Qui a eu cette idée folle, un jour d’inventer…

Proposition quotidienne de rédaction
Trouvez une idée folle pour votre entreprise.

Salut les sériephiles,

Oui, le titre de l’article est 100% destiné à vous mettre une chanson naze en tête, et c’est à peu près tout ce que je réussirai à vous proposer aujourd’hui. Des idées folles, j’en ai déjà eu plein pour le blog : je propose chaque mois une grille de Bingo Séries, j’écris une critique de tous les épisodes que je regarde (c’est faux : j’ai repris Plus belle la vie en préparant à manger et c’est toujours non pour en écrire une critique), je participe à un podcast… Eh, qu’est-ce que je pourrais bien faire de plus ?

ChatGPT me propose de créer un service de streaming quand je lui demande une idée folle pour le blog. Je ne suis pas contre hein, mais je n’ai ni le temps, ni l’argent, ni l’opportunité de faire une plateforme comme celle-ci. De toute manière, si je les avais, mon idée de plateforme parfaite serait absolument impossible à rentabiliser : je veux juste une plateforme avec tout à disposition indépendamment du studio de production et des affaires d’argent qui y sont liés là.

Bref, c’est impossible. Pas d’idée folle en vue, je ne serai pas le Charlemagne des séries. On s’en remettra tous, je pense.

PS (parce que c’est un peu court) : ChatGPT m’a aussi proposé des idées plus réalistes, comme des visionnages en direct (Hollywood Girls !), des tops 10 (je ne suis pas topito !), des prédictions pour le futur (moui) ou des interviews avec des créateurs… Ma foi. Si vous avez des contacts d’acteur, vous savez où me trouver, parce que j’ai adoré interviewé ceux de The Magicians (dans une autre vie où il neigeait autant que cette semaine).

Percy Jackson and the Olympians – S01E05 – A God Buy Us Cheeseburgers – 14/20

L’épisode manquait un peu d’action et n’a pas réussi à me faire croire vraiment à ses enjeux. Il n’en manque pas : les enjeux sont là, la musique nous le fait comprendre, mais… c’est un récit pour enfants, et ça n’est pas bien crédible. Je me suis laissé porter par l’épisode sans être à fond, il n’y avait pas tellement d’action et le tout est surtout sauvé par un incroyable casting. J’aurais pourtant aimé être à fond !

Spoilers 

Le trio poursuit sa quête et quitte Saint Louis en étant désormais recherché.

That’s my cousin ? What kind of family is this ?

St Louis

C’est le drame à St Louis : l’arche fume et est bien abîmée, dans ce qui ressemble fort à un attentat. Au pied de l’arche, Grover et Annabeth s’inquiètent pour Percy, mais aussi parce qu’ils se sentent épiés. Grover est sûr que ce sont les policiers qui les soupçonnent, quand Annabeth s’inquiète plutôt de voir trois femmes les regarder. Trois femmes, une actrice au sourire malicieux qu’on connaît bien pour avoir vu Les Orphelins Baudelaire et une paire de ciseaux ? C’est parti pour les Parques dans cet épisode.

Il n’empêche que Grover et Annabeth ont d’autres chats à fouetter : Annabeth est sûre que Percy est encore en vie et se rend aussitôt à sa recherche. De manière peu crédible, ils le retrouvent très rapidement. On en arrive donc à une scène de câlin expéditive entre ceux qui sont désormais amis et à un résumé rapide de la situation : Percy s’excuse de ce qu’il a fait, explique ce qu’il s’est passé puis souhaite reprendre la quête.

Celle-ci est toutefois plus compliquée que prévue : Grover est sûr que la police est à leur trousse. Partant de là, ils sont forcés de faire le chemin à pied, ne pouvant plus le faire en train si la police les cherche. Mouais. Je ne suis pas sûr que la police les cherche vraiment : ils ne seraient certainement pas sortis de la ville si c’était le cas.

