12 Monkeys (S03)

Synopsis : La saison 2 se terminait de manière violente avec une séparation de tous les personnages principaux et Cassie qui apprenait que le témoin n’était autre que son fils et celui de Cole. Aïe. Jennifer finissait en France en 1915, Deacon était laissé pour mort et Ramse retrouvait son fils en compagnie d’Olivia. Autrement dit, nous ne sommes pas sortis de l’auberge – ou de la machine. Quant au virus, plus personne ne parlait de l’arrêter, à force.

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Pour commencer, la semaine dernière je vous promettais de me jeter sur la saison, mais la vie m’a forcé à être bien sage pendant une semaine. Du coup, je me suis fait une orgie de 12 Monkeys en fin de week-end. C’est moche, c’est moche, mais c’était plutôt cool !

La saison 1 m’avait un peu blasé, la 2 m’avait beaucoup plu et j’espère que la 3 va continuer d’augmenter le niveau, parce que je pense sincèrement qu’elle en est capable. Or, la série a déjà atteint une moyenne phénoménale la semaine dernière alors il ne faudrait pas grand-chose de plus pour qu’elle arrive au stade de mes séries préférées. Et si c’était possible ?

Allez, on va vérifier ça, avec cette courte saison de seulement dix épisodes !

Note moyenne de la saison : 17,5/20

01.jpgÉpisode 1 – Mother – 17/20
How is this not a paradox ?

La série ne se prend pas la tête et repart dans une réintroduction similaire à l’an dernier, avec des flashbacks bienvenus pour tout se mettre en tête. 12 monkeys repart directement en 2163, avec un nouveau format d’image et un Cole qui n’a aucune idée d’où il met les pieds.

Cassie est perdue dans le temps, mais Cole l’est tout autant : il passe plusieurs mois à faire aller-retour sur aller-retour dans le futur, toujours à la recherche de celle qu’il aime, toujours sans le moindre succès car la planète est apparemment déserte. Katarina décide donc d’arrêter de cautionner Cole dans ses fantaisies et ses recherches de Cassie, mais aussi de Ramse et Jennifer. La tension est tout de suite présente dans cette saison, au moins, avec un Cole persuadé de pouvoir les retrouver et une Katarina dépassée par les événements, comme toujours.

Elle envoie donc Hannah avec Cole dans le futur et je vous préviens tout de suite que j’adorais Hannah la saison passée, mais que maintenant qu’on la voit apprendre à se battre et voyager dans le temps, je suis en train de tomber amoureux. Pour changer. Bon, c’est un peu limité parce que le côté gentille fifille à maman qui fait tout ce qu’elle dit, c’est blasant quand même.

Cole repère enfin Titan du côté de Syracuse et, même si Hannah tente de l’empêcher d’y aller seul, il parvient donc enfin sur place.

Renvoyée en 2044, Hannah assiste impuissante à l’échec des scientifiques qui ne peuvent ramener Cole sans rebooter la machine. C’est un contretemps sympathique, qui permet à Cole de se battre contre un homme masqué qui n’hésite pas à se téléporter pour échapper aux coups.

À Titan, Cassie semble totalement résignée. Enceinte jusqu’au coup, elle est prisonnière contre son gré et a fini par se laisser dompter par ces gens du futur. La pauvre est nourrie de force par celle qui lui affirme qu’elle élèvera son fils et sera sa vraie mère, Magdalena. Heureusement pour elle, elle a aussi une servante, Arianna, qui est bien gentille avec elle. Il n’en faut pas beaucoup plus pour éveiller mes soupçons, mais bon.

Elles semblent en effet avoir beaucoup à partager, notamment des sentiments de famille perdue, comme par hasard. Cela permet à Arianna de questionner Cassie sur James (j’ai toujours du mal à l’appeler comme ça, mais bon, ils sont en couple, elle utilise son prénom).

Quand Cassie réussit à mettre sur pied une tentative d’évasion, Arianna l’aide donc à se diriger vers la sortie ; Cassie étant sacrément douée et capable de courir sacrément vite malgré sa grossesse.

Elle tombe nez à nez avec ses ennemis, qui attaquent Arianna, puis avec James, téléporté de justesse à l’Emerson par l’homme qu’il vient de combattre et qui n’est autre que… Cole lui-même. Parfait, le James Cole qu’on suit depuis le début sera donc James et celui du futur sera Cole. Voilà. Démerdez-vous avec ça de la même manière que les scénaristes se débrouillent avec la machine portative annulant les paradoxes. Je m’attendais plutôt à ce que ce soit Ramse. Peu importe : Cole dirige James dans sa mission en lui conseillant de retrouver Jennifer.

En 1917, Jennifer se retrouve dans une tranchée où les français ne la sauvent pas, trop occupés qu’ils sont à être tués par des allemands sanguinaires qui l’épargnent uniquement parce qu’elle chante 99 Luftballons dans la scène la plus délirante de la série jusqu’à présent. Pourtant, il y en avait eu la masse.

Jennifer délire totalement sur place, comprenant que les quatre cavaliers de l’apocalypse sont en chemin vers cet endroit. Hmm, bien, je sens la migraine se pointer quand même.

Quelque part dans le temps, Cassie décide de se suicider pour empêcher que son fils ne devienne le témoin. Quand elle le fait, Magdalena utilise une machine pour retourner dans le temps et empêcher Cassie de tenter de s’enfuir ; allant jusqu’à tuer Arianna, bien sûr. Ainsi, le témoin sait désormais que sa mère préfère se tuer plutôt que d’accoucher de lui et la Magdalena du futur se suicide. Cassie se retrouve donc coincée dans Titan.

De son côté, James retrouve son chemin vers 2044 après un long bavardage avec Cole qui lui dit d’abandonner la recherche de Cassie, tout en lui donnant l’espoir de la revoir un jour grâce à la fameuse montre. Une fois James parti, Cassie débarque pour exprimer un désaccord avec Cole sur la manière de procéder. Oh lala, la prise de tête monumentale en vue !

En 2044, James demande donc à Katarina de préparer la machine pour retourner chercher Jennifer, alors que quelque part dans le temps (2163 probablement) et quatre mois plus tard, Cassie accouche enfin du témoin, contre son gré.

Quel épisode ! Quelle prise de tête ! Je n’étais pas autant à fond qu’en fin de saison 3 et il y a eu de légers temps morts, surtout que je ne suis pas sûr d’être un adepte du culte du Témoin ; mais il y a tellement d’intrigues lancées en parallèle que c’est dur de ne pas aimer et de ne pas être à fond dedans tout de suite !

02.jpgÉpisode 2 – Guardians – 19/20
Et maintenant, je dois retourner à mon époque. Je splinter. Fin. FIN !

La série reprend cette fois en 1921 avec effectivement quatre cavaliers de l’apocalypse, sans chevaux mais avec des machines portatives à voyager dans le temps et une boîte ayant le sigle du témoin. Le tout sur le champ de mars. Ah Paris…

Clairement, la capitale inspire les scénaristes qui proposent l’un des meilleurs épisodes de la série, avec une intro entièrement centrée sur une Jennifer totalement délirante. Ayant appris à parler français, elle décide de devenir actrice pour se faire remarquer et réussir à être retrouvé par James grâce à une brochure de journal. C’était sous-entendu dans l’épisode précédent et c’est parfait. Nous voyons Jennifer reprendre de grosses histoires bien connues, continuant de jouer sur les références culturelles et se construire un succès mitigé.

Le plus impressionnant, c’est qu’elle a un accent français impeccable, à l’exception de dix-neuf vingt-et-un pour désigner l’année. C’est tellement rare de trouver une série capable de parler français correctement ! Elle se débrouille comme elle peut pour envoyer des messages dans le futur, mais ça ne fonctionne pas bien.

Katarina et James la retrouvent finalement en 1922 grâce à une coupure presse l’accusant d’avoir tué son metteur en scène/producteur/propriétaire du théâtre. Ce n’est bien sûr pas elle qui le tue, mais un des cavaliers de l’apocalypse, à son tour tué par James et Katarina. Bref, ils découvrent la machine portative et c’est précieux pour Katarina.

En revanche, pour Jennifer, c’est un peu très violent de découvrir qu’ils n’en ont rien à faire d’elle. La retrouver est juste un moyen de se rapprocher de Cassie et de Ramse, donc bon, elle le vit mal et ça se comprend. Elle s’enfuit, pour mieux tomber sur l’un des cavaliers qui la mène droit à sa planque. Cela tombe bien, car c’est là que sont aussi arrivés James et Katarina. Cette dernière se prend deux balles, mais parvient à tuer un cavalier. James en tue un second et il n’en reste plus qu’un. Bof les cavaliers de l’apocalypse, on a connu plus vivace.

De son côté, Cassie a donc bien accouché et demande à voir son fils. Elle est emmenée auprès de lui, dans une chambre à la déco forêt rouge un peu gênante, ma foi.  Son fils ? Oh, juste un casque, car il a été assez clairement renvoyé en 1921 dans sa boîte. C’est du moins ce que je pensais à ce moment-là.

La chambre contient toute la vie du témoin effectivement, avec des objets de la série déjà vues et d’autres à venir. L’homme qui la conduit dans cette pièce lui propose un plan pour quitter Titan, mais sans son fils.

Il lui montre ensuite le rituel en train de s’accomplir pour s’assurer que le Témoin soit élevé à travers le temps. Oh cette prise de tête temporelle et chronologique. Les quatre cavaliers de l’apocalypse viennent donc de Titan et la quatrième n’est autre que Magdalena.

En 1922, Magdalena tire quelques balles dans James, mais lui promet de ne jamais le rencontrer. Effectivement, elle retourne dans le temps s’avertir de ce qui va arriver et aussitôt, l’histoire est réécrite. Jennifer, Katarina et James sont renvoyés une journée en arrière. Jennifer est donc ramenée en 2046 par le duo venu la secourir et intègre officiellement l’équipe.

C’est aussi en 2046 que Ramse se trouve et a retrouvé à son fils devenu adulte, élevé par Olivia pendant 23 ans. Cela ne plaît pas beaucoup à Ramse, forcément, mais il n’est pas au bout de ses peines. En effet, de retour au campement où son fils vivait, il découvre que le Témoin a attaqué. Sam est laissé borgne et entre la vie et la mort. Il a droit à une scène d’adieu avec Ramse, lui disant grosso modo qu’il est content de la vie qu’il a eu et ne veut pas que son père change quoique ce soit à son passé.

Donc après avoir perdu la mère de Sam, Ramse a le droit de perdre Sam que j’imaginais devenir un personnage important. Certes, il l’est, puisqu’il demande à son père de redevenir le Voyageur et d’arrêter le témoin, mais je suis bien dégoûté du destin de Sam vis-à-vis de Ramse.

Il était la motivation principale du personnage depuis deux saisons et ça finit bien vite et de manière beaucoup trop triste : c’est Ramse lui-même qui aide son fils à mourir, à sa demande. Je refuse, tout simplement. Me voilà plongé en pleine dépression, et ce n’est que l’épisode 2 de cette saison.

Le cliffhanger voit Ramse livrer Olivia à James et Katarina. Sacré cliffhanger.

03.jpgÉpisode 3 – Enemy – 17/20
You keep asking « where is Titan ? » but what you really mean is « where is she ? ».

L’épisode reprend une minute après le précédent et c’est sympathique de se dire que Syfy avait décidé de diffuser ces épisodes à la suite pour une diffusion en binge-watching. Cela fonctionne effectivement très bien. Olivia se laisse donc devenir prisonnière dans une nouvelle cage conçue spécialement pour elle.

Ramse est lui aussi fait prisonnier par Katarina qui n’arrive pas à lui faire confiance, mais en même temps, je la comprends. Il lui révèle que son fils est mort et refuse d’entendre les regrets de Katarina sur le sujet, se lançant dans un numéro qui est probablement de la manipulation.

De son côté, James interroge Olivia et celle-ci semble être encore plus garce qu’avant. Il faut dire qu’elle a de quoi s’énerver après James qui l’a abandonnée aux mains du Témoin en 1961 quand elle était une petite fille. Elle en dit assez pour semer le doute en James et pour qu’il comprenne un peu l’identité du témoin et les questions qu’il aurait dû poser dès le début.

Pendant ce temps, Jennifer continue de baigner dans la lumière de la machine. Je pensais qu’elle s’occuperait plutôt de ses filles, mais non.

C’est ensuite Katarina qui s’occupe d’interroger Olivia, qui continue de suggérer que Cole est le père du témoin. Franchement, les indices sont assez clairs, mais c’est aussi que l’on connaît la réponse je pense. Elle joue aussi à titiller Katarina sur sa fille, et ce n’est pas une bonne idée du tout : la scientifique décide de se venger et de la torturer dans l’éternité, grâce à la machine.

C’est une jolie idée bien stupide de la part de Katarina car Jennifer affirme que la machine n’aime pas ça. En plus, Hannah voit sa mère devenir une barbare et n’aime pas ça DU TOUT. Il faut dire qu’elle sait que sa mère est « Dr Grimm », mais ce n’est pas génial de découvrir que sa mère est le monstre que tout le monde affirmait qu’elle était !

