas Edgard.

Bref, la saison continue de me perdre car je ne reconnais plus trop les personnages, en fait, ils sont tous devenus des caricatures d’eux-mêmes (au mieux), des personnages totalement différents (au pire).

10Épisode 10 – Dad-Not-Dad – 13/20
Bored. Drive, now!

 Malgré ma déception, j’enchaîne les épisodes et découvre Gretchen continue de faire n’importe quoi avec sa vie sentimentale. Cette fois, elle décide de rencontrer l’ex de Boone tout en demandant à parler en parallèle à Jimmy. L’ex, Whitney, est l’exact opposé de Gretchen, ce qui promet de bons moments en théorie… mais bien sûr, Whitney se met à se bourrer la gueule en pleine journée. Normal, quoi.

La scène se termine par une Gretchen tellement bourrée qu’elle passe en mode automatique, fait un blackout et se réveille alors qu’elle est en train de doigter Whitney, ce qui en plus la dégoute. La logique de cette série m’échappe vraiment totalement. Ou alors je n’ai jamais été bourré au point d’en arriver là, tout simplement, mais j’imagine que c’est une bonne chose, non ?

De son côté, Jimmy se réveille au côté de Catherine et avec un message de Gretchen qui veut lui parler. Comme celle-ci est occupée, il décide de passer la journée avec sa pote d’enfance. Celle-ci lui fait rencontrer ses amis, aussi british que possible et lui fiche la honte de sa vie en se comportant en Jimmy, durant tout l’après-midi. C’est amusant, sans être exceptionnellement drôle.

Pendant ce temps, Becca et Lindsay se plaignent à leurs mères pour la manière dont elles ont été élevées. Comme celle-ci n’en a rien à faire de ses filles, elles décident de changer de cible et s’en prennent à un de leur « beau-père ».

Edgard se pointe pour les aider avec sa nouvelle voiture beaucoup trop bien pour lui, ce qui permet de lui donner un rôle dans l’épisode.

Les filles découvrent que leur mère a largué Lou, le beau-père, et décidé qu’il ne pouvait pas les recontacter. Hop, elles recommencent à en vouloir à leur mère, mais finalement, elles sont forcés de comprendre qu’elles sont les seules responsables de leurs actes (une conclusion amusante, mais pas franchement réaliste). C’est leur beau-père qui les aide enfin l’une et l’autre à prendre leur vie en main, rappelant surtout à Lindsay qu’elle est faite pour aider les autres… oui, ben non merci.

L’épisode se termine sur Jimmy largué par Catherine et comprenant que personne ne l’aime dans son groupe d’amis, alors que Gretchen refait sa vie avec Boone, puisque Whitney est complétement d’accord pour qu’elle reste une partie de sa vie. Ben tiens, tu m’étonnes.

Il est dur de noter la série qui conserve quelques bonnes répliques mais qui n’est vraiment plus que l’ombre d’elle-même. C’est dommage, mais c’est vraiment la saison de trop pour moi, je n’accroche plus du tout autant qu’avant. J’essaye, pourtant, et je suis toujours aussi fan des acteurs… J’ai vraiment du mal avec les personnages désormais, la sauce ne prend plus.

11.jpgÉpisode 11 – From the Beginning, I Was Screwed – 12/20
Are you fake going to Paris again?

Allez, je me motive à terminer la saison quand même, parce que bon, il faut bien s’y mettre un jour ou l’autre.

La première scène voit Gretchen se mettre à travailler avec son groupe. Pardon ? Merveilleux de les voir se souvenir du groupe, mais ça sort tellement de nulle part que ça me laisse songeur. Bon, ce n’est qu’une introduction qui ne sert à rien, cependant, puisque le but est de la montrer en tant que belle-mère totalement barrée.

Elle finit par s’accrocher malgré tout à la gamine, et je ne vois même pas pourquoi les scénaristes se donnent tant de mal puisqu’on sait très bien vers quoi ça se dirige.

De son côté, Jimmy apprend que son livre est une fois de plus reconnu par des critiques : cette fois le New-York Times. Il refuse les Teen Choice Awards pour aller dans une émission littéraire totalement inconnue du grand public, parce que c’est Jimmy et qu’il est devenu une parodie de lui-même cette saison. Franchement, ce coup du deuxième qu’il se sert pour lui, c’est juste mal écrit et c’est un cliché pas très réussi.

Jimmy est fier de pouvoir aller à une émission littéraire, mais il s’y fait ridiculiser, ignorant totalement qu’il est devient la blague de la soirée à cause de Lindsay qui a balancé au présentateur que Jimmy pensait qu’il avait un look tragique.

Lindsay ne reste même pas constater l’étendue des dégâts (qu’elle ne comprend de toute manière pas) puisque Paul l’appelle car il a besoin d’aide : il s’est fait arrêter après avoir trop consommé. Inintéressante au possible, cette intrigue nous les rapproche. Je sais que je réclame un retour à l’humour des débuts depuis quelques épisodes, mais l’intrigue Lindsay était l’une des rares choses qui allait à peu près cette année, parce que non, je n’ai pas envie qu’elle retourne avec Paul, même pour une nuit, quoi.

Edgar a quant à lui sa propre intrigue avec son nouveau pote dont je ne connais toujours pas le nom tellement il ne m’intéresse pas non plus et qui l’empêche d’aller à la soirée de Jimmy. Totalement inintéressant donc.

L’épisode récupère ses points pour les blagues sur la France, mais sans ça, je n’aurais franchement pas ri. Ils sont tous devenus tellement caricaturaux que je ne les reconnais même plus. Je ne sais pas où est passée la série brillante des débuts – ou alors je la surestimais ? Ou alors je suis devenu trop difficile cette année ? -, mais ça me déprime. En parallèle, les audiences augmentent en plus. Incompréhensible.

Sans grande surprise, Jimmy et Gretchen finissent l’épisode ensemble dans un bar, se rapprochent dangereusement surtout quand Jimmy révèle que Catherine ne l’intéressait absolument pas à Gretchen et s’embrassent. Forcément. Il y avait un gag avec les rappeurs, aussi, mais bon, ce n’était pas si drôle.

12.jpgÉpisode 12 – Like People – 14/20
Tu madre es una pute means your mother… works at night.

Gretchen se réveille seule dans un lit d’hôtel et pense que Jimmy l’a de nouveau abandonné, quand il est simplement parti chercher le petit-déjeuner, évidemment. Ils se croisent toutefois à la sortie de l’hôtel et se retrouvent ainsi à s’engueuler. Une fois de plus. De toute manière, on sait qu’ils seront ensemble à la fin de la série en saison 5 désormais.

Edgar continue de bosser avec son nouveau meilleur pote, mais il finit par développer des soupçons sur ses activités et se lance dans une filature où il découvre que son nouveau bro est retourné vers son ancien bro. Il lui fait une crise de jalousie et vit vraiment mal d’être mis de côté.

Gretchen se confie à Lindsay, persuadée que celle-ci la soutiendra quoiqu’il arrive, mais ce n’est pas le cas : Lindsay est énervée de découvrir Gretchen si proche d’Olivia, car cela lui rappelle sa relation à son beau-père. Si elle feint d’aller bien après une soirée avec eux, Lindsay se cache dans les poubelles pour tout balancer à Boone. Ce dernier, de manière logique, demande donc à Gretchen de… venir vivre avec lui et Olivia. Non, ce n’est pas le vent dehors que vous entendez, c’est mon soupir exaspéré.

Jimmy s’amuse à stopper les joggeurs, mais se fait remettre en place par l’une d’elle, avant d’être remis en place aussi au cinéma. Les miracles existent… et ils lui ramènent même son voisin que j’avais totalement oublié et qui n’est là que pour obtenir un peu d’argent aussitôt racketté, avant qu’Edgar ne se pointe pour traîner avec Jimmy.

Enfin, on arrive à des scènes qui ressemblent à ce que la série est censée être : Jimmy annonce qu’il souhaite partir et Edgar ne tente pas de le retenir. Il en retire même une décision radicale pour sa propre vie : il va engueuler son boss et s’en tire avec une promotion grâce au fait qu’il était totalement high.

De manière prévisible, l’épisode se termine avec les doutes de Gretchen au beau milieu de la nuit : elle décide de quitter la chambre de Boone pour rejoindre Jimmy, qui est lui-même en train de quitter son appartement. Il retrouve sa voiture en feu, à cause d’un sèche-cheveu et comprend que Gretchen est revenue pour lui.

Il est donc heureux de voir sa voiture brûler. Chacun ses délires, mais ouais, ça fait plaisir de voir la série repartir sur le bon chemin.

13.jpgÉpisode 13 – It’s Always Been This Way – 17/20
Why do you like a tampon?

L’épisode commence par une hallucination du mari de Becca alors qu’il est en train d’opérer un type. Cela tourne bien sûr super mal : sérieusement, je ne comprends pas trop l’intérêt de cette intrigue pour une fin de saison mais admettons. Cela occupe une bonne partie de l’épisode bien sûr, et permet de réunir les quatre protagonistes quand il se pointe chez Edgar pour voir Lindsay, qui appelle aussitôt Gretchen, déjà avec Jimmy.

En effet, Jimmy vient chercher Gretchen à bord de sa voiture brûlée et elle accepte de monter avec lui. C’est l’heure des réconciliations autour des reproches et de quelques scènes sympathiques pour les deux ensemble, avant qu’ils n’aillent chercher Lindsay et Edgar à la recherche de Becca.

