Le planning séries de septembre

Salut les sériephiles !

En mai dernier, j’ai eu la belle idée de vous proposer un aperçu de mon planning série pour le mois de septembre. Il est maintenant temps de revenir dessus, parce que c’est la rentrée et parce qu’il a déjà beaucoup évolué : déjà, la moitié des séries que je comptais voir ne sont pas diffusées en septembre et ensuite, il y a eu des changements de cases horaires. Bref, faisons le tour de cette rentrée, avec les dates exactes de reprise cette fois (en J+1, comme toujours sur le blog).

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Lundi

Strike (S01) – Je suis tombé totalement amoureux de l’adaptation de The Cuckoo’s Calling et je ne vois pas pourquoi ça changerait avec celle de The Silkworm. En cours de diffusion.

Fear the Walking Dead (S03B) – Je suis impatient de continuer cette saison qui a très bien commencé malgré quelques épisodes un peu plus lents. Le tout début et le milieu étaient excellents et il n’y a pas de raisons que ça change ! Reprise le 11 septembre.

The Orville (S01) – En voilà une qui a changé de case horaire par rapport à ce qui était annoncé ! Parodie de Star Trek que je connais mal, elle m’attire uniquement pour son casting. Débute le 11 septembre.

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Mardi

Preacher (S02) – Il n’en reste plus que deux épisodes, mais je suis curieux de voir comment va s’achever cette saison très inégale dont je reparlerai très vite sur le blog. En cours de diffusion.

Midnight, Texas (S01) – Après la mi-saison voyant la conclusion surprise et expéditive d’un premier fil rouge que je pensais voir tenir toute la saison, il reste une menace apocalyptique à gérer pour ce mois de septembre. Et c’est tant mieux. En cours de diffusion.

The Brave (S01) – Comme je le disais en mai, je ne regarde jamais de séries militaires d’habitude. C’est toutefois une tendance de la rentrée 2017, alors je m’y colle, surtout qu’ils ont casté Simon de Quantico. Débute le 26 septembre.

Me, Myself & I (S01) – Une comédie légère qui alterne les lignes temporelles avec une triple chronologie : un même personnage nous raconte son enfance, son adolescence et sa vieillesse. Le trailer m’a fait rire, ça se tente. Débute le 26 septembre.

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Mercredi

American Horror Story (S07) – Une nouvelle année pour cette anthologie. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre, avec eux j’ai souvent été déçu, mais les dernières années étaient excellentes. Reprise le 6 septembre.

This is us (S02) – Je suis pressé de retrouver la famille qui a fait verser tant de larmes à tant de gens l’an dernier. Un bon drama familial. Reprise le 27 septembre.

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Jeudi

Younger (S04) – Les aventures de Liza touchent à leur fin pour cette année, mais cette saison est très solide alors je suis curieux de voir comment elle se terminera. En cours de diffusion.

Suits (S07) – Cette saison est sortie un peu de la routine, je suis pressé de voir les deux épisodes restant dans cette mi-saison. En cours de diffusion.

You’re the Worst (S04) – Jimmy et Gretchen sont enfin de retour et je les attends impatiemment après la fin de saison 3 explosive. Reprise le 7 septembre.

The Good Place (S02) – La série n’a pas arrêté de changer de case horaire et c’est un sacré casse-tête. Reprise le 21 septembre, sur Netflix (les épisodes suivants seront toutefois le vendredi).

Channel Zero (S02) – Deuxième anthologie d’horreur de ce mois de septembre. La saison 1 était inégale. On verra. Reprise le 21 septembre.

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Vendredi

Superstore (S03) – Après l’essai confirmé en saison 2 et une fin de saison renversante, je suis impatient de découvrir la suite des aventures du magasin. Reprise le 29 septembre.

Grey’s Anatomy (S14) – 14 ans, est-ce vraiment utile de la présenter ? Reprise le 29 septembre.

How to Get Away with Murder (S04) – La série finira-t-elle par devenir lassante ? C’est mon pari depuis trois ans et elle a toujours su me surprendre et se réinventer, particulièrement en mi-saison 3. Reprise le 29 septembre.

Club de Cuervos (S03) – Oui, ils reviennent enfin ! Dur de croire que ça ne fait qu’un an depuis l’excellente saison 2. Reprise le 29 septembre également, dispo sur Netflix.

05.pngSamedi

The Inhumans (S01) – Malgré le fiasco critique et les cheveux foirés de Medusa, je suis curieux de découvrir le résultat par moi-même. Débute le 30 septembre.

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Dimanche

Aucune diffusion, mais je vais TENTER de garder le rythme d’une saison du Challenge Séries par semaine. Ce dimanche, ce sera la saison 2 de Chewing-Gum.

 

Oui, le mois d’octobre qui se dessine ensuite est beaucoup trop chargé !

Strike (S01)

Synopsis : Cormoran Strike, un ancien soldat devenu détective privé, embauche une jeune femme, Robin, comme réceptionniste temporaire. Ensemble, ils se retrouvent à enquêter sur la mort d’un top-modèle qui se serait suicidée… mais ce n’est pas l’avis de leur client, le frère de celle-ci.

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Pour commencer, j’attendais impatiemment de voir à l’écran ce que cette série donnerait, car j’ai dévoré le roman dont elle s’inspire. Si le casting n’est pas franchement à la hauteur des personnages tels que je les imagine, je n’en suis pas moins curieux de voir ce que donnera cette adaptation, après le fiasco de la dernière série inspirée d’un livre de Rowling.

Et oui, c’est bien JK Rowling qui est derrière le pseudonyme de Robert Galbraith, auteur du roman à l’origine de cette mini-série. Cette première saison se compose de trois épisodes, mais BBC One envisage apparemment de diffuser la saison 2 de quatre épisodes dans la foulée. Nous verrons bien ce que ça donne.

Sans plus de blabla, voici donc mon avis sur The Cuckoo’s Calling, version BBC.

Mon avis sans spoiler : N’ayant pas relu le livre depuis un moment, je ne savais plus bien à quoi m’attendre. Le premier épisode dure une heure, ce qui n’a rien de surprenant pour une série anglaise. Oui, il y a des lenteurs, mais elles participent d’une esthétique très réussie et qui envoie un paquet d’informations, l’air de rien.

De manière générale, la série va être tout à fait excellente, ce pilot introduisant à merveille les personnages et l’intrigue. Pour tous les lecteurs, il y aura peu de confusions : il y a quelques changements et ajouts pour expliciter à voix haute les descriptions qui nous fournissaient les pensées des personnages, mais on se retrouve autrement parfaitement dans l’ambiance que le roman fournissait. C’est une adaptation réussie, qui nous fait voyager à Londres et nous entraîne très bien dans son enquête.

Cela sera difficile de ne pas être fan si vous aimez le roman, car c’est bien mieux réussi que The Casual Vacancy. Pour ceux qui ne l’ont pas lu, il faudra tester pour se faire une idée, mais les fans de séries à enquête devraient y trouver leur compte, de même que ceux qui aiment les bonnes dynamiques à l’écran. Quant aux acteurs, ils sont excellents, alors pas de souci à se faire.

Note moyenne de la saison : 18/20

01.pngÉpisode 1 – 18/20
I’m your new temp, I’m here for the week…

Si Lula Landry l’a rien à voir avec ce que j’imaginais, je dois reconnaître le casting est excellent, car l’actrice est sacrément jolie et respire la beauté. L’ambiance musicale est géniale dès le début et nous plonge dans l’ambiance enneigée la plus parfaite pour cette saison. Je me souviens des descriptions du livre et c’est génial. Comme je sais bien ce qui est sur le point d’arriver, je suis triste d’avance de la mort de Lula et c’est très bien mis en scène.

Je ne m’attendais pas à un générique, mais il m’a surpris positivement, avec une musique sympathique. Très franchement, dès le début, je suis bien loin de la déception que je redoutais.

Le casting de Robin apparaît rapidement assez bon, avec une actrice aux mimiques plutôt sympathiques. L’ambiance londonienne est parfaite, mais le bureau loin de ce que j’en imaginais. C’est toujours étrange de voir adapté quelque chose qu’on a lu. Ainsi, la scène de la rencontre entre Strike et Robin est tout de même trop iconique pour être parfaite – mais elle est réussie malgré tout.

Autant je me suis très vite adapté à cette Robin, autant ce Cormoran Strike est tellement différent de ce que j’en imaginais que j’ai du mal. Pourtant, il correspond bien aux différentes descriptions du personnage, mais bon.

Si j’essaye de me détacher un peu du livre, ce qui n’est pas simple comme vous l’aurez compris à ce stade de la critique, je reconnais que cette introduction de série est quand même très réussie. Les quelques défauts que j’y trouve sont purement ceux d’un lecteur frustré, mais l’ambiance et le mystère sont bons, les personnages ont une bonne dynamique dès le début (et ça fait shipper beaucoup plus que lors de ma lecture) et la BBC n’hésite pas à nous mettre en valeur des lieux pas si iconiques de Londres.

L’enquête avance plutôt bien dans cet épisode, respectant je pense les étapes du roman que je n’ai plus lu depuis un moment. Il est assez fascinant de voir Robin et Cormoran se plonger dans la vie de Lula, de son ex-copain, de Rochelle… Tout est fluide dans la construction de l’investigation.

Outre l’enquête, il est aussi question de deviner les vies personnelles des personnages : Strike dort dans son bureau, après une dispute avec une femme, clairement, dont le nom, Charlotte, est révélé par un coup de téléphone. Sa jambe en moins est plutôt bien gérée par effets spéciaux, doublures et jeux d’acteur.

Robin vit avec son fiancé, qui a le look et l’attitude du plus parfait des connards. Comme trop souvent à la télé, c’est cette partie qui m’intéresse le plus dans l’adaptation. Je connais déjà l’enquête, alors je suis là pour les personnages et leur accent à couper au couteau.

La dynamique entre les personnages est excellente, surtout le duo d’acteurs principaux qui par quelques jeux de regards et de sourires parvient à transmettre exactement ce qu’il faut.

Bon, si vous m’avez lu jusqu’ici, vous l’aurez déjà compris, je suis super fan de ce qu’ils ont fait de ce roman à la télévision. L’ambiance y est telle que je l’imaginais, vraiment aidée par une musique excellente et par la capitale anglaise. Les acteurs sont bons dans leurs rôles, ce premier épisode est totalement réussi. Il couvre déjà plus d’une semaine et voit Robin négocier son retour. Bon, son envie de rester est moins flagrante que dans le roman… Clairement, si vous aimez la série, n’hésitez pas à aller consulter le roman, il est génial et complétera très bien le visionnage, sans rien pourrir non plus de la série. Perso, je sais que j’ai déjà envie de retourner le feuilleter après ce premier épisode. Le cliffhanger est bon et voir Cormoran tenter de sauver la vie de Rochelle après une tentative de suicide.

Je serai de retour rapidement avec ma critique du deuxième épisode, diffusé dès ce soir sur BBC One.

Capture d'écran 2017-08-29 12.41.12Épisode 2 – 18/20
Listen, I want him out, get him out, he’s harrassing me.

C’est reparti pour 57 minutes en compagnie de Strike et Robin. Cela me va très bien, même si je trouve dommage que les trois épisodes ne soient pas diffusés cette semaine : la dernière partie de l’enquête sera en effet pour la semaine prochaine.

Rochelle est bien morte et l’enquête reprend, laissant à peine le temps à Robin de sympathiser avec Cormoran. Ce dernier part interroger Guy Somé, à l’accent français plus cliché que jamais, et tombe sur Ciara, une modèle qui le drague de manière pour le moins évidente. Tout est fluide et il n’est pas surprenant de la voir le ramener chez lui après une soirée arrosée en boîte. Ils finissent même par coucher ensemble, ce qui ne peut qu’aider l’intrigue bien sûr.

Le lendemain, Guy Somé finit par venir répondre aux questions du détective. Je ne suis pas convaincu par le choix de casting pour celui-ci, une fois de plus bien loin de ce que j’imaginais. C’est le problème des adaptations, j’imagine. Ce n’est pas comme si Robin avait une queue de cheval ou que Strike était aussi moche que prévu (loin de là, même).

Cormoran suit également la piste des voisins de Lula au deuxième étage. Là pour le coup, je trouve le casting vraiment impeccable. Oui, ma critique se résume à dire ce que je pense de chaque acteur, je sais, mais comme je connais l’histoire, j’ai peur de spoiler les épisodes à venir si j’en dis trop. Et puis, c’est inévitable avec une adaptation d’en passer par là. Je sais déjà que l’histoire m’intéresse. Cependant, si je suis honnête, je n’aurais probablement pas regardé la série du même œil sans ma lecture préalable. Et oui, une série policière, j’aurais même probablement passé mon chemin, alors qu’en roman, ça passe mieux. C’est comme ça, que voulez-vous, vous connaissez mon avis sur le genre du procédural après tout. N’empêche que dans cet épisode, Cormoran arrive à la conclusion que Lula ne s’est pas suicidée.

Tant que je suis à donner mon avis sur le casting, celui de Wardle, le policier, est terriblement réussi alors qu’il a un profil différent de celui que j’imaginais. Disons qu’on dirait ici une version jeune de Strike et c’est une bonne chose.

Du côté personnel, qui est celui que j’ai le plus envie de voir et résumer, il faut bien l’avouer ; Robin rencontre la sœur de Cormoran, encore plus insupportable que je ne l’imaginais grâce à une voix perchée tout bonnement irritante. C’est un sacré bon casting. Elle enchaîne les bourdes, ruinant le dur travail de Robin en l’affichant comme une balance puis en essayant de convaincre Cormoran que c’est une bonne chose que Charlotte soit partie… alors que c’est lui qui l’a largué. J’aime beaucoup la manière subtile avec laquelle nous glanons quelques informations sur les personnages. C’est déjà ce que j’appréciais énormément dans le livre, ça ne change pas.

Concernant Charlotte d’ailleurs, elle appelle Strike pour lui laisser un ultimatum, car elle veut le récupérer… C’est du moins ce qu’on nous laisse penser, mais il y a plus d’intrigues à venir : elle appelle ensuite le bureau de Strike pour annoncer son mariage à venir.

Nous voyons Robin passer un entretien d’embauche et évoquer l’arrêt de ses études. Oh, n’espérez pas avoir la réponse tout de suite, mais je trouve que l’on voit bien que l’actrice est au courant du pourquoi, et c’est une bonne chose. C’est le genre de scène qui aurait pu être ratée si elle n’était pas  au courant, alors que là, on ressent la douleur de l’échec sur son visage. Oui, je vous tease… allez donc lire les romans 😉

Bien sûr, Matthew (son fiancé, dont le prénom n’est peut-être pas donné dans la série) n’est pas ravi de découvrir qu’elle ne souhaite pas prendre le travail dans la grosse boîte. Il faut dire que Robin est attirée par le boulot de détective privé. Je trouve ça moins évident qu’à la lecture, malgré le bon jeu d’actrice. Difficile de lire les pensées d’un personnage quand on ne les a pas sur papier, j’imagine. En revanche, sa gêne mêlée de curiosité chaque fois qu’elle découvre un pan de la vie de son boss est génial, que ce soit sa rencontre avec Lucy (la sœur) ou le coup de fil de Charlotte.

Ayant appris le mariage à venir de Charlotte, Cormoran se rend dans un pub pour se bourrer la gueule et Robin passe un certain temps à le chercher dans les rues londoniennes. L’ambiance de la capitale anglaise la nuit est en train de me manquer comme jamais, cette série me donne juste envie d’y retourner. Robin s’occupe donc de ramener son soulard de boss chez lui et c’est franchement très mignon cette amitié entre eux… qui n’est clairement pas que ça, du coup.

Du côté de la réalisation, les transitions sont un peu longuettes, ce qui justifie la longueur de l’épisode, mais je continue de beaucoup les aimer grâce au travail effectué sur la bande son. Cela permet d’accrocher à l’ambiance volontairement créée et évite de supprimer les longs passages descriptifs du roman. D’ailleurs, le travail effectué sur les transitions n’est pas sans rappeler celui des filatures en milieu d’épisode et il aura rarement été aussi passionnant de voir quelqu’un marcher dans les rues de Londres.

Contrairement à l’épisode 1 qui nous vendait un immeuble tout à fait horrible, je trouve que le voisinage de Strike est trop laissé de côté. C’était un ajout de la série qui lui donnait un peu de personnalité, mais c’est finalement totalement laissé de côté. Bon, ce n’est pas forcément une grosse perte, mais c’est étrange. En tout cas, le respect de l’œuvre est total, c’est génial.

Le cliffhanger nous révèle que Cormoran a enfin compris qui était le tueur grâce à une vidéo de surveillance… mais alors qui est-il ? Et bien, pour le savoir, il faudra revenir dimanche prochain pour le dernier épisode, ou lire le roman, ou juste se concentrer sur les mains de la silhouette prise en vidéo-surveillance…

03.pngÉpisode 3 – 18/20
He knows you killed Lula.

C’est parti pour la conclusion de cette première enquête – et de la saison, en théorie, mais finalement, The Silkworm fera partie de cette saison 1.