Jennifer décide aussi de rendre visite à Ramse pour lui dire qu’elle est désolée pour Sam, dans ce qui est possiblement la scène que j’ai trouvé la plus touchante de l’épisode. Cette intrigue de toute manière… Ce n’est qu’après le passage de Jennifer que James débarque enfin voir son frère d’armes. Il était temps de les voir réunis.

Avant cela, il a trouvé la bonne idée d’envoyer Olivia trois mois plus tôt dans une cellule obscure pour la briser. Cela fonctionne sans trop de mal et elle finit par avouer que le témoin sera vulnérable en 2007. Ramse et Cole décident de retourner en 2007 pour tuer le Témoin… le problème, c’est que Ramse connaît l’identité du Témoin. Le vrai plan d’Olivia est donc de tuer Cassandra en 2007, pour tout annuler. Vu comme ça… C’est un sacré cliffhanger ! Ramse redevient donc le traître, mais c’est toujours fait avec beaucoup de classe et de logique. J’aime beaucoup l’idée.

L’épisode revient également sur le destin de Deacon et j’en suis ravi ! Je le pensais mort en fin de saison 2, mais je suis revenu sur cette idée assez vite : après tout on ne l’avait pas vu mourir. C’est effectivement le cas puisqu’il n’est pas mort, mais guéri par le même personnage qui semblait vouloir aider Cassie dans l’épisode 2. Il l’abandonne donc avec… son père. Reste à savoir si c’est une hallucination.

La série confirme que tout ceci se déroule bien en 2163 et que Deacon aura son rôle à jouer dans le schéma global des événements. J’ai trouvé ces moments avec Deacon un peu long, mais heureusement, j’ai appris à apprécier le personnage en saison 2. Bref, Deacon se soigne peu à peu et est abandonné dans son coin pendant des jours et des jours.

Il est torturé par sa solitude lui aussi, mais décide de prendre les choses en main. Il demande donc un moyen de quitter sa cellule et l’obtient. Sans trop de surprise, il est envoyé libérer Cassie.

04.jpgÉpisode 4 – Brothers – 18/20
Don’t… don’t undo this. Promise me.

L’épisode débute sur l’enfance de James et Ramse, me rappelant que l’un est plus vieux que l’autre et suggérant que le passé aura son impact sur le futur.

En 2007, James et Ramse sont de retour à l’Emerson Hotel. Cela faisait un moment dis donc. James a toujours ses doutes concernant Olivia, surtout que Jennifer lui avait clairement demandé de ne pas retourner dans le temps. Ramse joue sur les mots et ne lui ment pas en affirmant qu’Olivia veut la même chose qu’eux, mais bon.

Leur plan est assez clair : ils braquent les armes du père de Deacon, qui n’a que 4 ans en 2007. Ils se donnent RDV à l’hôtel en cas de problème et sont effectivement séparés. Ramse se débrouille donc pour être séparé de lui et se rendre à l’hôpital, où il fait appeler Cassie aux urgences pour la tuer.

Bon, il n’est pas trop doué et tue la mauvaise blonde à queue de cheval. C’est terrifiant.

Il rentre à l’Emerson sans avoir réussi à tuer Cassie et suggère à Cole de chercher à voir Cassie. Elle ne le connaît pas encore, mais lui sait très bien qui elle est. Ils se séparent de nouveau, Ramse faisant semblant de continuer la mission.

En fait, James le piège bien évidemment – ce dont je me doutais sans être totalement sûr. James confronte donc son frère et n’aime pas trop l’idée de se voir trahi par sa famille. Ramse lui avoue donc toute la vérité et lui demande de comprendre l’image générale, et pas seulement les pièces du puzzle.

James refuse de comprendre l’évidence et se fait finalement tirer dessus par Ramse, qui s’enfuit.

Malheureusement, la course poursuite qui suit se termine par un James forcé de tirer sur Ramse. J’ai déjà détesté le deuxième épisode qui voyait Sam mourir, mais là, franchement, je suis dégouté. Il fallait bien qu’il finisse par mourir et il a largement fait son temps, mais je suis dégouté. Ramse restera mon personnage préféré dans cette série. Finalement, même sa mort lui rend justice puisqu’elle est un suicide suite à la mort de son fils et à l’échec de sa mission. Il sait que son temps est venu et qu’il sera toujours en désaccord avec son frère, alors il laisse tomber. J’ai beau détesté le fait qu’il soit mort, il ne pouvait pas mourir autrement.

Pendant ce temps (si l’on peut dire) en 2046, Jennifer n’arrive pas à dormir comme il faut et dessine tout un tas de choses, notamment un homme en train de mourir dont elle ignore l’identité, mais qui pourrait être Deacon.

Dans ses cauchemars, elle voit en boucle un massacre, avec la tête de Cassie ensanglantée, a priori. Elle s’en prend donc à Olivia pour savoir la vérité, mais ce n’est pas évident de briser Olivia pour avoir la vérité. Jennifer est beaucoup trop forte cependant et comprend rapidement qu’Olivia n’a pas dit tout ce qu’elle savait puisqu’elle a gardé pour elle l’existence de la carte du témoin.

James revient en 2046 et décide de tuer Olivia. Jennifer tente de l’en empêcher, mais Olivia a plus d’un tour dans son sac et lui révèle qu’il a besoin d’elle pour retrouver le Témoin. De toute manière, ils sont interrompus par une alarme indiquant que la machine se met en route.

En 2163, Deacon aide en effet Cassie à se libérer et lui apprend qu’ils sont… en 2047. Cela tombe bien, quand même. Ils sont toujours soutenus par le même homme qui défie l’homme pâle avec ses mensonges. Cassie et Deacon parviennent de justesse à s’échapper de Titan avant que la ville ne disparaisse.

L’homme pâle a enfin un rôle un peu plus intéressant dans cet épisode alors qu’il faisait presque de la figuration depuis trois épisodes. Il s’inquiète du sort d’Olivia pour la première fois à l’écran. Peu importe cependant, l’intérêt de cette intrigue réside dans le fait qu’en 2047, l’institut est détruit. Cassie et Deacon se retrouvent donc coincés dans cette période de temps, mais le dessin d’un papillon rassure Cassie et leur donne une piste.

La piste ? Deux seringues qui leur permettent de rentrer à la maison en 2046. James et Cassie se retrouvent donc enfin et comprennent en un regard qu’ils savent l’un et l’autre pour leur fils. L’épisode prend aussi le temps d’un détour en 2007 où James change légèrement la destinée de Cassie puisqu’il lui parle, mais rien de fou.

05.jpg Épisode 5 – Causality – 16/20
I was writing about the future in the past. #PrimaryProblem

James arrive à convaincre Cassie que la meilleure chose à faire pour se protéger eux et leur fils est de ne pas révéler la vérité sur l’identité du témoin à Katarina. Bref, ils se refusent à tuer Cassie alors que ce serait une réponse simple à tous leur problème. C’est bien triste tout de même. Cassie confronte Olivia qui leur promet à elle et James que c’est Jennifer qui leur apportera la réponse.

Et effectivement, Jennifer a un tout nouveau plan pour l’équipe : voler et ramener le mot du Témoin avant que quiconque ne s’aperçoive que le futur l’a emprunté. J’ai adoré la manière totalement fun dont cela était introduit dans la série. C’est beaucoup trop drôle cette idée qu’ils ont d’intégrer la folie de Jennifer à la série, en revanche, c’est un peu étrange après Ramse. Je veux dire, ils ne laissent pas assez le temps à James de faire son deuil.

Du coup, c’est sans surprise qu’une fois en 1989 pour voler le mot du témoin, Deacon critique Ramse et permet à James de montrer un peu ses sentiments pour son frère. Ce n’est pas assez, mais c’est un début.

D’ailleurs, le retour de Deacon dans l’équipe est un peu décevant : c’est l’une des premières fois qu’on le voit vraiment voyager dans le temps et personne n’en fait un moment important. Son alchimie avec Jennifer semble s’être envolé dans cet épisode, et je ne comprends pas trop pourquoi.

Assez vite, le plan de Jennifer provoque quelques problèmes et réécrit une partie du passé d’Olivia. Le plan pour récupérer le mot était joli, mais pas tout à fait parfait. J’ai bien aimé voir Deacon, Jennifer, Cassie et Cole travailler ensemble à ce plan.

L’épisode voit enfin de vraies retrouvailles entre James et Cassie, cette dernière pouvant donc poser toutes les questions qu’elle voulait lui poser sur les deux années qu’ils ont perdues mais dont ils se souviennent malgré tout. Le vol du tableau apporte beaucoup d’humour à l’épisode, mais est une suite de contretemps et de paradoxes assez impressionnante.

Ainsi, la Jennifer de 4 ans, son père et Olivia se retrouvent tous les trois dans la même vente aux enchères que Jennifer et Deacon, occasionnant pas mal de problèmes, de quiproquos, de croisements, de bons gags. Il en va de même dans les stocks du musée avec deux gardiens ridicules et clichés, une Cassie qui perd tout et un homme de main d’Olivia qui est tué, alors qu’il n’aurait pas dû l’être.

Pourtant, tous ces petits détails ne semblent pas causer de changements majeurs dans la timeline… C’est un peu dommage, je trouve, car on avait là l’occasion de provoquer quelques petits remous temporels. Je comprends que l’épisode a voulu jouer sur l’humour – et c’était réussi – mais ça manque d’un peu de consistance, un problème qu’il n’avait plus en saison 2… et qui est en plus souligner par le titre de l’épisode. C’est bizarre.

Bon, Jennifer parvient finalement à récupérer le dessin du Témoin… et découvre l’identité du Témoin. Néanmoins, elle ne dit rien à personne et s’assure que cela n’apparaisse pas sur la photocopie qu’elle fait. Cassie et James comprennent qu’elle sait et qu’elle les protège. C’est bien joué. J’ai aimé voir Cassie et James stresser que tout soit révélé, mais j’aurais aimé une scène où ils parlent avec Jennifer. Ce sera pour le prochain épisode.

En parallèle de toute cette intrigue en 1989, en 2046, Hannah souhaiterait évacuer la base, ce qui paraît être un bon plan vu le futur qui l’attends en 2047. J’ai beaucoup aimé ces scènes qui développent enfin le personnage de Whitley. Cela fait deux ans qu’on le voit en arrière-plan et il était temps de le voir plus. Cependant, je ne sais pas quoi en penser non plus, parce qu’il a semblé donner des conseils de vie à Hannah digne d’un mauvais dragueur… puis draguer Katarina.

Enfin bon, peu importe à la fin : Katarina obtient les informations qu’elle voulait grâce aux photocopies de Jennifer, sans se douter de l’information énorme qu’il lui manque. Quant à Cassie et James, ils s’assurent que Cassie trouvera bien les seringues l’année suivante. C’est plutôt cool, mais il y a tellement de secrets et de paradoxes en simultanée que je suis impatient de voir vers où se dirige la série après cet épisode un peu indépendant, qui instaurait pourtant des intrigues importantes, notamment celle de la montre, omniprésente depuis la saison 1 mais jouant enfin son rôle…

Ou celle en 1953, où nous retrouvons Magdalena et le Témoin devenu petit garçon sous un chapiteau contenant tous les protagonistes importants des 12 singes. C’est un cliffhanger sympathique, mais je m’arrête là pour mon premier visionnage de la saison. Outch !

06.jpgÉpisode 6 – Nature – 15/20
This is that monkey bullshit again isn’t it ?

Tout commence en 1953 à l’Emerson Hotel en pleine période de Noël où un couple en pleine séance sadomaso a le droit à une petite visite d’un agent du FBI que l’on connaît trop bien et est obsédé par une certaine armée des 12 singes : Gale. Malgré cette fausse alerte, il reste bien sûr en alerte quand Cassie et Cole débarquent et ont besoin de son aide.

La période de Noël n’évoque pas que de bons souvenirs à cette pauvre Cassie. Gale a le droit à un cours rapide sur le Témoin et le document récupéré dans l’épisode 4, c’est sympathique et ça remet en contexte, avant un départ en mission bien amené. Bien sûr, Cassie culpabilise d’utiliser Gale qu’elle mènera au casse-pipe un peu plus tard dans sa vie (ou plus tôt dans la sienne ?).

La mission de la semaine est bien sentie : il s’agit de chercher à comprendre comment les singes recrutent leur armée ; et ils le font de la manière la plus logique. En récoltant les familles de victimes de tragédies. Cela permet à Cassie et Cole de repérer le recruteur et de lui tendre un piège.

Cassie se fait donc passer pour une femme en deuil, mais cela ne convainc pas trop le recruteur qui a la sympathie de venir avec un gamin, qui n’est autre que l’homme à la cicatrice quand il était enfin. Celui-ci repère donc le visage de Cassie dès 1953. Assez bonne actrice, Cassie se sert de sa douleur dans la relation qu’elle a avec Cole pour convaincre le recruteur, très empathique, qu’elle a sa place dans les 12 singes.

La voilà donc qui a l’opportunité de s’infiltrer dans le recrutement, qui nous ramène au cliffhanger de l’épisode précédent. Nous apprenons tout de même que Cassie voulait nommer son fils Athan (est-il jaune ?) et que Gale était au courant de sa mort en 1961 puisque les voyageurs lui expliquent ce qu’il va lui arriver. Bon, en même temps, ça se voyait qu’il était au courant, donc c’est une boucle temporelle bien gérée.

