Colony – S03E06

Épisode 6 – The Emerald City – 18/20
La série a atteint une intensité psychologique assez impressionnante grâce à son épisode précédent. Si les choses n’avancent pas bien vite, ce sentiment d’être empêtré dans un passé douloureux est commun avec ce que vive les personnages, ce qui est plutôt bien joué. Dans la lignée du précédent, cet épisode propose de nouveaux obstacles et rebondissements inattendus, et des approfondissements insoupçonnés pour certains personnages.

Saison 3


Spoilers

06

– Drive the goddamn car! DRIVE!
– Get out. All of you.

J’avoue ne pas être prêt pour le visionnage de cet épisode après la mort de Charlie, mais il suffisait de faire comme si en se lançant. On commence par un entretien étrange pour entrer dans un institut de l’avancement mondial. L’homme qui passe l’entretien est moqué par ceux qui le surveillent, mais il obtient malgré le poste qu’il visait : il va pouvoir diriger un bloc. C’est donc comme ça que ça se déroule pour avoir un poste de pouvoir ? Cela ne plaît pas du tout au créateur de l’algorithme pour catégoriser les gens qui se débrouille ainsi pour en mettre une copie en ligne. J’imagine que c’est ainsi qu’a commencé la résistance.

De son côté, Snyder est de retour à la vie civilisée : il en profite pour prendre une douche brûlante, évidemment. Il se retrouve dans un magnifique chalet avec Julian, un valet, mais aussi une merveilleuse voiture. Bref, la vie de rêve quoi. On comprend vite que cette vie de rêve est ce qu’il a toujours voulu, mais ça ne peut pas durer : Helena (la blonde dirigeant précédemment la colonie de LA) vient le voir pour lui demander de reprendre le travail, mais il ne veut pas (tu m’étonnes) et se contentera donc d’une petite fête de voisinage toute sympathique.

Helena l’y glorifie et porte un toast à son nom. Tout le monde est intéressé par les talents de double agent d’Alan et lui parle des multiples opportunités qui se présentent à lui. S’il dit ne pas en vouloir, il est pourtant sûr que les scénaristes en feront quelque chose.

Le lendemain, Helena apprend à Snyder qu’elle est coincée politiquement car des commandements se refusent à son autorité. Et oui, l’algorithme du début d’épisode était bon, mais il ne prenait pas compte l’adaptabilité des humains : c’est grâce à cette adaptabilité que Snyder est devenu ce qu’il est plutôt que de rester Gouverneur. Et Helena veut son aide pour la suite.

Snyder, lui, préfère draguer Elan lors d’une autre soirée de voisinage. C’est grosso modo un canon qu’il n’aurait jamais pu avoir sans la fin du monde. Tout se passe bien pour lui, mais bien sûr qu’il culpabilise. Il ne trouve pas le sommeil aussi bien qu’il devrait et il se renseigne sur la mort de Charlie… la musique nous indiquant clairement que s’il recontacte Helena au beau milieu de la nuit, ce n’est pas simplement pour travailler pour elle, mais probablement pour trahir les autorités.

Il enchaîne avec un déjeuner professionnel avec deux proxys, Lee et Flemmings… qu’il fait arrêter au restaurant devant tout le monde, les accusant de trahison. Eh oui, Alan annonce ensuite à Helena qu’il ne veut pas seulement entendre les voix dans sa tête lui faire des reproches pour le reste de sa vie. Non, à la place il se décide à reprendre une bonne partie du pouvoir qu’on voudra bien lui donner – et c’est pour ça qu’il fait accuser ces deux proxys. Merveilleux.

Pendant ce temps, les Bowman sont en fuite et la vie est loin d’être rose pour eux. Ils sont dans un état déplorable et les voir tous les quatre donne déjà envie de déprimer. Aucun d’eux ne peut se permettre de craquer pour le moment, mais ça sonne tellement faux de les voir continuer à survivre comme si de rien n’était. C’est retarder l’inévitable cette phase de déni.

Ils galèrent à survivre, forcément, puisqu’ils sont partis sans vivre et Bram finit par découvrir un tag « Gone to Seattle » leur donnant une nouvelle destination et un nouveau but. Ils se mettent ainsi en marche vers Seattle avec une Gracie blessée qui inquiète ses parents. Bram trouve des prospectus pour New Seattle et aimerait s’y rendre, mais Will ne le sent pas. Il se méfie des colonies comme de la peste, forcément, et Katie est tout bonnement incapable de prendre la moindre décision. C’est douloureux de les voir comme ça et ça contraste fortement avec le début de saison – ou avec les scènes sur Snyder.

