Preacher – S04E08

Épisode 8 – Fear of the Lord – 17/20
Avec cet épisode, les scénaristes s’en donnent à cœur joie pour assouvir tous les fantasmes gores qu’ils n’avaient pas encore eu le temps de faire dans la série. Honnêtement, je trouve que ça oscille entre le marrant et le too much, mais comme ça sert une intrigue qui est quant à elle impeccable, j’ai du mal à trouver à redire. La saison 1 où l’on ne comprenait pas grand-chose me paraît loin désormais, et j’adore ce qu’ils font de ces ultimes moments.

> Saison 4


Spoilers

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Yes, it’s a test… Of your stupidity!

Oula, j’ai bugué au début de cet épisode : on retrouve Herr Starr qui semble être en train d’être torturé (et sans son costard, je trouve qu’il ressemble un peu à Cassidy – non ?), avec le pénis remplacé par un robinet qui verse du sang. Décidément, ils ne savent plus quoi inventer, mais bon, il s’est fait bouffer par un chien après tout. Il est sauvé par des sortes d’hommes des cavernes qui savent parler et disent s’appeler Karl Chunt, Ernie et Cyrus. Tout ça n’est vraiment pas clair.

Ils s’occupent en tout cas bien de lui, allant jusqu’à lui donner à manger pendant qu’il pleurniche parce qu’ils sont gentils avec lui… avant de soudainement comprendre qu’ils sont en train de manger sa jambe ; et lui aussi. C’était bien drôle. Alors qu’il se croyait sauver, le voilà soudainement dans d’encore plus mauvais draps.

Alors qu’ils s’apprêtent à couper une nouvelle partie de lui, Lara débarque finalement et découvre donc le nouvel état de son patron, qui pleurniche. Faut dire, il y a de quoi à force. Il perd un bout de son corps par épisode à présent. Au moins, il n’a l’air d’avoir que de la douleur morale désormais, plus vraiment physique. C’est d’autant plus triste qu’un flashback nous fait découvrir à quoi il ressemblait avant tout ça.

Ainsi, en 1979, il a gagné un concours de chant (j’ai kiffé le « I did it mein way ! ») alors qu’il avait encore tout son corps, et même des cheveux. Il était déjà bien moche à mon goût, hein, mais bon, ce sont finalement ses concurrents, encore des enfants eux, qui s’en sont pris les premiers à son œil. Le pauvre.

Il est finalement ramené à Masada où on lui donne une nouvelle jambe grinçante et où il se laisse aller désormais, laissant sa barbe pousser. Ayant perdu le Messie, il comprend qu’il n’y aura pas d’Apocalypse, car il leur manque l’élément essentiel : sa danse. Qu’à cela ne tienne, Hitler propose un nouveau plan : se servir de Jesus de Nazareth et le faire danser. Et oui, figurez-vous que Jésus gère en break dance !

Ce n’est toutefois pas suffisant pour Herr Starr qui explique que ce n’est pas Jésus que Dieu veut. C’est triste. Quant à Herr Starr, il entre dans une dépression terrible et décide alors de se balader à poil pour se suicider avec l’écharpe prouvant qu’il avait gagné le concours de chant. Tout ce qu’il y gagne cette fois, c’est qu’il se débrouille pour s’arracher les tétons. J’ai tellement mal pour lui… mais Dieu lui promet de lui rendre son look – si, et seulement si, il parvient à lui ramener Hump, le vrai Messie.

De son côté, Jesse refuse donc la proposition de Fiore qui n’aime pas bien de se voir refuser quelque chose. Il décide donc de torturer notre héros, d’abord en le foutant à poil dans une cage envahie par des fourmis (j’avoue que ça m’a rendu plus inconfortable que je ne l’aurais cru cette idée de torture), puis en le brûlant vif – ce qui est évidemment une façon de parler puisqu’il est déjà mort. La torture suivante – être enfermé dans un tonneau avec des rats – est finalement interrompue par le Saint des Tueurs qui vient contre toute attente libérer Jesse.

Jesse est évidemment méfiant, et moi aussi à vrai dire, parce qu’allez savoir ce qui est une simulation et ce qui est vrai désormais… Le Saint des Tueurs lui raconte une petite histoire, en plus, et c’est tellement louche de voir le Saint des Tueurs parler. Ca pue le piège… et Jesse finit par comprendre qu’il est toujours en Enfer. Tout est fait pour lui forcer la main à s’asseoir sur le trône de Dieu.

Ce sont finalement les hommes de Fiore qui le force à aller s’asseoir sur le trône et paf, Dieu lui ordonne alors de vivre. On le voit donc sortir de sa tombe, un peu pâle, mais pas du tout décomposé, normal. Il est en revanche au beau milieu du désert, alors on a connu mieux comme résurrection. La sienne n’est pas si horrible après tout : il a le droit de rencontrer Dieu. Celui-ci l’informe qu’il avait raison depuis le début de cette intrigue : c’était bien un test pour savoir s’il allait monter ou non sur le trône.