Bon, du coup, l’arrivée du témoin se fait devant Cole et Cassie qui comprennent tout de suite, en voyant Magdalena, qui il est. En même temps, il est tout de suite introduit comme tel. Ce n’est pas évident comme scène, puisque ses parents découvrent qu’il est utilisé pour recruter. Utilisé ? Oh, c’est un autre Primaire, tout simplement, et il est en connexion avec Jennifer, elle aussi perdue dans ses dessins (mais on y reviendra juste après).

Il désigne donc qui doit rejoindre les 12 monkeys en dessinant, mais dessine également la mort de Gale. Une fois qu’il a recruté une femme dans une tente pleine de futurs fidèles, le Témoin gaze tout le monde. Cassie continue d’y voir son fils quoiqu’il fasse, mais Cole ne perçoit qu’un meurtrier de masse. Voilà qui va les diviser pour le reste de la saison et nous éclaire un peu sur leur conversation des premiers épisodes.

Gale reçoit donc un dessin de sa mort et ne peut sauver tous les gens dans la tente. Cole et Cassie non plus, mais ils sont sauvés in extremis par une machine à remonter le temps qui les amène à l’endroit où réside le Témoin. Ils n’ont pas le temps d’explorer ce lieu car ils sont ramenés en 2046, avec la machine portative qui sert de cadeau de Noël à Jones.

En 2046 justement, Jones se lance dans le projet Charon dont elle tient à l’écart Deacon, évidemment intrigué et énervé. Enervé car il est aussi à l’écart du mot du témoin. Difficile de se sentir utile après tout ça. Pendant ce temps, Jennifer décide de ramener Terry la tortue de 2016 en 2046. Le paradoxe temporel qu’elle créé lui fait apercevoir le Témoin au beau milieu de la chambre. Complétement flippée, elle se confie à Deacon qui la rassure et lui conseille de parler à sa vision.

Voilà donc Jennifer qui se met à parler à la machine et avoir des visions d’une femme avec le masque du Témoin. Elle se retrouve coincée dans une vision peu sympathique, avec le crâne du virus, un serpent et une femme masquée égorgée. S’engouffrant dans la forêt rouge, elle est ensuite emmenée dans son cauchemar, où elle a des flashs de tellement de de choses à venir que ça fait peur de voir qu’ils ont tout prévu.

Elle se réveille d’un coup de son cauchemar, ou plutôt de sa transe, après avoir écrit sur le sol de son quartier. Elle comprend dans ses dessins qu’elle est supposée sauver un homme qui s’avère probablement être Gale ou Deacon. N’empêche que quand il voit ses dessins, Deacon comprend de nouveau qu’il est mis à l’écart. Il demande donc à Olivia quel est son rôle et elle le manipule encore et toujours.

C’était un bon épisode, comme toujours, mais il semblait surtout servir de transition cette fois encore ; comme le précédent. Dommage, mais pas mauvais, heureusement. Tous les épisodes ne peuvent pas atteindre un niveau exceptionnel non plus, ou c’est le fait de les enchaîner qui limite leur impact.

07.jpgÉpisode 7 – Nurture – 18/20
We don’t get the chance to change the past and keep the future.

L’introduction de l’épisode est un peu longue mais permet de bien mettre les choses en place cette fois : Jones prévoit d’envoyer tout le monde tuer le Témoin tant qu’ils le peuvent. La machine portative que Cole lui a ramenée n’a plus aucun secret pour elle et elle la maîtrise parfaitement, mettant au point une machine leur empêchant de l’utiliser. J’aime beaucoup cette combinaison mais je me demande quand même pourquoi ils ne l’ont jamais vu avant la saison 3, mais bon.

Cassie avoue à Cole qu’elle ne peut pas se résoudre à se rendre tuer son fils, ignorant que celui-ci est clairement habitué à dessiner son père en train de le braquer avec une arme. Cassie s’inquiète surtout que la mort du témoin signifie la mort de son couple et de tous les voyages temporels.

Jones, quant à elle, fait ce qu’elle fait de mieux : elle boit et écoute les doutes de Deacon, qui comprend assez bien que Cassie et Cole cachent quelque chose. Il semblerait même qu’il ait compris le secret qui les unit. Jones ne peut plus fermer les yeux sur ce cas.

C’est reparti pour 1953, cette fois avec Deacon, Jennifer et Cole. Jennifer est envoyée draguer un scientifique, pour obtenir l’accès au laboratoire. Cela fonctionne à la Jennifer, c’est très sympathique à voir. Grâce à cela, Cole peut fabriquer un bloqueur pour la machine temporelle. Le trio de voyageurs, également accompagné de Whitley (!), se rend donc à la poursuite du Témoin.

En parallèle, nous découvrons que le Témoin n’est pas si ravi que ça de sa situation. Il est protégé par un mentor, une sorte de grand-frère, qui cache certain de ses dessins aux 12 singes et se fait prendre. Le Témoin refuse donc de se rendre dans la tente où nous l’avons vu, mais Magdalena le force à le faire.

Un peu plus tard, les voilà qui reviennent à l’abri sous les yeux d’Hannah, Whitley, Cole, Deacon et Jennifer. Ceux-ci lancent l’assaut qui est évidemment sanglant, une fois les machines désactivées. Deacon tue les pauvres innocents qui voulaient juste aller voir la Forêt Rouge sous le nez de Jennifer. IL rate de justesse le Témoin, qui se retrouve nez à nez avec Jennfier. Grâce à leur capacité commune, les Primaires se parlent et Athan, qui s’appelle bien Athan d’après son « grand-frère », avoue à Jennifer qu’il pense qu’elle sera la meilleure d’entre eux plus tard.

Elle le laisse s’enfuir avec son « frère ». Ces deux derniers se retrouvent face à face avec Cole. Cole tire sans remords sur l’homme qui l’empêche d’accéder à son fils et comprend justement ce que Cassie lui disait depuis le début. C’est son fils, et il ne peut le tuer.

Deacon débarque et tente de tuer Athan, mais Cassie l’en empêche. Alors oui, finalement Cassie est là, mais elle a eu le droit à son temps d’épisode aussi.

En effet, pendant ce temps, en 2046, Cassie demande une faveur à Jones, un petit voyage temporel qu’elle souhaite d’abord lui refuser mais qu’elle lui accorde finalement, profitant de l’occasion pour enquêter sur le secret de Cassie. Il semble assez évident que Jones a compris pour le bébé.

Cassie est donc renvoyée en 1990 à l’Emerson où elle brûle sa page du mot du Témoin et fixe un rendez-vous, en tant qu’Amelia Morrison, avec… sa mère. Celle-ci est une brillante psychologue qui analyse le travail du Témoin assez rapidement. Le dessin de celui-ci est encore plus complexe que ce que nous avions pu voir jusqu’ici : il y a même des références aux grands musiciens et grands écrivains, ce qui est tout de même une bonne chose pour la complexité de la série. Elle révèle surtout que le Témoin déteste ce qu’il croit être vrai.

C’est fou tout ce qu’on peut découvrir à partir de l’écriture et du langage corporel. Grand-mère Raily comprend assez rapidement que « Amelia » est en train de lui mentir et lui fait avouer que le document est rédigé par son fils. Les scènes entre la mère et la fille sont très touchantes, travaillant le côté maternel de Cassie. Cette dernière parvient à convaincre sa mère d’emmener sa fille au musée et se créé un souvenir supplémentaire avec sa mère, un moment d’amour tout mignon. En plus, sa mère dit bien à Cassie/Amelia qu’elle la reconnaît sans savoir d’où, ce qui est quand même un joli message.

Les derniers mots pour sa fille sont clairs : n’abandonne jamais la famille. Du coup, Cassie décide de sauver son fils. Oui, mais de retour en 2046, elle tombe sur une Katarina qui bien sûr sait tout de sa grossesse.

Oups. Jones a eu la bonne idée de remonter le temps le soir où Cole a tué Ramse, découvrant toute la vérité. C’est une merveilleuse idée et il était largement temps qu’on en finisse avec ce secret – même si paradoxalement, ce n’est donc que le début. Jones s’enferme avec Cassie dans la salle de conférence, oubliant juste un détail : la machine à remonter le temps portative qui s’y trouve. Hop, Cassie retourne en 1953 sans la moindre difficulté.

Là-bas, elle est confrontée à une Magdalena dont la machine est en panne. Le combat entre les deux est violent, puisque Magdalena se prend pour la mère du Témoin. C’était bien foutu et Cassie parvient à tuer Magdalena grâce à la machine qui se réactive. C’est très jouissif à voir.

Cassie se rend ensuite directement dans la chambre d’Athan sans tomber sur personne, parce qu’elle est très forte et tire sur Deacon qui s’apprêtait à tuer son fils, en connaissance de cause. Oh. La série est assez claire cette fois et amène à une confrontation Jones/Deacon VS Cassie/James, en plus de tout le reste. Une confrontation ? Oui, et celle-ci est scellée par la quasi-mort d’Hannah, blessée au combat pendant l’assaut ; assaut finalement inutile puisque James s’est refusé à tuer son fils.

Quant à Jennifer et Whitley, ils se retrouvent entre deux feux. Jennifer a toutes les infos et l’envie d’aider le couple, Whitley ignore tout et ne peut se résoudre à tuer Cassie et Cole. Le couple synchronise ses machines et disparaît dans le temps. Le Témoin ? Emmené loin de tout ça par son « frère ».

Le cliffhanger nous révèle une Jones passablement énervée, mettant tout ce qu’il s’est produit sur le dos de Cassie et Cole, ne voyant pas qu’elle est elle-même responsable de l’ensemble des choses, y compris le virus, avec son obsession de voyager dans le temps. Ce serait pas mal si quelqu’un se motivait à aller tuer son passé, histoire qu’on boucle la série.

Quant aux titres de cet épisode et du précédent, c’est amusant, car ils sont en fait inversés : cet épisode se centrait sur la nature innée du fils de Cassie et de Cole alors que le précédent était plutôt centré sur ses acquis et la manipulation des 12 singes.

08.jpgÉpisode 8 – Masks – 16/20
Why not return, Sebastian, to 1987, 1930, 1976, anywhere – anywhen – but here ?

Londres, 1879. Ces scénaristes sont-ils seulement sérieux ? On ne peut même pas savoir quand quelqu’un se ramène du futur puisqu’il n’y a pas d’électricité. La série se réécrit de nouveau avec cette introduction qui voit le personnage de Sebastian soigner celui de… Athan ! Le témoin est devenu un jeune homme à l’accent anglais coincé dans le passé par un Sebastian inquiet pour sa survie et son futur.

Athan a également toujours des visions de Primaire qui le dérangent de plus en plus. Sebastian lui conseille ainsi de se mettre à écrire et dessiner. Devinez qui nous fait le mot du témoin avec de jolies visions du passé… et une de la mort de Sebastian en 1899 ? Comme c’est triste.

En 1945, Deacon et Hannah poursuivent la mission grâce aux dessins de Jennifer. Ils sont confrontés à Cassie et Cole qui n’apprécient pas de les retrouver sur leur chemin et les mettent bien misérables beaucoup trop rapidement, maîtrisant la machine à merveille. Il faut dire qu’en fait, cela fait un moment que ça dure : la série nous a fait, ironiquement, une ellipse temporelle, pour ne pas avoir à découvrir comment ils galéraient avec la machine. C’est dommage, j’aurais aimé voir ces épisodes de leur vie, qui auraient pu être les trois épisodes manquant à cette saison.

En 2046, Jones n’aime pas trop être baladée et compte sur l’aide d’Olivia pour y voir plus clair. Elle la libère carrément de sa cage, malgré la désapprobation de Jennifer, qui tente aussi de raisonner Deacon. Olivia est bien sûr capable de leur apporter toute l’aide dont ils ont besoin : elle leur révèle que Cole et Cassie retournent sur des lieux et à des époques déjà visités, mais aussi que Jennifer est en train de les mener en bateau.

Malheureusement, elle a raison : Jennifer utilise sa tortue pour faire une diversion avec un paradoxe temporel au beau milieu de la base et remonte le temps en 1899 où elle espère bien retrouver ses amis. Elle protège en effet Cassie et Cole depuis le début, comme prévu.

En 1899, le couple passe du bon temps à Londres malgré sa propre mission de retrouver Athan. Cela leur permet de réapprendre à s’aimer tout en découvrant comment danser la valse. Pour survivre, ils se retrouvent forcer de voler les riches londoniens, une idée qui leur est venu de pauvres gamins ayant tenté de voler Cole.

Si cette infiltration dans le passé est intéressante, ils commencent à remonter trop loin en arrière pour que les voyages soient tout à fait possible niveau adaptation et survie. Bon, ils réussissent à se débrouiller pour intégrer un bal dans lequel ils espèrent retrouver Athan. À la place, ils tombent sur Sebastian qui leur révèle être aussi à la recherche du Témoin. Et ils ne sont pas les seuls.

Deacon sort de l’ombre, accompagné d’Hannah et de Jones. Katarina n’est pas trop ravie d’être confrontée à James, dont elle regrette la trahison. Elle lui dit qu’elle le voyait comme son fils et qu’ils auraient pu travailler ensemble, mais elle tente aussi de le convaincre de tuer Athan. Ce n’est pas trop l’idée de Cole, bizarrement.

