NCIS – S22E04 – Stick & Stones – 18/20

Qu’est-ce qui leur arrive cette année ? En pleine semaine d’élections présidentielles, voici donc que NCIS propose une intrigue où les américains ne sont peut-être pas les héros qu’ils croient être et où les agents doivent se rebeller contre le système en place pour sauver le monde – oui, oui, le monde. C’est inattendu, la série déraille un peu et n’est plus tellement crédible, mais ça permet bizarrement de fournir un épisode efficace à la fois du côté de l’intrigue et du côté du développement des personnages. Parce que, oui, il y a aussi un gros développement de personnages attendu depuis quelques épisodes dans celui-ci.

Spoilers

Parker reçoit un coup de fil pour lui annoncer le début à venir de la…

Troisième guerre mondiale

Cette saison est décidément dans la surenchère constante, c’est assez fou. Plutôt que de proposer une intrigue toute traditionnelle, on se retrouve avec Parker qui reçoit un coup de téléphone pour lui indiquer que, bon, c’est trois fois rien : la troisième Guerre mondiale est sur le point de commencer. Et pour cause : alors que toute l’équipe débarque au NCIS, on apprend que la Biélorussie s’apprêterait à lancer une attaque avec des missiles nucléaires et que, parce que ça ne suffit pas, plus personne n’a de contact avec Air Force One. Le président est évidemment dedans, alors c’est gênant.

On reprend un peu le concept de Designated Survivor en plus, avec un sénateur qui se retrouve à la tête de l’Etat, le président étant injoignable, le vice-président en pleine coloscopie, etc. Bref, c’est la panique de la part de tous les officiels. Pour ne rien arranger, Vance est lui-même dans un avion, qui est en train de faire demi-tour alors qu’il partait vers le Venezuela.

C’est Parker qui se retrouve à gérer le gratin gouvernemental, en présence de Nick, ce qui n’a pas trop de sens. Parker prend alors un risque incroyable : il refuse d’appliquer un ordre de la part d’un supérieur militaire. Bien sûr, il a de bons arguments pour cela : il n’est pas directement dans la chaîne de commandement et on lui demande tout de même de lancer des missiles nucléaires. C’est simple : pourquoi attendre d’être attaqué quand on peut attaquer soi-même ?

La réponse de Parker est simple elle aussi, il refuse de suivre un ordre qu’il juge illégal et dangereux pour… oh, trois fois rien : la sécurité du monde entier. C’est une manière comme une autre de mettre des enjeux dans la série. McGee se retrouve donc à devoir arrêter son patron. Il refuse de le faire. Est-ce qu’ils viennent tous les deux de perdre leur job ? C’est quand même une sacrée prise de risque.

FBI

Le FBI débarque une fois de plus pour mettre des bâtons dans les roues du NCIS. Concrètement, grosso modo, du côté de NCIS, on essaie de gagner un maximum de temps avant de devoir appliquer les ordres du missile nucléaire. Côté FBI, le but est d’arrêter tous les traitres à la nation. Autrement dit, nos agents sont tous à se mettre le FBI à dos et c’est vraiment à suivre : Nick en isole un et le fout à la morgue (même s’il est en vie, hein) ; Parker et McGee s’échappent depuis l’ascenseur où on a fait l’erreur de les laisser avec un seul agent ; Kasie s’enferme dans son labo pour filer les vidéos de surveillance du bâtiment à un ordi extérieur ; un autre agent se cache dans le MTAC pour les aider à retarder la bombe.

En vrai, j’aime beaucoup ce que ça donne. Il n’y a pas tellement de crédibilité à tout ça : on sait bien que nos héros auront raison et que le monde s’en sortira bien, mais tout de même, ça fonctionne à merveille comme épisode, je trouve. Et ça change des petites enquêtes habituelles. Le but de la semaine est quand même d’empêcher le début d’une guerre mondiale en coupant les communications du MTAC. McGee finit même par pirater le système du bâtiment pour balancer de la musique à fond dans tout le NCIS.

