Les Bracelets rouges (S01)

Synopsis : Le récit de la vie d’enfants et adolescents hospitalisés, avec juste le bon ton pour ne pas tomber dans le mélodramatique, mais pour proposer une histoire de vie touchante.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

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Pour commencer, j’ai l’impression d’avoir rédigé l’introduction de cet article dès lundi dernier avec toutes les informations sur la série, sa version originale et son remake américain (à noter qu’il existe d’autres remakes dans des langues que je ne parle pas, comme l’allemand et l’italien). Si j’en connais donc le principe de base et l’inspiration de base au point d’avoir pondu ce synopsis avec le ressentiment que j’ai de la série qui me plaît énormément. Je suis néanmoins impatient de découvrir la version française pour voir ce qu’ils ont fait d’une série qui m’a captivé déjà dans deux autres langues. Et quand je dis captivé, c’est que je trouve qu’elle a vraiment un potentiel de fou.

Il faut bien que je reconnaisse que ça a le défaut de me faire être encore un peu plus critique que d’habitude (vous êtes prévenus), mais en même temps, il y a une bonne marge soyons sérieux. Je n’ai vu qu’une publicité sur la série, et ça ne m’avait pas spécialement convaincu, mais c’est dur de juger en-dehors de l’ambiance de l’épisode complet. Et puis, j’ai vraiment envie d’être amené dans cette histoire.

Ci-dessous, mon avis et mes notes sans spoiler sur les épisodes de la série. Pour lire la critique complète (avec résumé), cliquez sur le numéro de l’épisode.

Note moyenne de la saison : 18/20

S01E01 – 19/20
La série parvient à s’éviter tous les défauts dans laquelle je craignais de la voir tomber vu les gros noms affichés dans le casting des adultes. À la place, nous avons bien une série sur les jeunes de l’hôpital, sans censure bien pensante et avec la réalité du quotidien qui échappe au misérabilisme. Quelques jeux d’acteurs perfectibles, notamment chez les plus jeunes, mais un script très réussi et des scènes déjà très marquantes. Cette version française n’invente rien (ou presque) côté scénario, mais elle apporte son grain de sel et ses idées sur quelques détails, et c’est tant mieux.
S01E02 – 17/20
Difficile de ne pas retomber dans l’addiction que provoque cette histoire, définitivement très engageante, peu importe la langue. Bien sûr, cet épisode 2 tombe dans quelques facilités scénaristiques et points plus discutables sur la réalité du coma, mais le parti pris reste le même et ça fonctionne. Je suis hyper satisfait de cette version et extrêmement heureux de la voir en prime-time sur une grande chaîne. Décidément, la fiction française se renouvelle depuis un an, et elle le fait bien.
S01E03 – 19/20
L’adaptation est définitivement maîtrisée avec des répliques bien senties et un scénario qui délivre toutes ses promesses grâce à des interprétations d’acteurs de mieux en mieux maîtrisées. On ne peut qu’accrocher à ces personnages et à la série qui délivrent toutes les émotions que l’on veut voir devant Les Bracelets rouges, avec autant de joie que de tristesse, de l’amour et de la maladie, le tout en équilibre. Bravo, tout simplement. Le plus de cet épisode ? S’attaquer aussi aux temps d’attente interminables dans les hôpitaux, et le faire bien avec le point de vue de tout le monde.
S01E04 – 18/20
Toujours pas de fausse note dans cette saison avec un épisode qui prend le temps de s’évader quelque peu de l’hôpital. Cela marche très bien, avec une bouffée d’oxygène à la fois pour les personnages et pour la réalisation, qui rappelle que la vie continue en-dehors de l’hôpital, pour le meilleur et pour le pire. Le plus de l’épisode est cette fois de prendre le temps de développer le regard de la société sur les patients, mais aussi sur leur famille. Oh, et Sarah est de plus en plus attachante.
S01E05 – 16/20
S’il y avait quelques facilités scénaristiques dans l’épisode, les personnages et les situations sont tellement bien installés que les sentiments reprennent vite le dessus. Bref, la série marque toujours des points avec des situations prenantes. C’est dramatisé à l’excès par moment, surtout dans les histoires adolescentes, mais ça reste une série, donc ça n’a rien d’étonnant – par contre, c’est sacrément détonnant ce mélange d’humour et de tristesse ; ce n’est pas sans rappeler This is us par moment (en un peu moins bon dans cet épisode, en bien meilleur dans d’autres).
S01E06 – 20/20
Quand on s’engage dans ce genre de série, c’est pour le meilleur et pour le pire. Cette première saison des Bracelets rouges s’achève en marquant un grand coup qui promet de changer totalement l’univers de la série pour sa saison 2 (de huit épisodes). Difficile de ne pas être triste de voir la série quitter l’antenne, parce que franchement, on aurait bien besoin de la suite immédiatement – quoique, avoir le temps de digérer aide peut-être.

