Wrecked (S02)

Synopsis : Après s’être écrasés sur une île déserte et avoir lutté pour survivre autant que pour conserver leur liberté face à un tyran en puissance (Steve), les rescapés du crash aérien ont pensé un temps qu’ils étaient sauvés quand ils ont vu débarquer des hommes en bateau. Pas de bol, il s’agissait en fait de chasseurs de prime uniquement intéressés par Danny. En parallèle, d’autres histoires sont restées sans fin, que ce soit les histoires de couple de Jess et Todd, Emma malade et perdue en mer ou Rosa totalement cinglée dans un coin de l’île. Autant dire que la survie ne fait que commencer !

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Ci-dessous, mon avis sur tous les épisodes de la saison, juste après leur visionnage.

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Pour commencer, je dois dire que je me souviens vaguement de la première saison de Wrecked, mais que celle-ci reste malgré un excellent souvenir. Cette parodie de LOST m’a marqué : j’étais sûr de rire devant, parce que c’était une parodie, mais je ne m’attendais pas à la voir développer ses propres histoires de manière aussi rapide et aussi réussie.

Tout en multipliant les clins d’œil à la série-phare (fut un temps) d’ABC, les scénaristes ont réussi à créer des situations inédites et des personnages uniques, sans jamais trop perdre de leur humour. Tous les épisodes ne sont pas aussi bons les uns que les autres, mais dans l’ensemble, c’était une excellente surprise, d’autant que l’écriture de la série était parfaitement maîtrisée, avec des éléments disséminés tout au long de la saison et permettant une excellente conclusion. Autrement dit, ce qui était une parodie débile (au sens premier du terme) et devenue une sitcom un brin méta mais très solide. Difficile d’en espérer mieux !

Autant dire que j’étais plus que motivé par l’arrivée de cette saison 2 et c’est avec plaisir que je fais play aujourd’hui pour découvrir la suite. En plus, ça commence par un double épisode et j’ai beaucoup d’espoir pour les points transports du Bingo.

Note moyenne de la saison : 18/20

01.pngÉpisode 1 – Ransom – 19/20
You also have to kill me first too… as well.

Ils ont eu l’excellente idée de commencer par un bon gros résumé de la saison 1 qui m’a tout de suite remis dedans. Le premier plan de la saison ? Largement inspiré par la saison 2 de LOST et l’épisode 48 days. Ils sont si géniaux ! Il s’agissait d’une fausse piste : nous sommes de retour sur la terre ferme et nous voyons le père de Danny (magiquement nommé Dick) mourir dans un stupide accident de golf. Heureusement, Danny a aussi une sœur qui prend la suite des recherches : Margo.

Sur l’île, les pirates qui s’attaquent au groupe ne font pas de quartier en théorie, mais quand tout le monde se dit prêt à se sacrifier pour Danny, les choses changent. L’humour est absolument parfait dans cet épisode, mais cette scène, avec Todd et Jess qui se disputent, est absolument parfaite.

Incapables de prendre une décision, les pirates appellent Barracuda (BARRACUDA !) leur chef resté sur le bateau… Celui-ci s’avère être une jeune femme beaucoup trop sexy et… beaucoup trop drôle dans sa manière d’arriver sur l’île. La longueur de la scène n’était pas sans me rappeler The Last Man on Earth côté humour, mais en mieux. Bref, vous aurez compris, à ma note et à ce début de critique, que je suis totalement convaincu par ce premier épisode qui remet toutes les choses en place avec énormément d’humour.

Il y a beaucoup d’excellentes choses dans cet épisode côté humour : je retiens notamment Karen qui fait la morte au fond du trou, l’histoire personnelle entre Danny et Margo ou l’excellent enterrement, une fois de plus parodie de LOST. Ce que j’adore le plus, c’est que même sans avoir vu LOST, ces scènes restent probablement très drôle. Steve est donc un meurtrier, mais comme sa victime est en fait un nazi, il arrête de culpabiliser. Les autres ne sont bien sûr pas tout à fait de cet avis, mais c’est vrai que ça dédramatise sa storyline de l’an dernier juste ce qu’il faut.

Les personnages sont tous géniaux, mais ma préférence continue d’aller à Jess et Florence. Bien qu’elles n’aient pas d’intrigue personnelle cette semaine, toutes les deux déchirent dans les répliques jetées à l’arrache et permettant un bon humour. En fait, je ris tellement devant Wrecked que j’ai parfois l’impression que les épisodes durent plus de vingt minutes.

Quant à l’intrigue, elle avance juste ce qu’il faut : Donna a tué son père pour sa fortune, elle refuse donc de payer la rançon pour Danny. Les rescapés doivent donc cohabiter avec les pirates, ce qui promet des intrigues intéressantes. Si en plus la série conserve son humour, ce sera du tout bon.

02.pngÉpisode 2 – Poison – 15/20
At least, it can’t get any worse.

La cohabitation avec les pirates force logiquement les survivants à déménager sur une plage pourrie à proximité. Cette fois, on semble s’éloigner définitivement de LOST, ce qui n’empêche pas la série de continuer à s’affirmer comme parodie. Plus classique, cet épisode propose une intrigue A et une intrigue B, et ça vaut ce que ça vaut. C’est moins bon, mais ça reste divertissant et drôle.

Côté intrigue B, parce que j’aime commencer par la fin, Danny déprime de la mort de son père et apprend de Steve que des survivants parlent dans son dos, lui reprochant leur situation actuelle. Cela n’arrange pas sa déprime, mais Steve continue malgré tout de le harceler pendant tout l’épisode, souhaitant devenir partenaire avec lui une fois qu’ils quitteront l’île. Mouais. Si certaines répliques sont drôles, je n’ai jamais trop accroché à ces deux-là alors forcément, ça m’a moins passionné.

En parallèle, l’installation sur la plage voisine se passe mal : elle est pleine de débris et d’animaux morts, mais en plus, les nouveaux voisins font la fête en permanence. Cela n’arrange pas les affaires de nos rescapés qui manquent alors de sommeil (Florence qui drague Owen de la pire manière m’a bien fait rire). L’idée est originale et permet de se concentrer sur la vie de Pack, une sorte d’agent tout risque dont les flashbacks paraissent être une bien mauvaise parodie de série pourrie type soap opéra. J’ai adoré les faux raccords volontaires, par exemple !

C’était un peu long, avec les échecs successifs d’Owen et Pack pour rétablir un semblant d’équilibre avec les pirates. Pourtant, Pack parvient finalement à négocier avec Barracuda et revient sur la plage avec des bières. Beaucoup de détours pour pas grand-chose, mais il était plaisant de voir la série se diriger vers une nouvelle direction. Il y a tellement de potentiel, que ce soit côté intrigue ou parodie, je suis curieux de voir ce qu’ils ont en réserve pour la suite de la saison (et j’ai encore espoir pour Emma, parce que j’adore Ginger Gonzaga, je veux qu’elle revienne).

L’épisode était un peu moins bon dans son intrigue, et en plus je cherche encore le rapport avec le titre. Cela collait mieux avec le premier épisode que le second. Étrange. Quoiqu’il en soit, je suis déjà très pressé d’être mercredi prochain, croyez-moi, car l’humour est toujours aussi excellent, ils n’ont rien perdu de la qualité de la série !

03Épisode 3 – Caiman – 19/20
You think that this is the killzone of a black gay man?

Aaaah ! Aaaaah ! Ils sont tellement géniaux ! Trois intrigues se déroulent en parallèle dans cet épisode et il n’y en a pas une qui m’a ennuyé. Commençons par la moins longue et la plus simple.

La cohabitation sur l’île continue, en toute logique. Steve est surpris en train de chanter sur la plage par le Barracuda qui se trouve être une fan de la chanson… car son ex lui chantait régulièrement avant qu’elle ne s’endorme. Ni une, ni deux, elle le convoque de force dans sa tente et couche avec. OK, ça c’est fait. Elle le menace de mort s’il révèle à qui que ce soit la vérité. Cela pourrait être du viol, mais ça a l’air de beaucoup trop lui plaire comme marché.

Du côté du reste des survivants, le problème de la semaine est le manque d’eau après une pollution de la rivière en amont. C’est excellent comme idée, car ça permet d’enfin se concentrer un peu sur la disparition d’Emma. Malheureusement, toujours pas de Ginger Gonzaga cette semaine, pourtant j’y ai cru. Florence culpabilise de la disparition de sa meilleure amie et cherche donc à se rendre utile pour prouver au reste du groupe qu’elle n’est pas inutile. Elle accompagne ainsi Karen à la source de la rivière (tiens, ce n’est pas sans m’évoquer quelques souvenirs cette histoire de source) où elles découvrent que caïman noir rôde dans la rivière.

Karen essaye donc de se servir de Florence comme appât, mais la blonde finit par s’en apercevoir (pas si stupide Florence) et se rebeller. Une scène où elle parle à un rocher lui permet de faire le deuil d’Emma, puis de trouver l’animal qu’elle cherche à tuer. Karen, qui passe par là pile au bon moment, s’attaque au caïman, mais c’est finalement avec l’aide de Florence qu’elle parvient à le tuer. Hop, les survivants se retrouvent donc avec de l’eau et Florence réaffirme sa position au sein du groupe. Simple et efficace, cette intrigue ne manquait pas d’humour avec une Florence bien souvent à côté de la plaque. Qu’est-ce que je l’adore !

Enfin, une dernière sous-intrigue voit les survivants de la plage profiter du passage des pirates pour demander des nouvelles du monde extérieur. Cela commence bien sûr par les infos sur la géopolitique, mais tout le monde s’en contrefiche, contrairement au résumé de la saison précédente de Game of Thrones. N’étant pas fan de la série, j’ai un peu levé les yeux au ciel, mais j’ai trouvé tout à fait excellent le débat pour savoir s’il fallait le spoiler ou non (plutôt non, perso) de même que les scènes mimées de la série, en parallèle du combat avec le caïman.

C’était hilarant comme montage musical et surtout parfaitement réussi. Les mimes sont géniaux et parfaitement explicite. La conclusion, un tacle à Suits que j’adore et qui est bientôt de retour, m’a même fait marrer malgré la critique.

Sans grande surprise, cet épisode confirme mes personnages préférés : Florence, donc, et Jess qui avoue à Todd qu’elle a continué de regarder GOT sans lui, pendant une saison et demi. Cela est traité comme s’il apprenait qu’il se faisait tromper et étant un grand cinglé des séries/spoilers, j’ai trouvé ça tout à fait pertinent et compréhensible comme réaction. J’ai peut-être un problème, allez savoir !

Toujours est-il que cet épisode était une fois de plus brillant et reprenait tout ce qui fonctionnait en saison 1. Je ne me suis pas ennuyé et j’ai bien ri. Cette saison est très solide pour le moment. J’attends encore le moment du fou rire le plus total ou du grand WTF qui me fera passer sur le 20, mais franchement, s’ils font ça toute la saison, je vais adorer !

04Épisode 4 – Tony Pepperoni – 16/20
Owen we’re going to have a baby. Can you even believe that?

Le résumé de cette semaine repart bien arrière et promet de bonnes choses dès le départ. Owen se fait kidnapper par Rosa qui lui affirme que… elle est enceinte ! La scène est super longue, mais est super drôle, puisqu’elle va jusqu’à lui annoncer qu’elle veut avorter, sur l’île. Ben oui, bien sûr. En plus, ça se conclut sur un zoom dramatique où Florence apprend qu’elle doit pratiquer l’avortement, une technique très LOST reprise à merveille et utiliser à très bon escient ici.

La série continue de beaucoup utiliser Florence, et c’est tant mieux car elle me fait mourir de rire dans chacune de ses scènes, que ce soit parce qu’elle est choquée d’être considérée comme idiote ou parce qu’elle tente de ne pas l’être sans y parvenir. La seule à la trouver intelligente est donc Rosa, ce qui en dit long.

Florence réussit à la faire décider de garder le bébé (sympa l’avortement), puis la fait accoucher. Magique. C’est excellent car Florence continue de rentrer dans les délires de Rosa, au point de la faire accoucher d’un petit garçon… puis de sa jumelle, une balle de golf qui m’a fait mourir de rire et qui est clairement la meilleure blague de la semaine.

J’ai aimé le rapprochement suggéré entre Owen et Florence pendant quelques secondes et ce retour de Rosa. L’intrigue est super bien menée, il est difficile de ne pas accrocher et de ne pas rire car c’est totalement l’humour de la série.

Pendant ce temps, Todd décide d’aller se battre avec Chet car il a couché avec Jess pendant la rupture du couple. L’intrigue commence franchement mal, mais reprend ensuite les codes de LOST, encore, toujours, forcément. Nous découvrons donc que Chet et Todd sont du même coin… au point que leurs chemins se sont déjà croisés. Et oui, Todd a couché avec la copine de Chet. C’est le genre de chose qui rappelle beaucoup trop les destins croisés de LOST, mais qui est utilisé avec beaucoup d’humour ici…

Et surtout avec beaucoup d’aplomb parce qu’il est finalement révélé que, non, ce n’était pas la même petite amie. Franchement, cette intrigue comble un peu l’épisode et n’est pas à la hauteur de l’autre intrigue de la semaine, mais j’aime beaucoup cet épisode, une fois de plus.

05.pngÉpisode 5 – No One Rides for Free – 15/20
Let’s go bang a pirate.

Après leurs mésaventures de la semaine dernière, Owen et Florence flirtent ensemble et tout le monde s’en rend bien compte. C’est plutôt marrant. Pendant ce temps, Barracuda et Steve couchent toujours ensemble. Bien sûr, Steve vient demander conseil à Florence, qui en profite pour faire passer un message à Owen, l’air de rien.

C’est un peu tordu, je n’aurais pas parié sur ce couple en saison 1, mais il fonctionne super bien, alors je suis un peu triste qu’hors écran, ils décident de ne rien faire : et oui, Florence pense que c’est une mauvaise idée car ils risqueraient de rompre et de ne pas supporter la cohabitation forcée par la suite.

Du côté de Steve et Barracuda, c’est sympathique et la romance s’améliore autour d’un pique-nique (aaah ils ont même une couverture), même s’ils sont constamment interrompus par un deal qu’est en train de conclure la pirate.

D’ailleurs, les pirates rendent leurs affaires aux rescapés et Jess ne le sent pas du tout. Pour elle, il n’y a qu’une explication possible : les pirates s’apprêtent à quitter l’île. Sachant bien que les pirates sont leurs seules chances de se barrer, elle propose donc de coucher avec l’un des pirates pour obtenir une place sur le bateau. Il n’y a que Wrecked et ses personnages pour proposer ce type d’idées/intrigues, mais ça m’a énormément fait rire.

Seulement le pirate choisi s’avère bisexuel et préfère plutôt un plan à trois avec Todd également. L’épisode tourne autour de cette intrigue et c’est franchement marrant, Todd et Jess étant toujours aussi hilarants dans leurs insécurités et délires. Ils finissent par accepter le plan à trois et c’est à mourir de rire, parce que la série ose y aller avec la nudité floutée, comme l’an dernier en fait, et les situations comiques au lit. Ce plan à trois permet à Todd et Jess de se reconnecter en tant que couple, mais surtout d’apprendre la terrible vérité sur les pirates : ils sont en train de vendre les organes de tous les survivants au marché noir. Oups.

Steve découvre exactement la même information de son côté avec le barracuda et les trois débarquent au campement pour informer le reste des survivants, préférant les avertir du danger que de sauver leur peau. Cela fait un bon cliffhanger et une jolie avancée dans l’intrigue de la série qui ne perd vraiment pas de temps.

J’aime toujours autant cette série et la structure de ces épisodes, même s’il y a des personnages un peu trop laissés de côté à force. Côté humour, j’ai moins ri cette semaine, même si certaines répliques ou scènes tombaient très justes (notamment le « that’s what she said » ou les rêves d’Owen, Todd et Jess). Ce n’était pas leur meilleur scénario, mais ça se regardait agréablement.

J’attends désormais que Florence et Owen soient un couple et qu’Emma débarque de nulle part au dernier moment pour les sauver tous des pirates de manière inattendue. Emma… ou plus vraisemblablement Rosa, qui erre toujours dans les bois avec ses nouveaux « jumeaux ».

06.pngÉpisode 6 – Sister Mercy – 20/20
We get it Bruce, you wanna kill people

Oula wow. Cet épisode a mis le niveau qualitatif de la série quelques crans au-dessus, tant dans l’intrigue que dans l’humour. C’était fou, tout simplement. Pourtant, rien ne le laissait présager à première vue, mais plus il avançait, plus il fonctionnait à merveille.

Déjà, son début dans un champ de maïs est un peu intrigant mais s’explique vite : Karen était dans une secte ! Et ben ça alors, c’était… pas si étonnant, en fait. L’intrigue principale de l’épisode se centre donc sur elle, en-dehors des flashbacks, lorsqu’il est question de s’échapper de la récolte de reins des pirates. C’était bien construit et monté à la manière d’un épisode de LOST : chaque flashback apportait une lueur différente au personnage et entretenait le suspense en ce qui concerne la situation sur l’île. On pouvait difficilement faire plus efficace côté rythme et nostalgie. J’ai aimé, vraiment, le loufoque de la secte et de ses noms : « sister mercy », « father daddy », ça fonctionne à merveille.

Dans le présent, Karen se sert donc de la trahison de son « father daddy » du passé pour mettre au point un plan qui fait échouer celui du Barracuda. Cela se déroule à merveille, avec un Steve qu’elle utilise pour mener à bien son arnaque, faisant même semblant de le tuer. Le barracuda n’est pas des plus malines : on voit bien que Steve est mauvais acteur lors de sa mort. Oui, mais en même temps, le doute subsistait. J’étais bien content de voir que c’était bien un plan tordu de Karen pour récupérer le bateau.

Et pendant que Karen et Steve s’occupent du barracuda, le reste des passagers de l’avion s’occupe du reste des pirates, ce qui ne se fait pas sans énormément d’humour. Déjà, il faut que je parle de Florence et affirme mon amour pour elle : à chaque réplique, elle me fait mourir de rire. Elle est tellement stupide qu’elle en est carrément attachante ; j’adore la manière dont l’actrice s’empare du cliché de la blonde écervelé pour l’amener quelque part de nouveau – grâce à l’aide des scénaristes, bien sûr.

Florence continue donc de draguer Owen tout en maîtrisant un pirate en cherchant son soutien-gorge. C’est parfait. Les deux finissent par s’embrasser en fin d’épisode, hop, un ship de moins, un couple de plus.

Ils faisaient avant cela équipe avec Danny, forcément. Lui se fait un peu reléguer au deuxième plan dans cette saison, même s’il a cette semaine un combat marrant avec un pirate sans langue, finissant dans le trou sur la plage. C’était bien trouvé et ça le transforme en héros comme si de rien n’était : bien joué.

Enfin, la dernière sous-intrigue voit Jess & Todd faire équipe avec Pack pour neutraliser un pirate… qui s’avère bien sûr être le pirate du plan à trois de la semaine dernière. Tout cela permet de continuer le comique de situation à merveille et ils parviennent bien sûr à le maîtriser, grâce à Jess qui réussit à l’assommer avec une pierre, là où Pack avait échoué misérablement, forcément.

Outre le baiser entre Florence & Owen, enfin (je sais, ça ne fait que deux semaines), Todd fait une demande en mariage improbable à Jessica et tout le monde s’apprête à quitter l’île, le barracuda étant enfin arrêtée grâce à un Steve repenti ainsi de ses nombreux péchés.

Et là… C’est une véritable fin de série qui se déroule sous nos yeux et je suis tout simplement bouche bée. Cet épisode est parti d’un flashback approfondissant le personnage de Karen pour mener tout naturellement à une scène qui aurait pu conclure la série. Très sincèrement, j’ai même cru que j’avais raté l’annonce d’une annulation et j’ai eu peur : je me suis précipité sur internet pour voir s’il y aurait bien une suite. Oui, oui, il y a un épisode la semaine prochaine, mais là, ça va être dur de faire mieux que ce qu’ils ont proposé cette semaine.

Si on résume, le personnage de Karen se voit offrir une vraie consistance sortie de nulle part qui explique bien des choses (la réaction de Florence est tellement la même que moi, fallait que je le signale) et tous les autres sont naturellement amenés à une conclusion de leur intrigue. À quatre épisodes de la fin de saison. Il n’y a qu’eux pour oser faire ça (bon, OK, Quantico l’a un peu fait avec son troisième reboot, mais par obligation plus que par choix) et je suis tellement curieux pour la suite maintenant !

07.pngÉpisode 7 – Cruise-ifornication – 19/20
I think dessert is canceled

Ah ces premières secondes sont tellement une parodie de LOST et c’est tout de suite complétement détruit par la révélation du flashback : bienvenue trois ans plus tôt, quand le barracuda a pris le bateau pour elle. Cela donne un peu le ton de l’épisode, passant du luxe au chaos, ce que s’apprêtent à vivre les naufragés. Il est excellent de voir cet épisode enchaîner les gags sans le moindre problème et il aurait mérité un 20 si le précédent n’avait pas mis la barre si haute.

Dans le présent, nos survivants découvrent que le bateau pirate était un bateau pour les fans des Red Hot Chili Peppers. Ils n’ont aucune idée de comment faire fonctionner le navire, c’est du coup la source d’un bon nombre de parodies et de phrases classes qui sont bien drôles. Après tout, être sur un bateau, ce n’est pas l’assurance de retourner à la maison. Pourtant, ils réussissent à mettre le bateau en route et la série prouve qu’elle a encore des choses à raconter.

Bon, je n’ai pas trop accroché à l’intrigue des « big three » (tiens, This is us a repris plus tôt que prévu ?), mais elle était sympathique à voir se dérouler. Danny, Bruce et Pack sont ceux qui redémarrent le bateau. Ces deux derniers deviennent subitement meilleurs amis car Bruce n’est finalement pas aussi raciste qu’il en a l’air (mais un peu quand même, dès qu’il est question de mexicains). C’était une jolie manière de jouer sur les clichés, mais j’ai trouvé la blague un peu trop longue. Venant de cette série, ça ne peut être étonnant toutefois.

En parallèle, Florence et Owen tombent sur le stock de fusils, ce qui risque d’avoir un impact pour la suite de la série. Ils sont toutefois interrompus quand le bateau repart et que Chet débarque… après avoir pris une douche. C’est parti pour une course à la douche qui est clairement l’une des scènes les plus drôles de la série, au son de Boys, boys, boys. Là encore, on sent la parodie des premières douches dans LOST, en mieux, très certainement. Finalement, le problème de l’épisode vient du fait que la moitié des survivants a pu se nettoyer seulement.

La division se créé instantanément entre les groupes et nous sépare Owen et Florence qui, quelques minutes avant, étaient pourtant sur le point de coucher ensemble. Il est drôle de voir Jess et Todd se débrouiller pour prendre la tête des « propres » et décider de clairement affirmer leurs privilèges. La résolution n’est pas si étonnante et voit les sales s’attaquer aux propres, mais pas avant que Florence n’affirme son amour pour Owen. Oh, c’est chou (à la crème et au chocolat, du coup).

Le gâchis de bouffe me paraît complètement stupide, mais en même temps nécessaire. Cela réconcilie tout le monde juste avant qu’ils ne puissent tous prendre une bonne douche… sous la pluie.

Bon, le bateau semble bien naviguer donc il reste à voir vers quoi se dirige la série. Ils peuvent tout aussi bien choisir de les faire s’échouer comme le Titanic ou de les faire arriver à la maison, en fonction de l’annulation ou du renouvellement de la série. Perso, je suis carrément pour une saison 3 (même avec renouvellement du casting s’il faut s’occuper uniquement du cas des pirates, il y a de quoi faire).

08.pngÉpisode 8 – Speed – 18/20
But if you’re lucky enough to find someone in this world who makes you happy then you should do whatever it takes to hold to them… at whatever speed.

Comme tous les mercredis, je me suis jeté sur cet épisode de Wrecked dès le réveil et sans aucun complexe. C’est tellement génial et je comptais dessus pour valider quelques points du Bingo (et je n’ai validé que le 10, car j’en ai déjà trop).

Deux intrigues divisent l’épisode qui voit se dérouler, à l’arrière-plan, le mariage de Jess et Todd, rien que ça. J’ai aimé la manière dont la série reléguait finalement ces deux-là à l’arrière-plan, tout en leur laissant juste assez de temps pour que leur humour habituel se ressente.

Lors de leur annonce de la fête, Cory a marqué son grand retour. Bien évidemment, je l’avais totalement oublié, mais il avait effectivement embrassé Florence en saison 1. Heureusement qu’il y a eu un résumé en début d’épisode. De mémoire, Cory était apparu dans l’épisode 8 aussi l’an dernier, et c’est un excellent running gag je trouve. Il y a après tout pas mal de figurants dont on ne sait pas grand-chose sur le bateau, même si je ne suis pas sûr que ça continue bien longtemps. S’ils suivent la mode de LOST, ce ne sera probablement pas le cas.

Cory permet de réintroduire de l’humour dans la série, surtout que les scénaristes ne manquent pas d’idée pour le renommer malgré lui (Cordy et Carl étant mes deux blagues préférées). Sans grande surprise, il permet aussi d’alimenter la dispute du jour entre Owen et Florence. En effet, à l’approche du mariage, Owen est pris de doute et ne sait pas s’il veut y aller avec Florence, puisqu’il ne sait pas s’ils sont vraiment un couple et s’ils resteront ensemble une fois rentrés chez eux. Ses doutes paraissent assez légitimes et s’appuient bien sûr sur un film, sinon ce ne serait pas Wrecked.

C’est le moment d’avouer que je n’ai jamais vu Speed (du moins, je crois). De toute manière, c’est assez expliqué pour que ce ne soit qu’anecdotique, même si c’est toujours dommage de rater une référence.

Danny profite de la crise du couple pour tenter de récupérer son meilleur ami, alors que Florence se contente de le rendre jaloux en allant au mariage avec Cory, bien sûr.

Avec ces deux-là, c’est rapidement l’escalade comique, jusqu’au point culminant de la soirée dansante du mariage où chacun danse pour rendre l’autre jaloux, Florence avec Cory, Owen avec… Karen. Celle-ci prend évidemment son rôle à cœur et embrasse Owen. Ce dernier finit par avouer ses sentiments à une Florence en larmes et tout aussi sentimentale. Le couple se réconcilie sur un baiser et j’aurais juste aimé une scène de plus avec Cory pour voir sa réaction, parce qu’il est sûr que Florence est à fond sur lui.

Tout ceci faisait déjà beaucoup d’humour pour un seul épisode, mais c’était sans compter sur Pack & Steve qui trouvent de l’argent, beaucoup d’argent, dans la loge du capitaine où ils venaient simplement chercher un costard (enfin, Pack en tout cas, parce que Steve avait des plans autrement plus étranges). Face à autant de billets, leurs réactions étaient marrantes, notamment leur calcul monétaire approximatif. Ils décident bien sûr de garder l’argent pour eux…

Mais c’est sans compter la tendance de Steve à ne pas savoir garder un secret. Mouais, il avait tenu plus longtemps que ça avec le Barracuda quand même. Les blagues sont marrantes et il finit par tout avouer à Chet qui veut bien sûr sa part du butin. Bon, on se retrouve dans une intrigue hyper classique, mais Wrecked parvient à merveille à tordre le cou aux clichés et en joue de manière superbe. J’ai adoré la scène de combat entre ces trois-là.

C’était d’autant plus kiffant qu’elle avait lieu sur « It’s getting hot in here » en parallèle de la battle de danse hilarante entre Florence et Owen. Que demande le peuple ? De l’argent, apparemment, mais Pack fait croire aux deux autres qu’il le jette par-dessus bord.

C’est sans surprise qu’il est révélé que l’argent est bien à l’abri, Pack ayant trouvé un beau moyen de s’enrichir.

Voilà, c’est déjà la fin de l’épisode qui voit une Jess et un Todd totalement bourrés être heureux de lancer la chenille. Oui, mais nous sommes dans Wrecked, il fallait donc un cliffhanger de malade : quelqu’un jette une grenade dans la salle des machines du bateau. Quelque chose me dit qu’ils ne sont pas encore arrivés chez eux… et que la semaine va être longue, je veux la suite !

09Épisode 9 – Setup – 17/20
Well, there’s one grenade missing.

Je me suis jeté sur cet épisode après le cliffhanger de la semaine dernière, tout en étant totalement déprimé de me dire que, ça y est, on approche déjà de cette fin de saison.

Peu importe, c’est parfait : ça reprend direct sur la battle de danse de la semaine dernière (toujours aussi hilarante) et sur Cory qui a le cœur brisé de voir Florence embrasser Owen. D’un coup, le cliffhanger s’éclaire : c’est un psychopathe et il récupère l’une des grenades de l’arsenal. L’avantage, c’est que le navire ne coule pas… tout de suite.