La diversion fonctionne un temps, permettant à Parker et Nick de détruire tout le système électrique du NCIS. C’est assez surprenant : ils peuvent couper le système de tout le bâtiment depuis le garage du NCIS, comme si de rien n’était tout de même. Ce n’était pas leur but premier, mais c’est ce qu’ils font, dans un feu d’artifice plutôt appréciable à vrai dire. Parker, Nick et McGee sont bien vite arrêtés par le FBI une fois que c’est fait.

Jess & Jimmy

En parallèle de tout le reste, Jess prenait quelques jours de congé alors qu’elle vient juste de reprendre son poste. Ce n’est pas bien crédible, mais ce n’est pas grave, ça mène à un bon twist quand Jimmy est envoyé la chercher. Comme tous nos agents sont ensuite enfermés dans un bâtiment où ils tentent d’éviter le FBI et où toutes les communications à l’extérieur sont théoriquement impossibles, Jess et Jimmy se retrouvent coincés à bosser ensemble, à distance.

S’ils sont à distance des collègues, ils sont surtout ensemble : cela permet, ENFIN, d’avoir le temps de les voir se parler de leur relation. Il était vraiment temps d’en arriver là. En plus, ça se fait avec plein d’humour : Jess découvre que Jimmy est sur une application de rencontres et elle est forcée de se dire OK avec cette idée. Après tout, ils sont séparés, non ?

Elle passe le reste de l’épisode à lui faire des blagues et à être surprise de voir Nick et Kasie être sur cette appli eux aussi. Nick est même le « wingman » de Jimmy ! C’est amusant, ça fonctionne bien et, en vrai, je trouve que le générique en début d’épisode nous spoile un peu la situation puisqu’ils sont ensemble à se parler au moment où le titre de la série apparaît tout de même.

Bien sûr, ils sont au courant que le monde est sur le point de sombrer dans le chaos – je veux dire ils se retrouvent sans nouvelle du NCIS puisque les caméras sont coupées en même temps que le courant, mais malgré tout, ils font comme si de rien n’était et finissent par avoir une vraie conversation à cœur ouvert. C’est l’occasion pour eux de se dire qu’ils continuent de s’aimer – mais ils savent aussi que ça ne fait pas tout. Bordel, c’est vraiment un bon couple. Je déteste quand les séries nous font le coup des difficultés à surmonter qui les empêchent soi-disant d’être ensemble. La vie peut être bien plus simple que ce qu’ils font, suffit d’arrêter de se prendre la tête. S’ils s’aiment, ils se mettent ensemble et hop, problème réglé. Non ?

Bon, non, ce n’est pas ce que propose la série après tout. Il faut bien que cela dure quelques épisodes encore – et si possible toute la saison. C’est bien plus dramatique comme ça.

Happy end

Bon, dans tout ça, parlons de la troisième guerre mondiale, hein ? Elle n’est pas pour tout de suite. Contre toute attente, Kasie décrypte à temps une communication qui montre que l’Ukraine a déjà contrecarrer l’attaque prévue ; ce qui fait que si les US lancent leur missile, ce sont bien eux qui provoquent la troisième guerre mondiale. Par chance, Parker a réussi à convaincre le FBI d’attendre le message de Kasie. C’est un vrai soulagement, non ?

Il faut encore conclure l’épisode avec un Vance qui engueule ses agents… pour mieux conclure avec un petit sourire de remerciement. Parker et son homologue du FBI se retrouvent donc avec une médaille de la part du Président, parce que tout de même, ils ont empêché le déclenchement d’une guerre. Heureusement qu’ils étaient là tout de même.

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Pourquoi vous devriez voir Anora au cinéma

Salut les sériephiles,

Ce n’est pas de ma faute si j’enchaîne les bons moments de cinéma alors que du côté des séries, j’ai l’impression qu’on patine dernièrement (enfin, Agatha ne compte pas, évidemment).

Réalisé par Sean Baker, Anora, sorti en salle la semaine dernière, nous plonge dans la vie d’Ani Mikheeva, une strip-teaseuse de Brooklyn qui voit sa vie basculer quand elle rencontre Ivan, un jeune Russe richissime qui insiste pour avoir une danseuse capable de parler russe. Les deux s’entendent bien, c’est le coup de fou…dre assuré. Non, je n’ai pas assumé le jeu de mots, mais vous devez l’avoir.