Durant la nuit, Will se réveille pour découvrir que lui et sa famille sont coincés entre deux robots. J’ai d’abord cru à un cauchemar, mais en fait non : les machines ne les tuent pas, mais les forcent à aller où ils veulent. Le vrai problème, c’est que la blessure au bras de Grace ne s’arrange pas et s’infecte au cours de la journée suivante. Quelle horreur, donc. Ils sont forcés de se rendre à Seattle ou elle mourra à son tour.

Du coup, cela pousse Will à arrêter une voiture contenant une famille assez similaire à la sienne, sauf qu’elle est encore complète. Et bien sûr, ils vont à Seattle aussi, mais ne sont pas prêts à se séparer. Ils veulent bien prendre Gracie (sur leurs genoux, en plus), c’est tout. Comme ça ne convient pas aux Bowman (je comprends mais c’est vrai que la famille faisait déjà une offre généreuse), ceux-ci sont forcés de voler la voiture… et de passer dans le camp des grands connards : Will n’hésite pas à tirer un coup en l’air et menacer le père de famille (qui pourrait dire non, ma foi, parce que le tuer lui c’est une chose, mais tuer un de ses enfants, Will n’en aurait pas le cran). Ce n’est pas ce que les Bowman voulaient, mais ils ne peuvent pas faire autrement… c’est le seul moyen d’espérer sauver Grace. On se croirait plus dans The Walking Dead que devant Colony, cette fois, c’est super dur comme scène.

La voiture arrive à cours d’essence, histoire de bien déprimer tout le monde, mais le trajet à pied n’est plus si long. Ils parviennent à l’amener aux portes de la colonie où se situe un camp chargé d’accueillir les réfugiés.

Cela permet à Gracie d’être pris en charge par des médecins et au reste de la famille d’être pris en charge par Iris. Will ment et dit que leur nom de famille est Dalton, alors même qu’il avait demandé à Bram de ne pas changer leurs identités cette fois. C’est tout bonnement déprimant tout ça. Ils se retrouvent à faire du camping, mais ils savent aussi qu’Iris a pris leurs photos, donc c’est foutu.

Bram observe le campement et tout ce qui peut leur servir, mais aussi tout ce qui leur permet de savoir qui ils sont. Ses parents lui demandent donc de prendre soin de Grace si jamais les autorités débarquaient pour les arrêter. Ce n’est pas ce qu’il se passe exactement : Iris leur annonce que Grace est sauvée (ouf) et qu’elle veut interviewer James Dalton… que les ordinateurs ont très bien identifié comme Will Bowman (oups ?). Il a donc le droit de passer le fameux test avec l’algorithme du début d’épisode l’observant… et allons savoir ce que ça déterminera de sa personnalité !

Saison 3

Reverie – S01E02

Épisode 2 – Bond. Jane Bond. – 18/20
Je réajuste un peu la note par rapport à la semaine dernière où je surnotais : on est sur une série de network après tout, c’est prévisible et souvent cliché… mais tout passe bien. La série répond parfaitement aux attentes qu’elle suscitait, avec une intrigue de la semaine n’empêchant pas le développement d’autres histoires en fil rouge et pour accentuer les dynamiques entre les personnages. J’adore, tout simplement.

> Saison 1


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Then I’m gonna need a fancy dress and a gun.

Qui dit épisode 2 dit « grand test » pour voir si la série sera aussi bien que je l’espérais après visionnage de son pilot ou si elle va se perdre en chemin et proposer quelque chose de plus insipide. Autant dire que le suspense est à son comble quand je lance ce genre d’épisode ! Le résumé/générique est assez sympathique et donne une bonne idée générale du début : ça reste un début assez prévisible pour les amateurs de SF de toute manière ; mais on est sur NBC, il ne faut pas en attendre autre chose.

La première scène voit une jeune femme en pleine dépression décider de faire appel à Reverie pour changer de vie et comme je le soupçonnais la semaine dernière, son aventure rêvée commence dans la bibliothèque du générique qui est le point d’ancrage pour repérer les rêves. La femme ayant demandé à vivre une aventure, elle se retrouve dans la peau d’un espion et est chargée d’arrêter un bio-terroriste hyper dangereux qui prend l’apparence… d’un homme qu’on a vu en photo chez elle.