Jennifer débarque au bal et fait diversion avec des feux d’artifice bien marrants, permettant à Cassie et Cole de s’enfuir avec Sebastian. Celui-ci leur révèle le passé de son fils et son intention de faire le bien, mais aussi une adresse où trouver les réponses. Il comprend ensuite les mots du témoin qui avait prédit sa mort de manière métaphorique, « deux sous pour un pauvre ». Oui, ou plutôt deux balles pour un servant.

C’est Katarina et Deacon qui tuent Sebastian, puisque ce dernier les empêche de mettre la main sur Cole et Cassie, qu’ils veulent tuer. Pauvre Sebastian, il aura eu un rôle de merde toute sa vie !

De son côté, Jennifer est embarquée en 2046 où elle est enfermée dans la cage d’Olivia. C’est du grand n’importe quoi, elle est toujours censée avoir ses filles quand même. Je ne comprends pas bien comme elles peuvent laisser ça arriver. Olivia vient bien sûr narguer Jennifer, le duo se cherchant des poux depuis le début de la saison. Elle laisse à Jennifer de quoi dessiner au moins.

La fin d’épisode voit Athan découvrir le cadavre de Sebastien, révélant qu’il était au bal masqué depuis le début. Pendant ce temps, Cassie et Cole découvrent l’une des adresses où leur fils a vécu, une pièce ressemblant fort à la chambre vu en début de saison.

09.jpgÉpisode 9 – Thief – 18/20
My days are spent living amongst ghosts.

Quelques secondes après la fin de l’épisode précédent, Cassie et James continuent leur exploration de la maison de leur fils, trouvant des objets d’un peu toutes les époques et un journal racontant les différents lieux et époques qu’il traverse.

Peu convaincu par le casting d’Athan, je le suis beaucoup plus par sa réintroduction en tant qu’adulte dans la série. Si quelques semaines à peine ont passé pour Cassie et James, leur fils est en effet désormais un homme déjà bien vieux. Pourquoi pas, mais il est peu crédible qu’ils ne cherchent pas à retrouver sa trace plus jeune pour profiter de lui et l’élever correctement.

Quoiqu’il en soit, Athan se trimballe avec son ipod en 1940, écoutant du Iggy Pop et prévoyant la mort de toutes les personnes auxquelles il parle. Le montage initial de l’épisode nous le montre donc se baladant dans le temps, à quelques dates clés et autres lieux insignifiants ; tout en embarquant malgré elle, Jennifer dans ses visions. La belle vie, franchement. Enfin, jusqu’à ce que sa machine tombe en panne en 1891. Pour la faire réparer, il demande à un horloger de reproduire la pièce de la machine qui déconne. Malheureusement pour lui, il se la fait voler.

La voleuse est une bien jolie femme portant un masque, mais il la retrouve dans un hôpital. Il est assez clair qu’il va en tomber amoureux, et c’est sans surprise qu’il retourne la voir une semaine plus tard ; alors qu’il est toujours coincé en 1891. Malheureusement, elle est malade et s’effondre devant lui. Il décide de ramener Eliza chez lui pour la soigner rapidement de son infection. Cette fois, les scénaristes s’en tirent mieux avec le vieil anglais. Oh, bien sûr, je doute qu’on ne soit vraiment dans un parler très 1891, mais au moins ils s’amusent à compliquer les tournures de phrases et le vocabulaire.

Bien sûr, Athan est complétement amoureux d’Eliza, et leur romance est vraiment sympa. Ses parents lisent tout ça dans son journal et en sont tout ému. Bon, cependant, un futur méchant amoureux de la seule femme dont il n’arrive pas à prédire la mort… On sait ce qu’il en est, non ? Il y a de fortes chances qu’elle meure et que fou d’amour, il la venge en détruisant le monde.

Avec le journal, ils découvrent surtout que Cole a déjà rencontré son fils il y a bien longtemps, avant de commencer à voyager dans le temps. Son fils s’est en effet arrangé pour lui parler et avoir une conversation bien philosophique sur la vie. C’est beau.

En lisant le journal, Cassie et James découvrent qu’alors qu’il se préparait à lui dire toute la vérité, Eliza s’est fait trancher la gorge par les hommes qu’elle volait pour soigner ses patients. Il était trop tard pour la sauver, en tout cas sans sa machine. Par chance, l’horloger a depuis longtemps la pièce dont il a besoin pour réparer la machine.

Hop, Athan créé un paradoxe et sauve Eliza. Celle-ci met un certain temps à digérer l’information, mais finit par lui demander de détruire la machine, en gros, car elle ne veut pas qu’il joue à nouveau avec le temps. Drôle de manière de le remercier d’avoir abandonné l’idée de l’enterrer avec du jasmin et de la lavande (dis donc, c’est comme si tout était lié !).

Le problème, c’est qu’Eliza meure quand même un peu plus tard dans la nuit. Il tente de la sauver à nouveau, et à nouveau, et à nouveau. 607 fois. Le seul problème dans cette jolie histoire d’amour, c’est que ça veut dire qu’on a 606 Athan dans la même boucle temporelle ? On ne sait pas bien ce qu’ils deviennent à chaque fois qu’il remonte le temps, mais bon.

Cassie découvre alors qu’elle a rencontré elle aussi son fils : il est venu la voir lorsqu’elle a perdu son premier patient, se faisant passer pour un docteur et discutant avec elle du cas d’Eliza. C’est Cassie qui lui a appris sa vision de la vie qui est de se battre contre la montre pour garder en vie un peu plus longtemps ses patients. Il a alors compris qu’il devait devenir le monstre qu’il craignait devenir.

Finalement, ni Cole ni Cassie n’auront réussi à être de bons parents pour lui, lui conseillant l’un et l’autre de devenir ce qu’il est aujourd’hui : un homme qui veut briser le temps pour retrouver l’amour de sa vie et vivre pour toujours avec. C’est une jolie mythologie pour la série.

Et sinon, en 2046, Jennifer continue de dessiner et dessiner, annonçant à Jones qu’elle dessine désormais la fin de l’histoire. Grâce à un petit coup de pouce de son passé et de son futur, Jennifer comprend que le mausolée où elle doit sauver l’homme mourant est dans son présent. Malheureusement, elle est emprisonnée et comprend que pour s’échapper, elle doit s’automutiler.

Cela fonctionne bien vite, puisque Deacon ne supporte pas de la voir se blesser. C’est marrant, je les shippais beaucoup la semaine dernière et cette saison les a éloignés.

En 2046 ? Et non ! Nous sommes désormais en 2047. Deacon accepte de renvoyer Jennifer chez elle. Katarina est totalement déprimée par la douleur de Jennifer et ce nouvel échec. Elle comprend, avec Olivia pour le lui rappeler, que tout commence avec elle et qu’elle peut en finir.

Oui, en finir, car c’est la fin, ou au moins la fin de la saison : Cassie et James rencontrent enfin leur fils à l’enterrement d’Eliza. Je reste un peu déçu des 606 paradoxes et Athan dont on ne sait rien et qui cassent un peu la perfection de cette intrigue de fond, mais cet épisode apportait tout de même la majorité des questions soulevées par la série. Du coup, je trouve qu’on pourrait tout à fait avoir une fin de série dans le prochain et je suis pressé de voir ce qu’ils vont nous pondre pour relancer la série. Ce n’est pas sans me rappeler Haven qui avait dû elle aussi ruser après avoir donné toutes ses réponses un peu trop vite.

10.jpgÉpisode 10 – Witness – 20/20
The Witness shall never return

La série s’amuse avec nous et débute à Londres en 2017. De toute évidence, le virus n’a pas commencé, et deux enfants se retrouvent à se balader dans un cimetière, à la recherche d’un fantôme. Bien sûr, le mausolée étant celui de Jennifer, c’est sans surprise qu’ils tombent en fait sur elle, en train d’attendre la venue d’un homme mourant, le fameux. Et justement, les lumières se mettent à vaciller…

En 1891, James et Cassie rencontrent donc Athan qui leur déclare que c’est la fin. Et effectivement, il leur en veut tellement des interactions qu’il a eu avec eux qu’il est prêt à les tuer. De toute manière, ils ne valent pas grand-chose à ses yeux, puisqu’ils n’ont de parents que les liens biologiques. Préparés à cette éventualité, James et Cassie synchronisent leurs machines avec lui et le téléportent sur le marché londonien.

Après une rapide course poursuite, ils finissent en plein Blitz où Athan retrouve sa mère et lance le processus d’autodestruction de sa machine. Cole n’a d’autres choix que de perdre la trace d’Athan pour sauver Cassie.

En 2047, les scientifiques continuent de tracer Cassie et James. Quand la machine de celle-ci est détruite, ils perdent tout espoir de retrouver le couple… En théorie. En pratique, Olivia leur fait comprendre qu’ils l’ont évidemment ramené à la maison.

Effectivement, James et Cassie ont réussi à piéger Athan et le ramener le 26 décembre 1956, juste après la destruction de leur passé. Bizarrement, Athan finit par supplier son père de le tuer après une rapide conversation avec sa mère, lui rappelant qu’il est maître de son destin et de ses choix.

Pour aider à localiser l’époque où se trouve Athan, Olivia demande à boire du thé de feuilles rouges pour parler avec le témoin du futur. Elle découvre donc l’époque où se trouvent James, Cassie et Athan ; ce dernier avertissant ses parents de ce qui est en train de se préparer. Olivia voit également autre chose, un témoin masqué lui montrant son visage, que nous ne voyons pas.

Jones n’a pas spécialement envie de parler et tire à vue sur la maison, épargnant miraculeusement les trois occupants de celle-ci. Les quelques filles avec elle meurent, tués par des hommes de Titan qui, comme par hasard, est arrivé à son tour sur les lieux. La prise de tête est énorme, mais ne fait que commencer.

Cassie supplie finalement Jones de ne pas tuer son fils quand ils se retrouvent confrontés. Elle prend même Hannah en joue pour tenter de convaincre Katarina, mais rien n’y fait. Celle-ci est persuadée d’avoir raison – et elle a bien sûr tort. Elle tire sur Athan à qui James avait finalement mis la machine pour qu’il puisse se rendre à un endroit sûr pour lui ; alors même que leur fils a tenté de les tuer et voulait rejoindre Titan. Ah, l’amour familial.

Le problème, c’est que quand Jones tire, elle détraque la machine et il disparaît ; mais on ne sait pas s’il meurt ou non. Tout le monde pense en tout cas que si et Hannah s’en prend à sa mère quand elle découvre qu’ils sont toujours là et non pas effacés comme tous le pensaient si le Témoin devait mourir.

Katarina renvoie Hannah dans le temps et il est temps pour la série de nous retourner le cerveau avec son ultime pirouette de la saison. Les hommes de Titan appellent Cassandra et lui demandent de sortir : ils sont menés par l’homme qui l’a aidé à s’échapper.

Amenés dans la salle du commandement, Katarina, James et Cassie découvrent qu’ils se sont fait manipuler depuis le début par… Olivia, évidemment. Celle-ci tue l’homme à la cicatrice/l’homme pâle qui n’aura décidément servi à rien cette saison.

Grâce à un flashback, nous découvrons qu’Olivia avait son plan depuis le début, ce qui ne peut pas être surprenant. J’étais du côté de Jennifer quand elle voulait la garder enfermée et clairement, c’était la meilleure des idées. Deacon s’en est souvenu lui aussi, mais un chouilla trop tard. Il s’est fait maîtriser en quelques secondes par Olivia, qui a ensuite tiré sur l’un des scientifiques et tué quelques-unes des Filles, toutes là pour mourir je crois.

Olivia s’est fait passer pour le Témoin à Titan, histoire de mieux tuer son frère qui s’est fait avoir comme une merde. Ce flashback était un peu long, mais assez jouissif et se conclue par l’affirmation que le Témoin est mort à cause de l’autodestruction de sa machine provoquée par Jones. Je n’y croyais pas une seconde, l’imaginant probablement en 2017 avec Jennifer, mais il faudra attendre le cliffhanger pour le savoir.

Le but d’Olivia était, depuis le début, de tuer le Témoin pour prendre sa place. Ramse, Sam, Katarina, James, Cassie… Ils étaient tous des pions pour elle et elle n’hésite pas à tuer Katarina en lui plantant un couteau dans le ventre.

Bien évidemment, Athan est retourné à Londres dans le mausolée où l’attendait Jennifer et qui n’était autre que celui d’Eliza, une pièce du puzzle que j’avais également. Là, la série s’amuse à nous montrer la guérison express d’Athan grâce à Jennifer aux petits soins et lui disant d’accélérer le processus : comme il est un Primaire, il expérimente le temps différemment.

Remis sur pied, il décide de se rendre à Titan à nouveau et tuer tout le monde, sauf ses parents et Katarina, dont il sauve les vies. Il décide de se sacrifier pour eux, les laissant fuir Titan et offrant avant tout à sa mère la montre d’Eliza qu’il a toujours sur lui. Oui, mais elle aussi en possède une dans son autre poche. Elle créé donc un paradoxe pour survivre sans être poursuivie.