Certes, il ne l’a pas fait, mais il n’a pas réussi pour autant ! Comme il a voulu monter sur le trône, Dieu décide de continuer à lancer l’Apocalypse… C’est n’importe quoi, mais ça m’a fait rire, surtout que ça continue avec Dieu avec qui… bouffe un œil de Jesse ? WTF !

Pendant ce temps, Cassidy et Tulip s’occupent donc du sort du Messie. C’est sous un orage violent qu’ils menacent de le tuer ; sauf que Tulip ne veut pas le tuer tant qu’elle n’aura pas la preuve que Dieu est en train de les regarder. C’est gênant parce que Dieu n’est pas trop motivé à voir mourir son fils préféré, forcément.

Ils s’installent donc pour plus de trois mois au même endroit, apprenant à vivre avec le Messie qu’ils équipent d’une ceinture d’explosifs. Le seul problème, c’est qu’en trois mois, Cassidy a le temps de s’attacher à ce Messie. Et c’est comme cela qu’il finit par le perdre, pour mieux le retrouver en train de charmer des biches. Le problème, c’est que Tulip aussi se retrouve à s’attacher à lui.

Du coup, elle n’ose pas le faire exploser quand Lara et Herr Starr débarquent dans leur planque pour récupérer ce Messie. La scène est absolument dégueulasse puisque nos héros finissent recouverts de leur vomi : Lara utilise en effet des ondes pour les rendre nauséeux. Bon, la série s’engouffre à nouveau dans un trip gore assez inutile, quoi. Et finalement, Tulip et Cassidy perdent donc le Messie, qui reste bien en vie. L’Apocalypse peut donc avoir lieu… et Herr Starr récupérer son look qui le fait un peu ressembler à Trump.

Après tout ça, Cassidy et Tulip se retrouvent dans un motel en plein désert où il lui raconte une blague et où ils s’embrassent. Soit. Si l’idée était juste de les faire tomber amoureux grâce à un bon dans le temps de trois mois, je ne vois pas pourquoi c’était nécessaire de nous l’annoncer avant. En tout cas, Tulip et Cass vivent leur amour juste avant le retour de Jesse, qui les retrouve sans mal puisqu’ils ont repris le motel à côté de Masada. Bien.

On notera aussi en fin d’épisode une scène que je n’ai pas bien comprise, avec un prisonnier qui se fait tuer par deux autres et Eugene qui récupère sa guitare. Ca sortait de nulle part pour pas grand-chose, honnêtement.

> Saison 4

Fear the Walking Dead – S05E14

Épisode 14 – Today and Tomorrow – 15/20
Bon, c’était encore un épisode un peu lent qui a au moins l’avantage de développer la nouvelle intrigue lancée dans l’épisode précédent. Seulement, si proche de la fin de saison, je ne sais pas trop quoi en penser de cette nouvelle intrigue. Les lenteurs de l’épisode ne m’ont pas aidées, mais il y avait de bons moments malgré tout. Bref, un épisode assez classique pour la série.

> Saison 5


Spoilers

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You’re not going alone in there, Al.

Bon, ben, je vais vite m’y faire moi : les épisodes sont donc désormais disponibles dès le dimanche ? Très bien, ça m’arrange, surtout que demain est encore une journée chargée, donc bon, je ne sais pas si j’aurais trop le temps de regarder quoique ce soit. Vous n’êtes pas trop là pour ma vie, mais juste pour mon avis et mon résumé de ce nouvel épisode de Fear qui commence par un long monologue de Morgan sur sa vie d’avant, le tout filmé par Al, avec quelques coupes : c’est Morgan lui-même qui se la joue narcissique et regarde sa propre interview, devant un magasin bien nommé Bingo. Si j’avais su, j’aurais mis un point du Bingo Séries pour l’occasion.

Bon, ce n’est jamais que le début de l’épisode. Rapidement, il est interrompu par Al qui lui dit qu’ils n’ont plus beaucoup d’essence et qu’ils devraient faire demi-tour, mais ils n’en ont finalement pas le temps non plus. En effet, Al se rend compte qu’un bidon d’essence a disparu, ce qui leur permet de rapidement prendre en sandwich le voleur, qui est clairement effrayé par quelque chose d’autre qu’eux.