Saison 1 | Saison 2

EN BREF – En s’engageant comme dans la version originale à surtout se concentrer sur les adolescents hospitalisés, cette adaptation s’avère bien meilleure que la version américaine souvent beaucoup trop excessive et s’attardant trop sur les personnages adultes. Ceux-ci ne sont pourtant pas en reste pour autant, avec de nouvelles situations familiales apportant du drama supplémentaire bien géré, surtout du côté de la famille de Thomas.

Les trouvailles du scénario français permet de moderniser la série qui prend un nouveau coup de jeune et s’inscrit définitivement dans un cadre hyper-réaliste. Loin d’être prude, la série montre toute la dure réalité de l’hôpital. Certes, c’est parfois esthétisé parce qu’on est en prime-time sur TF1, mais dans l’ensemble, on ne peut nier un très bon travail sur le réalisme des situations.

Et puis, un drama adolescent à heure de grande écoute sur une grande chaîne en France ? Punaise, il était temps que ça arrive ! La série marque le compromis parfait entre ce désir de parler aux adolescents et le sérieux plus de rigueur pour son public adulte avec les problématiques médicales.

C’est le genre de série qui parle à tout le monde, qui me parle énormément et que je peux qualifier de coup de cœur sans la moindre exagération. Malgré tout ce qu’elle peut faire (re)vivre de douloureux ou d’angoissant, j’attends clairement la saison 2 ; même si la vie, elle, n’attend pas pour être croquée à pleines dents.

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Les Bracelets rouges – S01E01-02

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur les premiers épisodes de l’adaptation française des Bracelets rouges.

01.jpgÉpisode 1 – 19/20
Ici, il y a des gens qui vivent et il y a des gens qui meurent. Et entre les deux, il y a nous.

La série commence fort bien avec de longs plans larges réussis et une présentation rapide de l’hôpital par un enfant dans le coma depuis huit mois, Côme, sur un fond musical au top (plus inspiré de la version américaine que de l’originale). Dans le hall d’accueil, Thomas arrive à l’hôpital et rencontre Roxane, une anorexique.

Sa belle-mère se charge de l’inscription de Thomas et je l’adore déjà. La série marque tout de suite des points avec cette introduction rythmée, réussie et se centrant immédiatement sur les adolescents plutôt que sur les adultes, relégués au deuxième plan la plupart du temps. On s’éloigne donc de la version américaine qui en faisait trop sur les adultes, avec cette fois juste ce qu’il faut pour qu’ils soient attachants sans être des personnages principaux non plus.

Dans sa chambre, Thomas rencontre Clément et son magnifique t-shirt « banane », correspondant bien à son caractère de personnage qui a clairement toujours la banane… ainsi qu’un nombre incalculable de bracelets rouges et de mots à déverser sur ce pauvre Thomas.

Les parents de Clément arrivent et l’attention prêtée aux détails est merveilleuse, avec le regard de la mère de Clément rencontrant Thomas, tout plein d’empathie. C’est assez fou comme introduction et Thomas fait tout de suite de la peine de ne pas avoir ses parents.

Clément est là depuis neuf mois et est amputé, ce qui pousse son médecin à conseiller les parents de ne pas l’étouffer, malgré leur désir de le faire. Quant à Thomas, il va se faire amputer lui aussi, suite à un cancer du tibia. C’est en respect total avec la série d’origine et ça marche toujours aussi bien.

Au collège, Sarah s’amuse à draguer un autre ado obèse. Ah le harcèlement scolaire… Le problème, c’est qu’alors qu’elle se fout ouvertement de lui, elle s’effondre. Bon, là, faut bien reconnaître que c’était un peu trop dramatique et presque mal joué, mais tout ce qui a précédé m’a beaucoup plu alors je n’en tiendrai pas trop rigueur.

L’épisode introduit aussi le personnage de Mehdi et ses six fractures suite à un accident de moto. Il a 15 ans, pas de permis et son grand-père avait réparé la moto qui n’est pas à eux. Comme il le dit bien : « on n’est pas dans la merde, hein ? ». Les policiers mènent rapidement l’enquête sur lui et interrogent son grand-père, énervant Mehdi au plus haut point. Couvert par son médecin, Mehdi s’en tire bien même quand il insulte un policier, avant de se faire recadrer par le dit médecin.

Clément, en fauteuil, observe Roxane prendre des photos à travers les vitres, puis l’arrivée de Sarah qui n’apprécie pas d’être traitée comme une handicapée. La délicatesse et le tact, grosse caractéristique du personnage. Il enchaîne sur la rééducation pré-prothèse où il aperçoit Roxane et n’assume pas son crush.