Ils auraient pu trouver une meilleure excuse pour réunir les quatre ensembles, mais au moins, ça permet de retrouver Becca et c’est hilarant. Le couple est totalement perché et pas du tout crédible, mais ils m’ont toujours fait rire et ça n’a pas changé cette saison.

Paul débarque à son tour chez Jimmy pour demander à Lindsay une lettre de recommandation car il souhaite adopter. Lindsay est en effet de retour chez Jimmy et découvre que personne dans sa famille n’est heureux.

Edgar, lui, découvre de son côté que son nouveau meilleur ami, Max (tout arrive, je connais le nom) ne vaut pas le coup et ne supporte pas les personnes qui se confient à lui, surtout si elles lui apportent de mauvaises ondes. Cela aura au moins apporté le meilleur moment de l’épisode avec son chien porté par un drone. Il décide finalement de rentrer à pied, pour laisser Jimmy et Gretchen discuter.

Alors qu’ils sont sur le point de se remettre ensemble, Gretchen découvre qu’il est prêt à partir et lui raconte qu’elle emménage avec Boone. Les deux décident de se séparer, pendant que Lindsay découvre sa vocation : elle veut aider les gens. Elle commence par proposer la pire des idées à son idiote de famille qui accepte : Becca sera la mère porteuse du bébé de Paul. Les arguments de Lindsay sont à peu près logique, mais ça ne se tient pas du tout.

Bien sûr, la séparation Gretchen/Jimmy ne peut durer, surtout que les scénaristes n’étaient même pas sûrs d’être renouvelés lors du tournage de l’épisode (la nouvelle n’a été sue qu’hier). Il fallait donc conclure la saison de la meilleure des manières : en remettant Jimmy et Gretchen ensemble. Bon, je ne vais pas feindre la surprise, mais au moins les scènes étaient bien écrites.

Jimmy débarque chez Boone qui a comme par hasard la visite de son ex-femme à ce moment-là. Il y a donc de bonnes situations comiques sur lesquelles les scénaristes s’appuient avant d’y aller dans le rollercoaster des émotions et l’évolution de Gretchen.

Sur la toute fin, on retrouve ENFIN You’re the worst et le couple envisage de se marier en octobre prochain, un joli clin d’œil des scénaristes qui espéraient clairement un renouvellement et finiront probablement la série en octobre prochain sur une saison plus courte. Cet épisode ayant réussi à ramener les personnages à peu près là où tout le monde les voulait, tout espoir n’est peut-être pas perdu…

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EN BREF – À mi-chemin entre la saison de trop et saison ratée, cette quatrième année n’aura pas été brillante pour la série qui a perdu son charme et ses personnages en séparant la seule chose qui fonctionne toujours et pour laquelle les téléspectateurs sont là : le couple principal. En fait, c’est l’ensemble du quatuor qui évolue sur son propre chemin cette année, et ça n’a pas fonctionné du tout.

Je ne comprends toujours pas comment la série a pu faire de meilleures audiences, mais je suis vraiment soulagé que l’an prochain soit la dernière saison, car les scénaristes n’arrivent plus à garder leurs personnages intéressants. Je comprends pourquoi ils ont décidé de l’énorme détour qu’était cette saison – même l’épisode centré sur Gretchen aura une utilité pour le mariage l’an prochain, mais je ne l’approuve pas du tout. J’aurais préféré une dernière saison solide plutôt que cette agonie lente et progressive des personnages et de la série.

Il y a de belles pistes à explorer en saison 5 et j’ai encore espoir de retrouver les personnages que j’aimais jusqu’à la saison 3, surtout que le casting est bon, donc je reviendrais évidemment en août prochain pour découvrir la fin de la série… mais je suis content qu’elle s’arrête ensuite. Et c’est moche que ce soit tout ce que je retienne de cette saison 4.

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

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American Horror Story Cult (S07)

Synopsis : Cette saison débute le soir de l’élection de Trump chez Ally, sa femme Ivy et leur fils Oz, mais aussi chez Kai et Winter Anderson (frère et sœur). Ces cinq personnages, de même que le Dr Rudy Vincent, vont lancer une nouvelle intrigue de onze épisodes dont le titre est « Cult » et qui devrait nous apporter quelques clowns.

Ci-dessous, mon avis sur chaque épisode de la saison juste après son visionnage.

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Quoi ? C’était la meilleure image de transition possible.

Pour commencer, si je suis impatient de voir cette saison, je ne me suis que peu spoilé, ce synopsis en disant déjà trop pour moi. Je préfère de loin me garder toute la surprise, même si j’ai vu les trailers très esthétiques de la série lors du Comic-Con de San Diego. Il faut dire que les premiers trailers ne nous en disent jamais beaucoup, se contentant d’instaurer l’ambiance de la série. Et ça l’ambiance, j’accroche toujours bien.

Je ne peux donc pas dire grand-chose a priori de cette saison, même si le titre de son premier épisode est prometteur avec un retour (encore) à l’élection présidentielle. Cela ne pourra pas être pire que la saison 6 de Scandal qui a passé sa saison là-dessus.

Concernant American Horror Story, je suis mitigé. Je n’aime pas le format de l’anthologie qui me donne l’impression de recommencer chaque année une nouvelle série, mais qui enferme chaque fois les mêmes acteurs dans le même type de personnages. La saison 6 avait révolutionné le rythme de la série (plus court) et ces stéréotypes ; j’espère donc que la saison 7 fera de même, car c’et un cocktail qui avait merveilleusement bien fonctionné.

Si je suis surpris de voir la série revenir si tôt, ce n’est pas pour me déplaire car le mois de septembre serait un peu vide sans elle.

Note moyenne de la saison : 13/20

01Épisode 1 – Election Night – 18/20
She was supposed to win. Is this really happening ?

La fiction rejoint la réalité et offre dès la première seconde l’image la plus terrifiante de la série : Trump qui se présente à l’élection présidentielle. La série n’y va pas par quatre chemins, nous rappelant dans son introduction d’une minute l’enfer de la campagne présidentielle.

L’épisode, comme son titre l’indique, se déroule le 8 novembre 2016 et voit Trump devenir président. Too soon ? Probablement. Les réactions proposées sont légèrement excessives, avec un Evan Peters (Kai) aux anges et une Sarah Paulson (Ally) en larmes. C’est drôlement osé de remuer le couteau dans la plaie  comme ça et sans grande surprise, AHS est assez clairement pro-Clinton. Kai va jusqu’à se tartiner la face de biscuit apéro pour être aussi orange que son idole, ça en dit long.

Post-générique, nous reprenons sur un couple qui fait l’amour en plein air pour mieux être interrompu par Twisty, le clown de la saison 4. Oh. Je ne m’attendais pas à son retour et ça m’a collé quelques frissons, réveillant aussitôt ma coulrophobie. À leur place, je me serais barré en courant. En bon américain, le type décide de sortir son flingue, se fait égorger sous les yeux de la blonde de service qui reste assister à ça avant de se mettre à courir. OK, la série n’hésite pas à verser dans l’horreur la plus totale… pour rien, car c’est simplement un comic book lu par Oz, le fils d’Amy et Ivy. Amy se révèle être encore plus phobique que moi, ne supportant même pas la vue de Twisty.

Il faut dire que la pauvre Amy n’arrive plus à gérer ses phobies et se rend chez son psy pour tenter de les contrôler à nouveau : coulrophobe, claustrophobe, etc. Elle a de quoi faire, clairement. Son psy ne m’inspire pas confiance, même s’il est super sympa avec elle et lui prescrit des médicaments (qu’elle ne veut pas, mais dont elle a besoin).

Amy continue sa vie malgré ses phobies, allant même faire ses courses pour découvrir dans son quotidien des pro-Trump. Ce n’est pas toujours évident à gérer et c’est une peur bien plus pernicieuse que d’habitude. Cela déclenche ses phobies et hallucinations, puisqu’elle va jusqu’à voir des clowns sodomites et autres personnages masqués redoutables contre lesquelles ses bouteilles de vin ne peuvent rien.

Elle se précipite dans sa voiture, pour tomber sur un nouveau clown qui la terrifie tellement qu’elle jette sa voiture dans un poteau. Oui, ce sont des hallucinations, bien sûr, la police ne trouvant rien sur les caméras. Pour l’instant, difficile de savoir vers quoi se dirige la saison, mais j’aime cette peur insidieuse qui s’installe, avec l’intrigue politique de la saison ou Kai qui réclame le chaos pour restaurer l’ordre, affirmant que le citoyen lambda veut être apeuré, avant de lancer des menaces en l’air.

Ally et Ivy gèrent comme elles peuvent leur couple mis en crise par les élections et les phobies de la première, pour mieux vivre une agression homophobe de Kai. À la recherche d’une nourrice, elle se retrouve à embaucher Winter, sans savoir qu’elle est la sœur de cet agresseur au latte. Elles ne peuvent pas savoir non plus la relation totalement tordue qu’elle a avec Kai, à qui elle raconte tout par serment de petits doigts. Étrange.