Athan n’est toutefois pas tué, il reste le Témoin. Il doit encore se confronter à Olivia à qui il apprend qu’il vient de comprendre qu’elle était le Témoin depuis le début. Oui, bien sûr qu’il est témoin de tout, mais il n’empêche que c’est elle qui est le monstre horrible et sans amour à la fin des temps. C’est une chouette pirouette scénaristique. Autant je m’attendais à la voir trahir tout le monde en 2047, autant je ne pensais pas qu’elle serait aussi importante du côté de cette intrigue. Je me suis fait balader comme un bleu et Olivia a égorgé Athan à son tour. Triste.

Les cinq dernières minutes de la série ne nous laissent pas le temps de nous poser non plus. Nous repartons en 2018, à Londres, où le virus a éclaté. Le message d’apaisement de Cassie est diffusé largement. Jennifer apprend d’Athan, juste avant qu’il ne retourne à Titan, qu’elle est celle qui devra tous les guider. De retour à la base, Deacon, Hannah, Katarina, James et Cassie comprennent qu’ils doivent fuir. Maintenant qu’Olivia est révélée être le Témoin, elle veut les tuer avant de détruire le temps et d’atteindre la forêt rouge.

Et comme on ne pouvait pas se contenter de ce cliffhanger où nos héros sont laissés sans machine, la série se permet un dernier détour par 2015 où le père de James lui raconte une histoire avec des singes et lui lit celle du serpent qui se mord la queue. Oh, bien évidemment, il n’a pas écrit cette histoire… Non, non, c’est la mère de Cole qui l’a écrit. Le truc, c’est que cette histoire, c’est celle qui obsède tant Jennifer… Et dire que James pense ne pas connaître sa mère, il ne va pas être déçu du voyage, car c’est sa mère qui vient de sauver la vie de son fils, finalement.

La prise de tête ne fait que commencer – et en plus, il y a fort fort longtemps, j’avais envisagé un lien de parenté entre James et Jennifer. Ah putain, vivement la saison 4 !

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EN BREF – Cette saison 3 se dévore et a su exploiter à merveille le terrain fertile qu’elle avait à explorer suite à la saison 2. Tout se passe très vite et les trois épisodes disparus au sein de cette saison n’aurait pas forcément été de trop. J’ai en tout cas aimé la manière dont les épisodes étaient liés pour être diffusés ensemble, même si j’ai respecté un ordre de visionnage légèrement différent (cinq et cinq).

Dans l’ensemble, et malgré un léger coup de mou en milieu de saison, on sent que le rythme est travaillé pour être haletant et ne pas laisser le temps de trop théoriser. Sans cela, certaines surprises auraient le temps d’être prophétisées. Finalement, les différentes théories qui me passent parfois par la tête et que je juge extravagantes se révèlent parfois tout à fait juste et c’est assez marrant à voir. Il me reste quelques petits angles morts qui me dérangent dans les paradoxes temporels, avec parfois des moments où ça ne tient pas mais où les problèmes sont ignorés au profit de l’histoire. Cette saison, c’était surtout le cas avec Athan et Eliza, parce que qu’il remonte le temps 600 fois et quelques, c’est bien, mais il doit en créer des paradoxes à force, s’il ne s’autodétruit pas. Il n’empêche qu’à l’inverse, il y a d’autres intrigues qui sont rondement menées pour ne pas laisser trop de pistes ouvertes, notamment celle de Gabe.

Dans tous ces cas de figure, la série est hyper agréable à regarder et possède une superbe mythologie ; le témoin aura réussi à me surprendre et le cliffhanger final donne envie de se replonger au plus vite dans les aventures de James et Cassie. La saison 4 va se faire attendre, clairement…

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

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Channel Zero : No-End House (S02)

Synopsis : Après une première année en dents de scie, mais sans dents de scie, Channel Zero revient avec une nouvelle intrigue se détachant totalement de la saison 1. Cette fois, il est question d’une étudiante défiée par ses amis de se rendre dans une maison hantée, la No-End House.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

Spoilers 

Ci-dessous l’ensemble de mes avis sur les épisodes de cette saison.

00.jpgPour commencer, je suis sceptique face à cette nouvelle saison qui débute. J’ai bien aimé la première saison, mais je l’ai trouvée beaucoup trop inégale, avec une alternance d’épisodes moyens et d’épisodes excellents souvent gênante. Je ne savais pas avant de me lancer si ça allait être bien ou pas et à cette période de l’année hyper chargée en séries, ce n’est jamais bon signe. D’un autre côté, la série avait réussi à me filer quelques frissons, et c’est rare !

Cette saison 2 part avec un handicap de plus : les anthologies et moi, nous n’avons pas spécialement un bon passif. Il faut dire que j’aime regarder des séries, pas des téléfilms étirés pour le plaisir de faire plus d’audience. En même temps, la saison 1 m’avait bien convaincue : un excellent casting, une histoire intrigante et dérangeante à voir (un monstre de dents, irk !), une horreur sympa. Tout ce qu’il faut pour faire une bonne série, même si la résolution était décevante, je trouve. Mon vrai problème avait été l’existence de trop nombreuses longueurs.

De cette saison 2, j’attends un bon casting et une bonne ambiance, histoire de sursauter. La maison hantée est un schéma déjà vu et revu un certain nombre de fois, mais ça fonctionne toujours. On aime se faire peur après tout, même si je ne capte jamais comment ou pourquoi des gens iraient volontairement dans une maison dite hantée. Genre, à quoi bon, hein ?

Ouais, je suis ce type chiant qui proteste toujours des réactions stupides des protagonistes, alors il y a fort à parier que la critique de cette saison me révèle comme étant un grand froussard. En même temps, le but de cette série est a priori de filer la frousse. Espérons qu’elle y parvienne aussi bien que l’an dernier, mais le premier épisode semble indiquer que c’est fort possible !

01.jpgÉpisode 1 – This Isn’t Real – 17/20
You have to go through to go home.

Oula, l’introduction nous lance dans une toute nouvelle histoire comme prévu, mais ce n’est pas évident de savoir vers quoi on se dirige au premier abord. Le synopsis de la saison n’a pas grand-chose à voir avec cette intro qui voit effectivement une jeune étudiante se diriger vers une maison au bout de la rue, mais c’est tout. Elle finit à terre, avec un type qui lui taillade le bras version Bellatrix Lestrange, « This isn’t real », au son d’un carillon qui est le même que celui de mon grand-père. C’est un tout petit peu angoissant comme idée, mais en même temps, c’est le carillon de base.

Par la suite, la série nous plonge dans l’enfance d’une petite fille, Margot, nous rappelant que tout peut être angoissant avec la bonne musique et le bon zoom. Elle grandit bien vite et se retrouve au bord de la piscine avec sa meilleure amie. Difficile de savoir où ça va, puisque Margot elle-même ne semble pas savoir où elle va.

Elle accepte de suivre sa meilleure amie à une soirée où elle fait bien sûr LA rencontre du beau gosse aussitôt amoureux d’elle. C’est comme dans une série et ils se racontent leur cauchemar, normal. Finalement, on en arrive à l’introduction du mystère de la saison : la No-End House. La maison sans fin donc : JT, un ami des filles (pour ne pas dire tout de suite le geek frustré de service amoureux de la meilleure amie de Margot), nous explique que la maison possède six pièces, toutes plus effrayantes les unes que les autres, et se balade dans le monde, semant une piste mystérieuse derrière elle.

Puisqu’on parle de maison hantée, Margot raconte à son nouveau crush que c’est là qu’elle a trouvé le cadavre de son père suite à une mauvaise réaction allergique. Elle culpabilise et blabla, le refrain classique des films, donc. C’est même la pleine lune, et ça s’éternise quand même.

Heureusement, quand Margot rentre, elle voit un nouvel indice de la No-End House à la télé et ça l’intrigue autant que ça la fascine. Par conséquent, elle emmène ses potes là-bas.

Ils entrent rapidement dans la maison et sont partis pour une suite d’horreur toutes plus angoissantes les unes que les autres. La première salle est plutôt gentille, mais suffit à réveiller les premiers frissons : le groupe d’amis et les nouveaux venus croisés devant la maison se retrouvent face à des statues à leur effigie. Après une première coupure de courant, les statues sont détruites, tiraillées par des mains en marbre elle aussi. C’est bon, moi ça me suffirait largement à abandonner. Beaucoup trop de mystères déjà – et des gens qui en ressortent en vomissant suffisant à ne même pas me donner envie de tester. En fait, je veux juste savoir dans quoi je m’embarque.

Ouais, je suis un froussard dans ce genre de situations volontairement créées et sur lesquelles il n’y a aucune autre information qu’un mystère. En revanche, quand il s’agit de les voir en séries ou films, ça m’intrigue toujours beaucoup. L’ambiance est flippante, donc la première abandonne.

Dans la salle deux, une pièce déserte attends nos héros auxquels nous n’avons pas encore eu le temps de nous attacher. Déserte ? Après une coupure de courant, nous avons une gentille silhouette un peu stressante et masquée qui se balade dans la salle et murmure « Welcome back Martian » à Margot. Assez clairement, vu le jeu subtile de l’actrice, c’est le surnom que son père lui donnait. Du coup, elle continue vers la salle 3 pour avoir le cœur net de ce que renferme la maison. Pour le moment, ça fait deux salles et ça se passe plutôt bien.

En tout cas, pour Margot. Un autre couple de figurants s’en tire un peu moins bien : la silhouette s’évapore et avec elle, le mec de ce couple disparaît en laissant une trainée de sang derrière lui. Il n’en faut pas plus pour que sa petite amie abandonne. C’est une bonne idée.

La troisième pièce doit se faire seul, chacun son tour. Elle débouche sur un couloir d’hôtel interminable et un miroir tenu par un type absolument fou. Alors qu’elle envisage de quitter la maison, la voix de sa meilleure amie, Jules, résonne dans la quatrième salle. Hop, elle s’y précipite, pour tomber sur un hologramme de sa meilleure amie. L’écran diffuse ensuite des vidéos de son père, et notamment de la mort de son père.

Cette fois, il est très clair que cette maison n’a rien de normal et est totalement surnaturelle. Plutôt que de prendre ses jambes à son cou, Margot envisage de continuer – et le fait. Il faut dire aussi que ces quatre premières pièces n’étaient pas si terrifiantes. Quelques artifices et une vidéo beaucoup trop horrible, mais c’est tout. C’est tout ?

Oh non, la 5e pièce reconstitue sans problème le salon de Margot ; avec une statue en cire de son père et une vidéo de famille. Au mieux, ça pourrait encore être une très mauvaise blague de ses amis. Pendant qu’elle regarde la vidéo, la statue derrière elle semble bouger. Rapidement, elle veut éteindre le film insupportable qui se met à passer en boucle. Malheureusement pour elle, il lui faut se servir pour ça de la télécommande, dans les mains de son « père ». J’ai hésité à accélérer les choses moi-même, tellement la boucle audio était insupportable.

Dès qu’elle touche la télécommande, tout s’arrête et son « père » se relève ; voulant de toute évidence lui faire un câlin. Non merci ? C’est terrifiant à imaginer, mais franchement, je ne suis pas assez attaché à ces personnages dont l’introduction était trop rapide, je trouve. C’est le problème des mini-séries, et puis il fallait bien aller dans l’horreur de toute manière.

Jules et Margot s’arrêtent donc avant la dernière pièce, terrifiées par ce qu’elles ont vu, même si nous ne savons pas ce qu’a vécu Jules là-bas. Elles attendent leurs amis qui ne viennent jamais et se retrouvent à devoir rentrer à pied. La nuit d’angoisse prend fin… en théorie. Chez elle, Margot se retrouve nez à nez avec… son père. C’est intrigant. La série a réussi à m’avoir et me plonger dans son mystère il y a un moment déjà, mais ce cliffhanger est une raison de plus de rester.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance, même si je reste sur ma première impression d’introduction des personnages quelque peu ratée et d’absence totale de neurones chez eux. La maison a prévenu Margot que pour rentrer chez elle, elle devrait traverser la sixième pièce. Il y a donc fort à parier que la série va la voir essayer de retourner là-bas. Après tout, la première scène de la série voyait une jeune fille tenter d’entrer dans la maison.

Je regarderai l’épisode 2, mais comme cette nuit, j’attendrais qu’il soit bien après minuit pour être pleinement dans l’ambiance et me plonger dans ce mystère. En plus, ils avaient une bonne ambiance musicale, ça ne gâche rien !

02Épisode 2 – Nice Neighborhood – 19/20
What if this is room 6?

Je me replonge dans l’ambiance de la série en plein après-midi, mais j’ai eu la délicatesse de fermer le volet pour me remettre dedans, avec même la fenêtre ouverte pour avoir le courant d’air glacial qui met bien en condition. On regarde une série d’horreur comme il faut, ou on ne la regarde pas.

L’épisode se concentre sur Jules, la meilleure amie de Margot, qui a son lot de problèmes à gérer également. Sa mère fume un joint tranquillement dans la cuisine et c’est pour échapper sa situation familiale misérable qu’elle a décidé d’aller voir Margot dans le pilot.

Bien sûr, elle a menti à sa meilleure amie sur le contenu de la cinquième pièce, qu’elle disait être vide et sombre. Elle y a en fait vu une grosse boule blanche et électrique qui lui a murmuré des choses.