De retour dans sa chambre où Thomas attend encore son père, Clément propose à son nouveau camarade de faire le tour de l’hôpital, en fauteuil. Il lui fait un discours sur la fête qu’il devrait faire pour dire adieu à sa jambe, avant qu’ils ne croisent Roxane. Celle-ci est aussitôt invitée par Clément.

Sarah est quant à elle coincée à l’hôpital tant qu’elle n’est pas récupérée par son père. Patientant dans la chambre de Côme, qui est aussi la sienne, elle finit par rencontrer une blouse rose, qui s’avère être la mère de Côme, Nathalie. Comme j’adore déjà l’actrice, j’ai tout gagné car c’est habituellement le personnage que j’aime le moins. Dans la version espagnole, l’actrice me faisait juste flipper, rapport aussi à ma propre hospitalisation quand j’étais gamin et à la naissance de ma coulrophobie maintenant que j’y pense. Nathalie sympathise ensuite avec Aurore, la belle-mère de Thomas.

Ce dernier rencontre Côme et Sarah, qui pète littéralement un câble en voyant deux handicapés dans sa chambre. Si le personnage et les répliques sont au top, c’est la seule actrice dont le jeu me laisse quelque peu perplexe pour l’instant.

Il va pourtant falloir m’y faire, et à elle et à la présence de Michaël Youn en papa sympathique et inquiet apprenant du médecin que sa fille a possiblement un problème cardiaque. Il ne lui dit pas toute la vérité, préférant la rassurer que lui expliquer les vrais problèmes auxquels elle risque d’être confrontée.

Avec Clément qui s’active à organiser une soirée, on en oublierait presque que nous sommes dans un hôpital… Thomas le lui rappelle rapidement, déprimé par l’absence de son père compromettant sa possible opération. Comme Aurore fait tout ce qu’elle peut pour que l’opération se déroule malgré tout le lendemain, Thomas fait ce qu’il peut pour organiser la soirée avec Roxane.

Celle-ci est plutôt sympa, même s’il n’est pas simple de rire sur commande quand on est adolescent – et encore moins simple de danser quand on ne sait pas sur quelle chanson on danse. L’idée de la piste d’hélicoptère devant les urgences et pas sur le toit fonctionne très bien et le trio des bracelets rouges est déjà beaucoup trop convaincant. Les bracelets ? Un par opération. Comme Clément a pas mal d’opérations au compteur, il donne à Roxane et Thomas un bracelet, scellant le pacte donnant son nom à la série.

De son côté, Sarah comprend que Côme n’est pas qu’un mur dans son angoisse de la première nuit d’hôpital alors que Mehdi, lui, envoie un message à son grand-père. Le lendemain, Thomas parvient bien à se faire opérer grâce à l’arrivée de son père à l’hôpital avant 7h du matin, alors que Clément prend le temps de rétablir la communication avec ses parents. Quant à moi, derrière mon écran, je sais que j’ai retrouvé ma drogue, parce que ce premier épisode me laisse avec exactement ce que j’attendais de la série originale, de l’adaptation américaine et désormais de cette adaptation française : de la fascination pour une écriture pas trop misérabiliste et de l’attachement pour des personnages qui sonnent tous justes – malgré quelques jeux d’acteurs à améliorer encore ; mais eh, je ne suis pas acteur alors qu’est-ce que j’en sais !

J’accroche particulièrement à la photographie de la série, et donc sa la réalisation assez sombre qui rend bien l’oppression que peut être l’hôpital à chaque instant, même les plus légers. Une vraie réussite.

02.jpgÉpisode 2 – 17/20
Il faut arrêter de vous en vouloir.

La série s’offre un générique vraiment sympathique et Côme continue sa narration alors que l’on assiste à toute la préparation de Thomas pour son opération. Oh les mauvais souvenirs d’opération des dents de sagesse. La série ne lésine pas sur les détails des préparatifs de l’opération par le docteur Catalan, et c’est bien plus réaliste que la version américaine. Ou en tout, c’est plus causant pour un français, au choix.

Loin d’être paniqués lors de l’arrêt cardiaque, les médecins sont calmes, presque froids, et efficaces. L’arrêt cardiaque est l’occasion d’une rencontre entre Côme et Thomas, un côté science-fiction, certes, qui avance bien la série et permet à Côme de paraître plus sympathique et de passer un message à sa mère qui justement espère que ce jour sera particulier, car c’est un chiffre rond pour Côme.