Ce quelque chose, ce sont, bien sûr, les cavaliers de l’épisode précédent. Al et Morgan l’aident à rester caché quand ceux-ci arrivent sur le même parking qu’eux, puis ils se mêlent comme toujours de ce qui ne les regarde pas et interrogent l’homme sur son passé et sa situation. Il s’appelle Tom, vient d’un endroit nommé Paradise Ridge, et il souhaite récupérer sa sœur, Janis, qui est restée là-bas. Bien sûr, il n’est pas très bavard devant la caméra d’Al, n’expliquant pas vraiment de quoi il a peur. Il faut dire qu’il ne sait pas grand-chose des cavaliers non plus.

En revanche, il donne des informations à Al qui l’intéresse beaucoup : ces cavaliers auraient dit qu’ils ne s’occupaient pas d’un meilleur aujourd’hui, mais d’un meilleur lendemain. Comme c’est aussi ce que disait Isabelle, Al prend la décision d’infiltrer Paradise Ridge par elle-même pendant que Morgan ramène Tom au convoi. C’est gros. Elle demande à Morgan de lui faire confiance, mais faut m’expliquer le délire : d’où il la laisse seule ?

Elle y croit pourtant… mais le voit redébarquer pour faire foirer son plan durant la nuit. Un peu vexée, elle en profite donc pour lui faire remarquer qu’elle a bien compris qu’il ne voulait pas rentrer au convoi. Malgré tout, elle accepte son aide et ils parviennent rapidement à infiltrer Paradise Ridge sans se faire remarquer.

De là, ils découvrent que le 4×4 n’est plus le leur : c’est celui de l’épisode précédent, réquisitionné par ces nouveaux méchants. Morgan s’en veut immédiatement de ce qui a pu arriver et flippe pour Grace, alors qu’Al est forcée de lui dire qu’elle cherche quelqu’un – Isabel – dans cet endroit. Quelqu’un qui n’est pas Janis donc.

Leur infiltration était discrète, certes, mais ils ne sont pas discrets du tout une fois sur place : Morgan utilise son talkie-walkie pour dire à Al qu’il ne trouve pas Janis – mais ça fait beaucoup de bruit dans le silence, non ? – et Al utilise le flash de sa caméra pour s’introduire dans ce qui s’avère être le QG de Ginny.

Bref, c’est sans surprise qu’ils finissent par se faire repérer ; mais c’est avec au passage l’attaque d’un zombie qui finit dans la piscine avec Al. Cela faisait au moins une bonne scène d’action avant qu’on reprenne la papotte avec Ginny. Rien de bien fou : elle se présente à nouveau, avec son accent insupportable, comme étant une grande gentille. Elle n’explique pas vraiment ce qu’il en est de Tom, mais elle laisse bien sûr Morgan et Al repartir avec tout leur attirail, y compris la caméra d’Al et un nouveau bâton pour Morgan. C’est mignon ça de lui faire un cadeau… Ce n’était en revanche pas terrible comme manière de conclure cette intrigue.

Nos héros repartent donc sans Janis, mais avec Tom, à qui ils disent ce qu’ils savent, à savoir que Janis n’était pas là et s’est probablement enfuie en laissant un zombie derrière elle. Ils sont désormais en voiture et stressent de ne pas avoir assez d’essence pour se rendre au point de rendez-vous qui obsède tous nos personnages.

Je note en tout cas que cette fois, Al s’est changée, et ça fait du bien ! Pendant que Morgan fait le plein avec le peu d’essence qu’il leur reste, Al reprend sa caméra pour le filmer et développe un peu sa propre histoire avec Isabel à Morgan. Ce dernier refuse finalement de lui raconter son passé, car il se rattache trop au passé – et c’est ce qu’il a reproché à Ginny. Il décide donc de parler à Grace, pour regarder un peu vers le futur.

De son côté, Grace écoute Don Quichotte en travaillant et est interrompue par Daniel, avec son chat. Oh, pff, voilà un duo qui ne me motive pas vraiment ! Au moins, elle est rapidement contactée par ceux du convoi qui lui expliquent la nouvelle situation mise en place lors de l’épisode précédent. Nous voilà donc avec Grace qui se met à culpabiliser de ne pas avoir été sur place au moment où c’est arrivé et avec ce duo qui se retrouve avec un chargement trop lourd dans le camion. Ils bousillent de l’essence pour rien et ça ne leur plaît pas trop. Finalement, ils décident d’abandonner le camion et de finir à pied.

Ils veulent s’abriter pour la nuit, mais ils sont rapidement attaqués par des zombies, beaucoup de zombies. Tellement de zombies, en fait, que Daniel en est forcé d’abandonner les vinyles auxquels il semblait pourtant tenir. Ils passent finalement la nuit dans une maison et au petit matin recommencent à parler et partager leurs sentiments. Cela permet de développer plus encore le personnage de Daniel, toujours attaché à Ofelia, mais vivant désormais pour créer un meilleur futur à Charlie. Grace, elle, parle évidemment de Morgan pour qui elle s’inquiète, regrettant de ne pas avoir réussi à faire assez pour lui.