L’intro est un peu longue et là aussi on est bien dans les clichés, pour ne pas dire la parodie, des films d’action et des séries procédurales, mais la structure onirique de la série le justifie bien – ça l’excuse de tout, finalement. Bien sûr, Rachel, la femme se prenant pour un espion, est notre cas de la semaine et permet de bien comprendre la chronologie des événements pour un client de Reverie, offrant un peu plus de mythologie à la série.

Toujours perturbée par sa vision de la veille, Mara passe une sale nuit et est appelée à Reverie pour sauver Rachel qui est pourtant entrée dans son rêve la veille. L’équipe lui confie rapidement les informations essentielles – notamment le problème cardiaque de Rachel qui risque bien de la tuer si elle continue à prendre autant son pied dans ses rêves – et lui offre un bureau, avec en plus un espace personnel pour s’endormir.

Très vite, Mara se retrouve donc un casino rêvé et rencontre Rachel mal en point. Elle la libère d’une prise d’otage dans les toilettes en quelques secondes, puis suit Rachel dans une chambre d’hôtel où elle trouve un ticket de caisse lui indiquant de se rendre dans une marina. Il est marrant comme tout de voir le personnage de Rachel courir dans tous les sens alors que Mara montre rapidement des signes de fatigue à la suivre (et ce, même si elles sont toutes les deux en train de dormir et que Mara est censée maîtriser sa respiration). Cela permet un rythme infernal qui fait que l’épisode se déroule très vite et ne laisse pas le temps de se marrer du « jeu » prévisible du rêve de Rachel. Cette dernière refuse bien sûr de se réveiller, donc Mara se réveille pour se confier à Paul.

Deux choses à retenir de cette scène : d’abord que la machine reconnaît désormais Mara comme une « joueuse » (à défaut de meilleur terme), ce qui permet aux seconds rôles du rêve de la reconnaître, lui parler, la menacer. Ensuite, que les jeux d’espionnage sont très à la mode dans Reverie. Je suis à peu près aussi surpris que Mara, ce n’est pas ça que je demanderai en premier si je pouvais choisir n’importe quel rêve. Après, on est toujours sur un grand network, ça limite les possibilités.

Comme la semaine dernière, Mara utilise ensuite les ressources d’Onira Tech pour se renseigner sur Rachel grâce à Dylan, l’intelligence artificielle. Dylan révèle un mini-bout de son passé avec Lexi, ce que Mara entend bien évidemment, mais donne aussi le nom de l’école (merci pour le Bingo, point 8 !) où Rachel travaille. Cela permet à Mara de convoquer son collègue, même si elle est aussi perturbée en cours de route par une nouvelle vision de Brynn, qu’elle pourchasse dans les couloirs d’Onira – sous le regard inquiet de Charlie.

Paul la contacte donc, inquiet de possibles effets secondaires. Il la rassure autant que possible sur le fait que ce n’est que temporaire, mais il lui donne malgré tout des médicaments (c’est con, elle a tout jeté la veille) et lui conseille de cacher les photos le temps que ça passe. Bon, ces effets secondaires et hallucinations sont la conséquence de l’implant qu’elle a reçu dans le bras, mais ça me paraît encore trop simple pour que ce ne soit que ça. On verra bien.

Anton, le collègue de Rachel, révèle qu’elle a changé du tout au tout du jour au lendemain. Ce n’est pas bien passionnant, mais ça donne de nouvelles données à Mara qui doit retourner dans le rêve de Rachel, cette fois avec une robe et un flingue codé par Paul. Cela lui permet de continuer à gagner la confiance de Rachel et mener son enquête sur l’événement de son passé qui a bien pu la traumatiser au point de lui donner envie d’être une espionne.

Malheureusement, elle perd sa confiance en lui demandant d’arrêter le jeu pour se réveiller. Mise de côté, Mara est forcée de revenir à Onira Tech, où Charlie lui présente Monica, qu’on a vue la semaine dernière en tant qu’investisseur. Elle est toujours là pour ça et ce n’est pas bien intéressant pour l’instant. Il est plus sympa de voir Charlie s’inquiéter pour Mara et Monica l’interroger sur le pourquoi de cette inquiétude. Cela donne l’impression que les personnages commencent à évoluer de manière sympathique.