Sarah regarde des vidéos d’Andy raconte (sympathique touche de réalisme) et est toujours aussi désagréable avec Côme et Nathalie. L’infirmier qui s’occupe d’elle la force à s’excuser, et ça aussi, c’est plein d’une petite touche de réalisme. En fait, elle joue parfaitement l’adolescente insupportable et Michaël Youn le père pas si autoritaire.

Il cède aux caprices de sa fille, quitte à traiter Côme de comateux (je viens de capter ce mauvais choix de prénom) qui ne se réveillera peut-être jamais. Devant Nathalie. Allez, sympa.

En flashback, on découvre ce qui est arrivé à Côme, un petit garçon timide qui a accompagné sa maman à la piscine. Nathalie l’a poussé à aller se faire des amis à la piscine, et ces idiots d’enfants lui donnent le défi de sauter du plus haut plongeoir de la piscine pas vraiment surveillée, alors que Nathalie est au téléphone. Sur la crédibilité de tous les gamins qui regardent Côme sur le plongeoir sans qu’aucun adulte ne voie ce qu’il se passe. Et Nathalie s’en rend compte une seconde trop tard bien sûr, juste à cause d’un coup de fil de la grand-mère.

Et pendant l’arrêt cardiaque de Thomas, c’est bien sûr à la piscine que les deux se rencontrent, et que Côme demande à Thomas de dire à sa mère d’arrêter de culpabiliser, et aussi qu’il aime quand elle s’habille en vert – ça tombe bien, elle est habillée en vert aujourd’hui.

Pendant l’opération de Thomas, Clément continue de passer du temps en rééducation avec Victor, l’infirmier qui s’occupe de lui et lui apprend qu’il peut passer aux béquilles. Il continue d’espérer avec Roxane, puis se rend attendre la sortie d’opération de Clément.

Roxane est obligée de se peser chaque semaine depuis cinq semaines qu’elle est à l’hôpital. Cela la confronte à ses angoisses d’anorexique. Elle se met à boire plein d’eau et chercher de quoi peser plus lourd. Elle trouve un poids de 500 grammes qui l’aide à tromper la balance.

Mehdi découvre lui les joies d’aller aux toilettes quand on a un plâtre, mais il refuse d’abandonner le combat… avant de décider de se retenir. Il rencontre Roxane qu’il aperçoit voler un poids sans comprendre vraiment l’intérêt. Il passe un peu de temps à parler avec et la mythonner sur son accident de moto, ce qui la fait marrer. Cette nouvelle rencontre est sympa et permet d’avancer dans la série, avec la formation d’un nouveau trio en compagnie de Mehdi, Roxane et Clément. L’ambiance est rapidement au beau fixe entre eux, ça fonctionne à merveille.

Court-circuitant une fois de plus l’hôpital, ils se rendent en salle de réveil où Thomas, inconscient, demande à se faire embrasser, par Roxane. Poussée par Mehdi et au désespoir de Clément, elle accepte de l’embrasser.

Une fois réveillé, Thomas fait comprendre à son père qu’il n’a pas vraiment besoin de lui, maintenant qu’il a Clément. Le dernier est sacrément touché et le père sacrément énervé. En même temps, il vient de s’asseoir sur l’absence de jambe de son fils, forcément, ce n’est pas ça.

Thomas rencontre ensuite Mehdi et apprend qu’il a embrassé Roxane. Clément s’impose entre eux, histoire que le triangle amoureux soit encore plus évident.

En parallèle, Sarah continue d’essayer de changer de chambre et d’être parfaitement insupportable, y compris avec Edouard, le pauvre adolescent qui veut juste être gentil avec (et la draguer de manière insistante, certes). Elle réussit à se mettre Nathalie à dos, puis son père, qui finit par lui avouer la vérité.

Finalement, Thomas décide d’aller donner un bracelet rouge à Côme et délivre le message à Nathalie. Bien sûr, c’est gros, mais ça fonctionne. Il est ensuite poussé par Clément à regarder son nouveau corps avec une jambe en moins, une scène sacrément marquante et très bien géré par l’acteur.

Quant au cliffhanger, il voit Roxane inconsciente dans sa chambre être découverte par Clément. Ah l’anorexie, ça ne pardonne pas. Le cliffhanger est immédiatement ruiné par la pub pour les épisodes suivants, mais bon, c’est sans surprise par rapport aux autres versions que j’ai pu voir.