Pas aussi étrange que Kai qui décide d’aller se faire tabasser par un groupe de routier en leur envoyant un préservatif plein d’urine. Pendant ce temps, Winter emmène Oz sur le Dark Web pour lui montrer des cadavres, alors qu’Ally perd totalement la boule en face de sa femme. Ivy la force donc à prendre ses médicaments

Chez elles, un camion à glaces s’arrête et quelques clowns en descendent pour mieux… aller tuer les voisins. Winter et Oz sortent donc de la maison pour aller voir ce qu’il se passe et Oz assiste à une troupe de clowns tuant les charmants voisins asiatiques que l’on a suivis en arrière-plan tout au long de l’épisode. Le problème, c’est que Winter contredit totalement Oz, disant qu’ils n’ont rien vu et qu’il a tout imaginé, à cause de sa BD.

Le cliffhanger voit Ally se réveiller aux côtés d’un clown et non d’Ivy, ce qui sera forcément balayé en un instant par un réveil lors du prochain épisode.

Cette saison gère plutôt bien pour l’instant, instaurant un cadre on ne peut plus réaliste avant d’y introduire l’horreur par touches légères : la phobie, les électeurs de Trump, la nourrice qui pose des questions gênantes et est psychopathe… Toutes les petites peurs du quotidien, donc. Je suis pressé de voir la saison se développer, mais elle part plutôt très bien pour l’instant. Cela aide que je me suis réconcilié avec le jeu d’actrice de Sarah Paulson ces dernières années, car je ne l’aimais tellement pas dans les premières saisons que j’avais du mal à accrocher.

Enfin, je l’attendais sans oser l’espérer, mais cet épisode me valide aussi le point « retweet » et « tweet » du Bingo Séries 5, juste à temps. Et ça, c’est très chouette.

02.pngÉpisode 2 – Don’t Be Afraid of the Dark – 14/20
Scream and I kill you

Je le savais, mais j’ai sursauté en voyant le clown dans le lit car j’ai fait play d’un œil distrait. Ally se précipite auprès de sa femme dans la cuisine pour lui demander de l’aide et celle-ci la croit immédiatement, montant avec un couteau. Euh, oui, bon, si ta femme est phobique et passe une semaine à voir des clowns partout, tu t’attends à ce que sa crise au milieu de la nuit soit une crise, non ?

On enchaîne ensuite sur un cauchemar d’Oz qui voit à son tour des clowns un peu partout. Si la scène est en elle-même flippante avec ma légère coulrophobie, je trouve que ce début d’épisode n’est pas franchement à la hauteur avec deux hallucinations en cinq minutes. Ce n’est pas la première fois de la saison qu’on y a droit et l’on a du mal à voir où ça va exactement.

Les deux ont droit à de nouveaux voisins louches, ce qui inquiète Ally. Ils sont pourtant on ne peut plus sympathiques avec un sens de l’honnêteté perturbant. Beaucoup trop bavards, ils ralentissent le rythme de l’épisode avec leurs histoires personnelles plutôt marrantes. Ally devient rapidement insupportable en ce qui les concerne, ayant peur d’absolument tout.

L’épisode s’intéresse aussi à Oz. Winter se débrouille pour le terroriser tout en gagnant sa confiance, afin qu’il lui confie ses peurs dans le même serment de petits doigts étranges qu’elle faisait avec Kai la semaine dernière. Le fait qu’il lui confie ses peurs est censé les rendre plus forts tous les deux. Le serment en lui-même est sympathique, mais là encore, j’ai du mal à voir vers quoi se dirige.

Du côté de Kai, on continue dans l’intrigue politique. C’est sans surprise qu’il se victimise après son agression. Il en profite même pour réclamer un poste au conseil municipal maintenant que le précédent occupant est mort. Il entre donc en campagne, jouant autant que possible du climat d’insécurité de sa ville, qu’il instaure lui-même… C’est d’une subtilité redoutable.

Au restaurant, Ivy s’absente de la cuisine pour gérer l’administratif, ce qui permet une fois de plus de montrer le climat politique inquiétant. La nuit suivante, l’alarme se déclenche et c’est Ally qui s’y rend parce qu’Oz n’est pas rassurée de rester seul avec elle – sympa le gamin. Bien sûr, elle tombe sur un meurtre, sinon ce n’est pas drôle. Le meurtre de Roger est la parfaite excuse pour accenteur le climat d’insécurité avec Pedro, un immigrant, comme suspect évident. Ivy fait ce qu’elle peut pour rassurer Pedro, tout en se retrouvant dans ses dettes jusqu’au cou.

Une semaine plus tard, Ivy s’inquiète pour Ally qui veut renforcer la sécurité de sa maison et appelle son psy. Celui-ci découvre qu’Ally est en roue libre et a carrément emprunter un flingue à ses nouveaux voisins. Ne pouvant rien raconter à Ivy, il se montre simplement peu rassurant là où tout dans l’attitude d’Ally crie à la catastrophe à venir.

Cette situation permet à Winter de se faire embaucher à plein temps et de continuer à manipuler Oz… et séduire Ally avec un bain moussant extrêmement érotique. Celui-ci est interrompu par… une coupure de courant que le voisin gay leur annonce être un attentat. Du coup, forcément, Winter décide de se barrer récupérer ses affaires.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Ally soit terrifiée, surtout que son portable est mort et qu’elle ne sait pas encore qu’un clown se balade dans la maison. Elle se barricade donc autant qu’elle peut, ce qui est probablement une erreur puisque les clowns sont chez elle. Elle finit par tomber nez à nez avec l’un d’eux après avoir découvert que le courant de la maison a été volontairement coupé.

Elle sort donc son flingue et Pedro étant en route vers chez eux, il ne fait aucun doute que le pauvre va y passer. C’est effectivement le cas, puisqu’il arrive pile au moment où Ally ouvre la porte pour s’enfuir.

Grosso modo, cet épisode s’amuse à instaurer l’inquiétude dans la banalité et jouer de l’insécurité, thème ô combien central de la politique occidentale. C’est un bon gros pamphlet sociétal et politique pour dénoncer le racisme américain et la manipulation des images. J’aime beaucoup l’idée en elle-même, mais l’exécution n’est pas aidée par les personnages, à commencer par celui d’Ally. Ses phobies la rendent difficile d’accès et donnent l’impression d’une parodie plus qu’autre chose. Je dis que c’est un gros pamphlet, et c’est effectivement le problème : c’est trop gros.

La peur passe bien, certes, mais l’effet de réel voulu est vraiment mis à mal après seulement deux épisodes. Bref, c’est du American Horror Story inspiré par le quotidien plutôt que par des légendes urbaines. Pourquoi pas, mais ça peine à trouver une direction précise pour l’instant et l’ambiance risque fort de ne pas être suffisante pour garder l’attention tout au long de la saison, car ça en fait des caisses pour pas grand-chose.

03.jpgÉpisode 3 – Neighbors from Hell – 14/20
Just keep living your truth.

Comme c’est étrange, cet épisode qui commence par Laura Allen et ses phobies. Bon, elle s’appelle Rosie dans cette série, mais pour moi, elle sera pour toujours Lily des 4400. Elle ne sert qu’à faire une introduction sur les phobies et le psy, cependant. Elle a donc peur d’être enterrée vivante et les clowns ont l’extrême gentillesse de lui faire ce cadeau, à elle et à son mari.

Bien, il ne faut donc pas chercher très loin pour comprendre que le psy a son rôle à jouer dans le gang des clowns. Je le soupçonnais depuis le premier épisode, mais c’est un peu gros et répétitif après la saison 2. Vous me direz, c’est American Horror Story, je devrais m’y attendre.

Loin de tout ça, mais dans la même ville, Ally a tué Pedro et est en larmes. En même temps, un épisode de cette série où Sarah Paulson ne pleure pas, ce ne serait pas un épisode normal. La police décide de ne rien faire, parce que bon, de toute manière, ils voulaient arrêter Pedro et celui-ci n’est pas blanc, alors on s’en fiche, non ?

Voilà toute la subtilité dans laquelle se trouve désormais la série, et c’est lourd, franchement. Heureusement que l’intro était réussie, parce qu’autrement ça aurait été long. Ally passe donc de progressiste à conservatrice aux yeux de tous. Il faut dire qu’elle utilise à merveille son « white privilege » dans cet épisode et que le meurtre ne semble pas plus l’affecter que ça ; contrairement aux épisodes précédents.

Il y a donc des manifestations anti-Ally devant le restaurant et devant chez elle, parce que ses nouveaux voisins ne sont pas très fan de son acte qu’ils voient comme raciste. C’est beau et comme ils sont totalement cinglés, ils utilisent internet pour continuer à transformer les vies d’Ally et Ivy en enfer, leur envoyant des hommes nus chez elles.

Toute leur vie se transforme en Enfer et c’est beaucoup trop drôle : il y a également un camion qui envoie des produits chimiques sur leur jardin, elles apprennent par Beverly Hope, journaliste du coin, le meurtre de Rosie & son mec, leurs voisins offrent un animal à Oz, etc, etc. On passe donc d’une ambiance volontairement glaçante et terrifiante à… quelque chose de beaucoup trop parodique pour être crédible. C’est embêtant : la série vise l’horreur, mais elle me fait désormais beaucoup plus rire.

Du côté des voisins, rien ne va plus : le mari gay s’est trouvé un mec (le détective sur l’affaire Pedro) et sa femme se sent seule et délaissée. Elle se rend donc auprès de Kai pour faire un serment de petit doigt et ça manque de logique tout de même. Kai passe l’épisode à tourner autour d’Ally, s’assurant de faire prospérer l’insécurité autour d’elle tout en passant pour le protecteur bien rassurant.