Cela laisse le temps à Danny de jouer les (cock) détective pour trouver le coupable, alors que tout le monde est crevé de la fête, à commencer par Jess, complétement bourrée (et à mourir de rire, du coup). C’est finalement Todd qui a la meilleure idée pour trouver le coupable : il propose de refaire la chenille.

Cela fonctionnerait bien si Jess n’avait pas bu autant, car elle se laisse convaincre que Cory était bien derrière elle. Partant de là toute l’enquête est faussée et accuse Owen, qui n’était pas avec les autres au moment de l’explosion, trop occupé qu’il était à… se faire dessus. Si au moins il précisait qu’il avait trop mangé pour le Bingo, je ne lui en voudrais pas, mais ce n’est bien sûr pas le cas, ce serait trop simple.

Cory est excellent dans la mise en place d’un piège qui accuse Owen, ce qui fait que ce dernier comprend ce qu’il se passe ; mais il est déjà trop tard : il a perdu la confiance de tout le groupe et se retrouve emprisonné. C’était marrant et toujours aussi rempli de blagues.

Pendant ce temps, Karen et Steve essayent de réparer la salle des machines qui a subi l’explosion de la grenade. Ce n’est pas si simple, mais ils ont la chance d’être innocenté de l’explosion par Florence, qui les a vus coucher ensemble. Steve s’en justifie en disant qu’il était bourré, mais enfin quand même, c’est traumatique. Cette partie de l’intrigue m’a un peu moins plu, même si j’ai aimé quelques blagues (« my gun killed someone ») et références (notamment la caméra qui recule à la LOST ou le côté film d’horreur).

Il faut surtout en retenir que Steve retrouve le capitaine et que tous les deux ont le même caractère de merde, persuadés qu’ils sont d’être cool. Le capitaine est enchaîné depuis tout ce temps dans la salle du moteur, ce qui n’est pas forcément des plus crédibles, mais allez, ça passe bien. Il y a quelques longueurs de ce côté, mais ils comprennent en premier que le bateau coule. Comme la porte possède un hublot et que l’eau remplit vite la pièce, je vois d’ici la scène qui risque d’être parodié la semaine prochaine… On verra bien !

Du côté de la prison, Danny et Cory sont en train d’enfermer Owen quand ils voient l’eau débarquer. Danny veut bien sûr libérer son meilleur ami, mais il se fait piéger par Cory qui l’enferme à son tour avant de révéler qu’il est amoureux de Florence. Le plus drôle dans cette scène, c’est bien sûr la réaction d’Owen qui est frustré d’avoir compris sans que personne ne l’écoute.

J’ai adoré les flashbacks permettant de développer la relation Florence/Cory, surtout le câlin avec Jess. C’était à mourir de rire. Bref, Cory abandonne Owen et Danny à leur triste sort, mais pas sans se blesser avant pour faire croire qu’ils ont fui.

Il annonce ensuite aux passagers que le navire coule, et c’est un cliffhanger parfait, qui n’est pas loin d’être celui de la semaine dernière finalement. Cela dit, il est à noter que Florence a lu le journal intime de Cory (qu’il fait passer pour celui d’Owen) et repéré l’emploi d’abréviations geeks. On sait au moins comment Cory risque d’être démasqué !

Je suis pressé de voir ce que le final réserve et j’espère vraiment une saison 3, car ils ne pourront jamais tout boucler en un épisode. La bonne nouvelle, c’est que le président de la chaîne la diffusant a dit être optimiste sur le renouvellement – mais la décision n’est pas prise pour autant.

Capture d'écran 2017-08-23 14.23.48.pngÉpisode 10 – Nerd Speak – 20/20
We’ve been through worse and we can get through this, we’re survivors, come on !

Nooon, c’est la fin de saison… et elle m’a fait mourir de rire dès le début, avec la panique sur le pont du bateau, Todd aidé par Jess et un pauvre figurant jeté par-dessus bord. Très honnêtement, elle a aussi ridiculisé tous les autres 20/20 que j’ai pu mettre ce mois-ci et les séries et films qu’elle parodiait. Je suis beaucoup trop fan et la fin m’a dévasté, donc ils ont intérêt à être renouvelés là… c’est encore pire que l’attente à la fin de saison 3 de The Last Man on Earth je trouve.

Par où commencer ? Par la panique, bien sûr, car oui, c’est la panique, surtout au niveau du dernier bateau de secours qui n’est pas sans me rappeler la fin de saison 4 de LOST et son hélicoptère. C’est assez clairement voulu, je pense. Pack récupère son argent et le fait passer pour de la bouffe auprès de Karen histoire d’avoir une place dedans. Todd ne veut pas monter en bateau avec l’équipe de bras cassés qui le compose, mais Jess finit par le convaincre.

Après de multiples faux départs, Karen finit par larguer le dernier bateau, mais sans Florence, qui a compris d’elle-même et comme prévu ce qu’il en était de Cory. Avant de partir, le bateau accueille tout de même Steve et le capitaine du navire, Steve ayant refusé d’abandonner son meilleur ami tout récemment trouvé. C’était comme toujours bien amené et bien gérer.

Une fois à l’eau Karen ordonne à Pack d’ouvrir le sac, et il retarde autant que possible l’ouverture. Todd finit par réussir à lui récupérer cependant et il est vu par Karen, Jess, Todd, Steve et Chet. Dès lors, tout le monde se fait plus d’un reproche et ça part dans tous les sens, comme il fallait. Finalement, tout le monde se calme quand le capitaine se réveille et est heureux d’être en vie. Mouais. J’étais mort de rire bien sûr, mais ça ne change rien à leur problème en vrai.

Ils finissent par atterrir sur une île, différente d’après Karen, car les arbres ne sont pas les mêmes. C’est le moment où Jess choisit de s’inquiéter pour Florence…

De son côté, Florence a rapidement retrouvé Owen et Danny qui après une crise de panique et une engueulade se sont réconciliés, sous son nez. Il est à noter aussi que Danny donne du sien pour tenter de se barrer du bateau, perdant une épaule au passage pour mieux souffrir en la récupérant. Bref, comme toujours, la série fait d’une situation dramatique un ressort comique fonctionnant merveilleusement bien.

Reste que Cory les déteste et veut les tuer, parce que quand même Florence l’a… friendzoné. Qu’est-ce que j’ai éclaté de rire en voyant les réactions du trio à ce mot. Bien évidemment, Cory s’est trouvé un fusil pour tenter de les tuer, mais le trio est plein de ressources et finit par s’en tirer dans la cafétéria du navire.

Là-bas, Danny élabore un plan hilarant pour se débarrasser de Cory : c’est hilarant parce que c’est digne d’un film, mais que ça fonctionne sacrément bien et qu’on le voit le concevoir comme s’il était en train de jouer à un jeu vidéo. C’était jamais qu’un éclat de rire supplémentaire dans cet épisode, franchement.

Finalement, c’est la technique du soutif perdu de Florence qui fonctionne sur Cory quand Danny fait semblant d’avoir perdu son pantalon. C’était un excellent ressort comique tiré d’un épisode précédent. Je ne sais pas où ils vont chercher tout ça, mais il était génial de voir Cory se faire défoncer la tronche par un piment géant grâce à une Florence ne manquant pas de répartie.

Reste que le bateau coule. Pas très grave : Florence a l’idée de se servir du jet-ski du barracuda, et je n’en attendais pas moins. Les voilà donc qui débarque sur la même île que notre groupe précédent. On se débarrasse quand même de beaucoup de figurants pour l’instant.

Sur l’île, les retrouvailles sont touchantes et sympathiques, mais j’ai tout de suite senti que c’était trop beau pour être vrai. De manière assez claire, l’insistance faite sur la survie du pilote m’a indiqué qu’il allait exploser, j’ai vu LOST, merci bien. Cela n’a pas manqué et m’a fait hurler de rire.

Cette histoire de champ de mines était super bien trouvé et faisait une bonne fin de saison. Cela m’embêtait déjà bien de me dire que ça risquait d’être la fin de la série, mais j’aurais pu vivre avec. Oui, mais non. Il a fallu que la dernière scène nous révèle que notre groupe de survivants était filmé dans sa panique par un psychopathe qui accroche des têtes humaines à son mur. Si nous ne voyons pas le psychopathe en question (après tout, ça pourrait tout à fait être Cory au point où on en est), cela me rappelle les moniteurs des Autres de LOST ou les révélations finales de mon film d’horreur préféré (eh spoiler, je ne vais pas donner le titre ici). Et puis surtout, la saison se termine sur la tête décapitée d’Emma.

Moi qui hurlait de rire dix secondes plus tôt, je vous assure que cette fin m’a fait hurler, tout court. Je suis dégoûté de découvrir qu’elle est morte, même si je n’espérais plus vraiment son retour. J’espère vraiment, vraiment, vraiment un renouvellement car l’intrigue de la saison 3 est toute trouvée et est absolument géniale avant même d’avoir commencé. Je veux la voir, j’ai toute confiance en leur capacité à proposer quelque chose d’exceptionnel après cet épisode… même s’ils m’ont pas fait ma parodie de Charlie.

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EN BREF – J’avais gardé un bon souvenir de la première saison, je garderai un excellent souvenir de la seconde. Loin d’être une simple parodie, Wrecked a développé son propre style et son intrigue parfaitement dingue, mais passionnante. Il n’y a pas un épisode de cette saison où j’ai attendu de rire, car je riais beaucoup trop vite à chaque fois. Cette fin de saison 2 laisse l’air de rien de nombreuses pistes ouvertes (les pirates, Rosa, les figurants du navire, l’île mystérieuse, la mort d’Emma…) mais en ayant pris soin de refermer chacun des mystères de la saison 1 (hormis Emma, donc, mais ils nous prouvent qu’ils n’oublient rien avec ce cliffhanger fnal).

Ce cliffhanger, c’est assez clairement le meilleur de la saison toutes saisons confondues, et pourtant j’en ai vu des cliffhangers de fou cette année. La série en est totalement redéfinie et on est au stade saison 3 de LOST pour moi (« We have to go baaaaack »). Si TBS ne renouvelle pas, ce sera vraiment un drame, car cette saison 2 était excellente à tout point de vue et je me suis attaché comme jamais à cette comédie. J’aimerais tellement avoir droit à plus que dix épisodes par an !

Quoiqu’il en soit, ce fut une excellente tranche de rire et un voyage sacrément bien ficelé et écrit !

Saison 1| Saison 2 | Saison 3

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Si vous me cherchez, je suis en train de pleurer dans un coin.

Lucifer (S01)

Synopsis : Lucifer s’ennuie en enfer et décide de venir s’installer à Los Angeles où, après quelques péripéties, il finit par devenir consultant pour la police afin de punir les criminels.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Pour commencer, je dois dire que cette série m’a longtemps fait hésiter lors de la saison 2015/2016. Je lui trouvais un potentiel certain : des acteurs que j’aime bien, un trailer efficace avec de belles images et une bonne ambiance. Oui, mais… C’était aussi et avant tout une série qui me criait qu’elle était un procedural et je suis un peu allergique à ce genre.

Alors que la série est renouvelée pour une saison 3, je me lance finalement dans l’aventure, armé de nombreuses réticences. J’adore le surnaturel, la pseudo-canicule du moment me donne envie de voir une série un peu « poisseuse » et c’est ce que j’ai de plus proche dans ma longue liste de choses à (tenter de) voir cet été. En plus, j’ai une amie qui m’a survendu la série, en plus de Ludo qui a dévoré les deux saisons en quelques jours et tout un tas de retours positifs sur Twitter.

Enfin, il faut bien dire que la perspective d’avancer enfin dans mon Challenge Séries m’aide à me jeter à l’eau, parce que nous arrivons à la moitié de l’année et je suis tellement en retard que je n’ose même plus regarder mon beau planning établi en janvier.

Je me lance donc avec l’objectif d’un épisode par jour et advienne que pourra !

Note moyenne de la saison : 15/20

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Capture d'écran 2017-05-28 20.13.30.pngÉpisode 1 – Pilot – 18/20
Oh it’s times like this I wish I was still in Hell.

Cela commence très bien pour la série qui débute sur les premières notes de « Ain’t No Rest for the Wicked » de Cage the Elephant. Avec un tel début, difficile de décevoir même si la « course poursuite » initiale est très convenue. Assez rapidement, le personnage de Lucifer et ses pouvoirs sont introduits, ce qui permet de passer à autre chose tout de suite.

Autre chose ? Un bar plein de débauches et de sexe, tenu par Lucifer lui-même, bien sûr, et une barmaid qui est elle aussi sortie tout droit des enfers. La série se met en place rapidement et présente assez clairement les choses avec l’arrivée d’Amenadiel, venu prévenir Lucifer que leur père n’est pas de bonne humeur.

Pas de temps à perdre, Lucifer Morningstar se retrouve aussitôt en compagnie de Delilah, une star (classique) de Los Angeles, au passé sulfureux, surtout depuis qu’elle connaît le diable dont elle est proche. Alors qu’il parvient à la réconforter sur ses derniers malheurs, Delilah se fait fusiller en pleine rue. Cela m’aurait surpris si toute la promo de la série ne s’était pas faite autour de cette scène. Bon, au moins, en dix minutes, les choses sont réglées : la mythologie de la série est posée et nous avons le fil rouge Delilah mis en place.

Dès lors, Chloe débarque : il s’agit d’une détective de la police, avec un passé un peu trouble (Palmetto Street) que l’on découvrira forcément plus tard dans la série. Comme elle interroge Lucifer, l’inévitable « will they/won’t they » se met en place entre eux, avec une drague lourde du diable. Difficile d’en attendre moins, difficile d’en attendre plus.

En fait, ce premier acte est bouclé sans trop de surprise. Le second débute sur le mariage de l’ex de Delilah que Lucifer se fait un plaisir de gâcher. Là aussi le trailer m’avait un peu gâché la scène, qui n’en reste pas moins marrante. Le rythme est excellent, j’espère que ça continuera comme ça dans la suite de série. Il interroge donc ensuite un rappeur, un ex de Delilah. C’est chez lui qu’il retrouve Chloe, apprend qu’il l’a vu nue dans un film et se débrouille pour faire équipe avec elle. L’alchimie entre eux est parfaite et Lucifer découvre que son « pouvoir » ne fonctionne pas sur elle. Hop, deuxième acte terminé : il était un peu plus court, mais il y avait moins de choses à développer sur celui-ci, c’était surtout une transition.

Arrêté par Chloe, qui accepte son aide, Lucifer se retrouve à sympathiser avec la détective. Forcément. De cette manière, il apprend qu’elle a une petite fille de sept ans (dans la même école que Mike Scofield a priori). Petit détour par l’école, donc, histoire de perdre un peu de vue le fil conducteur et de développer le personnage de Chloe, de son partenaire qui lui met des bâtons dans les roues parce qu’il est son ex, et de créer une relation particulière entre Lucifer et la fille de Chloe. Celle-ci se fera forcément enlever dans un épisode à venir, d’ailleurs (oui, je tente des paris comme ça, tant le tout est convenu).

L’enquête peut alors continuer avec Lucifer draguant la psy de Delilah et atterrissant au milieu d’un tournage (ah Los Angeles…) où il joue de nouveau de son pouvoir inefficace sur Chloe. Le mystère est entier sur la raison pour laquelle ça ne fonctionne pas : cela permet de créer une relation d’égalité entre les deux, histoire de bien lancer la romance entre eux.

Bon. Je ne suis pas déçu du tout par ce premier épisode qui est parfaitement ficelé : l’histoire est prenante, la mythologie aussi, le rythme au point, la bande-son réussie. C’en est presque même trop parfait pour être pleinement savoureux : les scènes s’enchaînent sans le moindre problème avec des personnages aux dynamiques très réussies.

Il y a tout ce qu’il faut où il faut, même le sursaut final lorsque Chloe se prend une balle qui bien sûr ne la blesse que partiellement, histoire que la série continue. Allez, il faut bien le dire, les acteurs sont excellents et c’est un vrai plaisir à suivre, même si c’est entièrement convenu et que je n’ai pas eu de vraie surprise devant l’épisode (à part cette balle, OK, mais elle n’aura pas beaucoup de conséquences je pense, c’était juste pour que Chloe croit à l’histoire de Lucifer).

Le cliffhanger sur la balance bien/mal et la guerre qui va tranquillement se préparer en fil rouge d’un épisode à l’autre (quand il ne sera pas juste question d’une enquête de la semaine) est intéressant. De plus, je n’ai aucun doute qu’avoir une saison de treize épisodes est probablement la promesse d’une série qui saura maintenir son rythme sans trop se perdre. Du moins je l’espère, car si les épisodes sont tous aussi bons que ce pilot, je comprends pourquoi on me la vend tant : je me répète, mais cette série a tout ce qu’il faut où il faut. Pas plus, pas moins.

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02.pngÉpisode 2 – Lucifer, Stay. Good Devil. – 17/20
Your time here on Earth is affecting you, brother.

Retour à Los Angeles pour ce second épisode qui commence avec un bon humour : Lucifer se balade et ridiculise un fou qui déclare que le Diable est parmi nous. Forcément. C’est un gag qui fonctionne bien pour débuter l’épisode.

Sa relation avec la psy continue et est ma foi une excellente chose, je m’amuse bien de leur dynamique d’échange thérapie/sexe. Cela va courir sur plusieurs épisodes, j’espère que ça ne me lassera pas à force.

Pendant ce temps, Chloe continue d’être beaucoup trop intriguée par Lucifer, au point de le stalker et de mener une enquête sur lui. Cela dit, ça le fait rire plus qu’autre chose. Forcément, c’est pendant leur petite conversation que Chloe reçoit l’appel qui lance l’enquête de la semaine : un enfant de star (ah LA !) est tué par un paparazzi qui fait partie du passé de la détective. Les dynamiques entre tous continuent d’être bonne et bien sûr Chloe se retrouve face à son ex, Dan. Elle doit surtout gérer Lucifer qui fait de la merde sur sa scène de crime, toujours avec un bon humour. C’est l’accent anglais qui doit aider, c’est franchement un casting parfait.

J’ai du mal à en dire autant de DB Woodside, pourtant je l’aime bien. Seulement en ange, il passe moyen avec son air grave et sa voix rauque. Cela permet de bien inverser les valeurs habituelles au moins. Et puis, il est dur de ne pas totalement adorer Lucifer, son air assuré et son humour à toute épreuve, jusque dans sa relation avec Trixie. Là-dessus, la série réussit donc plutôt bien à instaurer son univers et nous faire prendre parti pour le diable, qui semble bien loin d’être si cruel et horrible que ça.

L’enquête de la semaine est bien sûr totalement détachée de ce fil rouge principal, mais il permet de mieux connaître le passé de Chloe. En plus, les guest-stars sont géniaux : Rachael Harris (la psy, vue dans Suits), Jeremy Davies (LOST) et Greg Vaughan (Charmed !), que demander de plus ? Il faut bien dire que je ne suis pas emballé par le côté procedural, mais l’enquête fonctionne bien avec juste la bonne dose d’informations sur le passé de Chloe (fille de star harcelée par un paparazzi donc) et une crédibilité de l’histoire générale.

Celle qui tire bien son épingle du jeu par rapport au pilot est également Maze, la serveuse du bar de Lucifer, qui se permet quelques discours contre son boss qui se laisse beaucoup trop aller à son goût. C’est plutôt cool, car ça rajoute une trame de fond et c’est au fond ce qui m’intéresse le plus. Lucifer étant Lucifer, il cherche surtout à punir les coupables. Seulement, Chloe débarque à temps pour l’empêcher de faire de la merde, ce à quoi je m’attendais bien sûr. Lucifer comprend donc son point de vue et sauve la vie d’un coupable, sous les yeux d’une Maze incompréhensive et d’un ange inquiet de voir son frère devenir gentil. Comme en plus tout cela se déroule sous les yeux de Chloe, il est temps pour elle de comprendre qu’elle fait bien équipe avec le diable. Sur une saison de 22 épisodes, cela aurait trainé un peu plus, mais ici, le timing est bon.

Finalement, Lucifer paraît donc comme un personnage avec peu de valeurs morales, mais clairement pas comme un grand méchant. Histoire de nuancer tout ça, on découvre alors que Jimmy, le taré ayant tiré sur Chloe, est encore en vie. Il lui annonce qu’il est le diable dans une crise de folie qui en dit effectivement long sur les tortures proposées par le diable. C’est un cliffhanger juste assez bon pour donner envie de revenir la semaine suivante, mais j’ai la chance de ne pas avoir à attendre si longtemps. Le rythme du un épisode par jour me semble définitivement le meilleur pour garder la curiosité sans me lasser des enquêtes à répétition. C’est ce que je voulais faire avec Supernatural également, au début en tout cas, et puis je me suis laissé avoir par la flemme.

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Capture d'écran 2017-05-30 14.56.23.pngÉpisode 3 – The Would-Be Prince of Darkness – 15/20
Lucifer, this is all your fault, I wish I’d never met you

Après le début très décevant de Still Star-Crossed, j’étais content de pouvoir me réfugier dans ce troisième épisode d’une bonne série.

Cet épisode commence par un bon jeu sur les attentes avec Lucifer poussant une jeune demoiselle à sauter… dans une piscine, avant d’aller convaincre Ty, un athlète, à sauter… autre chose, si vous me passez l’expression. La scène est un peu longue en introduction, mais je ne doute pas vraiment de la série : il est obligatoire que cela soit simplement le moyen de lancer l’enquête de la semaine. Et ça ne manque pas.

La fête se conclue sur le meurtre de la femme qui draguait Ty, Ali, pendant que Lucifer prend du bon temps avec trois figurantes. L’enquête est alors lancée et Ty est rapidement arrêté pour le meurtre, puisqu’il est révélé qu’il a couché avec Ali. Bon, clairement, il n’est pas coupable, mais l’écriture de l’épisode est celle d’une enquête bien classique.

Une sous-intrigue voit alors Lucifer se faire voler son identité, histoire de justifier la présence de la psy au casting. Son interaction avec elle est toujours parfaite. Je ne peux plus trop en dire autant de celle qu’il a avec Chloe qui recommence une fois de plus à se méfier de lui. Bon, c’est sûrement une bonne attitude puisqu’il est le diable, mais c’est un peu relou car ça bloque la série.

Bien sûr, les scénaristes trouvent comme toujours un moyen pour faire travailler ensemble Chloe et Lucifer, malgré tout ce qu’elle fait pour le tenir à l’écart. Rien de fou, mais ils interrogent l’agent de Ty qui les mets sur la piste de Debra, l’ex de Ty, qui est aussi une fan cinglée. Il s’agit d’une fausse piste, mais qui m’aura fait sursauter lorsque sa voiture explose.

Pour ne pas trop changer les codes de la série qui n’enquête que sur des stars, Chloe et Dan se retrouvent à enquêter sur « Hollywood fixer », une agent chargée de résoudre tous les problèmes de stars, rarement de manière légale bien sûr. Chloe se sert de Lucifer pour l’appâter et celui-ci change le plan au dernier moment, pour régler son propre problème. Il n’y a pas à dire, l’écriture est très bonne, tout est parfaitement minuté et mène agréablement au coupable finalement peu surprenant : l’agent.

La bonne chose est qu’une fois de plus Lucifer se calme dans cet épisode, ne punissant plus à fond les coupables pour les laisser à Chloe. Dans le même genre, la psy lui affirme alors qu’il aime de plus en plus faire justice pour les gentils. Mouais, ça passe bien. Oh, et il faut noter que pour le côté vie perso de Chloe, il faut noter que Trixie est toujours là et fan de Lucifer. Les scénaristes la casent comme ils peuvent quoi.

C’était donc un petit épisode sympa avec un peu moins d’humour et rien pour faire avancer le fil rouge (pas d’ange et une Maze dans la répétition par rapport au second épisode). Agréable à voir, divertissant, mais parfaitement inutile pour le reste de la série, à moins que Ty ne ressurgisse dans un épisode futur. En effet, nous n’apprenons rien sur personne, à part peut-être rapidement sur Lucifer. Ah, les séries de type procedural… Cela me conforte dans l’idée que c’est une bonne chose de n’avoir que 13 épisodes. Pour l’instant, la série en est à ses débuts, ce n’est donc pas trop blasant ou répétitif, mais c’est tout à fait le genre d’épisode qui finit par m’énerver dans les séries qui ne proposent que de régler quelques meurtres avec enquêtes prévisibles et sans fil rouge.

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04.pngÉpisode 4 – Manly Whatnots – 15/20
Well since you shot Lucifer, it must mean you really like him.

Hop, l’épisode commence sur la douche bien clichée de l’héroïne encore traumatisée par les derniers événements. Cela permet surtout de faire un bon résumé de la série, commencée depuis un mois au moment de la diffusion de cet épisode. Sans grande surprise, Lucifer s’introduit chez elle pour lui faire le petit déjeuner et c’est bien drôle, avec son ex qui débarque en compagnie de Trixie pile à temps pour se faire la masse d’idées et jouer à l’ex déçu qui veut gérer sa vie. Passionnant. Il est encore amoureux d’elle, c’est mignon (non).

Le cas de la semaine n’est pas bien intéressant, avec Lucifer qui travaille sous couverture, mais je suis sûr d’avoir déjà vu l’actrice ailleurs (après quelques recherches : dans True Blood où je l’adorais). La couverture est surtout une bonne excuse pour ramener Lucifer une fois de plus dans la vie de Chloe qui lui jure qu’elle ne couchera jamais avec lui. Bien sûr, dans la vraie vie, cela voudrait dire jamais, mais dans une série, cela veut dire qu’elle en meure d’envie. Ah lala. Toujours pareil.

Bon, donc, l’enquête concerne la disparition d’une jeune fille de 22 ans dans un club hyper privé et machiste. Bien sûr, Lucifer ruine leur couverture par intérêt personnel : après une discussion avec sa psy, il est sûr de devoir coucher avec Chloe pour la démystifier. Cela y va un peu fort : après avoir vu Chloe nue en début d’épisode, c’est lui qui se déshabille devant elle pour rétablir la balance. Et la tension sexuelle est énorme… quand elle voit les cicatrices de ses ailes coupées.

En parallèle et puisque j’en suis à parler de tension sexuelle, Amenadiel débarque au Lux et se bat avec Maze, qui est donc un « petit démon » si on l’écoute. Bien, de leur combat, je retiens surtout que les scénaristes y vont fort dans la dimension sexuelle, histoire de rendre ces personnages un peu plus intéressants en créant un drôle de ship SM. Il faut bien dire qu’ils sont pour le moment trop laissés de côté pour être passionnants. L’ange lui demande de l’aide pour rendre Lucifer purement méchant à nouveau, mais ça ne fonctionne pas.

L’enquête était on ne peut plus prévisible, j’avais trouvé la coupable au bout de 22 minutes d’épisodes (sur 40) et sans même chercher, parce que chercher, c’est chiant. J’ai l’impression d’avoir tellement bouffé d’intrigues de ce type que je pourrais les résoudre les yeux fermés. Finalement, je devrais peut-être envisager une carrière dans la police, comme Lucifer, l’immortalité en moins. Je vous jure, je devrais compter le nombre de fois qu’il dit « immortal » par épisode, ou en faire un jeu d’alcool.

Bon alors j’avais la coupable, mais je n’ai pas vu le dernier acte arriver. Lindsay est donc une pauvre victime d’un mec macho totalement insupportable qui voulait sa revanche. Alors qu’il s’apprête à la punir, Lucifer se fait surprendre par Chloe, qui aperçoit son vrai visage. Je pensais que ça n’arriverait qu’en mi-saison, je suis donc plutôt content qu’on en soit déjà là.

Bien sûr, cela suppose aussi de développer un peu l’histoire. Lucifer réussit ensuite à la convaincre de lui tirer dessus. Et évidemment, il saigne et est réellement blessé par la balle. Maze veut alors se barrer au plus vite de la Terre, mais pas lui.

C’était un épisode intéressant du point de vue de la mythologie de la série et surtout de la relation Lucifer/Chloe. Une fois de plus, le twist final est assez prévisible : elle lui résiste et a maintenant la capacité de le blesser/tuer. Je suis pressé d’avancer un peu pour mieux comprendre comment et pourquoi elle est une élue de Dieu ou blablabla. Même si ce n’est pas exceptionnel comme intrigue et comme mythologie, il faut reconnaître que ça fonctionne bien.

En revanche, La bande-son de cet épisode est un peu plus décevante que d’habitude, tellement elle est populaire, mais ça m’aura bien fait rire. L’enquête était également particulièrement inintéressante, heureusement que ça se rattrape sur le dernier acte. Tant que ça continue d’être bien écrit, ce sera un plaisir de poursuivre mon visionnage.

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Capture d'écran 2017-06-01 16.39.38.pngÉpisode 5 – Sweet Kicks – 13/20
Ouh dangerous! Lucifer likes.