Une fois un peu éloigné de la ville, les trois amis se planquent au bord d’une autoroute quand ils entendent une moto s’approcher. Ils se savent traqués, après tout, c’est logique de se cacher. Percy profite de la pause pour confronter Annabeth : il la trouve de nouveau beaucoup trop étrange avec lui depuis qu’ils ont quitté St Louis.

Elle a une bonne raison de le faire : elle révèle à ses amis, parce que c’est officiel ils le sont, qu’elle a vu les Parques. Pire encore, Atropos a coupé un fil devant elle, et il ne s’agissait pas de celui de Percy, mais bien d’un avertissement. Un de plus, en vrai. Bon, ça signifie tout de même qu’un membre du trio risque de mourir. Ils font donc bien de se planquer, mais la moto s’arrête malgré tout au lieu de passer devant leur cachette.

Arès

Il est assez vite révélé que sur la moto se trouve Arès. Le casting est incroyable, sérieusement ! Il n’y a que des visages connus dans cette série, et c’est super chouette. Arès est donc un biker dans cette série. Bon, c’est aussi le cousin de Percy et il est du genre à laisser son cousin sur le bord de la route pour lui laisser le temps de le rattraper ensuite – et de faire son choix. Après tout, le trio n’a pas envie de le rejoindre immédiatement, préférant débattre de leur situation.

Ils décident pourtant de faire confiance à Arès. Ce n’est pas comme s’ils avaient le choix, de toute manière. Ils sont en retard sur leur planning et ils ont une guerre à arrêter. Arès poursuit exactement le même objectif. Pourtant, assez vite, il révèle qu’il craint que finir la quête ne soit pas suffisant pour arrêter la guerre, parce que les dieux la veulent vraiment.

Il propose donc son aide au trio autour d’un bon plat de cheeseburgers – ce sera clairement mon repas de ce soir pour la peine. De l’aide, ils en ont besoin : Arès leur fait vite comprendre que la police est bien à leur trousse (ah !), recherchant activement Percy. Pourtant, de leur point de vue, il a juste dû tomber de l’arche ? Qu’importe. Le beau-père de Percy est carrément à la télévision à l’accuser d’être pour quelque chose dans la disparition de sa mère (et surtout de sa voiture).

En échange de son aide, Arès pose toutefois une condition : le trio doit partir récupérer son bouclier qu’il a oublié dans une fête foraine. Allons bon. Le trio ? Pas vraiment : Arès veut en garder un avec lui pour être sûr de ne pas être doublé. Grover accepte aussitôt d’être gardé en otage, là où ses deux amis n’en ont pas envie.

Le parc d’attraction

Bon, ce n’est pas comme si Arès leur laissait le choix. Et puis, la série n’a pas envie de perdre de temps non plus : Percy et Annabeth sont vite laissés seuls. Ils se rendent au parc d’attraction et le trouvent bien vite. Trop vite à mon goût. Mais bon, on ne s’embarrasse pas des détails dans une série pour enfants après tout.

Enfin, même si c’est pour les enfants, on nous informe assez vite que le duo n’arrive pas dans n’importe quel parc d’attraction : les tourniquets pour y entrer sont une machine bien particulière. Annabeth comprend vite qu’il s’agit d’un parc créé par Héphaïstos pour les dieux. Hâte de voir le genre d’attractions qu’il contiendra, même si en attendant, il faut les voir être effrayés par des tourniquets qui ne leur font finalement pas grand-chose. À aucun moment ils ne m’ont fait peur, malgré l’avertissement des Parques.

À la recherche du bouclier, les deux gamins bavardent alors longuement (j’ai trouvé cet épisode bavard pour rien) avant de monter dans un bateau. Celui-ci est une attraction bien sympathique, mais je vous jure que j’ai cru que j’avais été piraté d’une manière ou d’une autre quand la chanson What is love ? s’est mise à jouer bien fort durant la scène. J’adore la chanson, donc j’étais à fond, mais en vrai, les paroles sont explicites : l’amour, ça peut blesser. L’attraction a pour but de le montrer avec l’histoire d’Héphaïstos, rejeté par toute sa famille.