L’état de santé de Rachel étant stabilisé, Mara peut rentrer chez elle et être de nouveau hantée par les éclats de rire de Brynn. Elle suit les conseils de Paul, avec médicaments et photos cachées. Cela semble la calmer pour le moment, donc elle reprend ses recherches avec Dylan le lendemain. Elle comprend rapidement que Vader, le méchant après qui Rachel en a dans sa rêverie, est en fait le père de celle-ci. Pour obtenir plus d’infos, elle a alors besoin de hacker un ordinateur et plutôt que de demander à Dylan de le faire, elle se sert de Lexi.

Il fallait bien qu’on commence à la connaître un peu mieux : c’est donc une immigrée qui a obtenu sa Green Card parce qu’elle était un génie et elle n’apprécie pas beaucoup Mara lui posant des questions sur Dylan. Bref, Mara retrouve la photo de Vader déjà vue plus tôt et demande à Charlie de faire ce qu’il peut pour retrouver l’homme et apporter des réponses à Rachel : il s’agit donc probablement de son père qu’elle n’a jamais connu, jamais rencontré, jamais vu autrement que sur cette photo.

Cette demande passée, Mara retourne auprès de Rachel car elle a fini de la psychanalyser : elle a compris que Rachel se débarrassait de tout le monde dans sa vie avec l’espoir que quelqu’un reste auprès d’elle malgré tout. Comme d’hab (oui j’ai déjà mes habitudes), on est sur une écriture toute simple, mais c’est addictif malgré tout.

Rachel tombe alors sur Vader et espère bien avoir quelques réponses – alors que Mara semble s’en foutre royalement de la condition cardiaque de Rachel maintenant qu’on approche des réponses. Oui, sauf que les réponses, Vader n’en a pas. Il n’est qu’une fraction de l’imagination de Rachel après tout, et celle-ci craque complètement face à lui. Elle finit par accepter de se réveiller, comprenant que ses réponses ne seront pas dans la rêverie.

De son côté, Charlie se débrouille pour retrouver le père de Rachel grâce à la bague qu’il portait sur la photo que Rachel avait sur son ordinateur depuis la mort de sa tante – mort qui l’a plongée dans cette dépression puisqu’elle a découvert cette photo de son père dont elle n’avait jamais entendu parler avant. Cela permet un happy ending pour Rachel qui retrouve son père grâce à un ami de celui-ci. Et malgré le deal que l’homme avait passé avec la mère de Rachel, il souhaite apprendre à mieux la connaître et lui présenter sa famille. Ah les happy endings de networks.

Mara continue de vouloir développer une relation avec Lexi… et ça commence à faire son effet. Paul lui explique que Dylan était son frère jumeau, ce qu’on avait tous deviné assez facilement. La fin d’épisode voit Mara seule chez elle recommencer à entendre Brynn et décider d’entamer le dialogue avec elle. Reste à voir à quoi ça servira, mais après tout si Lexi continue à parler à son frère, il n’y a pas de raison qu’elle ne fasse pas pareil.

> Saison 1

Younger (S05)

Synopsis : La saison 4 s’est achevée sur un épisode qui laissait sur notre faim tout en ouvrant plusieurs pistes malgré tout… Diana est nouvellement célibataire (pour changer), Charles est amoureux de Liza qui pense qu’il est en train de se remettre avec son ex-femme, Pauline, elle-même amoureuse de Charles et ignorant tout de la relation de son ex et Liza, avec qui elle est amie puisque c’est Liza qui l’aide à publier son livre, Marriage Vacation.

Oh, Liza a d’autres chats à fouetter, puisqu’elle s’est rendue en Irlande pour le mariage de Josh et Claire. C’est un mariage pour une Green Card, et Liza s’est vu forcée de mentir pour eux par un Josh lui faisant du chantage pas assumé. La veille du mariage, Josh a quand même voulu passer la nuit (et sa vie) avec Liza, avant de se dire que mettre une bague entre eux était la solution pour ne plus être amoureux (lol, non.).

Enfin, Maggie a couché avec la mère de Claire (qui n’a aucune idée du faux mariage de sa fille) et Kelsey est forcée de travailler avec Zane, avec qui elle a flirté et qu’elle ne supporte plus. Il faut dire qu’il fait de sa vie professionnelle un enfer.

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Et 3 minutes plus tard dans la série, Josh était marié à Claire.