C’est amusant de constater que d’une version à l’autre, je n’ai pas forcément les mêmes personnages préférés. J’accroche beaucoup plus à Thomas et Roxane dans la série française qu’à leurs équivalents dans l’original et la version américaine. Comme quoi, le personnage ne fait pas tout et le jeu d’acteur compte également. Difficile d’avoir une préférence tant j’aime les trois versions, mais il est possible que la version française finisse par l’emporter dans mon cœur. Il faudra voir avec le recul et les autres épisodes, mais cette version me paraît plus réaliste que son homologue américain et moins dramatique que la version catalane. Ou alors, c’est juste parce que je connais déjà les grandes lignes de l’histoire que je prends le temps de savourer chaque détail. En tout cas, c’est un vrai plaisir de retrouver les bracelets rouges et j’espère déjà l’annonce d’une saison 2 – si possible plus longue, allez, vivement qu’on s’aligne au rythme américain (l’espoir fait vivre).

En attendant, c’est une excellente série française, qui propose son propre rythme et ses réalités, apporte du soin à quelques détails supplémentaires et qui est surtout parfaitement accompagnée musicalement parlant. Gros coups de cœur sur les choix musicaux de cette série.

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Grey’s Anatomy – S14E12

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur le douzième épisode de la saison 14 de Grey’s Anatomy.

12.jpgÉpisode 12 – Harder, Better, Faster, Stronger – 17/20
You could think of this vagina as a gift to me

Oh mais non, y a pas idée d’appeler un épisode comme ça. On reprend avec le début de journée de chaque personnage attendant désespérément les règles du concours qui va tous les opposer, mais aussi avec April couchant avec Vic de manière régulière. Bien. Pourquoi pas après tout, c’est une nouvelle romance à venir, clairement, et ça peut être drôle à suivre. Quant à l’épisode, il était passionnant car ce concours est finalement le moyen d’introduire de nouveaux fils rouges dans la série qui commençait à en manquer à force de tout résoudre ces derniers temps.

L’épisode était donc construit autour d’une multitude de sous-intrigues permettant de découvrir les idées des personnages, avant de finir sur les résultats de la première sélection du concours, avec des gagnants et des perdants, là où on voulait voir à peu près tout le monde gagner.

L’épisode en fait beaucoup autour de Kimmie, la patiente d’Amelia et Alex. C’est une enfant de 12 ans (qui en paraît tout de même plus) avec une voix en or et une obsession pour « Maybe this time » qui va me rester en tête tout le week-end.

J’ai beaucoup aimé cette partie de l’épisode qui voit cette patiente, encore une enfant, se battre contre un cancer qui envahit son cerveau. Plus que la patiente, ce sont bien sûr les docteurs que j’aime dans cette intrigue. Le duo Alex/Amelia est intéressant : je n’ai pas souvenir d’une exploitation particulière de ces deux-là par le passé, mais ils fonctionnent plutôt bien avec le même caractère de ne jamais rien lâcher, quitte à devenir violent au passage. Et puis, ça permet de nous faire oublier la tumeur d’Amelia un peu plus encore – elle a repris sa vie comme si de rien n’était finalement, alors que le bouleversement promis était bien plus horrible.

Tous les deux sont assistés de Sam et de DeLuca, qui passent l’épisode à se draguer l’un l’autre, plus ou moins intentionnellement. Ces deux-là m’ont beaucoup fait rire et il est vrai que l’alchimie entre eux fonctionnent à merveille. Du coup, j’aime bien les voir travailler ensemble et je tombe comme un bleu sous le charme de ce nouveau couple de la série.

Bien sûr, l’opération de Kimmie se déroule mal : retirer la tumeur signifie l’empêcher de parler. À eux quatre, mais principalement grâce à Amelia, les médecins trouvent une solution qui pourrait permettre de retirer la tumeur sans couper cette fonction de langage particulièrement importante.

Meredith, elle, est à court d’idée après son Harper Avery. Comme l’épisode nous la montre en train de de traiter un patient qui n’a pas de rein fonctionnel et ne peut avoir de don d’organe car c’est un ancien alcoolique, on sait bien que l’intrigue va la mener à trouver un remède pour soigner le rein des alcooliques. Clairement, c’est fait pour inspirer sa technique et il est sympa de voir les scénaristes amener un personnage qui connaît Richard, ça permet de l’humaniser encore un peu plus.

La solution pour Meredith ? Elle se pointe grâce à l’arrivée surprise de Judie, une patiente à qui Meredith a retiré la rate il y a quelques épisodes seulement. Pas de bol, celle-ci a développé plein de mini rates dans son corps, une réaction naturelle extrêmement rare qui lui vaut le droit d’être opéré à nouveau et donnant l’idée à Jo de dire que c’est dommage que son corps n’a pas produit quelque chose d’utile pour d’autres patients.

Il n’en faut pas plus pour donner l’idée à Meredith, devenue méga pote avec Jo, de créer des mini-reins pour sauver des vies. L’idée est bien amenée, même si c’est tiré par les cheveux, et j’ai adoré voir Meredith et Jo être si potes désormais.