Il a aussi droit au serment du petit doigt avec le mari gay qui lui dit espérer que sa femme meurt. Il n’en faut pas beaucoup plus pour deviner le cliffhanger de la semaine, mais bon…

Comme tout va finalement bien pour Ally et Ivy qui se sont même réconciliées avec Winter, elles décident de passer une super soirée familiale au restaurant ; pour mieux revenir et découvrir l’animal de compagnie se faire exploser aux micro-ondes. C’était mon plus gros fou rire de l’épisode, mais c’est parce que je dois être un peu vicieux… ou tout simplement parce que ça n’a aucune logique ni crédibilité.

Ally accuse immédiatement ses voisins, sans preuve, mais ceux-ci ont surtout l’air terrifiés d’apprendre qu’elles ont trouvé un smiley sur leur porte. S’ils savaient qu’ils en ont un aussi sur leur mur… Bref, Ally appelle la police, mais la police c’est le copain de son voisin, alors ce n’est pas très efficace.

Ce qui est sacrément efficace, en revanche, c’est une vidéo de Winter en train de masturber Ally dans son bain. Elle est envoyée à Oz qui se retrouve forcé de le montrer à ses mamans. Ivy le prend mal et décide de quitter la baraque.

Oui, mais non, parce que quand elle se décide à le faire, la police débarque sur les lieux : la maison voisine est pleine de sang avec un smiley, la voisine elle-même a disparu et le mari les accuse de s’en être pris à sa femme.

Bon, franchement, plus le temps passe moins cette saison parvient à faire peur. Tout au plus, elle me fait rire avec son montage d’événements loufoques et grossiers. Ils peuvent faire mieux, sérieusement. D’un autre côté, je suis forcé de constater que cette histoire de serial killer accroche bien… Cependant, si je veux une série procédurale sur un meurtrier en série, j’ai l’embarras du choix aussi. Je suis donc assez sceptique sur cette nouvelle saison, même s’il y a des choses que j’aime bien.

Je suis pressé qu’on avance et qu’on en sache plus sur le psy et sur le rôle de Kai vis-à-vis du groupe de clown. Après tout, l’ensemble est clairement lié. Je suis aussi curieux de voir si la série va poursuivre dans son ton définitivement réaliste cette année. C’est à peu près la seule vraie réussite de la saison, alors ça serait bien que ce soit le cas !

04Épisode 4 – 11/9 – 14/20
You’re a part of something bigly.

Nouvel épisode au vaste programme annoncé dès le titre pour cette saison 7, et pourtant, nous repartons sur la soirée électorale de novembre dernier. Chacun des personnages rencontrés au cours de la saison vote donc et il n’y a pas franchement de surprises dans les votes que nous voyons. Il était intéressant de découvrir un peu le système américain, mais comme souvent, ça part ensuite en vrille avec un type manchot votant Trump, le caissier qui a effrayé Ally il y a trois épisodes, bien sûr.

Ce n’est que le début de l’épisode, mais ça s’apprête à partir en vrille sévère en se concentrant sur les personnages des Anderson, à commencer par Kai.

Le lendemain de l’élection, Kai commence un entraînement sportif avec le mari gay dont je n’ai toujours pas retenu le nom. Bien sûr, il flirte avec, tout en expliquant son point de vue de droite avant de le refroidir complétement en lui disant qu’il n’est pas gay.

Son coach est ensuite envoyé nettoyer le sauna dans lequel des mecs ont eu la gentille idée de se masturber. Il a droit à la première apparition du smiley, sans encore savoir ce que c’est, avant de surprendre Kai se masturber à son tour dans les douches. De toute évidence, il considère que cela améliore sa journée, vu le sourire qu’il en tire. OK, pourquoi pas, chacun ses étranges fantasmes, j’imagine.

Lorsqu’il rentre chez lui, il perd tout sourire quand il découvre que lui et sa femme sont ruinés et vont se faire virer de la maison sympa et tout à fait angoissante dans laquelle ils vivent. Non, pas angoissante au sens AHS, juste angoissante de perfection. Il s’en plaint à Kai qui s’arrange dès lors pour que son Enfer de vie s’arrange… autour d’un meurtre.

En effet, il le manipule jusqu’à ce qu’il accepte de tuer son boss. On passe de l’épisode intéressant pour sa manipulation à l’étape de trop lorsqu’il massacre effectivement son boss pour le plaisir de se venger des petites humiliations quotidiennes. Il le fait devant Kai sans le moindre complexe et si ça pourrait encore passer, ça ne passe plus du tout quand il ramène le coach chez lui pour lui couper la tête et pour maquiller le meurtre.

Non, franchement, là, la série abandonne toute once de crédibilité, mais pour en rajouter une couche, sa femme débarque et voit tout, rencontrant Kai de cette manière. Loin de flipper, elle agit de manière totalement blasée. Cela avait le mérite d’être drôle, au moins, mais ce n’était pas bien intéressant pour être honnête. La théorie évidente selon laquelle Kai était derrière le smiley est ainsi bien confirmée, puisque nous le voyons même dessiner le smiley dans le sauna.

Un autre acte de l’épisode s’intéresse ensuite à Kimberley, la journaliste, et à la manière dont Kai entend s’occuper d’elle. Sa vie est devenue un enfer, ben tiens une de plus, c’est original, grâce à une collègue zélée qui entend bien prendre sa place en couchant avec leur patron, Bob.

La bonne nouvelle est que Serena, la collègue, est incarnée par Emma Roberts, qui cartonne totalement dans ce rôle. Elle était drôle et pleine de vie, absolument insupportable et donc était un personnage parfait. Bien évidemment, Kai repère tout de suite les problèmes de Beverly et la manipule pour qu’elle l’aide à prendre le pouvoir qui l’intéresse.

Pour la convaincre qu’il est prêt à tout pour le pouvoir et pour l’aider, il envoie son équipe de clowns tuer sa rivale. Je n’ai pas employé l’imparfait par hasard quand je parlais d’Emma Roberts, elle se fait planter par les clowns face caméra. Ce n’est pas du tout exagéré. Je ne m’attendais pas à une alliance entre Kimberley et Kai, pourtant, c’était assez évident la semaine dernière quand elle casait ses petites phrases pour créer le sentiment d’insécurité.

Enfin, l’épisode s’attache à suivre la vie de Winter, pas beaucoup plus saine que celle de son frère. De retour la veille de l’élection, Ivy et Ally s’engueulent sur la légitimité de Clinton. Comme Ivy milite pour Clinton, elle est évidemment énervée par les doutes de sa femme ; qui finira par ne pas voter Clinton d’ailleurs. L’intérêt de cet acte est de nous montrer qu’Ivy et Winter se sont rencontrées pendant la campagne, et ça remet en contexte tout le début de la saison.

Le caissier manchot ? Oh, le mystère nous est enfin expliqué : il a agressé sexuellement Ivy devant Winter. Les deux font donc alliance pour le kidnapper et l’empêcher de voter, le menottant à une poutre. Une fois chez elle, Winter raconte tout à Kai qui va libérer le caissier en lui donnant une scie pour qu’il se coupe la main et prouve qu’il veut vraiment voter à tout prix. MAIS. BIEN. SÛR.

J’ai beau tenter de me convaincre qu’ils sont dans une satire, j’ai du mal à digérer les énormités qu’on nous sort d’épisode en épisode. Que Kai soit manipulateur, c’est intéressant et vraiment joué à merveille par Evan Peters ; mais que ça aille jusqu’à réussir à transformer tout son entourage en meurtrier, ça passe moins. Tiens, d’ailleurs, à propos des clowns, ce serait la voisine qui serait derrière leur déguisement.

Dans les choses qui ont du mal à passer aussi, parce que je n’aime pas être pris pour un con, qu’Ivy possède ce secret avec Winter est totalement tordu. D’où Ivy, présentée comme raisonnable depuis le début, se laisserait embarquer dans un tel kidnapping ? L’avantage, c’est que ça remet en perspective les délires de Kai et la critique des électeurs de Trump, mais bon, ce n’est pas glorieux.

Du côté du scénario, on sent que ça se marre bien à l’écriture, avec des références constantes à la campagne présidentielle, de l’utilisation du néologisme trumpien « bigly » par Kai au « grab the pussy » dont est victime Ivy. Non, vraiment, ça donne envie d’aller aux États-Unis.

Bref, je reste perplexe devant cette saison. C’est bien joué, mais l’écriture laisse souvent à désirer. Comme l’on connaît le point de vue politique de Murphy (clairement anti-Trump), il est difficile de rester impassible aux énormités qu’ils sortent et au message politique contenu dans la saison ; mais ce message politique est de plus en plus tourné en ridicule. J’ai du mal à croire que ce soit de plein gré, et ça me laisse un sentiment de perplexité total…

En tout cas, il est maintenant certain que Kai manipule l’ensemble des personnages de cette saison selon son propre agenda politique, donc nous avançons dans l’intrigue. Comme je ne sais quoi penser de celle-ci et que je suis loin de la peur ou du malaise qu’on veut me transmettre, je reste sur une note banale – même si j’ai hésité à la remonter pour les remercier de ne pas nous avoir foutu de nouvelles larmes de Paulson.

Je suis curieux de voir ce que la série développera la semaine prochaine, maintenant que l’on sait que le mari gay sait que Kai est responsable des meurtres. Pas sûr qu’il digère bien la disparition de sa femme.