L’épisode commence par un flashback sur la vie de Strike à l’armée et la manière dont il a perdu sa jambe. C’était sympathique comme flashback par rapport au récit du roman et c’est bien introduit par le cauchemar. Oui, c’est plus fort que moi, je compare au roman, mais vous le savez déjà maintenant et vous auriez arrêté votre lecture il y a trois épisodes si ça vous dérangeait… pas vrai ?

De son côté, Robin poursuit son enquête sans lui, car Strike est trop occupé à se réveiller et faire de la pub pour Coca-Cola. Quand il débarque dans le magasin où Robin tire les vers du nez d’une vendeuse, il est pris de court par sa débrouillardise autant que par sa beauté (la robe verte lui va vraiment bien, je dois dire). L’enquête met tellement Robin en valeur qu’on peut comprendre que Cormoran craque pour elle.

Maintenant que Cormoran a son suspect principal, il faut encore trouver des indices et des explications, et j’ai aimé leur reconstitution rapide de la scène de crime. Les acteurs s’en sortent bien à jouer les états d’âme et pensées des personnages, même sans explicitation de tout comme dans le livre. Le travail d’adaptation continue donc d’être remarquable, et l’histoire me plaît toujours autant. Finalement, la mort de Lula Landry n’a à voir qu’avec ses origines familiales qu’elle voulait retrouver. C’est parfait comme intrigue, ça m’avait beaucoup plu dans le roman et son frère est aussi cool dans la série que sur papier, peut-être même plus.

L’enquête est rondement mené et j’ai aimé les quelques ajouts proposés par l’adaptation, notamment ce moment de méditation de la part de Strike cherchant à se souvenir de tous les éléments de l’enquête.

Du côté de la vie personnelle de chacun, Strike est donc légèrement hanté par son passé et vit toujours au bureau.

Le plus intéressant, c’est encore Robin, bien sûr. C’est un personnage que j’adore et le choix de l’actrice m’aide encore plus à accrocher. Dans ce dernier épisode, elle décide de ne pas accepter le job pour lequel elle avait postulé et cela provoque quelques problèmes avec Matthew, son fiancé. C’est une bonne introduction des personnages, je trouve. Bien sûr ce choix de Robin est totalement inconsidéré, car Strike n’a pas les moyens financiers de la garder. Elle décide donc de finir sa journée en se bourrant dans un bar, apprenant vite de son patron clairement.

Tout ceci mène à la fin de l’enquête et la révélation du tueur, avec des explications proposées par Strike qui a tous les éléments en main. C’est excellent de voir toutes les pièces mises en place avec des flashblacks pour tout rendre encore plus explicite au téléspectateur peu attentif à tous les éléments. Il faut dire ce qui est, le puzzle est plus dur à reconstituer devant la télé que devant un livre, mais il n’empêche que la scène de révélations, aussi bavarde soit-elle, est brillante.

La scène d’action est plutôt réussie elle aussi, retransmettant bien le chaos et l’obscurité décrite dans le roman. C’était la scène que je craignais le plus je dois dire, mais elle est comme tout le reste gérée à merveille.

Malgré tout, cet épisode ne décolle pas plus que les autres du côté de la note : il faut bien reconnaître ce qui est, si le rythme est bon en roman, il est un peu lent pour la télévision. Ce ne serait pas pour une histoire que j’adorais avant et des personnages très réussi, il y a longtemps que j’aurais zappé. La série bénéficie donc d’un gros bonus de points dû à son origine et d’une bienveillance évidente de ma part.

Sans l’avoir lue, je pense que cette histoire adaptée à la télévision aurait eu du mal à me captiver autant qu’elle a réussi à le faire ici. Les explications vont un peu vite à l’écran là où elles m’avaient parues trop longue à l’écrit, comme quoi. D’ailleurs, du côté des explications, c’est donc le frère de Lula et client de Strike qui a tué sa sœur, espérant faire accuser le frère biologique de celle-ci. Le but ? S’assurer d’obtenir toute la fortune de sa mère et de Lula.

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EN BREF – Le choix des décors est excellent, le casting s’en tire à merveille (malgré des visages ne correspondant pas à 100% aux descriptions) et cette adaptation est un vrai plaisir à regarder. Merci à la BBC d’avoir prouvé que c’était possible et de m’avoir rendu accro à ces quelques notes de musique : je ne pourrais plus lire le livre sans les avoir en tête je pense. C’est elle qui a réussi à me faire passer toutes les longueurs, car il y en a malheureusement. On ne peut pas attendre d’un livre qu’il corresponde au code télévisuel, et ça se sent tout au long de l’adaptation respectant à la lettre le roman.

Je suis vraiment curieux de voir le résultat la semaine prochaine : je me souviens moins de The Silkworm, mais je sais que chacun des livres de Robert Galbraith a sa propre ambiance. Je me demande donc en toute logique s’il en sera de même avec cette version télévisée.

Et dans tout ça, il faudra que je trouve le temps et les finances de me refaire un détour à Londres un jour, car ça m’a donné envie d’y retourner. C’est une ville que j’adore, de toute façon.

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12 Monkeys (S01)

Synopsis : Au cours du XXIe siècle, une épidémie a décimé la population de la Terre. Une équipe de scientifiques ayant survécu décide de renvoyer un homme dans le passé afin qu’il empêche la propagation du virus : James Cole. Envoyé en 2013, il a pour mission de trouver le Dr Cassandra Railly, identifiée comme une source indispensable. Les deux mènent ensemble l’enquête pour découvrir les origines du virus et surtout empêcher sa propagation.

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Pour commencer, j’ai bien conscience d’avoir un sacré retard dans mon visionnage de cette série, seulement voilà, j’avais déjà tenté en saison 1 et je n’avais pas accroché aux premiers épisodes. Au point de les avoir complétement oublié, oui. Peu importe, je me suis décidé à retenter ma chance pour le Challenge Séries 2017 que je vais probablement rater de toute manière. Oui, ce début d’article sent bon l’optimisme, je sais.

Je n’ai jamais vu le film de 1995 dont s’inspire la série, encore moins l’original français dont s’inspirait déjà le film, et je sais juste qu’un paquet de gens sont fans de la série, parce que j’ai un compte Twitter et que la saison 3 a su faire parler d’elle.

Voilà, c’est à peu près tout ce que j’ai à dire pour commencer, parce que je sais que cet article sera de toute manière très long, alors autant ne pas être trop bavard dès le début – la série l’est suffisamment comme ça.

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – Splinter – 15/20
This is the past. 2043 is the present.

L’introduction de la série est plutôt sympa avec une voix off et un discours de Cassie, qui apparaît comme l’héroïne de la série, sur la peste. Bon, je me souviens directement de pourquoi je n’ai pas continué à l’époque : je n’accroche pas du tout à Cassie et je n’aime pas l’actrice. Pourtant, je n’ai aucun souvenir de la série outre mesure. Heureusement, on ne s’attarde pas longtemps en 2013 pour tout de suite arriver en 2043 où on a le droit à quelques explications supplémentaires.

J’ai beaucoup de mal assez vite avec ce pilote : « You break the past, the future follows » tente d’établir la mythologie de la série. C’est très mignon, mais c’est déjà fait avec Cole dans le passé. Et l’effet papillon du moindre changement qui bouleverse tout ? Complétement ignoré. Autre problème, donc, et avant même les dix premières minutes : la mythologie m’apparaît bancale et ne tient pas deux secondes. Alors après c’est tout mon problème avec la science-fiction : j’en attends beaucoup et j’en connais un rayon dans le genre. Quand on me vend un voyage dans le temps, j’aime que ce soit bien fait, or ça s’annonce mal avec ce pilot.

2015 : Cassie n’a pas pris une ride mais semble avoir gagné en patience parce qu’elle attend Cole plus d’une semaine. Tu parles d’un syndrome de Stockholm. Je leur reconnais une bonne construction dans le voyage temporel, c’est intéressant à suivre et on a rapidement l’explication du titre de l’épisode qui signifie « disparaître » en voyageant dans le temps. Pourquoi pas, ça couvre bien l’idée d’instabilité, je trouve.

Au bout d’un quart d’heure, l’histoire qui se devinait jusque-là (surtout à la lecture du synopsis) est enfin expliquée, mais ça me paraît un peu bavard. Je préfère éviter de rentrer dans le paradoxe du type qui dit venir empêcher une peste qui met fin à l’humanité… Petit un, l’humanité n’est pas fini si t’es là, petit deux, si elle a les moyens de voyager dans le temps, elle s’en tire plutôt très bien avec beaucoup moins de population sur Terre.

Le but de Cole vire à l’obsession dans ce premier épisode : il faut trouver Leland Frost, coûte que coûte, pour le faire disparaître et changer le futur. Apparemment, la présence de Cole ne change pas trop son futur, allons comprendre comment et pourquoi.

Je ne suis pas aidé par Netflix dans le visionnage de cet épisode : dans le train, mon épisode n’arrête pas de buguer malgré mon téléchargement de l’épisode. Bon, je pense que je n’ai plus d’espace disponible sur le portable et que c’est pour ça, mais ça n’arrange pas mes affaires, je dois dire. En plus, plus l’épisode avance, plus ça bug.

Je suis très mitigé en tout cas : Cassie fait appel à Aaron, son fiancé en 2013, son ex en 2015, pour retrouver Leland. J’aime bien qu’en deux ans la vie de Cassie soit tombée à l’eau, car ça paraît à peu crédible, mais je trouve quand même les choses un peu précipitées, tout en étant sacrément longues en bavardages. Je ne sais pas pourquoi, ni comment expliquer cette impression.

Bien sûr, Cole se fait arrêter puisqu’il a ramené un flingue pour tuer Leland Frost/Goine. Difficile de ne pas se faire repérer dans ses conditions, je pense.

Cole est sacrément en boucle sur le « tout le monde est mort » alors qu’il est dans un passé où tout le monde est en vie. La fin d’épisode a le mérite d’être réussie avec un méchant qui a plus d’informations que Cole, qu’il a déjà rencontré en 1987 mais que Cole ne connaît pas. Classique cas de paradoxe, quoi. Il est question des 12 singes, histoire de justifier le titre de la série. Mon avis reste mitigé, mais c’est un pilot solide, malgré ses paradoxes.

02.pngÉpisode 2 – Mentally Divergent – 12/20
I’ve learned enough about time to fear it and so should you.

Dès le début de l’épisode, je vois bien pourquoi j’ai arrêté la série la 1ère fois et je suis déçu : la saison 2 paraît carrément nécessaire, on nous vend 2015 comme le point d’ancrage de la série, mais on nous fout finalement 2043 au premier plan alors qu’il est (pour le moment) un futur chiant et beaucoup trop sombre niveau luminosité (devinez qui est encore dans le train ?). Le seul point que marque ce début d’épisode, c’est la présence de l’acteur de Fringe qui incarne ici Ramse. C’est dire si c’est peu.

En 2015, Cassie s’installe dans le magasin de ses grands-parents pour rester discrète, mais le révèle à son ex à qui on ne sait pas encore si on peut confiance.

Très vite, la série joue avec les possibilités, surtout en 2043 où ça manque clairement de cohérence pour l’instant. La machine renvoie Cole en 2006 au lieu de 2015, et en Corée (du Nord, forcément) au lieu des USA. C’est gros, quand même.

Comme vous qui lisez cette critique le pensez de mon texte, j’ai l’impression que l’épisode perd le fil et s’éparpille dans tous les sens : nous passons d’une époque à l’autre (bon, ça encore) et d’un personnage à l’autre, souvent sans vrai lien logique. De 2006, Cole finit par arriver en 2015 où il tombe sur Jennifer Goines, la fille de Leland, totalement cinglée. Elle est interrogée (ou torturée ?) par Cole qui se renseigne sur la Night Room. Les médecins de l’asile où ils se trouvent semblent étrangement complices de ce qui se trame, mais il est difficile d’être sûr pour l’instant.

Dans son coin, Cassie découvre que Jeremy, l’ami qui l’aidait jusque-là, s’est fait assassiner. Loin de la calmer, cet avertissement redouble son désir d’action apparemment. Pendant ce temps, Aaron enquête sur Cole et découvre, comme par hasard dis donc, son passage par la Corée en 2006. Et comme par hasard bis, ça aide Cassie car elle apprend qu’il a laissé des informations sur un asile là-bas.

Même depuis mon siège de train, je trouve cet épisode long et un peu chiant, alors que l’intrigue avance plutôt bien. Cassie retrouve Cole et tous les deux mènent l’enquête ensemble, comme prévu. Il est question d’une fleur qui évoque quelque chose à Cole, mais quoi ?, et d’un vieillard qui connaît encore Cole. C’est moyen tout ça.

De retour en 2043, Cole affirme qu’il ne peut mener l’enquête tout seul. Ah bon. L’enquête ? Il est question de retrouver la Night Room au plus vite (car il y a aussi des vilains pas beaux sur le coup) grâce à un scientifique qui s’est barré (et m’a laissé avec Katy Perry en tête – « The one that got away »).

03.pngÉpisode 3 – Cassandra Complex – 14/20
Ferme ta bouche !

Voilà un épisode qui s’amuse un peu plus avec les histoires de temporalités et qui nous montre à quoi peut ressembler la série, je pense, avec ce qu’elle a de paradoxes, bien sûr. Je suis toujours aussi intrigué par l’histoire générale, même si je trouve qu’il y a trop de facilités. Au moins, ça avance vite… avec des lenteurs, paradoxalement. Ça parle énormément et d’un coup on avance de trois pas d’un coup, pour mieux s’arrêter et repartir au même rythme. C’est déroutant.

L’épisode débute en 2015 où Cassie apprend à tirer avec Cole. On ne s’y attarde pas trop car « the one that got away », c’est Henri, un pote de Cassie qui est mort (encore un, ouais). Cole décide de remonter le temps encore un peu plus loin et d’atterrir en 2014. Pour ça, il faut d’abord un détour en 2043 où il essaye de convaincre sa chef que c’est une bonne idée. Oui, mais non.

Pour la première fois, on nous explique tout de même que les dérapages de la machine s’expliquent par des éruptions solaires. Pourquoi pas, mais ça se calcule, a priori. De cet épisode, il faut retenir des voyages temporels multiples et des interférences de Cole dans la vie de Cassie : celle-ci se rend à Haïti en 2014 à cause de lui, et c’est là-bas qu’elle rencontre Henri, qui est utile à Cole dans cette temporalité. C’est du beau.

À Haïti, Cassie tente d’empêcher une maladie de se propager, terrifiée à l’idée que ce soit le virus que Cole cherchait à stopper en 2013 et elle a pour récompense de voir les conséquences de la disparition de Cole, ce qui la fait sombrer encore un peu plus. C’est con.

D’Haïti, on retiendra le français approximatif des figurants, les pétages de câble de Cassie demandant une quarantaine et Cole repérant un crâne de singe. Concernant Henri, on le découvre attaqué par l’homme à la cicatrice qui n’a pas encore de cicatrice avant que Cole ne l’attaque. Obtenant les informations dont il a besoin auprès d’Henri, Cole se voit forcé de le tuer pour éviter qu’il ne parle à ses ennemis. Seulement, Cole se garde bien de tout révéler à Cassie, forcément.

Je n’ai rien compris à 2043 et au personnage de Ramse qui nous parle de West 7 et rencontre une certaine Ma qui veut entrer dans le laboratoire. J’imagine qu’on aura plus d’informations plus tard, mais une fois de plus, la série nous balade de la mauvaise manière je trouve. On sent au moins que tout est travaillé et la chronologie très travaillée, c’est une bonne chose.

04.pngÉpisode 4 – Atari – 16/20
You know where I’m going to die

Bon, j’ai suivi cet épisode d’un œil toujours très distrait entre bus et marche à pied, mais j’ai du mal à accrocher la série aussi… Il faut rester beaucoup trop attentif aux changements de date et, forcément, ça complexifie le visionnage un peu par-dessus la jambe tel que je le fais.

En 2015, la première scène nous réintroduit rapidement la situation et les actions à venir, alors que Cassie cherche à en savoir plus sur Cole.

En 2032, Ramse et Cole font une ronde lors de laquelle ils tombent sur un chien. J’imagine qu’on va en apprendre plus sur West 7. Ils sont ensuite attaqués par des hommes sortis de nulle part. Ils en tuent quelques-uns, mais pas tous. Cela nous permet d’avoir des informations sur West 7 qui me valide assez bien le point secte je crois : ils tuent les gens en quarantaine sous les ordres de Deacon, car pour eux le monde appartient aux immunisés. Ramse refuse de les écouter, mais pas Cole.

Ils rencontrent Max et s’installent avec eux, des pilleurs de survivants. Ce n’est pas sans rappeler Walking Dead tout ça. Trois ans plus tard, Ramse continue d’en avoir marre de sa vie et de West 7. Il s’arrange pour sauver une ou deux vies, mais Cole se retrouve blessé à cause de lui. C’est bien sûr Max qui s’occupe de le soigner et de l’embrasser. Bien sûr, ils sont interrompus assez vite par Deacon qui aimerait tuer Ramse trop dangereux pour leur sécurité. C’est là qu’ils décident de s’enfuir de West 7, sans même dire au revoir à Max.