Percy en profite pour comprendre que sa mère lui racontait les histoires de la mythologie pour le tenir à distance des dieux, alors que l’épisode continue d’avancer : le bateau s’emballe soudain et devient une super attraction qui les emmène dans un sous-sol où se trouve le bouclier d’Arès. Pour le récupérer – et ne pas mourir – Annabeth et Percy sont obligés de plonger dans l’eau.

Une fois dans l’eau, ils semblent perdus… mais se réveillent pourtant à proximité du bouclier, sur la terre ferme. C’est pratique d’avoir les pouvoirs de Percy, tout de même ! Bon, c’est de courte durée : les deux pré-ados comprennent rapidement qu’ils vont devoir se séparer à nouveau, et de manière plus définitive cette fois. En effet, pour récupérer le bouclier, ils font face à une machine qui exige un sacrifice humain.

Percy décide d’être celui qui se sacrifie pour le bien de la quête. Annabeth n’est pas trop pour, mais finalement, Percy parvient à la convaincre que son sacrifice est nécessaire. Pire, il lui annonce qu’il a choisi de faire la quête avec elle parce qu’il était certain qu’elle n’hésiterait pas à le sacrifier. Moi, exactement comme avec les tourniquets du parc, j’ai du mal à voir le danger dans ce trône sur lequel il doit s’asseoir.

Pourtant, la musique et le scénario confirment rapidement que nous sommes face à une situation catastrophique : Percy fait le choix de rester sur place pour qu’Annabeth puis continuer la quête jusqu’au bout. À la fin de celle-ci, Annabeth promet de revenir des enfers avec la mère de Percy. Lui, tout ce qu’il comptait lui demander, c’était de venir voir s’il n’y avait pas un moyen de le sauver.

Cependant, non : la machine a un fonctionnement simple. Soit quelqu’un est assis et le bouclier tombe, soit le bouclier est en place, mais alors personne n’est sur la machine… Cela explique pourquoi Arès ne pouvait pas récupérer son bouclier par lui-même en tout cas.

Même si Percy fait son choix en âme et conscience, cela ne satisfait pas Annabeth. Elle décide donc d’essayer de sauver Percy malgré tout, s’acharnant sur les rouages de la machine. Le créateur de la machine débarque alors pour la convaincre d’abandonner ce qui est impossible. Il a créé la machine, il est bien placé pour le savoir. Seulement voilà : ce n’est pas le caractère d’Annabeth d’abandonner. Elle continue donc de s’acharner, refusant de partir sans Percy, même si on lui promet la gloire et la fierté d’Athena.

Et ben dis donc, elle a sacrément changé en un épisode Annabeth. C’est un peu trop rapide pour vraiment me convaincre cette évolution de personnage, mais bon, il faut s’y faire, c’est ce qu’on nous présente. Et quand Annabeth fait tout un discours pour dire qu’elle ne partira pas sans Percy, le dieu créateur de la machine décide soudainement de lui venir en aide. Il utilise un petit harmonica pour faire en sorte que Percy ne reste pas une statue d’or et promet à Annabeth qu’il parlera d’elle de manière positive à sa mère. Et voilà donc une sous-quête menée à bien : Percy et Annabeth se retrouvent avec le bouclier d’Arès.

Le camion

Pendant ce temps, Grover se retrouve coincé dans un diner avec Arès. C’est l’occasion pour nous de découvrir que Grover l’a déjà rencontré et qu’il est fan d’Arès. On comprend pourquoi il a voulu rester en arrière, alors. Grover en profite en fait pour papoter avec son idole, faire des théories sur la personne qui a voulu voler l’éclair et foutre la merde quand même. Si Arès affirme qu’il déteste tous les gamins (même ceux de 24 ans), il finit par voir les choses exactement comme Grover.

Il faut dire que Grover le manipule assez facilement en critiquant Athéna et en s’assurant que le dieu soit de son côté. Son but est peu clair, mais ça fonctionne en tout cas : Arès comprend qu’il est manipulé pour récupérer Percy, soupçonné du vol de l’éclair, alors que ce serait plutôt à Athéna d’y aller. Et alors que Percy est innocent.