05Épisode 5 – Holes – 12/20
It’s a cult Ally and everyone’s on it

Ah ce titre d’épisode promet de s’attarder sur une nouvelle phobie d’Ally et de nous pondre un nouvel épisode de Paulson Crying Story. Je n’étais par conséquent pas super motivé par son visionnage, et c’est pourquoi j’ai retardé le moment où je regarderai l’épisode. Pour ça et parce que je ne me voyais pas le regarder dans le bus, j’avoue, c’est trop tendancieux, en général.

L’épisode débute par une Beverly se faisant remonter les bretelles par son boss n’appréciant pas trop les appels au sensationnalisme fait sur son antenne.

Maintenant que Kai a été révélé comme le gourou du Culte annoncé par le titre, la série se permet des scènes où nous le voyons diriger son groupe pour accéder au pouvoir. C’est beaucoup plus intéressant que ce que nous avions jusque-là cette saison et nous le voyons fonctionner logiquement : il décide ainsi de tuer Bob. La vraie révélation, néanmoins, c’est qu’Ivy fait partie du groupe – ce qui était suggéré par ses actions avec Winter.

C’est tellement ridicule. Ivy milite donc désormais dans une secte prônant l’exact opposé de ses valeurs et torturant psychologiquement sa femme. Nous sommes censés gober ça comme si de rien n’était. C’est ce que j’appelle un foutage de gueule en bonne et due forme.

Comme prévu, Ally est ensuite en larmes chez son psy à cause d’un cauchemar où elle se faisait des trous dans la peau. Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’était dégueulasse mais pas autant que le départ d’Ivy, savamment organisé pour la laisser dans la merde.

Le temps est passé depuis la rupture entre elles, Oz étant désormais gardé par Ivy et Ally ne le voyant plus que sous surveillance judiciaire. Tout va trop vite, même si on admet qu’Ivy avait préparé son coup.

La secte nous propose ensuite une de ces scènes les plus dégueulasses : une nouvelle attaque de clowns vire au cauchemar avec le meurtre de Bob. Celui-ci torturait déjà quelqu’un dans son grenier, mais il a droit à un meurtre à la César, coups de couteau sur coups de couteau. Bien évidemment, c’est Beverly qui l’achève d’un bon coup de hache final dans le crâne.

Plus tard, Ally espionne son voisin pour découvrir qu’il ramène le corps de sa femme à la maison. Celle-ci est encore en vie, jetée dans un trou dans le sol. Cela terrifie Ally, pour changer, mais pas autant que la révélation qu’elle lui fait : celle de l’existence de la secte et de ses membres, surtout Ivy et Winter. De toute façon, qui écoutera les délires de cette paranoïaque d’Ally ?

Kai ne sait décidément pas garder un grand nombre de fidèles dans ses rangs, puisqu’il décide ensuite de tuer RJ, le caméraman, parce que celui-ci manque de fidélité au groupe. Bien sûr oui, c’est logique. La série se débarrasse ainsi du membre du groupe que nous connaissons le moins. C’est l’occasion d’une scène bien gore, puisque le meurtre se fait au pistolet à clous et que chacun dans la secte prend son tour pour lui enfoncer un clou dans le crâne, à commencer par Ivy dont on essaie de nous servir l’humanité et l’innocence.

Ce n’est pas comme si ça pouvait encore prendre après ce début d’épisode et de saison où nous savons ce dont elle est capable. En même temps, la série tente désespérément de nous proposer une logique pour ses personnages irrationnels : il nous manquait encore l’origine du culte et le rapport du psy à tout ça.

Trois ans plus tôt, les parents de Kai se sont entretués : son père paraplégique a poussé sa mère à un tel état d’énervement qu’elle l’a tué avant de se suicider. Kai a alors appelé son grand-frère. Il n’en fallait pas plus pour comprendre immédiatement que c’était le psy : c’est lui qui a décidé de ne pas avouer la mort de ses parents pour continuer à recevoir les aides au handicap et ne pas avoir à payer l’enterrement, ni avoir à se justifier devant ses clients. Plutôt que de les enterrer, ils ont donc décidé de laisser dans leur lit les parents, pour qu’ils se décomposent.

Pendant trois ans.

Sans que personne ne suspecte rien.

Sans que l’odeur ne devienne intenable dans toute la maison.

Pendant trois ans.

OK, merci.

American Horror Story n’a jamais été la série plus crédible qui soit, mais là, j’ai l’impression qu’ils atteignent un nouveau niveau. Nous connaissons désormais les visages derrière les masques de clowns et nous avons même droit à un flashback sur les morts dans les cercueils. J’ai encore plus de mal avec cette saison maintenant que toutes ces révélations sont faites, car je ne vois juste pas comment il est possible que ces personnages en arrivent à de telles extrémités. C’était borderline depuis le début, c’est sûr, mais là…

Quant à l’horreur, ce manque de réalisme fait qu’elle prend moins qu’avant, se transformant en gore excessif plutôt qu’en terreur insidieuse comme en début de saison. Plus on avance, moins j’accroche, et je me demande si je vais tenir jusqu’au bout. L’ambiance pesante, la musique, les bons acteurs sont des points positifs qui permettent à la série de maintenir sa moyenne, mais cette saison est franchement décevante tant elle part en vrille.

06.jpgÉpisode 6 – Mid-Western Assassin – 12/20
This is insane. I’m not insane. This is insane.

De retour dans la vie pas crédible de ces américains pas comme les autres, nous découvrons dès l’ouverture une Ally ayant tiré sur Kai dans ce qui ressemble fort à un attentat ayant également traumatisé Ivy. Forcément.

L’épisode nous sert cependant la structure classique de l’épisode qui commence par le milieu pour mieux revenir au début  lorsqu’Ally découvre que sa femme fait partie d’une secte grâce à la voisine. Forcément. Alors qu’elle s’enferme chez elle, son psy l’appelle pour prendre des nouvelles, lui conseillant de rester chez elle.

Comme c’est la chose parfaitement rationnelle à faire, c’est exactement ce qu’elle ne fait pas, préférant s’infiltrer chez son voisin trop occupé à coucher avec le flic pour réagir assez vite face à cette incruste. Ally parvient à libérer la voisine et à s’enfuir avec, malgré une scène où elles sont à deux doigts de se faire prendre.

Arrivées au restaurant, les deux ont une longue conversation explicative où Ally découvre toute la vérité sur la saison et la secte, comme nous il y a deux semaines. C’est intéressant, mais comme l’on sait que cette mi-saison se dirige vers un attentat, ça prend moins.

Un flashback nous montre la voisine, Meadow, tomber amoureuse de Kai à son tour, dès 2016. Tout fonctionne très bien pour la secte… jusqu’à l’arrivée d’Ivy, que Kai drague de la même manière qu’il a séduit Meadow (je suis tellement heureux d’avoir enfin capté son nom que je vais l’utiliser en boucle dans toute la critique). C’en est trop pour Meadow (vous voyez ?) qui décide donc de se barrer – moment où son mari (Harry !), le flic et Kai décident de s’en débarrasser. Ce fut vite expédié comme flashback, mais nous n’avions pas besoin de plus pour qu’Ally soit convaincue que c’est une bonne idée de tuer Kai.

Le problème ? On ne comprend absolument pas pourquoi elle abandonne l’idée de la police ou du FBI lorsque Meadow lui assure que personne ne les écoutera. Il n’y a absolument aucune raison que ce soit le cas, et on en revient toujours au gros problème de logique interne de cette saison. Elle a beau déstructurer le tout au maximum pour qu’on ne voit pas les énormités de ce genre, il est difficile de passer à côté.

L’avantage d’avoir une chronologie éclatée est au moins qu’on ne voit pas le temps passer dans une saison qui serait autrement mauvaise et qui réussit ainsi à rester médiocre. Une scène voit ainsi Kai découvrir une nouvelle adversaire dans sa quête de pouvoir en avril 2017, quand en novembre 2016, Ivy flippe d’être arrêtée par les flics après avoir vu le manchot voter (elle comprend ainsi qu’il s’est coupé le bras à cause d’elle).

C’est là que Winter lui présente Kai et que celui-ci, avec un bon chantage, réussit à lui faire passer le serment du petit doigt. Cela nous permet d’apprendre que depuis la naissance d’Oz, Ivy déteste Ally par jalousie de n’avoir pu le porter. Dans le genre totalement tiré par les cheveux comme raison pour justifier qu’elle devienne, à terme, une meurtrière, je crois qu’ils auraient eu du mal à trouver plus incohérent. La petite haine de tous les jours, pourquoi pas, mais de là à virer meurtrière dans une secte à l’encontre de tout ce en quoi elle croit… Ce n’est toujours pas ça.

De son côté, le problème d’Ally est qu’elle fait toujours confiance à son psy. Elle lui confie Meadow et se précipite chez la femme s’étant opposé à Kai pour l’élection, Sally. Tout se passe bien pour Ally qui trouve enfin une alliée… mais le gang des clowns débarque et la tue, faisant passer son meurtre pour un suicide grâce à son profil Facebook. Oui, bien sûr. Il n’y a absolument aucun suspens dans cette scène puisque nous savions de toute façon qu’Ally allait survivre. Quant au destin de Sally, je n’ai pas donné cher de sa peau au moment où elle s’est opposée à Kai, de toute manière.