Une fois de plus, et encore et toujours, nous retrouvons Lucifer et Maze dans un milieu de stars, et plus concrètement celui de la mode. Lucifer, blessé par Chloe dans l’épisode précédent, cherche à s’amuser de sa mortalité et souhaite se confronter au danger. Bien sûr, le défilé auquel ils assistent lui offre l’opportunité parfaite pour ça : des coups de feu éclatent évidemment.

Sans grande surprise (ça devient récurrent), Lucifer vient voir la commissaire pour lui demander de bosser sur l’enquête. Avec un peu de charme (sur)naturel, il parvient à la convaincre et hop, il se retrouve à travailler avec Chloe qui affirmait pourtant qu’il était définitivement en-dehors de sa vie. Cela commençait à devenir redondant de toujours devoir trouver une manière de les réunir, mais après tout c’est un procedural. La fin de l’épisode les voit devenir officiellement partenaires puisque Lucifer est désormais consultant.

Pendant ce temps, Maze s’inquiète de plus en plus pour Lucifer qui risque trop son immortalité pour rien, selon elle. Lucifer la trouve jalouse, ce qui doit la conforter dans sa décision d’avoir contacté l’ange. Ce dernier obtient de sa part la connaissance de l’existence de Linda (la psy). C’est intéressant à suivre. Il se fait passer pour un confrère psy afin de la faire parler, ce qui est une idée pas stupide du tout, mais pas si angélique.

Je n’ai pas du tout accroché à cet épisode, et ça se voit dans la longueur de la critique, je crois. Forcément, comme je n’ai pas accroché, la partie résumé tombe un peu à l’eau pour ce cinquième volet.

Ce n’était pas franchement passionnant côté enquête, c’était assez répétitif (Lucifer avec sa tête de démon pour rendre fou les méchants) et, hormis Amenadiel/Linda, il ne se passe rien de fou dans cet épisode. J’ai même réussi à faire une pause d’une heure pour le repas en plein milieu, c’est dire. Et contrairement à Lucifer avec Chloe, contrairement à Maze avec Lucifer, moi je n’étais pas frustré de cette pause.

Ne me faites pas dire non plus ce que je n’ai pas dit : le cliffhanger  m’a beaucoup plu avec une chanson que j’adore et Maze qui se met à stalker Chloe. Cela donne une petite notion de danger appréciable pour la suite, c’est cool, sans pour autant donner envie d’enchaîner, or ce n’est pas mon but d’enchaîner. Parfait !

Autrement dit, la série est un bon petit divertissement, mais je ne suis pas accro. Je ne peux donc pas vraiment parler de coup de cœur au sens où j’ai plutôt l’habitude de bingewatcher alors que là j’apprécie le rythme un/jour.

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06.pngÉpisode 6 – Favorite Son – 15/20
Well I’m a walking paradox, what can I say?

Bam, suite à un vieux bug tout pourri hier, je n’ai pas vu mon épisode quotidien. Plus exactement, j’ai vu huit minutes de l’épisode hier et je reprends aujourd’hui. Je m’étais fait la réflexion au début que les résumés d’épisodes précédents étaient presque suffisants pour suivre la série, puisqu’ils sont assez longs et virent toutes les enquêtes assez inutiles qui plombent le rythme par moment. OK, ça se sent que je n’ai pas du tout accroché à celle de l’épisode 5 ?

Bon, cela dit, les résumés d’épisode risqueraient de me faire passer à côté des meilleures blagues de Lucifer et probablement également de ses capacités en chant. Y a-t-il quelque chose que cet acteur ne sait pas faire ? Sérieusement ?

L’influence de Lucifer commence à se faire sentir sur Chloe qui fait tout ce qui lui plaît. J’ai de plus en plus de mal avec l’ex de Chloe qui est juste insupportable à vouloir tout contrôler de sa vie. En revanche, c’était amusant de voir les deux parents interroger la gamine en reprenant le jeu du bad cop/good cop. Je commence à comprendre un peu mieux les critiques faites au personnage de Chloe avec les gens à qui j’en parle, car elle est effectivement assez chiante à avoir toujours la jolie voix de la morale. On se croirait presque dans Supergirl.

L’enquête de la semaine n’est toujours pas convaincante, avec un garde de sécurité tué. Ce n’est tellement pas convaincant que même Lucifer décide de quitter le cas, avant d’y être ramené par obligation quand il apprend qu’on a tué ce garde pour voler son container. Au moins, il y a une petite part de mystère comme ça, surtout que l’entrepôt gardait surtout des choses illégales. Pas un instant je n’ai imaginé quoique ce soit d’illégal pour autant.

Ce n’est pas le cas de Chloe qui refuse finalement son aide et envoie Dan enquêter sur Lucifer. Elle ne sait pas vers quoi elle l’envoie, car Maze n’apprécie pas du tout que l’on fourre son nez dans ses affaires. Dan se réveille ainsi nu chez Chloe, ce qui permet de bonnes scènes comiques qui rythment un peu l’épisode.

Ce n’est décidément pas l’épisode de Lucifer qui se prend aussi la tête avec Linda. Elle a pourtant raison, mais il n’a pas envie de le reconnaître. C’est bien dommage parce que pendant ce temps Amenadiel continue de charmer Linda pour avoir plus d’informations.

Bon l’enquête ne m’a pas franchement passionnée plus que ça, mais il était intriguant de voir Lucifer devenir de plus en plus humain. Ses séances avec Linda deviennent bien plus intéressantes quand elle le confronte enfin à son passé (tout en pensant continuer la métaphore) et aux références bibliques. Cette scène remonte carrément le niveau de l’épisode/la série en développant la relation Lucifer/Dieu.

Le cliffhanger nous apprend que les ailes de Lucifer étaient dans le container, c’est surprenant et, pour une fois, je suis content de pouvoir enchaîner sur l’épisode 7 tout en respectant mon un épisode par jour.

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07.pngÉpisode 7 – Wingman – 14/20
It’s really not a good day for your Luciferness.

Le fil rouge mythologique de la série s’éclaircit un peu avec le vol des ailes de Lucifer… et la cruauté de Maze et son boss aussi. Les deux cherchent à retrouver le contenu du container, évidemment.

Pendant ce temps, Chloe enquête sur un collègue possiblement corrompu, mais mort, et cela provoque bien sûr la masse de remous parmi ses collègues. Elle a 24h pour régler son affaire et pour une fois, elle aimerait bien l’avis de Lucifer… mais lui a d’autres choses en tête. Il en arrive même à demander de l’aide à Amenadiel pour retrouver ses ailes.

Celui-ci ne pouvant l’aider, il retourne auprès de Chloe qui a déjà contacté Dan pour obtenir un nouveau regard sur son enquête. Le trio se retrouve donc à travailler ensemble, ce qui est plutôt une bonne chose, car ça change un peu. Cela n’empêche pas que c’est parfaitement inintéressant comme enquête. Heureusement que ça alterne entre les deux intrigues, parce que sinon, ça aurait été beaucoup trop long comme épisode. En plus, Dan est tellement chiant à vouloir contrôler Chloe et avoir raison en permanence. Le personnage est parfaitement écrit, on va dire, parce que je le trouve relou dans chaque épisode et il est là pour ça.

Les ailes se retrouvent donc dans une vente aux enchères où Lucifer et Amenadiel se rendent. Ils se retrouvent dans une course contre la montre avec le FBI qui risquent de récupérer les ailes avant eux. Oh Amenadiel serait d’avis de taper un scandale, mais Lucifer a toujours un peu peur de se faire tirer dessus finalement. C’est complétement con, mais il faut bien avouer que les scénaristes ont géré de ne pas le reblesser depuis que Chloe lui a tiré dessus. Je suis convaincu qu’il n’y a qu’elle qui peut le blesser et que sa faiblesse vient de là. Peut-être que je me trompe, mais on devrait vite le savoir maintenant qu’Amenadiel a appris que son frère pouvait se faire tirer dessus.

Bon, Lucifer et Amenadiel se retrouvent dans une impasse avec la vente aux enchères puisque les ailes qui y sont vendues sont fausses, mais cela permet à Chloe d’avancer un peu dans son enquête avec la découverte d’une troisième porte secrète dans l’entrepôt. Elle est bien sûr en compagnie de Dan pour cela et, forcément, il me paraît aussitôt cacher quelque chose et être le coupable idéal.

Les ailes, Lucifer les retrouve chez le propriétaire de la salle de ventes aux enchères et comprend qu’Amenadiel a fait ce qu’il fallait pour le pousser à vouloir retrouver ses ailes. Le plan était parfait, mais Lucifer s’en rend compte juste à temps et… brûle ses ailes. Tout ça pour ça ! Je dois reconnaître que je ne m’y attendais pas, pourtant c’est assez logique, donc ils ont réussi leur coup.

C’était divertissant, mais pas exceptionnel non plus et j’ai l’impression d’être passé à côté de quelque chose.

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08.pngÉpisode 8 – Et tu, Doctor ? – 14/20
Hey Detective! You need your roots done.

Lucifer fête son anniversaire au Lux et il est dégoûté de voir que Chloe se ramène avec son ex. Elle ne reste de toute façon pas, préférant se rendre à la soirée de Malcom. Le pire, c’est qu’il lui faut Linda pour comprendre qu’il est jaloux. Comme par hasard, le cas de la semaine permet à Lucifer de ramener Linda sur l’enquête, contre l’avis de Chloe mais grâce à un peu de charme sur une juge. C’est juste assez marrant pour que l’énormité de la chose me passe au-dessus.

En fait, le but suprême de Lucifer est de faire soigner Chloe de son addiction des mecs stupides. Comme l’enquête les pousse à parler de tromperie, Lucifer tente également d’en connaître plus sur le passé de sa partenaire.

L’enquête n’avait rien de passionnant, mais une fois de plus, cela permet de ramener un acteur que j’adore dans la série : Jim Rash. Il fait un bon second rôle, c’est marrant.

L’épisode m’a bien plu parce qu’il mettait Linda en avant. Elle est beaucoup trop drôle comme personnage, donc ça fonctionne bien. Bien sûr, dans cet épisode, elle comprend que sa relation avec Lucifer est trop malsaine pour continuer. Il serait temps. Lucifer comprend également qu’Amenadiel s’est approché d’elle, ce qui ne lui plaît pas.

 En plus, la jalousie de Lucifer envers Dan permet de bons gags cette fois, même s’il est un peu épuisant à force le Lucifer, à être au-dessus de tout le monde sauf quand il s’agit d’émotions. Bon, c’est donc lui qui résout l’enquête sans grande difficulté (mais faut dire, dès la première scène avec le coupable, c’était obligé que ce soit lui, quoi).

Je n’accroche pas du tout au fil rouge avec Malcolm, ce n’est toujours pas intéressant pour le moment et j’ai trop l’impression que c’est sorti de nulle part il y a quelques épisodes. Enfin bon, j’imagine qu’ils finiront par relier ça à l’intrigue mythologique de la série. Pour l’instant, je ne vois pas bien l’intérêt de cette intrigue, à part si c’est pour accuser Dan à la fin. Ouais, je sais, je me plains que c’est trop prévisible, puis que c’est imprévisible. Je suis chiant, faites avec ! Et oui, j’ai vraiment envie que Dan dégage de la série, je suis totalement trop dans l’affect qu’ils veulent. Franchement, toute la réalisation le désigne comme coupable d’un truc… c’est donc sans surprise que la fin d’épisode révèle Malcolm l’accuser de lui avoir tiré dessus.

Finalement, toujours pas assez de surprises devant ces épisodes, même si j’aime l’humour du personnage et que je commence à m’attacher aussi aux personnages secondaires. Par exemple, l’énervement de Lucifer envers Maze quand il comprend qu’elle la trahit en parlant de Linda à Amenadiel m’a un peu fait chier. Je me dis que c’est plutôt bon signe.

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09.pngÉpisode 9 – A Priest Walks into a Bar – 14/20
Being alone and being lonely are two totally different things.

Un épisode par jour qu’il disait… et me voilà dix jours plus tard, à ne pas avoir vu un seul épisode. Oups. Qu’à cela ne tienne, c’est reparti pour une fête de Lucifer qui force (aha choix de mots mensonger) son livreur de pizza à coucher avec trois filles. Forcément. Cet épisode s’intéresse surtout à la solitude de Lucifer, ce qui est une bonne chose, je trouve.

Comme le titre l’indique, c’est un prête qui demande l’aide de Lucifer… un prêtre qui n’est autre que Victor Strand de Fear the Walking Dead, ça m’a bien fait rire comme changement de rôle. Lucifer refuse de l’aider, mais veut l’emmerder quand même, donc il emmène Chloe enquêter sur lui. Ils tombent sur un cadavre et hop, comme d’habitude nous avons une enquête de la semaine.

Le fil rouge autour de Dan continue cette semaine avec Malcolm, mais ça me blase toujours autant, ce n’est vraiment pas le type d’intrigue que j’aime et que j’attends de cette série. Je préfère largement tout ce qui touche à l’urban fantasy et qui est bien mieux écrit en plus (sans compter son originalité plus grande). Malcolm ayant été ramené en vie par Amenadiel, il y en a un peu : il bosse désormais pour l’ange par peur de retourner en Enfer. Bon, pourquoi pas. Le cliffhanger voit en toute logique Amenadiel demander à Malcolm de tuer Lucifer. C’était prévisible, mais bien amené.

Le rythme est bien rôdé, l’humour de Lucifer continue de sauver la série d’un fort ennui qui caractérise toujours mon visionnage des séries procédurales et la relation avec le prêtre permettait des interactions intéressantes. En effet, une relation amicale se développe entre eux et ça tombe bien, c’est précisément ce dont Lucifer avait besoin. Il est cool de les voir aller dans cette direction.

Cependant, ce n’est pas spécialement dingue lorsque je prends du recul, les choses n’avancent pas bien vite, alors que l’on n’a pourtant que treize épisodes. En plus, l’enquête reste beaucoup trop prévisible, de même que le développement des sentiments de Lucifer vis-à-vis (de la mort) du prêtre, attendue dès le moment où ils sont devenus amis.

L’avantage de tout ça, c’est que ça me permet de travailler en même temps et de ne relever la tête qu’aux scènes où Lucifer craque et s’adresse à son père. Le divertissement est bon, l’écriture réussie, mais comme ça n’est pas mon type de série préférée et que les dynamiques entre personnages n’évoluent pas beaucoup d’un épisode à l’autre, ce ne peut pas rester le coup de cœur que j’aurais envie qu’elle soit. C’est juste cool en période de pause.

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10Épisode 10 – Pops – 14/20
He was like a father to me.

Un chef cuisinier se fait assassiner et cela énerve Lucifer autant que ça lui plaît : il ne pourra plus jamais manger sa cuisine, mais il peut enquêter sur ses « enfants »… c’est-à-dire l’ensemble des employés le considérant comme son père. Cela réveille les Daddy issues de Lucifer, alors qu’en parallèle, Chloe doit s’habituer à la présence de sa mère qui débarque dans sa vie. Cette apparition de la mère sur la scène du crime était complétement téléphonée, mais au-delà de ça, ça permet des interactions intéressantes. En plus, les dynamiques entre Chloe, Lucifer et leurs parents sont bien plus cools à suivre que les enquêtes de la semaine de chaque épisode.

Ouais, bon, après dix épisodes, vous savez pourquoi je suis là de toute manière, et j’attends simplement d’en arriver à la fin de saison. La saison 2 risque d’être longue à suivre, d’ailleurs.

Quant à Pops, le chef, il a un fils qui n’est autre que Manny Montana, que je suis content de retrouver, même pour un épisode, car il jouait mon personnage préféré dans Conviction (c’était pourtant le seul acteur que je ne connaissais pas avant, comme quoi). L’enquête était plutôt sympathique, avec des empoisonnements à répétition et Lucifer qui devient pote avec Junior.

En parallèle, Maze demande de l’aide à Linda, dans le but de devenir plus humaine. C’est une intrigue que j’aimerai voir développée sur du plus long terme et autrement que par Maze devenant amie avec Trixie. De toute évidence, c’est quelque chose que les scénaristes développeront forcément.

L’enquête de la semaine est rapidement résolue, le vrai point d’intérêt de l’épisode étant les affaires de famille de Chloe. C’était plutôt cool, surtout que ça mène à la mort de Dan, prévue depuis bien trop longtemps, et à Chloe qui veut coucher avec Lucifer. Bien sûr, le diable refuse, ce qu’il ne comprend pas. La relation entre eux est de plus en plus cool. Je pense que je vais vite manger la fin de saison, histoire d’avancer un peu dans le Challenge Séries !

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11Épisode 11 – St Lucifer – 13/20
The devil usually has an impeccable gaydar.

Après sa gueule de bois de la veille, Chloe se réveille nue chez Lucifer, ce qui apporte juste tout l’humour nécessaire. Quant à moi, j’en suis à mon troisième épisode de la journée et je crois bien que je vais finir la saison au point où j’en suis. Déjà, pour rattraper mon retard dans le un par jour et ensuite parce que j’ai surtout envie de savoir où va la trame générale. Les enquêtes, j’ai trop souvent envie de passer la scène, mais ça me faisait pareil avec NCIS ou Bones, et c’est très exactement pour ça que je bossais devant. (Bon, j’ai eu un grand débat avec Ludo à ce propos, et je reconnais bien sûr que Lucifer est quand même mieux que ces deux séries-là, parce que sa mythologie est plus intéressante et que la dynamique des héros avancent – lentement, certes, mais elle avancent).

Vous comprendrez donc que l’enquête de la semaine, un meurtre comme un autre qui pousse Lucifer à organiser un gala de charité, ne m’a pas transcendé. Ce n’était pas mauvais, comme toujours, mais ce n’était pas non plus exceptionnel, ce que je dis à chaque épisode, donc vous avez l’habitude. Il était marrant de voir Lucifer se mettre en quatre pour faire de bonnes actions, cela dit. Cela dit, avoir Chloe qui pique sa crise parce que BOUHOU Lucifer n’est pas aussi chiant qu’avant, c’était un peu relou et dommage.

Dan n’est pas mort. C’était trop beau, j’aurais dû m’y attendre. J’avais trop d’espoir dans cette série, même s’il est intéressant de suivre Malcolm dans ses gros délires sur l’Enfer. Pendant ce temps, Maze sympathise avec l’ange qui n’est définitivement plus si gentil que ça depuis qu’il cherche à tuer Lucifer. Ils finissent même par coucher ensemble, histoire de.

Malcolm débarque chez Lucifer. La scène est un peu longue, mais Lucifer parvient à s’en tirer sans une égratignure avec de belles paroles. Pas de bol pour lui, quelqu’un d’autre finit par lui tirer dessus, ce qui lui permet de découvrir que non, il n’est pas mortel. Je l’avais dit il y a quelques épisodes déjà, c’est Chloé qui l’affaiblit, évidemment. Bon, tant d’épisodes pour en arriver à la conclusion logique, je suis content de voir ces épisodes assez rapidement et de ne pas avoir à attendre chaque semaine pour en arriver là.

Quant à Dan, il parvient à échapper à Malcolm, mais quelque chose me dit qu’on n’a pas fini d’entendre parler de ce dernier.

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12.pngÉpisode 12 – #TeamLucifer – 15/20
It’s my get out of hell free card

Finalement, j’ai préféré lire plutôt que d’enchaîner les épisodes jusqu’à pas d’heure, je regarde donc ces deux derniers épisodes au soleil, c’est beaucoup mieux. J’ai bien fait de m’arrêter, de toute manière, puisque l’épisode reprend trois semaines plus tard. Lucifer évite soigneusement Chloe depuis tout ce temps, puisqu’il a peur de se blesser. C’est mignon. Quant à elle, elle est vexée de l’attitude de Lucifer envers elle, ce qui est compréhensible vu qu’il vient de passer onze épisodes à la harceler.

L’enquête de la semaine est un peu plus intéressante que d’habitude puisqu’il s’agissait d’une enquête portant sur l’occulte et le culte de Lucifer, justement. Du coup, ça parle latin et je me dis que j’aurais pu voir cette saison plus rapidement pour valider plus facilement mon second bingo, mais bon.

L’épisode est plutôt meilleur que d’habitude, on sent qu’on approche de la fin de saison, avec Maze/Amenadiel qui sont désormais un couple de manipulateurs. Elle se fait surprendre en train d’essayer de le tuer, c’est bête. Fin de saison aussi, parce que Lucifer se fait harceler par le révérend qu’il avait fait flipper dans la rue en début de saison. Fin de saison toujours, dans la relation Dan/Chloe, avec Dan qui tente de se racheter après le SMS envoyé par Malcom. Fin de saison également, avec Malcolm qui s’avère être l’assassin recherché aujourd’hui.

Tout ceci nous mène à Amenadiel qui confronte Lucifer, enfin. Les deux frères en arrivent aux poings et il était temps qu’ils s’affrontent. Bien sûr, Maze les arrête, ce qui n’a rien d’étonnant. Les deux frères se sentent bien bêtes quand elle leur laisse les couteaux qui peuvent leur permettre de s’entre-tuer. Pour ne rien arranger, Malcolm s’est enfuit et le révérend est retrouvé mort derrière le bar du Lux. Ben tiens ! L’arrestation de Lucifer fonctionne plutôt bien comme cliffhanger pour la fin de saison, ça donne envie d’enchaîner, et je ne vais pas m’en priver.

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13Épisode 13 – Take Me Back To Hell – 16/20
So you think it’s my fault the party is over.

L’épisode reprend exactement où le précédent s’arrêtait. Lucifer est déçu de voir que Chloe le croit coupable, comme tous les autres et décide donc de pousser les flics à le tuer. Amenadiel le sauve de justesse et le ramène sous la pluie, décidemment, cette fin de saison, c’était pour le Bingo du mois dernier.

Lucifer demande à Amenadiel de retourner en Enfer, mais l’ange refuse. Il préfère envoyer Malcom en Enfer pour réparer ses erreurs. OK, ça me va comme plan pour une fin de saison, surtout que Malcolm récupère les couteaux de Maze.

Pendant ce temps, Dan avoue enfin à Chloe toute l’affaire Malcolm. Elle ne comprend pas encore qu’elle tient là une piste, mais Maze l’aide dans sa recherche. J’ai adoré voir ce duo enfin réuni, de même que cela fonctionne très bien de voir Lucifer & Amenadiel bosser ensemble. Tout le monde rencontre l’ange dans cet épisode et découvre qu’il est le frère de l’ange déchu, ce qui est génial, surtout lorsqu’il s’agit de Linda. La scène avec elle était une fois de plus parfaite, c’est définitivement une des meilleures trouvailles de la série (et celle qui est le moins lié à un procédural). Ce qui fonctionne le mieux entre les deux frères, ça reste les scènes de baston en tout cas, ça me rappelle de bien bons souvenirs de Buffy.

L’épisode possède de plus un excellent rythme, avec Amenadiel qui se fait poignarder par un Malcolm qui réussit à s’enfuir et… kidnapper Trixie. Évidemment. Je m’étais déjà préparé à écrire mes excuses à la série parce qu’ils n’avaient pas utilisé cette carte que j’attendais depuis le premier épisode. Quand je vous dis que c’est trop prévisible même si parfaitement écrit. En plus, tout ça se fait encore et toujours dans le même aéroport, sans même monter dans un avion, c’est bien la peine !

Dan se sacrifie pour que Lucifer reste libre, avouant enfin ses crimes au commissariat. Je n’aime toujours pas le personnage, mais on sent que les scénaristes veulent lui offrir une consistance plus sympathique malgré tout.

À l’aéroport, Trixie est rapidement libérée. Malgré tout, Malcolm réussit à tirer sur Lucifer, qui meurt donc car Chloe est à proximité. Comme c’est bien joué. Il fait un petit détour dans l’au-delà et revient d’entre les morts pour bloquer Malcolm, grâce à l’aide de… son père. C’est finalement Chloé qui tue Malcolm avec quatre balles qui lui laissent malgré tout le temps d’agoniser. Quant à la pièce qui lui permettait de ne pas aller en Enfer, Lucifer l’a récupérée et détruite sous ses yeux. Hop, hop, Malcolm peut donc mourir et aller rôtir un bon coup. Je n’ai pas accroché du tout à l’intrigue qui l’a introduit dans la série, mais je dois dire que c’est cool de le voir finir comme ça, je n’en attendais pas moins de la série.

J’ai adoré aussi voir Maze s’occuper d’Amenadiel et le soigner en utilisant une aile de Lucifer. Bref, les deux frères ont bien de la chance dans cet épisode, frôlant la mort l’un et l’autre et étant sauvé par la personne de laquelle ils attendaient le moins. C’était bien écrit, comme tout le reste de la saison et ça finit sur un cliffhanger très plaisant : leur mère s’est échappée de l’Enfer et leur père veut que les deux frères la retrouvent.

OK, il est donc sûr que je me lancerai dans la saison 2 car c’est un cliffhanger que je n’avais pas vu venir et qui, j’espère, prendra de plus en plus de place. La mythologie derrière la série est bien plus intéressante que le procedural, qui en occupe beaucoup trop de place pour moi. Ce dernier épisode était bien mieux, précisément parce qu’il échappe à la formule de l’enquête de la semaine. En plus, je suis aussi intrigué par une réplique de Maze qui sous-entend qu’elle a déjà vu des gens revenir de l’Enfer. J’aimerais en savoir plus, mais je ne sais pas si la série prendra cette direction un jour.

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EN BREF – Lucifer est très probablement ce que l’on fait de mieux dans le genre procedural, avec des enquêtes bien menées et des personnages aux dynamiques rôdées. Le truc, c’est que ce n’est pas mon genre et que je me passerais bien des enquêtes qui occupent 60 à 80% de l’ADN de chaque épisode, surtout qu’aucune ne m’a véritablement surprise tant elles sont convenues. Le couple se trouve facilement si on reste attentif à l’épisode, et parfois même quand on ne l’est pas. Si je reste, c’est pour le pourcentage restant dédié à l’urban fantasy, un genre que j’ai toujours adoré et qui est parfaitement maîtrisé par les scénaristes, malgré un goût de trop peu, forcément. On sent que la mythologie est parfaitement maîtrisée par les scénaristes qui n’hésitent pas à jouer de clins d’œil et d’indices pour faire avancer les choses.

Je n’ai pas pu piffrer le personnage de Dan de toute la saison, Chloe a eu tendance à me gonfler un épisode sur deux, mais en revanche, les personnages de Lucifer, Maze et Linda sont vraiment réussis et passionnants. C’est aussi pour eux que je reste. Amenadiel et Trixie sont trop souvent sous-exploités dans ce qu’ils pourraient apporter, du coup, j’ai du mal à vraiment les aimer. En plus, l’intrigue de l’enlèvement de Trixie, c’était tellement prévisible que j’ai passé ma saison à l’entendre pour être déçu de voir que c’était bâclé en dix minutes. Quitte à le faire, il aurait fallu bien le faire. Quoiqu’il en soit, le casting est excellent, jusque dans les guest-stars avec que des acteurs que je prenais plaisir à retrouver le temps d’un épisode.

Dans l’ensemble, cela reste donc une série qui fait bien son travail de divertissement, mais jamais beaucoup plus pour moi. Le prétexte des enquêtes m’a plu quelques épisodes, mais plus on avançait, moins ça me passionnait. J’espère que la saison 2 évoluera vers plus de fantasy, ce que le cliffhanger peut largement permettre. Cela s’est vu dans d’autres séries, j’ai le droit d’espérer ! Il est en tout cas sûr que la série prendra une direction nouvelle maintenant que les deux frères ont un but à accomplir. Cela ne surprendra personne à ce stade de l’article, mais oui, je vais enchaîner assez rapidement sur la saison 2.

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Missions (S01)

Synopsis : Alors qu’ils sont sur le point d’arriver sur Mars, une équipe spatiale européenne se fait doubler par ces relous d’américains. Pas de bol, ces derniers disparaissent mystérieusement et la mission européenne se transforme en mission de sauvetage.

Saison 1 | Saison 2

Capture d'écran 2017-06-11 17.42.58.png

Pour commencer, le synopsis de cette série ne m’aurait pas forcément interpellé s’il n’avait pas été celui d’une série française. Les américains nous ont déjà pondu la masse d’histoire dans l’espace, un thème qui sera en plus assez à la mode l’an prochain dans les séries que je compte regarder, alors j’aurais probablement passé mon chemin. Oui, mais une coproduction française qui nous sort de la science-fiction, et en plus en format 20 minutes, sur OCS ?

Cela sentait quand même très, très bon et ça aurait été de la mauvaise foi que de ne pas regarder en affirmant que ce serait forcément mauvais car français. C’est vrai que je rejoins la fête avec un peu de retard, faute de temps dans mon planning (et j’avoue, par flemme un peu inexplicable aussi).