En tout cas, ce qui commence comme un vrai rêve américain pour Ani se teinte vite de nuances moins agréables, mais le film est plein de surprises et je préfère vous les laissez. Si vous voulez en gâcher certaines, la bande-annonce ne se gêne pas pour le faire :

Des performances dingues

Ce qui rend ce film particulièrement fascinant, c’est la performance de Mikey Madison dans le rôle d’Ani. Franchement, elle m’a ébloui. C’est bateau de dire ça, surtout que le succès du film repose en grande partie sur ses épaules. Seulement voilà, impossible de la quitter des yeux quand elle est à l’écran : elle incarne chaque nuance du personnage à la perfection.

Elle sait être drôle, attachante, et terriblement touchante, jouant sur une palette d’émotions large. Un instant, elle est cette strip-teaseuse qui en impose, et l’instant d’après, elle laisse apparaître une grosse vulnérabilité. Bien sûr, l’actrice est bien aidée par le scénario. Ses répliques sont parfois hilarantes, son personnage manie l’ironie avec brio, l’actrice parvient à trouver le ton juste pour que la blague passe toujours, même dans les moments délicats.

La force du scénario

Côté thèmes, le film va plus loin qu’on pourrait s’y attendre. , Les thèmes choisis sont rarement abordés au cinéma (du moins, dans les films récents, je n’ai pas vu une telle réflexion sur les strip-teaseuses et le travail du sexe depuis un moment), mais ils le sont en plus avec une pointe d’humour qui ne minimise pas les sujets de fond.

Le film joue sur les codes du rêve américain pour mieux les démonter, avec bien sûr des réflexions très habituelles sur les inégalités et la quête du like. Pourtant, contrairement à d’autres films (j’ai bien aimé Blink Twice, mais…), ici c’est fait de manière réussie. Je n’avais pas autant ri dans une salle de cinéma depuis longtemps, et j’aime que ça puisse se faire sans renoncer à une profondeur dans le traitement des personnages. On rit avec les personnages, sans se moquer d’eux, même si on a parfois une longueur d’avance sur la naïveté d’Ani. On est embarqué avec elle dans cette aventure.

Une production réussie

L’ambiance générale du film est aussi un vrai plus. Avec un style réaliste et pourtant bien stylisé, Baker sait capturer l’essence des personnages et des lieux. Les lumières, les couleurs, chaque détail visuel est soigné et apporte un vrai relief à l’histoire. Il y a notamment plusieurs actes bien distincts dans le film, et cette progression visuelle dans les ambiances marque les différentes étapes du parcours d’Ani. J’ai adoré le début où elle croit toucher enfin au rêve américain, tout est plus éclatant, presque optimiste, avant que les choses ne basculent. C’est cette esthétique qui fait toute la différence et qui, en salles, prend une autre dimension.

La musique est elle aussi parfaitement choisie pour nous plonger dans cet univers et dans chacun des actes. C’est un vrai travail sonore qui vaut d’être apprécié dans une salle de cinéma, avec une immersion que les enceintes de la maison ne pourraient pas reproduire. Bon, sans y aller par quatre chemins, il mérite sa palme d’or et puis c’est tout. Et je ne trouve pas que ce soit toujours le cas !

Bref, si vous avez la chance d’aller voir Anora au cinéma, foncez. Le film est un peu long, ça peut faire peur, mais honnêtement, j’aurais aimé que ça dure plus longtemps et je ne me suis jamais ennuyé. À la fin, je me suis retrouvé avec une petite frustration : Ani est un personnage que je voudrais continuer de suivre dans une série tellement elle est chouette. C’est un problème que j’ai souvent avec les films de toute manière.

Shannen Doherty

Salut les sériephiles,

C’est la rentrée et je doute que ces articles continuent d’être quotidiens… mais j’ai préparé celui-ci à l’avance. Il faut dire que ça fait quatre mois (déjà !) que j’aurais dû le publier et qu’il me trotte dans la tête. Malgré tout, les mots me viennent difficilement, parce que je ne sais jamais trop comment écrire ces articles, même si j’ai envie de les écrire.

Shannen Doherty nous a quittés en juillet dernier, emportée par une maladie qui n’aura cessé de la poursuivre pendant des années.