Du côté de Jackson, l’épisode commence par son idée de créer de la peau avec un spray. Ce n’est tout de même pas rien et son interne, Dahlia, est folle amoureuse de lui. Sur-caféinée pendant tout l’épisode, elle m’aura beaucoup fait rire à draguer sans vraiment draguer Jackson. Il y a un bon potentiel comique dans cette relation, et il est marrant d’imaginer Jackson et April couchant tous les deux avec des internes. Cela boucle un peu la boucle des premières saisons aussi, mais bon.

Le problème pour Jackson, c’est que si son idée est géniale, elle prend du temps et que sa mère en a une autre pour lui. Elle lui présente Michelle Velez, une chirurgienne plastique qui veut créer un vagin plus performant que ce que les vaginoplasties actuelles fournissent ; court-circuitant au passage l’idée de Jackson et les règles qu’il a avec sa mère de ne pas travailler ensemble sur des vagins. C’est surtout l’occasion de mettre quelques blagues dans le script et d’inclure une nouvelle transexuelle dans la série, avec le personnage de Michelle Velez qui se propose d’être le patient-témoin.

Jackson passe l’épisode à hésiter mais finit par écouter les très bons arguments de sa mère (instaurant encore du féminisme dans l’épisode, cette fois, sans l’aide de Bailey) et de Dahlia.

Pendant ce temps, Bailey travaille depuis son lit pour simplifier les coloscopies. Elle le fait avec l’aide de Glasses, l’interne toujours aussi marrant et enchaînant les énormes quiproquos. Si c’était marrant, c’est l’un des rares projets qui ne donne pas forcément envie de passer le reste de la saison dessus, car ça manquait d’un patient pour nous attendrir.

Arizona n’a pas d’idée non plus, et elle n’en aura pas jusqu’à la date limite de participation au concours, mais il n’empêche qu’elle cherche. La solution lui vient de Carina surprise de savoir qu’Arizona a déjà perdu d’autres mères enceintes. C’est plutôt excellent comme intrigue, car ça permet à Arizona de prendre conscience du taux de mortalité énorme chez les femmes enceintes.

April, dont il faut bien qu’on connaisse les états d’âme après l’épisode d’il y a deux semaines, continue de se torturer sur la mort de la femme de son ex, mais Arizona n’en a rien à faire. Sa recherche concernera les femmes enceintes et la mortalité terrifiante aux USA, persuadée qu’elle peut faire quelque chose pour l’aider.

Elle demande également l’aide de Carina, qu’elle finit par ré-embrasser. Alors moi, franchement, je n’ai rien compris à l’intrigue de Carina draguant Owen. Finalement, tout ça ne servait à rien d’autre que remettre Arizona & Carina ensemble, sans vraie intrigue ou complications ou quoi. Espérons que Carina fera plus long feu que Minnick (oui, moi aussi je l’avais oubliée, mais je sais pas, elle m’est revenue comme ça) !

Owen travaille avec Casey, l’interne capable de virer les hackers de l’hôpital donc (j’apprends encore les noms, je pense que vous aussi), à sa propre idée… mais finalement, il décide de ne pas participer au concours, car il est un homme d’action, pas de recherche. Rien de nouveau sous le soleil, donc, mais ça fait une sous-intrigue intéressante.

Enfin, Maggie & Richard ont chacun leur propre idée (un chargeur pour pacemaker passant par la peau et un stylo magique détectant les cellules cancéreuses), mais ce n’est pas l’intérêt de leur intrigue. Bon, OK, je cherche encore le vrai intérêt de l’intrigue : Richard prend des cours de salsa pour l’anniversaire de Katherine. Si c’est long, ça me rappelle en plus certaines scènes gênantes de Scandal. C’est amusant tout de même, et ça permet de développer encore plus le personnage de Maggie, à la fois dans son deuil compliqué de sa mère (un an plus tôt ou presque) et dans sa relation avec Clive, qu’on ne connaît pas beaucoup plus, mais qu’elle aime assez pour se laisser embrasser. Tout ça dans le but de plaire à sa défunte mère qui la voulait plus allumeuse, donc.

L’épisode termine par April découvrant les différents projets que l’on veut tous (ou presque) voir avancer plus loin ; et c’était amusant de noter ses petites mimiques et réactions à la découverte des projets. April continue d’être un personnage que j’aime énormément et qui est revenue dans mes bonnes grâces, donc, car elle m’aura beaucoup fait rire.

La dernière scène réunit tout le casting au bar à côté de l’hôpital, ce qui n’était pas arrivé depuis tellement longtemps que ça fait carrément plaisir à voir. Les résultats du concours tombent : Arizona, Maggie, Meredith et Jackson voient tous leurs projets sélectionnés. J’imagine que Weber aussi, puisqu’il s’amuse à danser avec Katherine devant tout le bar hilare.