Cette partie de l’intrigue n’est pas celle qui m’a le plus passionné, mais il était intéressant d’avoir enfin quelques informations sur le futur. La mythologie de la série se complexifie pas mal avec ça et permet de mieux comprendre certaines relations.

En 2043, Cole revient plus tôt que prévu à la base car ils ont trouvé des pillards (ouais j’ai mis des sous-titres pour voir la traduction officielle et je la trouve naze mais je l’utilise quand même) de West 7. Sous la menace, tout le monde préfère avoir les connaissances de Cole et Ramse, qui savent bien que Max les a trahis.

Cela part assez vite en cacahuète et en explosions dans tous les sens, au point que Deacon et West débarquent et veulent s’installer. Deacon aperçoit Cole s’enfermer dans la salle. Ramse se sacrifie (peut-être) et Katarina, la vieille, n’a d’autres choix que d’envoyer Cole en 2015. C’était rapide, tout ça comme intrigue, mais je suis sûr qu’on y reviendra par la suite.

Il semblerait que le voyage ne fonctionne pas, une fois de plus, car il se retrouve ainsi… un lundi ? Deux jours avant ? La série aime nous perdre dans sa temporalité… Le lendemain, donc la veille de l’attaque, Cole se fait interrogé par Deacon, perd un peu la boule côté voyage temporel et finit par tout dévoiler à Max de l’entrée par les tunnels.

Qu’il est con, c’était pourtant évident. Max décide finalement de libérer Cole après quelques explications avec lui. Cela nous ramène au début de l’épisode qui est donc sacrément bien écrit : Cole réussit à sauver Ramse grâce à une boucle temporelle. Je m’attendais à ça en début d’épisode, mais je ne vois pas pourquoi avoir pris la peine de prétexter des défauts sur la machine pour lui permettre de l’envoyer si peu de temps en arrière. La seule explication que j’y vois est que les dégâts sur la machine auront peut-être une utilité plus tard dans la série, mais même pas a priori car Cole réussit à terminer l’épisode en 2015 où Cassie lui révèle qu’elle a trouvé la Night Room. Cela valait le coup de ne pas la voir de l’épisode : elle n’a pas eu l’occasion d’être chiante comme ça !

Cet épisode faisait très Harry Potter dans le style du coup et il m’a déjà plus convaincu que les précédents, mais je suis absolument persuadé que la série a été mal vendue par son pilot qui laissait envisager une histoire beaucoup plus simple en deux timelines principales. Plus on avance, plus ils ouvrent des pistes dans le temps et des intrigues en parallèle. Ainsi, Deacon est probablement perdu dans le temps et ne pourra que convoiter la machine à remonter le temps, peu importe la période à laquelle il a été envoyé.

J’aime beaucoup cette complexité, mais je trouve que ça n’a plus rien à voir avec le pilote : Cassie n’a plus rien à jouer dans cet épisode par exemple, alors qu’elle était érigée en héroïne à l’origine. En fait, la série se contente de suivre uniquement la perspective de Cole désormais. C’est beaucoup plus clair dans l’écriture et ça aide à accrocher. Peut-être que j’arriverais à aimer la série finalement, car l’épisode a réussi à me convaincre malgré des conditions de visionnage un peu chaotiques.

05.pngÉpisode 5 – The Night Room – 14/20
But as they say : no time like the present

J’ai laissé passer un mois entre le visionnage de cet épisode et du précédent, et je ne saurais même pas expliquer pourquoi. Je ne suis pas encore assez dedans, je pense, et j’ai plein de séries à voir, on va dire. Toujours est-il que je suis de retour, c’est plutôt positif, même si note est assez moyenne. J’ai trouvé l’épisode un peu prévisible, mais surtout beaucoup trop bavard. J’ai parfois décroché alors que j’étais simplement en train de manger, seul. Donc a priori je n’avais pas de raison de décrocher, et pourtant…

L’intro de l’épisode nous montre une Jennifer saine d’esprit découvrir la Night Room. Jennifer est très différente de ce que l’on connaît d’elle, c’est à peine si on la reconnaît. Quant à la Night Room, c’est un simple laboratoire. Je ne sais pas à quoi je m’attendais, mais quelque chose de plus élaboré m’aurait plus plu, je pense.

Le reste de l’épisode se divise de manière plus classique (déjà) entre 2015 et 2043. Dans le futur, Cole et Katarina discutent de l’épisode précédent, ce qui me permet de me remettre dans la série et de justifier les problèmes qu’a rencontré Cole à atterrir à la bonne époque avec une excuse vieille comme le monde : l’alcool. Cela m’a fait rire, la soirée avec Max, Ramse, Cole et Katarina réussit bien à nous réintroduire tout le monde. Il est assez vite évident que Katarina leur cache quelque chose.

Du coup, plus tard dans l’épisode, Max commence à poser les bonnes questions sur elle et surtout rappelle à Ramse l’existence d’un mythe de West 7 sur un docteur allemand faisant beaucoup de mal. J’ai aimé cette perspective de changer un peu de camp, de suggérer que Katarina n’est pas aussi bien que ce que la série laissait suggérer jusqu’ici.

En effet, lorsque Ramse enquête, il découvre le passé trouble de celle-ci et notamment d’anciens sujets ayant testé la machine, souvent au péril de leurs vies vu les photos. Cela complexifie un peu la mythologie de la série, surtout que le montage suggère que le virus vient d’un de ses voyageurs temporels. Si c’est le cas, on est dans une jolie boucle temporelle dont Katarina est un élément-clé (et bonjour la culpabilité). On verra, il reste pas mal d’épisodes, c’est un peu tôt pour affirmer les choses je pense.

En 2015, Cassie et Cole se rendent à la Night Room un peu trop tard : leur ennemi est déjà là et les prend en otages. C’est là que j’ai trouvé que ça devenait trop bavard : le scientifique donne toutes les informations au duo avant de se faire abattre, puis le duo se fait interroger (torturer même, merci la scène de l’ongle pendant que je mangeais quoi) longuement. C’est d’autant plus frustrant qu’il vaut mieux ne pas trop décrocher, car de nouveaux éléments du mystère sont introduits, notamment « The Witness » (Le témoin), qui semble être un big boss côté méchants.

Cassie apprend déjà que Cole a tué Henri, ce qui provoque quelques tensions dans leur duo. On sait bien que ce ne sera rien de méchant de toute manière, donc la manière dont elle ramène ça sur le tapis toutes les deux minutes est vraiment agaçante, même si c’est logique pour le personnage. Je trouve juste que la dynamique du duo principal ne fonctionne pas tant que ça (je préfère largement Cole/Jennifer ou la dynamique Ramse/Max).

Bref, les méchants finissent par accéder à la salle et y retrouve un cadavre en décomposition, qui a malgré tout un look futuriste, voire androïde. Seulement, Jennifer s’est bien gardée de les prévenir qu’il y avait une sécurité, ce qui semble être un rebondissement visant uniquement à combler l’épisode. Vous voyez, c’est bavard pour pas grand-chose. Enfin, si, Jennifer apprend comme ça que Cole a tué son père (mais elle en est heureuse, comme prévu, et est toujours amoureuse de Cole a priori). Elle avoue aussi qu’il n’y a qu’à lui qu’elle ouvrira la porte.

Bien sûr, quand Cole et Cassie semblent réussir à s’enfuir, il est évident que ce n’est qu’un piège. Les méchants (ouais, je n’ai pas encore d’autres mots pour les caractériser) parviennent à leur fin, mais Cole et Cassie détruisent le cadavre à l’origine du virus par le feu, dans une scène d’action très réussie.

Malheureusement, Cassie se fait enlever et Cole retourne dans le futur… où le labo est passé aux mains de West 7 apparemment. C’est un cliffhanger plus réussi que le reste de l’épisode qui donne envie de continuer.

Beaucoup de bavardages et de lenteurs accessoires du coup, mais une mythologie qui se développe et révèle une série de plus en plus complexe, donc de plus en plus intéressante.

06.pngÉpisode 6 – The Red Forrest – 14/20
I can’t cross with myself, believe me you don’t want to be around for paradox.

On continue sur la routine de la série avec des voyages temporels et des paradoxes parfaitement ignorés, même si cités dans l’épisode. Mouais, donc. C’est divertissant, mais j’ai peine à y trouver une bonne histoire, surtout que désormais, on sait que le futur peut changer et redevenir le même. Le temps est donc linéaire dans la série, mais peut effectivement changer. À partir de là, il est peu probable quand même qu’il redevienne exactement le même et les boucles semblent détruites.

Comme bien souvent, l’intrigue se divise entre 2015 et 2043, et ça fonctionne bien.

En 2043, nous reprenons donc au cliffhanger de l’épisode précédent. Comme il a son tatouage West VII tout va bien pour lui. Une fois de plus, je trouve l’épisode très bavard et Cole est super lent à comprendre ce qu’il se passe, quand ça m’a pris deux secondes à la fin de l’épisode 5. Bref, le futur a changé et il a précipité l’épidémie. Et oui, à jouer avec le passé, on peut aussi provoquer des dégâts dans le futur, pas seulement le sauver : Cassie est morte en 2015, Cole est lui-même mort et enterré dans cette temporalité. D’ailleurs, avec ce futur qui a changé, il risque lui-même de mourir.

Par chance, Ramse est à la tête de West VII, mais avec un œil en moins, évidemment. Mouais. Je ne peux même pas dire que ça me surprenne, ça permet quelques économies sur le budget. Les paradoxes temporels sont toujours aussi mauvais et foireux dans la série, mais Cole parvient à retourner en 2015, après avoir fait tuer Jones. Bien joué.

Comme de par hasard Balthazar, il revient juste à temps en 2015 et sans interférence. L’ex de Cassie, Aaron, nous est ramené sur un plateau d’argent avec une intrigue politique qui, on le sent bien, aura son importance dans la suite de l’épisode, avec notamment l’opération Troy dont je crois bien qu’on a déjà entendu parler en 2043.

Cole vient lui demander de l’aide, c’est-à-dire qu’il le prend en otage. Une fois de plus, l’épisode s’étend sur de nombreux bavardages pas toujours utiles car il faut convaincre Aaron d’aider Cole. Le truc, c’est qu’on sait bien dès le début qu’il le fera, donc on perd vraiment son temps en explications pas très convaincantes. Bon, et puis, il faut que j’arrête de regarder mes épisodes dans le train car ils sont beaucoup trop sombres et le soleil beaucoup trop fort.

Le plan de Cole pour sauver Cassie fonctionne moyen : non seulement elle est enlevée, mais en plus Aaron se débrouille pour tirer sur le Cole du passé. Bref, Cassie se retrouve torturée, forcée de boire un liquide qui la drogue et lui fait voir une forêt rouge dont on lui parle beaucoup. Elle apprend aussi que le témoin veut la voir. On sent que les pièces du puzzle sont là, mais qu’on ne nous les donne pas tout à fait.

Du côté de Cole, il se retrouve forcé de bosser avec Aaron et nous cite une histoire avec deux loups dans chaque homme racontée par Ramse… Franchement, désolé, mais la série perd un temps dingue en bavardage et ça ralentit le tout sans qu’on ne sache trop pourquoi.

Cassie parvient finalement à s’enfuir et tombe bien évidemment sur Cole & Aaron. On a le droit à une petite fusillade où Cole tente de découvrir l’identité du Témoin, malheureusement, il repart en 2043, sous les yeux d’Aaron, forcé de les croire désormais. Ça ne fait que six épisodes, je sais, mais il était temps.

Bon, on s’arrête à peu près là en 2015, avec juste en plus une scène de conclusion entre Cassie et Aaron où celle-ci s’avère hantée par la forêt rouge et où ils comprennent que l’opération Troy est leur nouvel objectif.

Le retour en 2043 était celui qui m’intéressait le plus et qui m’a énormément déçu : Cole y revient et tout se passe bien, le futur est rétabli comme s’il ne s’était jamais rien passé et que Cole n’était pas intervenu. Mouais. Je me répète, mais les paradoxes temporels, ce n’est pas trop comme ça que ça fonctionne normalement. J’aurais préféré voir cette série il y a longtemps, bien avant de m’intéresser à ce type d’histoire, à LOST ou à Continuum.

On a au moins droit à une bonne blague de Ramse, qui devient lentement mais sûrement mon personnage préféré, et à l’information que le nombre de voyages de Cole est finalement limité, car il risque bien de disparaître pour de bon à un moment. Ah. Intéressant de nous le dire, quand même, même si c’est depuis le départ une mission suicide.

La nouvelle obsession de la série devrait donc être l’opération Troy, après Leland, Jennifer et la Night Room. Ce qui est bien, c’est qu’on avance, mais on en est toujours au même point : nulle part et pas près de sauver la planète de son virus.

07.pngÉpisode 7 – The Keys – 17/20
Cole, wait… Goodbye.

L’introduction nous change un peu et repart en 2015, où un virus devient une arme bien pratique pour le gouvernement qui cherche à nous anéantir Wexler, un scientifique qui en sait trop. Cela devient répétitif, limite. Bon, ce n’est pas clair immédiatement, mais on nous présente en fait l’opération Troy de cette manière.

Et oui, Cassie et surtout Cole prennent le temps de vivre un peu et de découvrir la vie mondaine en se rendant à une soirée dans un musée. Ils cherchent à se renseigner pour la mission, enfin, Cassie en tout cas, parce que Cole découvre une société qu’il n’a connu que par des récits utopiques. C’est plutôt bien géré et assez sympathique, je trouve, même si ça s’étend en longueur pour pas grand-chose. En fait, ça part mieux quand Aaron arrive enfin et comprend de quoi il en retourne pour l’opération Troy et assiste à une nouvelle disparition de Cole.

Alors qu’Aaron se rend obtenir de nouvelles informations pour Cole, ce dernier appelle Cassie et l’avertit que l’opération Troy est en cours. Et oui, pas de passage par 2043 aujourd’hui, Cole est déjà de retour, mais il a eu l’occasion de voir Cassie et Aaron une semaine plus tard. Ceux-ci l’ont informé qu’il devait remonter le temps une autre fois pour récupérer le virus, ce qu’il a fait, mais pas sans se faire surprendre par un sniper.

Comme il appelle Cassie, j’ai eu peur que le paradoxe soit bien mal géré une fois de plus, surtout autour de l’histoire de l’eau de Javel. Heureusement, les scénaristes s’en tirent à merveille aujourd’hui, mais j’y reviens ensuite.

Informés par Cole de l’échec en cours pour l’opération Troy et du risque que celle-ci représente avec l’épidémie qui va décimer le monde, Aaron et Cassie décident d’avertir la CIA de ce qui se trame en Tchétchénie. Ah oui, pour simplifier tout ça, Cole est évidemment en Tchétchénie et Cassie sait bien que le virus risque d’être libéré là-bas, donc elle tente de convaincre ses supérieurs hiérarchiques d’intervenir – sans trop de bavardage pour une fois.

Risque ? Et non, en Tchétchénie, Cole se fait prendre en otage par des hommes armés au service de Wexler. Ce dernier ne croit pas Cole et ouvre la mallette du virus M-510, qui contamine tout le monde dans la pièce, sauf Cole, évidemment immunisé.

Il essaye de convaincre Wexler de rester dans la cabane où il se trouve et de ne surtout pas retourner en ville où il contaminerait tout le monde, littéralement. Cela marche plus ou moins bien, mais les hommes de Wexler ne l’entendent pas de cette oreille, eux. Cela part en fusillade, blessant Cole à la jambe.

Même si tout le monde est mort, les Russes s’apprêtent à débarquer et pour détruire le virus, la CIA n’a d’autres choix que de… nous bombarder la Tchétchénie, et Cole avec ! Il a malgré tout le temps de faire des adieux touchants à Cassie.

Effondrée par sa mort, elle laisse Aaron la sortir de la situation diplomatique délicate dans laquelle elle est. Le problème est désormais de savoir s’il faut ou non avertir Cole de son sort lors de son passage une semaine plus tard.

Aaron décide que non car l’humanité est théoriquement sauvée. Je dis théoriquement, car nous sommes loin de la fin de la série. Nous en arrivons donc à la scène finale qui voit Cassie faire ses adieux à Cole sans que celui-ci n’en ait conscience. Tous les éléments que Cole a laissé paraître dans ses conversations avec Cassie sont réunis et le mène droit à une mort certaine, sans qu’il ne le sache.

Je m’attendais vraiment à une fin différente, avec un passage en 2043 par exemple, histoire de nous révéler que tout n’était pas fini. Concrètement, cet épisode conclue la série en cas d’annulation – mais ce n’est pas le cas, ce n’est jamais qu’une mi-saison.

Difficile de ne pas enchaîner, et je ne vais pas me priver. Avec une meilleure gestion des paradoxes et un bon rythme, cet épisode améliore grandement la qualité de la série.

08.pngÉpisode 8 – Yesterday – 15/20
Maybe this is Haiti all over again.

Nous reprenons sans trop de surprise en 2043 où le virus a bien fait des ravages et où Jones comme Ramse s’inquiètent de l’absence prolongée de Cole. Pas de bol, celui-ci est laissé pour mort et la machine n’a pas assez de puissance pour le ramener. Inquiète de la tournure des événements, Jones décide d’envoyer Ramse et le sergent Whitley, un nouveau venu je crois, dans le sanctuaire où s’étaient réfugiés les scientifiques et personnalités importantes au début de l’épidémie.