Du coup, c’est avec beaucoup de curiosité que j’ai pris le temps de regarder les premiers épisodes diffusés ces deux derniers jeudis sur OCS. Et bien m’en a pris. Hop, sans plus tarder, voici mon avis sur chaque épisode déjà diffusé. Je vous donne rendez-vous chaque semaine pour la suite, parce que clairement, je vais regarder toute la saison 😉

Note moyenne de la saison : 16/20

Capture d'écran 2017-06-11 17.16.08.pngÉpisode 1 – Odysseus – 16/20
Mais je préfère la franchise et, franchement, on s’est fait baiser.

J’avais déjà vu les premières minutes de la série sur Youtube, seule promo que j’avais pu trouver pour me faire une idée. Les effets spéciaux sont au niveau et on est tout de suite dans l’ambiance, ça commence donc plutôt très bien pour cette série qui avait quand même tout pour se planter sur le papier.

Après le générique, un petit détour à Paris VIII intrigue, avec une expérience comportementale assez connue : bien sûr, il s’agit de suivre, 10 mois plus tôt, le recrutement de la psychologue, qui une fois dans l’espace couche avec son commandant. C’est plutôt classique comme idée de base. Je regrette un peu que la série prenne trop de temps à en venir à son synopsis. Pourquoi vendre la série sur ce qui n’arrive qu’en moitié du premier épisode ? C’est un truc que je ne comprendrais jamais mais qui se pratique couramment, autant côté séries que films.

Du côté des points très positifs, l’introduction des personnages est très soignée, avec un pitch assez classique mais efficace. Il en va de même avec la présentation de la mission de sauvetage, qui ne semble pas aussi téléphonée que ce j’en pensais après lecture du synopsis.

J’avais également un peu peur que le français me freine dans l’immersion, par habitude des séries américaines, mais tout le monde semble prendre assez bien ses marques dans le casting, alors ça ne dérange pas tant que ça une fois qu’on s’y fait (c’est fou, il faut un temps d’adaptation vis-à-vis de ma propre langue tellement j’ai pas l’habitude de voir des trucs français de qualité). Au passage, on sent bien que les acteurs ne sont pas tous français et qu’il y a là un réalisme soigné, qui contraste bien avec le scénario de science-fiction.

Le premier épisode présente donc les personnages et leurs dynamiques, le français permettant finalement de bien les cerner dans les réflexions et l’humour qu’ils ont entre eux. Oui, le niveau de langage est familier, mais pas copié pour autant sur les formules consacrées chez les ricains, alors c’est tout bon parce que ça « sonne » naturel et c’est plutôt cool.

Pendant ces 26 minutes, la mission Odysseus s’approche de mars, avec le côté huis-clos du vaisseau qui provoque tout un tas de difficultés relationnelles entre eux. Bien sûr, on voit le commandant mourir (enfin non, d’ailleurs, il dérive dans l’espace pour les prochaines douze heures) avant l’atterrissage, mais l’atterrissage en lui-même est réussi.

Dans l’ensemble, après cet épisode, je suis surtout curieux de voir ce que ça va donner sur du plus long terme. Autrement dit, c’est bien joué : la série fonctionne puisqu’elle pique la curiosité. Un premier épisode n’est pas censé faire autre chose que donner envie de voir la suite. C’est tout à fait le cas ici, surtout qu’on sent le budget de fou derrière, c’est agréable à regarder en toutes circonstances et le double cliffhanger (24h de survie annoncées, quelqu’un qui les observe) est efficace.

Capture d'écran 2017-06-11 17.43.53Épisode 2 – Mars – 18/20
Les rêves d’une génération ne sont qu’une réalité de la suivante.

L’épisode débute sur une conférence de presse du fondateur de Zillion, le groupe américain qui a réussi à doubler les européens. Il est intéressant de noter que nous avons de nouveau un falshback, je me demande si c’est une formule vouée à se répéter en début de chaque épisode, mais ça fonctionne bien, de même que le générique que je trouve drôlement entraînant.

Drôlement entraînant, c’est aussi ce que je peux dire du scénario qui ne perd pas une minute à l’arrivée sur Mars. Forcément, avec un épisode de 20 minutes, il n’y a pas de temps à perdre et c’est tant mieux.

Nous suivons deux groupes dans cet épisode : d’un côté, trois personnages se lancent en quête de la première mission arrivée sur Mars pour trouver leurs batteries ou panneaux solaires. Notre équipe a en effet besoin d’énergie. Je n’ai pas trouvé ça forcément passionnant à suivre, mais il n’y a pas non plus eu le temps de s’ennuyer. Ce que j’ai surtout apprécié, c’est la beauté des lieux de tournage. Loin de la claustrophobie du vaisseau qui a tout des vaisseaux spatiaux télévisuels habituels, le désert choisi pour Mars est quand même sacrément beau à contempler !

De l’autre côté, le reste de l’équipe souhaite relancer IRN, l’ordinateur de bord/intelligence artificielle que j’ai trouvé un peu trop surréaliste dans le premier épisode. Oui, oui, il est question d’aller sur Mars en trois semaines et c’est ça que je trouve irréel, faîtes avec.

L’épisode règle assez vite ses problèmes après quelques moments de suspense et des décisions bien difficiles. L’énergie revient à bord du vaisseau quand un membre de l’équipage de l’autre mission se réveille… Problème : il dit être né en 1927. J’aime beaucoup l’idée, qui introduit juste ce qu’il faut de mystère : vérité ou crise psychotique ?

L’ambiance très particulière de Missions m’accroche à merveille, principalement grâce à son rythme de folie. En vingt minutes, la série nous présente autant de rebondissements que dans un épisode de 40 minutes, ça s’enchaîne très bien et ça donne envie de découvrir la suite au plus vite.

Capture d'écran 2017-06-11 18.45.17.pngÉpisode 3 – Survivant – 15/20
Mars, c’est quand même toujours un peu pareil.

Une fois n’est pas coutume, l’épisode débute sur un flashback dans les années 90. Ce n’était pas bien intéressant à première vue, puisque cela nous avait déjà été raconté dans l’épisode précédent. Bon, cela permet d’introduire juste ce qu’il faut d’informations, même si la connexion avec la Terre aurait pu suffire pour ça.

La psy du groupe n’est pas la meilleure psy du monde quand même, elle se laisse totalement manipuler par le russe, mais ça n’empêche que je suis intrigué. Non, pas par le quinoa qu’il bouffe, mais par son histoire personnelle, ça oui. Surtout qu’après quelques recherches, Vladimir est un homme qui a existé et dont la fille s’appelait… Irina. Alors qu’il réussisse à réactiver IRN, ça me fait me poser tout plein de questions.

Au-delà de ça, la série manque un peu d’enjeu dans cet épisode et c’est dommage. Il y a de bons moments et les enjeux ne sont pas forcément nécessaires, d’autant qu’on a d’excellentes dynamiques mises en place. Finalement, Vladimir disparaît du vaisseau et une bonne partie part à sa recherche, ce qui est un peu répétitif après l’épisode précédent, mais c’est souligné par l’un des personnages (cf citation ci-dessus) alors rien à redire.

Muller et Basile se rapprochent également, ce qui était inévitable, mais étrangement long à venir.

Côté réalisation, c’est toujours impeccable, notamment du côté de l’ambiance musicale dont je n’ai pas encore assez parlé. Bien qu’il ne fasse que 20 minutes, je l’ai trouvé un peu plus long que les autres. La fin d’épisode relance néanmoins agréablement l’histoire, avec un Vladimir qui n’a pas un ADN humain (forcément, en même temps) et un objet extra-terrestre enfoui sur la planète rouge qui semble tout droit sorti de l’Egypte antique, une sorte de tombeau en pierre. Et puis surtout, Vladimir dit à Jeanne que « Mars est au rendez-vous », comme son père en début d’épisode.

Aaah je veux savoir la suite, donc j’enchaîne. N’empêche, ils nous avaient vendu un sauvetage sur Mars, mais l’équipe de Zillion, on s’en fout totalement pour l’instant, alors que pourtant, il y a eu une vidéo. J’imagine qu’on y reviendra en flashback, c’est inévitable.

Capture d'écran 2017-06-11 19.06.01.pngÉpisode 4 – Stone – 16/20
C’est pas mortel ? Le mec a l’ADN d’un caillou !

Pas de flashback pour cet épisode, mais un retour sur Terre malgré tout, avec un détour du côté d’Ivan, le fondateur de Zillion. Celui-ci est toujours malade, mais drôlement intéressé par les découvertes d’Ulysse. Je me demande quand même ce que les terriens savent réellement de ce qui est en train de se dérouler sur Mars.

Bon, pêle-mêle, on assiste au premier « enmarssement », de nouveaux personnages débarquent sur Mars grâce à Zillion (ben tiens !) alors que Muller et Basile continuent de se rapprocher. Basile est drôlement proche de son ordinateur également, avec une voix artificielle tellement humaine que je n’arrive pas à savoir si elle est un simple ajout comique à la série ou une menace discrète à venir.

L’arrivée de Zillion 2 inquiète un peu le milliardaire à l’origine de la mission Ulysse, ce que je peux comprendre. Il est intéressant que Jeanne remarque qu’il n’est pas étonné de ce qui se déroule depuis leur arrivée, il semble effectivement avoir toujours un coup d’avance.

Quant à Vladimir, il est plus mystérieux que jamais, à parler de manière cryptée avec Jeanne. Le cryptage est forcément la clé de l’intrigue, alors ça ne fait pas mal réfléchir. C’est assez cool de trouver une série qui fasse réfléchir comme ça. Je ne peux pas dire que c’est rare en soit, mais que des français proposent une aussi bonne histoire, je ne l’avais vu que chez Ulysse jusqu’ici (oh, ça va, vous saviez que je finirais par en parler de toute façon).

Zillion 2 est là pour récupérer la boîte noire de Zillion 1, retrouvée dans les mains de Vladimir dans le deuxième épisode. Le reste de l’équipe d’Ulysse continue d’analyser la pierre de l’épisode précédent et découvre qu’elle est en orichalque, le métal de l’Atlantide, avec également une part… d’ADN. Cela continue d’intriguer.

Sur le plan technique, je remarque quelques redondances dans l’écriture, avec une des découvertes faites par l’équipage que l’on a toujours en décalé, voyant d’abord leurs réactions avant de découvrir à notre tour ce qu’ils ont sous le nez. C’est un peu dommage en 1h20 de retrouver déjà quelques répétitions de ce type, même si ce n’est pas désagréable non plus.

Jeanne hypnotise Vladimir pour en savoir plus sur ses origines et ça tourne mal : ils finissent par s’embrasser et c’est le cliffhanger le plus étrange que j’ai eu l’occasion de voir depuis un moment. J’imagine que c’est elle qui s’est fait hypnotiser, finalement.

Vivement la suite, je suis cette fois totalement accroché aux mystères de la série. En plus, c’est un régal de voir que la mythologie de la série est au point, avec des références historiques (Vladimir) comme des références de la littérature antique (l’orichalque), le tout nappé d’humour un peu geek grâce à Basile. Difficile de ne pas accrocher !

05.pngÉpisode 5 – Alliance – 14/20
Oh my God, c’est les mêmes chiffres que dans LOST.

Quel plaisir de retrouver Missions cette semaine ! L’air de rien, j’attendais impatiemment de voir ces épisodes et j’étais content de voir que l’épisode 5 reprend non pas là où le 4 nous avait laissé, mais au beau milieu de la séance d’hypnose avec une inversion des rôles. Malheureusement, le mystère reste entier un temps, Jeanne ne se souvenant que par moments de la séance d’hypnose. Tout ça semble donc avoir un rapport avec son enfance, et elle est totalement paumée. L’actrice aussi semble parfois un peu paumée avec la complexité du scénario, mais ça marche bien. En plus, ses interactions avec le Russe sont toutes réussies, je trouve.

Bon, comme la semaine dernière, il a fallu que je reconditionne mon cerveau sur le français, mais ça a pris moins de temps maintenant que j’ai pris l’habitude des personnages.

Gemma Williams arrive sur le vaisseau avec Nathan Brody. On sent bien que les acteurs ne sont pas français, mais c’est tellement agréable d’avoir un casting avec des accents absolument géniaux, ça ajoute au réalisme, de même que le scénario bilingue. Je commence à me répéter, ça y est. Dans tout ça, Gemma et William se connaissent et Basile est fan de la scientifique, ce qui énerve Eva Muller. Cela m’a bien fait rire, mais pas autant que la référence gratuite à LOST.

J’ai bien aimé le fait que William fasse tout un tas de secrets avec l’équipe de Zillion et qu’on apprenne ce qui était arrivé à Zillion 1. J’ai moins accroché à la révélation sur Jeanne qui aurait un lien avec Mars. Je trouve ça tiré par les cheveux, mais en même temps, ça m’intrigue beaucoup. Le cliffhanger suggère que Jeanne sait ce qu’elle a faire, mais nous on ne le sait pas.

06-1.pngÉpisode 6 – Irène – 14/20
This is a stuff of science-fiction.

Les références à LOST continuent dans la première scène, « man of faith/man of science », qui nous révèle le projet du fondateur de Zillion : il veut tout simplement devenir immortel, un Dieu, en se transférant dans Komarov. Bah oui, bien sûr, évidemment, normal mec.

Jeanne se lance dans une balade sur Mars vers la stèle. Simon et Gemma se lancent à sa recherche. Ce n’était pas franchement passionnant comme partie de l’épisode, même si j’ai aimé voir Simon se bouger pour Jeanne. On se dirige de plus en plus vers une relation entre ces deux-là, je pense. Ce n’était pas gagné avec le premier épisode qui présentait Simon comme un relou.

On en apprend également plus sur la trahison de Gemma envers William : elle l’a laissé tomber pour Zillion. Bon, ce n’était pas la peine d’en faire tout un mystère, ça se comprenait assez vite.

Pendant ce temps, IRN se reconfigure toute seule… comme un cerveau humain. Basile entre en pleine déprime de perdre la seule femme qu’il parvenait à contrôler (sans commentaire, du coup, si ?). J’ai dû mal à voir où ils veulent en venir, mais je n’ai jamais l’impression qu’ils se perdent pour autant, ce qui est une bonne chose.

Je n’ai pas du tout accroché au cliffhanger qui voit la vie de Jeanne en danger quand elle tombe dans un ravin (comme si elle pouvait y passer), par contre, toute la partie sur les militaires de Zillion qui débarquent sur le vaisseau est franchement réussie. Je pense que cela va nous mener à des situations intéressantes, mais c’est surtout bien vu car ça réaffirme un peu plus l’ambiance huis-clos oppressante sur Ulysse.

Bref, cet épisode m’a paru plus court que les autres, plus précipité aussi dans son intrigue et ses scènes, alors qu’en parallèle, il ne se passait pas forcément grand-chose à raconter dans cette critique. C’était donc deux bons épisodes, mais un peu en-dessous des premiers. Normal, on est en milieu de saison, y a toujours quelques lenteurs dans ces cas-là. Et puis, la série s’est complexifiée cette semaine avec son virage dans une SF assumée.

06Épisode 7 – Fallita – 14/20
Simon, merde, répondez !

Allez, ce n’est pas parce que je n’ai plus de WiFi et que je ne regarde en conséquence pas grand-chose que je laisse totalement tomber le blog, loin de là. Hier soir, OCS diffusait deux nouveaux épisodes de Missions et, comme Mars, j’étais au rendez-vous (elle était facile, celle-ci).

Après les scènes en anglais, c’est parti pour le russe, en 1967. Franchement, ils osent tout et tentent le tout pour le tout, c’est hyper agréable de voir une série française prendre de tels risques quand même. En une scène, ils m’ont donc remotivé cette semaine. Les flashbacks permettent de mieux comprendre l’histoire de Komarov, ils étaient donc nécessaires, même si un peu long.

Le mystère continue de s’épaissir avec un flashback sur Jeanne et son père, qui lui annonce qu’il a un cancer. Cela permet de confirmer qu’il a une fâcheuse tendance à faire beaucoup de secrets, puisqu’il apprend à Jeanne qu’il a un cancer. Tout l’épisode nous permet de voir des flashbacks également sur Jeanne, qui accepte d’euthanasier son père. Mars est au rendez-vous, comme dirait l’autre. En parallèle, Jeanne est coincée sous un rocher sur Mars, c’est quand même un peu con.

Par chance, elle est retrouvée à temps pour être sauvé, notamment grâce à Gemma.

Les références à LOST sont toujours là avec l’ordinateur qui se met à parler à Basile à travers le programme IRN. Cela n’empêche pas Basile de continuer à draguer Eva, en parallèle, normal. Ils apprennent alors qu’une tempête s’approche du vaisseau et Komarov demande aux militaires de Zillion de le ramener sur Terre. C’est un sacré cliffhanger, je suis bien content d’avoir la suite qui m’attend juste après ! L’épisode était un peu lent, mais débouche sur leur meilleure fin pour le moment.

08Épisode 8 – Phénix – 17/20
C’est pas nous qui avons colonisé Mars…

Après avoir secouru Jeanne, nos héros poursuivent leur route vers un temple martien, guidé par l’héroïne de la série qui a une connexion toute particulière avec Mars. Un peu comme Basile avec son ordinateur, qui lit les messages de Mars pendant que tout le monde interroge Komarov.

L’air de rien, Jeanne découvre l’eau sur Mars, puis un cimetière peu reluisant qui leur fait comprendre à tous que les hommes ont colonisé la Terre, et non pas Mars. Oula, c’est un mystère parfaitement mené et un parti pris vraiment cool.

Dans le vaisseau, Vladimir se fait tirer dessus et aussitôt Jeanne se sent mourir elle aussi. Les deux décèdent effectivement… Bon, vu le titre de l’épisode, il est assez évident que Jeanne s’en tire, je pense, mais la vraie découverte, c’est que l’air de Mars est respirable.

Gemma parvient à s’enfuir dans la panique sans même le savoir, mais elle envoie les militaires chercher Jeanne. Komarov, lui, est bel et bien mort. Allez savoir. La série me balade totalement.

Pendant ce temps, sur Terre, le patron de Zillion tente de se transférer. C’est lui qui a la majorité des réponses sur Mars, l’air de rien. Il a compris, je pense, cette histoire de colonisation. Et la fin d’épisode est totalement à retourner le cerveau puisque Mars ressemble soudainement bien trop à la Terre ! J’ai eu l’impression de retrouver la série avec les deux épisodes de cette semaine, c’était absolument dingue à suivre, j’ai adoré en découvrir plus sur Mars et sur l’histoire pleine de science-fiction que nous réservait les scénaristes depuis le début.

Comme d’habitude, je suis donc impatient de découvrir les prochains épisodes !

09.pngÉpisode 9 – Volodia – 19/20
Et du coup, si jamais on s’en sort quand même, y a moyen hein ?

Et voilà, de retour pour les deux derniers épisodes de la saison qui sont tout simplement excellents (rien que ça, oui) !

Il y a donc un astronaute sur la planète rouge qui n’est plus si rouge que ça de l’autre côté du temple. J’aime beaucoup le parti pris de la série qui est de nous dire que Mars était habité par l’homme, c’est un retournement de situation qui fonctionne bien.

Sur le vaisseau, depuis la mort de Komarov, la tension est palpable. Eva embrasse finalement Basile et lui promet même plus, là aussi, il était temps. L’histoire sur le vaisseau s’emballe de plus en plus dans cet épisode. Le rythme est excellent, ça mène même à des scènes de combat et deux morts. J’aimais de plus en plus Alex (il serait temps sur la fin de saison, je sais), mais le cliffhanger m’a quand même laissé sur le cul, car je ne pensais pas qu’elle irait si loin. Cela fait donc trois morts en vingt minutes, sacré rythme.

Loin du vaisseau, Meyer découvre à son tour la Terre qui se cache sur Mars et l’homme qui détient toutes les réponses : Komarov, pas si mort que ça. C’est lui qui apporte toutes les réponses de la série, même si on commençait à s’en douter. Plus ça avance, moins j’imagine les possibilités pour une saison 2. Et en même temps, Jeanne est annoncée comme une femme à mi-chemin entre l’humanité et les martiens, la seule capable de sauver les terriens d’eux-mêmes. Bon, OK, ça ne peut pas me surprendre après tout ça. Oh et Meyer finit par se prendre une balle aussi, alors qu’un des militaires meure également. Quatre morts. Voilà voilà.

10Épisode 10 – Orage – 20/20
Parlez-lui… de Life on Mars.

Jeanne, Simon et Meyer reviennent sur le vaisseau pour en découvrir tous les cadavres. C’est rassurant. Il faut dire qu’une bonne moitié du casting y est passée.

Gemma décide d’abandonner tout le monde derrière elle et de décoller. Tout ça, c’est sans compter Jeanne qui réussit à persuader William de lui parler. Et donc, William parvient à convaincre Gemma de rester, alors que Basile continue de servir de fil directeur à l’humour.

Cela fonctionne bien. Il y a tout plein de problèmes dans cet épisode : le directeur de Zillion qui veut tous les tuer, le militaire qui est encore en vie, Jeanne qui reste derrière en se sacrifiant après avoir compris que sa vie était là, et surtout après avoir compris comment utiliser les pouvoirs de Mars pour activer le vaisseau (dans une scène qui du coup, m’a beaucoup fait penser à X-Men 2, désolé).

Le rythme était haletant, le jeu des acteurs meilleur dans cet épisode, les effets spéciaux toujours là et le cliffhanger réussi. J’espère donc une saison 2 au plus vite et je surnote un chouilla cet épisode, parce que franchement la série le vaut bien. La dernière réplique des survivants de Mars est à s’arracher tous les cheveux de la tête et la décision d’Ivan d’aller sur Mars donne envie d’en découvrir beaucoup plus sur cet univers.

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EN BREF – Je trouve que ces dernières années, la fiction française nous prouve de plus en plus souvent qu’elle sait rivaliser avec ses concurrents internationaux, à partir du moment où on lui en donne les moyens et la passion. C’est clairement le cas avec Missions qui était une véritable petite pépite passée un peu trop inaperçue à mon goût dans l’univers de la sériephilie.

Non, ce n’est pas la meilleure série que j’ai pu voir cette année, c’est vrai, mais son rythme était parfaitement maîtrisé et, une fois réadapté à ma propre langue qui faisait un peu bizarre (et sonnat même faux par moment !) dans un univers que je ne connais qu’en anglais, j’ai trouvé le jeu des acteurs le plus souvent au niveau. Oui, la série est sûrement perfectible par ci, par-là, notamment en milieu de saison où elle semble s’essouffler un peu, mais je ne crois pas qu’on puisse trouver beaucoup mieux dans le genre pour l’instant, surtout après visionnage des deux derniers épisodes. Je recommande de voir cette série au moins aussi chaudement que l’atmosphère de Mars !

Malheureusement, même si saison 2 il y a, je doute que ce soit pour tout de suite. Je l’espère vraiment car la fin est pleine de suspense et laisse songeur. Il y a beaucoup de pistes ouvertes, mais le voyage sur Mars est complet, au moins.

Quoiqu’il en soit, un grand merci à tous ceux qui étaient derrière cette série, cela fait du bien de voir que la production française est capable de s’aligner sur ce que font les américains. Chapeau bas.

Saison 1 | Saison 2

Orphan Black (S05)

Synopsis : La dernière saison de la série a beaucoup de choses à régler. Après avoir rallié en saison 4 les différentes factions (le projet des clones de Neolution et le projet des vers) à sa cause, Rachel a pris le pouvoir et s’apprête à rencontrer celui qui tire toutes les ficelles depuis le début, Westmorland. Son sourire de fin de saison en disait long, tout en laissant Sarah très mal au point, Mrs S et Kira prises en otage par Ferdinand, Cosima bien malade (mais dans les bras de Delphine !), Alison, Donnie & Helena en camping forcé pour échapper à la police et, bien sûr, Krystal qui refuse l’évidence des clones de manière beaucoup trop comique.

Ci-dessous, mon avis sur chacun des épisodes de la saison 5 juste après visionnage.

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Pour commencer, cette saison n’a que dix épisodes pour boucler l’une des meilleures séries de science-fiction de la décennie (en fait, LA meilleure). Oui, c’est la dernière saison, comme l’avait toujours souhaité les producteurs. Dit autrement, ça risque de partir dans tous les sens pour apporter toutes les réponses et des conclusions aux personnages, notamment à chacun des clones. Si aucune des principales n’est jamais morte, je ne donne pas cher de leur peau pour la saison finale, et ça me tue d’avance car peu importe sur qui ça tombe, je ne serais pas prêt.

Outre les clones, il y a aussi le personnage de Felix et sa demi-sœur Adele, Art, Angie qui a disparu, les clones Castor, Tony et surtout Shay, dont j’aimerais vraiment la conclusion, au moins évoquée par Cosima s’il le faut. Oh, c’est sans compter Charlotte, la clone enfant, et Kira, la fille de Sarah aux pouvoirs évoqués mais jamais explicités.

Pour avoir revu hier la fin de saison 4, je suis totalement prêt (ceci est un mensonge : je ne suis pas prêt) à reprendre la série là où elle nous avait laissé et je m’attends à devoir la suivre dans un énorme virage SF qui me plaît d’avance, avec un homme qu’on nous annonce vieux de plusieurs siècles, quand même. Qu’importe, je suis là pour les personnages de toute façon.

C’est parti !

Note moyenne de la saison : 19/20

Capture d'écran 2017-06-11 16.05.20.pngÉpisode 1 – The Few Who Dare – 18/20
Whatever this place is, it’s the answer.

On va commencer la saison par une note pas trop trop haute histoire de pouvoir continuer à monter ensuite, surtout que la série a beau avoir proposé un excellent épisode de reprise, je reste persuadé qu’on aurait pu avoir un peu mieux : Sarah était toute seule dans la majorité de ses scènes, il y a eu peu d’interactions entre clones et pas assez d’Alison (ou Krystal) pour moi. D’ailleurs, à ce sujet, ils ont mis dans le « previously on » la scène d’Alison et Donnie dans le 4×10 qui avait été coupé au montage lors de la diffusion de l’épisode (mais rétablie sur Netflix). C’est un complot contre moi, je ne vois que ça.

J’avais parié avec moi-même que la série ne reprendrait pas immédiatement sur son cliffhanger de fin de saison précédente et malheureusement, je ne me suis pas trompé. Comme d’habitude, la saison débute sur Sarah, qui est toujours mal en point et, en plus, n’a plus de batterie sur son portable. Bon, avec 2%, elle réussit quand même à passer un appel à Felix et lui parler pendant une bonne minute. Quand il est à 2%, c’est à peine si j’arrive à envoyer un SMS avec le mien, elle a du bol. De son appel, elle apprend qu’il existe un village au Nord de l’île, ce qui lui donne une motivation pour le reste de l’épisode.

Tout au long de l’épisode, nous suivons donc Sarah perdue dans la forêt de l’île qui n’est plus si enneigée qu’elle ne l’était la veille, mais bon, les aléas du tournage. Elle n’a pas spécialement le temps d’avoir aussi froid que Cosima et Charlotte, trop occupée qu’elle est à brûler la photo de sa fille pour se faire du feu (ça faisait très sorcière sur le bûcher pour Kira) et à se faire attaquer par un monstre qui semble tout droit sorti de… l’île du docteur Moreau. Oh, attendez, cette référence, elle ne serait pas dans la série depuis un moment déjà ?

La pauvre est également pourchassée par des hommes plus ou moins aux ordres de Rachel (c’est compliqué, je vais y revenir) qui lui permet de découvrir que les loups ont quand même moins de chance qu’elle. Aïe.

Après moults péripéties, elle arrive à atteindre enfin le village où elle retrouve Cosima, qui est étonnamment en meilleur état qu’elle.

Il faut dire que pendant que Sarah traverse l’île, Cosima a eu droit à une bonne nuit de sommeil chaleureuse en compagnie de Delphine, une excellente doctoresse dis donc. Cosima passe l’épisode à découvrir le village et, clairement, nous ne sommes pas au bout des prises de tête sur le fin mot de l’histoire. Elle se trouve en effet dans un village « Revival » où les êtres génétiquement supérieurs sont réunis. La série nous introduit ainsi un nouveau personnage (j’ai entendu « Mud » quand elle s’est présentée, mais ça veut dire boue, donc faudra que je me chope des sous-titres à un moment quand même) qui libère Cosima de la pièce où elle était enfermée (c’est en train de devenir une mauvaise habitude pour la Cosima, c’était déjà le cas dans l’épisode précédent).

Bon, Mud est plutôt sympathique, mais la présentation du village qu’elle fait est assez clairement pleine d’ellipses et de non-dits, je suis pressé qu’on en découvre plus. En tout cas, Charlotte y passe son temps à lire un bouquin très mythologique et je sens que la série va nous amener sur des pistes qui ne me plaisent pas généralement. Sauf que cette fois, au lieu d’être sceptique, je vais accrocher parce que ce sera arrivé progressivement et bien amené.