Daniel la rassure évidemment et comme ils trouvent une guitare, ils se mettent à… pousser la chansonnette. L’idée est de voir s’ils peuvent apprendre ça à Charlie, parce que c’est pour elle que Daniel voulait sauver les vinyles. Pas dingue, mais sympathique. Juste assez en tout cas pour que je sois vraiment dégoûté en fin d’épisode quand Morgan les contacte à la radio et que Daniel révèle que l’état de Grace a soudainement empiré.

Elle qui était toute souriante et chantante se retrouve donc suante et au bout de sa vie, avertissant Morgan qu’elle pense qu’il ne lui reste pas longtemps à vivre. Je suis dégoûté – et en plus, ils peuvent encore nous faire la même avec Alicia s’ils veulent !

> Saison 5

The Outpost – S02E10

Épisode 10 – The Only Way – 14/20
Malgré un début toujours aussi désastreux, je trouve que le reste de cet épisode se débrouille plutôt bien pour être vraiment intéressant à suivre et pour apporter plus de consistance à la série. En effet, c’est toute la mythologie de la série qui prend vie dans cet épisode et mène à des situations plus intéressantes. Ce n’est pas exceptionnel, mais ça s’améliore drôlement, je trouve. Allez savoir si c’est volontaire ou juste un accident après…

> Saison 2


Spoilers

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Gwynn, they made me kill my own father.

Comme d’habitude, je termine les hebdos de la semaine avec cette série à la qualité vraiment aléatoire. C’est mauvais, tout simplement, mais j’ai aimé le début de saison, alors j’ai espoir chaque épisode que ça reparte sur de bons épisodes. Malheureusement, ça n’en prend pas le chemin dès les premières secondes : Garret parvient en effet à s’échapper de sa prison, comme vu la semaine dernière. Pourtant, l’épisode s’en tire bien ensuite.

Comme cela n’était apparemment pas suffisant, il parvient ensuite à escalader la muraille, passer par les toits et se rendre dans la chambre de Gwynn. Vraiment, la sécurité de l’Outpost, elle ne me fait pas rêver du tout. Celle qui rêve, en revanche, c’est Gwynn. Je ne comprends pas bien comment c’est possible, mais elle pionce tranquillement alors que Garret vient la tuer, épée en main. Au dernier moment, il est pris de remords de sa relation avec elle, puis de doute sur ce qu’il a appris au Prime Order.

Grâce à un portrait de famille véritable de Gwynn, il découvre qu’elle n’a en fait jamais été défigurée et qu’elle disait probablement la vérité depuis le début. Il décide donc de se suicider, perturbé par tout le mal qu’il a fait, mais c’était sans compter sur Gwynn qui se réveille au plus mauvais moment pour l’empêcher de se tuer. Zut.

On notera qu’elle n’est pas flippée du tout de retrouver le prisonnier dans sa chambre. C’est donc là qu’elle choisit de l’interroger au lever du soleil. Elle ne s’émeut pas particulièrement de tout ce qu’il raconte, ni de la mort de Cedric d’ailleurs, mais choisit tout de même de faire en sorte de lui rendre sa liberté. Mouais. Tout ça n’a pas trop de sens, mais elle oublie vite son baron et futur époux, préférant embrasser Garret, avant de le repousser, parce que quand même, ce n’est pas très sérieux tout ça.

Ainsi donc, Garret est libre et sa deuxième action, après avoir embrassé Gwynn est de rendre visite à Janzo, qui lui est toujours sous surveillance. La logique de Gwynn n’a aucun sens et même Janzo s’en rend compte, c’est dire ! Evidemment, Garret cherche Talon, et c’est pour cela qu’il vient voir Janzo. Celui-ci s’en amuse bien : pensant qu’il veut d’abord une amante, avant de comprendre qu’il cherche sa revanche et de l’envoyer sur les traces de Talon et Zed. Mouais. Au lieu de s’y rendre, Garret préfère parler avec Tobin le lendemain, mais bizarrement, le baron n’a pas trop envie de lui taper la causette. Dingue, non ?

Juste après ça, Janzo remarque un deal qui a lieu au beau milieu de la taverne, et il ne vit pas spécialement bien, car il reconnaît son frère. Il le suit donc et découvre que sa mère continue de fabriquer du colipsum depuis tout ce temps, et avec des Plaguelings en plus. Loin de se démonter, Elinor décide de tout révéler à Gwynn, comme le veut Janzo, car elle a soudainement une idée pour sauver l’Outpost. Comme elle vend du colipsum aux gardes qui encerclent leur avant-poste, elle songe en effet à leur envoyer quelques plaguelings pour les transformer avant qu’ils n’attaquent et ne tuent leurs hommes.