Ils sont finalement rejoints par Annabeth et Percy qui ont réussi à récupérer le bouclier. En échange, et comme promis, Arès leur fournit un moyen de se rendre à Las Vegas. Le moyen est un peu inattendu : il leur propose de monter à l’arrière d’un camion. Difficile de lui faire vraiment confiance, mais ils n’ont pas le choix. Avant de monter dans le camion, Percy essaie tout de même de faire comprendre à Arès tout le mal qu’il pense de lui et de son attitude toxique envers les enfants.

On en arrive en tout cas au cliffhanger de cet épisode : Grover révèle à Annabeth et Percy qu’Arès ne leur a pas tout dit mais qu’il pense avoir compris qui a volé l’éclair grâce à sa conversation avec lui. Cela justifie au moins les nombreux bavardages, mais il faudra attendre la semaine prochaine pour en savoir davantage.

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Vous avez dit VHS ?

Proposition quotidienne de rédaction
Décrivez un objet auquel vous étiez incroyablement attaché dans votre jeunesse. Qu’est-il devenu ?

Salut les sériephiles,

Si le premier objet qui m’est passé par la tête était évidemment mon doudou – une peluche tortue, encore et toujours dans mon appartement, si vous voulez vraiment tout savoir -, je me suis dit que ça n’allait pas faire un article passionnant pour un blog sur les séries. Par conséquent, aujourd’hui, je vais vous parler d’un objet qui a occupé une place spéciale quand j’étais enfant. Il s’agit de ma toute première cassette VHS, tout simplement. Oui, je sais, cela peut sembler un peu rétro de nos jours, mais à l’époque, c’était une véritable pépite de technologie pour moi.

Concrètement, cette VHS m’avait été offerte par mes parents : il s’agissait d’une cassette vierge sur laquelle je pouvais enregistrer ce que je voulais grâce au magnétoscope se trouvant dans leur chambre (bref, ce que je voulais, mais avec filtre parental, sont pas complètement fous mes parents, non plus). Je pense que j’ai dû l’avoir vers sept ou huit ans, parce que j’ai un souvenir vif d’avoir enregistré des épisodes de Pokemon ou les X-Men Evolution le dimanche matin. J’ai le souvenir aussi d’avoir eu quelques réprimandes pour le magnétoscope qui se lance en faisant un bruit fou le dimanche matin à 7h30, d’ailleurs. Pas complètement fous, mais pas complètement prêts à ma folie non plus !

Bref, une fois que j’ai compris ce que permettait une VHS… C’était comme si j’avais reçu un trésor. J’ai pu enregistrer toutes mes émissions de télévision préférées, des dessins animés du dimanche matin aux séries cultes de la trilogie du samedi de l’époque – parce que bon, ça terminait un peu tard pour un enfant.

Ensuite, j’ai eu d’autres VHS et je m’évertuais à enregistrer mes épisodes préférés lorsqu’ils étaient rediffusés – et si possible, je le faisais en coupant les publicités aussi. Je passais des heures à programmer des enregistrements, à collectionner des cassettes VHS et à les étiqueter avec soin.

Et je dis enfance, mais en vrai, même au collège, je continuais à enregistrer les Un, dos, tres qui passaient en début de soirée pendant que je regardais Buffy sur la TNT par exemple ; pour me faire les épisodes de la série espagnole à 21h. J’ai eu la chance d’avoir une télévision assez jeune dans ma chambre.

La suite, vous la connaissez déjà : je suis resté sériephile, puis l’avènement des lecteurs DVD et des services de streaming ont rendu obsolètes les cassettes VHS. Mon magnétoscope ne fonctionne plus aujourd’hui, la télé qui allait avec est partie à la casse, mais purée, je sais exactement à quel endroit sont les VHS en question, avec des épisodes de Charmed, LOST ou The Inside à portée de main… Enfin, de magnétoscope, du coup.