Prue Halliwell

Pour moi, elle restera avant tout Prue Halliwell dans Charmed, cette première série fantastique qui a marqué mon entrée dans un genre dont je ne suis, comme vous le savez, jamais totalement ressorti. J’aime l’urban fantasy, j’aime le féminisme, et je le dois en partie à la série, non ?

Prue n’était peut-être pas la sœur que j’appréciais le plus, mais elle était la force du trio Halliwell, un modèle de ténacité et de courage, et son départ brutal à la fin de la saison 3 a laissé une marque indélébile dans l’histoire des séries… et dans mes souvenirs d’enfant.

Pendant des années et des années, j’ai eu des posters de la série, et donc de Shannen Doherty dans ma chambre ; j’ai pris grand plaisir à revoir la série il y a cinq ans, je sais que je le ferai encore. En vrai, Charmed, c’est la première série qui m’a fait venir sur Internet, c’est l’une des premières sur lesquelles j’ai eu l’occasion d’écrire (ironiquement, j’en parle dans cet article sur… Buffy). Bref, c’est vraiment une part de mon enfance et le drame du départ de Shannen Doherty reste un truc marquant – c’est le moment où j’ai découvert ce que c’était Hollywood, en vrai. Je m’éloigne beaucoup du sujet, cela dit.

Ce look était tellement incroyable, elle dégage tant de puissance !

Prue n’était pas parfaite ; elle était exigeante, parfois intransigeante, mais c’est ce qui la rendait si vraie. Elle ne reculait devant rien pour protéger Piper et Phoebe, qu’il s’agisse de combattre un démon ou d’affronter ses propres peurs. C’est cette dualité qui a fait d’elle un personnage si mémorable : une héroïne complexe, en perpétuelle lutte pour équilibrer sa vie personnelle avec ses responsabilités de sorcière. Et bordel, une icone féministe l’air de rien. Revoyez la première saison où elle refuse de se justifier sur ses plans avec les mecs. Pour l’époque, c’était incroyable d’avoir un personnage si libre et si décomplexée… Et même aujourd’hui, cette liberté semble parfois reculer.

Beverly Hills

Bien des années plus tard, j’ai eu l’occasion de revoir Shannen dans un dernier rôle marquant, dans Riverdale, où elle est apparue pour rendre hommage à Luke Perry, son collègue de Beverly Hills.

Le voir partir si soudainement, c’était déjà un choc pour toute une génération, et le fait qu’elle apparaisse dans cette série pour lui dire adieu a renforcé ce moment d’émotion. C’était l’une de ces scènes où la fiction rejoint la réalité.

Riverdale – S04E01

Épisode 1 – In Memoriam – 15/20 L’épisode est loin d’être parfait, mais je n’ai pas à cœur d’être aussi brutal que d’habitude dans ma critique, parce que Luke Perry est mort tout de même. C’est triste, l’épisode parvient à l’être par touche et ce début de saison est tout particulier, forcément. Il ne donne…

Brenda et Dylan, c’était toute une époque. Ce n’était pas exactement la mienne, mais tout de même, impossible de grandir dans les années 90 sans en avoir entendu parler. Y a-t-il encore des couples aussi iconiques dans les séries de nos jours ? Je n’en ai vraiment plus l’impression, parce qu’il n’y a plus de séries pour ado. En fait, c’est ça, la disparition de Shannen Doherty, c’est aussi la mort d’une époque l’air de rien.

Une personnalité remarquable

Au-delà de ses rôles cultes et des portes qu’elle aurait claquées sur les plateaux, Shannen Doherty, c’était aussi une personnalité remarquable, altruiste et, pour ce que j’ai eu l’occasion d’en voir, sympathique. J’ai eu la chance de rencontrer Shannen en 2017, au Comic Con de Paris. Elle faisait déjà face à la maladie, mais elle ne laissait rien transparaître de sa fatigue. Elle abordait chaque rencontre avec une énergie qui semblait inépuisable, déterminée à ne pas laisser son combat contre le cancer entraver sa passion et ses échanges avec ceux qui l’admiraient.