C’est un joli plan de guerre, mais elle révèle donc au passage qu’elle est en train d’enfreindre tout un tas de lois. Cela n’a pas l’air de gêner Gwynn outre mesure. Au contraire, elle décide d’appliquer son plan pendant la nuit, bien sûr orageuse. Les plaguelings n’ont pas de mal à s’infiltrer dans le camp ennemi et même s’ils ne sont pas nombreux à venir de l’Outpost, ils sont nombreux dans la forêt.

Garret découvre ce plan alors qu’il se déroule, et il le trouve brillant. Il faut bien reconnaître que c’est une bonne utilisation de la mythologie de la série.

Au petit matin, la reine elle-même se rend dans le campement ennemi en compagnie de Tobin, histoire de voir un peu ce qu’il reste de l’armée qui menaçait de les tuer. Et il ne reste pas grand-chose : Tobin retrouve ainsi son cousin Milus, évidemment infecté, et le tue pour de bon cette fois. Cela lui permet donc de récupérer ses terres et ses hommes, et un rapide discours suffit à faire en sorte que tout le monde lui prête allégeance. C’est beau.

Gwynn ramène ainsi à l’Outpost les quelques survivants, même s’ils sont possiblement infectés. Et elle tombe alors sur Garret, alors qu’elle est en compagnie de Tobin. Comme un lycéen, ce dernier marque son territoire en prenant la main de la reine, pour être sûr que les choses soient claires pour Garret. De toute manière, il a juste envie de se barrer maintenant. Et tant pis s’il a failli tuer la reine peu de temps avant.

On le laisse donc partir. Il faut alors passer à l’étape suivante pour la série : Elinor vient enguirlander Janzo qui ne s’est pas gêné pour la balancer à Gwynn et pourrait tout de même s’excuser pour cela, d’après elle. Ce n’est pas trop l’avis de Janzo, mais ils sont rapidement distraits de cette dispute quand Elinor se fait mordre par un Plaguelings absolument pas discret que Janzo aurait dû mieux surveiller.

Cela rebooste évidemment Janzo dans son désir de trouver un antidote, et il progresse donc à apprendre l’existence d’une racine consommée par les Plaguelings qu’il a réussit à guérir. Malheureusement, le premier test qu’il fait mène à la mort du Plagueling dont il se servait comme cobaye. Cela plaît moyennement à Elinor.

Pendant ce temps, Talon se prend pour Arrow avec son arc et sa capuche verte. C’est toujours en compagnie de Zed qu’elle poursuit son chemin. Ils arrivent ainsi dans une grotte hyper sombre et comme il fait beau et chaud aujourd’hui, je suis navré de vous dire que je ne voyais pas grand-chose – et que ça ne m’intéressait pas plus que ça de voir ce qu’il se passait.

Bon, concrètement, ils trouvent dans cette grille plus de « magie », avec la grotte entière qui réagit à la présence de la clé, révélant une sorte d’autel dans lequel mettre des objets… ou simplement retrouver un insecte qui pique Zed. Talon le laisse faire tout ce qu’il veut, alors qu’il est rapidement évidement qu’il lui cache des informations : ainsi, la piqûre d’insecte lui offre un Kinj, rien que ça. Alors, la mythologie de la série se développe à la convenance des scénaristes : ce n’est pas un Asterkinj capable d’ouvrir des portails, mais juste un des six kinj, aux pouvoirs encore incertains.

Zed ne sait pas comment l’utiliser, mais il se sert de Talon pour obtenir des informations sur son fonctionnement. Et Talon, elle fait quoi ? Elle lui donne toutes les infos dont il a besoin, sans se méfier. Je sais qu’il a gagné sa confiance, notamment en couchant avec elle, mais quand même ! Il doit faire ça bien, cela dit, parce que Talon recommence et passe la nuit avec lui. Leur réveil de l’épisode précédent n’a pas l’air de trop les déranger : ils se rendorment en pleine forêt, toujours sans monter la garde, même s’ils sont proches de la frontière des Greyskins. Cela fait un moment qu’on ne les a pas vus, eux !

Bon, les scénaristes nous révèlent ensuite rapidement que Zed a menti à Talon… Quel choc ! Il tombe par hasard sur quelques humains et on découvre alors que son Kinj lui permet de les contrôler à distance : il peut faire faire ce qu’il veut à qui il veut. C’est un pouvoir que j’aime déjà beaucoup dans Preacher et qui pourra s’avérer utile pour la suite. Il y a tout de même un grand problème : Zed n’aime pas les humains et Talon le ramène auprès de Gwynn. C’est gênant. Heureusement, elle prend la peine de faire une sieste (??) alors qu’ils sont censés être pressés de rentrer, et ça permet de faire revenir un Greyskin dans la série pour tenter de la tuer.