Pour commencer, je crois que c’était le synopsis le plus long du blog jusqu’à présent, mais c’est que les choses sont drôlement compliquées comme tout se joue à base de relations et secrets dans cette série. Tellement tout d’ailleurs que la saison 4 a fini par me lasser en gérant mal certaines dynamiques, que ce soit la réconciliation Kelsey/Liza beaucoup trop simple ou le quatuor Pauline/Charles/Liza/Josh… Claire. Ça commence à faire bien du monde !

Le couple Liza/Josh qui me faisait tant rêver (c’était le but, non ?) en saison 1 finit par me donner des boutons – surtout que Josh était le pire des connards dans l’épisode final de la saison 4 que j’ai revu hier soir –  tant je n’ai plus envie qu’ils finissent ensemble (alors que les scénaristes si), le ship Charles/Liza est en train de prendre le même chemin et je m’énerve à bien aimer à la fois Pauline et Clare qui sont faites pour être malheureuses et être dégagées de la série un jour ou l’autre.

Maggie n’est jamais assez développée, Kelsey tourne en rond dans des relations toutes plus toxiques les unes que les autres et il ne reste que Diana pour avoir une évolution qui me plaît vraiment beaucoup. Et pourtant, j’adore toujours autant la série qui réussit à faire rire et propose d’excellentes scènes de quiproquos et de comique de situation. Bref, c’est une série addictive, même si je trouve qu’elle manquait un peu d’oxygène en saison 4.

La saison 5 ne devrait pas avoir de mal à rectifier le tir (j’espère !) et je me demande qui va bien pouvoir découvrir le secret de Liza cette année. Peu importe en soi : la série est déjà renouvelée pour une saison 6. Il ne me reste plus qu’à m’asseoir et à savourer !

Comme d’habitude, pas de spoiler sur cette page. Pour ceux-ci et pour la critique complète, il faut cliquer sur le titre d’un épisode 😉

Note moyenne de la saison : 17,5/20

S05E01 – #LizaToo – 19/20
Reprise dans les règles de l’art pour la comédie toujours aussi pertinente et efficace. J’avais un peu peur suite à la saison 4, mais tous mes doutes sont balayés en un épisode qui marque un retour quasi-parfait pour la série. Je regrette seulement qu’une partie du casting ne soit pas vue dans l’épisode, c’est toujours dommage pour une reprise. Sans ça, c’était un 20/20, parce que l’épisode déchire absolument tout. Il faut que je me calme sur les 20 depuis deux semaines.
S05E02 – A Titanic Problem – 17/20
Le comique de situation se renverse cette saison et ça fait beaucoup de bien à l’humour de la série qui continue de nous proposer le même genre d’épisode qu’avant, mais avec ce nouveau twist. Ainsi, les choses évoluent sans pour autant mettre un terme à la série. Ce renouvellement est appréciable et je suis de nouveau bien trop fan de cette comédie pour mon propre bien.
S05E03 – The End of the Tour – 18/20
Cette  saison ne perd pas trop de temps et c’est très agréable comme ça : les choses bougent vite, on a un bon humour, des situations bien mises en place et du drama à base de quiproquo toutes les deux scènes. Une écriture maîtrisée et très aidée par un excellent casting, avec en plus une multiplication des guest stars ! Je dis oui, tout simplement.
S05E04 – The Talented Mr. Ridley – 16/20
Bien que l’épisode soit plutôt bon et les gags efficaces, j’ai trouvé que, comme bien souvent avec cette série, les différentes intrigues s’enchaînaient plutôt mal. On a l’impression souvent que la série passe du coq à l’âne et que certaines scènes ne sont là que pour combler du temps d’épisode, sans servir à grand-chose. Tant que ça ne l’empêche pas d’être marrante, cela dit…
S05E05 – Big Little Liza – 19/20
Peut-être le meilleur épisode de la saison, avec tout un tas de sous intrigues qui réussissent très bien à se mélanger les unes aux autres pour proposer quelque chose de frais. Frais, bien écrit, plein d’humour et de sentiments, on retrouve ici la formule parfaite pour la série, et je ne m’en plains pas, bien au contraire !
S05E06 – Sex, Liza and Rock & Roll – 18/20
Malgré quelques moments presque gênants dû au concept de base de la série qui tient de moins en moins avec une actrice qui vieillit, cet épisode brode ensemble plusieurs intrigues qui avancent toutes à un bon rythme. Et tout ça ne se fait pas sans humour ou moments forts. Bref, la série a récupéré tout son peps habituel, et c’est excellent.
S05E07 – A Christmas Miracle – 17/20
Je ne sais pas si on peut vraiment parler de miracle pour cet épisode, mais il est vrai qu’il avance enfin sur certaines intrigues piétinant depuis des années. Tout ça me laisse songeur, alors que l’épisode était plus drôle en soi. En revanche, un épisode de Noël en pleine canicule, ils ont quand même un drôle de sens de l’humour !
S05E08 – The Bubble – 18/20
Concrètement, cet épisode réussissait à apporter tout ce que j’en attendais, et tout ce que j’attendais de la série depuis des semaines, si ce n’est des mois. Il aurait fallu que je sois bien difficile pour ne pas accrocher immédiatement ; mais ce n’est que mon avis, et c’est le genre d’épisode qui ne peut que diviser les fans. Je sais de quel côté je suis, en tout cas !
S05E09 – Honk If You’re Horny – 17/20
Si j’ai adoré cet épisode réussissant une fois de plus à beaucoup me faire rire, j’ai eu un peu de mal avec la réaction d’un personnage à un moment précis. Comme quoi, même quand on adore une série, il peut y avoir des moments qui semblent moins pertinents ou réussis que d’autres. L’épisode se rattrape bien heureusement, et c’est dans l’ensemble excellent, comme d’habitude.
S05E10 – Girls on the Side – 17/20
C’est un excellent d’épisode qui bâcle un tout petit trop un moment qui aurait pu/dû être bien plus important que ça. Au passage, il est à deux doigts également de me faire changer de camp concernant les romances de la série, et ça, c’est quand même une belle prouesse. Bref, encore un épisode réussi, qui n’oublie pas de faire rire non plus avec une intrigue secondaire.
S05E11 – Fraudlein – 16/20
S’il manque quelque peu d’humour, cet épisode se distingue véritablement dans son incroyable capacité à faire avancer les intrigues générales de la série, l’air de rien, mais de manière rapide et efficace. Je suis presque content de le voir si tard, parce que je peux directement enchaîner avec le suivant, et que c’est juste nécessaire pour s’en remettre.
S05E12 – Lizability – 19/20
J’ai lancé l’épisode sans m’attendre à regarder une fin de saison, parce que pour moi, il y aurait un treizième épisode… mais non ! Et wow ! Contrairement au foirage magistral de la fin de saison 4, cette saison s’en va en grande pompe sur un excellent épisode qui a l’humour et la résolution de beaucoup trop d’intrigues à la fois. Je suis extrêmement impatient de découvrir la suite.