De son côté, Delphine s’est rhabillée et l’on découvre qu’elle est vraiment docteur sur cette île où elle soigne notamment une jeune cancéreuse, Aisha. (Aisha, écoute-moiii). Si je suis parfaitement honnête, je ne sais pas du tout où ils veulent en venir avec cette intrigue, même si assez clairement, on veut nous faire avaler des faits scientifiques tout à fait impossible, notamment la survie de Westmoreland pendant 170 ans. Allez, pourquoi pas, mais si je me sens déjà vieux à 24, je préfère pas imaginer ce que ça peut donner à 170 !

Toujours est-il que Delphine semble se méfier de ce Westmoreland qui lui a pourtant sauvé la vie, si on en revient aux bases. Elle cache donc le traitement de Cosima dans l’infirmerie avant d’aller lui faire ses adieux car elle est envoyée en Sardaigne. Putain, mais Delphine, jamais là, ce n’est pas possible ! C’était largement sous-entendu dans le 4×10 qu’elle ne resterait pas de toute manière et ça permet de libérer l’actrice pour ses autres projets. Personnellement, j’ai trouvé qu’elle était encore plus jolie qu’avant, et peut-être même meilleure actrice, mais c’est peut-être le fait de ne pas l’avoir vue pendant si longtemps qui aide.

Ses scènes avec Cosima étaient tout ce qu’il y a de plus tendre, tout ce qu’il faut pour exciter Tumblr et me donner un point du bingo, alors je ne boude pas mon plaisir !

Une fois Delphine partie sur un « I love crazy science » pour achever les fans, Cosima se retrouve donc à se la jouer espionne, encore. Oui, encore, parce que ne pas se faire repérer, c’est plus ou moins déjà l’intrigue qu’elle avait dans l’épisode précédent. Du coup, ça fonctionne plutôt pas mal en terme de cohérence. Voilà donc qu’elle réussit à entrer à l’infirmerie où elle retrouve son remède et envisage de se soigner toute seule quand Sarah arrive.

Sarah a une idée en tête : se barrer de cette île. Personnellement, je la comprends beaucoup plus que Cosima qui, curieuse, souhaite rester pour avoir le fin mot de l’histoire. Je le veux aussi, mais vu comment Delphine semble avoir confiance dans ce lieu dirigé par Rachel, j’ai un peu de mal à comprendre pourquoi elle reste et qu’elle laisse Sarah s’enfuir, seule, malgré ses innombrables blessures.

Quoi ? Ah, oui, Rachel, j’y viens, j’y viens. Madame n’ouvre pas sa putain de porte à l’écran mais a droit à la place à un plan magnifique où elle arrive dans la maison de Westmoreland. On la retrouve ensuite dans un plan digne d’Hunger Games où elle fait un discours au village, disant grosso modo que maintenant, c’est elle la porte-parole du chef. Bref, Rachel dans sa quête de pouvoir quoi. Il y est aussi question de boire l’eau d’une fontaine, ce qui était déjà le cas avec Aisha, et je pense que la série se dirige assez clairement vers le mythe de la fontaine de jouvence, expliquée par la science. Vu que jusqu’ici, ils ont toujours réussi à rendre leurs intrigues les plus farfelues parfaitement crédibles, je vais me laisser porter dans cette direction.

Et puis, c’est à peu près tout ce qu’on a cette semaine, aucune info sur les dirigeants de Neolution cette semaine ou sur l’identité de Westmoreland (on nous cache des choses, vous allez voir qu’ils vont nous pondre que c’est Art !).

Art, justement, qui débarque de nulle part cette semaine à la planque où Mrs S et Kira se sont fait enlevées. Il tombe sur Felix qui lui donne tout un tas d’infos et c’est pour ça que je commence à me méfier de lui. A priori, c’est un gentil, certes, mais il est impliqué de partout, ça ne me rassure pas plus que ça. Il se voit confier une nouvelle partenaire, Maddie, que j’aime déjà même si elle semble être une jolie empêcheuse de tourner en rond du haut de ses deux mètres (franchement, elle est immense, non ? ou c’est Art qui est tout petit ?).

Il ne faut pas longtemps pour que Maddie se mette Art dans la poche en menaçant sa fille. Simple comme bonjour, mais efficace. Maddie semble donc être Neolution, mais ce n’est pas clair, comme toujours avec cette série. En tout cas, elle fait partie d’un groupe qui n’a rien à voir avec la police et réussit à mettre la main sur Alison, qui avait pour plan d’aider Sarah malgré ses instructions inverses. Tout est tellement complexe, tout est tellement bien intriqué… et tout ce qui touche les Hendrix est tellement toujours drôle ! Je suis heureux de les retrouver.

Maddie menace Art face à Alison pour avoir des infos sur le plan d’Helena maintenant qu’elle est en fuite, mais ce n’est pas très efficace. De son côté, Helena passe une partie de l’épisode à chasser, cerner le danger et avertir Donnie. Celui-ci ne comprend pas à temps le message et décide tout bonnement d’abandonner Alison quand elle se fait cueillir par des hommes armés. Cette scène était aussi drôle que tout bonnement horrible pour Alison !

Donnie se fait malgré tout rattraper quelques temps plus tard, mais Helena le sauve, sans pour autant se mettre en danger et blesser ainsi ses bébés, ce qui va la forcer à rejoindre un hôpital où j’espère qu’on en saura plus. Les trois personnages étaient un peu mis de côté cette semaine, mais ça fonctionne plutôt bien niveau avancée de l’intrigue, surtout parce qu’ils parviennent à communiquer entre eux.

En effet, Felix les a appelés en début d’épisode pour les mettre au courant de ce qu’il se passait et je dois dire que les scénaristes sont sacrément doués pour trouver les pirouettes qui permettent aux personnages de tous avancer. Felix est souvent la clé de ces interactions et ça ne change pas dans cet épisode où il se retrouve à devoir mener l’enquête pour mettre la main sur Mrs S (qui a apparemment blessé Ferdinand avec un tire-bouchon, tellement Mrs S !) et Kira.

Son enquête manquait un peu de suspens en ce qui me concerne, parce que dès que j’ai vu l’écran d’ordi sur Minecraft, je me suis douté qu’on finirait par aller du côté de MK. Seulement quand Felix y pense, il tombe sur un nouveau personnage, encore un (putain les gars ils vous restent que neuf épisodes, arrêtez) qui grosso modo le détourne de son action première, après avoir dit qu’il n’y avait plus qu’un camp du côté de la division Neolution/Gens avec les vers. Je ne sais pas trop où ça va, mais je dois dire que je me suis surpris à shipper Felix avec ce nouveau personnage mystérieux, alors que trente minutes plus tôt, je me disais que ce serait rigolo qu’il finisse avec Ira (cependant, Ira est trop occupé à s’inquiéter pour Susan et servir de punching-ball à tout le monde, le pauvre, s’il savait).

Bon, vous comprenez bien que cet épisode a beau ne durer que 40 minutes, il se passe autant de choses que si nous avions eu trois épisodes de séries classiques. Et je n’ai même pas encore fait le tour puisque Rachel finit par retrouver Cosima qui voulait se soigner toute seule. Dans une scène totalement incompréhensible quand on se souvient qu’elle a quand même manigancé pour lui crever l’œil, Cosima lui accorde sa confiance et Rachel effectue la procédure (pourtant supposée compliquée) qui permet de soigner la scientifique. ENFIN.

Comme elle est de tous les combats, Rachel se retrouve aussi dans la cabane où Sarah espérait partir en bateau (j’y ai cru pour le bingo) et où elle s’est fait cueillir comme une bleue. Ce n’est pas forcément le cliffhanger le plus efficace, mais comme celui de la saison précédente n’est toujours pas résolu et que tous les personnages ont à gérer le leur, j’aurais bien envie de pouvoir bingewatcher l’ensemble de la saison. Malheureusement, ce n’est pas possible pour le moment, alors je vais prendre mon mal en patience ! Quand je pense que dans neuf semaines, ce sera fini ! En attendant, j’ai tellement de trucs auxquels réfléchir pour la suite de la série que j’en ai mal à la tête !

Pour l’instant, ma théorie est que le rêve de Sarah où Kira la réveille fera partie de la dernière scène de la série, dans un happy end où elle retrouvera Cal (ouais, faudrait voir à pas l’oublier) et mènera une vie de famille joyeuse à proximité de Felix, Donnie, Helena et ses bébés, ainsi que Cosima et Delphine ayant adopté Charlotte (soyons fous). Ouais, je suis pessimiste sur les sorts de Mrs S et d’Alison, j’avoue. Il me faut la suite, tout de suite.

02.pngÉpisode 2 – Clutch of Greed – 20/20
Save Charlotte. Save your sisters.

Je n’arrive pas à me faire à l’idée que la série approche de sa fin, je vous jure, mais cet épisode s’est très bien chargé de me rappeler qu’on arrivait progressivement vers les derniers instants. Si tous les épisodes de la saison sont à ce niveau, ça sera difficile de continuer à noter, surtout que j’y mets 20 alors que les clones étaient une fois de plus séparées cette semaine. Je ne peux pas trop m’en plaindre, ça simplifie ma vie pour la critique. L’épisode se concentrait principalement sur Sarah, je vais donc prendre le parti inverse pour cette chronique et débuter par ses sœurs, histoire de commencer par le plus simple.

Celle qui a le moins d’intrigue cette semaine est probablement Alison, une fois de plus. J’ai bon espoir pour la semaine prochaine. De retour chez elle, elle est toujours sous le contrôle et la surveillance d’Art et Maddie. C’est à peu près tout pour elle cette semaine, même si l’intrigue concernant sa paroisse risque d’occuper un peu plus d’espace dans les épisodes à venir. Tant mieux, Alison est toujours au top quand sa vie perso prend le dessus sur les affaires de la DYAD et des Néolutions. Je suis pressé qu’elle recommence à me faire rire, parce que cette semaine, c’est Maddie qui lui vole la vedette en se moquant d’elle et de ses cartes de Noël.

Une autre clone peu vue cette semaine est Cosima, mais ce n’est pas spécialement une surprise après sa mise en avant de la semaine dernière. Et puis, certes, elle a moins de temps à l’écran, mais ce n’est pas pour autant que rien ne se passe pour elle. Tout en continuant d’interagir avec Charlotte et Mud (oui, c’est son nom), on apprend que l’essai de traitement fonctionne, mais fonctionne à petite vitesse. Cela ne me rassure qu’à moitié, mais bon, pour le moment, pas trop de quoi s’inquiéter.

Cosima rencontre ensuite Aisha, mais je ne sais toujours pas vers quoi se dirige la série avec cette intrigue sur le cancer de la petite fille. Il est logique d’en parler en même temps : si la science était à faire des gros progrès d’évolution comme le suggère la série, cela passerait forcément par quelqu’un cherchant à guérir le cancer à un moment ou un autre.

Le plus important est encore que Cosima a perdu tout sens de la mode et porte des bottes en caoutchouc rencontre enfin le scientifique fou derrière tout ça et il est sacrément bien conservé pour quelqu’un supposé avoir 170 ans. La série nous l’introduit comme un grand pote de Conan Doyle, ce qui tombe bien vu que Conan Doyle est tout de même assez prolifique côté œuvre. Le débat métaphysique au cœur de la série se retrouve résumé dans une parabole (elle n’est vraiment pas longue, mais très mal traduite dans ce que j’en ai vu sur internet) qui laisse assez songeur et confirme que la série n’a pas fini de nous surprendre : si nous sommes comme les clones les mites du fromage, nous n’avons pas encore envisagé la vache derrière tous les mystères de la série. Cosima doit donc trouver le moyen de sauver Charlotte et ses sœurs (je me retiens très fortement de faire une référence à Heroes, vous n’avez pas idée).

Cela me va bien, j’ai l’impression d’avoir quelques réponses sur le point d’arriver et c’est pour l’instant plus satisfaisant que la manière dont feu Lost me les avait amenées.

Des réponses, oui, et j’en ai trouvé aussi du côté d’Helena qui affirment après quelques pets (décidemment, la série nous aura tout fait) que ses bébés sont aussi spéciaux que ceux de Sarah. Ainsi, les jumeaux d’Helena, blessés dans l’épisode précédent, sont désormais en pleine forme et plus aucune blessure n’apparaît. C’est marrant, ça me rappelle une certaine Kira renversée en saison 1. Clairement, les médecins l’ont donc vue se soigner toute seule.

Donnie est toujours avec Helena et il la calme un temps, ce qui était plutôt bénéfique pour sa pauvre médecin (j’ai adoré le jeu de mot sur néolution/néonatal). Cela ne dure donc qu’un temps et Helena parvient à s’enfuir en s’en prenant à la gentille médecin qui l’aidait. Donnie en profite à son tour pour s’éclipser de manière toujours aussi comique. De toute façon, il sait où est Helena est partie se cacher. J’adore tout simplement cette intrigue, même si Art et Maddie ne sont quand même pas très doués de ne pas les retrouver alors qu’ils s’enregistrent à l’hôpital sous le nom de Hendrix.

On va dire qu’ils n’ont pas pensé à checker les hôpitaux car ils n’ont aucune raison de le faire, mais ça ferait autrement une belle incohérence, un peu comme la conversation Skype de Sarah et Felix qui ne s’inquiètent plus d’être sous écoute chez Mrs S… Oups, je vais un peu trop vite, pardon !

Sarah est donc ramenée dans la cellule de DYAD sans passer par la case bateau à l’écran (shit). N’ayant pas assez de clones à gérer, ils s’amusent même avec son reflet maintenant.

Après avoir eu le droit de parler à ses sœurs sous contrôle de Rachel, mais aussi à Mrs S et Kira, Sarah n’a plus d’autres choix que d’abdiquer. Elle décide donc de laisser Rachel exploiter les capacités de Kira et, surtout, les étudier. Parfait, cela fait cinq ans qu’on est sur ce sujet sans avoir la moindre avancée, clairement cette saison se doit d’éclaircir ce mystère et elle prend le chemin.

Seulement, c’est tellement contraire à tout ce qu’a toujours voulu et fait Sarah que ça ne peut pas se passer sans encombre. Sarah décide donc de lutter contre Rachel et en arrive à la conclusion logique qu’il faut kidnapper sa fille (un kidnapping de plus ou de moins, elle n’est plus à ça, Kira), grâce à l’aide de Mrs S et de Felix, ce dernier retrouvant sa complicité habituelle avec Sarah. C’est donc une nouvelle fois l’occasion pour Sarah de se faire passer pour Rachel et, comme d’habitude, la mascarade est aussitôt grillée pour le spectateur attentif : la perruque n’est pas tout à fait la même, la démarche non plus. C’est toujours aussi jouissif de voir Tatiana Maslany imiter Tatiana Maslany.

Et ce n’est que le début des réjouissances : l’enlèvement est une réussite, notamment grâce à une Mrs S déguisée en maman (et là en revanche, je ne l’ai pas reconnue de dos, donc bien joué). Felix a aussi permis de retrouver MK grâce à Scott (d’où la conversation Skype évoquée plus haut) mais MK refuse de quitter le pays et de se cacher, car elle est très malade notamment. Qu’à cela ne tienne, Sarah se lance aussitôt dans une opération pour la convaincre de venir se planquer avec elle.

C’est là qu’on sent bien qu’on est à la cinquième saison de la série, car la scène entre les deux clones ne dure pas très longtemps, certes, mais n’est constituée que d’un long plan pendant lequel elles échangent leur vêtement à l’écran. Oui. Déjà en début d’épisode, nous avions eu droit à Tatiana Maslany renversant la tasse de thé dans la main de Tatiana Maslany, une prouesse technique déjà exceptionnelle, mais cette fois-ci, c’est donc Tatiana Maslany qui échange ses vêtements avec Tatiana Maslany de manière parfaitement fluide. Les effets spéciaux de cette série sont toujours aussi méticuleux et incroyable, de même que le jeu de l’actrice. Franchement, c’est exceptionnel ce qu’ils arrivent à faire et, le pire, c’est que ça passe tellement naturellement que je ne m’en rends compte qu’à la fin de la scène en général. Heureusement, je peux toujours revenir en arrière.

Cet échange de vêtement se fait parce que Ferdinand a suivi la piste de Sarah. Cette dernière parvient à s’enfuir et rejoindre sa fille en laissant MK derrière. Kira se conduit alors pour une des premières fois de la série comme une gamine insupportable de séries TV en refusant d’obéir à sa mère et en voulant être étudiée par Rachel pour comprendre ses capacités et sa capacité à ressentir les sœurs de sa mère.

En effet, elle est toujours capable de nous dire précisément ce qui arrive à chacun des clones, à commencer par… La mort de MK. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu une mort aussi choquante et violente visuellement, sérieusement.

Je ne m’attendais pas à ce que MK soit sacrifiée si tôt dans la saison (en tout cas, ça en dit long sur le rythme des huit prochains épisodes). En fait, je la voyais même survivre grâce au traitement de Cosima : je pensais que Cosima ne survivrait pas, mais ferait un dernier changement à son traitement et tadaa ça sauve MK. Au lieu de ça, elle s’attaque à Ferdinand qui la tue en s’adressant non pas à MK, mais à Rachel. MK a en effet la perruque de Rachel et cela suffit à ce que Ferdinand s’énerve sur elle, l’appelant alternativement Rachel ou Veera et finissant le job entrepris à Helsinki. Ferdinand lui saute donc dessus jusqu’à ce que mort s’en suive et, franchement, j’aurais préféré une balle à la Katia, c’était moins douloureux à voir.

En plus, la relation Rachel/Ferdinand est l’une des choses les plus bizarres de la série, toujours dans la haine, et c’est tellement malsain. Bon, on n’est pas au degré Ira/Susan dans le dégoût, mais quand même quoi… il a toujours ses chaussettes !

Il est donc temps pour les cliffhangers : Rachel récupère Ira (qui, j’espère, n’a pas dit son dernier mot) et surtout Kira auprès de Sarah pour mener quelques tests sur l’île, Kira ne disant même pas au revoir à sa mère, puis Mrs S reçoit une visite totalement inattendue… Delphine n’est pas en Italie, mais bien au Canada. Je ne m’attendais tellement pas à voir l’actrice que j’en suis surpris, car il semblait avoir, comme d’habitude, trouver le moyen de jongler avec l’emploi du temps compliqué de l’intrigue. À moins que ce décalage de la diffusion (de mars à juin) ne soit en fait un moyen de tourner toutes les scènes nécessaires avec elle ? Mystère, mais c’était cool de la revoir, même si ça épaissit encore un peu le mystère.

Finalement, j’ai trouvé le rythme de cet épisode excellent, avec des réponses enfin obtenues et d’autres clairement sur le point d’arriver, malgré quelques détours et nouvelles intrigues encore intrigantes. Bref, la formule parfaite, et ce n’est que l’épisode 2.

03Épisode 3 – Beneath Her Heart – 20/20
Yeah I’ll get back to my useless life like I’ve been told

Mes critiques sont super longues, je sais, mais quand je relis celle de la semaine dernière, je me dis que je n’ai pas insisté assez sur le jeu parfait de Tatiana Maslany et la détresse de Sarah en fin d’épisode. Il y avait tellement de déprime contenue que c’en était presque dur à voir et cette semaine encore, Tatiana Maslany nous joue une variation de la dépression parfaitement maîtrisée qui s’éloigne un peu de l’intrigue principale pour se concentrer sur Alison.

Avant d’en parler, revenons rapidement sur Kira qui est la seule chose de l’intrigue principale qui avance cette semaine, sans trop de surprise, à vrai dire. Kira se rend donc auprès de Rachel de manière assez régulière, pour effectuer toute une batterie de test et se voir confier une souris, histoire de continuer sur les métaphores en rapport au fromage, j’imagine. Ce n’est pas dingue, mais Kira finit seule dans sa chambre, toujours à faire la tronche à sa mère (qu’elle est chiante cette gamine) et avec un couteau. Il y a fort à parier qu’elle se blesse et se soigne toute seule, comme sa souris. C’est intéressant, mais peu développé encore.

Voilà, loin de toutes ces galères, l’épisode se concentre surtout sur Alison. C’est peu croyable, mais je crois bien qu’ils parviennent à en boucler l’intrigue en un épisode. C’est tout à fait déprimant, j’ai eu super peur pour elle, puis pour Donnie, mais le couple Hendrix finit en vie et à chanter une chanson que j’adore, alors tout va carrément trop bien. Tatiana sait tout faire en fait.

Je m’égare déjà, revenons au début qui prouve que la saison va tenir toutes ses promesses avec quelques flashbacks qui permettent les retours de Chad et… Aynsley ! Alors je n’avais pas le blog à l’époque, mais il faut savoir qu’Aynsley était l’un de mes personnages préférés en saison 1. Je suis encore triste du fait qu’elle « wore a scarf in the kitchen » alors j’étais plus qu’heureux de la revoir.

Beaucoup pourraient dire que les flashbacks n’apportaient pas grand-chose à l’épisode, mais en fait, si. Il était temps d’en finir avec la culpabilité latente d’Alison et ses doutes vis-à-vis de sa vie vide de sens. Bref, il fallait qu’elle accepte qu’elle avait tué sa meilleure amie et qu’elle n’a vraiment pas géré. Tout cela était largement suggéré dès le résumé d’épisode qui reprenait au tout début de la série et m’a fait comprendre qu’on avait enfin un épisode sur les Hendrix. Comment vous dire que j’étais joie et complétement vendu dès ce moment-là ?

Quitte à avoir une critique complétement déconstruite, j’enchaîne par parler d’un ressenti récurrent dans cet épisode, qui était étrange et avait tendance à me faire prendre conscience qu’on est vraiment dans une dernière saison : tout l’épisode oscille entre des moments de fou rire (dans les flashbacks avec les champignons notamment) et de déprime totale (le présent d’Alison, l’enterrement de MK.. par Skype ?) donnant un sentiment un peu étrange quand on le voit. Et puis, comme je disais j’ai eu peur pour la survie des Hendrix, même si c’était tôt dans la série et après MK. Je trouve qu’ils ont bien géré l’écriture de cet épisode du coup, même si ça s’appuie (une fois de plus pour une série) sur l’utilisation de la série. C’était amené de manière logique.

En plus, ça justifie aussi le retour totalement inattendu de Ramon. Sa relation avec Alison me fait toujours rire. Il ne servait pas à grand-chose sinon à approfondir encore le côté dépressif d’Alison qui avait besoin d’un électrochoc pour reprendre le dessus sur sa déprime. L’électrochoc, elle le provoque toute seule avec sa bouteille d’Ice Tea pleine de drogue. La bouteille était un bon gag dès le début, et je pensais vraiment que ça s’arrêterait là, mais non, il a fallu que Donnie la boive avant d’aller danser sur scène en kilt (il n’y a vraiment que les scénaristes de cette série pour nous pondre ça et nous le vendre comme parfaitement normal… et la tête de Felix qui arrive pile pour le spectacle !).

Le fait qu’il tombe et expose toute son anatomie m’a fait mourir de rire (la mère qui cache les yeux de son garçon, mais pas de sa fille surtout ahaha) et il est vraiment temps que les Hendrix déménagent je crois (surtout quand on voit leur garage). Au-delà de ça, c’est encore Donnie qui prend un coup à la place d’Alison, mais comme les gens commencent à s’en prendre à lui, Alison retrouve toute sa verve. Elle fait donc la morale à l’ensemble du quartier, ce qui est une bonne chose en soi, et reprend le contrôle qu’elle était en train de perdre. Bref, elle passe de roue-libre totale à control freak, la Alison que j’adore depuis le début.

La voir déprimer à ce point aura très bien fonctionné sur moi, principalement parce que Tatiana Maslany est capable de passer d’un extrême à l’autre sans aucun souci. Et tout ça, c’est sans parler de Cosima, absente de l’épisode mais présente en flashback (avec son manteau rouge !). Sa rencontre avec Alison est tellement improbable, avec une Alison totalement droguée qui voit Cosima morte de rire alors que ce n’était pas le cas. Orphan Black m’a donc enfin proposé l’épisode que je voulais voir depuis toujours, à savoir la rencontre entre ces deux-là, au moment où je ne m’y attendais plus et avec des surprises bien écrites et bien gérées.

De manière générale, j’ai vraiment eu l’impression d’un épisode fan-service réussi, même avec l’absence de Delphine (frustrant vu le cliff de la semaine dernière). Fan-service ? Les retours de Ramon, Aynsley et Chad, déjà, mais aussi Felix qui se met à peindre nu ou les références à la première saison. Nous sommes dans la dernière saison de la série et ça se sent, les scénaristes jouant à la perfection avec toute l’histoire qu’ils ont écrite. Rien que pour ça, ça vaut un 20, c’était tellement agréable de retrouver les Cosima et Alison de la saison 1 !

Mais en plus, ils ont aussi profité de l’occasion pour boucler les intrigues Hendrix comme je le disais. C’en est fini des cadavres dans le garage et du stress autour de tout ça ! Art et Maddie débarquent chez les Hendrix et finissent en toute logique par découvrir ce que renferme le garage. Il y avait un ou deux moments peu crédibles, d’ailleurs, Maddie qui admet cacher de fausses preuves ou qui se sert du marteau-piqueur, normal. Au-delà de ça, c’était très bon car on voyait bien le combat intérieur d’Art face à Maddie. Il était quand même prêt à la tuer pour protéger les clones ! C’est assez fou, surtout qu’il vient juste d’apprendre le meurtre de Leekie, ça en ferait flipper plus d’un !

Assez fou, oui, mais pas autant que la première rencontre entre Alison et Rachel, après cinq saisons ! Il était temps, mais c’est parfaitement résumé par Alison qui se sent mise de côté depuis le début pour de mauvaises raisons alors qu’elle avait toujours été une pièce centrale de l’échiquier. Qu’elle lui balance la tête de Leekie et réussisse à se débarrasser des chefs d’inculpation qui risqueraient de tomber sur elle et Donnie en un coup de poker magistral est merveilleux. C’était du pur Alison et ça fait plaisir de la retrouver aussi en forme ! Elle est passée du « useless life » au « myself useful » en quelques dizaines de minutes, et ça aussi, c’est de la très bonne écriture, l’air de rien.

Je n’ai toujours pas bien compris qui était l’homme de main de Rachel, en revanche, mais je continue de penser qu’il aura un rôle à jouer pour la suite.

Il n’y a pas à dire, cet épisode, même s’il marquait une pause dans l’intrigue générale de la série, réglait pas mal de pistes ouvertes au cours des quatre saisons précédentes. Il annonce aussi le départ d’Alison qui part se mettre au vert. J’en suis un peu dégoûté, mais cet épisode était excellent, alors je ne vais pas trop en tenir rigueur pour le moment. Tout paraissait tellement fluide et logique cette semaine, c’est brillant (oui, aussi brillant qu’Alison qui affirme à Cosima qu’elle a un piercing au nez).

Quant à la suite ? Outre la piste Delphine ouverte la semaine dernière et Cosima dans son labo, nous avons toujours Kira et les enfants d’Helena pour nous occuper. Helena est donc retournée dans une église où elle rédige allons savoir quoi. Plein de choses à régler encore, mais il n’empêche que j’apprécie la manière dont plusieurs intrigues ont été résolues, l’air de rien et en approfondissant un personnage que j’adore. En fait, c’est là la force de l’épisode qui boucle des choses ouvertes depuis quatre ans sans se donner la peine de se concentrer sur ça, mais bien en continuant à se centrer sur un personnage. C’est le développement d’Alison qui permet de conclure ses intrigues et pas l’inverse. La force d’écriture de cette série m’impressionnera toujours, surtout qu’ils ne nous ont proposé qu’un an dans la vie des clones ! Sacrée année !

… Ain’t no moutain high enough !

04.pngÉpisode 4 – Let the Children & the Childbearers Toil – 18/20
We do this as a family.

C’est reparti pour un épisode qui apporte pas mal de réponses et reprend beaucoup d’éléments des saisons précédentes pour faire avancer le schmilblick. Ce n’est pas toujours hyper limpide car, comme d’habitude, plus les réponses tombent, plus c’est complexe. C’est ce qui fait tout le charme de la série, néanmoins, et l’écriture est toujours maîtrisée par les scénaristes qui gèrent comme ils peuvent leurs différentes intrigues. Après s’être débarrassés d’Alison la semaine dernière, ils peuvent faire progresser un peu plus Cosima cette semaine.

Celle-ci continue d’explorer l’île qui ressemble de plus en plus à l’île du docteur Moreau et, franchement, je ne la sens pas cette enquête. Elle se met volontairement en danger cette semaine, et je n’aime pas ça car nous sommes toujours dans la dernière saison donc tout peut arriver. Cependant, la curiosité de Cosima est sans limite. Du coup, quand Charlotte et Aicha trouvent une dent humaine dans la forêt, cela pique sa curiosité sur les agissements de Westmorland. Tu m’étonnes !