Zed le voit faire et utilise son Kinj pour éviter que le Greyskin ne tue Talon. Celle-ci comprend alors que Zed la manipule et n’aime pas beaucoup l’idée. Elle n’est pas au bout de ses peines, parce qu’évidemment, Zed utilise à nouveau son Kinj, cette fois sur Talon. De manière prévisible, c’est inefficace, car elle est protégée par l’Asterkinj. Le prenant très mal, elle entame un duel avec Zed, qu’elle perd. Zed n’a pas l’intention de la tuer, cependant, et Talon en profite pour reprendre le dessus, puis l’envoyer à travers le portail. Sympa. Elle finit l’épisode en étant une fois de plus blessée et seule. La routine, donc.

De son côté, Naya arrive enfin chez les grands méchants et demande à parler à Dred… qu’elle découvre ainsi en prison. Cela ne l’empêche de venir lui expliquer qu’elle est heureuse de le voir en prison, puis demande à retrouver sa famille. Dred lui avoue donc qu’il les a tués il y a bien longtemps, forcément. C’est franchement sans surprise, mais Naya l’est quand même. Bon, elle n’est pas si effondrée que ça : Janzo l’avait prévenue après tout.

En revanche, elle apprend de lui que les gardes du Prime Order ont organisé une marche militaire sur l’Outpost. À défaut d’avoir le temps de prévenir ses amis devenus ennemis à la révélation de sa trahison, elle peut au moins tuer Dred. Il était temps, et c’était chouette à voir – cela dit, elle ne reste pas jusqu’à son dernier souffle, alors le doute persiste.

Kinj

Asterkinj

Why Women Kill – S01E05

Épisode 5 – There Is No Crying In Murder – 18/20
Qu’est-ce que cet épisode fonctionne bien ! Il est truffé de gags, dont certains sont prévisibles, mais marrants ; alors que d’autres sont assez inattendus et ainsi d’autant plus drôles. Non, vraiment, je me suis bien marré même si les intrigues n’avançaient pas vraiment. Et définitivement, j’ai mes préférences dans ces trois intrigues, mais bon, toutes avaient leur grand moment !

> Saison 1


Spoilers

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I mean why would he even be with me if he was so happy with her?

Allez, c’est reparti pour une série sur laquelle je compte beaucoup pour le Bingo Séries et le thème ménage. En attendant, le début d’épisode est excellent avec une interview croisée des trois héroïnes… à l’âge enfant. Je le dis chaque semaine, mais je suis très fan des introductions d’épisode : ils trouvent toujours des idées originales pour reprendre chaque semaine l’intrigue du moment. Et là, demander aux enfants leur réaction si l’être qu’elles aimaient venaient à les tromper, c’était une bonne idée pour me faire rire. Bon, ça et Taylor enfant qui veut tomber amoureuse d’un démocrate. Ca n’a pas le moindre sens, mais j’aime cette réponse non-enfantine !

En 1963, on reprend aussi avec une très bonne scène, simplement parce qu’elle est portée par une chanson que j’adore, Que sera sera. Bref, je me suis retrouvé à chanter en chœur avec April avant même que je ne comprenne ce qu’il se passait. Pourtant, je n’étais pas super fan de la fin de sa prestation. Celle-ci lui servait à passer un entretien d’embauche, en présence de Beth-Ann.

Si elle est ravie de voir sa nouvelle amie obtenir le job, elle est tout de suite plus embêtée quand elle comprend qu’elle accepte de venir la voir à sa première prestation publique où sera aussi… Rob. Elle invente donc un mensonge. On note aussi que la chanson choisie est marrante par rapport à l’introduction de l’épisode, d’ailleurs.

Le lendemain, Beth-Ann raconte toute l’histoire à Sheila et est interrompue à de multiples reprises alors qu’elle passe la serpillère. C’est une super nouvelle, parce que je n’avais pas osé mettre un point serpillère dans le Bingo Séries, donc ça m’aurait embêté qu’elle ne soit pas interrompue pour m’offrir un plan. Bon, sinon, côté intrigue, elle est interrompue par Rob qui lui annonce qu’il a des tickets pour un championnat, pour le mardi suivant. Cela signifie, et Sheila le comprend vite, que Rob préfère passer la soirée avec Beth-Ann qu’avec April.

C’est mignon comme tout, parce que Beth-Ann se met à culpabiliser et être triste de savoir qu’April finira le cœur brisé. Seulement, le mardi suivant, Rob cherche son gant de baseball et reçoit un coup de fil d’April… Que Beth-Ann entend, évidemment. Elle comprend donc qu’elle est en larmes et qu’il lui ment effrontément en prétendant que c’est sa femme qui le force à se rendre à un dîner.