Je n’y pensais plus, mais quand même, en y repensant, c’était une invention merveilleuse qui m’a donné la possibilité d’être vraiment sériephile et de voir de nombreux programmes qui passaient à des heures déjà improbables pour des adolescents (ah, la soirée série du jeudi soir de M6 qui terminait à 2h du matin !). Je regardais tellement d’épisodes à l’époque !

Et voilà pour aujourd’hui. On est toujours raccord avec ma passion des séries à retrouver : l’histoire de mon attachement à un objet de jeunesse qui a connu son heure de gloire dans une époque révolue, mais qui continue de faire partie de mes souvenirs les plus précieux ? Il y a peut-être quelque chose à réfléchir sur la simplicité d’accès aux séries aujourd’hui, ce qui les rend un peu moins précieuses, tout de même. Ce qui est rare est précieux !

Et vous, vous aviez des VHS aussi ? Ou c’est un autre objet qui vous rattache aux séries ?

Orphan Black Echoes – S01E06 – Unless You Trusted Someone – 16/20

Il n’y a pas à dire, je suis bien pris dans l’intrigue que propose la série. C’est simple et efficace. Je me retrouve tiraillé, en plus, par des dilemmes concernant certains personnages que j’ai envie de détester mais que je n’arrive pas à ne pas aimer malgré tout. C’est intéressant d’arriver à écrire ce genre de personnages dans une série, je trouve. Et ça se regarde tout seul.

Spoilers 

Lucy et Kira s’allient, Jules est isolée.

Please Josh, just leave me alone.

Kira

L’épisode ne perd pas de temps en introduction : on reprend exactement là où on s’est arrêté avec une Kira choquée de découvrir que Josh a pris soin de la trahir. Elle comprend vite que c’est bien le cas quand elle l’a au téléphone et décide aussitôt de prendre les choses en main. Elle se sent apparemment responsable du merdier qu’elle a provoqué. C’est la moindre des choses, effectivement.

Au moins, l’intrigue repart aussitôt dans cette nouvelle direction : Lucy et Kira décident de remonter la piste de Josh, espérant que ça leur permette d’atteindre ensuite Darros. Le but est évidemment de comprendre ce qui le motive, mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises pour autant. En effet, quand Kira rentre chez elle, c’est pour mieux découvrir qu’Eleanor attend son retour. Oui, oui, Eleanor est en vie.

Un flashback nous apprend rapidement qu’un mois après la fuite de Lucy, Kira s’est laissée convaincre par Josh de tester une deuxième impression, cette fois avec un scan plus récent et plus à jour d’Eleanor. Dit autrement, elle a décidé de ressusciter sa femme, rien que ça. C’est tellement abusé ! Je ne sais même pas quoi en penser à ce stade ! Kira, mais qu’est-ce que t’as foutu ?

Bon, c’est totalement Josh qui joue le chant de la sirène pour elle, hein, mais elle craque. Pire encore, quand Eleanor se réveille, Kira décide de lui mentir sur ce qu’il s’est passé. Je ne comprends pas trop : Eleanor est forcément morte et enterrée, comment elle s’est démerdée pour la ressusciter ? Et l’Alzheimer ne revient pas car la recherche a avancé en quelques mois ? C’est vraiment tordu comme décision scénaristique.

Je me retrouve à aimer de moins en moins le personnage de Kira, et ça m’énerve, parce que j’aimerais l’apprécier. Et puis ne pas annoncer à l’amour de ta vie qu’il y a une copie d’elle plus jeune qui erre quelque part dans les USA ? C’est du grand n’importe quoi ! Et même si Kira assure qu’elle sait que ce qu’elle a fait est mal, elle continue de ne rien dire et de ne pas tellement aider Lucy à chercher Jules.

Certes, elle va avec Lucy chez le véto pour tenter de trouver la nouvelle adresse de Josh, mais c’est à peu près tout. Je trouve ça tellement abusé. Je ne vais pas m’en remettre de comment elle a mal vieilli, la Kira ! Elle n’est pas d’une grande aide pour Lucy, honnêtement, et j’ai tellement de mal à l’apprécier. On est au stade où on découvre qu’elle ment totalement à Eleanor, au point de la droguer à son insu pour son bien… La drogue, ce sont des médicaments anti-Alzheimer, mais on sent qu’Eleanor ne les prend pas toujours, malgré les tentatives de Kira. Et la mémoire commence à lui faire défaut.