Tout le bar ? Pas franchement. Amelia & Alex ne sont pas sélectionnés pour être financé par le concours – alors que c’étaient peut-être ceux que je voulais le plus voir avancer, ce qui est volontaire de la part des scénaristes, j’imagine. C’est excellent aussi car cela va les forcer à trouver un nouveau financement… ou prendre la place de Meredith et Jo (aïe pour Alex).

En effet, si elles ont eu une magnifique idée ensemble, Meredith ignorait qu’une grosse partie de sa théorie était déjà brevetée, ce qu’Owen lui apprend comme si de rien n’était. Autrement dit, Meredith n’a pas fait son travail de recherches comme il faut – et au passage, bienvenue dans le capitalisme où sauver des vies, ça a un prix qu’il faut payer.

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HTGAWM – S04E12

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’épisode 12 de la saison 4 d’HTGAWM.

12.jpgÉpisode 12 – Ask Him About Stella – 16/20
So I want to name him Christopher.

L’épisode reprend logiquement sur Roa complétement perturbé par les accusations dont il a été victime. Il hésite à appeler sa femme, mais ne le fait pas et préfère aller s’acheter de quoi se droguer. C’est donc un homme brisé que l’on retrouve en ce début d’épisode, et ça le rend drôlement attachant. Tristement attachant.

Annalise vient ensuite lui rendre visite, comme on l’a vu la semaine dernière. Il ne répond pas, perdu dans sa drogue et le souvenir de sa fille.

Bonnie et Frank se retrouvent dans un entrepôt, afin qu’elle obtienne ce qu’il faut pour savoir si elle est surveillée ou non. Au boulot, Bonnie déchire bien et réussit à récupérer l’affaire Roa à Matt McNamara. Hum, pardon, je me trompe de série, mais c’est tellement bizarre de revoir John Hensley dans une série.

Bien sûr, elle le drague pour ça et dans le seul but de gagner du temps, mais son collègue est loin de se laisser avoir.

Le lendemain midi, la mère de Laurel repart à Mexico, histoire de ne pas payer l’actrice tous les épisodes et de faire traîner le suspense, ce qui libère sa fille pour bosser avec le reste du groupe, à l’œil, sur l’affaire d’Annalise.

Cette dernière s’inquiète pour Issac et découvre qu’il a recommencé à se droguer. Son visage de la déception est génialissime, de même que le masochisme d’Isaac qui s’en veut d’avoir repris. C’est un bon épisode rien que pour cette scène avec d’excellentes interprétations. Malheureusement, ça traîne ensuite en longueur avec un approfondissement du passé des personnages et de leurs premières prises de drogue, autour d’un fastfood. C’est intéressant d’apprendre à les connaître, je sais bien, mais je ne suis pas fan de ces personnages, alors forcément ça limite mon intérêt.

Bon, toutefois, il est question de la rencontre entre Isaac et Jacqueline, sa femme. C’est cette dernière qui est parvenue à le sortir de la drogue. Un passé forcément important dans la suite de la saison, puisque clairement la mort de Stella, leur fille, va être un point charnière de celle-ci.

Pendant ce temps, Frank veut continuer son enquête sur la relation entre Wes et la mère de Laurel, mais ça ne fonctionne pas du tout : il a besoin d’Oliver, et celui-ci est dans un appartement avec quatre étudiants déterminés à ne pas lui laisser de vie privée et à bosser gratuitement toute une journée – tout en parvenant à conserver de superbes appartements, le syndrome Friends.

Et s’ils font de l’excellent boulot, Annalise ne chôme pas non plus en parallèle en parlant avec le père de Nate et en arrivant à d’excellents arguments elle-même. Le seul problème, c’est que les arguments qu’elle a ne servent à rien puisque le procès est reporté par un twist.

C’est triste pour le père de Nate qui déprime d’apprendre que le procès risque de ne pas avoir lieu du tout. Ce vieux monsieur en prison fait plus de peine que dans le dernier épisode.

De son côté, Michaela se lance à fond dans le cas d’Annalise, et si elle le fait, c’est uniquement par intérêt, espérant bien avoir de quoi voir son nom cité dans le rapport qu’Annalise fera à la Cour Suprême du pays si le dossier va jusque-là. Bien. C’est l’occasion pour Connor et Michaela de retrouver leur saine (ou pas) compétition d’étudiants et pour Oliver de rappeler à Connor qu’il ferait bien de reprendre ses études à la fac tant qu’il y est. Quant à nous, ça nous permet de voir se dessiner le futur crossover avec Scandal : plus l’affaire montera haut, plus Annalise a de chances de se retrouver face aux personnages de la série se déroulant en grande partie à la Maison Blanche.