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Younger – S05E01

Épisode 1 – #LizaToo – 19/20
Reprise dans les règles de l’art pour la comédie toujours aussi pertinente et efficace. J’avais un peu peur suite à la saison 4, mais tous mes doutes sont balayés en un épisode qui marque un retour quasi-parfait pour la série. Je regrette seulement qu’une partie du casting ne soit pas vue dans l’épisode, c’est toujours dommage pour une reprise. Sans ça, c’était un 20/20, parce que l’épisode déchire absolument tout. Il faut que je me calme sur les 20 depuis deux semaines.

Saison 5


Spoilers

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My feelings are there. And they’re real.

Avant de lancer l’épisode, je n’ai pas pu m’empêcher de penser que c’était un titre qui ne me disait rien qui vaille, parce que je n’ai pas envie de voir Liza être harcelée… Heureusement, j’avais assez confiance dans les scénaristes pour savoir qu’ils peuvent surprendre et pondre quelque chose de très bien avec un tel titre. Verdict ? Les scénaristes sont des pros.

La série repart à merveille dès les premiers instants : bonne musique, Liza qui court, scène avec Kelsey qui veut comprendre le mariage Josh/Clare, c’est parfait. Très vite, la série évacue son titre avec Charles convoquant Liza dans son bureau pour lui parler des problèmes de harcèlement sexuel dont elle pourrait se sentir victime précisément dans ce même bureau. Bien sûr, Liza le rassure avant de découvrir qu’il s’agissait du premier quiproquo de la saison : Charles parlait en fait de Edward LL Moore, leur parodie de Georges R. R. Martin.

C’est bien joué et c’est exactement ce que j’espérais de ce titre : la série reconnaît que la relation Charles/Liza n’est pas forcément hyper saine, mais comme c’est réciproque, pas de souci. En revanche, avec Moore… Liza se dit ravie d’apprendre la sortie de son nouveau bouquin, Zane est évidemment un serpent vicieux défendant Moore et Diana assure qu’elle soutiendra Liza si elle veut se plaindre de Moore, même si elle détruirait probablement au passage Empirical. Ben voui.