Ally parvient de manière parfaitement improbable à s’en tirer car c’est Ivy qui la retrouve, mais lorsqu’elle retourne chez le psy, elle découvre que Meadow a disparu, forcément. Il nous affirme que Meadow est partie de son plein gré, mais il y a de forte chance qu’il s’est simplement contenté de la tuer.

Tout ceci nous mène au discours de Kai vu en début d’épisode avec le twist que ce n’est pas Ally qui tire, mais Meadow. Elle est tellement mauvaise qu’elle tire dans la jambe de Kai. Quand Ally parvient enfin à l’arrêter dans sa folie meurtrière – tuant au hasard des gens dans la foule, Meadow choisit le suicide, ce qui laisse sa nouvelle pote avec le flingue en main pour l’arrivée des flics.

La fin de l’épisode nous révèle que depuis le début de l’épisode, Meadow était manipulée par Kai. Celui-ci a en effet couché avec elle et demandé qu’elle lui tire dessus après avoir tout révélé à Ally, que personne ne croira de toute façon. C’est un plan joliment calculé et peut-être l’une des rares choses à peu près crédible de la saison, même si je vois mal pourquoi Meadow accepte de se suicider.

Je veux dire… Qu’elle soit amoureuse de Kai et heureuse qu’il couche avec elle, pourquoi pas, mais deux minutes plus tôt (non pas dans la série, mais dans la chronologie de l’histoire), elle voulait tout quitter parce qu’il ne l’aimait pas. Alors, même en admettant qu’il regagne son amour en couchant avec (c’est déjà pas des masses convaincants), en quoi le fait qu’il lui suggère de se suicider est-il une preuve d’amour ? Au contraire, il se débarrasse d’elle. Franchement, je ne suis une fois de plus pas vraiment convaincu par la psychologie derrière le personnage et la série n’a pas réussi à me foutre la frousse.

Je reste frustré par le potentiel et les idées derrière la saison, parce qu’ils ne parviennent pas à en faire quelque chose de réussi et, comme la semaine dernière, je ne comprends pas comment ils peuvent penser que c’est une bonne histoire. Heureusement que le casting tient la route et que la réalisation n’est pas trop mauvaise, sinon, il ne resterait pas grand-chose à la série.

07Épisode 7 – Valerie Solanas Died for Your Sins : Scumbag – 09/20
History may change but herstory always repeat itself.

C’est parti pour un rattrapage d’Halloween largement nécessaire avant d’avoir un troisième épisode de retard. La saison m’a déçu, mais l’ambiance est là, je suis dans le noir, avec quelques têtes brûlées et une déco quelque peu flippante : tous les ingrédients d’Halloween sont là. Bon, le choix d’American Horror Story n’est pas forcément le meilleur, mais ils ont généralement quelques jumpscares qui peuvent faire l’affaire, et il faut bien que j’avance mes critiques en commençant quelque part.

Cet épisode commence par un long flashback en 1968 et je dois dis dire que ça ne me passionne pas du tout. Il y est question d’Andy Warhol qui se fait tirer dessus par Valerie Solanas, ce qui n’a absolument aucun rapport avec la saison en cours. Bref, du grand AHS.

Dans le présent, nous retrouvons Kai en grande forme après la fusillade qui ne l’a pas empêché de gagner l’élection.

De son côté, la journaliste dont j’ai oublié le nom en deux semaines de non-visionnage (Beverly, donc) est contactée par une Mistérieuse vieille (ce n’est pas une faute de frappe, mais un jeu de mots, faut suivre). Le doute commence à s’installer en Beverly, qui constate en plus l’arrivée de nombreux volontaires masculins auprès de Kai, ce qui n’est pas bien rassurant tout de même.

Par conséquent, elle accepte d’entrer plus sérieusement en contact avec la vieille, Bebe Babbit (ça ne s’invente pas). Celle-ci est l’ancienne amante de Valerie Solanas et entre aussi en contact avec Ivy et Winter. Elle nous raconte l’histoire de Valerie, le flashback permettant à Murphy de se faire plaisir sur le casting.

Le flashback nous montre donc un groupe de féministes extrémistes voulant tuer tous les hommes qui ne sont pas dans leur groupe, s’appelant… SCUM. Ben oui, bien sûr. J’imagine que l’idée est de passer d’une secte à l’autre assez facilement. Non contente de tuer les hommes, elles se mettent ensuite à tuer des couples… Oui, Bebe s’accuse ainsi d’être le Zodiac. Je ne pensais pas que la saison pouvait plus partir en vrille que ça, mais c’est pourtant le cas avec cet épisode totalement tiré par les cheveux qui voit l’un des gays s’approprier le travail des femmes de Scum qui décident donc de le poignarder et le dépecer.

Cela permet au moins une scène sympathique. Comme tout le reste de la saison, je suis dépité par cette intrigue qui tourne en ridicule une cause importante qui mériterait un meilleur traitement que ça (ici un féminisme caricaturé en un truc extrémiste improbable et sans la moindre crédibilité en tant que secte).

Après tout ça, Winter discute avec son frère dans la chambre de leurs parents, et c’est plein de sous-entendu selon lesquels Kai se méfie de sa sœur et des femmes en général. Finalement, il la laisse partir et il n’aurait pas dû.

En effet, il envoie simplement Harrison se faire tuer par les nanas de sa propre secte, sans même le savoir… en théorie. En fait, la fin d’épisode nous révèle que Bebe est de mèche avec Kai, donc on tourne en rond et les femmes se sont juste faits manipuler pour intégrer une nouvelle secte dont le gourou est le même. La vengeance pour Meadow qu’elles souhaitaient accomplir en tuant Harrison tombe quelque peu à l’eau.

Pendant ce temps, Ally est toujours sous contrôle de la police, et on ne la voit donc pas. C’est un épisode pendant lequel je me suis surtout ennuyé je dois dire, mais ça m’a permis de faire tout un tas de snaps ridicules pour Halloween : j’ai la langue bleue à manger des têtes brûlées. J’enchaîne avec l’épisode suivant : malgré l’ennui, j’ai aimé la toute fin de l’épisode, tout n’est pas perdu j’imagine.

08Épisode 8 – Winter of Our Discontent – 14/20
Your sister is screwing my wife!

L’épisode reprend sur le même thème musical que la fin du 7, cela s’enchaîne plutôt bien. Le psy, Vincent, vient voir son frère Kai pour boire un verre avec et affirmer qu’il est de son côté car il trouve génial le travail qu’il fait… Mais oui, bien sûr. Cela lui permet de se faire embaucher par Kai.

Au restaurant, Ivy et Winter servent l’armée de SS de Kai, désormais officiellement une milice. Ainsi donc, les femmes de la secte sont traitées comme des merdes devant restant en cuisine, y compris Beverly qui semble ainsi avoir oublié son job. Mais qu’est-ce que c’est que cette saison sérieusement ?

La bonne nouvelle est que cet épisode est celui d’Halloween, qui dans AHS est généralement gage d’un épisode un peu plus réussi que les autres du côté de l’horreur. Ainsi donc, pour cet épisode, on repart une fois de plus en arrière, dans un flashback sur la relation Kai/Winter.

Ces deux-là s’amusaient donc à troller internet et le Dark Web quand ils se sont fait invités dans un escape game pas comme les autres où la maison hantée dont ils veulent sortir est pleine de gens torturés et filmés, laissés pour morts dans presque toutes les pièces. Winter veut se casser de là au plus vite, mais Kai joue soudainement les héros et libère les martyrs.

Il envoie Winter chercher de l’aide, mais celle-ci est arrêtée en cours de route par le malade qui les a invités là, le pasteur Charles. Comme elle n’a pas pu appeler les flics, il est facile pour Kai de faire vengeance solo et justice soi-même. Hop, il tue le pasteur Charles devant ses quelques victimes innocentes et survivant.

Ainsi donc, de retour dans le présent, nous voyons Winter réussir à convaincre les filles de ne pas se rebeller tout de suite contre Kai, et c’est facilité par le fait qu’elle est désormais en couple avec Ivy. L’idée est que Kai est un gars bien parce qu’il a sauvé des gens le méritant. Mouais. Au moins, cette histoire de maison hantée était plus réussie qu’une grosse partie de la saison.

Winter se retrouve ensuite en serment du petit doigt avec son frère, au cours duquel il tente de la convaincre d’avoir un bébé avec Samuels (le flic), lors d’un plan à trois au cours duquel il le sodomisera pour « être le père ». Mais oui, mais bien sûr.

Winter accepte un plan ce drôle de plan à trois à la limite du viol, autant pour elle que pour son violeur d’ailleurs. Une fois en place, toutefois, elle se rebelle contre l’autorité de son frère, ce qui promet un bon rebondissement pour la fin d’épisode, je pense.

Le lendemain, Winter est donc punie par son frère et doit remettre les déchets en place, parce qu’il ne croit pas au réchauffement climatique, un truc à la mode avec Trump. C’est Samuels qui surveille cette punition et prend le temps de lui raconter sa rencontre avec Kai.

Hop, un nouveau flashback nous apprend que Samuels a toujours été corrompu, puisqu’il s’est servi du trafic de drogue de Kai pour s’enrichir. Le problème, c’est que Winter le provoque ensuite en lui affirmant qu’il est gay alors que Kai l’a convaincu que ce n’était pas le cas. Pour lui prouver qu’il n’est pas gay, Samuels décide alors de la violer, ce qu’elle n’apprécie pas trop. Re-hop, Winter tue donc Samuels. Après Meadow et Harrison, on va dire que les rangs de la secte se réduisent grandement quand même.