Ainsi donc, Beth-Ann se met à culpabiliser de faire ça à April et décide de se faire porter malade… pour aller au concert de Sheila à la place de Rob. C’est du grand n’importe quoi, mais c’est bien drôle, avec Rob qui se rend à son match persuadé que Beth-Ann est malade, et Beth-Ann qui se décide à aller apporter son soutien à April. Bref, c’est ce qu’on avait déjà vu la semaine dernière : elle est beaucoup trop proche de sa nouvelle amie pour son propre bien.

En tout cas, le job d’April se passe bien cette fois-ci, mais elle rentre chez elle complétement déprimée, en compagnie de Beth-Ann à qui elle confie qu’elle est en train de tomber amoureuse de Rob finalement. Ah, ce n’était pas prévu ça. Beth-Ann fait ce qu’elle peut pour la réconforter avec un verre de vin. Elle se fait ainsi remercier d’être une si bonne amie… et semble à peine culpabiliser. En revanche, en sortant de chez April, elle aperçoit une voiture qui se gare et qui n’est autre que celle de… Rob, bien sûr !

Après son match, il pense ainsi à venir s’excuser auprès d’April. Beth-Ann reprend donc son excuse de la diarrhée et l’improvise cette fois avec April, histoire de se réfugier aux toilettes pendant que Rob débarque auprès d’April. Bonne amie, April préfère virer Rob de chez elle pour s’occuper de « Sheila », mais pas avant d’annoncer à son amant qu’elle a quelque chose d’important à lui dire. Oups, alors que Beth-Ann entend tout, April révèle à Rob qu’elle est amoureuse de lui.

La réaction de Rob n’est pas celle qu’April attendait : il refuse de quitter sa femme pour elle, parce que non, il n’est pas amoureux. BIM. Le coup de massue est terrible pour April qui vire Rob de chez elle, mais aussi pour Beth-Ann qui entend Rob être passablement énervé après cette pauvre April. La série est assez forte pour nous faire sympathiser avec April, franchement, alors qu’elle savait très bien les risques de son engagement avec un homme marié. En revanche, il est difficile de bien accrocher au personnage de Rob, même si c’est dans cet épisode qu’il apparaissait le plus sympathique – jusqu’à cette scène en tout cas.

Le pire, c’est qu’April prend encore la peine de le défendre ensuite ! Quant à Beth-Ann, elle comprend, contrairement à April, qu’elle n’est peut-être pas si chanceuse d’avoir Rob pour elle. Pressé de voir la scène où elle annoncera ça à Sheila, tiens. En attendant, elle rentre chez elle et est clairement très énervée de retrouver Rob allongé sur le canapé.

Dans les années 80, Simone et Tommy sont paumés dans un coin super mal famé de la ville où Simone est rapidement prise pour une prostituée lorsqu’elle demande son chemin dans un magasin et revient à la voiture. C’était prévisible dès le début de la scène, mais j’ai beaucoup ri de voir Tommy et Simone s’en sortir en racontant l’improbable vérité.

Le lendemain, Simone doit gérer la jalousie de Karl qui comprend bien qu’elle a un amant, et c’est super drôle quand la mère de Tommy débarque pour leur expliquer qu’elle s’inquiète pour son fils qui agit bizarrement. Elle lui trouve donc un job sur mesure : homme à tout faire dans la maison de ses amis quand ceux-ci partent en vacances ou ont besoin de quelqu’un pour garder la maison. Cela arrange drôlement bien les affaires de Simone qui espérait justement que Tommy trouve un lieu discret pour leurs futures rencontres. Avec un job pareil, c’est tout le voisinage qui s’offre en eux, en toute impunité. Et ce qui s’offre à nous, c’est une future scène gênante où Simone doit se cacher.

En attendant, ils sont partis pour un marathon sexuel dans toutes les maisons du quartier. Je trouve leur signal – Tommy torse nu à une fenêtre à faire de grands signes – particulièrement peu discret, mais c’était marrant à voir. Et c’était tendre aussi quand Tommy apprend à mieux connaître Simone, qui lui révèle qu’elle était pauvre avant et que sa mère lui a conseillé de se marier pour l’argent. Bien sûr, elle l’a fait, deux fois, avant de tomber amoureuse de Karl.

Bref, les amants passent du bon temps ensemble et comme prévu, ils se retrouvent rapidement dans de beaux draps (égyptiens) quand la mère de Tommy revient avec la propriétaire des lieux (bien connue des fans de Desperate) et est heureuse de voir le camion de son fils devant la maison. Bon, Tommy ment plutôt bien avec une histoire peu crédible d’insecticide, mais c’était bien marrant.