Elle oublie même le repas avec son fils et sa nouvelle petite amie, alors qu’elle est censée l’attendre. La série nous impose malgré tout le repas de famille et je me demande bien pourquoi. On apprend que la petite amie de Lucas est croyante là où Kira déteste Dieu et ne s’en cache pas, mais aussi que le père biologique de Lucas, Derrick, est toujours dans l’équation. Bon, ce sont des informations qui auront peut-être un intérêt plus tard.

Le vrai intérêt, cependant, c’est de nous montrer qu’il y a des problèmes dans le couple de Kira et Eleanor depuis la résurrection de cette dernière. C’est bien logique : Eleanor est morte et Kira a peur de la perdre à nouveau. Du coup, Eleanor ne supporte plus d’avoir une Kira qui ne la challenge plus : elle est passée d’une control freak qui s’énervait pour rien à une nana 100% OK avec sa femme qui couche avec une autre. Oui, parce que c’est là qu’elles en sont : Kira découvre qu’Eleanor la trompe. Elle est évidemment choquée par l’information, mais elle veut tellement qu’Eleanor soit heureuse qu’elle ne parvient pas à lui en vouloir.

Josh

Quand elle rentre chez Tina, Lucy raconte tout ce qu’elle vient de découvrir à Jack. Monsieur parfait l’est soudainement beaucoup moins : il se montre l’air de rien jaloux de Kira, parce qu’après tout, Eleanor était mariée à elle et que bon, Eleanor, c’est Lucy. Il est aussi embêté de voir que ses priorités changent petit à petit, mais Lucy parvient à le convaincre de l’aider. C’est fou tout ce qu’il fait pour elle d’ailleurs. Il retrouve sans trop de mal l’adresse de Josh en utilisant ses contacts militaires, et hop. Une fois de plus, la série semble utiliser un raccourci, mais pourquoi pas.

La nouvelle baraque de Josh est incroyable, tout simplement. Pourtant, il souhaite tout de même déménager à nouveau : il a plein de frics et des bagages pour se barrer. Cela énerve encore plus Kira de s’en rendre compte et elle s’en prend donc à lui, essayant de comprendre comment il a pu la trahir comme ça. Et ça n’est pas bien logique, je trouve : elle lui reproche d’avoir vendu la technologie à Darros parce que lui ne le fait pas pour les bonnes raisons.

Et elle si ? Oh lala. Elle me soule. En plus, elle devait bien se douter que détruire une simple lentille n’allait pas suffire pour empêcher d’autres impressions. Je veux dire ! C’est tellement évident que c’est une technologie qui ne pourra que servir à nouveau. Elle a beau en vouloir à Josh, j’ai plus de peine pour lui que pour elle. Certes, il fait tout ce qu’il fait pour le fric et ce n’est pas génial, mais au moins, il ne semble pas trop aveugle, lui.

En fait, il l’est si peu qu’il comprend bien qu’il n’arrivera jamais à vivre avec ses regrets. Il choisit donc la voie du suicide. La scène me fait prendre conscience que je n’avais pas envie de perdre Kira (et pourtant !), mais elle est aussi sacrément forte. Côté réponses, on reste quand même sur de nouvelles questions : oh, on comprend bien que Darros veut utiliser l’imprimante pour que son héritage vive plus longtemps – il peut pas faire un gosse comme tout le monde ? – mais… pourquoi Jules ?

Jules

De son côté, Neeva ramène quant à elle Jules chez elle. La maman est finalement du bon côté si l’on en croit ce début d’épisode : elle rend son portable à sa fille et jure qu’elle croit tout ce que vient de lui raconter Jules, même si c’est fou. Neeva explique que Darros est celui qui a fait en sorte que le placement se fasse. Peut-être qu’elle est vraiment naïve et n’a aucune idée de ce qu’il s’est passé finalement.