Pendant ce temps, Ally redébarque chez elle trois semaines après l’attentat. Elle y retrouve son psy forcé de reconnaître qu’elle est saine d’esprit, contrairement à son frère. Hop, Ally découvre toute la vérité et elle pète un câble, ce qui est toujours aussi drôle à voir, comme c’est à peu près 90% du temps d’écran de Sarah Paulson cette saison.

Elle décide alors de cuisiner pour Kai, l’invitant pour discuter avec lui. C’est tout à fait logique d’appeler le gourou d’une secte de meurtriers et de l’inviter chez soi. Son but est de retrouver son fils, surtout qu’elle n’a désormais plus peur de rien, soit disant. Cela fait du bien de la sentir plus en confiance la Paulson, car ça devenait insupportable. Le problème, c’est qu’elle trahit son psy en le vendant à Kai pour récupérer son fils.

Kai décide donc de se venger de Vince, mais aussi de Beverly dont il a découvert la trahison, d’une manière ou d’une autre. Avec Vince, il propose un serment de petit doigt pour tout lui pardonner… du moins en théorie. En pratique, Kai lui coupe le petit doigt, puis le tue, sous les yeux d’une Winter dépitée.

C’est ensuite au tour de Beverly d’y passer, parce que Winter l’a accusée du meurtre de Samuels. Bon, il ne tue pas Beverly tout de suite tout de même, car il veut la voir souffrir. C’est donc le moment de terminer l’épisode sur un bien mauvais cliffhanger : Ally a en effet rejoint la secte à son tour.

Je suis mitigé car l’épisode était bon niveau ambiance et scènes d’horreur, mais totalement pourri côté écriture, ne parvenant pas à s’en sortir de la glu dans laquelle est empêtrée la saison depuis quelques temps. C’est dommage, mais au moins, le niveau remonte.

En tout cas, le meilleur moment de chaque épisode est définitivement… le générique. C’est gênant.

09Épisode 9 – Drink the Kool-Aid – 15/20
Wait, are we a cult? I thought we were a political movement?

C’est parti pour un épisode littéralement diffuse la nuit d’Halloween cette fois, mais nous repartons bien loin de cette préoccupation avec un cours d’histoire sur les grosses sectes des États-Unis. Au point où nous en sommes, je ne peux pas me dire surpris par ce documentaire. C’est toujours intéressant, et puis, ce n’est pas bien compliqué pour les scénaristes qui n’ont qu’à faire lire Wikipedia à Evan Peters. Cela fonctionne bien et ça nous révèle clairement vers quoi la saison risque de se diriger : un suicide collectif, comme pour chacune de ces sectes. Ce serait jouissif à ce stade de n’importe quoi.

Bref, Kai raconte son histoire à son groupe de SS beaux gosses mais complétement écervelés sortis de nulle part dans l’épisode précédent, pour préparer le terrain à l’épisode qui commence à la mairie pour Kai.

Maintenant qu’elle a rejoint la secte, Ally se sent toute pleine de pouvoir et demande des explications à Ivy. Celle-ci semble toute ratatinée face à sa femme et explique qu’elle voulait simplement quelqu’un capable de lui retirer le contrôle dont elle ne voulait plus. Je ne vois toujours pas comment Ivy a pu se laisser embarquer dans cette secte, ce qui est dommage puisqu’on est censé avoir eu l’explication.

Ally avoue donc avoir rejoint la secte pour retrouver Oz et aider Ivy à s’en barrer. Oh, bien sûr, Ally n’a plus aucune phobie ; un changement radical aidé par une fusillade. J’ai comme un doute sur la véracité de cette possibilité, mais bon. Winter ramène Oz aux filles et leur confie son envie de quitter la secte, mais il est déjà trop tard. Les hommes de Kai viennent les chercher pour les amener à une nouvelle réunion où Kai veut suicider tout le monde pour obtenir plus de pouvoir en se libérant de son corps.

Oui, bien sûr. Cela sent bon l’arnaque dès le départ, surtout que c’est l’épisode 9 et qu’il y en a 11. L’un des hommes refuse de le faire et se fait tranquillement fusiller pour ça ; ce qui est con parce qu’effectivement, quand Beverly accepte le suicide et est suivi par tout le monde, Kai révèle que personne n’est empoisonné. Pas de surprise, donc, mais une scène plus réussie.

Le lendemain, Ivy et Ally continuent leur plan de s’enfuir, mais sans Winter cette fois. C’est complétement con comme idée car Winter récupère Oz à l’école avant le couple et le ramène auprès de Kai. Ce dernier lui fait un speech sur la nécessité d’avoir un homme et une figure paternelle dans sa vie ; citant Tolstoi au passage. Ils se lancent dans un serment de petit doigt où il lui révèle qu’il est son père.

À nouveau, au point où nous en sommes, plus rien ne peut me surprendre même cette intrigue sans aucun sens où Kai serait donc devenu papa après don de sperme lorsqu’il était adolescent. Et bien sûr, il sait ce que sont devenus l’ensemble de ses enfants.

Les filles sont forcées de laisser Oz derrière elles à la secte, surtout parce qu’Ivy demande à Ally de se barrer. Du coup, quand Ally prépare le repas pour sa femme, il est à peu près évident que l’on va finalement avoir droit à un peu de poison. Cela ne rate pas : Ally ne mange pas, ne boit pas, mais regarde bien Ivy le faire à plusieurs reprises. La série nous fait attendre, mais il est évident que la blonde ne passera pas l’épisode.

Le repas est comme prévu empoissonné à l’arsenic, Ivy meurt donc alors qu’elle était sûre qu’Ally n’oserait jamais s’en prendre à elle. La scène est tout bonnement excellente, surtout parce qu’elle est bien jouée. Du côté de l’écriture, on la voit venir à des kilomètres, dès qu’Ally verse la sauce dans les pates. Elle tue donc la deuxième mère de son fils, un sort qu’elle mérite quelque peu après toute cette merde dans laquelle elle les a foutus.

Pendant ce temps, à la secte, Oz contredit Kai grâce à une recherche Wikipédia et il se fait punir en étant mis au trou. Le lendemain, Ally invite Kai à manger chez elle, mais elle s’arrange avant tout pour vérifier qu’il n’est pas le père d’Oz. Elle lui sert donc à manger en lui prouvant qu’il est bien le père d’Oz avec un faux dossier médical. C’est un plan assez évident qui lui permet de gagner toute la confiance de Kai. Ils amènent alors Ivy dans la chambre des parents de Kai et Ally feint d’être heureuse avec Kai pour s’assurer qu’aucun mal ne soit fait à Oz.

Côté technique, je dois me reconnaître bluffé par les effets spéciaux, le maquillage et les différents rôles interprétés par Evan Peters. Côté écriture, tout ceci était extrêmement prévisible mais bien meilleur que les derniers épisodes diffusés. Je ne suis toujours pas convaincu par l’idée de la saison en général, principalement parce que la secte n’a aucune crédibilité en tant que telle – ils tombent tous comme des mouches dedans alors qu’elle est loin de leur proposer du sucre. Toutefois, cet épisode continue de remonter la pente en s’éloignant des origines de la secte pour nous proposer autre chose. Je n’ai jamais été trop fan des multiples sous-intrigues perdant la cohérence générale d’une saison, mais ici, c’est bénéfique puisque ça permet de prendre de la hauteur et de se sortir de ce qui ne fonctionnait pas du tout (la politique, l’origine de la secte) pour entrer dans l’intime d’un personnage.

Et puis, Sarah Paulson gère bien son jeu malgré ce rôle franchement peu convaincant dans l’ensemble. Il ne reste plus que deux épisodes pour conclure cette saison. J’imagine qu’il faudra bien en terminer avec Bebe qui a disparu depuis deux épisodes avant qu’Ally et Oz ne parviennent (ou pas ?) à échapper à l’influence incompréhensible de Kai.

10Épisode 10 – Charles (Manson) in Charge – 10/20
If Trump wins, you can fuck all three of us

Allez, c’est parti, je me termine cette saison ce matin maintenant qu’elle est enfin terminée. J’aurais eu du mal avec cette saison jusqu’au bout, et ce n’est pas la première scène de cet épisode qui va m’aider en repartant sur un débat politique caricatural finissant sur Kai frappant une des amies de Winter. À cause de cela, il se retrouve en thérapie avec… Bebe. Bien évidemment.

C’est donc elle qui nous détraque encore plus et sans aucun problème, parvenant à le convaincre qu’il est une sorte de messie capable de provoquer la rage féminine qui sauvera le monde. Je regrette le temps où je rattrapais la série le soir en buvant du rhum avec ma meilleure amie, parce que là, il en faudrait une petite dose pour supporter tout ça (avec modération, bien sûr).

Dans le présent, Kai poursuit son programme politique en public, ce qui ne plaît pas à tout le monde et mène à quelques manifestations, mais on tourne en rond. Forcément, l’image publique que lui donnent les médias après tout ça n’est pas excellente et ça l’énerve encore plus, comme s’il n’était pas déjà une caricature de haine depuis le début.

Il raconte donc l’histoire de Charles Manson, ce qui est une fois de plus l’occasion d’une parenthèse longue inspirée de faits réels. Merci pour le Bingo Séries. Bon, la série se fait plaisir cette année en racontant ces vraies histoires d’horreur américaines, mais je trouve que c’est trop détaché du reste de l’intrigue pour être vraiment prenant comme intrigue d’horreur.