L’air de rien, cela complète beaucoup la mythologie de la série, surtout que Jones va jusqu’à nous raconter un coup d’État dont elle a été témoin. Comme Ramse et son nouveau pote n’ont aucun mal à y arriver, on découvre un nouveau lieu pour la série et le futur dystopique paraît pour la première fois pas si désagréable. Loin du labo sombre et de West VII, il existe donc un endroit où on imagine un vaccin qui s’adapterait aux mutations du virus. Tout n’est pas perdu pour l’humanité, quoi, même si Ramse s’avère plus pessimiste que ça.

Ramse ne va pas le rester si longtemps car il retrouve son grand amour Elena, qui cherche plutôt à le fuir. En cinq ans, celle-ci a eu le temps de faire tout un tas de choses : voyager vers le Nord, devenir technicienne de labo, accoucher de Sam, des broutilles quoi. Bim, dans ta face Ramse, t’es papa et ton gosse ne sait pas qui tu es.

Ramse semble le vivre plutôt bien et décide de lui apprendre des jeux anciens de plusieurs centaines d’années.

S’impatientant du retard de Whitley et de Ramse occupé à jouer les papas, Jones fait une nouvelle tentative pour ramener Cole à elle. Celle-ci est infructueuse au point de faire exploser la machine et le cœur. C’est con et ça leur fait perdre 48h.

Du coup, elle se rend à son tour dans cet eldorado où elle n’est pas si bien accueillie que ça, malgré les apparences d’un charmant dîner aux antipodes de ce que l’on connaissait jusque-là. C’est charmant, mais Jonathan Foster, le leader de cette utopie, Spearhead, est à fond dans un délire de foi pas très rassurant et qui bloque totalement Jones.

À coups de photos désormais détruites de sa femme décédée, Jones arrive à convaincre Jonathan qu’elle a réussi à accomplir le projet Splinter. Hop, un paradoxe pas logique de photos brûlées que Cole a sauvé de l’incendie. Malgré tout, Jonathan refuse d’aider Jones. C’est con.

Bien sûr, elle refuse de céder à son chantage (il lui donne le cœur et en échange, elle revient bosser avec) et se remet au boulot… ordonnant au passage le vol du cœur. ÉVIDEMMENT, la guerre est un si beau moyen de sauver l’humanité.

En 2015, Cassie continue de s’inquiéter malgré la fin de la mission. Bouleversée par la mort de Cole, elle cherche surtout à la confirmer et, grâce à Aaron, elle s’arrange pour découvrir que son corps n’a pas été retrouvé et être envoyé sur place en Tchétchénie. Ben tiens. Bon, cette fois, elle demande quand même à Aaron de l’accompagner, mais il refuse parce qu’elle a besoin d’y aller seule. Morte d’inquiétude pour Cole, Cassie prend malgré tout le temps d’embrasser Aaron.

Sans grande surprise, Cole n’est effectivement pas mort. J’aurais aimé que la série ait le cran de le tuer, mais c’était sans doute trop osé, surtout en saison 1. Nous le retrouvons sous des décombres, qui semblent correspondre aux décombres où il est censé être. Mieux vaut être prudent : les américains nous ont dit que son corps n’avait pas été retrouvé. Il est donc susceptible d’avoir voyagé un coup dans le temps… et si ce n’est pas le cas, il va nous propager le virus, c’est charmant.

Il essaye malgré tout de s’en sortir, grâce à l’aide d’une petite fille et de son père qui passaient par là. Ben oui, ça tombe bien. Comme je l’imaginais, la petite fille qui lui parle tombe soudainement malade.

Une fois en Tchétchénie, Cassie se débrouille pour se rapprocher autant que possible du bâtiment dans lequel Cole se trouve peut-être et qui est bouclé par l’armée russe.

Le montage veut nous faire croire que Cole et Cassie vont se retrouver, même s’il est évident que non. Cassie est persuadée que Cole a réussi à sauver le futur car elle ne trouve rien sur le site de l’explosion. À l’inverse, Cole découvre qu’il a échoué et se trouve en… 2017. Hey, bienvenue, moi aussi je suis en 2017, mais mon 2017, il est mieux que le tien !

09.pngÉpisode 9 – Tomorrow – 16/20
I want to tell you everything but I can’t change the path you’re in.

Je viens de découvrir que Netflix déconseillait la série au moins de 16 ans et ça me perturbe quand même beaucoup, parce que je ne vois vraiment pas pourquoi pour le moment.

L’épisode reprend donc en tchétchénie et en 2017 où le virus a fait bien des dégâts. Moi, je trouve qu’on s’en tire bien finalement avec notre année 2017 pourrie, comme ça. Cole surprend un message télévisé de Cassie demandant aux immunisés de se rendre à Baltimore. Bon, c’est bien sûr le chaos le plus total, mais grâce à son tatouage West VII, il est repéré par l’armée américaine qui l’exfiltre. Bon, ça manque de quelques explications quand même, mais l’armée le reconnaît. Je n’ai pourtant pas souvenir que Cassie soit au courant pour son tatouage… Mais si ça se trouve, il sera le créateur de West VII, cet idiot.

Récupéré par l’armée, il n’est pas super en sécurité non plus, car il y a des émeutes un peu partout, même s’il est en compagnie d’une charmante militaire immunisée. Il est emmené au CDC, alors qu’au centre de l’émeute, Jennifer prêche sa bonne parole et arrive bizarrement à convaincre d’autres filles de la suivre pour construire une armée.

Cole retrouve Cassie, qui est bien heureuse de le revoir en vie. Moi, je remarque surtout qu’il n’est plus blessé du tout à la jambe, c’est cool de guérir si vite. Seulement, ce n’est pas si simple la vie : Cassie est contaminée à son tour par le virus et a tout juste le temps d’affirmer à Cole qu’il la reverra, dans son passé, car beaucoup de choses se sont passés entre 2015 et 2017. Quelle jolie manière de teaser la suite de la série. Elle lui fournit une adresse et lui promet qu’il trouvera ses réponses, juste avant de mourir avec pour derniers mots un « à bientôt » qui se veut déchirant. Je ne suis pas encore à fond dans la série pour être en larmes, mais c’est beau comme scène, il faut bien l’avouer.

En 2043, Jones continue d’être chiante et de décrédibiliser son ancien boss parce que dis donc la mission est plus importante. Du coup, Ramse commence à avoir peur pour sa famille et il prévient son ex de l’attaque à venir, alors que son pote, lui, tente de prévenir son père. C’est une erreur, bien sûr, car l’ex le suit mais est repérée par Foster. Sympathique l’effet de surprise…

Jones débarque donc à son tour au refuge, pour laisser une dernière chance à Foster. Alors qu’ils semblent bien s’entendre, Jones abat froidement Jonathan, après avoir statué qu’elle était une mère avant l’arrivée du virus. Mais oui, mais bien sûr. Belle manière de créer le chaos. Aidé par le père du nouveau pote de Ramse, dont je n’ai pas encore le nom, les hommes de Jones peuvent donc envahir le sanctuaire, dans lequel Ramse est rapidement coincé avec son ex et son fils à cause de quelques coups de feu. Tu parles d’un sanctuaire : tout le monde se fait tuer, même le gentil papa. Quelle belle manière de préserver l’humanité, merci Jones.

Bon, du coup, ils ont le cœur qu’ils voulaient et la machine est rétablie. N’empêche qu’un écart se creuse entre Ramse et son ex, qui essaye de convaincre son José que Jones est une tarée et que le virus était enfin guéri. Ouais, mais Jones veut juste retrouver son gamin, clairement. Ah les gentils qui deviennent méchants, c’est beau.

La machine re-fonctionnant, Cole est ramené en 2043, juste après la mort de Cassie… mais la montre de celle-ci est alors magiquement réparée, suggérant des changements dans le passé et une boucle temporelle qui n’en sera pas une.

Enfin, la série joue de la temporalité, une fois de plus, et nous ramène aussi en 2041 dans les errances de Cole et Ramse… ou plutôt la fin de leur errance, quand ils ont choisi de s’en prendre au mauvais groupe de six personnes, les ramenant auprès de Jones. Enfin, avant ils se font torturés et interrogés, bien sûr. Jones affirme à Cole qu’elle l’attendait… Bien, on n’est pas sortis de l’auberge avec leurs histoires temporelles. Évidemment, dans son enregistrement audio, Cassie parle de Cole. Celui-ci accepte donc de bosser pour Jones après quelques hésitations et un refus. C’est Ramse qui le force à accepter la mission…

Pour terminer l’épisode, la série propose une réunion entre Cole et Ramse en 2043. Ce dernier est bien déçu par son meilleur ami obsédé par la mission, alors que Jones vient de buter celui qui avait enfin un vaccin pour le virus. Oui, mais Cole a vu les gens mourir et il n’aime pas trop ça, alors il veut changer le passé, une bonne fois pour toute. Les deux meilleurs amis se divisent donc, Ramse espérant plutôt tuer Jones. Cole refuse le futur, Ramse veut voir son fils grandir, et c’est une division qui promet d’être vraiment intéressante. Quant à moi, je suis totalement du côté de Ramse, bien sûr, là où la série devrait plutôt me faire être du côté de Cole (et Cassie). Mais bon, clairement, ils sont sur le mauvais chemin.

10.pngÉpisode 10 – Divine Move – 14/20
 No, no, you can’t be here. It’s not over ?

Cole est déjà en mission dans le passé lorsque nous reprenons pour cet épisode où Ramse pète un câble total et brûle la base d’opération en 2043. C’est chaud (ça brûle).

En 2015, Aaron et Cassie ont repris une vie normale à faire la cuisine, persuadés que le virus n’est plus. Le calme avant la tempête quoi. Cole débarque et ruine les fantasmes les plus fous d’Aaron qui sait bien ce que ça veut dire pour son couple (et pour Cassie, déjà morte une fois).

Aaron marque surtout quelques points en remarquant que Cole n’a aucune idée de ce qu’il fait. Cassie suggère de s’occuper du dernier nom qu’ils connaissent encore, Peters, et voilà qui occupe l’épisode. Pour être franc, ce n’est pas franchement ce qui me passionne le plus, mais ça leur permet de découvrir qu’ils ont détruit le virus, mais pas l’homme qui a besoin d’un virus. Mouais. Cassie se rend surtout compte que Cole est de plus en plus malade à chacun de ses voyages, et que désormais les plantes autour de lui vivent mal ses voyages.

Pour oublier tout ça, Cassie se bourre la gueule, c’est merveilleux. Elle fait aussi appel à Aaron pour ne pas rester seule dans sa mission, parce que c’est quand même cool d’avoir quelqu’un sur qui compter.

Les scènes de 2015 donnent vraiment l’impression d’un fourre-tout, durant à peine deux minutes et permettant juste de combler l’épisode.

Elle retrouve Oliver avec l’aide d’Aaron donc, et celui-ci a terminé le virus pour sauver la vie de son mari. Trop tard : Cassie a trouvé son cadavre plus tôt. N’ayant aucune info sur les douze, il demande à Cassie de le tuer, mais elle n’y parvient pas. À la place, elle lui donne de quoi disparaître.

De son côté, Aaron tombe sur la femme qui a torturé Cassie et qui lui propose de marchander pour sauver la vie de Cassie. Bien sûr, nous n’en saurons pas plus dans cet épisode.

De retour en 2043, Cole apprend ce qui est arrivé au labo qui est loin d’être aussi en cendres que ce que je pensais. Le problème, c’est que Ramse a aussi pris le sérum qui permet à Cole de voyager. Bon, de toute façon, Cole s’évanouit, ne supportant plus les voyages. Jones a déjà prévu de quoi l’aider. Elle négocie avec lui pour savoir où se trouve Ramse et lui promet de le laisser en vie. Le problème, c’est que ce n’est pas si simple – et aussi que Cole sait parfaitement où il se trouve.

Ramse se rend donc dans un camp de réfugiés où se cachent sa femme et Sam. Là-bas, il découvre l’existence d’un autre groupe, les « filles » (au sens familial du terme, « Daughters »), un ensemble de femmes qui ont pour logo… un singe. Il se rend donc les questionner et tombe sans surprise sur Jennifer, qui a bien vieilli. Sans surprise, oui, parce qu’on l’a vu prêcher dans l’épisode précédent pour ce groupe.

Jennifer lui donne donc quelques informations et surtout un médaillon. Elle prévient Ramse, trop tard, que quelque chose de mauvais est sur le point de se produire… et effectivement, c’est le cas, Elena se faisant tirer dessus au même moment, par accident. Ramse ne semble pas si affecté que ça, mais il prend le temps de dire à son fils qu’il s’occupera toujours de lui… avant de se barrer pour un moment, avec les injections.

Il retourne à la barre où il est confronté à Whitley (ouais je me souviens de son nom un épisode sur deux, c’est comme ça) auprès de qui il fait croire un temps qu’il est gentil, mais non. Il se débrouille donc pour tuer les gardes, mais pas Whitley qui a tenté de sauver Elena. Ensuite, il débarque dans la base et place une bombe sur la machine.

Max essaye de l’arrêter, mais ça ne sert à rien de tenter de négocier avec ce fou furieux. Max se prend une balle pour empêcher Ramse de détruire la balle et parvient à s’enfuir avec Jones, laissant Ramse avec la machine.

Max meurt dans les bras de Cole, me laissant totalement dégoûté de son sacrifice. Ramse, quant à lui, se démerde pour retourner dans le passé histoire de sauver son fils et d’empêcher Jones d’agir. Étrange plan improvisé, tout de même ; il ne donne même pas de date au scientifique.

Cole retourne lui aussi dans le passé, mais cette fois, il sait qu’il risque d’être confronté à Ramse, qui a fait un aller simple vers le passé. Pas de bol pour celui-ci, il atterrit en 1987.

L’épisode s’améliore légèrement avec « Don’t fear the reaper » dans sa soundtrack, mais il était très lent je trouve. En fait, je dirais même que je me suis ennuyé sur certaines scènes, particulièrement en 2015. Une fois de plus, c’est le futur qui sauve un peu l’intérêt de la série…

11.pngÉpisode 11 – Shonin – 14/20
Secrets, Jennifer, are something to never said out loud.

Cole arrive en 1987 peu de temps après Ramse, comme prévu, mais il ne le voit pas, contrairement à celui-ci. La série prend le temps de nous montrer les négociations à Tokyo pour la création du virus. Cole réussit quasiment sa mission, mais bien sûr Ramse débarque et s’en prend à lui. Cole est à deux doigts de tuer son meilleur ami (enfin, en théorie) mais est arrêté par les japonais qui leur proposent ensuite de se battre au couteau. C’est efficace, et Ramse poignarde Cole. Du coup, je crois bien que Cole foire totalement sa mission.

Ramse quant à lui se retrouve en prison pour avoir poignardé un homme. C’est con. Le temps passe rapidement dans cet épisode, les années défilant en quelques minutes pour Ramse qui de toute manière est en prison. Il reçoit cependant du courrier d’une certaine Olivia qui sait tout de lui. Il en profite pour apprendre le mandarin et arrêter de se faire botter les fesses par le même prisonnier, encore et encore.

C’est en 1995 que Ramse sort enfin de prison et rencontre Olivia, la femme qui torturait Cassie en 2015 jusqu’ici. Et croyez-moi, en 20 ans elle ne prend pas une ride, même si apparemment, elle censée vieillir. Cela fait de Ramse un membre à part entière de nos méchants, grâce à l’amulette que Jennifer lui avait donné notamment, et qui appartient à leur leader. Les deux amulettes réunies ne font pas beaucoup de bien à la végétation alentours.

Le temps accélère encore jusqu’en 2011, décidément cet épisode ne traîne pas. Il y rencontre le père de Jennifer, puis Jennifer elle-même. En 2013, il est tenu au courant de l’arrivée de Cole, mais il souhaite attendre encore.

Bref, on nous apprend que pendant tout ce temps, dans l’ombre, il y avait un méchant Ramse qui savait tout ce qui se passait. Ce n’est pas trop étonnant, après autant de bonds dans le temps. Cela permet d’en savoir un peu plus également sur l’état mental de Jennifer, pas franchement aidée par son père.

On finit par en revenir en 2015 et au pilot, puis au reste de la série. Le but est de s’assurer de l’arrivée de Ramse en 1987 ; ce qui ne peut se faire si quelque chose change, bien sûr. Nous revoyons Olivia parler à Aaron, et elle le fait en informant Ramse également. Celui-ci avoue avoir tué Cole en 1987 et ne le considère plus comme une menace.

Mouais, je ne suis pas aussi certain moi, probablement parce que c’est le héros de la série. De son côté, Aaron entre en dépression à l’approche de la fin du monde, mais Cassie refuse de se laisser aller et reste persuadée que la mission passe avant tout. Elle lui propose donc de continuer à surveiller Royce, ce qui lui permet de découvrir qu’il est en contact avec Olivia.

Olivia qui est décidément partout dans cet épisode et s’occupe ensuite de Jennifer, maintenue contre son gré dans un hôtel.