Elle tente donc d’en savoir plus auprès de Mud qui semble avoir rajeuni énormément dans cet épisode. Non, franchement, je ne sais pas si c’est l’absence de sa casquette ou le maquillage, mais j’ai eu l’impression qu’elle était bien plus jeune. Je ne sais pas si c’est volontaire, mais c’est possible, après tout, c’est une île où les expériences scientifiques vont à toute vitesse et dans tous les sens.

Clairement, elle a lié une relation avec « l’ours » qui se trouve dans les bois et qui est simplement un homme ayant mal tourné suite à des expériences génétiques. À la suivre à la trace, Cosima finit ainsi par le découvrir, après un petit détour sous le saule cogneur et dans la cabane hurlante (pardon, mais franchement, ce tunnel et la cave ne m’ont pas fait penser à autre chose).

La série continue donc de s’engouffrer dans les expériences génétiques et la référence au Docteur Moreau s’impose de plus en plus. Il est à noter que Mud fait également une transfusion à Westmorland. Du coup, je serais prêt à gober si on me dit qu’elle lui file sa jeunesse comme ça, et ça expliquerait pourquoi elle a paru si jeune d’un coup. Ou alors, ça n’a rien à voir et c’est juste moi qui pète un câble quand je la vois plus jeune.

Westmorland, lui, nous a ressuscité Susan comme si de rien n’était. Bon, certes, on ne l’a jamais vraiment vu mourir dans le dernier épisode de la saison 4, mais tout le monde partait du principe qu’elle y était passée. Ce n’est pas le cas et, miracle de la science sur cette île, Susan est même plutôt bien guérie, un peu à la manière de l’œil de Rachel. Cela permet de nous remettre un pion sur l’échiquier, ou plutôt peut-être une tour, vu sa portée sur l’intrigue globale. En effet, Susan était quand même la tête du projet Leda donc la récupérer permet d’apporter quelques réponses quand elle retrouve Ira. Je pensais qu’on ne le reverrait plus tellement les Castor ont disparu de la série depuis la saison 3, mais je suis bien content de retrouver Ari Millen, même s’il est toujours sous-exploité par rapport à ce qu’il a apporté à la série par le passé.

Tout espoir n’est pas perdu pour les Castors cependant, mais pour me comprendre, il faut que je vous explique l’intrigue Sarah et Mrs S. Oui, une fois de plus, tout est imbriqué comme ça et c’est un joyeux foutoir à critiquer. Mrs S s’impose dans cet épisode comme la tête pensante du groupe de Sarah (j’ai presque envie de l’appeler « la famille », mais bon, ça fait un peu étrange), principalement grâce aux informations qu’elle a obtenu de Delphine, qui reste néanmoins dans l’ombre.

Ainsi, Shiobban et Sarah se lancent dans un roadtrip pour prendre l’identité d’un docteur qui leur permet de s’approcher de quelques réponses concernant Westmorland. C’est une excellente sous-intrigue qui permet de jolies réconciliations entre Mrs S et Sarah. Depuis le début de la série, leur relation a beaucoup évolué, d’une haine silencieuse à un véritable amour mère/fille, ce qui implique sa dose de conflit. Comme par hasard, le docteur (j’ai eu de la peine pour elle tant elle est baladée) donne justement des conseils sur la relation mère/fille, ayant souci avec la sienne.

Je ne sais pas si Mrs S en a vraiment besoin, néanmoins, tant Sarah est une bonne actrice (AHAHAHA oui Tatiana aussi), voleuse et manipulatrice. La manière dont elles parviennent à s’infiltrer dans l’asile psychiatrique était digne des meilleures séries d’espionnage (très bon jeu aussi de la part de Maria Doyle Kennedy, donc, j’ai tendance à tellement m’extasier sur le talent de Tatiana Maslany que j’en oublie de dire que tout le casting est excellent).

Avant cela, Sarah fait toutefois une pause dans le couvent où est réfugiée Helena pour lui rendre une petite visite. Si la scène n’a a priori aucun intérêt autre que nous apprendre qu’Helena écrit ses mémoires (ça m’a fait rire), elle renforce de manière poignante les liens entre les deux sœurs. Sarah explique avoir enfin compris le lien avec Kira, ce rêve qu’elle faisait dans le 4×01 et qui lui a permis de rester en vie – qui n’est pas sans rappeler ceux de Cosima qui voyait Delphine, d’ailleurs. Elle refuse que Rachel mette la main sur cette connexion, et je la comprends. Ce qu’affirme cet épisode n’est pas sans conséquence pour la suite, Sarah reconnaît vraiment Helena comme une partie de sa famille et c’est justement ce qui porte tout l’épisode : l’idée d’une famille contre le reste du monde, et particulièrement contre des scientifiques aux pleins pouvoirs sur la génétique et sur eux.

Bref, c’était super touchant de voir Helena et Sarah comme ça et, en plus, les effets spéciaux sont comme toujours magiques, Helena allant jusqu’à caresser la main de Sarah sur son ventre de femme enceinte. Normal, c’est juste la même actrice quoi, merde. Cela fait cinq ans, mais ça continue de me bluffer cette maîtrise technique !

Mrs S et Sarah parviennent donc ensuite à infiltrer un asile psychiatrique où elles retrouvent Coady, qui était à la tête du projet Castor et la grande méchante de la saison 3. Je dois bien avouer que j’avais oublié ce qu’elle était devenue, et pour cause : nous ne l’avions jamais su. Marc l’avait livrée à Sarah et Ferdinand avant de s’enfuir. Et sa dernière scène la voyait en compagnie de Ferdinand qui venait de tuer son chauffeur. Bref, quand Mrs S prévient Sarah qu’elle connaît cette « Alex Ripley » qu’elles vont voir, je m’attendais naïvement à un clone !

Et bien non, une saison et demi plus tard, nous découvrons donc que Coady a été retenue prisonnière par Susan pendant tout ce temps, et hébétée grâce à des médicaments. Même si ce n’est pas rappelé dans l’épisode, il faut quand même souligner que Sarah ne la déteste pas sans raison, puisque c’est de sa faute si Paul est mort (mon dieu, comment oublier le 3×06).

Coady leur apporte quelques réponses théoriques sur les débuts des expériences de Westmorland et de la rivalité des projets Leda/Castor, alors même que Cosima découvre de manière plus concrète ce qu’il en est. Tout est imbriqué et parfaitement réussi, je vous l’avais dit. Coady parvient à s’emparer du badge visiteur de Sarah avant qu’elles ne partent, donc nous la reverrons, c’est à peu près sûr. Quant à Shiobban et Sarah, elles réussissent à s’enfuir, mais pas sans être presque grillées auparavant.

Enfin, une dernière sous-intrigue s’intéresse à Kira, forcément. Comme suggéré la semaine dernière, elle continue sa crise de préadolescence en se charcutant le bras. Sarah soupçonne immédiatement Rachel, mais ce n’est pas le cas. Voyant que la situation entre Sarah et Kira est intenable, Mrs S la confie à Felix. Celui-ci obéit silencieusement à sa mère adoptive et s’occupe donc d’une Kira rebelle toute la journée. Elle veut des réponses et Helena rappelle à Sarah qu’elle ne va pas avoir le choix de laisser Kira grandir et apprendre les choses. La protéger comme elle le fait n’est finalement pas si sain. Bon, surtout que Kira est plutôt maline quoi (sauf quand elle affirme qu’elle ressemble à Sarah, faut pas déconner).

C’est plutôt bien joué. Felix retrouve également sa sœur Adèle, toujours grâce à Mrs S qui maîtrise tout son plan tranquillement. Franchement, je ne vois pas Mrs S survivre à cette saison après cet épisode où elle apparaît trop clairement comme la tête de tout ce qu’il se passe. C’est une position trop risquée pour que ça dure. Quoiqu’il en soit, Mrs S a révélé toute la vérité à Adèle sur les clones.

C’est un peu dur à avaler, sachant que nous avions vu Adèle pour la dernière fois dans le 4×09 où Felix refusait justement de lui dire quoique ce soit sur les clones pour la protéger. Mrs S passe donc au-dessus de cette décision de protéger Adèle (qui de toute manière en savait déjà trop puisqu’elle avait rencontré Sarah, Alison et Helena) et je dois dire que c’est tant mieux. En effet, je suis content de retrouver l’humour apporté par Adèle, surtout que la tonalité humoristique de la série a du mal à survivre sans Alison et Krystal. Alison me manque malgré tout, mais j’avais oublié que j’adorais autant Adèle, donc c’est quand même une bonne chose de la revoir.

De toute manière, il y a encore tellement de personnages que je veux revoir et qui ont besoin d’une conclusion (Shay, Art, Angie, Maddie, Krystal, Cal…), mais il semblerait que les scénaristes ont bien un plan pour ne pas laisser d’angles morts dans la série. Je vends la peau de l’ours (non, pas celui de Mud, promis) avant qu’il ne soit tué, mais la réapparition d’Adèle comme alliée sort tellement de nulle part que j’ai toute confiance pour la suite. Mrs S ne mentait donc pas la semaine dernière quand elle disait à Sarah qu’elles n’étaient pas à court d’alliées, il fallait juste réfléchir en-dehors du cadre habituel pour le voir, car moi je pensais presqu’uniquement à Scott et le gérant de la boutique de comics (mais comment tu t’appelles toi ?).

Adèle ? Oh, elle est là pour aider à retrouver l’argent dépensé par Rachel de manière à obtenir plus d’infos sur Westmorland tout en nous montrant que Sarah a désormais pleine confiance en Mrs S, alors que Felix est lui un peu vexé (et il y a de quoi), certes, tout en acceptant que Mrs S a bien fait de tout raconter à Adèle. La famille est donc plus soudée que jamais autour d’une Mrs S la dirigeant dans cet épisode, et vous comprendrez que ça ne me rassure pas pour la mi-saison de la semaine prochaine.

En tout cas, cet épisode apportait énormément de choses en s’appuyant beaucoup sur son passé, mais il a eu un rythme un peu moins soutenu en ce qui me concerne, avec surtout une absence d’humour un peu dommageable. M’enfin, c’est vraiment histoire de pinailler et de justifier cette note un peu moins bonne, parce que franchement, les retours d’Adèle, Susan et Coady étaient d’incroyables surprises pour moi ! En ce qui concerne Adèle, je pensais naïvement qu’on aurait de nouveau droit à des scènes Delphine/Felix moi. Oh, d’ailleurs, Felix nous annonce qu’il fait une expo dans trois semaines, ça sent la fin de saison OU l’épisode de retour pour Alison.

Quant à la toute fin d’épisode, elle voit Westmorland et Susan se réconcilier. Susan reprend un peu de pouvoir et Ira les espionne… Oh, il finira du côté de la famille lui, je le sens de plus en plus prêt à trahir sa Susan pour la protéger.

Non, franchement, cette série me surprend toujours et ses sources d’inspiration sont tellement nombreuses, tout est réfléchi, j’adore. Et ça me donne envie de relire l’île du docteur Moreau alors que putain, je n’aimais pas trop ce livre gamin !

05Épisode 5 – Ease for the Millionaires – 17/20
You can’t take away my humanity.

Désolé de vous avoir fait attendre pour cette critique, mais avec le Week-end en séries, j’ai été bien occupé… mais pas au point d’oublier de le regarder, je vous rassure. J’ai pris plein de notes pour être sûr de pouvoir faire ma critique tranquillement une fois minuit passé.

Je vais commencer par les à-côtés de l’épisode qui était principalement concentré sur l’île et sur Cosima. Le reste voyait un léger développement autour de Kira avec l’apport de quelques réponses supplémentaires. Bien qu’elle soit toujours insupportable, j’ai aimé qu’on voit plus Kira dans cet épisode (déjà parce qu’elle danse assise, donc ça m’arrangeait pour le Bingo, mais aussi) parce que son accident de voiture est l’un des premiers plus gros mystères de la série. C’était bien qu’il soit enfin abordé dans la mythologie de la série. De toute façon, cet épisode reprend beaucoup d’éléments de la saison 1, et c’est d’autant plus cool, parce que ça donne le vrai sentiment d’une cohérence interne. Bon, je ne sais pas si la série avait encore besoin de nous le prouver, mais en tout cas, j’ai bien aimé.

Autrement, on voit Mrs S continuer de tout gérer, mais ça paraît vraiment être une scène présente pour combler un peu de temps de l’épisode, puis de nouveau Kira qui est traitée en adulte par rapport à sa situation avec Rachel. C’était sympathique comme idée et ça fonctionne bien, surtout qu’il était question également de la connexion de Kira à ses « tantes ». Il y a tant à explorer dans les non-dits sur ce don… Quant à Felix et Adèle, ils ne sont même pas là puisqu’ils sont partis à Genève.

Voilà, c’est tout pour ce qui n’est pas l’île. Comme j’aime bien vous faire attendre sur ce qui constitue la partie la plus importante de l’épisode, je vais enchaîner sur « l’ours » de l’île. Dès le début de l’épisode, il attaque un homme qui se promenait dans les bois pendant que le loup y était. Chacun ses délires, mais c’était donc évidemment une mauvaise idée.

De là, les habitants de l’île décident de traquer cet homme qui vit dans les bois et leur pose problème depuis quelques temps. Mud est dépitée car elle ne peut rien faire pour le sauver cette fois, alors qu’elle aimerait bien continuer. Franchement, je trouve qu’on a passé un peu trop de temps sur cette intrigue qui ne se concentre que sur des personnages secondaires (pour ne pas dire tertiaires) qui ne me passionnent que peu et qui permet de se rendre compte que la météo sur cette île est bizarre puisque la terre est de nouveau enneigée. Ah c’est dur de tourner au Canada, j’imagine !

Bon, bien sûr, on a vu l’homme-monstre attaquer l’homme qui accompagnait Mud et qui voulait le tuer, avant de laisser Mud en vie. Le simple fait de voir ça permet d’humaniser le monstre, et c’est tout ce que voulait faire la série. J’ai trouvé ça un peu lourd dans le traitement comme on y a déjà eu droit la semaine dernière. L’ambiance un peu mystérieuse était sympa, mais pas assez pour ne pas me donner l’impression que c’était juste un moyen de combler du temps d’épisode et, à cinq épisodes de la fin, je n’ai pas envie de voir du temps être comblé !

Une autre sous-intrigue voit un développement plutôt intéressant autour d’Ira. Les scénaristes ont eu tendance à oublier les Castor ces deux dernières saisons, mais avec le retour de Coady, il est clair que ça ne va pas durer. Comme d’habitude, Ira passe son épisode à s’occuper de Susan (qui nous dit quand même à Rachel qu’à son âge soit on guérit d’un coup de couteau, soit on meurt… ouais, merci, mais à mon âge aussi quoi). Leur relation est tordue, mais j’aime bien comment elle apporte toujours quelques réponses et un approfondissement du personnage de Susan.

Pourtant, cette semaine, c’est bien Ira qu’il faut retenir, car celui-ci commence à buguer sévère. En fin d’épisode, on le laisse en effet quand il ferme la porte sur Cosima (j’y arrive) alors qu’il « bugue » comme ses frères en saison 3. Cela tombe bien, le protocole de Coady avait été rappelé en début d’épisode. Ce n’était pas des plus subtils, ils ont fait mieux avant… Ouais, je suis critique sur cet épisode par rapport à d’habitude. Cela doit être un mécanisme de défense à l’approche de la fin, ne faites pas attention.

J’en arrive donc à Cosima qui est au cœur de l’épisode et que j’ai cru voir mourir cette semaine. Alors oui, la semaine dernière je disais que ça n’avait pas pris ce côté danger autour d’elle, mais dans cet épisode, elle abuse tout simplement de sa chance et c’est incroyable qu’elle survive. Elle commence l’épisode par enquêter sur les mystères autour de l’homme-monstre que j’en ai marre d’appeler comme ça. Il s’appelle Yanis, on l’apprend plus tard dans l’épisode, mais voilà. Bref, j’en étais donc à Cosima qui me rappelait mes cours de SVT avec ses études d’ADN. Un peu comme moi pendant ces cours-là, Cosima finit par s’endormir et rêver… de la fin de saison 1.

Alors au départ, je ne comprenais pas bien pourquoi on avait droit à un flashback, mais il est apparu assez évident que le couple Cophine était au cœur de cet épisode. En tant que fan de la série et du couple, je dois bien reconnaître que c’était diaboliquement efficace de nous remettre dans ce contexte, surtout pour nous offrir la suite d’une scène tout bonnement mythique pour la série. Je veux dire cette fin de saison 1 était tout bonnement exceptionnelle quand je l’avais vu à l’époque et je n’aurais pas cru qu’une suite était possible. Pourtant, cette affirmation du couple fonctionne à merveille. Je me demande vraiment quand ils ont tourné ça parce que ça paraît totalement être dans la continuité de la scène de la saison 1, mais je doute qu’une telle scène soit restée dans les cartons pendant 5 ans ! Peut-être que si, mais c’est fou si ce n’est pas le cas (et si ça l’est aussi, en fait). Ma première intention quand j’ai vu cette scène était de râler, mais quand ils l’ont prolongée, j’ai trouvé que ça valait le coup.

De ce rêve, je retiens surtout qu’il était très clair dès lors que l’épisode allait une fois de plus tourner autour du couple, de sa légitimité, du rôle flou de Delphine et, en définitive, des personnages plutôt que de l’intrigue. Oh, bien sûr, l’intrigue a été développée aussi, mais cela s’est fait parce qu’on approfondissait les personnages, exactement comme lors de l’épisode sur Alison il y a deux semaines. J’étais donc plutôt très content à ce sujet-là. C’est tout bonnement l’habitude de la série, mais ce n’est pas simple à faire alors les voir le gérer est toujours un plaisir.

Cosima aperçoit ensuite Delphine, après un détour par Aisha qui lui permet de continuer son enquête (son cancer n’est pas guéri, juste manipulé !) et de mieux comprendre ce que fait P.T comme expérience et un autre détour par Mud qui lui donne enfin quelques réponses sur Yanis.

Delphine est en effet de retour sur l’île et elle entend P.T en pleine conversation avec Rachel à qui il administre le vaccin de Cosima. Cette scène a réussi à me faire détester P.T qui me laissait plutôt indifférent jusque-là, principalement parce qu’il dit que Rachel mérite plus le traitement que Cosima et les autres clones ou parce qu’il désigne Alison comme un « clone quelconque » (très mauvaise traduction pour « some random clone », mais j’écris ça à une heure du matin).

Delphine se rend ensuite auprès de Cosima et plutôt que de s’embrasser ces deux-là préfèrent s’interroger sur leurs recherches. Comme d’habitude, Cosima en raconte beaucoup trop à une Delphine qui ne lui pas la moitié de ce qu’elle sait. C’est perturbant, mais l’épisode en joue volontairement car ce n’est pas sans rappeler leur relation de la première saison. Et oui, Orphan Black nous a rendu Cophine exactement comme il était à l’époque, et ça, ça fait vraiment plaisir (sauf quand Cosima recommence à tousser, c’est bon là, elle est censée guérir arrêtez) !

Delphine est un peu dépassée par les recherches très efficaces de Cosima et ce n’est que le début. En effet, Cosima décide de se faire inviter au dîner avec P.T auquel n’est conviée que Delphine normalement. Le sale caractère de Cosima est particulièrement fou cette semaine, allant jusqu’à certains extrêmes qu’on ne lui connaissait pas. Elle refuse par exemple de porter une robe du XIXe siècle (bon, faut dire que c’était immonde, pauvre Delphine) au profit d’un costume d’homme. Alors bon, OK, pourquoi pas, mais Cosima n’avait jamais fait ça avant.

En tout cas, j’ai eu l’impression que Tatiana Maslany s’éclatait vraiment cette semaine. Son jeu est assez cool à observer, notamment dans la gestuelle du personnage et, en face, nous avons une Evelyne Brochu qui ne lésine pas sur les mimiques pour stopper un peu le personnage de Cosima qui n’y va pas de main morte avec PT. C’était du coup beaucoup trop drôle à regarder, mais les risques pris par Cosima sont trop énormes pour rester impuni, surtout qu’elle attaque (verbalement, donc) P.T en face de Susan puis de Rachel, qui ne se sent plus depuis qu’elle est pote avec P.T, comme l’ont prouvé sa conversation avec Susan où elle dit être son bras droit ou son entrée via un balcon au dîner final.

L’attaque de Cosima ? Oh, elle a compris les manigances de PT autour de LIN28A du génome humain. Ben, je suis heureux pour elle, parce que moi je suis un peu largué. Elle est tellement dans l’agressivité qu’elle m’a fait penser à une adolescente en crise et, non, ce n’est pas un compliment, on a déjà Kira pour ça ! Du coup, même si je le déteste, j’ai trouvé hyper malin le calcul de PT qui nous parle des parents de Cosima et la stoppe net dans son élan. Voilà, ça c’est fait. Cosima se réfugie dans l’alcool après nous avoir parlé un peu de ses parents à qui elle n’ose plus parler et bonjour les frissons encore. Elle joue beaucoup trop bien pour moi cette Tatiana Maslany.

Concernant LIN28A, parce que franchement c’est prise de tête, Cosima a donc découvert que PT manipulait la génétique pour que les organes qui arrêtent de grandir en vieillissant n’arrêtent plus de grandir, justement. Il a fait ça avec la créature dans la cave et il a fait ça avec Aicha. Sans aucun doute, c’est aussi ce qui se passe avec Kira !

Le repas vire à la catastrophe ensuite quand PT révèle que Delphine continue de dévoiler certaines infos que Cosima lui file, notamment le fait qu’elle a trouvé la cage dans le sous-sol. Cosima le prend hyper mal, ça se comprend parce que la confiance est bien brisée. Comme d’habitude quoi. Delphine est toujours entre deux chaises depuis le début de la série et je trouve que c’est plutôt bien exploité dans cet épisode qui approfondit son personnage tout en nous le laissant dans le flou.

La réconciliation entre les deux se fait par l’utilisation d’un flashback et d’un « rituel » très efficace pour calmer Cosima (les seins de Delphine doivent avoir un effet apaisant, allez savoir !).

Au-delà de ça, on commence à voir un peu plus clairement vers quoi pourrait se diriger la série avec la révélation du projet de PT et Susan qui est de récupérer les ovaires de Kira (pour les implanter à des femmes donnant ainsi naissance à d’autres bébés aux capacités incroyables et à la guérison spontanée ? pour en extraire ce qui rend cette guérison possible ?). Autrement dit, la fontaine de jouvence de Westmoreland, la ligne 20A. Nous découvrons aussi que Yanis a été mêlé l’affaire des clones. C’est vrai, ce n’était pas encore assez compliqué, il en fallait plus !

Le dîner tourne mal donc, avec une Delphine expédiée à Genève et Yanis qui se pointe dans la barraque. Alors que tout le monde se barricade, attitude logique chez l’être humain de même que chez le Castor en plein bug apparemment, Cosima décide d’aller explorer le sous-sol toute seule, encore, malgré l’ordre contraire de Mud. Je vous jure, j’en peux plus de Cosima et de sa curiosité à la con. Y a un moment faut savoir s’arrêter, on croirait voir la blonde de début de films d’horreur qui finit toujours en sang. J’dis ça, j’dis rien, mais j’aimerais bien que tu passes la saison en vie, Cosima !

Au sous-sol, Cosima retrouve PT et déclare qu’elle a tout compris (oui, ben là encore, elle a bien de la chance) : PT est en train de mourir et Yanis est son héritage. Il le conserve en vie, en pleine souffrance, pour prolonger sa propre vie. Certes.

Du coup, il propose à Cosima d’agir avec l’éthique qu’elle prône en tuant Yanis. Le truc, c’est que Cosima est aussi une femme profondément humaine et que tuer Yanis, c’est contre son éthique, même si ce serait éthique d’abréger ses souffrances. Comme en plus, Yanis a été humanisé plus tôt (vous me suivez, hein ?), la situation est complexe.

Enfin, elle ne l’est pas pour PT qui tue Yanis et enferme Cosima dans la cage. Voilà, voilà, ça c’est fait. Comme ce n’était pas un cliffhanger suffisant, nous retrouvons Delphine dans la cuisine de Mrs S (ça ne ressemble pas à ça Genève, pourtant) où elle lui dit qu’elles vont encore avoir besoin de l’aide du réseau de cette dernière (dont on ne sait toujours pas grand-chose après cinq saisons tellement il semble s’étendre dans toutes les directions et tous les groupes) pour réussir à sauver Kira des expérimentations de Rachel/Westmoreland qui ne devraient plus tarder à arriver.

Bien, malgré la migraine, j’ai fini avec une cruelle envie de revoir cet épisode. Je l’ai un peu moins aimé : les réponses apportées étaient top, les développements de personnages aussi, mais j’ai trouvé Cosima un peu trop têtue (plus elle trouve des réponses, plus elle se met en danger quoi) et j’ai surtout eu du mal à ne pas penser que certaines scènes n’étaient là que pour combler du temps. Heureusement que les scènes Cophine ont bien fonctionné niveau sentiments et que la confrontation Cosima/PT (amour/science) était exceptionnellement complexe, sinon la note aurait possiblement chuté un peu plus.

PT n’est qu’un scientifique désabusé par ses créations et la confrontation proposée par Cosima le remet à sa place d’humain. Il était intéressant de le voir rabaisser par une Cosima finalement plus intelligente, aimante et humaine que lui. Pas étonnant qu’il l’enferme, c’est dur de voir l’élève dépasser le maître quand on est le maître. En plus, Cosima a beau être la propriété de DYAD, elle affirme sa propre personnalité/humanité dans cet épisode, c’est forcément gênant !

N’empêche, la moitié de la saison est passée et je ne sais toujours pas comment tout va se terminer. Il reste tellement de possibilités et d’intrigues, c’est fou !

06.pngÉpisode 6 – Manacled Slim Wrists – 18/20
You sold your company to DYAD

Me voilà enfin avec cette critique que j’ai mis un certain temps à écrire, déjà parce que je n’étais pas chez moi ce week-end et ensuite parce qu’un chat a eu la brillante idée de me griffer les doigts, donc ça réduit un peu ma vitesse de frappe sur clavier.

La bonne nouvelle, dans tout ça, c’est que hey, Krystal est de retour ! Comme c’est un épisode 6 d’Orphan Black, ce retour annonce assez clairement le chaos à venir, et il y a tellement d’intrigues qui se recoupent que c’est un peu galère à critiquer. Bon, personnellement, ma partie préférée est complètement l’intrigue de Krystal, mais ça ne vous surprendra pas. En toute logique, elle a une chaîne Youtube de lifestyle et de tutos beauté. C’est tellement dans le personnage et tellement drôle dans le cliché, j’aime beaucoup la manière dont est écrit le personnage. Elle finit toujours par apporter des réponses cruciales sans avoir la moindre idée de ce qu’elle fait, j’adore.

Cette semaine, elle ramène donc à Art et Scott sa meilleure amie, Brie, qui a perdu ses cheveux lors d’un tuto. Elle leur demande de mener l’enquête, persuadée que celle-ci est empoisonnée. La présence de Krystal, comme toujours, apporte un tas d’humour bienvenue (ça manquait vraiment sans Alison), de quiproquos et d’énormités. En plus, Brie se révèle être un love interest improbable pour Scott, je trouve ça cool. Leurs scènes sont super drôles et ça fait un très joli couple (même si ce n’est pas super crédible).

Franchement, le personnage de Krystal est un gros cliché, mais Tatiana Maslany parvient extrêmement bien à le vendre comme crédible. Cela me laisserait déjà sans voix, mais en plus, on a le droit à une Sarah qui imite Krystal auprès de Kira et qui en fait tellement que ça en est drôle. C’est-à-dire que Krystal, qui est un personnage excessif par excellence, peut être surjouée de manière excessive par Sarah. Normal, donc…. SAUF QUE purée il n’y a qu’une seule actrice !

Au fond, cette intrigue n’était pas intéressante, mais elle est excellente grâce aux personnages, comme toujours, et parce qu’elle apporte des réponses sur ce que veut faire DYAD : modifier le niveau cellulaire de ses utilisateurs… C’est donc de la manipulation génétique à grande échelle. Bon, cela n’est pas franchement surprenant, mais vraiment bien écrit car le sujet sérieux est abordé avec beaucoup d’humour.

Pour tout arranger, le responsable de DYAD qui drague Krystal n’est autre que le vrai copain de Tatiana Maslany et on sent bien que les acteurs s’éclatent. Le personnage de la blonde un peu stupide sort avec classe de son stéréotype avec un coup de pied bien placé et une vengeance odieuse sur la barbe de ce monsieur.