J’ai pris à cette occasion cette vidéo qui, depuis cinq ans, me rapporte un nombre incroyable de vues sur Youtube… Comme j’avais déjà le blog à l’époque, j’avais eu l’occasion de parler de ces rencontres avec Shannen Doherty et de tout le bien de ce que j’avais pensé de ses réponses – y compris concernant le reboot de la série qui était bien critiqué à l’époque.

Un vendredi au Comic Con Paris (2018)

Salut les sériephiles, J’ai une heure top chrono pour vous pondre cet article du jour et tout irait bien si je n’avais pas prévu un sujet si vaste : le résumé de ma journée du vendredi au Comic Con. J’ai plutôt l’habitude de faire des articles à rallonge, mais on va faire comme si j’allais y…

Un samedi au Comic Con Paris (2018)

Salut les sériephiles, C’est reparti pour un compte-rendu d’une journée au Comic Con, et il paraît que c’est crevant à lire tellement il y a de choses. Comme il y en a encore plus qu’hier, méfiez-vous, vous êtes prévenus. Pourquoi y a-t-il plus ? Parce que cette fois, je n’y étais pas tout seul, j’ai retrouvé…

Un premier hommage

Quelques semaines avant sa disparition, Shannen avait rejoint le podcast de ses anciens partenaires de Charmed, Holly Marie Combs, Drew Fuller, et Brian Krause. Elle avait d’abord envisagé de revoir toute la série avec eux, de replonger dans les souvenirs et de partager cette expérience avec ses amis et ses fans. En début d’année, elle espérait même avoir encore trois à cinq ans de combat supplémentaires face à son cancer.

Malheureusement, son état de santé s’est dégradé subitement, ne lui laissant que le temps de deux épisodes du podcast. Cela permet d’entendre à quel point elle est heureuse d’avoir interprété Prue et à quel point elle avait oublié comment elle était badass. On sait au moins qu’elle est fière de ce rôle et de l’impact qu’elle a pu avoir.

À sa mort, ses anciens collègues et amis lui ont inévitablement dédié tout un épisode de podcast que je vous conseille si vous comprenez l’anglais.

Ce qui me touche le plus dans son parcours, finalement, c’est cette force de résilience face à l’adversité. On l’a connue à l’écran de l’adolescence à l’âge adulte, on peut dire sans trop s’avancer qu’elle a traversé des périodes sombres, mais elle semble être restée fidèle à elle-même, sans jamais renoncer. Je trouve aussi qu’il est marrant (humph, ce n’est probablement pas le bon mot) comme avec du recul ce qu’on appelait un « sale caractère » semble être aujourd’hui la base et comment ce qu’elle réclamait quand elle quittait ses séries n’était peut-être que le minimum syndical. On ne saura jamais vraiment, je suppose.

Une chose est sûre, ça faisait un moment que je ne la voyais plus, mais sa mort m’a rendu triste. Elle méritait largement un article sur ce blog, parce qu’elle a marqué ma vie et que, d’habitude, je fais un article quand c’est le cas.

Special Ops : Lioness – S02E03 – Along Came a Spider – 14/20

Je suis un peu déçu par cet épisode qui passe trop de temps aux sommets de l’Etat et pas assez sur le terrain, alors que je crois que je suis là précisément pour les scènes d’action et les personnages qui les mènent, qui sont bien plus intéressants. Les enjeux sont plus clairs pour eux que pour les membres du gouvernement avec les circonvolutions qui empêchent de clarifier vraiment le propos. Bref, rien de nouveau, finalement, je crains qu’on ne retombe dans le schéma « un épisode sur deux » de l’an dernier.

Spoilers

Joséphina est recrutée et Joe manque de temps pour la former. Cela n’empêche pas l’équipe d’essayer.


Still in the « sovereignty of our nation » business.

Je crois que ça va être un vrai plaisir de retrouver la série le dimanche soir, histoire de faire un petit déni de lundi matin qui approche – c’est la rentrée après tout.

Joséphina

Il m’a fallu quelques instants pour me remettre dans l’intrigue de cette saison au début de cet épisode qui commence dans une riche demeure où on parle espagnol. Il est vite révélé que tout est sous surveillance de la part de Joe qui ne perd pas de temps à envoyer une équipe sur place. Les agents prétendent qu’une fuite de gaz a été détectée dans la maison pour pouvoir au plus vite fouiller toute la maison.