Liza décide donc de dire que le vieux ne fait que flirter sans franchir de ligne (hum) et la voilà forcée de réenfiler le bikini à un Comic Con où sera annoncé le prochain livre de Moore. La pauvre. Les choses s’enchaînent vite pour Liza qui retrouve ensuite Pauline dans le bureau de Kelsey pour l’ouverture du premier carton plein de Marriage Vacation. En soi, c’est censé être la première bonne nouvelle de l’épisode, mais ça tourne mal.

Eh oui, Kelsey découvre que le livre sort pour Empirical et non pour Millenial. Oui, Charles a volé son livre, et ça bénéficie à Zane, donc ça l’énerve puissance 1000. Kelsey n’a pas fini de s’énerver après Zane cette saison, puisqu’il a grosso modo son poste, mais pour Empirical, ce qui les met en concurrence directe. Certes, le passage de Marriage Vacation dans la collection adulte est un coup de promo conséquent avec la sortie du livre de Moore… mais ne pas la prévenir avant, c’est un peu un gros foutage de gueule quand même.

Liza rencontre Paul en allant chercher la salade de Diana et on comprend vite, connaissant la série, que ça va être la merde pour elle. Elle récupère la salade de sa boss et s’enfuit dès qu’elle peut après une rapide conversation bien polie, mais Paul ne va probablement pas en rester là… Et ça ne rate pas : il est en fait l’avocat employé par Empirical pour parler des problèmes de harcèlement sexuel au travail. Outch.

Alors la scène en elle-même est hilarante vu les relations amoureuses partant dans tous les sens, mais quand Liza s’enfuit, Diana est persuadée qu’elle est touchée par le sujet et se sent concernée. C’est un bon moyen d’aborder un sujet sérieux sous le couvert de l’humour et ça fonctionne bien, même si Liza se sent forcée de s’expliquer avec une prétendue violente diarrhée.

Après la réunion sur le harcèlement sexuel, il faut évidemment que Zane retrouve Kelsey dans un bar (ou l’inverse). Il veut lui parler boulot et se jeter des fleurs, parce que le retour de Moore à Empirical se fait grâce à son arrivée à lui – il avait volé l’auteur à Kelsey l’an dernier. Tout ceci permet à ces deux-là de continuer à flirter dans leur relation haineuse, et je ne sais plus quoi bien en penser.

Pas le temps d’y réfléchir qu’on se retrouve au Comic Con de New-York où Liza enfile donc son bikini de Princess Pam Pam. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il la harcèle de nouveau et pour que Liza demande aux autres cosplayeuses s’il a eu des réactions inappropriées vis-à-vis d’elles. Les témoignages pleuvent comme prévu et Liza répète donc tout à Charles qui se voit forcé de prendre une décision de dernière minute.

Moore se retrouve donc coincé dans les airs sur scènes alors que Charles annule la promotion et la publication de Princesse Pam Pam. C’est excellent et ça permet de résoudre toutes les intrigues de l’épisode bien rapidement : Liza est heureuse de cette décision de Charles, elle se réconcilie rapidement avec sur le quiproquo du début d’épisode. Mieux : Marriage Vacation redevient un livre Millenial comme Empirical a mauvaise réputation, Pauline a ainsi la chance de voir son livre sur Time Square.

En revanche, Moore accepte difficilement le retour de bâton et décide de discréditer toutes les femmes ayant porté plainte contre lui, forcément. Il prend un malin plaisir à révéler à Charles que Liza a en fait 40 ans, est divorcée et ex-mère au foyer. Outch. Séisme pour la série dès son retour, cette saison 5 promet d’envoyer du pâté… mais le titre risque d’en prendre un sacré coup pour sa saison 6.

En tout cas, la série réussit à me convaincre avec ce retour et ce cliffhanger aussi attendu qu’inattendu. Faire de Moore le connard révélant le secret de Liza, c’est un excellent coup des scénaristes et ça promet d’envoyer du lourd pour la suite. Je n’ai jamais pu me le piffrer et ce n’est pas prêt de s’arranger… Mais les scénaristes jouent bien leur rôle en proposant une telle intrigue : c’est dans l’actualité et ça fait avancer leur série. Wow.

Et en plus, ils ont terminé sur du Ruelle, je dis oui :

Saison 5