En 2043, nous découvrons que Jones a pris la décision d’envoyer Cole en 2015. Il disparaît donc de 1987 pile au moment où il allait mourir. Du coup, Whistley décide qu’il en a assez et se barre, comprenant que la base n’est plus du tout assez sécurisée. Le problème, c’est qu’il ne se barre pas seul, mais avec les hommes qu’il lui reste. Derrière lui, il laisse Jones et le scientifique, avec la machine. Ce n’est quand même pas dingue.

En 2015, Cassie rentre chez elle pour découvrir un Cole en sang lui révéler qu’il connaît l’identité du Témoin… il s’agissait de Ramse depuis le début. Logique et bien joué. J’aurais pu le voir venir en réfléchissant un peu à tout ça, mais l’avantage d’avoir trois ans de retard, c’est que je n’ai pas à théoriser, juste à m’empiffrer d’épisodes.

12.pngÉpisode 12 – Paradox – 17/20
You always knew.

Vaste programme que ce titre quand on voit la série et ses problèmes avec les paradoxes en début de saison. Je dois bien avouer que le début m’a un peu dépité, avec un voyage à New-York, en 2015, avec… Katarina Jones. Sa relation avec son père est soporifique, mais très vite, Cassie débarque dans sa vie et lui parle de Cole, prouvant ce que je soupçonnais depuis le début : Jones en sait beaucoup plus que ce qu’elle a révélé à Cole quand elle l’a rencontré. Amusant.

Cassie a monté tout ce plan toute seule en laissant Cole aux mains d’Aaron. Le pauvre a beaucoup à faire pour maintenir le voyageur en vie, mais il ne fait pas grand-chose, car ça l’arrangerait bien ce décès. Finalement, il appelle Cassie pour quand même agir et le sauver.

Cela fonctionne et Cassie revient avec Jones qui cherche à sauver à son tour Cole. Seulement, ce n’est pas simple après tant de voyages temporels. Pour l’aider, la jeune Jones a l’idée de le mettre en contact avec le sang de son lui enfant. C’est l’occasion, en effet, de créer un paradoxe qui pourrait le sauver. Mouais, drôle de théories, mais c’est marrant, alors pourquoi pas.

On découvre ainsi que Jones est enceinte après avoir été mariée six jours et Cassie rencontre carrément le père de Cole, de même que le petit James Cole lui-même. Tu m’étonnes que Cole soit à fond sur Cassie après aussi. En fait, il l’a connu gamin.

Le père de Cole révèle à Cassie que Marion, la mère de Cole, a elle-même parlé d’une armée de singes et du fait qu’il fallait protéger son fils. Voilà qui devient sacrément tordu, mais ça reste sacrément logique pour la série. Le père accepte donc de suivre Cassie et donner le sang de son jeune fils pour rencontrer son fils adulte. Les retrouvailles sont sympathiques.

De son côté, Aaron contacte Olivia et décide de passer un marché avec, car après tout, ce n’est pas son combat et c’est perdu d’avance. Mouais, je trouve que ça manque un peu de construction de son côté, mais avec une saison de seulement treize épisodes, ce n’est pas facile, en même temps.

Dans tout ça, il est toujours amoureux de Cassie, donc il la prévient et tente de la faire fuir à temps. Comprenant qu’il a trahi sa cause, Cassie revient à temps dans la boutique pour prévenir tout le monde de se barrer. Cette fois, la série me plaît beaucoup en révélant enfin d’où viennent les flashbacks de Cole que l’on voit depuis plusieurs épisodes, notamment avec ce verre de lait brisé. C’est bien écrit et ça fait plaisir d’avancer enfin.

En revanche, ce qui fait moins plaisir, c’est que Matthew, le père de Cole, se fait tuer. Le Cole adulte s’injecte son propre sang et le paradoxe fait l’effet d’une bombe qui souffle la boutique. OK, voilà qui permet de marquer la fin de saison qui approche, je pense.

Tout ceci donne une Katarina qui s’en va en décidant de garder son bébé, avec le destin que l’on sait. Le jeune Cole est placé et rencontre pour la première fois Ramse. C’est mignon… mais complétement con. Eux qui veulent changer le futur depuis le début font exactement comme le Témoin et s’arrange pour que tout le monde fasse la même chose et suive le même chemin. Je ne suis pas convaincu par cette stratégie, mais ça rapproche Cassie et Cole (adulte). Bon, quand même, que Cole ne se souvienne pas des visages de Cassie et Jones qui étaient là à la mort de son père, c’est un peu gros je trouve, parce qu’il n’est pas si jeune que ça et que c’est une journée a priori marquante. On va dire que c’est le traumatisme et le paradoxe qui n’aide pas.

Pendant ce temps, toujours en 2015, Jennifer prend le pouvoir sur l’entreprise de son père, Markridge. Mouais.

Et enfin en 2043, il s’avère que quelques militaires sont encore dans la base et surtout qu’il reste pas mal de scientifiques. Par conséquent, ils continuent les recherches. Tout ceci est peu intéressant, mais l’on apprend qu’une plante qui n’est pas de 2043 pousse sur la machine. La fin voit Whitley revenir avec la tête d’un de ses potes en main. Charmant. De nouveaux méchants sont aux portes de la base, aidés par Deacon, si je ne m’abuse.

Bon, c’est un épisode qui met bien ensemble les pièces du puzzle, c’est agréable. Les prises de tête sur la chronologie fonctionnent bien. Cela donne envie de continuer et avait déjà des allures de fin de saison avec l’explosion de la boutique. Maintenant que Cole est coincé en 2015, il est difficile de dire ce que va proposer la série, dont la mythologie vient de changer du tout au tout en 40 minutes. Si les paradoxes ne sont pas tous bien gérés, ici, au moins, on a du divertissement bien foutu.

13.pngÉpisode 13 – Arms of Mine – 17/20
It took time travel to create time travel.

C’est parti pour une fin de saison dont je ne sais pas trop quoi attendre. Les choses sont rapidement mises en place avec un Cole qui a retrouvé Aaron et le tabasse. Bon, l’ex qui est méchant, c’est un classique, mais quand il voit que Cassie est avec Cole, il se met à tout révéler, tout en comptant bien s’enfuir. Il y arrive et sa fuite vire au fiasco total. Après un rapide combat avec Cole, il finit par rôtir au sens littéral du terme, déclenchant un incendie qui le dépasse et le consume.

Cassie le voit brûler et le vit mal, mais elle reprend la mission pour oublier – c’est quand même vite bâclé en une scène. Grâce aux joies d’internet, Cassie découvre que Jennifer est désormais à la tête de Markridge. Elle se rend avec Cole à une conférence de Jennifer qui entend bien cramer la boîte de son cher papa.

Les retrouvailles avec elle sont sympathiques, mais elle est complétement perchée. Elle leur donne quand même les informations qu’ils veulent, Cole ayant même la chance de voir une photo de Ramse. Il est expliqué qu’il n’a pas trop vieilli grâce au sérum de Jones. Mouais, c’est un peu du foutage de gueule quand même, parce qu’il a eu qu’une dose… L’autre foutage de gueule, c’est que Jennifer est en fait en train de les trahir.

Ils ne le savent pas et se rendent à Raritan où la machine est en train d’être construite. Ramse compte bien mettre la main dessus, sûrement pour retourner en 2043 et retrouver son fils. C’est suffisant pour vouloir détruire le monde de toute évidence. Je suis totalement avec Ramse cela dit, surtout qu’ils ont un vaccin pour 2043, alors à quoi bon annuler ce qui a déjà été fait de toute manière. Tant que l’humanité s’en sort, ce qui était la motivation première, tout va bien. Du moins, en théorie.

Enfin bref, là n’est pas la question. En 2015, nous apprenons que Spearhead, aussi connu sous le nom de Dr Jones le mari de Katarina, a effectivement mis au point la machine. Ramse, sous le nom de Mr Seki, débarque et s’empare de la machine, qu’il a de toute manière financé.

Cole et Cassie, eux, sont devant l’installation et décident de passer par les tunnels pour s’infiltrer ; Cole les connaissant par cœur, de toute manière. Ils sont forcés de se séparer, ce qui fait que Cassie entre enfin dans sa forêt rouge, les plantes ayant été envoyées dans le futur virant toutes au rouge.

Cole confronte Ramse qui lui affirme qu’après 28 ans, il veut simplement retourner auprès de son fils et trouver un nouveau vaccin. C’est moche quand même, je suis du côté des méchants dans cette série, parce que Ramse me paraît avoir raison sur toute la ligne. Bon, ça me change un peu, vous me direz. Cassie débarque au plus mauvais moment et décide de tuer le témoin. Oui, sauf que Ramse avoue qu’il n’est pas le témoin. Dommage, ça collait bien, j’aimais bien l’idée. La prise de tête peut donc recommencer, comme ça.

Cassie tire sur Ramse, Cole sur le garde de Ramse, le garde sur Cassie. Autant dire que c’est la merde à quelques minutes de la fin. Comprenant que c’est perdu pour lui, Ramse se sacrifie pour sauver la vie de Cassie très, très mal en point. Il propose donc d’envoyer Cassie dans le futur, car Katarina la sauvera quoiqu’il arrive, contrairement à lui. Malgré ses réticences et hésitations, Cole accepte et Cassie est donc envoyée en 2043… où elle atterrit au milieu de problèmes qui la dépassent dans un monde contaminé, mais on y revient.

Ramse est donc sur le chemin de la rédemption pour ses derniers instants et il demande à Cole de retrouver son fils s’il parvient en 2043. Cela aurait été plus simple de le demander à Cassie, mais bon. Ramse est laissé pour mort.

Olivia, en larmes car elle sait que Ramse est mort, peut alors aller rencontrer les douze singes… qui ne sont que douze bébés. Elle nous déclare tout ce qu’elle sait… mais Cole décide de faire demi-tour pour sauver Ramse, alors peut-être bien qu’elle se trompe.

En 2043, Whitley demande à retourner en 2015. Sympathique. Il s’agit bien de Deacon qui aide un groupe inconnu, dirigé par un homme qui ressemble quand même au père de Cole je trouve. Ils envoient de quoi surchauffer le cœur des ressources électriques, ce qui provoque une panne de courant qui leur permet d’entrer petit à petit dans le complexe, qui est au cœur de la fin de saison du coup.

Jones décide de détruire la machine si on ne laisse pas sortir tous ses alliés et les méchants hommes bleus… disent plus ou moins venir du futur, alors qu’il est révélé qu’il s’agit des 12. Cela aurait été intéressant comme idée de rajouter un niveau de futur plus lointain. J’aimerais beaucoup en tout cas, ça promettrait pour la suite, même si je ne vois toujours pas bien le rôle de ces douze. Ces derniers acceptent le deal, à condition que Whistley et le scientifique soient désarmés. Ils acceptent à leur tour et sont libérés. Jones est quant à elle faite prisonnière…

En théorie du moins, car c’est le moment que choisit Cassie pour arriver, ce qui nous fait un joli cliffhanger de fin de saison. De son côté et en 2015, Jennifer monte dans un avion et semble être l’investigatrice de la propagation du virus.

Si cet épisode final était un peu lent, surtout du côté de 2043, il offre donc de très jolies pistes pour une saison 2 qui devrait être passionnante, peut-être plus que cette première saison.

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EN BREF – Il m’a fallu un vrai temps d’adaptation pour entrer dans la série, à laquelle je trouve beaucoup de défauts d’écriture et de paradoxes non résolus dans ses débuts. Cela a très certainement ralenti mon rythme de visionnage, alors que ça s’améliore pourtant ensuite.

Une fois les tâtonnements du début évacués, la série se développe en effet dans la meilleure des directions et affrontent ses boucles temporelles et paradoxes de pleine face, ce qui est nettement plus intéressant. J’ai adoré voir Jones enfin changer de position et dire que l’on ne pouvait pas changer le passé, même si cela est très probablement faux puisque la série nous a pondu un 2043 différent dans un épisode. Je trouve cela un peu dommageable, surtout que l’on n’a jamais franchement eu d’explications. J’imagine qu’il faut y voir deux univers parallèles et qu’il sera surtout question de réussir à créer un univers où tout se passe bien. Je doute que quelqu’un puisse véritablement être effacé, en fait.

Quoiqu’il en soit, j’étais lors de cette fin de saison du côté des méchants, Ramse étant de loin le personnage auquel j’ai le plus accroché. C’est peut-être parce que j’aimais déjà l’acteur avant, mais en tout cas, c’était une évolution logique et super intéressante, plus que les états d’âme de Cassie ou l’entêtement de Cole. Il faut toujours que je n’aime pas les héros des séries, ça en devient presque chiant. Content de voir Ramse survivre à cette fin de saison 1, même si je me demande si c’est vraiment pour longtemps.

Je ne me le demanderais pas trop longtemps, car je compte bien continuer rapidement mon visionnage (non pas que j’ai un espoir pour le challenge, mais juste parce que j’ai envie de savoir la suite).

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The Defenders (S01)

Synopsis : Matt Murdock (Daredevil), Jessica Jones, Luke Cage et Danny Rand (Iron Fist) combattent chacun l’injustice et le crime, ignorant encore que leurs chemins sont sur le point de se croiser.

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Pour commencer, j’ai déjà parlé de la série sur le blog, histoire de remettre tout ce petit monde en contexte, alors n’hésitez pas à aller jeter un œil pour vous rafraîchir la mémoire sur chacun des quatre héros des séries Marvel/Netflix (c’est par ici et par ici).

Ce crossover, nous l’attendons depuis des mois et c’est arrivé au point où je me suis jeté dessus pour le bingewatcher dès que j’en ai eu l’occasion – et huit heures devant moi. Oui, je me le suis fait sans la moindre pause, et non je n’ai pas honte.

Qu’est-ce que j’en attends ? Des RÉPONSES, surtout aux cliffhangers de Daredevil et Iron Fist qui étaient abusés, et à celui de Luke Cage, moins fou je dois dire. Au-delà de ça, j’ai bien conscience avant de le commencer qu’il y a de fortes chances que le chemin de nos héros ne se croise pas tout de suite, je connais Netflix et sa tendance à être lent ; je sais déjà quels défauts vont m’énerver… mais ça ne m’empêche pas, comme tout le monde de crever d’impatience. Je me lance donc dans le visionnage avec un a priori plutôt positif et bienveillant, en ayant échappé à toutes les bandes annonces et en ne sachant pas trop ce qui m’attend. Espérons que ça ne me déçoive pas.

Je commence par un avis sans spoiler avant d’entrer dans le vif du sujet avec la critique de chacun des huit épisodes. Bonne lecture !

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L’avis sans spoiler : La réintroduction de chacun des héros dans le premier épisode est une vraie réussite, qui permet à tous de commencer la série sans avoir forcément vu les séries-mères. Toutefois, je trouve que nombre d’éléments risquent d’être confus ou d’être difficiles à comprendre, surtout pour ceux n’ayant pas vu Iron Fist… ce qui est quand même con, parce que c’est celle qui a été le plus critiquée (bon, elle a aussi battu les records de bingewatching, apparemment).

Dans l’ensemble, ça marche même sans l’avoir vu. J’ai adoré que les premiers épisodes prennent le temps de mettre en avant l’univers de chaque série, avec ses personnages secondaires et ses couleurs fortes. Nous ne sommes jamais perdus, même si le passage de l’une à l’autre est parfois troublant.

Le rythme est bon et mène à une réunion très réussie de l’univers de chacune de ces séries. La réalisation n’est jamais à bout de souffle, mais effectue un véritable marathon dans ces huit épisodes, pour rapprocher les séries avant de mieux les séparer.

Quant à l’intrigue, elle prend enfin tout son sens. J’ai mieux compris cette saison que certaines autres (et là, j’accuse surtout Daredevil de m’avoir perdu en chemin en saison 1) et de nombreux éléments restés en suspens dans les séries précédentes obtiennent enfin une explicitation. Aux néophytes et petites mémoires, je conseillerais de s’accrocher sur les trois premiers épisodes pour réussir à raccrocher tous les wagons, mais de toute manière, une fois la saison commencée, il est dur de s’arrêter.

Franchement, bon bingewatching à tous, car il sera dur de regarder The Defenders autrement. Je n’irai pas par quatre chemins, c’est un vrai coup de cœur, je l’ai dévorée et adorée.

Note moyenne de la saison : 18/20

Attention, spoilers ci-dessous !

01.pngÉpisode 1 – The H Word – 16/20
The war you fight is not here. It’s in New-York City.

La série commence directement dans l’action avec un combat au sabre qui confirme bien la présence de The Hand dans Defenders. Danny et Colleen ne sont pas encore totalement rentrés de leur escapade à K’un-Lun, la cité d’apprentissage de Danny, mais se retrouvent à parcourir des sous-sols et égouts bien sombres pour combattre une femme drôlement douée en arts martiaux… Elektra ? Elle est en tout cas au générique.

Un mot de ce générique : il est parfaitement hybride et combine plutôt bien l’ambiance de chacune des séries, mais je ne m’avoue pas trop convaincu pour le moment. Après huit épisodes, je serais sûrement à fond, mais je suis déjà bien heureux d’avoir vu passer le nom d’Elodie Yung, ce qui confirme que son personnage n’est pas mort.