Une fois sortie de la maison, Jules et Margot sont rentrées chez cette dernière, pour y découvrir le père pas si mort de la jeune fille. Le mystère reste entier. Son père lui prépare une omelette qu’il trouve sans goût avec des œufs tout aussi intrigants qui réapparaissent dans le frigo… Tout est dans le détail, ce que Margot finit par comprendre quand elle s’aperçoit que les passants dans la rue sont en boucle, que ce soit pour une promenade à vélo ou pour sortir les poubelles.

Le père de Margo avoue à Jules qu’il sait qu’il est mort, mais aussi qu’il sait qu’elle n’est pas la meilleure amie parfaite qu’elle prétend être, puisqu’elle a abandonné Margot quand elle avait besoin d’elle, au moment de l’enterrement de son père ; père qui est en train de lui raconter ça, donc. Sympa.

JT, le meilleur ami des filles, sort à son tour de la maison après la cinquième pièce lui aussi, cinquième pièce dans laquelle il s’est retrouvé face à face avec… lui-même. Sympa sa plus grande peur. Sans réseau, ni voiture, mais avec l’envie de se barrer, il s’éloigne de la maison pour trouver un moyen de fuir.

Comme les filles, il décide finalement de rentrer à pied, pour trouver une porte close. Il finit par apercevoir une jeune fille chez lui, jeune fille qui est très occupée à embrasser… lui-même. Oui, il se voit en train d’embrasser une nana, mais ça ne s’arrête pas là puisque son double lui propose d’entrer la maison.

S’il refusait de s’éloigner de la maison à l’origine, Seth finit par rentrer à pied aussi, pour découvrir des gens en cage et une jeune fille en sous-vêtements chez lui.

Enfin, celui qui semblait en savoir plus sur la maison s’avère avoir la cicatrice du « this isn’t real » sur le bras. Très clairement, personne n’est sorti de la maison et c’est totalement intrigant. Cela explique pourquoi les voitures ne fonctionnent pas : pas évident de conduire dans une maison !

Il est hanté par le souvenir de Lacey, sa copine, avec qui il était entré une première fois dans la maison, et qui est celle que nous avons vu se faire agresser et charcuter le bras en intro du premier épisode. Les pièces du puzzle se mettent rapidement en place, j’aime beaucoup.

Jules en arrive aussi à la conclusion qu’ils sont toujours dans la maison quand elle voit que toutes les fleurs sont des orchidées blanches. Elle tente de convaincre Margot de s’enfuir avec elle pour trouver la porte de sortie, mais ça ne fonctionne pas trop car Margot, en plein syndrome Céline Dion, veut surtout parler à son père. J’ai adoré cette scène entre les deux meilleures amies où les secrets et reproches éclatent. L’écriture est simple, mais réussie. Quant à la sortie, vue l’intro de la semaine dernière, il me paraît évident que c’est la porte d’entrée de la maison qui permettra de sortir de cet enfer.

La torture de Margot est ainsi de retrouver son père et celle de Jules de se retrouver seule. Je trouve que ça se tient. Finalement, elle retombe sur Seth à la No-End House, mais la maison a disparu. C’est problématique. Ils vont s’enfermer dans une maison en vente pour passer la nuit, car la nuit arrive déjà. S’ils n’arrivent pas à s’endormir pendant un moment, ils finissent tous les deux par s’assoupir en même temps alors qu’ils avaient prévu de monter la garde. Rapidement, cet assoupissement pose problème sur la réalité de ce qu’ils vivent : vont-ils nous la jouer à la Inception à s’endormir à chaque fois pour se réveiller dans une réalité différente ?

C’est JT qui obtient les réponses les plus claires en se posant les questions qu’il faut. L’ensemble de cette sixième pièce est donc construite sur les souvenirs et désirs enfouis de chacun. JT voit ainsi une meilleure version de lui-même, avec une copine sexy mais robotique totalement flippante, qui ne le regarde jamais.

Margot retourne dans la piscine avec son père et la série reprend ses drôles d’images du premier épisode, avec une piscine cette fois sans fond. De quoi réveiller quelques peurs du vide, j’imagine. Elle finit par avoir des flashbacks de sa mère qui la perturbe au plus haut point.

Jules se réveille dans la maison en vente, appelée par des murmures qui la ramène à la grosse boule blanche dans laquelle semble être contenue quelqu’un. C’est de plus en plus étrange.

Enfin, JT finit par se faire tuer par son double et une bouteille de whisky, sa fausse copine la regardant désormais. Il semblerait que celle-ci ne soit peut-être pas si robotique que cela : peut-être qu’il s’agit d’une autre fille coincée comme eux. C’est ce qui est suggéré avant la mort de JT et ça pourrait donner une logique à la série : les créations de la maison essaieraient de tuer leur proche, tout simplement.

D’un autre côté, quand le père de Margot a l’occasion de la tuer, il préfère lui toucher la tête, comme pour aspirer les souvenirs de sa fille. Cela permet de créer son corps dans le sous-sol. Là où je m’attendais à la voir se réveiller, le père de Margot se rend auprès du corps pour… la manger. Nous ne sommes pas au bout du mystère de cette maison sans fin, clairement.

J’ai aimé cette construction qui revenait en arrière sur le premier épisode sans révéler tout de la cinquième pièce, histoire de conserver aussi du suspense pour la suite j’imagine.

Je me demandais si ça allait tenir six épisodes à ce rythme, mais c’est excellent car la série se relance d’elle-même avec ce cliffhanger qui pose encore plus de questions. J’ai adoré avoir cette impression de comprendre pour finalement me rendre compte que j’étais encore plus éloigné que ce que je pensais de la vérité. À défaut d’une vraie horreur, la série s’amuse donc autant que possible à rendre mal à l’aise et à nous plonger dans l’incompréhension. Comme elle le fait bien, c’est un vrai plaisir et je crois que cette saison va vraiment me plaire.

03Épisode 3 – Beware the Cannibals – 18/20
I know I have a mother but I can’t remember anything about her.

C’est reparti pour la meilleure série d’horreur du moment, en espérant qu’elle maintienne sa qualité et que je continue à avoir plein de théories sur ce qui est en train de se passer – la dernière en date étant que le père de Margot mange ses souvenirs et la transforme peu à peu en légume comme la copine robotique de la semaine dernière.

Au réveil, Margot se rappelle qu’elle n’est pas vraiment chez elle, grâce aux vélos qu’elle aperçoit de la fenêtre, à son placard qui a bien changé et à son père qui s’entraîne à lui dire bonjour devant son miroir. Ma théorie sur les souvenirs mangés semble rapidement se confirmer puisqu’elle a bien oublié sa mère ; dont elle est incapable de demander des nouvelles, alors qu’elle le veut. Assez clairement, elle a la question sur le bout de la langue, mais c’est tout.

Elle n’en a pas oublié son deuil pour autant et pose un tas de questions sur la mort, qui ressemble d’après son père à un tube de dentifrice. Vu comme ça, ça paraît presque fun. Tout se passe bien, jusquà ce qu’elle trouve le visage de sa mère dans la poubelle et se souvienne qu’elle ne se souvient pas vraiment d’elle. Sa mère est désormais une ombre dans ses souvenirs. Il n’en faut pas plus pour que Margot veuille se casser, mais son père l’en empêche et fuguer n’est pas si simple, surtout quand les vitres ne se brisent pas.

Son père entend malgré tout ses tentatives pour fuir de sa chambre et reste derrière la porte. Il lui explique qu’il pense que c’est ce qu’il mange désormais et qu’il risque d’avoir de nouveau faim. C’est compliqué comme choix pour Margot finalement, elle doit choisir entre nourrir son père devenu terrorisant et oublier sa mère, ou trouver un moyen de retourner auprès de sa mère et abandonner son père.

Elle décide de se barrer en passant par son placard qui débouche… dans la piscine. Logique.

La grande boule blanche qui attire Jules la fait s’évanouir et créer une nouvelle version d’elle-même à son tour, c’est on ne peut plus étrange. Le lendemain, Seth se réveille et ne s’aperçoit de rien, alors que Jules paraît franchement flippante.

Seth retrouve JT, mais il n’a pas conscience que le vrai JT est bien mort et brûle tranquillement devant chez lui. Il l’invite ainsi dans leur nouvelle maison et tous trois décident de partir à la recherche de Margot. Il la voit en pleine fuite, mais voit aussi son père la poursuivre et tuer un homme en boucle sur la météo.

Margot se réfugie au lycée où elle tombe sur une folle dont elle peine à se débarrasser. La course poursuite entraîne quelques frissons et est drôlement réussie. Margot finit par tomber nez à nez avec Jules, mais je ne sais pas si on doit lui faire parfaitement confiance ou si c’est bien elle. Alors que le père de Margot est sur le point de les trouver, elles sont sauvées de justesse par Seth et le faux JT.

Margot raconte tout ce qui lui est arrivée à Jules une fois qu’elles se retrouvent dans la maison à vendre. Jules s’endort et Margot retrouve Seth pour une balade dans le quartier.

Ils n’ont pas l’air trop préoccupé par les cinglés qui le peuplent ou la fumée noire qui symbolise les bords du monde. Margot espère de toute évidence pouvoir retrouver la porte de sortie grâce à ça. Reste à savoir qui y arrivera.

JT vient réveiller Margot pour lui révéler que les deux autres sont partis et que lui aussi souhaite partir à la recherche de a porte. Margot et Seth, eux, montent sur le château d’eau pour voir les limites de leur monde et retrouve ainsi la porte. Ils sont distraits quand ils aperçoivent Jules à la recherche de Margot et assez clairement sur le point de rencontrer… le père de Margot.

La nuit tombe et la fin d’épisode se fait malheureusement dans le noir. Jules, Margot et Seth se retrouvent et se réfugient dans un garage où ils piègent le père de Margot. C’est sympathique comme épisode, mais je commence à me méfier de Seth aussi puisqu’il dit ne pas se souvenir de sa famille.

Pendant ce temps, Lacey est complétement paumée parce que son mari lui montre des photos d’eux, mais qu’elle a pour elle un autre mari, dont elle a aussi des photos. Perturbant. Son mari finit inévitablement par rentrer à la maison et la retrouve attachée. Bien que très fort, il se fait tuer en quelques instants par notre héros qui a toutes les réponses.

C’est tant mieux, car il peut alors retrouver les autres et leur dire tout ce qu’il sait, espérant que Lacey retrouvera la mémoire si elle le suit. Le groupe décide d’attendre le matin pour se rendre à la maison et tenter d’en sortir ; ce qui paraît une bonne idée. C’est tellement rare des personnages qui semblent prendre la décision dans une histoire d’horreur.

Pendant la nuit, Margot et Seth continuent de flirter alors que Jules se réveille et est attirée par sa boule blanche qui lui aspire ses souvenirs. C’est toujours mystérieux, mais ça fonctionne bien, les révélations étant assez claires.

Seth et Margot couche ensemble pendant que Margot semble en transe et en souffrance à cause de la boule blanche, qui symbolise clairement ses souvenirs. Tout autour d’elle apparaît des flaques noires. La fin d’épisode confirme ce que je craignais : Seth n’est pas clair non plus puisqu’il ne semble pas plus flipper que ça de voir JT se décomposer. Il ne dit rien et retourne dans les bras de Margot. Pas sûr que grand monde s’en tire en vie dans cette saison !

En tout cas, je ne suis pas déçu du tout. Dire que je critiquais le format de l’anthologie quand j’ai su que la saison 1 n’aurait pas de suite, je vais devoir revoir ce que j’en disais car cette saison 2 propose une bien meilleure histoire. Dommage qu’on en soit déjà à la mi-saison, mais j’espère déjà une vraie fin. Avec un titre de saison qui est « no-end », je m’inquiète un peu des possibilités… ils pourraient tout à fait décider de garder tout le monde au sein de la maison !

04.jpgÉpisode 4 – The Reflection – 19/20
I’m not who you think I am.

Tout repart le lendemain matin et les personnages sont toujours aussi paumés sur leur situation. Jules est assise dans une pièce vide, Lacey est en larmes à cause de son mari/ravisseurs et Margot est heureuse d’avoir couché avec celui qu’elle pense être le copain parfait. La première scène est plutôt intéressante puisqu’elle resitue tout le monde et que Lacey s’en prend à son mari pour mieux être maîtrisée.

Notre groupe de héros se rend en quête de la maison pour sortir au plus vite de cet enfer, mais ils sont alors suivis par l’ensemble du quartier. C’est étrangement angoissant alors qu’on sent bien que le danger n’est pas grand. Tous s’arrêtent à la lisière de la route alors que le groupe peut continuer dans les champs.

Tous ? Pas le père de Margot, continuant son chemin sans être bloqué par cette force invisible du bord de la route. Pourtant, il est censé être tombé dans un immense vide et on ne sait pas comment il s’en est sorti, ce qui est dommage.

Jules finit par tomber sur une victime de la maison en pleine souffrance, ce qui les retarde un temps. Là, une fois que les autres ont repris leur marche, JT pète un câble sur Seth qui garde son secret, le menaçant de révéler aux autres qu’il n’est pas qui il prétend être. Malgré cette pause assez longue auprès de la victime, le père de Margot ne les rejoint pas encore.