Hop, peu de surprise, mais une écriture qui nous amène où elle doit de manière tout à fait fluide, donc, cette intrigue fonctionne à merveille et je veux plus de scènes avec Krystal qui est à deux doigts de tout faire tomber à l’eau (franchement, quand elle prend les choses en main à la place de Sarah, elle est drôle, mais quand elle répond à voix haute à Sarah qui lui parle dans son oreillette, c’est juste brillantissime).

Sur l’île, il semble ne pas se passer grand-chose au premier abord, alors que c’est là-bas que tout explose, un peu littéralement, en fin d’épisode. Cosima continue d’enquêter auprès de Mud, avec plus de difficulté cette semaine puisqu’elle est dans sa cage. Bien sûr, Mud a une histoire un peu tourmentée, particulièrement avec ses parents, et elle devient une pièce cruciale pour la série car c’est elle qui peu libérer ou non Cosima. Je l’avais senti venir depuis un moment, mais Cosima gère bien la manipulation de Mud (dans un premier temps en tout cas) à parler de sa propre famille (sa nièce), malheureusement aidée par les événements puisqu’elle sait que Kira va bientôt voir ses ovaires être utilisés…

…Mais également parce qu’Aicha est morte hors écran, ce qui remue assez Mud dans ses convictions pour qu’elle soit persuadée d’agir contre celles-ci. Ces scénaristes sont particulièrement vicieux pour le coup, je trouve ça odieux de tuer Aicha alors qu’on commençait à s’attacher au personnage pourtant pas très utile. C’est une enfant ! On ne tue pas les enfants, pas dans Orphan Black ! Enfin, ça, c’était avant. Pauvre Aicha.

Pendant ce temps, Ira recommence à buguer cette semaine. Il cherche donc à en savoir plus auprès de Virginia Coady, qui le manipule au moins autant que Susan, le côté creepy en moins. Pas con, Ira garde sa loyauté envers Susan même si Coady lui livre quelques informations, en plus de la promesse d’un vaccin.

Ira finit donc par aider à convaincre Mud de libérer Cosima, passant définitivement du côté de la « famille ». Et oui : maintenant que Coady est sur l’île, la mère de Rachel apprécie moyennement la tournure des événements.

Quant à Coady, elle rend une petite visite à Cosima, histoire que nous, spectateurs, comprenions mieux le conflit science/famille qui se joue. Coady propose même un job à Cosima, avant de continuer à influencer Westmoreland du mauvais côté de la pente.

Avec l’aide d’une Mud à peu près convaincue, Susan empoisonne donc Westmoreland. Malheureusement, celui-ci semble sentir ce qui est en train de se passer et libère donc Mud de la cloche qu’elle porte autour du cou en punition pour s’être droguée quelques années avant. Hop, tout le monde le sent venir : Mud trahit Susan auprès de Coady…

Il n’en faut pas plus pour que tout parte en vrille dans le plan d’évasion de Cosima et Ira : ce dernier retourne chercher Susan, mais elle s’est fait exécuter cette fois. Quant à notre scientifique préférée, elle est arrêtée par des gardes révoltés par la mort d’Aicha.

Coincée, elle, leur révèle la vérité sur Westmoreland : c’est un homme normal qui n’a pas du tout 170 ans. OK, QUOI ? Merci la révélation de dingue apportée comme un cheveu sur la soupe par un Ira de plus en plus mal en point. Susan le savait depuis le début, ce qui est suggéré sans être révélé en milieu d’épisode (c’était tellement frustrant ce secret entre eux !) : Westmoreland s’avère donc juste être un scientifique totalement taré testa tout un tas de trucs scientifiques pour prolonger sa vie avec le sang des enfants autour de lui. Là encore, c’est plus ou moins ce que j’imaginais, mais avec un twist et une écriture réussie.

Les habitants détruisent donc le village, le mettant à feu, alors que Mud comprend qu’elle s’est trompée de cas en voyant la photo de Westmoreland et Susan jeunes, en même temps. Cela doit être particulièrement dur pour elle, du coup, mais c’est bien fait (et oui, elle s’est attirée toute ma haine à trahir Cosima).

Le cliffhanger est assez clair : Cosima et Charlotte s’enfuient en bateau (et ça tombe bien, les parents de Cosima étaient apparemment en possession d’un bateau quand elle était petite) de l’île en feu, Ira est face au cadavre de sa bien-aimée qu’il ne devrait plus tarder à rejoindre vu l’avancée de sa maladie et… Kira est récupérée par Rachel après un rapide contre-temps rigolo en début d’épisode.

Oui, j’ai totalement oublié d’en parler tellement j’étais heureux de revoir Krystal, mais les premières scènes voient Kira prétendre avoir la grippe (et vomir !) pour éviter d’avoir à être remise aux mains de Rachel maintenant que son plan sera bientôt mis à exécution. Pressée par Westmoreland, Rachel se déplace en personne pour la récupérer aux mains d’une S impuissante.

Cela ne devrait pas mal nous occuper la semaine prochaine, et j’espère que l’on reverra enfin Felix (et Adèle) travailler avec Delphine. Déjà, parce que j’adore la relation entre ces deux-là et ensuite parce que ça fait deux épisodes que Felix n’est plus là. C’est un peu dommage pour une dernière saison de chasser autant ses personnages réguliers (Alison et Helena !) et, dans ce cas-là, ses excellents acteurs (Jordan Gavaris quoi). Il nous reste aussi à découvrir qui est la dernière (j’espère) source de Mrs S en plus de Delphine (allez, pourquoi pas un retour de Shay ou Cal ? Je tente ma chance, on ne sait jamais). Le réseau de celle-ci est tellement dense, faut qu’on m’explique comment c’est possible !

Du coup, c’est encore un excellent épisode qui nous a été proposé ce week-end, mais je commence à être frustré de me dire qu’on approche autant de la fin et que certains de mes personnages préférés ont déjà eu droit à la conclusion de leurs intrigues. C’est la fin dans quatre épisodes… Oh la la, je me répète dans cet article, mais je vous jure que je ne suis pas prêt, et qu’en plus, la musique de la série va finir par m’achever !

07.pngÉpisode 7 – Gag or Throttle – 20/20
But Elephant said she belongs in Wonderland

Vous vous rendez compte que c’est le septième épisode de la dernière saison et que j’avais oublié en allant me coucher qu’il serait diffusé quand je me réveillerais ? Pour ma défense, l’alcool (le champagne !), c’est très mal. En plus, avec le Comic Con de San Diego ce WE, il y avait plein de choses à voir et d’activités pour toutes les séries, alors je me suis laissé déborder ! Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas ça qui m’empêchera de vous livrer une chronique aussi complète que possible, même s’il faut bien reconnaître que c’est difficile aujourd’hui. Franchement, à la moitié de l’épisode, je pensais que j’arrivais à la fin tellement il s’était passé de choses. Toute l’action est condensée dans un rythme absolument dingue.

Avant toute chose, je vais évacuer ce qui a fait que j’ai failli ne mettre que 19 à l’épisode : nous n’avons toujours pas droit à la moindre scène avec Felix cette semaine ! Je trouve ça super frustrant et vraiment dommage pour l’acteur. Il a toujours été hyper présent dans la série, mais aussi dans les conventions et dans la promotion, et j’ai l’impression qu’il s’est fait un peu évincer cette année, c’est dommage.

Comme chaque épisode de cette saison, les scénaristes se consacrent à l’histoire d’un clone plus particulièrement, afin de faire avancer autant que possible son intrigue. Cette semaine, c’est Rachel qui y passe et son intrigue avance tellement que j’ai bien cru que, oui, elle allait y passer pour de vrai.

Tout commence par un excellent flashback qui nous montre bien que déjà jeune, elle avait le cerveau totalement retourné. Cette scène était surtout l’occasion de voir l’actrice qui incarne Charlotte réussir à manier l’accent de Rachel à la perfection. Rien que pour ça, cette série est totalement dingue : elle propose des challenges à l’ensemble de ses acteurs, même les enfants, et ils le relèvent tous comme si c’était parfaitement naturel.

Le reste de l’épisode contenait quelques autres flashbacks, permettant le retour de Leekie (c’est appréciable de les voir faire tant d’efforts pour ramener tout le monde au sein de la dernière saison) et un approfondissement des vraies raisons des agissements de Rachel. Sa soif de pouvoir a toujours été accompagné d’une soif de liberté qui montre sa fragilité malgré sa robustesse habituelle. Chapeau bas à Tatiana Maslany qui livre une énième fois une performance de malade, n’oubliant jamais de boiter et offrant à voir la fragilité de Rachel comme s’il était tout à fait normal de la jouer comme ça, alors que Sarah en a une totalement différente dans cet épisode (Kira) et que nous sommes habitués à voir celles d’Alison ou Cosima, elles aussi très différentes.

Bref, ça y est, j’ai rien résumé que je m’emporte déjà dans les louanges, mais c’était soit ça soit le vent de nostalgie qui m’a frappé de plein fouet dans cet épisode : tous les retours me font comprendre qu’on arrive aux derniers chapitres, ça fait peur.

J’ai aimé le personnage de Rachel cette semaine, mais tout est fait pour qu’on l’aime. Certes, elle apparaît d’abord comme une manipulatrice à accepter le bracelet offert par Kira (et fait par une fan de la série, me dit-on à l’instant dans l’oreillette, merci Pauline), mais rien qu’avec le flashback, je me doutais que l’épisode allait plutôt nous offrir sa rédemption. Et effectivement, petit à petit au cours de cet épisode, elle comprend que PT n’est pas celui qu’il prétend être. Son œil magique qui l’a soigné ? Oh, juste une caméra qui lui permet de l’espionner H24. Cela m’a fait penser à The Circle et je n’ai pas réussi à être totalement surpris, tellement ça paraît être un développement logique et évident. Pourtant, je ne l’avais pas vu venir : la série est juste très bien écrite pour que ce retournement un peu loufoque paraisse crédible et logique.

Partant de là, Rachel passe le reste de l’épisode à se saouler plus que moi la veille de voir cet épisode (je vous ai parlé du champagne, mais pas du rhum, ni du vin blanc), tout en manipulant tout le monde. Elle se sert d’Art pour libérer Kira in extremis lors de son transfert vers l’île, tout en faisant croire à Westmoreland, grâce à sa caméra intégrée, qu’elle est toujours le parfait petit mouton. De ces scènes, j’ai adoré le « thank you » de Mrs S qui me fait me demander si Rachel n’a pas toujours été l’informateur haut placé de Mrs S. Ce serait un rebondissement sympathique, je trouve, et pas forcément totalement incohérent car Rachel a toujours joué son propre échiquier, n’hésitant pas à tuer un clone pour survivre, certes. Toutes ses actions ont toujours été pour sa soif de pouvoir et communiquer quelques informations à Mrs S pouvait tout aussi bien lui permettre de s’assurer un pouvoir en cas de retournements de situation. Cela expliquerait aussi pourquoi elle a le numéro d’Art à portée de main, alors que jusqu’ici, on ne l’avait vu communiquer qu’avec sa coéquipière. Voilà, c’était la théorie du dimanche (même si techniquement, il est minuit passé, on est lundi), mais peu importe, Rachel change enfin de camp et libère Kira.

En fait, ça y est, Rachel a pris conscience que quoiqu’elle fasse et malgré sa soi-disant liberté acquise la veille de cet épisode lorsqu’elle a appris la mort de Susan, sa mère adoptive rappelons-le, elle serait à jamais un pion de l’échiquier de Neolution et pas seulement la reine de son propre jeu. Être à la tête de DYAD ne change rien, comme le prouve son examen gynécologique par Coady. La série a suggéré à merveille cette perte de liberté et cette impossibilité du contrôle, alors même que Rachel aime tout contrôler.

Je m’attendais d’ailleurs à voir Ferdinand débarquer à un moment dans cet épisode pour lui redonner un semblant de contrôle sur quelque chose, mais cela aurait été contre-productif. Ferdinand est un élément que nous ne devrions pas trop vite oublier, parce que Sarah doit toujours vouloir venger MK et Ferdinand doit toujours vouloir se venger sur Rachel.

Quoiqu’il en soit, Rachel finit par se crever l’œil dans une scène absolument insoutenable qui coupe sa caméra. Entendez bien : c’est insoutenable pour moi, parce que je ne supporte déjà pas de voir des gens changer leur lentille, alors se crever un œil, mon dieu quoi. Avant cela, Rachel prend toutefois le temps d’envoyer un mail avec la vraie identité de PT à l’ensemble du conseil de Neolution : « His anomaly is his ability to deceive » (« son anomalie est sa capacité à décevoir », pas son âge). Oh Rachel, je t’aime. Même dans l’urgence, tu as le sens de la formulation et de la classe, j’admire.

Les prochains épisodes devraient donc être chaotiques de ce point de vue-là et pour la santé de Rachel, que l’on laisse cette semaine dans une robe blanche maculée de sang (c’était louche, cette robe blanche). Outch.

La vraie identité de PT ? Remercions bien sûr Scott, son pote geek et… Cosima bien sûr ! Cette dernière a trouvé le chemin du retour a priori sans difficulté, mais en laissant couler son embarcation pour faire croire à sa mort et celle de Charlotte. Toutes les deux sont bien arrivées dans la cave de la boutique de comics et reprennent l’enquête, à coups de conversations téléphoniques (cette sonnerie de téléphone va me manquer !) et de Skype avec Sarah et Mrs S. C’est ainsi que la véritable identité de l’imposteur est découverte, il s’agit d’un certain John Patrick Mathieson. Oui, moi aussi, si je m’appelais John Patrick, je tournerais probablement mal.

En bref, Cosima nous fait du pur Cosima dans cet épisode, c’est cool, divertissant et utile, mais ça n’empêche pas que Felix, Delphine et Adele me manquent. J’espère vraiment qu’on finira par les voir la semaine prochaine !

Une fois la vraie identité de Jipé découverte, Sarah tente le tout pour le tout auprès de Rachel – et les scénaristes ont la bonne idée de nous faire croire que Rachel ne changera pas d’avis. Oui, je me suis laissé balader, même si au fond de moi, je me doutais qu’elle finirait par faire le bon choix car il était assez clair qu’elle se sentait malgré tout proche de Kira. Il est possible que ce qui la fasse définitivement changer d’avis n’est pas cette dépression de Sarah, mais bien Kira qui lui dit qu’elle ressemble à sa mère dans ses tics. Ah la famille.

Cette gamine est beaucoup trop intelligente de toute manière, réussissant à faire passer quelques messages codés à sa mère par l’intermédiaire de la BD qu’elle dessine. C’est un peu gros que le garde ne voit pas direct la ressemblance entre l’éléphant et Rachel, mais j’ai adoré l’utilisation du nom de code du pays des merveilles introduit la semaine dernière. C’est tout con, mais ça fonctionne bien.

Dans le pays des merveilles, c’est-à-dire sur l’île, les choses sont pourtant loin d’être merveilleuses, même si la maison de notre agitateur menteur n’a pas brûlé (dommage). En effet, Rachel se rend sur la tombe de Susan, élégamment décorée (je sens qu’il y a un message codé à la Harry Potter sur la tombe, mais je ne sais pas quoi), qui se situe à côté de celle… d’IRA ! QUOI ?

J’espère sincèrement que c’est une fausse piste et que Coady l’utilise pour une expérience, parce que franchement, c’est nul s’ils l’ont tué hors écran comme ça. Plus d’une fois, ils nous ont fait le coup de la fausse mort et cette fois, je refuse d’imaginer qu’Ira soit mort comme ça, surtout que c’était notre dernier Castor… à l’exception de Marc, bien sûr.

Ce dernier marque ENFIN son retour dans la série et j’en suis plus qu’heureux, même s’il nous fait de la merde cette semaine. En effet, la mort de son dernier frère semble le bouleverser et il accepte l’aide de Coady, après tout c’est sa mère adoptive malgré tout (et même si elle lui demande des échantillons de sperme, oui, oui) et il sort pour elle de sa cachette. Je me demande bien comment elle l’a retrouvé et pourquoi Marc accepte si facilement de trahir Helena.

Les choses ne sont peut-être pas ce qu’elles paraissent être toutefois, parce qu’au même moment, Gracie, la compagne de Marc donc, arrive au couvent pour voir Helena qui semble surprise de la retrouver (tu m’étonnes). L’épisode nous laisse là pour cette intrigue, et j’ai bon espoir que Marc et Gracie agissent d’après un plan de Mrs S. Après tout, la dernière fois que nous les avions vus, ils étaient plutôt du côté Leda que du côté Castor. Gracie a toujours eu une relation particulière avec Helena (s’échappant ensemble de la secte du poisson là), donc j’espère qu’elle est là pour la prévenir plutôt que la trahir.

Je suis en tout cas très heureux de retrouver ces deux personnages que j’aimais beaucoup et qui m’avaient manqué en saison 4. La série va vraiment gagner à être revue d’une traite car les scénaristes prennent bien le temps de tout boucler, je crois. Vous savez quoi ? Je ne voudrais pas que ça vire à l’obsession, mais j’ai de plus en plus l’impression qu’on aura quelques informations sur Shay également. Ils prennent tellement le temps de réintroduire toute la saison 3, ce n’est pas possible autrement. J’espère.

Et voilà, en gros, ce qui constitue 98% de l’épisode. Il me reste donc à parler d’Alison qui, comme d’habitude, a son intrigue totalement séparée de ses sœurs. Oh bien sûr, on nous la réintroduit dans un Skype avec elle où j’étais perturbé de la reconnaître malgré l’absence de sa frange, couverte par une serviette de bain… Mais lorsque Donnie retrouve sa femme, il la retrouve avec une nouvelle coupe plus ou moins punk rock. Et là, c’est atroce.

Oui, c’est Alison dans la voix et dans quelques mimiques, mais le doute subsiste et il faut bien en parler : est-ce que c’est vraiment Alison ? A priori, oui, quand même, les deux scènes où on la voit semblent le prouver. Elle a beaucoup changé après sa retraite en Californie, au point d’abandonner ses ciseaux et de les remplacer par un piano, mais du coup… Est-ce que c’est vraiment elle ou un dernier clone ? A trois épisodes de la fin, la question est légitime, je crois. Attendez, quand même, elle a même un tatouage (et ils ont encore réussi à me faire rire avec Donnie qui le déchiffre mal). Franchement dans les interactions entre ces deux-là, ça semble bien être Alison, mais je me méfie tellement de tout dans cette série. La gestuelle paraissait un peu off par moment… mais est-ce que c’était parce que c’est un nouveau clone ou simplement parce qu’elle a enfin lâché prise ? Aucun moyen de le savoir pour l’instant, mais ça m’intrigue.

J’étais pourtant heureux d’enfin la retrouver, elle, son thème musical et son humour improbable (la tronche de Donnie quand elle jette le pistolet de la saison 1 en faisant un grand geste avec dans sa direction aha) mais ça nuance un peu ma joie d’avoir un doute. Cette série m’a rendu totalement parano et ce sera bientôt terminé. Je ne veux pas que ça s’arrête, moi !

Cette fois, c’est vraiment tout pour cette semaine, mais vu la longueur de cette critique, ça vaut mieux comme ça, je crois. Il ne reste que trois épisodes mais les choses avancent tellement vite que je ne me fais aucun souci sur la résolution de l’histoire. Il faut bien avouer que j’ai eu peur pour la survie de Rachel cette semaine et si j’en arrive à même m’inquiéter pour la clone la plus détestable de la série, je pense qu’ils peuvent tout me faire vivre. J’ai surtout peur qu’ils décident de les tuer une à une maintenant. La fin parfaite de la série à ce stade ? Delphine et Cosima prennent la tête de DYAD et adoptent Charlotte. Voilà, touche de rêve avant retour à la réalité difficile la semaine prochaine !

08.pngÉpisode 8 – Guillotine Decides – 20/20
OK, it’s been a good one. …Chickens.

Et bien voilà. Ce qui devait arriver arriva. Tout indiquait la mort d’un personnage dans cet épisode : le titre, le fait que ce soit la dernière saison, le premier plan de l’épisode qui est un cadre photo de Sarah et Felix en noir et blanc… Oui, je n’étais pas prêt, mais je m’y attendais. Une mort. Pas trois. Et pas comme ça, putain. Et ils m’ont en plus totalement baladé, car je m’attendais à la mort de Felix avec ce tout début, puis ils ont fait un plan de Mrs S et j’ai compris, mais j’ai continué à avoir peur pour Felix.

En fait, c’est juste tellement de putain de logique que ce soit Mrs S. Cela fait plusieurs épisodes que je le dis qu’elle ne passera pas la saison, mais putain, ce n’est que l’épisode 8. Cet épisode était juste complétement malade, et ils n’ont même pas eu besoin des effets spéciaux pour cela. Juste de l’intrigue et de leurs acteurs talentueux. C’était atroce, car tout indiquait que nous suivions les derniers moments joyeux de la famille/de la série (avant le final, j’espère) et c’était juste à pleurer, sur toutes les intrigues.

C’est étrange, car il se passe finalement très peu de choses dans cet épisode du côté de l’intrigue, car c’est très concentré sur l’ensemble des personnages. En revanche, quand on arrive à la fin, on se rend compte que des pas de géant ont été faits dans toutes les intrigues, arrivant même à certaines conclusions que je ne pensais pas voir avant l’épisode 10.

Outre la première scène qui voit Mrs S s’inquiéter pour Sarah, l’épisode repart sur l’intrigue Rachel, logique après le cliffhanger de la semaine dernière. Quelques scènes bien gores plus tard, Rachel est de nouveau en convalescence avec un œil de moins et se retrouve face à face avec un Ferdinand sorti de nulle part pour la sauver.

De nulle part ? Bien sûr que non. C’est encore un coup de Mrs S, qui allons savoir pourquoi, travaille avec lui et Delphine en secret depuis le début de la saison. C’était donc bien Rachel le contact haut placé de Mrs S, seulement, c’était par l’intermédiaire de ce psychopathe de Ferdinand. Toutes les réponses sont données dans cette scène et on sent bien que la fin approche, avec une Mrs S qui manipule Rachel autant qu’elle peut, lui mettant la carotte de la liberté sous le nez.

Les scénaristes conservent malgré tout le suspense sur la décision de Rachel : elle peut soit être égoïste, ce que lui conseille Ferdinand, et s’assurer son pouvoir/sa liberté, soit aider ses sœurs et Mrs S. C’est bien sûr cette deuxième option qu’elle choisit, mais je dois bien avouer que j’avais quand même un doute jusqu’au dernier moment. Finalement, Rachel a bien envoyé Ferdinand se faire buter par le conseil de Neolution, mais ce plan échoue.

Du moins, cette partie. En effet, de son côté, Mrs S récupère bien les données qu’elle voulait et a désormais de quoi exposer les manigances de Neolution au grand jour. Et voilà comment quatre ans et demi d’intrigues parviennent à leur conclusion naturelle. Magnifique, mais j’y reviendrais plus bas, je vais d’abord en finir avec l’intrigue de Rachel, qui a le droit à une visite un peu énervée de Ferdinand. Trahi et malgré sa haine, celui-ci ne parvient pas à tuer Rachel – des remords qu’on aurait aimé le voir avoir avec MK. Qu’à cela ne tienne, il a appris que Mrs S avait les données dont il avait besoin pour récupérer du pouvoir – et donc ne pas se faire tuer par les Neo (ce qui lui pend au nez depuis tellement de temps que ce serait pourtant kiffant).

Il se rend donc chez elle, et par chance, elle est avertie par Rachel. Shioban arrive donc dans sa maison complétement retournée par Ferdinand sans pour autant avoir ce qu’il cherche, mais en ayant un flingue en main. La conversation entre les deux se fait donc avec la plus grande des tensions, la musique nous indiquant bien vers quoi on se dirige.

Et cela ne manque, Mrs S se fait tirer dessus, alors qu’elle pensait pourtant que Ferdinand n’oserait pas. Un peu comme Paul il y a quelques saisons, elle réunit encore assez de force pour se rasseoir dans le fauteuil du début d’épisode et manipuler Ferdinand pour qu’il lui donne la photo de Sarah et Felix. Manipuler ? Et oui, une énième arme de secours y est cachée, ce qui est logique après sa nuit de veille du début d’épisode.

Shioban nous débarrasse donc de Ferdinand grâce à une balle dans la gorge bien placée. Que c’est jouissif de le regarder se voir mourir et de voir S lui survivre pour quelques poignées de secondes. Après quelques instants passés à observer ses enfants, Mrs S meurt donc, seule dans son salon, et la musique s’arrête. Boum. Prends toi ça dans la face pour bien commencer ton dimanche.

Bon, techniquement, c’est impeccablement maîtrisé tout au long de l’épisode : Maria Doyle Kennedy joue toujours aussi bien et les scénaristes savent accompagner ce personnage clé de l’intrigue dans ses derniers instants qui sonnent très justes. Ils prennent le temps de lui dire au revoir, tout en préparant le terrain pour la fin de saison : sans elle, Sarah et Felix vont être totalement perdus (je ne suis pas prêt à voir cette scène où ils vont découvrir sa mort), surtout qu’il n’y a aucune vengeance possible, car elle s’est vengée elle-même. Mrs S a bien écrit une lettre en milieu d’épisode, qui avait tout d’une lettre de suicide : elle savait très bien les risques qu’elle prenait. Reste à savoir si cette lettre est dans le bouquet qu’elle donne à Felix ou simplement planquée chez elle.

Oui, elle donne un bouquet à Felix car oui, Felix, Adele et Delphine sont enfin de retour de Genève. Il est très frustrant de constater que ce détour n’a un peu servi à rien dans la série à part éloigner une partie du casting pour régler d’autres intrigues, mais leur retour est plutôt bien joué.

En effet, il est déjà temps pour Felix d’avoir son vernissage. Il en avait été question il y a quelques épisodes et je pensais que ces moments joyeux seraient pour la fin de saison. Tu parles, ils sont pour aujourd’hui et sont clairement le calme avant la tempête. Même en sachant que tout va forcément déraper, c’était très réussi.

Nous avons droit par exemple à une dernière conversation Skype de la famille, même s’il manque Alison pour que ce soit complet. D’ailleurs, si j’ai bien un regret dans cet épisode, c’est que S n’ait aucune interaction avant Alison. On ne peut pas tout avoir, je sais, et cette scène était déjà bien sympathique (et drôle avec la fessée de Felix à Adele, normal la relation frère/sœur !). Avec ce vernissage, l’épisode s’occupe beaucoup de Felix et de ses relations familiales, ce qui permet une conclusion à une intrigue commencée il y a fort longtemps. Il s’est beaucoup cherché et s’est finalement trouvé dans son art, dans sa « galaxie de femmes » qu’il peint et représente.

Côté cœur, la série nous fait la surprise de nous sortir Colin de derrière les fagots, oui, oui, le médecin légiste du pilot qui était plus ou moins (surtout moins) en couple avec Felix. Les retrouvailles entre eux se passent tellement bien qu’ils se comportent franchement comme un couple cette fois. Le vernissage se déroule évidemment sous les ordres d’une Alison transformée, mais ayant encore un peu de mal à lâcher prise malgré ses efforts. Contrairement à la semaine dernière, j’ai totalement retrouvé Alison cette semaine, malgré la coupe de cheveux différente et un personnage plus cool. Je pense que mes doutes n’étaient pas fondés, et c’est tant mieux. Le clone apporte tout l’humour dont l’épisode avait besoin, mais disparaît assez vite de la soirée, au profit de Cosima et Scott.

Et oui, Felix a accepté que les clones viennent lui rendre visite au vernissage, mais il ne peut dévoiler la vérité. Tout le monde pense donc qu’Alison et Cosima sont en fait Sarah, ce qui permet à chacune de passer le voir à tour de rôle. C’est une excellente idée : les relations de Felix avec chacune sont brillamment mises en avant. Avec Alison, c’est l’organisation de la soirée et le début ; avec Cosima, on entre vraiment dans la fête. Elle se met donc à danser sur la tête de Rachel, une scène absolument géniale que je ne savais pas que je voulais voir.

La fête bat vraiment son plein à ce moment de l’épisode et c’est très jouissif à voir : Cosima danse avec Scott un bon moment, puis retrouve Delphine et la fait danser à son tour. Concernant Delphine, il est à noter que le couple s’est retrouvé hors écran et que c’est un peu dommage. Toutefois, il y avait beaucoup à gérer dans cet épisode, donc ça se comprend également. Après ses manigances avec Mrs S, Delphine vient donc profiter de la soirée et acheter le tableau de Felix représentant Cosima. Bien évidemment.

Delphine et Cosima ne restent finalement pas si longtemps : la française récupère les données exposant Neolution des mains de Mrs S, hors écran également, pour pouvoir les publier en toute sérénité avec Cosima. Autant dire que la scène est chargée en émotion car il s’agit là aussi de la conclusion de l’intrigue du couple, ni plus, ni moins. La scène fait écho à la fin de saison 1, une fois de plus, puisqu’elles sont toutes les deux devant l’écran de l’ordinateur qui va permettre d’exposer au grand jour les manipulations génétiques dont sont victimes beaucoup de gens, et pas seulement les Leda.