Du côté de Jessica Jones, on retrouve le personnage sensiblement là où on l’avait laissée : elle se bourre dans les bars et n’est pas heureuse de sa victoire contre Kilgrave, là où Trish la voit comme une héroïne. C’est là le mot en H du titre, qui ne tarde pas trop à se faire entendre.

Dès que Luke Cage apparaît, l’ambiance de sa série se fait ressentir grâce à une musique rap bien choisie. Il est donc libéré de prison – ou plutôt il se libère de ses menottes tout seul. Il croise son avocat Franklin Nelson, autrement dit Foggy, ce qui est la première vraie interaction entre les séries dans Defenders. Oh bien sûr, Luke demande des nouvelles de Claire, mais celle-ci tarde à venir.

Enfin, Matt continue de vivre sa vie d’avocat/super-héros sans le moindre souci. Il gagne même le procès d’Aaron, un paralysé à qui il donne quelques conseils de vie. Cela constitue soit la première longueur, soit un élément d’intrigue qui servira plus tard. On retrouve assez vite Karen, qui ne semble pas si à l’aise que ça avec le héros.

L’introduction de chaque personnage occupe les quinze premières minutes mais resitue bien tout le monde et les capacités de chacun, c’est plutôt bien réussi. J’espère que la série ne traînera pas trop à réunir les personnages, car pour le moment, on tourne un peu en rond à enchaîner les personnages comme ça. En même temps, on sent bien que l’intrigue se met en place, autour de ce qu’il s’est passé au sanctuaire de Danny.

Ce dernier culpabilise bien sûr de ce qu’il s’est passé là-bas et fait quelques cauchemars sympathiques, qui inquiètent Colleen. Ce n’est jamais qu’un souci de plus pour ces deux-là, qui se demandent quand même qui était cette femme contre qui ils se battaient.

Il est temps pour la série d’introduire un nouveau personnage, joué par Sigourney Weaver. Même si elle est présentée en position de faiblesse et prête à mourir, il est assez évident qu’elle sera la méchante : il n’y a pas spécialement de place pour les gentils déjà présents, donc faut pas abuser. Bien évidemment, c’est le cas, et nous la retrouvons ensuite dans un parc où elle bavarde avec… Gao, la méchante d’Iron Fist. Bien évidemment. Gao semble lui obéir à la lettre, ce qui n’est pas très bon signe. Nous connaissons uniquement Gao comme une dirigeante avec peu de scrupules et un talent de manipulation assez fou.

Jessica rentre chez elle pour mieux trouver du boulot, avec une femme cherchant son mari et un appel anonyme qui lui dit de ne pas le chercher. C’était ce qu’elle avait prévu, mais avec cet appel, il est à peu près sûr qu’elle fera l’inverse et regardera qui est John Raymond. C’est effectivement ce qu’elle fait aussitôt, avec l’aide de Malcolm, bien sûr.

L’épisode suit le même rythme et enchaîne ensuite les scènes Jessica/Luke, avec un petit clin d’œil sympathiques. Du coup, les choses ne traînent pas pour Luke et Claire qui se retrouvent et ne prennent pas le temps de flirter, préférant coucher ensemble directement… si on peut appeler ça coucher. Bon, bien sûr, il a purgé sa peine mais souhaite reprendre tout de suite ses activités de super-héros, ce qui ne plaît pas trop à Claire.

De toute manière, elle n’a pas trop le choix car Misty débarque et demande à parler en Luke. Elle nous réintroduit assez bien l’ambiance qui règne à Harlem… c’est-à-dire que c’est le chaos et qu’elle compte bien sur lui pour remettre un peu d’ordre et pour devenir le leader que Pope était après la mort de la sœur de leur témoin. Ce n’est pas hyper clair pour ceux qui n’ont pas vu la série quand même – ou pour ceux, comme moi, qui ont la mémoire un peu courte.

Leur papotage était censé prendre peu de temps, mais elle envoie directement Luke jouer les bons samaritains auprès d’un jeue.

Matt et Karen prennent le temps de manger ensemble, c’est mignon, mais il semble y avoir toujours beaucoup trop de gêne entre eux. Il ne faut pas longtemps pour que Matt sente le besoin d’aller se confesser, le type de scènes qui ne m’avait pas trop manqué jusque-là.

Danny & Colleen reviennent à New-York, la maison de ses séries. Comme toujours, Jessica se retrouve impliquée dans quelque chose qui la dépasse, avec tout un tas d’explosifs dans l’appartement de la personne qui lui a passé le coup de téléphone anonyme.

Le cliffhanger est excellent avec un tremblement de terre qui ravage la ville, coupe l’électricité et relance le crime. Il est évident que cela va forcer nos héros à sortir de l’ombre pour s’occuper des pauvres gens en détresse, et c’est tant mieux !

En parlant de sortir de l’ombre, et sans aucune surprise après le générique, Elektra est bel et bien de retour à New-York, et elle est sous la main de… The Hand. Sans jeu de mots (bon, si, avec en fait).

J’ai beaucoup aimé cet épisode qui réintroduit bien tout le monde et enchaîne les personnages de manière assez fluides. En revanche, il est étrange de retrouver l’ambiance et le look de chaque série (le bleu de Jessica, l’orange de Luke…) au sein d’un même épisode et de passer de l’un à l’autre. Il est dur de ne pas se surprendre à attendre le mélange entre les deux au plus vite. La fin donne envie d’enchaîner comme jamis, et ça tombe bien, c’est ce que j’ai prévu de faire.

02.pngÉpisode 2 –Mean Right Hook – 15/20
They’re saying the epicenter was in Hell’s Kitchen.

C’est un peu décevant, mais seul Matt se rend dans les rues pour tenter de contenir la situation chaotique de New-York. Cela fait une scène d’action plutôt réussie, mais j’espérais les voir tous entrer en action après ce cliffhanger. Finalement, la nuit est complétement ignorée par les scénaristes, ce qui manque un peu de crédibilité, mais qui permet de voir Matt hésiter à  reprendre son rôle de Daredevil.

Le lendemain, Trish retourne au boulot malgré l’incident pour mieux comprendre qu’il ne s’agit pas seulement d’un tremblement de terre, grâce à des appels… et des ordres assez clairs de sa hiérarchie.

Dans son coin, Misty entame une enquête… dans l’appartement où Jessica se trouvait la veille. C’est elle qui a donné l’alerte. La rencontre avec Misty est brève mais intense, avec le franc-parler habituel de Jessica qui est beaucoup trop drôle.

Au dojo, Danny s’inquiète toujours de rencontrer à nouveau ce ninja qui lui a mis la misère, et là, on entre clairement dans les longueurs habituelles des séries Netflix. J’espérais y échapper un peu avec la réduction à huit épisodes, mais c’était être trop optimiste, je crois !

Même s’il a promis à Claire d’y aller mollo, il est rapidement évident que Luke ne tient pas en place. Elle l’aide donc à trouver le nouveau repaire des criminels à Harlem. Leur couple fonctionne bien, mais pas aussi bien qu’avant depuis que j’ai vu Iron Fist. Dans cette série, elle ne fait presque pas référence à Luke et semble même flirter avec Davos, quand même. Luke mène donc son enquête dans son coin, une tendance à la mode chez nos Defenders, et j’attends les premières rencontres avec impatience. De toute manière, j’imagine qu’ils ne seront réunis qu’en moitié de saison.

Du côté des méchants, Gao passe son temps à s’inquiéter. C’est dommage, parce qu’elle passe de personnage vraiment réussi et effrayant à sous-fifre. Autant dire qu’elle perd en crédibilité au passage. Quant à la méchante dont nous n’avons toujours pas le nom, elle est convaincue qu’elle n’entame pas une guerre, mais qu’elle ouvre une porte. Allons bon.

Jessica continue de mener son enquête dans son coin et tombe sur Jeri, qui semble déjà jouer la grande sœur avec elle. Cela fait plaisir de la revoir en tout cas, même si elle s’inquiète beaucoup trop. Bon, elle a sûrement raison, parce que Jessica se retrouve au cœur d’une affaire terroriste d’envergure, et ça craint un peu. Il n’empêche qu’elle continue de chercher l’homme accusé d’être terroriste.

Matt et Foggy se retrouvent ensemble. Si l’ambiance entre eux est toujours aussi bonne, on sent bien qu’il y a une distance qui s’est creusé entre eux avec la saison 2. Foggy lui file du boulot, pour éviter qu’il ne fasse quelque chose de stupide et reprenne son délire de Daredevil. Cela fait avancer l’intrigue personnelle de Matt, mais pour l’instant, pas vraiment l’intrigue générale de la série.

La construction est toutefois bonne, avec Jeri qui rencontre ensuite Foggy pour l’avertir que Jessica va encore faire une connerie et se mettre dans la merde. Effectivement, ça ne tarde pas, quand elle rentre chez elle, John Raymond a pris en otage Malcolm.

Celui leur révèle qu’il vit dans la peur d’un groupe (il ne faut pas être sorcier pour savoir qu’il s’agit de The Hand, mais cette pauvre Jessica ne les connaît pas encore, trop occupée qu’elle était avec Kilgrave). Alors que la situation semblait tourner à l’avantage de Jessica, Elektra débarque et John se suicide. Bien, voilà qui est fait.

Jessica tente d’arrêter Elektra, mais c’est finalement elle qui se fait arrêter par Misty. L’interrogatoire se passe comme il se dérouler avec un témoin aussi chiant que Jessica et Matt débarque en plein milieu, se présentant comme… son avocat ! Sacrée rencontre bien perchée.

Dans leur coin, Danny et Colleen découvrent de nouveaux cadavres, ce qui leur permet de comprendre que The Hand est toujours beaucoup trop active à New-York. Nous, on sait bien que c’est Elektra qui est passée par là, et j’attends vraiment qu’on la revoit pour avoir plus d’infos sur ce personnage que j’adore. Danny comprend en revanche que le massacre new-yorkais est lié à K’un-Lun. On s’en serait douté, merci bien.

Alors qu’ils commençaient à s’ennuyer, une équipe de nettoyeurs débarque dans l’entrepôt. Danny et Colleen ne l’entendent pas de cette oreille et commencent le combat. Danny s’en prend donc à… Cole, le jeune protégé de Luke.

C’est con, parce que la première rencontre entre Luke et Danny (enfin !) est donc un combat, où Danny se fait martyriser un temps avant que l’Iron Fist ne mette Luke à terre. Bien. La police débarque et arrête Cole, Colleen a la bonne idée d’appeler Danny par son nom, donc on peut être sûr que Luke le trouvera facilement grâce à Claire.

Enfin, dernier cliffhanger, la méchante (Alexandra !) a pris en otage… Stick, le maître de Daredevil. Les deux semblent bien se connaître, donc nous ne sommes pas au bout de nos peines.

L’avantage d’avoir quatre héros, c’est que l’on ne voit pas le temps passer. C’est assez fou : malgré quelques scènes plus lentes que d’habitude, ça avance plus vite grâce au changement de personnage… et d’ambiance. Les transitions de Defenders sont plutôt sympathiques dans l’ensemble, mais on a un peu de mal à voir toutes les ramifications pour l’instant. J’ai eu un peu plus de mal avec la réalisation de cet épisode, surtout dans les gros plans intensifs des parties liées à Jessica Jones. C’est un peu frustrant de ne voir que le visage des acteurs, jamais entièrement. Je sais bien que c’est le style, mais je suis pressé qu’on débouche sur un style propre à cette série, quitte à ne garder que le meilleur de chaque.

J’aime d’ailleurs beaucoup l’idée de former des duos pour l’épisode 3 avant de tous les réunir (j’ai parié depuis le début pour la réunion en fin d’épisode 4, comme la presse semble avoir reçu les quatre premiers épisodes). Le rythme reste bon malgré quelques lenteurs, mais sur Netflix, difficile d’attendre autre chose.

03.pngÉpisode 3 – Worst Behavior – 20/20
Who are you people ?

J’ai profité de ces cliffhangers bons mais pas horribles pour me faire une pause repas, mais j’ai enchaîné aussitôt après celui-ci avec l’épisode 3. Oui, je suis comme ça, moi.

Nous reprenons avec Alexandra au restaurant qui nous fait croire qu’elle a connu Constantinople – une jolie manière de nous faire comprendre qu’elle est revenue d’entre les morts elle aussi. Comme un homme débarque pour lui dire qu’ils ont trouvé le Black Sky, il faut comprendre que c’est un flashback : le corps d’Elektra a été retiré de sa tombe. Nous allons enfin avoir quelques explications sur le cliffhanger de la saison 2 de Daredevil et j’en suis très heureux. Comme je m’y attendais, c’est donc The Hand qui l’a ramenée à la vie, sous la direction d’Alexandra.

Le réveil ne semble pas des plus agréables, avec une Elodie Young recouverte de caramel. C’est beau. Assez clairement, la résurrection d’Elektra est plus violente encore que celle d’Harold dans Iron Fist, car elle n’a aucun souvenir. La vie sous la direction d’Alexandra n’est pas simple : elle réapprend à se servir d’armes, avec des réflexes intacts, plus rapidement qu’à parler. Ceci explique tout, car son entraînement est intense, la rendant capable de nous mettre à terre des ninjas beaucoup plus nombreux et armés qu’eux. Rien que pour cette longue introduction, la série valait le coup. Je suis peu objectif, mais la série réussit à m’offrir précisément ce que j’attendais d’elle ; même si je suis déçu de voir Elektra choisir de simples couteaux…

Aujourd’hui, Elektra aide Alexandra à torturer Stick. Celui-ci se coupe la main (eh, on se croirait dans du Marvel) et s’enfuit. Normal.

Jessica et Matt apprennent à faire connaissance, ce qui est tout à fait charmant. Comme la police n’a rien contre elle, Jessica préfère se casser que de faire confiance à son nouvel avocat. Je la comprends, mais ce n’est pas la bonne solution – de toute façon, Matt la suit à la trace grâce à son ouïe de dingue.

Loin de se laisser dicter sa conduite par la police, Jessica continue son enquête sur John Raymond auprès de sa veuve. Pas dupe, elle remarque qu’elle est suivie et elle n’aime pas beaucoup ça : bien sûr qu’elle est suivie, mais il n’est pas facile de se débarrasser de Daredevil. Difficile, mais pas impossible pour elle. Elle se retrouve à le suivre, mais il réussit à s’enfuir avant qu’elle ne prenne une bonne photo de lui.

Comme prévu, Luke retourne chez Claire et lui raconte tout ce qu’il s’est passé, y compris la partie où il s’est fait mettre à terre par un gringalet avec un poing qui brille. La scène qui suit est parfaite : Claire les présente l’un à l’autre et leur concours d’égo est à mourir de rire. J’ai juste adoré cette deuxième rencontre.

Les deux apprennent à se faire confiance et discutent, ce qui permet de retrouver aussi Claire et Colleen ensemble. Leur duo fonctionne toujours aussi bien. Malheureusement, du côté des héros, ça fonctionne moins bien : Luke fait la morale à Danny et lui met enfin les pieds dans ses baskets. C’est juste parfait comme scène, car ça met le doigt sur ce qui différencie le plus les deux : l’argent, la couleur de peau. C’est très exactement ce qui rendait les deux séries différentes et ça continue de bien fonctionner, avec un Luke Cage qui apprend la mort de Cole dans l’appartement de sa mère, qui perd donc son dernier enfant. Triste.

Après avoir reçu sa leçon de morale, Danny décide de se servir de sa fortune pour retrouver The Hand plus vite. Et ça va effectivement beaucoup plus vite de s’intéresser aux fonds de l’organisation criminelle qui lui permettent d’accéder directement à l’adresse dont il a besoin. Une fois n’est pas coutume, il décide comme un imbécile de s’y rendre seul. Il tourne en boucle le Danny et décide de se rendre à Midland Circle Financial, un immeuble dont l’architecte est… John Raymond.

Usant de ses capacités humaines, cette fois, Jessica réussit à obtenir la même information. Oh ça sent bon le nouveau duo, ça. Elle s’y rend donc pour mieux découvrir que Matt la suit toujours. Celui-ci lui détruit son appareil photo et lui vole son écharpe pour mieux aller aider Danny, qui n’a pas eu la meilleure des idées en se confrontant à The Hand tout seul.

Mal en point, il est sauvé de justesse par Luke. Et oui, je m’étais trompé, c’est bien dès cet épisode que nos quatre héros sont réunis de la meilleure manière possible : en se battant. Bon, si j’ai pu échapper à la bande-annonce, je n’ai pas pu échapper aux images de ce combat dans le couloir, mais il fonctionne encore mieux au sein de l’épisode. Les retrouvailles Luke/Jessica permettent aux quatre héros de savoir qu’ils sont dans le même clan et la réunion est ainsi expédiée à coups de « Long story »/ « Longer story ». C’est hyper efficace et ça laisse Matt se battre contre… Elektra. Qu’il ne reconnaît bizarrement pas immédiatement, preuve qu’elle est bien une enveloppe vide désormais. Danny débarque et met Elektra K.O sur un coup de chance. Voilà nos Defenders réunis pour la première fois dans le même ascenseur, celui de la bande-annonce que, j’avoue, j’ai vu et qui indiquait la date de diffusion de la série.