Le problème, c’est que si je fais confiance à Neeva, ça veut dire que c’est au père qu’il ne faut pas faire confiance. Cela ne manque pas : il est évidemment celui qui a contacté le Dr Teller et cette dernière débarque avec des membres du gouvernement, soi-disant.

Jules est donc embarquée par sa psy et ces membres qui n’hésitent pas à supprimer les données de son téléphone sans que Neeva ne puisse rien y faire. C’est odieux ; mais aussi extrêmement rapide comme début d’épisode.

Le plus comique dans tout ça, c’est que Jules est amenée directement chez Darros après avoir été une nouvelle fois kidnappée. Elle se réveille enfermée dans une pièce, mais on lui promet bien vite que ce n’était pas intentionnel. On ? C’est Darros évidemment. Il explique donc à Jules qu’il a décidé de l’imprimer, mais il n’explique pas encore pourquoi.

Il faut dire qu’il a face à lui une Jules qui s’énerve bien rapidement. Il y a de quoi tout de même. Paul, c’est son petit prénom, affirme qu’il répondra à ses questions en temps voulu. C’est frustrant : le type détient toutes les réponses mais il refuse d’en donner la moindre quand Jules lui pose des questions. La colère de Jules est donc plus que légitime. Je comprends qu’elle décide de se barrer de là.

Bien sûr, si elle est libre de partir, ce n’est pas pour rien : Paul sait ce qu’il fait. Elle est abandonnée sans portable au milieu de nulle part. Mieux encore : toute la propriété est entourée d’un champ sonique qui ne manque pas de faire s’évanouir Jules dès qu’elle s’en approche. On ne va bien pas loin quand on essaie d’échapper à Paul, quoi.

Elle rencontre tout de même Xander, un de ses employés très sympathique. Il guérit le genou blessé de Jules avec un produit mystérieux, histoire qu’on continue de nous faire comprendre que la science est bien développée désormais. Il suffit d’avoir les bons accès. Xander ne met pas longtemps à vendre la propriété de Darros à Jules : il lui présente un hangar avec plein d’avancées technologiques et des plantes disparues qui reviennent à la vie grâce à lui.

Si Jules, apparemment fan de botanique (on va dire que ça va avec ses habitudes de dealeuse), est convaincue par la technologie et est toute impressionnée de ce qu’il se passe, elle ne perd pas pour autant son objectif de vie. Elle demande donc à Xander de l’aider à s’enfuir. Ce dernier refuse, c’est bien logique, mais bon, elle ne lui laisse pas le choix. Il l’embarque donc dans une pièce où elle n’est pas supposée être pour retrouver de quoi désactiver la barrière sonique. Grosso modo, on en retiendra que Darros a caché des choses dans sa maison, mais on ne saura pas encore quoi.

Dans le même genre, je ne sais pas trop pourquoi Xander accepte de prendre tant de risques pour Jules. Il l’aide beaucoup trop, je trouve, et le côté « je ne veux pas que tu sois en danger » est un peu trop feint à mon goût. Je ne lui fais absolument pas confiance. Certes, il fait tout ce que Jules dit, quitte à la laisser seule à pleurer dans un coin paumé, mais comme par hasard, il n’a pas tous les éléments nécessaires pour la faire quitter le lieu où ils sont enfermés ? Ce n’est pas crédible.

Du coup, c’est un peu sans surprise qu’on découvre ensuite que Xander n’est qu’une impression d’un Darros plus jeune. Il ne pouvait pas en être autrement et la série ne parvient pas à surprendre sur ce twist. Cela dit, la révélation est vraiment chouette : j’ai aimé le voir s’entraîner à parler comme son prédécesseur et expliquer à Jules, qui le découvre, que c’est comme ça, que Paul les possède et qu’il est son « Premier ». Allez, on a du vocabulaire maintenant.

Il n’empêche que Kira est donc responsable d’une nouvelle vague de clones et qu’on ne sait pas encore pourquoi Darros voue une telle fascination au personnage d’Eleanor.

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