C’est Cosima qui se voit accorder le droit de tout balancer, après un travail de fou sur quatre saisons. Que c’est beau de voir cette conclusion, de voir Cosima rire et… craquer. Que c’est encore plus beau de lire, après l’épisode, que cette scène était simplement un moment d’émotion et que c’est Tatiana Maslany qui craque, en fait, pas Cosima. Tu m’étonnes que ça paraisse si sincère à l’écran, après. J’aimerais dire qu’elle joue bien, une fois de plus, mais non, en fait, c’est juste qu’elle ressent bien les choses. Mais bon, je ne vais pas repartir une fois de plus dans un éloge de Maslany, vous connaissez la chanson.

Au vernissage, Sarah peut désormais arriver maintenant que Cosima est partie. Cela permet de la voir s’attaquer un peu à S car elle a appris d’Adele que Mrs S bossait avec Ferdinand. Et oui, c’est un épisode tourné vers la famille, donc bien sûr Adele et Sarah ont droit à des scènes qui permet de les réconcilier une bonne fois pour toute. Mrs S annonce à ses enfants la bonne nouvelle sur Neolution qui va être exposé au grand jour et tous font donc la fête. Felix nous concocte un magnifique discours de remerciement qui ne peut que toucher, où il remercie toutes les femmes de sa vie (pardon), Sarah, Adele et bien sûr Shioban. Bref, on se centre sur la famille, mais aussi et surtout sur l’humain. Orphan Black a toujours déchiré dans ce type de scène et je trouve que ça ne change pas cette semaine. Vous voyez, je vous l’avais dit qu’ils avaient trouvé le moyen de dire au revoir au personnage de la meilleure des manières, rendant encore plus touchantes les dernières secondes de l’épisode sans musique.

Un au revoir réussi donc, et c’est totalement ce à quoi n’a pas le droit Gracie. Je suis bien sûr dégoûté de voir qu’ils ont fait revenir le personnage auprès d’Helena pour mieux la tuer. En effet, Gracie n’était là que pour espionner Helena pour Mark. Seulement, au contact de son amie (pour ne pas dire mentor), Gracie culpabilise de cette trahison. Il faut dire qu’Helena la recueille au couvent comme sa propre famille, ne lui disant pas autre chose que ça : elles sont de la même famille et les bébés d’Helena sont aussi sa famille. C’est une scène très touchante qui explique que Gracie fait le choix de mentir à Mark. Pas de bol, Coady est loin d’être stupide et envoie ses hommes de main au couvent.

Bien sûr, on pense qu’Helena comprend juste à temps ce qu’il se passe, mais non, Maddie (la revoilà elle, je l’avais oubliée aussi) débarque et s’occupe d’enlever Helena, avec plusieurs hommes, hein, parce que même enceinte, Helena peut encore se défendre. Malheureusement, elle ne peut pas faire grand-chose pour sauver Gracie qui se prend une balle dans le crâne sous les yeux d’Helena.

Non mais sérieux, mais pourquoi ? Je suis tellement frustré de cette fin pour ce personnage que je suis le seul à aimer, mais pire que tout pour Mark. Franchement, il n’aura jamais d’explication sur le mensonge de Gracie, jamais de conclusion à leur histoire, jamais rien et j’aurais presque préféré ne pas les revoir si c’est pour finir comme ça. Au moins, partir en train, c’était un peu poétique. Là, c’est juste déprimant, mais bon, avec cet épisode, c’est un peu le sentiment dominant.

Et oui, c’est déprimant, parce qu’il ne reste plus qu’une heure et demi pour cette série et qu’il va falloir lui dire au revoir alors qu’elle est franchement au top de sa qualité. C’est déprimant aussi parce que nous en sommes à trois morts dans cet épisode, donc je suis vraiment inquiet de la manière dont ils vont réussir à conserver ce rythme de dingue des dix dernières minutes de l’épisode. L’histoire racontée est parfaitement maîtrisée jusqu’ici, toutes les pièces se mettent en place et ils continuent de les dévoiler en insistant plutôt sur les personnages que sur l’intrigue. Je n’en demande pas plus, bien sûr, mais ils réussissent même à nous caser un instant d’hommage à Beth entre Art et Sarah. On vient de loin, quand même !

Un dernier point sur les garde-robes dans cet épisode : j’ai adoré le t-shirt « The future is female » de ce personnage dont je ne connaîtrais décidément jamais le nom, mais aussi le « Follow your own path » de Kira. Bien joué. Oui, parce que Kira est un peu évacuée en début d’épisode, mais elle était là aussi et elle a enfin rencontré Charlotte ! Je ne doute pas que ça repartira de ces deux-là la semaine prochaine maintenant que toutes les intrigues des vies persos de chacun (hormis Sarah et, peut-être, Krystal/Tony) sont réglées.

Adieu Gracie, adieu Ferdinand, adieu Mrs S. Vous allez me manquer, plus ou moins, quand même, pour ces deux derniers épisodes. Et je ne te remercie par Shioban, parce que plus jamais je n’entendrais le mot « chickens » de la même manière désormais. Quelle fin ! Quel cliffhanger ! Trop d’émotions.

09.pngÉpisode 9 – One Fettered Slave – 20/20
You killed your own sisters. You stink like an animal. What kind of mother would you be ? 

Bon et bien cette fois, plus de doute, on se dirige vraiment vers la fin et c’est horrible à envisager. Je ne prends même plus la peine de réfléchir à la note, tellement cette saison me met dans tous mes états à chaque épisode. Si vous n’avez pas encore compris à ce stade de la saison que je suis juste complétement fana d’Orphan Black, je ne peux plus rien pour vous ! Le résumé de l’épisode a suffi à me donner envie de sauter par la fenêtre, alors je ne vous explique même pas la suite. Enfin, si, justement, on est là pour ça, un peu quand même.

Cette semaine se concentre sans trop de surprise sur Helena. On aura vraiment droit à chacun des clones cette saison, donc la semaine prochaine sera probablement centré sur Sarah, mais il reste tant de choses que j’ai envie de (sa)voir et si peu de temps. Bon, Helena s’est donc fait enlever il y a quatre jours et c’est uniquement maintenant que Coady se prépare à la faire accoucher. La disparition d’Helena va logiquement être le moteur de l’épisode, mais elle permet aussi quelques flashbacks car elle est droguée pour rester inconsciente autant que possible.

À propos des flashbacks… Passé la surprise du changement d’actrice pour incarner une jeune Maslany, force est de constater que le casting est vraiment bon car la ressemblance avec Helena m’a frappé… une fois le make-up en place. Il était temps qu’on apprenne d’où Helena tirait ses cheveux et ses yeux défoncés, et c’est chose faite : parce qu’elle mangeait en cachette (forcément, c’est Helena), elle a pu voir une des sœurs du couvent où elle était se masturber. Celle-ci l’a un peu mal vécu et lui a tout brûlé avec de l’alcool sous les yeux de Sœur Irina. Sympathique.

Le pire dans tout ça, c’est que j’ai trouvé le moyen d’en rire, alors que c’est juste dramatique. Faut dire, c’était marrant de voir Helena, après tout ça, sortir son biscuit et se remettre à manger comme si de rien n’était. Devenue blonde, Helena se fait donc recueillir par Thomas, comme prévu. On la voit grandir en jouant aux Barbie, une scène qui elle aussi a réussi à me faire rire et oublier un peu le chaos qui régnait dans le présent. Tant qu’on est dans les flashbacks, nous avons le droit de voir Helena être complétement manipulée par Thomas et tuer sa première sœur, avant de se penser l’originale. C’est beau et ça permet de nous rappeler le chemin parcouru par le personnage pour en arriver à la saison 5, le tout avec utilisation toujours parfaite de son thème musical.

Dans le présent, en revanche, rien ne va pour Helena. Elle n’arrive pas à dire à Mark que Gracie est décédée et passe une bonne partie de l’épisode inconsciente, dans les mains de Coady et Westmoreland, qui pète un câble et nous revient chauve. Des tensions apparaissent au sein de ce couple de méchants quand Westmoreland veut accélérer l’accouchement d’Helena, qui est bien sûr la raison de son enlèvement. C’est sympathique à voir, mais j’espérais naïvement que Coady allait donc se rebeller.

Pensez-vous donc. Elle obéit sympathiquement à tous les ordres de son PT et va jusqu’à tuer Mark en abusant de sa confiance et en le piquant avec une seringue qui l’endort. Sérieusement, je n’ai plus de mots. Ils ne pouvaient pas juste laisser Gracie et Mark tranquilles au soleil ? Je suis tellement dépité du sort réservé à ce couple maudit. Je ne dis pas qu’ils ne méritaient beaucoup mieux, mais quand même, j’aurais aimé une fin différente parce que là… c’est juste triste à voir. Vous me direz, je suis l’un des seuls à être aussi attachés à eux. Il n’empêche que j’attendais plus et mieux pour eux. Là, c’est énervant et révoltant, ils ne sont vraiment que des pièces de l’échiquier jusqu’au bout. Cela m’a rappelé MK et son sacrifice inutile. Cette série gère un peu trop bien les morts de la moitié de ses personnages cette année, je suis dégoûté.

Puisque j’en parle, évidemment, l’épisode reprend aussi à l’enterrement de Mrs S. J’en ai vu des enterrements à la télé, mais j’ai rarement été aussi touché. Il faut dire qu’il est rare que je sois autant à fond dans une série, c’est sûr. La crise de larmes de Kira, pas si mal jouée, est déjà dure à encaisser, mais alors Felix qui lit la lettre de S, c’était horrible. Bon, par contre, Donnie ne la connaissait pas tant que ça, pas la peine de pleurer tant mon p’tit. Peu importe, je retiens de l’enterrement que Mrs S a probablement laissé un message caché à ses enfants dans la lettre. La formulation me paraissait un peu bizarre, ce « rappelez-vous mon nom » là. Je sens que nous ne sommes pas au bout de nos surprises de ce côté-là, je l’espère en tout cas, car Mrs S serait ainsi une clé de la série, jusqu’au bout.

En tout cas, il me semble que la semaine dernière j’imaginais la découverte du corps… ben c’est une excellente chose qu’on n’y ait finalement pas droit, car je n’aurais pas tenu, je crois. Voir Cosima et Alison en parler était déjà bien assez éprouvant.

Pas le temps de s’attarder trop sur la perte de Mrs S, néanmoins, car Helena a besoin d’aide. J’aime la manière dont Tatiana Maslany a parfaitement joué (sans blague ?) le deuil de Sarah, qui paraît vraiment paumée pendant une bonne partie de l’épisode, même quand elle ne l’est pas, genre dans sa scène avec sœur Irina. La pauvre n’a pas une minute de répit, mais Art s’arrange pour lui laisser en allant questionner Rachel avec Felix. Les choses se déroulent si vite, mais on a malgré tout eu droit à une jolie scène de Skype, encore, toujours !

Sarah déprime pendant que Felix et Art gèrent comme il faut pour retrouver Helena. Cette fois, Rachel leur donne toutes les infos qu’elle a et ça permet de comprendre que l’ensemble des dirigeants de Neolution est en train de se faire exécuter. J’aurais aimé voir la mort de Van Leer, mais c’est quand même excellent de savoir que ces inconnus qui ont dirigé la série se font tous tuer comme ça (ça ne vaut pas Alias, mais j’aime).

Malheureusement pour elle (et tout le monde), Rachel ne sert plus à grand-chose, car elle n’a pas d’informations après tout ce qu’elle a fait à PT. J’aime beaucoup néanmoins le rôle que Scott a réussi à jouer cette semaine pour la « surveiller » alors qu’elle voulait partir en avion. Felix et Art continuent leur enquête et parviennent ainsi à monter un plan qui fonctionne pas trop mal pour retrouver Helena. Au passage, Art tue néanmoins quelqu’un à son tour, un fameux personnage dont je n’aurais jamais véritablement compris le rôle cette saison, alors qu’il avait plein de réponses en tant qu’homme de main de Westmoreland.

Voir Art basculer du côté du meurtre (par légitime défense, certes) en dit long sur l’approche de la fin de saison, quand même. Sarah décide de reprendre ses esprits pour sauver Helena et se fait donc passer pour Rachel. Oh la série a beau essayé de nous garder un semblant de suspense pour nous faire croire que c’est bien Rachel dans le coffre de la voiture, on connaît suffisamment les personnages pour savoir ce qu’il en est. De toute manière, ça se voit. Même si c’est la même actrice. Sorcellerie, je vous dis.

Rachel/Sarah est donc emmenée… dans les locaux de Dyad, bien sûr, surtout que ça presse car Kira a senti Helena sur le point d’accoucher. L’entreprise joue un tel rôle dans la série que je ne sais même pas ce que je trouve surprenant dans cette décision scénaristique de baser les derniers instants d’action de la série (j’espère) là-bas. Cela permet en plus de donner un super rôle à Scott (décidément aujourd’hui) qui infiltre avec son pote Dyad comme si de rien n’était. Ils sont trop fort, j’ai adoré l’idée. Il permet en plus à Art de rentrer dans Dyad en déclenchant l’alarme… ce qui nous promet une confrontation avec Maddie la semaine prochaine. Cette dernière était beaucoup trop présente en tant que garce dans cet épisode, y compris au commissariat que l’on a revu et qui est bouleversé par les révélations sur Neolution.

Avant tout cela, Coady a eu la bonne idée de parler tout gentiment à Helena (hmm non, elle lui a juste dit qu’elle était une sombre merde qui ne mérite pas la maternité), ce qui fait que cette dernière, ne parvenant pas à s’enfuir, décide de se suicider. Cela suivait de peu la mort de Mark, alors autant vous dire que je n’en menais plus large à ce stade de l’épisode. Fort heureusement, c’est finalement une excellente idée de la part d’Helena.

En effet, Sarah ne réussit pas à se faire passer pour Rachel bien longtemps (enfin juste assez longtemps pour que l’on connaisse toute la vie intime de Rachel quand même, merci PT) et est démasquée rapidement, ce qui fait que Maddie et PT sont sur le point de la tuer… Quand Coady débarque et annonce avoir besoin de son sang.

Alors, certes, j’ai eu un élan de sympathie pour Coady à ce moment-là, mais ça n’efface pas tout le reste. Du coup, quand Helena lui fracasse le crâne à quelques reprises, j’ai juste eu envie d’applaudir. De toute façon, j’avais déjà envie d’applaudir Tatiana Maslany (oui, oui, d’applaudir tout seul comme un idiot depuis ma chambre) pour la performance de dingue de la tentative de suicide et de la transfusion. Sarah est tellement à bout…

Grâce à l’alarme qui s’est déclenchée et à ce sourire psychopathe d’Helena qui nous a mise K.O Virginia Coady en moins de temps qu’il ne faut pour lire cette phrase, Sarah et sa jumelle peuvent donc enfin s’échapper de Dyad, discrètement on espère parce qu’il y a la masse de journalistes devant… Enfin, tout ça, c’est sans compter sur Helena qui perd les eaux pile à ce moment-là.

Oh. Ben oui, bien sûr, évidemment. Et si on regardait Tatiana Maslany faire accoucher Tatiana Maslany la semaine prochaine, hein ? Je n’en peux plus de cette série. L’épisode est passé tellement vite, et il s’est passé tellement de choses ! La semaine prochaine marquera la fin de PT (j’espère) et le renouveau des Leda avec la naissance des bébés d’Helena. Je sais d’avance que je vais pleurer comme un bébé, moi, en tout cas, et j’ai tellement peur pour Sarah, et pour Scott même s’il vient d’être mis à la porte, et pour Delphine (mais qu’est-ce que tu fous en France ?), et pour tout le monde en fait. Il y a déjà eu trop de pertes en deux semaines, je veux juste qu’on passe directement à un happy end.

Enfin, s’ils décident bien de nous en offrir un. Je vais mal le vivre sinon. Bon, OK, de toute façon, je le vis déjà mal que ce soit la fin. C’est pas faute de l’avoir martelé dans toutes mes critiques pour m’y préparer !

Capture d'écran 2017-08-13 14.59.00.pngÉpisode 10 – To Right the Wrongs of Many – 20/20
I don’t know how to be happy.

Sans objectivité aucune, je mets un 20 à ce dernier épisode qui a su conclure la série sans laisser trop de questions en l’air et surtout sans changer sa formule d’écriture habituelle : les personnages d’abord.

Ainsi, on commence par un flashback de Sarah hésitant à avorter de Kira. Il fallait bien un épisode avec des flashbacks pour Sarah histoire de boucler la boucle. Ils sont sympathiques, apportant un parallèle avec Helena et permettant surtout le retour de Mrs S pour un dernier adieu à l’actrice. De ce point de vue-là, c’est réussi, car sa dernière scène est tout simplement l’accouchement de Sarah.

Cet accouchement de Sarah nous est montré en parallèle de celui d’Helena. Oui, les scénaristes ont beau mettre l’accent sur les personnages, il en faut aussi pour l’action et les vingt premières de l’épisode se transforme en moments insoutenables où l’on apprend que Virginia est encore en vie (mais comment ? MEURS). Du coup, elle se lance à la poursuite d’Helena et Sarah, surtout quand elle n’a plus de nouvelles de Maddie.

Celle-ci s’est fait maîtriser un peu trop simplement par Art. Je m’attendais à une petite confrontation, mais il l’attaque par derrière et la menotte. Il faut bien dire qu’elle le mérite un peu. De son côté, Westmoreland paraît encore plus affaibli que dans l’épisode précédent et n’apprécie pas trop qu’on lui fasse remarquer, au point de tuer son homme de main, une scène que l’on voit arriver pour ce pauvre petit pion qui se fait tirer dessus sans préavis.

Art retrouve Sarah dans un jumpscare que nous avons parfaitement su résoudre avec Pauline, avec un « Ah putain, c’est Art » en cœur (oui, je n’étais pas tout seul pour voir cet épisode, #CloneClub oblige), et tous deux mettent au point un plan pour aider Helena qui est toujours sur le point d’accoucher et que Sarah a abandonné seule en sous-sol. Forcément, Virginia est la première à retrouver Helena et elle réussit également à prendre Art en otage. Le stress est à son comble, mais comme Helena est armée, il reste largement une chance pour qu’ils s’en sortent.

Et effectivement, sans trop se consulter, ils mettent en place un plan qui permet de buter (non, franchement, il n’y a pas d’autres mots) Virginia très rapidement.

De son côté, Sarah est à la recherche d’équipement médical pour aider Helena, mais le laboratoire a été complétement vidé par les hommes de main de Westmoreland. Elle ne peut pas le savoir, mais Virginia a déjà apporté tout ce qu’il fallait auprès d’Helena, de toute manière. Reste que le laboratoire n’est pas tout à fait désert car Westmoreland est encore là.

La confrontation entre Sarah & PT est quelque chose que j’ai attendu toute la saison, et je suis content de la manière dont elle se déroule. Sarah est concrètement dans une cage d’où elle ne le voit pas, ce qui lui permet de jouer au Dieu. Pas de bol, Sarah réussit tout de même à lui tirer dessus. S’il est à deux doigts de nous la tuer de la pire des manières qui soit (quand même, Tatiana ressemble à un cochon avec du plastique sur le visage, au secours), un petit coup de pied réussit à le mettre K.O. Cette fois, Sarah récupère sa liberté en lui explosant le crâne, une scène aussi dégueulasse à voir que jouissive. Non, franchement, j’ai éclaté de rire quand j’ai vu le résultat de son attaque.

Ainsi, nous nous débarrassons des deux grands méchants assez vite dans l’épisode et tous les deux ont la mort parfaitement jubilatoire qu’ils méritent. Sarah arrive à temps pour faire accoucher Helena, et comme je le prévoyais la semaine dernière, les scénaristes ont osé nous faire le coup de Tatiana Maslany qui tire un bébé du corps de Tatiana Maslany. Ils sont fous, sérieusement.

La scène se fait en parallèle de la naissance de Kira en flashback, permettant la présence de Mrs S et rendant le tout très émotionnel. Il était difficile de faire taire une petite voix en nous qui nous disait que tout pouvait encore partir en vrille, mais finalement, les deux bébés (des garçons !) viennent au monde en parfaite santé (à quelques mètres d’un cadavre, mais bon, c’est l’histoire de la vie).

Voilà qui conclue un arc narratif de cinq ans : toutes les réponses aux multiples questions sont apportées, les bébés en vie, tout va bien dans le meilleur des mondes… Et c’est précisément ce que les vingt dernières minutes de l’épisode vont alors nous montrer.

C’était une construction osée pour un dernier épisode que d’achever par vingt minutes sans véritable intrigue, mais s’il y a bien une série qui peut se le permettre, c’est celle-ci. Sans intrigue, oui, mais avec de nombreux clins d’œil et une conclusion à chaque personnage. S’il fallait trouver un reproche à cette formule, c’est que l’on ne sait pas bien ce qu’il arrive de Dyad : les hommes de mains de Westmoreland et Coady courent toujours dans la nature, concrètement, à commencer par Maddie. On peut supposer toutefois, vu qu’elle est menottée et vu l’épisode précédent avec la scène au commissariat, qu’elle finira en prison. Bien fait.

Les deux derniers actes de l’épisode se déroulent quelques temps plus tard et permettent de recentrer l’action sur chaque clone et sa vie après tout ce bordel. L’accent est mis en toute logique sur Sarah, qui n’arrive pas à reprendre pied. Enfin, on pense d’abord que si, quand elle révise les maths avec Cosima, mais finalement, non, car elle ne se rend pas à son examen. J’ai aimé cette nouvelle approche du personnage de Sarah qui, maintenant qu’elle n’a plus de grands méchants à abattre, doit reprendre une vie normale sans y arriver. L’absence de Mrs S se fait ressentir douloureusement, surtout quand Felix doit prendre la place de moralisateur sans franchement y parvenir. Felix, lui, a droit à sa conclusion aussi, puisqu’il est suggéré que sa carrière d’artiste décolle (littéralement, à New-York).

La scène que je voulais voir depuis le début de la série arrive, avec une bonne grosse réunion de famille chez Alison (qui a finalement présenté ses sœurs à ses enfants !). C’est tout en happy end, pour la baby shower d’Helena, que tout le monde revient. On retrouve les personnages les plus emblématiques de la saison, fidèles à eux-mêmes (Adele et ses cocktails !) et chacun semble bien avoir la fin joyeuse qu’il mérite. Il est difficile d’en demander plus à la série, au point qu’il y a un moment où je me suis dit qu’Helena allait se réveiller, comme en saison 3, ou que l’on allait découvrir que Westmoreland avait bien achevé Sarah.

Mais non. Si les scénaristes font un clin d’œil au début de saison 3 avec « Wouldn’t it be nice », c’est bien pour nous faire prendre conscience que ça y est, ils sont plus vieux et plus heureux (ce sont les paroles de la chanson utilisée dans le rêve d’Helena dans le 3×01 et dans cet épisode où la scène commence tout à fait pareil). Autrement dit, c’est bien la fin, et c’est le plus dur à avaler dans cet épisode. Pourtant, ils y sont allés fort, comme toujours, avec les musiques originales dans cet épisode. Il n’y a pas à dire, l’esthétique sonore de la série manquera elle aussi, car elle nous accompagnait toujours de la plus belle des manières.

On sent bien que les scénaristes veulent résoudre tout ce qu’il reste à résoudre, nous mettant des scènes que je n’attendais même pas, du type l’hommage à Mrs S par Delphine. Que dire ? Ils visent très juste, en plein dans l’émotion, et c’est horriblement triste de se dire que ça y est, c’est la fin.

Felix, qui finit bien avec Colin, se débrouille pour contacter Rachel qui lui apporte sur un plateau d’argent la liste des 274 clones (274… et si peu de Castor en comparaison !). Cela permet une fin douce-amère pour Rachel, qui survit, certes, mais qui voit son karma lui exploser à la gueule avec un œil de verre assez stressant et une solitude comblée par son chauffeur Uber, Youssef (probablement la réplique la plus drôle de l’épisode – et pourtant, il y en avait, comme toujours). Felix lui souhaite une bonne vie, et c’est tout ce qu’il peut nous souhaiter aussi maintenant que la série va nous provoquer un terrible manque.

La liste des 274 clones ? Felix la fournit à ses sœurs, afin que Cosima puisse les retrouver avec Delphine et les soigner. Avant cela, Sarah, Helena, Alison et Cosima se retrouvent dans le jardin et évoquent leur peur profonde. En fait, elles sont toutes humaines et la vie normale leur fait peur. Elles ne savent pas la gérer, comme tout le monde. Comme tout le monde, elles ont des pensées horribles envers leurs enfants, elles ne savent pas comment faire, elles n’ont pas de mode d’emploi. Elles sont humaines avant d’être clones, sœurs avant d’être cobayes, et leur famille est probablement l’une des plus fonctionnelles de la télévision, malgré une dispute Alison/Sarah quelques temps plus tôt.

En fait, ces vingt minutes ramènent la série dans une réalité à l’opposé de ces cinq saisons de science-fiction, où les conflits sont familiaux avant d’être mortels, les enjeux difficiles à surmonter, mais pas insurmontables et où la liberté tant désirée ne suffit pas à être heureux. La vie, quoi.

Ce festin familial (Bingo !) apporte en fait une conclusion au groupe des clones et à leur entourage, finissant sur les quatre sœurs en compagnie de Felix (forcément !), écoutant les mémoires d’Helena, qui s’appellent bien sûr… Orphan Black. C’est un méta un peu gros, mais ça fonctionne bien, ça permet quelques commentaires sur le titre que nous avons tous fait un jour ou l’autre (Team Alison !).

Reste à conclure l’intrigue personnelle de chacune. Alison reprend sa vie avec ses enfants et Donnie, le couple étant toujours à mourir de rire avec ses délires (finalement, on comprend mieux leur couple). Helena s’occupent de ses jumeaux, qu’elle choisit de nommer Arthur et Donnie (pff, j’en voulais un qui s’appelle Mark, je suis un peu bloqué là-dessus, j’avoue), un peu comme si Harry Potter était passé lui dire de mettre ces noms à ses gamins (non parce qu’en plus, Donnie est un peu en train de les élever dans ce qu’on en voit).

Cosima est sûrement celle qui a la vie la plus folle : elle parcourt le monde avec Delphine pour soigner toutes ses sœurs, sans pour autant pouvoir les rencontrer. Cela permet à la série d’apporter la meilleure conclusion possible à Cophine et… d’introduire encore une clone, Camilla, avec un clin d’œil au Clone Club Colombie. Tatiana arrive à nous gérer ce nouveau clone en maîtrisant plutôt bien l’espagnol. Voir Camilla être soignée par Delphine et quitter l’hôpital où elle se trouve est un beau message d’espoir et une jolie image pour conclure la série…. Mais pas autant que le baiser Cophine, j’imagine.

Enfin, la série se termine bien sûr par Sarah qui part en vacances à la plage avec Felix et Kira. La vie a repris son cours dans la maison (à vendre… ou pas ?) de Mrs S et la famille poursuit sa vie aussi heureuse que possible.

Pouvait-on espérer meilleure conclusion que cette maison déserte et ensoleillée ? Probablement pas. En tout cas, ça me va parfaitement, même si eh, je n’oublie pas Shay, Cal & Angie, perdus de vue depuis un bon moment. Allez, après tout, dans la vie aussi, il y a des gens que j’ai perdus de vue.

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EN BREF – Je n’ai même pas envie d’écrire cette conclusion, tellement elle signifie que c’est la vie. J’ai à peu près réussi à ne pas trop pleurer devant le dernier épisode, ce n’est pas pour craquer maintenant, si ?

Non, clairement pas. Pour en revenir à la saison, c’était tout bonnement la meilleure saison de la série, qui apportait toutes les réponses que l’on voulait (et même plus par moment) tout en se concentrant sur les personnages. La fin de série est assez explicite pour ne pas laisser trop de possibilités à des suites improbables (je ne veux pas d’un film qui viendrait tout gâcher) et nous laisse imaginer la vie (pas si) parfaite des personnages. Chacun a eu sa conclusion en forme d’ouverture et Helena l’a parfaitement résumé dans ses mémoires : c’est une histoire qui a beaucoup de débuts, mais pas de fin.

Bref, Orphan Black a su nous présenter la formation et la vie d’une famille totalement improbable sur le papier, mais si géniale dans les faits. La série va beaucoup me manquer, que ce soit pour ses mystères à s’arracher les cheveux ou pour son humour bien perché (Alison & Krystal me manquent déjà) mais toujours efficace.

Et puis, de toute manière, je doute que le #CloneClub disparaisse de sitôt, alors la série aura beau me manquer, elle sera toujours un peu là, au moins sur Twitter.

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