En tout cas, Tommy est rapidement viré de la maison pour aller à la pharmacie chercher des médicaments à Mrs Dubner, en pleine migraine (assez pour refuser de prendre son avion, ah les problèmes de riche !), et Simone doit improviser un moyen pour sortir de la maison sans se faire prendre. Elle appelle Karl à la rescousse et celui-ci est assez motivé pour lui venir en aide : il va jusqu’à emboutir la voiture de Naomi, garée devant, pour créer une distraction afin que Simone puisse se barrer.

Oh, Simone tombe malgré tout sur Mrs Dubner dans le salon, mais elle a la bonne idée de porter un masque Mrs Dubner, alors elle pense que Simone est Naomi. C’est simple comme bonjour et ça permet à Simone rejoindre Karl et Naomi, en prétendant finir son jogging. Seulement, Tommy revient au même moment de la pharmacie, ce qui fait que Karl comprend l’identité de l’amant de sa femme.

Loin de s’en énerver, il lui propose un nouvel arrangement : ils ont tous les deux des amants et des conversations géniales en rentrant à la maison ; il pense donc que c’est parfait pour eux. Bon, ce n’est pas vraiment l’avis de Simone, qui s’avère dévastée de découvrir que son mari n’est pas jaloux. En même temps, il est gay, hein. Le seul problème, c’est que Simone était amoureuse de lui… Et il est donc bien cruel avec elle, sans même s’en apercevoir ou le vouloir. Ah, l’amour. Le truc, c’est que Simone veut un mari qui l’aimerait à être capable de tuer son amant (euh tu demandes des choses bizarres, Simone) alors que Karl considère plutôt Simone comme sa meilleure amie.

Enfin, en 2019, on s’ennuie toujours alors que Jade et son chien s’installent définitivement avec Taylor et Eli. Ce dernier doit toujours écrire un script pour Lamar, son meilleur ami et agent, mais il n’a pas vraiment pris le temps de le rédiger, ce qui n’arrange toujours pas Lamar, qui a besoin d’un script. Il lui laisse donc 24h pour l’écrire. Eli se met donc au travail, ce qui signifie pour lui déprimer en mangeant du fromage. Jade a rapidement pitié pour lui et lui propose donc de l’aider, en lisant le début de son scénario et en lui offrant sa critique la plus honnête possible.

Pendant que Jade et Eli se retrouvent à bosser ensemble, Jade critiquant violemment le personnage principal d’Eli, Taylor, elle, annonce à ses sœurs qu’elle est maintenant en trouple. C’était amusant comme scène, plus que celles d’Eli et Jade. Pourtant, je ne dis pas : Jade est marrante à révéler une partie plus rebelle de sa personnalité. Ainsi donc, elle a des idées criminelles en tête.

Non, vraiment, c’est mieux du côté de Taylor et de ses deux sœurs qui sont dignes des belles-sœurs de Cendrillon. Elles mettent donc en tête de mauvaises idées à Taylor, lui rappelant qu’Eli est un ancien drogué qui a sniffé la moitié de leurs économies (ah, bien !) et qu’il y a trop de risques à sa nouvelle situation : OK, elle les aime tous les deux, mais elle n’a pas réfléchi à ce qu’ils ressentaient l’un pour l’autre. Le pire, c’est qu’elles ont raison, parce qu’en attendant, Eli et Jade sympathisent un peu, beaucoup. Et Jade propose même un médicament à Eli, qui est donc prêt à retomber dans la drogue, juste pour finir son script. C’est si naze pour lui. J’aime bien le personnage d’Eli, mais il m’a fait de la peine.

J’ai malgré tout bien ri dans la scène suivante où on le voit légèrement défoncé venir donner le début de son script à Lamar et dire tout un tas d’obscénités, sans se douter que la fille de son agent est juste derrière la porte. Un bon gag, ça fonctionne bien, franchement. Le seul problème, c’est que Lamar est super heureux de ce script qu’il adore… et qu’Eli ne voit pas en quoi c’est problématique. Il remercie simplement Jade avec un baiser… avant de se poser la question de leur droit de faire ça sans Taylor. Certes, il pose la question, mais il le fait quand même.

C’était une bonne chose d’avoir Taylor hors de l’équation pour ça, j’imagine, surtout qu’elle finit par appeler Eli et être pleine de soupçons quand il lui dit que Jade promène le chien à quasiment minuit. Ah, ça y est, il est clair que les meurtres pointent le bout de leurs nez. Le seul problème, c’est que je les aime bien tous les trois, je n’ai pas envie que qui que ce soit meure en 2019 ! Je ne peux pas en dire des autres époques pour l’instant…

La fin d’épisode voit nos héroïnes confrontées à leurs reflets. Le truc, c’est qu’au lieu de se refléter dans leur miroir, elles voient la version d’elles enfants à la place. Le tout, sur « Que sera sera ». Ah lala. (ah en fait, il y a un accent aigu sur le a de sera normalement)

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