Laurel apprend qu’elle peut voir son bébé le lendemain et rappelle ainsi sa mère, alors que Frank tente de s’incruster à la visite. En effet, il a appris que la mère de Laurel était en contact avec Jorge Castillo. Définitivement pas une gentille, donc. Ou pas. La série paye finalement l’actrice dont le personnage apprend à sa fille qu’elle a appelé son père chaque jour pour le convaincre de la laisser rencontrer son fils.

Laurel peut donc enfin passer du temps avec son bébé et elle choisit de l’appeler Christopher, en hommage à Wes dont le prénom était Christophe. Sympa, mais Frank n’est pas convaincu par ce choix. Il faut dire que Wes cachait des choses, ça n’inspire pas la confiance du tout.

Grâce aux informations de Bonnie sur la mort de Stella, Annalise comprend qu’Isaac lui a menti : Stella s’est droguée avec la même drogue que son père, qui n’était pas si sobre depuis 23 ans puisque trois ans plus tôt, il avait ce qu’il fallait pour se droguer. Et le problème, c’est qu’il a maquillé l’overdose de sa fille en suicide, avec un SMS.

Bonnie fait en sorte d’étouffer tout ça, mais ça ne fonctionne pas car elle est bien trop étrange avec son collègue. Le draguer était la pire des idées et maintenant, celui-ci a compris qu’elle bossait pour Annalise. Pauvre Bonnie, pauvre Isaac. Ou pas : Bonnie entame son dernier gros bluff, faisant du chantage au procureur pour qu’il lâche l’affaire sur Roa. Au passage, elle lui révèle qu’elle enregistre leurs conversations et grille sa couverture…

Après tout un suspense trop long, Annalise apprend que son cas ne mène nulle part car la justice le bloque. Avec tout ce que j’ai dit plus haut sur le crossover, vous comprendrez que je ne me suis pas du tout laissé convaincre par cette perte. En revanche, une perte bien plus crédible, c’est celle du flirt d’Annalise et Issac. Après tout un épisode à jouer les couples mignons et à deux doigts du baiser de la victoire puisqu’Isaac n’est pas accusé par le procureur, Annalise découvre qu’il a recommencé à se droguer.

Les choses tournent donc très mal, avec une énorme dispute entre eux, forcément, qui se termine par Annalise appelant Jacqueline pour lui avouer qu’Isaac se drogue de nouveau et lui conseiller d’aborder le sujet Stella avec lui. Et elle passe le coup de fil devant Isaac. C’est ce qu’on appelle se faire rapidement un ennemi, ça.

La conclusion voit Nate affirmer à son père qu’il veut garder ce contact qu’ils ont retrouvé entre eux. C’est mignon tout plein, un peu comme Asher passant son épisode à cuisiner ou Connor qui réannonce son mariage avec Oliver, qui revient comme un cheveu sur la soupe en même temps que sa décision de reprendre les études. Ben voui.

Terrifiée d’avoir grillée sa couverture, Bonnie cache un flingue chez elle (le fait qu’on connaisse la cachette ne peut être une coïncidence) et demande à Frank de revenir chez elle. Il accepte, mais il a autre chose à faire avant : demander à la mère de Laurel comment elle a connu Wes.

Et si ça aurait fait un très bon cliffhanger largement suffisant, les scénaristes ne s’arrêtent pas là : Michaela refuse de laisser tomber l’affaire d’Annalise et propose à celle-ci de contacter quelqu’un capable de régler des problèmes et qui a beaucoup d’influence et bla et bla et bla. La surprise aurait pu vraiment fonctionné, mais a été spoilée il y a un bon mois (donc j’ai passé mon épisode à le voir venir) : Annalise décide de rendre une petite visite à… Olivia Pope, qui a accepté de donner un cours à la fac. Bonjour la déchéance (et le spoil de Scandal ?). Cette arrivée dans la série est plutôt réussie, mais clairement, on part sur un crossover qui reprend beaucoup les codes de HTGAWM pour l’instant. Il faudra voir ce que ça donne… en mars.

En tout cas, pour l’instant, ce crossover revitalise Scandal qui en avait bien besoin, mais ne fait pas vraiment du bien à HTGAWM qui aurait pu s’en passer. Dans celle-ci, il tombe comme un cheveu sur la soupe et on ne voit pas bien pourquoi Michaela sort Olivia Pope de son chapeau magique. Et puis, après les innombrables scandales qu’il y a eu dans la série du même titre, ça n’a aucun sens de nous faire croire que tout se déroule dans le même univers, pas plus que ça n’a de sens d’avoir Annalise qui écoute le conseil de Michaela, sorti de nulle part. Et pourtant, j’aime Michaela.

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