La nuit tombe assez vite dans cet épisode, et j’ai dû mal à imaginer qu’ils en soient à une journée de marche déjà. Au beau milieu de la nuit, ils tombent sur un labyrinthe hanté par d’autres errants, ce qui les démotive. Ils passent donc la nuit au milieu de nulle part et c’est bien sûr la nuit qui est le plus intéressant pour nous. Malheureusement tout se passe dans le noir et ce n’est pas super pratique pour tout voir, surtout qu’il y a un beau soleil aujourd’hui.

Au coin du feu, Lacey et Dylan sont attachés et les choses partent en vrille assez vite. Seth entraîne Margot auprès d’une orchidée carnivore et lui explique qu’il habite dans la maison. Margot comprend qu’elle n’a pas spécialement couché avec la bonne personne.

De son côté, Jules est irrémédiablement attirée vers le quartier (probablement vers la boule blanche) et elle y retourne donc, forçant Dylan à la suivre pour la ramener, laissant JT et Lacey derrière lui. C’est tout sauf une bonne idée : JT est accroché par le poignet à Lacey, or on sait que son poignet se dégrade. En plus, Lacey veut s’enfuir et pour enfin basculer dans l’horreur, une femme sort du labyrinthe et se précipite vers eux. Cette fois, on est vraiment dans une série qui joue des codes de l’horreur.

Pourtant, on ne voit même pas ce qu’il se passe, mais la femme tue Lacey en lui crevant les yeux, toujours à la recherche de son/sa « chéri(e) ». Dylan revient à temps pour découvrir le cadavre de Lacey et la véritable identité de JT. Comprenant à l’état de son poignet qu’il a affaire à une création de la maison, il décide de tuer JT, en le brûlant vif. Décidément, il aura brûlé cet acteur !

Margot, Jules et Dylan s’engouffrent dans le labyrinthe, même si la nuit est encore là, comprenant que de toute manière, rester en-dehors est trop dangereux pour leur survie. Seth ? Margot insiste pour qu’il ne les suive pas, révélant aux deux autres que de toute manière, il vit dans la maison et que c’est lui qui les a trainés là. Plus la série avance, plus je me persuade que seule Margot ou Jules survivra, et encore. Je les voyais bien être piégés à jamais ces trois-là. Quant à Seth, je trouve étrange cette révélation qu’il considère la maison comme sa maison. Cela signifie qu’il a réussi à en sortir pour attirer Jules et Margot, donc qu’il en a tous les secrets et qu’il est capable de ne pas servir de nourriture à celle-ci. Cela me fait me poser tout un tas de questions sur son identité, mais je ne sais pas si la série cherchera à y répondre.

Le labyrinthe de maïs est assez horrifique, puisque tous les errants se cherchent. De manière assez évidente, Jules finit par disparaître à son tour dans le labyrinthe de nouveau attirée par la boule blanche, présente au cœur du maïs. Margot se met à la chercher, étant à peine mieux que le reste des errants.

Heureusement, elle parvient à récupérer Jules à temps, mais tombe enfin nez à nez avec son père. Il était temps. Celui-ci est affamé de souvenirs, mais il parvient à résister pour laisser sa fille s’enfuir. Oh, cela ne dure qu’un temps bien sûr, et il semble vraiment devoir lutter pour ne pas les attaquer. Avant de les laisser s’enfuir, il a tout de même pu leur préciser qu’il n’était que le reflet du père de Margot, une thématique très présente dans l’épisode (beaucoup de flaques et autres réflexions), ce qui est logique comme c’en est le titre. Il est le reflet des souvenirs que Margot a de son père, ce que l’on avait tous compris depuis le temps.

Dylan retrouve Margot et Jules et tous trois parviennent en vue de la maison. Ils sortent ainsi du labyrinthe, mais les choses paraissent trop simples. Dylan refuse alors de suivre Margot et Jules, préférant rester en arrière pour tout brûler.

De retour dans la maison, Margot et Jules ont le droit d’être de nouveau confrontées à l’ensemble des pièces. La première continent de nouvelle statues et la deuxième les force à jouer à un jeu digne d’une classe de maternelle, sautant par-dessus des flaques. Tout n’est pas terminé pour la série, donc, et les portes de secours pour quitter la maison sont toutes fermées.

Elles en arrivent à la troisième pièce, le couloir interminable qu’elles sont censées affronter seules. Cette fois, elles refusent de se séparer, ce qui paraît bien logique. La maison est tout de suite beaucoup plus terrifiante dans ce nouveau contexte ; là où le premier épisode semblait présenter une simple attraction dans les trois premières pièces. Jules et Margot parviennent difficilement à la quatrième pièce, Margot perdant même une mèche de cheveux au passage.

La quatrième pièce leur montre le père de Margot souffrir – ou plutôt le reflet de celui-ci, puisqu’il n’a que sa tête. La maison ne s’en prend pas à Jules, ce qui est beaucoup trop étrange. Elles ont alors le droit de passer par un sas pour se remotiver entre elles, avant d’entrer dans la cinquième pièce, où le père de Margot, masqué, les accueille au-dessus d’un bain. L’ambiance de la série est tellement glauque dans cet épisode. Comme la porte est verrouillée, j’ai envisagé un temps qu’elles soient forcées de faire un câlin au père, mais ce n’était heureusement pas le cas.

Hop, Jules et Margot réussissent finalement à rentrer chez elles. C’est improbable si tôt dans la série, puisqu’il reste encore deux épisodes, et c’en est même frustrant. On pourrait se consoler en disant qu’il reste Dylan dans la maison…

Seulement, Dylan est tué en deux secondes par le père de Margot qu’il essayait lui-même d’achever. Cette frustration de voir le personnage finir comme ça alors que c’était lui qui avait toutes les réponses et les a sauvées ! Finalement, le père de Margot parvient à entrer dans la maison, mais aussi à en sortir à la suite de Margot et Jules qui sont loin de se douter de ce qu’elles ont ramené en-dehors de la maison sans fin. Après tout, elle est sans fin.

L’épisode était sacrément long à ses débuts, mais son ambiance suffisait à faire passer le temps : bien qu’il s’agissait clairement d’une transition ne faisant pas spécialement avancer les choses et n’apportant pas de réponses dans les vingt premières minutes, les bruits de fond permanents et angoissants fonctionnaient à merveille. En plus, tout cela était clairement le calme avant la tempête et la suite de l’épisode contenait clairement les moments les plus stressants de la saison, surtout dans la deuxième visite de la maison.

Ces quatre épisodes étaient sacrément bien ficelés et je me demande comment la saison va se terminer après tout cela. En tout cas, j’avais tort de ne parier que sur une survivante à la sortie de la maison… mais peut-être pas à l’issue de la saison. Je les vois bien retourner dans la maison pour une raison ou une autre et en même temps, à part Seth, il n’y reste plus personne d’intéressant. Affaire à suivre.

Sans le début plus long, l’épisode aurait sûrement pu être un vrai 20/20 tant il m’a plu sur sa fin, mais il faut bien être un minimum objectif. Un 19, c’est déjà cher payé, mais il s’est passé tellement de choses imprévues dans l’intrigue que je ne peux pas être moins gentil que ça car c’était leur meilleur épisode cette année. En plus, je n’avais pas vu la fin arriver et je suis pressé de poursuivre la saison maintenant que le père de Margot va continuer de la suivre dans le monde réel.

On notera la sympathie de Margot et Jules qui ne découragent pas totalement les deux nouveaux essayant d’entrer dans la maison, préférant les ignorer. Sympa les filles…

05Épisode 5 – Home – 16/20
Did that just happened?

J’ai eu très peur de voir la qualité globale de la série subitement chuter, mais finalement, l’épisode très long sur ses débuts est parvenu à retomber sur ses pieds pour proposer quelque chose de qualité, comme toujours. J’ai donc bien aimé ce nouvel épisode, vu dans un bus irlandais, comme à peu près tout le reste de la semaine. L’avantage, c’est que j’étais parfaitement dans l’ambiance Channel Zero avec le paysage de banlieue à l’anglaise qui défilait autour de moi.

Cet épisode s’intéresse donc à la sortie des filles de la No-End House ; avec une Jules qui rit dans la voiture. J’ai bien aimé cette réaction inattendue, mais pas si folle quand on y réfléchissant, le stress retombant. Elles ne le savent pas encore, mais le père de Margot les poursuit et passe pour un grand pervers dans le jardin des voisins.

Le début d’épisode m’a quelque peu perdu dans sa construction floue, principalement parce que j’avais l’impression que Margot était au téléphone avec Jules alors qu’il s’agissait de sa mère. Cela nous permet de comprendre que le temps se déroule normalement dans la No-End House : cela fait donc trois jours que les filles avaient disparu. Clairement, elles sont encore en plein choc post-traumatique, pas aidé par le fait que leurs souvenirs du passé sont flous ou que la mère de Margot lui avoue enfin la vérité sur le suicide de son père, s’expliquant par des dettes financières. Il faut noter d’ailleurs que Margot ne récupère pas ses souvenirs, Dylan et sa femme n’avaient absolument aucune chance.

Tout ce début est long, parce que l’on sait ce qui les attend et que la série s’amuse à créer de faux moments d’horreur, notamment du côté de la piscine. Le sentiment d’insécurité est parfaitement mis en scène avec le père qui s’infiltre sans problème dans la maison.

Celui-ci commence à se nourrir des souvenirs de sa fille, mais il est interrompu par Jules et… Seth ! Ce dernier est à son tour ressorti de la maison, à la poursuite du père de Margot. C’est un peu gros comme rebondissement, mais bon, ça fonctionne plutôt bien. Le père pris en flagrant délit demande tout simplement à survivre. L’horreur continue ainsi pour Margot, alors qu’elle pensait s’être débarrassée de tout ça. Ayant besoin de réfléchir, elle réussit à convaincre son père d’être enfermé à la cave sous la menace d’un suicide, avant de proposer à Jules de s’enfuir et de rentrer chez elle.

Elle refuse bien sûr, au moins pour un temps. Pour relancer la saison vers sa fin, Seth explique à Margot que la seule solution logique est de retourner dans la maison pour forcer son père à la suivre. Bon, j’ai tout de suite compris que ça allait être le cas et je trouve ça aussi simple que malvenu. À ce stade-là, autant ne pas les faire sortir du tout en fait.

Toutefois, l’histoire prend bien et les filles refusent d’y retourner, énonçant plutôt la solution logique de se débarrasser du père. C’est à ce moment que Jules s’enfuit de la maison après avoir reçu un MMS étrange de sa boule blanche. Son intrigue n’est clairement pas terminée, mais on ne sait pas où elle va pour autant.

Seth propose donc de s’occuper du père en l’empoisonnant. Comme je n’ai aucune confiance en lui, je ne comprends pas pourquoi Margot le laisse gérer ça. Le jeune couple regarde donc sa victime déguster le souvenir qu’il a créé avant de le voir mourir, ce qui était une bonne intrigue. Il faut alors se débarrasser du corps et c’est ce moment que choisit la mère de Margot pour rentrer à l’improviste.

J’ai beaucoup ri devant ce rebondissement bien placé, qui lui permet de rencontrer Seth, mais aussi son zombie de mari. Aveuglé, le père réussit tout de même à se débarrasser provisoirement de Seth et de la mère, avant de chercher à repérer Margot au son. Cette fois, le suspense sur la suite des événements est à son comble : j’ai tout simplement adoré.

Comme le père de Margot réussit finalement à se nourrir une nouvelle fois de sa fille, Seth se sacrifie et l’attaque. Il est à deux doigts de se faire tuer, mais Margot s’y oppose et annonce qu’elle accepte de retourner à la No-End House avec son père s’il ne tue pas Seth.

Mouais. Énorme mouais. Ce n’est pas comme si elle connaissait Seth depuis quatre jours et qu’il lui avait menti pendant trois ou comme si la décision était hyper rationnelle. Il n’empêche que l’épisode était excellent et que ce n’est pas fini : Jules revient chez Margot et comprend qu’elle y est retournée. Paniquée, elle s’y rend à son tour… pour mieux constater que la maison a disparu. Oups.

06.jpgÉpisode 6 – Piece by Piece – 19/20
Memory is a disease. This house is a cure.

C’est depuis l’espace détente du Comic Con que j’ai pu voir le dernier épisode de cette saison, tout impatient que j’étais d’avoir le fin mot de l’histoire. C’était il y a deux semaines et je ne suis jamais revenu vers vous avec la critique. Il paraît que mieux vaut tard que jamais, donc je m’y colle aujourd’hui histoire de boucler cet article comme il se doit.

L’épisode reprend à l’intérieur de la No-End House où Margot accepte de se faire manger ses souvenirs, qu’elle passe son temps à écrire. C’est complétement fou de sa part, mais elle semble y trouver son bonheur en couchant au passage avec Seth.

Margot comprend toutefois que la maison a changé de place quand une nouvelle rue apparaît, et ça ne lui plaît que moyennement. Elle se laisse toutefois convaincre par Seth que c’est l’ordre des choses. Comme elle est déjà bien lobotomisée, ce n’est pas bien difficile pour Seth de la convaincre qu’il ne faut pas détruire la maison de l’intérieur, et j’ai bien aimé le jeu de l’actrice qui semble vraiment voir sa force vitale tout au long de l’épisode.