Kai s’en sert uniquement pour motiver les troupes, alors que c’est l’effet inverse que ça devrait avoir. Bon, dans tout ça, Winter et Ally doivent quant à elles se débarrasser des preuves des meurtres, ce qui est juste l’occasion de les faire parler d’Ivy et de sa mystérieuse disparition, Ally montrant qu’elle en veut encore à Winter.

S’en suit une scène où Gary se fait tuer par Kai et le reste de la secte pour aider la perspective que les médias donnent du mouvement : Kai et Beverly accusent leurs adversaires politiques d’avoir provoqué ce meurtre. Bien sûr, Beverly ne va plus si bien que ça après tout ce qu’elle a vécu, et c’est l’un des rares personnages auquel j’accroche encore un peu, même si ce n’est pas gagné.

Beverly est complétement détruite par la secte, mais quand Winter lui propose de s’enfuir, tout ce qu’elle voit est un plan de Kai pour la tester. Je la comprends, mais c’est dommage pour elle.

Pendant ce temps, Kai craint d’être sur écoute et s’en confie à Ally qui trouve effectivement un micro. Elle arrive à ne pas se faire accuser d’être la taupe en se débarrassant de Bebe d’une bonne balle dans la tronche, alors que celle-ci était en train d’accuser Kai d’être… ma foi, un homme.

Cela le mène à se faire raser les cheveux, enfin. Je n’en pouvais plus de son look cheveux bleus, mais le crâne rasé ne lui va pas. Il demande ensuite à Winter de le raser, mais elle n’en profite pas pour l’égorger comme il la prend par surprise en lui révélant qu’il sait qu’elle veut le blesser. Cela se termine par un Kai qui tue sa sœur devant tout le monde : manipulé par Ally, il la croit responsable de la présence du micro et veut qu’elle avoue avoir trahi son frère. Bien sûr, elle ne l’a pas trahi, ou en tout cas pas comme ça, donc elle meure bêtement. Je suis triste pour Winter, s’il y en a bien une que j’aurais aimé voir survivre, c’est elle. Qu’ils meurent tous maintenant.

J’y laisse la moyenne parce que le casting est bon, que les scènes gores sont réussies et que j’ai encore quelques surprises en chemin (notamment le meurtre effectué par Ally dans cet épisode ou le bruitage excessif du rasoir), mais c’est bien tout : la crédibilité n’est plus là depuis longtemps et je m’ennuie pas mal devant les épisodes qui semblent juste vouloir être les plus complètement perchés possible.

11Épisode 11 – Great Again – 14/20
There is something more dangerous in this world that a humiliated man : a nasty woman.

La critique politique touche à sa fin avec un titre d’épisode se moquant et détournant le slogan de Trump, c’est facile, mais ça fonctionne à peu près.

C’est en 2018 que commence cet épisode : cette fois, Kai est dans une prison fédérale de haute sécurité. En tout cas, c’est ce qu’on veut nous faire croire, mais bien sûr, il a déjà manipulé une des gardiennes pour avoir la tranquilité pour lui. On veut donc nous faire croire qu’une fois arrêté, Kai a encore de l’influence et peut manipuler absolument tout le monde, tout en continuant d’avoir des visions de lui-même en Charles Manson. Et il a assez d’influence pour que même les plus gros caïds acceptent de mourir pour lui et que les nouveaux se précipitent dans ses jupons pour avoir une protection efficace.

Onze mois plus tôt, Kai organise une grosse nuit qu’on nous a teasée dans l’épisode précédent : il demande à ses hommes d’aller tuer une centaine de femmes enceintes pour définitivement provoquer la rage des femmes qui les mènera soi-disant au pouvoir.

Avant d’en arriver là, il faut encore s’attarder aux doutes de Beverly manipulée par Ally pour rester en vie. Très vite, il est évident qu’Ally continue d’avoir le pouvoir et de mener les choses comme elle veut : c’est elle qui découvre que Speedwagon bosse pour la police, ce qui est un risque pour son plan. Elle le tue, puis le dénonce à Kai, prouvant au passage que Winter ne l’avait jamais trahi.

Le but est évident : elle veut faire souffrir Kai autant que possible et elle y parvient, surtout qu’elle travaille avec le FBI depuis un moment. Ainsi, toute la secte se fait arrêter avant de passer à l’action et de tuer les femmes enceintes. Simple et efficace.

De retour en 2018, Ally a récupéré le restaurant et est une star pour avoir échappé à la secte. Mais bien sûr. Elle reçoit la visite de Beverly qui s’en est tirée sans problème grâce aux mensonges d’Ally affirmant qu’elle ne l’a jamais vue commettre de crimes. Bon, ce n’est pas comme si elle avait tué un homme de Kai devant les autorités, vous me direz. Cela assure son statut de victime.

Ally continue son très bon jeu de poker et manipule Beverly pour la convaincre qu’elle n’est pas responsable du meurtre d’Ivy, que Kai refuse de prendre pour lui, contrairement à tous les autres meurtres. Voyant que sa manipulation fonctionne sur Beverly, Ally l’invite à l’anniversaire d’Oz qui réapparaît sorti de nulle part pour cette fin de saison. Pourquoi pas après tout.

Lors de l’anniversaire, elle reçoit un appel de Kai menaçant de la tuer. C’est à ce moment-là que j’ai compris que la série se dirigeait vers une dernière confrontation entre les deux, parce que je me demandais vraiment ce qu’ils voulaient faire au départ. Après ces menaces de mort, Ally décide finalement de prendre la parole publiquement et de se présenter aux élections pour le Sénat, afin d’avoir le siège que Kai visait.

Il y en a un qui rage depuis sa prison, et si en pratique, il ne peut pas y faire grand-chose, ce n’est pas le cas dans la série. Il réussit à convaincre un autre prisonnier de se faire les mêmes tatouages que lui (putain, point totalement inattendu du Bingo merci) de manière à le tuer et se faire passer pour mort, ce qui simplifie son évasion grâce à la gardienne qu’il a dans sa poche, Gloria. Bienvenue dans une prison de haute sécurité.

Le voilà donc qui confronte sans mal Ally au beau milieu d’une conférence de presse. À la réaction pas du tout surprise d’Ally, j’ai tout de suite vu venir le rebondissement final : Gloria travaille en fait pour Ally, qui a lancé sa propre secte. Tout ça pour ça ? Non. Tout ça pour un énorme fou rire lorsqu’Ally et Beverly reprennent le pouvoir sur Kai. Si c’est censé être un message féministe, c’est totalement foiré, je trouve : plutôt que d’avoir le pouvoir, elles ont simplement la même folie que Kai. Ally est ainsi à la tête d’une nouvelle secte, qui en plus a réussi là où Kai a raté.

Le message d’espoir que voulait apporter Murphy vis-à-vis de la politique est donc un échec et/ou un non-sens total : pour battre Trump aux prochaines élections, il faudra être plus taré que lui et manipuler encore mieux le public. Merci. Et puis, excusez-moi, mais je ne vois pas pourquoi les gens iraient voter pour Ally après le meurtre de Kai en direct. On est dans une sorte de pseudo-féminisme agressif visant un matriarcat tout-puissant.

Le contraire du féminisme, donc, et une nouvelle forme d’Enfer. Si même le message politique de la saison finit par être caduque, je ne peux pas en sauver grand-chose. Au moins, le divertissement était là dans l’épisode, je n’ai pas vu venir tous les rebondissements et surtout, surtout, c’en est fini de cette saison qui s’est perdue en chemin.

12

EN BREF – Beaucoup de potentiel et de promesses totalement gâchés dans cette saison qui aurait pu être excellente, mais s’est donc perdue en route pour digresser dans une sorte de cours sur les sectes américaines. Une grande partie de la saison s’est avérée prévisible, ce qui est dérangeant mais pourrait encore passer, mais le pire est qu’elle n’a aucune crédibilité. À aucun moment, cette secte ne m’a parue pouvoir se mettre vraiment en place dans le monde d’aujourd’hui – à part peut-être dans le tout premier épisode qui jouait très bien sur une peur insidieuse.

J’aurais préféré qu’ils en restent à ce genre de peur ou qu’ils proposent une vraie origine crédible à la secte : là on aurait été à fond les ballons dans une « American Horror Story ». À la place, j’ai eu l’impression de voir une mauvaise parodie de l’actualité et un message politique clairement affiché qui s’est ridiculisé (surtout sur sa fin).

Alors oui, il y avait comme toujours de bons moments dans la saison, mais non, je ne pense pas que j’aurais un jour envie de la revoir. À l’inverse, je vais plutôt vite l’oublier pour ne pas me rendre compte que, finalement, il n’aura jamais été expliqué d’où sortaient les costumes de clowns (pourquoi des clowns, en fait ?), pourquoi ils n’apparaissaient pas sur les caméras de l’épicerie du premier épisode ou d’où venaient les espèces de nazis recrutés par Kai du jour au lendemain. En onze épisodes, il y aurait largement eu le temps d’aborder tout ça, mais non, il était apparemment plus intéressant de faire des flashbacks pseudo-terrifiants et n’ayant qu’un rapport trop lointain avec la série.

Oui, les défauts que je reproche habituellement à American Horror Story donc. Dommage, la saison 6 s’en était guérie.