Pendant ce temps, le Stick a la bonne idée de débarquer au dojo et demander à rencontrer l’Iron Fist. Quel rythme ! Cet épisode prouve que l’idée derrière The Defenders était géniale et valait vraiment le coup. J’ai adoré la mise en place des dynamiques entre les différents membres du groupe et l’intrigue générale fonctionne à merveille. Du rythme, de la baston, des répliques percutantes et un groupe qui gère ? Il ne m’en faut pas plus pour adorer, mais quand en plus on m’ajoute Elektra dans le mix, moi, je dis oui.

04.pngÉpisode 4 – Royal Dragon – 20/20
Look, I’m not looking for super friends.

Oh lala la scène d’introduction est juste folle et expédie comme elle peut tout un tas d’informations. Le rythme y est vif : les Defenders se retrouvent dans un restaurant chinois qui espérait fermer tranquillement ses portes. Pendant que Danny négocie six mois de loyer avec le propriétaire (bah oui, évidemment) et que Matt vérifie que la porte de derrière est fermée, Jessica et Luke rattrapent le temps perdu.

C’est ensuite l’heure de la vraie rencontre entre tous, même si Matt refuse de leur donner son identité et que Jessica entend bien faire cavalier seul, parce que Jessica. Il est excellent de voir ces quatre héros, qui ont tous leur désir d’indépendance et un fort caractère, être confrontés à l’idée de devoir travailler ensemble. En plus, quand Danny nous ressort pour la énième fois qu’il est « the immortal Iron Fist », Luke lève les yeux au ciel plus haut que moi. Franchement, comment voulez-vous que je ne sois pas fan après ?

Les quatre partagent un rapide dîner lors duquel Matt décide enfin de leur faire confiance, grâce à la perspicacité de Jessica qui a vite compris à qui elle avait affaire. C’est propre comme scène, c’est tellement fluide que ça semble s’être écrit tout seul, et j’adore quand c’est le cas dans une série. Les répliques fusent à toute vitesse et je suis totalement accroché.

Le rapide dîner devient finalement un long repas lors duquel les Defenders apprennent à se connaître pour de vrai, donnant l’idée à Danny de former un groupe de justicier. Cela ne motive pas trop les autres, mais il est vrai que ça paraît évident dans la manière dont c’est amené par les scénaristes. De toute manière, ils n’ont pas trop le choix et sont interrompus par The Stick.

J’aime la manière dont la série prend la peine de faire entendre la voix de tout le monde sans imposer de leader – ce n’est pas faute de voir Danny essayer. The Stick a la bonne idée de débarquer, donc, pour leur raconter les pièces du puzzle manquantes : l’existence de The Chaste, l’armée d’Iron Fist dont celui-ci n’a jamais entendu parler alors qu’elle se faisait exterminer, ses liens avec Matt, le projet de The Hand. Oh, c’est un projet tout simple en même temps : il s’agit de détruire New-York, comme ils l’ont fait pour Pompei et Tchernobyl (ah oui, ben évidemment vu comme ça), avec l’un de leur projet servant leur intérêt personnel.

The Stick réussit tout de même à dire à Jessica de se la fermer, et c’est la goutte de trop. Elle se barre et même Luke ne parvient pas à la retenir cette fois. Pendant ce temps, Danny papote tranquillement avec The Stick et Matt, normal.

Jessica mène donc l’enquête de son côté pendant que The Stick reprend la mythologie des comics et nous explique enfin tout ce qu’il sait sur The Hand. Après deux saisons de Daredevil et une d’Iron Fist, il était temps. The Hand voulait donc apprendre à se servir du chi pour se soigner, mais cinq brebis galeuses en son sein ont eu la bonne idée de vouloir être immortelles. Voilà, ça aurait été plus simple de commencer explicitement par là quand même. Chacun des doigts de la main est parti dans son pays pour exercer une influence certaine : Madame Gao, donc, mais aussi Sowande en Afrique, Bakuto (tué par Davos dans Iron Fist, mais possiblement ressuscité depuis), Murakami et Alexandra. Pfiou.

Je suis bien content que toutes les informations soient sur la table, exactement comme Danny. Bon, Matt ne l’entend pas de cette oreille en revanche, car il sait que The Stick a un plan derrière la tête, comme toujours. Il n’a pas oublié qu’Elektra était morte comme ça en même temps. C’est vrai que Danny ressemble quand même à un grand gamin là, mais ça ne l’empêche pas de finalement sympathiser avec Luke. C’est parfait cette amitié entre eux, j’adore.

Daredevil et The Stick ont l’occasion de parler discrètement d’Elektra et il est une fois de plus rappelé qu’Elektra Natchios est le Black Sky, et que le Black Sky ne peut survivre. Bien. S’ils l’ont ramenée juste pour la re-tuer, je vais mal le vivre.

De son côté toujours, Jessica retourne chez sa cliente pour découvrir qu’elle est surveillée, soit disant par la police. Elle cogne plutôt que de parler, comme toujours, et comprend qu’elle est au cœur d’un complot international.

Elektra commence à se poser des questions sur son identité après avoir été (finalement) reconnue par Matt, mais son lavage de cerveau est tel qu’elle se laisse manipuler par Alexandra. On sent bien que ses souvenirs lui reviennent dans cet épisode, car le Black Sky se souvient de ses armes préférées… oh oui, j’attends qu’elle les retrouve.

Alexandra décide de réunir l’ensemble des branches de The Hand (c’est vrai que c’est quand même logique qu’il y en ait cinq, maintenant que j’y pense). Comme elle en est à la tête, tout le monde s’exécute et entre dans sa vendetta contre l’Iron Fist et ses acolytes.

Après tout ça, elle se rend donc au restaurant des Defenders pour tenter de convaincre Iron Fist de la suivre. Loin de l’écouter, celui-ci refuse de lui apporter son aide. Il n’en faut pas plus pour qu’Elektra soit appelée à la rescousse pour tous les mettre à terre.

Oui, mais non : Jessica a bien compris qu’elle ne s’en sortirait pas seule et elle est de retour, envoyant une voiture dans la tronche d’Elektra. Voilà qui conclue l’épisode sur un superbe cliffhanger de mi-saison avec l’équipe au complet prêt à se battre face à Elektra.

Très franchement, cette série s’en sort à merveille et je ne comprends pas les critiques négatives que j’ai pu voir dessus (j’ai surtout lu quelques titres, cela dit). Il y a absolument tout ce que j’en attendais, et même plus, car pour une fois, je trouve les enjeux véritablement clairs. Souvent, avec ces séries, je me sentais perdu dans les intentions ; particulièrement avec Daredevil, puisque mon attention se décrochait, j’avoue.

Ici, nous n’avons que huit épisodes et nous en sommes à la moitié. Les enjeux sont explicités, les informations données et il faut beaucoup moins de temps que d’habitude pour avoir une idée d’où l’on est et où l’on va. Et pourtant, comme d’habitude, ça repart loin dans la mythologie des comics. Rien à redire, et pourtant, nous n’avons même pas vus Claire (ni Colleen, ni Trish, ni Malcom, ni personne, en fait).

bonus groupe.pngÉpisode 5 – Take Shelter – 17/20
Elektra. That’s your name. Elektra.

 Loin de continuer sur le cliffhanger précédent, l’introduction de l’épisode nous montre l’ensemble des doigts de la Main (ouais, pour une fois, je la fais en français) se réunir au restaurant chinoiset entrer dans la bataille. Cela fait une jolie scène d’action où tout le monde cherche à kidnapper Danny. Ben oui. Travailler en équipe pourrait les aider, mais Matt a juste envie de parler à Elektra.

Bon, fut son état de Black Sky, la conversation se fait bien sûr entre deux coups. Chacun de nos héros se retrouve face à son propre combat et ça y va dans tous les sens. Luke se fait percuter par un camion, mais tous les autres parviennent à s’en sortir in extremis en empruntant les égouts. Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’était mouvementé, et réussi.

Ceci amène nos héros au dojo où Colleen vivait sa vie tranquille. Cela ne va pas durer : toute l’équipe y débarque et discute du meilleur plan à suivre. Comme dans l’épisode précédent, c’est fluide et ça passe très bien. Quand j’y pense, les scènes du restaurant auraient pu être longues, mais elles étaient pleines d’informations et de dialogues percutants, permettant de faire avancer les choses là où Netflix a pris l’habitude de ralentir le rythme. Finalement, ces huit épisodes sont une bonne chose, car ça fait cinq heures de moins à combler et on ne perd pas trop de temps dans ce début de saison.

Cela se confirme quand il est révélé que non, The Hand n’a pas mis la main (ces jeux de mots sont si simples) sur Luke, mais l’inverse. C’est Luke qui détient l’un des doigts de l’organisation, Sowande. Parfait.

Celui-ci leur révèle que The Hand a toutes les informations dont ils ont besoin sur eux, à commencer par leurs proches. Hop, tout le monde se barre, laissant Sowande seul avec The Stick pour le surveiller.

 Luke se précipite vers l’appartement de Claire pour empêcher qu’il ne lui arrive quelque chose. Évidemment. Claire est beaucoup trop parfaite comme toujours. Pendant que Luke lui dit de se dépêcher, Danny et Colleen discutent tranquillement dans leur voiture. Cette dernière semble reprocher à Danny de s’être enfin fait des amis, alors que c’était plus ou moins ce qu’elle voulait quand même.

Bien sûr, The Hand débarque à ce stade de l’épisode pour s’en prendre à Claire, Luke, Danny et Colleen. Cette dernière a même le droit d’être confrontée à… Bakuto, évidemment revenu d’entre les morts. Ah putain, je savais que c’était une mauvaise idée de pas cramer son corps quand Davos l’a tué. Si elle veut se battre, Bakuto lui propose de rejoindre The Hand. Bon, ça ne fonctionne pas bien sûr, il la blesse mais elle est sauvée par Luke. Bakuto et ses hommes s’enfuient après avoir teasé que la destinée de Danny ne faisait que commencer. Bien sûr. Beaucoup de « bien sûr » dans ce paragraphe, mais il faut dire que j’ai trouvé que ce n’était pas si bien écrit et plutôt prévisible. Et puis, la fuite de Bakuto, franchement, c’est abusé. Ils étaient quatre et ils n’ont rien vu, quoi.

De son côté, Matt s’inquiète pour Karen, qui prend assez mal le fait que Daredevil soit de retour. Le truc, c’est qu’il ne l’est pas vraiment – pas encore en tout cas, comme le souligne Matt. Il arrive assez vite à la convaincre de venir avec lui, mais c’est plus parce qu’elle sait de quoi The Hand est capable, je crois. Il se rend ensuite auprès du Stick qui lui dit de diriger le groupe des Defenders (sans le nommer, ça, c’est probablement pour l’épisode huit).

Matt refuse d’entendre ça et enfile son costume de Daredevil pour aller aider Jessica à sauver Trish. Sur place, ils sont confrontés vite fait à Murakami, mais ce que j’en retiens, ce sont les répliques de Jessica découvrant le costume de Daredevil. Elle est parfaite, définitivement.

Luke emmène Danny, Claire et Colleen au commissariat de Misty, où le plan est de réunir tous les pauvres mortels qui accompagnent nos superhéros. Il n’y a pas à dire, réunir tout le monde dans la même pièce, ça fonctionne à fond, surtout quand Trish et Malcolm s’interrogent sur les gens présents autour d’eux. Misty leur fait un petit speech et recherche surtout des informations, mais Colleen et Claire sont assez catégoriques pour refuser.

Dans l’entrepôt où Sowande est pris en otage, Daredevil cherche des informations sur Elektra sans les obtenir. Il révèle ainsi au groupe son passé avec elle, ce qui provoque quelques tensions dont Sowande profite pour s’échapper… Sauf que non, en fait, The Stick le décapite gentiment devant tout le monde. Bon appétit.

Dans tout ça, il n’empêche qu’Elektra s’est enfuie de son combat quand Matt lui a dit son prénom. C’est un problème pour The Hand, donc Alexandra prend le temps d’expliquer à Elektra qu’elle n’est rien sans The Hand et que si elle les trahit, ils la tueront sans hésiter. Sympathique. Quand les doigts de la Main se réunissent (bon, sans Sowande, forcément), en revanche, c’est bien pour parler de ça. Du coup, Alexandra perd le contrôle des trois, qui décident de leur propre plan à suivre.

Alexandra se précipite auprès de son Black Sky pour comprendre, mais il est trop tard : Elektra se souvient, se permettant une petite balade sur le toit où elle est morte, puis chez Matt, y compris dans son lit. Oh, elle récupère ses souvenirs petit à petit. C’est très exactement l’arc que j’attendais pour elle, je suis vraiment content de la direction choisie pour son personnage.

06.pngÉpisode 6 – Ashes, ashes – 18/20
The only thing we’re closer of… is death.

L’épisode débute sur une Alexandra qui déprime, tu m’étonnes.

De leur côté, les Defenders apprennent du Stick que Sowande n’était plus d’aucun intérêt pour eux : il leur a révélé que Danny était une clé, ce qui suppose qu’il peut ouvrir quelque chose. C’est simple comme bonjour, mais ça fonctionne bien (tiens, ça me rappelle même Buffy), surtout que ça les divise de nouveau. Danny a beau essayer de convaincre ses amis qu’il est innocent, certainement pas une clé et que le plus urgent est de s’attaquer à The Hand, il peine à les convaincre. Au point que ça finit en combat entre eux. Oui, les Defenders s’amusent bien à s’en prendre les uns aux autres, ce qui mène à un Danny inconscient, mis K.O par les trois autres à la fois.

Les trois autres qui doivent maintenant trouver un plan (il serait temps, parce dans ce méli-mélo d’actions, ils subissent plus qu’ils n’agissent). Sans vraie piste autre que celle de John Raymond, ils décident donc de suivre ce chemin pour voir où cela les mène. Cela permet à Matt de révéler que Midland Circle est l’endroit où se trouvait la bouche de l’enfer (Buffy, much ?) l’énorme trou béant au milieu de New-York qu’il avait découvert avec Elektra. Tu parles d’une piste.

Luke reste en arrière pour surveiller Danny, parce qu’il sait prendre un coup de poing, lui. Il refuse malgré tout de savoir ce qu’il va advenir du corps de Sowande, qu’il laisse au Stick. Ce dernier envoie la tête au reste de The Hand, ce qui les divise encore un peu plus. Alexandra ment sur le sort d’Elektra, regagnant ainsi la confiance de Gao, qui nous rejoue son numéro de manipulation habituel. Enfin ! Elle le fait même ensuite à Alexandra seule, c’est géniale.

De son côté, Elektra rêve et se souvient son passé, ce qui est une jolie manière de faire fondre mon cœur. Je les déteste pour ça, mais j’adore l’actrice et le personnage. J’ai toujours dit que j’étais faible quand il s’agissait d’elle. Elle trouve une info sur son passé et se barre de l’appartement de Matt… Juste avant que lui et Jessica n’y débarquent. J’aime beaucoup ce duo qui fonctionne bien, le franc-parler de Jess contrastant avec la manière de parler très posée et contrôlée de Matt.

Ce dernier choisit une fois de plus de mentir à Jessica, alors même qu’il fait équipe avec elle pour retourner voir la veuve de John Raymond, ça promet. De leurs interactions entre eux, j’ai surtout aimé voir Jessica comprendre que Raymond parlait de The Hand quand il s’est fait tuer, parce que oui, c’était « obvious », comme elle dit. Je l’avais dit moi-même dans ma critique, c’est merveilleux. Ils se retrouvent donc à parler à Lexi, la fille de Raymond. Bon, cela semble tout de même être une impasse, même s’il est sympa de voir Jessica raconter la vie de Matt et montrer qu’elle s’est renseignée sur lui.

Heureusement, Matt devine qu’il y a un piano dans la pièce (là, franchement, ça manque d’explication) et réussit à découvrir qu’il y a des plans dedans : ceux du bâtiment du QG de The Hand. Jessica découvre donc qu’il y a quelque chose en-dessous le bâtiment.

Une fois réveillé, Danny tente de convaincre Luke de le libérer pour aller combattre avec lui. Comme je l’espérais avant de commencer la série, ces deux-là deviennent potes et discutent du passé ensemble. J’adore l’idée de les voir se rapprocher comme ça, c’est ce qui les rend plus humains et plus cool à la fois.

Les scénaristes font tout de même d’une pierre deux coups : Elektra retrouve sa tombe et Alexandra retrouve Elektra. Cela permet d’enfin être un peu plus explicite sur la manière dont les morts sont ressuscités : The Hand utilisait un liquide trouvé à K’un-Lun il y a fort, fort longtemps. Le problème, c’est que c’est Elektra qui a bénéficié des dernières gouttes. Autrement dit, toute mort serait désormais définitive. Voilà qui change – et l’Iron Fist doit probablement ouvrir le coffre qui contient le reste du liquide (j’imagine le cœur de la montagne ? Oh lala, faut vraiment que je me mette à lire plus de comics). Elektra semble se laisser convaincre et retomber dans les mains de The Hand (je sais, j’abuse avec les jeux de mots).

Et cela tombe bien, parce qu’elle arrive pile à temps pour sauver la vie de Danny, qui s’avère menacé par Stick. De manière prévisible, celui-ci souhaite en effet tuer Danny pour se débarrasser au plus vite de The Hand : sans Danny, pas de clé, sans clé, pas de souci.