Honnêtement je trouve ça quelque peu abusé : ils coupent le courant, ils entrent dans la maison sans la moindre difficulté avec la femme de ménage qui les laisse faire… Je ne sais pas, je ne lâche déjà pas ma propre maison quand c’est chez moi, mais si c’est celle de mon employeur et que je suis la seule présence dans la maison ? Elle ne vérifie pas tellement l’identité des types, ça craint.

Bon, allez, ça simplifie le travail de nos héros alors que la mission sous couverture de la nouvelle lionne s’apprête déjà à commencer. Je suis quelque peu surpris par le rythme de cette saison : l’an dernier, nous avions suivi l’entraînement de Cruz avant la mission. Là, ils recrutent une militaire qui n’a pas envie d’être Lionne en lui forçant la main et on n’en voit pas plus ? C’est surprenant. Après, tant mieux, ça permet d’en arriver plus vite à la partie plus intéressante de la série, parce que rien ne vaut les missions sous couverture.

Je trouvais ça surprenant, mais quand Joséphina arrive finalement à la base, il est rapidement confirmée par Bobby qu’elle aura son petit entraînement malgré tout. Ce qui commençait, c’est simplement la sanction disciplinaire de la capitaine qui se retrouve forcée d’être Lionne. Elle le sent vraiment comme ça, en plus : elle découvre la base de sa nouvelle équipe et les membres de celle-ci. Ils l’ignorent absolument tous, elle découvre que les toilettes et les douches sont partagées, non, vraiment, elle a beau dire que ça va être fun, c’est assez évident que… non.

Le lendemain, Joséphina découvre donc la vie dans une communauté où la vie privée n’existe pas. Il n’y a donc pas que Zoe Saldana qui se retrouve à poil dans cette saison, mais bien absolument tout le casting. C’est surprenant par rapport à la saison 1. Toute l’équipe s’entraîne donc ensemble, court ensemble, prend sa douche ensemble et supporte les maux de ventre et les excréments de l’un quand ils prennent leur douche.

Ce n’est pas dingue, mais ça ajoute un peu d’humour à l’équipe avant qu’ils ne testent la nouvelle arrivée. La pauvre doit s’habituer vraiment à la présence de tout le monde. Si je n’ai pas trop aimé ces scènes, j’ai adoré en revanche toute la partie où elle s’entraîne à tirer – même si c’est en partie avec Kyle. Après, c’est une pilote, elle n’est pas excellente sur le terrain quand on lui demande de tirer. Elle est capable, en revanche, de gérer la pression et de suivre les conseils. Apparemment, ils n’en attendent pas beaucoup plus d’elle.

Couverture

Alors que la mission s’apprête à commencer dans un autre pays, Joe est aux Etats-Unis et peut rentrer chez elle comme si de rien n’était. Je suis plutôt surpris, je dois dire, je m’attendais à ce qu’elle reste bloquée pour toute la saison. La maison est désespérément vide quand elle rentre cependant, et ça la stresse beaucoup de n’avoir aucune nouvelle de Neal ou de ses filles.

Tout le monde a disparu, mais la voiture est encore là. Autant dire qu’elle n’aime pas ça, qu’elle flippe à fond, tout ça pour que finalement son mari soit juste en train de prendre son bain. Elle l’y rejoint, en expliquant tranquillement que le kidnapping est effectivement une des méthodes employées par sa nouvelle cible, mais eh, il n’y a pas vraiment de risque voyons. Ils en font trop cette saison pour que ce ne soit pas au programme !

Dans le même genre, ils en font beaucoup trop avec le sexe je trouve. Je ne me souvenais pas que c’était aussi présent en saison 1. Est-ce juste pour booster les audiences ? Était-il vraiment utile d’avoir cette scène où Kate surprend ses parents au lit ? J’avoue que ça donne une scène plutôt amusante entre Kate et sa mère, mais bon… Je ne sais pas, ça sort de nulle part par rapport au sérieux de la série. Après la réplique sur Joe qui devrait être sous les draps quand tout son taf consiste à gérer les couvertures des autres.