De son côté, Jules décide de retourner dans la maison pour aider Margot à s’en sortir. Là encore, c’est complétement fou : Margot a pris une mauvaise décision, c’est sûr, mais c’est la sienne. Quand on voit ce qui est arrivé à Dylan qui est retourné chercher sa femme, je ne suis pas sûr que ça donne envie d’aller chercher ta meilleure amie. Bon, il fallait bien faire l’épisode sur quelque chose de toute façon.

Jules tombe sur Seth avant même de rentrer dans la maison et comprend qu’il a repris son rôle de recruteur. Elle ne dit rien mais le confronte quelque temps plus tard. C’est là que Seth lui fait tout un discours explicatif sur le fait que la maison est un organisme vivant avec son instinct, notamment de survie.

Il faudra se contenter de ces quelques maigres explications sur la maison, mais en même temps, je m’étais fait une raison après la saison 1 et je me doutais que n’aurions pas les origines complètes de la maison. Cela ne m’a pas trop dérangé car je trouve que c’était tout de même bien écrit avec assez d’explications pour imaginer ce qu’il y avait à imaginer. La maison reste un mystère pour les personnages, pas de raison que ça change pour nous.

Bref, Seth est un grand fan de la maison et il attaque Jules, car il ne veut pas qu’elle fasse s’échapper Margot – or, c’est évidemment le plan de base. Bizarrement, il ne la tue pas mais la donne à manger à la maison… C’est là sa plus grosse erreur car Jules réussit à se battre contre la grosse boule blanche qui l’aspirait depuis le début et construisait une seconde Margot.

En s’échappant, Jules découvre également le vrai visage de Seth, et ce n’est pas beau : il a attiré une dizaine de filles dans la maison, a été en relation avec chacune d’elle et il les a toutes laissées tomber une fois qu’elles étaient complétement lobotomisées. Jules se débrouille sans trop de mal pour ouvrir les yeux de sa meilleure amie, la retrouvant et l’amenant dans la rue où Seth conserve chacune d’elle comme un trophée.

Tout cela était un brin prévisible et peut-être un peu lent, mais j’ai adoré voir la conclusion se mettre en place autour d’une confrontation entre Seth et Margot. Cette dernière n’hésite pas à libérer la famille de Seth, dans les cages depuis le début. En fait, ce sont eux qui sont chargés de manger ses souvenirs, et une fois libérés, ils n’hésitent pas. Le « serial monogamist » (j’ai adoré l’idée) finit à son tour lobotomisé, et d’une certaine façon, c’est bien fait. Margot est aussi aidée par son père, contre toute attente. La maison elle-même semble ainsi se retourner contre Seth pour enfin le manger.

Une fois Seth sacrifié, Margot et Jules doivent encore tuer le père de Margot pour ne pas qu’il les suive. Elles le font ensemble, simplement et en le faisant tomber, enclume au pied, au fond de la piscine sans fond (justement !). Elles peuvent quitter une bonne fois pour toute la maison, sans pour autant chercher à la détruire, trop préoccupées à l’idée de s’en sortir. Je les comprends, et ça fait une jolie conclusion à une saison qui aura décidément été très réussie.

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EN BREF – Si la saison m’avait moyennement plu en enchaînant des épisodes excellents et des épisodes moyens, je ne peux pas en dire autant de cette seconde année qui a été un véritable coup de cœur. Je me suis laissé porter par ces six épisodes qui se sont terminés bien trop vite à mon goût. La saison était bien ficelée, malgré quelques facilités et un rythme toujours assez inégal (grosses lenteurs VS grosses accélérations, mais au sein de chaque épisode, contrairement à l’an dernier).

L’idée de base, une maison hantée, me plaisait a priori moins que l’émission télé de la première saison, mais pourtant, je trouve que ça fonctionnait bien mieux, avec une histoire beaucoup plus originale cette année. Je sais bien qu’ils s’inspirent de mythes et légendes urbaines, mais je n’avais jamais entendu parler de la No-End House avant, donc je me suis trouvé très surpris face à ce scénario dérangeant à l’ambiance extrêmement soignée et réussie.

Je ne m’arrête plus dans les éloges, donc je ne sais pas si continuer est bien utile. J’ai adoré et si vous lisez ça sans avoir encore regardé cette saison, foncez, vraiment, elle vaut le coup. Quant aux autres, sachez que la série est bien renouvelée pour une saison 3 qui s’intéressera cette fois à un escalier… On verra bien ce que ça donne, mais je pars positif car cela fait deux ans que la série me surprend positivement.

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Ces séries qui mériteraient juste un épisode de plus

Salut les sériephiles !

Comme tous les vendredis, nous nous retrouvons pour un nouveau TFSA proposé par Tequi et je dois dire que le thème me plaît bien cette semaine, même s’il m’a donné du fil à retordre. Comme le titre de l’article vous l’a indiqué, il s’agit en effet de réclamer un épisode de plus à certaines séries déjà terminées. J’imagine que Tequi s’est inspirée de la situation catastrophique de Sense8 pour nous concocter un thème aussi machiavélique, mais j’aime surtout le clin d’œil probablement inconscient à mon blog (eh Tequi, tu connais Freud, tout ça, tout ça ?). Ouais, il en faut peu pour me faire rire, j’avoue.

Non seulement c’est un thème machiavélique, mais en plus c’est un thème pas évident, surtout quand la première réponse qui me viendrait à l’esprit est Veronica Mars, qui y a eu droit avec son film ! J’ai bien envisagé d’autres séries, type Braindead (malgré sa bonne fin) ou Utopia mais j’en voudrais beaucoup plus qu’un épisode…

Pour rappel avant de commencer, le TFSA c’est un top 5 sur un thème précis, défini chaque semaine. Tout le monde peut y participer donc n’hésitez pas à nous rejoindre !

Spoiler alert : Rien de traumatisant, mais vu le sujet, j’évoquerai forcément la fin des séries que je cite. Il sera question dans cet article de Grandfathered, Eye Candy, Chosen, Finding Carter, Agent Carter et de You, me and the apocalypse, mais pas forcément dans cet ordre !

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Bonus : Chosen

Officiellement renouvelée pour une saison 4, Chosen a disparu des écrans et des radars. On ne sait rien de ce qu’il est censé advenir pour la suite de la série et c’est franchement dommage. L’histoire était on ne peut plus accrocheuse, franchement, je suis frustré de ne pas avoir le fin mot concernant le Jeu. On a qu’à s’imaginer que les scénaristes ont tous reçus une boîte et que ça s’est fini en massacre général. Moi, j’aimerais bien une suite quand même.

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  1. Finding Carter

Avec un générique qui m’a énormément marqué, la saison 1 m’avait embarqué dans la vie de Carter, avec ses hauts et ses bas. Il y avait de quoi faire, je me souviens notamment d’un coup de feu traumatisant. La saison 2 avait pris un virage résolument plus adolescent et m’avait déplu au plus haut point. L’annulation était un soulagement tellement ça partait en vrille… n’empêche que tout s’arrêtait sur un cliffhanger dont nous n’aurons jamais la résolution. C’est bien dommage et j’aimerais bien un dernier épisode pour tout conclure comme il faut.

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  1. Grandfathered

Là aussi, c’est plus une histoire de cliffhanger qui mériterait d’être résolu. La saison 1 m’avait bien fait rire, même s’il lui avait fallu du temps pour trouver son rythme. Une fois que c’était fait, il y avait de bons gags. Nous sommes passés à ça d’une vraie conclusion, en plus filmée !, mais les producteurs ont tenté un coup de poker et décidé de diffuser le cliffhanger de fin de saison plutôt que la conclusion. Dommage, ils ont fait le mauvais choix. En même temps, ce n’était pas dur de deviner comment ça se terminerait.

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  1. Eye Candy

Et oui, encore une série MTV dans ce top après Finding Carter. Cette fois, on entre surtout dans ces séries qui mériteraient vraiment une saison de plus. Eye Candy avait eu le bon goût de nous boucler son fil rouge – reprenant celui du roman dont la série s’inspirait – dans son épisode final, donc je me disais que j’allais survivre à l’annulation, même si j’étais bien dégoûté car la série m’avait accroché à fond. Pensez-vous ! Elle se termine sur un cliffhanger qui relance une toute nouvelle intrigue évoquée depuis le pilot en arrière-plan. Franchement, un épisode de plus permettrait de conclure cette intrigue et ce serait tant mieux !

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  1. Agent Carter

Bon, je ne dirais pas non à une saison supplémentaire, mais une fois n’est pas coutume, un épisode suffirait à conclure les intrigues ouvertes de la série, notamment ce meurtre en fin de saison 2. En tout cas, c’est la deuxième série de ce top avec Chad Michael Murray. Je retiens ma leçon et j’arrête de commencer les projets de cet acteur, voilà !

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  1. You, me and the apocalypse

Découverte vraiment plaisante de la rentrée 2015, cette série anglaise avait tout pour elle, du casting à l’ambiance musicale, en passant bien sûr sur l’intrigue apocalyptique sympathique. Contre toute attente, elle prenait même un virage la faisant baigner dans du fantastique lors de ce qui s’avérera être ses derniers épisodes. C’est bien dommage : il y avait ce qu’il faut pour beaucoup plus de temps, et donc oui, pour un épisode conclusif. Certes, l’apocalypse était là, mais il y avait surtout un très bon cliffhanger dont j’aimerais voir la résolution.

Voilà, ce détour par le cimetière de ces séries que j’aimais et qui n’ont pas de fin m’a rendu tout nostalgique. Je m’en vais faire un tour sur les autres blogs du TFSA si je suis le seul à espérer encore dans mon coin un épisode de plus à ces séries-là.

Bonne fin de semaine à tous !

Une saison 2 pour Salvation ?

Edit 19/10 : C’est officiel, CBS a bel et bien annoncé une saison 2 pour la série.

Critique des épisodes : Saison 1 | Saison 2

Salut les sériephiles !

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C’est une semaine chargée du côté des séries décidément : hier se terminait la première saison de Salvation. Cette série estivale racontait l’histoire de notre belle planète bleue menacée par l’arrivée d’un astéroïde. Soyons honnêtes, j’étais pressé de découvrir cette série qui n’était pas censée attendre l’été pour débarquer. L’histoire me motivait beaucoup, oui, oui, parce que cela faisait un moment que je cherchais une nouvelle histoire de science-fiction dans laquelle me plonger – surtout après la fin de saison 4 de The 100.

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Du côté des perspectives, il y avait de quoi faire : la série installe une ambiance apocalyptique qui n’hésite pas à faire tout un tas de clins d’œil à la géopolitique mondiale chaotique. Bref, le message est clair : Salvation veut ramener l’espoir en l’humanité et pourrait servir de catharsis à ceux qui la regardent. Les enjeux étaient clairs dès le départ.

Malheureusement, et malgré un casting plutôt bon de tronches vues et revues, la déception a été monumentale. La série est divertissante, je ne peux pas dire le contraire, mais l’intrigue ramait beaucoup trop à se vendre comme quelque chose de crédible alors qu’elle ne l’était pas. C’est sûrement ça le plus dommage : plus on avançait, moins ses twists paraissaient convaincants alors qu’elle ne partait pas trop mal pourtant.

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Encore que…

Du côté des audiences, cela se ressent également. C’est bien simple, le public ne s’est pas laissé berner et plus les semaines passaient, plus les audiences déjà moyennes au départ s’effondraient. Le 2 août, la série a quand même réussi l’exploit d’attirer… 0,4 millions de téléspectateurs sur la tranche 18-49 ans. Euh, aux États-Unis, autant vous dire que ce n’était pas bien brillant, même pour CBS. Et même, surtout pour CBS qui a l’habitude d’avoir des grosses séries. Renouvellement ou pas ? A priori, c’est plutôt non.

C’est dommage, parce que la série n’a pas de fin : la saison s’achève sur un cliffhanger que j’ai même trouvé raté. Bon, si je n’ai pas aimé, ce n’est pas forcément l’avis général non plus, mais ça ne surprendrait personne de voir Salvation disparaître dans l’entre-deux saisons.

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L’incertitude est totale.

Elle a peut-être une chance de s’en tirer toutefois, grâce à Amazon. Le géant de la vente en ligne a en effet acheté les droits de diffusion de la série (au moins outre-Atlantique en tout cas), ce qui laisse penser qu’elle a une chance d’attirer de nouveaux téléspectateurs et/ou un financement plus important ; exactement comme The Mist a connu une seconde jeunesse sur Netflix – sans pour autant être renouvelée non plus pour le moment*.

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Dur, dur d’attendre une annonce de saison 2 (ou pas) !

L’été a été compliqué en tout cas et je n’ai peut-être pas parié sur les bons chevaux, les annulations possibles de The Mist et Salvation ne m’inquiètent pas plus que ça et Will a déjà tiré sa révérence. C’est bien dommage, car il y avait une vraie proposition originale dans cette dernière, contrairement aux deux autres qui ont évolué dans des clichés vus et revus. J’espère que si saison 2 il y a pour ces deux-là, elles sauront s’éloigner un peu plus des sentiers battus… Quoiqu’il en soit, je ne vous conseille pas franchement la série.

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Critique des épisodes : Saison 1 | Saison 2

* EDIT 28/09 : La série The Mist a été annulée la nuit dernière et ne connaîtra donc pas de saison 2 malgré son absence de fin.