Nous voilà donc au milieu d’un combat entre Stick et Elektra, avec un Luke assommé par l’encens empoisonné de Stick. Danny lui-même finit inconscient, alors que Jessica et Matt se précipitent. Ce dernier arrive presqu’à temps, mais Elektra tue tout de même Stick, après l’avoir vu et reconnu. Oups.

Elle assomme Matt, puis Jessica, puis de nouveau Luke, le tout sans le moindre scrupule. Et hop, elle s’échappe avec Danny, donnant une large longueur d’avance à The Hand, et sauvant de justesse la vie d’Alexandra, menacée par l’un des doigts, forcément.

Le but de The Hand est donc de retourner à K’un-Lun pour récupérer l’elixir. Alexandra paraît avoir repris tout le contrôle, mais ce petit zoom pendant son speech final ne peut qu’indiquer qu’une chose : sa mort. Et ça ne manque pas, Elektra la tue après avoir récupérer son arme de prédilection. Le motif de cette mort ? Oh, Alexandra lui a tué de tuer Jessica Jones, Luke Cage et le diable d’Hell Kitchen, « peu importe son nom ». Et son nom, c’est Matthew. Et moi, je suis amoureux d’Elektra.

L’épisode perdait un peu en rythme, je trouve, exactement comme le précédent, mais cette fin promet un retournement de situation magistral pour les deux derniers épisodes. En plus, on se débarrasse en fin du Stick, et ça, ce n’est pas rien. Et puis, il y a quinze ans, Elodie Yung était une petite actrice française de rien du tout dans La Vie devant nous, puis dans Les Bleus : premiers pas dans la police, et là voilà qui se retrouve à décapiter une américaine mondialement connue dans la plus grosse coproduction Netflix/Marvel… Elle revient de loin, mais allez, les français en nous ne peuvent qu’être fiers, non ? Quoi ? J’essaye de vous vendre mon amour infini, car je sais que je ne suis totalement pas objectif.

07.pngÉpisode 7 – Fish in the Jailhouse – 16/20
Is sidekick a good look on me ?

Si j’aime tant Elektra, c’est parce que si tout le monde veut la manipuler, elle trouve toujours le moyen d’être celle qui a le dessus. C’est un peu ce que nous montre cet épisode dès le début avec un flashback voyant The Stick tentant de la convaincre de ramener Matt à sa cause et à celle de The Chaste, l’armée d’Iron Fist qui se bat contre The Hand. The Stick lui dit qu’il y aura bientôt plus de morts et qu’ils vont devoir s’en écarter… C’est raté : Elektra est morte, puis est revenue pour le tuer. Quant à nos Defenders, ils sont tous à terre alors que la police vient les cueillir. Sympa.

Jessica se réveille en salle d’interrogatoire avec Misty qui cherche à comprendre ce qu’il s’est passé, ne pouvant fermer les yeux sur tout ça. Jessica se décide à parler, sans tout dévoiler pour autant, mais juste assez pour sauver ses fesses. Jessica, quoi.

Matt se réveille à son tour, complétement perdu et paniqué de ne pas connaître son environnement. Heureusement Foggy est là pour le lui expliquer. Matt reprend vite ses esprits et veut se barrer, malheureusement, Misty veille au grain et le garde au commissariat pour le faire parler à son tour.

Reste Luke, qui a eu droit à la plus forte dose de drogue. Il est confié au bon soin d’une Claire hyper inquiète et d’une Colleen qui l’est encore plus avec la disparition de Danny. Coupées de toutes informations, les deux amies tournent en rond et s’en veulent de s’être laissées mises à l’écart.

Luke finit par se réveiller et c’est le premier à parler à la police, quand Jessica et Matt avaient bien l’intention de se taire. Cela fonctionne bien au niveau des personnages, c’est toujours aussi fluide dans l’écriture, jusqu’au duo Karen/Matt ou Misty/Luke. Tout fonctionne très bien, surtout le besoin d’entrer en action de Colleen.

Foggy a la bonne idée de ramener à Matt son costume de super-héros, ce qui leur offre l’excuse parfaite pour se barrer du commissariat, ce qu’ils font sans plus tarder. Sans leurs portefeuilles, nos héros sont alors forcés de prendre le métro, ce qui est hilarant (par contre, Jessica qui vole une bière à un SDF… not cool).

Au commissariat, Misty se retrouve dans la merde car Luke s’est échappé sous sa surveillance, alors que Karen et Foggy continuent de s’inquiéter pour Matt. Pour ne pas arranger les affaires de Misty, elle se rend compte que Colleen aussi s’est barrée. C’est con pour Claire qui reste encore en arrière. Moi qui espérais la voir gagner du gallon dans cette série, je crois que c’est raté.

De son côté, Elektra a donc décidé de reprendre la main de The Hand (mouahahaha, je ne m’en lasse pas) et ça ne plaît pas aux trois doigts survivants qui lui expliquent que ce n’est pas si simple de gérer cette organisation. Oh, vous ne connaissez pas Elektra, mes petits.

Elle libère l’Iron Fist et prouve qu’elle connaît super bien Danny. Est-ce que c’est suffisant pour qu’il lui ouvre la porte ? Non, bien sûr que non, ce serait trop simple. Du coup, les deux commencent à se battre alors que le trio de héros est à la porte du bâtiment, bloqué par les trois doigts restants. Autant dire que c’est la merde, mais que c’est fou à suivre. Colleen débarque au milieu de l’action et aide à sauver Matt. Comprenant qu’ils sont dans la merde, les trois doigts se barrent, laissant les quatre gentils derrière… pour l’arrivée de Claire et Misty, cette dernière étant fin prête à les aider.

De son côté, Danny réussit à affaiblir Elektra en utilisant son poing. On sait comment ça finit : Elektra le manipule à la perfection et il ouvre contre son gré la porte qu’il ne voulait surtout pas ouvrir, tombant au fin fond d’un gouffre où gisait un dragon. Tu parles d’un cliffhanger.

Comme ça ne suffit pas, nous découvrons que Colleen est de retour avec pour intention de détruire le bâtiment en se servant des explosifs de John Raymond, volés au commissariat. Bien joué. Bien que ce soit du terrorisme et qu’ils ne soient pas vraiment certains d’eux, nos quatre héros, Claire et Colleen trouvent que c’est une bonne idée pour couper la tête de la main (ça n’a pas de sens, pas vrai ?).

Je n’ai pas vu l’épisode passer, mais c’est surtout parce que les combats lui retirent quelques minutes. Finalement, il ne s’est pas passé énormément de choses : les trois héros qui n’y étaient pas encore sont arrivés à Midland Circle, les trois doigts se sont barrés (histoire de laisser quelques histoires à raconter pour les séries originales, j’imagine) et Danny a ouvert la porte, même si on ne sait pas trop ce qu’elle est. Et c’est tout. Nous n’avons même pas vus Trish et Malcolm, alors que c’était l’occasion. Bref, c’était un bon épisode, mais je vais être un public difficile parce que le reste de la saison était à un niveau supérieur.

08.pngÉpisode 8 – The Defenders – 20/20
This is what living feels like.

Grosse inspiration pour le titre de cet épisode, putain. Comme je l’imaginais, la série s’est gardée pour son dernier épisode la révélation du titre. Oui, c’est déjà le dernier épisode, et il dure 56 minutes pour l’occasion. J’ai engouffré cette saison qui est passée beaucoup trop vite.

De retour à Midland Circle, nos héros décident sans surprise à l’unanimité et malgré les réticences premières de Luke qu’il faut bien tout faire péter. C’est une scène d’introduction un peu longue (qui justifie je pense l’augmentation du titre de cet épisode) qui nous montre bien que tous aspirent juste à reprendre une vie normale au plus vite et qui nous rappellent que tout ça s’est déroulé bien vite pour eux aussi : Jessica n’a même pas eu le temps de se changer dis donc.

Du coup, ce sont Claire et Colleen qui se chargent de mettre en place les bombes. Je n’aime pas bien la situation, surtout quand Colleen dit à Claire qu’elle est une bonne combattante, et inversement quelques minutes plus tôt. Et cela ne rate pas : elles tombent sur Bakuto. Colleen s’en charge, tentant de dissimuler la présence de Claire, mais Misty choisit ce moment magique et opportun pour appeler Claire qui n’est pas en silencieux. Et on s’étonne que mon portable soit TOUJOURS en silencieux après.

Karen et Trish passent un peu de temps à sympathiser. Il était temps que les deux journalistes apprennent à se connaître. Foggy et Malcolm débarquent alors pour leur dire que Hell Kitchen est mal barré, avec toutes les forces de police sur place et une évacuation en cours. Et oui, les flics ont compris que le C4 avait disparu. Pauvre Misty, elle va s’en plaindre la gueule et c’est bien pour ça qu’elle appelle Claire. Voyant que ça ne sert à rien de tenter de la raisonner, elle se démerde pour tenter de rentrer dans le bâtiment.

De son côté, Elektra est heureuse de découvrir qu’Alexandra ne lui avait pas menti… pour mieux être interrompue par Gao qui tente de la manipuler (et réussit à peu près). Pourtant, Elektra a clairement le pouvoir. Danny les écoute, sans pouvoir faire grand-chose maintenant qu’il a ouvert la porte. The Hand est désormais prête à retirer la substance dont elle a tant besoin.

Pendant ce temps, Daredevil, Jessica Jones et Luke Cage découvrent un ascenseur et tentent d’alléger la situation comme ils peuvent. Ils comprennent bien vite qu’ils sont dans la merde, Matt se rendant compte qu’il y a trente hommes armés, Gao et Elektra qui l’attendent. C’est Jessica qui fait diversion avant de lancer les hostilités. Hop, on est repartis pour un combat, pendant que Colleen gère Bakuto comme elle peut et que Claire est aux prises avec des hommes de mains. Colleen la sauve in extremis, mais se prend un coup de sabre de Bakuto. C’est Misty qui réussit finalement à sauver la situation en débarquant avec trois nouvelles balles (elle tire toujours par trois, c’est assez magique).

En sous-sol le combat est tout bonnement dingue avec un traveling qui nous réunit nos Defenders qui comprennent qu’il faut qu’ils se cassent mais qu’ils ne peuvent laisser tout le complexe sans surveillance. Dans une ambiance Luke Cage, le combat continue jusqu’à ce qu’Elektra débarque à nouveau. Comprenant que sa chance est passée, Gao préfère disparaître dans l’ombre alors que les Defenders s’occupent du cas Elektra.

Misty a sauvé la vie de Claire une première fois, mais elle n’hésite pas à le faire une deuxième fois face à un Bakuto qui était à ça d’y arriver. J’aurais dû le voir venir, comme c’est Misty, mais je ne m’y attendais pas : elle se fait couper un bras par Bakuto dans l’opération, mais permet à Collen de nous décapiter une fois pour toute son ancien maître. Oh lala, cet épisode est fou et ne s’arrête pas en si bon chemin : avant de mourir, Bakuto a déclenché la bombe.

Heureusement Daredevil l’entend, malgré son combat contre Elektra. Il renvoie ses trois amis dans l’ascenseur, mais le combat n’est pas terminé pour autant, car il y a quelques hommes de mains qui veulent survivre aussi – tout en continuant de se battre malgré tout, ce qui est un peu con.

Nous en arrivons enfin à la confrontation Daredevil/Elektra que j’attendais tant. Le combat est beau et reprend la conversation commencée quelques épisodes plus tôt. Seulement, Elektra ne veut pas arrêter de se battre, car elle lui reproche sa mort. Alors que Matt fait tout ce qu’il peut pour la retenir de le tuer et la ramener du bon côté, elle casse l’ascenseur, forçant le trio dedans à escalader sa sortie. Ils y arrivent de justesse et tous parviennent à s’échapper de Midland Circle avant son explosion, à l’exception de Matt, Elektra, Gao et Murakami, ce dernier étant déjà bien mal en point (Jessica l’ayant fait tomber de l’ascenseur).

L’immeuble explose donc sur un dernier baiser entre Elektra et Daredevil. Bon alors, même si vous n’avez lu que la moitié de l’article, vous contentant de scroller vers le bas indéfiniment, je pense que vous imaginez à peu près l’état dans lequel cette fin a réussi à me mettre. Ils jouent beaucoup sur la corde sensible, en plus, en insistant bien sur l’absence de Matt. Cette porte vide, c’est quand même très bien vu de la part des scénaristes et très bien monté. À vrai dire, je m’en fiche un peu de Matt. La saison 3 est annoncée, je ne m’inquiète pas trop pour lui – ni pour Gao, parce qu’elle était en cliffhanger d’Iron Fist et nous n’avons vu ni Joy qu’elle manipulait, ni Ward (en voyage d’affaire, bien sûr) dans cette série. J’avoue avoir fait pause à ce moment de l’épisode, parce que comme toujours, je m’étais attaché beaucoup trop à Elektra et son couple avec Matt, et comme toujours ça finit mal. Mon côté masochiste, je pense.

Bien, il reste donc un quart d’heure pour conclure Defenders et surtout pour relancer les intrigues de chacun de nos héros vers la prochaine saison de chacune de ses saisons.

Trish nous vend des problèmes de construction pour rassurer les new-yorkais, Foggy annonce à Claire et Luke qu’aucune charge n’est retenue contre eux. Comme ça tombe bien. Claire fait plus que le remercier, ayant bien sûr une pensée pour Matt.

Certes, Misty a perdu son bras, mais elle est dans un hôpital qui appartient à Rand, donc Colleen (et moi) a bon espoir qu’elle s’en remette vite. On retrouvera Misty en forme, s’ils suivent bien les comics comme ils continuent.

Jessica et Luke finissent en bon termes, buvant un shot ensemble, mais cela s’arrête sur la promesse d’un café plus tard, teasant un possible crossover entre eux pour la deuxième série de cacune de leur série.

Danny avoue quant à lui à Colleen qu’il a bien l’impression que New-York est sa maison. Il serait temps, mais c’est une jolie boucle avec le premier épisode. Jessica termine sur la porte d’Alias Investigations qui se ferme, un joli clin d’œil à sa saison 1.

Karen et Foggy se retrouvent à l’Eglise, pleurant la mort de Matt et espérant irrationnellement sa survie, comme tous les fans de la série. Seulement, c’est Danny qui protègent désormais les rues de New-York la nuit. Quant à Matt ? Oh, il a bien survécu et est dans un couvent, sans qu’aucun signe ne soit visible d’Elektra ou de Gao (je suis sûr qu’elle a survécu, on en a besoin pour Iron Fist).

La série se termine sur son réveil et une certaine Maggie qu’il faut prévenir… Attention, spoilers venu tout droit des comics sur la saison 3 de Daredevil : Maggie, c’est ni plus ni moins que… la mère de Matt. Tu parles d’un cliffhanger réussi.

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EN BREF – Cet article fait douze pages pour couvrir huit épisodes… Faut-il vraiment que j’affirme que j’ai adoré cette saison, qui m’a offert exactement ce que j’en espérais, et même plus ? Il y a bien quelques lenteurs et quelques arcs narratifs que j’aurais aimé voir développer (Claire, surtout ; l’utilisation du nom Defenders, aussi, mais ils ont choisi la voie de la discrétion et du secret ; la recherche de Davos, enfin, mais ce sera pour plus tard) plus longuement, mais dans l’ensemble, je suis hyper satisfait de ce coup d’essai. Aucune saison 2 n’est pour l’instant prévue, mais je ne peux m’empêcher d’espérer. Il est assez clair que nous aurons d’autres crossovers de toute manière : maintenant que tous se connaissent, il n’y a pas d’autres possibilités.

Très franchement, je dois avouer que la série est une excellente surprise : ils ont bien su reprendre l’univers de chaque série pour les réunir petit à petit et dans une dynamique de groupe parfaitement maîtrisée. Au niveau de l’intrigue, tous les petits éléments dispersés dans les cinq premières saisons Netflix/Marvel ont su trouver un sens, ENFIN pour certains, dans la série. Maintenant que The Hand est abattue pour un temps, je suis satisfait du résultat. Gros coup de cœur pour la série qui aurait pu tout aussi bien être un échec.

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Et ensuite ? Oh le générique de fin est suivi d’une bande-annonce pour l’arrivée de la première saison du Punisher, en novembre. Ce sera long, mais en même temps, il y a de bonnes choses en stock. Maintenant que Matt est mort, Karen risque de bien flirter avec Frank. Franchement, j’ai encore plus hâte qu’avant, et je ne pensais pas que ce serait possible car ce n’est pas un personnage que j’affectionne particulièrement.

Oui, j’ai hâte de voir la suite des aventures Marvel/Netflix et j’espère que Disney ne va pas déconner et retirer Marvel de son contrat avec Netflix, ce serait une catastrophe. L’univers étendu qu’ils ont mis en place dans ces séries est juste dingue et a pris tout son sens dans ces huit épisodes, qui nous changent enfin de la structure en 13 épisodes devenue classique et sans surprise. Grosse réussite, je suis convaincu.

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Et j’espère encore son retour pour la saison 3 de Daredevil (déso pas déso, comme on dit)…