Pendant ce temps, Kaitlyn passe son temps à changer d’assistante et à regarder la télévision. Ce n’est pas exactement ce qu’on en attendait, mais elle a une raison de le faire : son but est de vérifier les informations pour savoir si la couverture prévue pour la nouvelle Lionne y est bien diffusée. C’est le cas, et elle prévient aussitôt Joe qui… explique à son mari de ne pas croire les news ?

OK, la réplique est amusante, mais je suis surpris qu’elle en dise autant à Neal. C’est un peu un secret d’état qu’elle dévoile l’air de rien. Elle en dit beaucoup par rapport à la saison 1 – même le lendemain quand elle explique à ses filles qu’elle se retrouve à devoir aller dans des pays où on ne peut pas avoir de discussions sur l’existence ou non des personnes trans. Etonnante conversation, de base, mais en plus elle en dit beaucoup sur son boulot, je trouve.

Politique

Si la presse parle bien de la couverture mise en place pour la nouvelle Lionne, il y a tout de même un problème qui surgit pour Kaitlyn : le Congrès hésite un peu sur la suite des opérations. Ils sont plus inquiets par les élections à venir que par la vengeance concernant leur membre kidnappée il y a deux épisodes. Pfiou. C’est de la politique de bas étage tout ça, je n’aime pas bien ce que ça donne pour la série. J’aime toutefois voir Kaitlyn affirmer, avec son boss toujours, que Mexico a juste fait un test avec cet enlèvement : ils ont voulu évaluer les réactions US et les tactiques mises en place pour faire face. Pire encore, ils ont vérifié s’ils pouvaient ou non mener leur petite entreprise à bien.

Bref, il va de soi que la mission est maintenue de toute manière, donc j’ai plutôt eu l’impression de perdre du temps dans cette scène que peu de choses justifient réellement. De toute manière, j’ai du mal avec toute cette partie de la série – tout ce qui touche à Kaitlyn me paraît toujours tellement déconnecté de l’action que je viens voir. Et pourtant, c’est elle qui a toutes les connexions et qui les établi pour la série.

On la suit donc ensuite dans un dîner soi-disant casual avec son mari, mais réellement professionnel : Kaitlyn en profite pour expliquer à sa pote sa nouvelle théorie sur les cartels qui les testent avec l’aide de la Chine. Elle attire son attention, c’est déjà ça. C’est plutôt fun de voir deux couples comme ça s’ignorer pour que chaque partenaire puisse parler de géopolitique l’air de rien dans un dîner. Le restaurant est plein d’officiels du gouvernement, ça craint pour la sécurité de l’Etat, non ?

Le but est simplement de nous montrer que les décisions politiques se font selon un échiquier pas si complexe, je suppose.

Hablas español ?

L’entraînement de la nouvelle prend un nouveau tournant avec l’arrivée de Joe à la base. Elle demande aussitôt à tester sa dernière recrue dans une réalité virtuelle absolument incroyable. Elle a un casque VR et se retrouve à Mexico où des hommes armés sortent de nulle part pour lui tirer dessus. C’est un jeu vidéo peu agréable.

J’aime bien que la série prenne le temps de quelques détails plutôt réussis, notamment quand elle regarde ses pieds pour comprendre comment ça fonctionne. Une fois qu’elle sait, elle se débrouille pour tuer ses agresseurs, évite les piétons et c’est déjà pas mal. Ce n’est pas suffisant cependant, parce qu’elle cherche à éviter de tuer une otage et que ça se retourne contre elle. Elle se fait donc tuer dans la simulation.

Enervée par elle, Joe décide donc de la confronter une nouvelle fois pour mieux la cerner. C’est une belle réussite : elle découvre facilement tous les mensonges de la Lionne lors de son premier entretien. Finalement, elle sait très bien qui est sa famille, elle parle très bien espagnol et pourrait tout à fait être une taupe bossant pour sa famille. Seulement voilà, elle aime son pays Joséphina. Il n’en faut beaucoup plus pour qu’elle soit finalement forcée d’appeler son père et accepte d’entrer en couverture dans sa propre famille. Dur. Et dire que Joe voulait un mois de plus avec elle pour l’entraîner…

Autant dire que l’épisode s’arrête alors que la série redevenait intéressante, et je trouve ça plutôt frustrant. La suite la semaine prochaine, je suppose.

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