American Horror Story – S09E01

Épisode 1 – Camp Redwood – 18/20
Tous les codes des films d’horreur des années 80 sont respectés et c’est plutôt marrant de voir la série s’aventurer dans cette nouvelle ambiance, que je connais bien – et mieux que certaines autres des saisons précédentes. Par conséquent, c’est un début qui me motive bien, même si je repère déjà les défauts habituels de la série (notamment un trop plein de sous-intrigues qui va vite disperser l’intrigue de la saison). Oh, et aussi, j’aurais préféré voir ça cet été, comme pour la saison 6. C’est mon problème avec ce type d’horreur américaine…

> Saison 9


Spoilers

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Nothing bad is gonna happen here.

Pour une saison se déroulant dans les années 80, l’introduction en 1970, c’était surprenant… mais efficace. On y retrouve trois jeunes adultes en plan à trois au beau milieu d’un dortoir de camp de vacances. Ils essaient d’être le plus discret possible, ne se rendant pas compte qu’il y a quelqu’un d’encore plus discret qu’eux, en train de tuer un à un toutes les personnes du dortoir. Le tout, avec un petit fétichisme : il leur couple l’oreille pour en faire un collier.

C’est parti pour un peu d’aérobic ensuite, histoire d’être dans les années 80 et de découvrir le casting de cette année dans un second générique sportif et drôle. Quelques secondes suffisent à être dans l’ambiance, découvrir Xavier, Montana, Ray, Chet et Brooke, cette dernière matant l’avant-dernier sous le regard de Montana. J’adore l’idée, je suis fan de ces deux actrices alors les voir interagir et devenir amie dans le vestiaire, c’est efficace.

Le look années 80 réussit vraiment bien à la majorité des acteurs de la série, et particulièrement les filles ou notre antéchrist de l’an dernier – pas tellement à Lionel de Dear White People en revanche. La scène suivante voit les filles rejoindre les garçons d’ailleurs, et malgré Cruel Summer en fond sonore, ça ressemblait subitement à un épisode d’Helene et les garçons, désolé. Heureusement que ça parlait serial-killer et plan d’été qui sent bien mauvais. Ainsi, Brooke a raison de prévoir de ne pas y aller et de rentrer à Beverly Hills, parce que ça sent le piège à plein nez.

Après, Brooke raconte que les serial killers sont plus actifs l’été avec les gens dormant la fenêtre ouverte et… elle dort la fenêtre ouverte à son tour. Forcément, elle se fait agresser par un voleur qui lui fait jurer sur Satan qu’elle a donné tous ses bijoux. De manière improbable, elle s’en tire en lui donnant un coup de poêle non rangée dans la tronche de son agresseur.

C’est sympathique, mais ça alerte les voisins qui appellent la police et font en sorte que l’agresseur le sache. Il promet de se venger et de tuer Brooke, avant de se barrer. Forcément, Brooke est convaincue que partir de chez elle est la meilleure des idées. Elle monte donc dans le van de Montana et ses nouveaux amis, toujours sous les meilleurs sons des années 80. Mon seul regret pour le moment ? Cette saison aurait été parfaite pour l’été, pas pour la rentrée ! Bon allez, dans les choses à noter, Brooke est à fond sur Chet qui aime se foutre à poil, Montana aime se droguer et draguer Brooke, Xavier reçoit des menaces au téléphone et tous se rendent au camp Redwood, même quand Ed, le type de la station-service, leur dit de ne surtout pas s’y rendre.

Jusque-là, on est sur un début de film d’horreur particulièrement classique et réussi, et ça ne rate pas. Tous embauchés pour être animateurs à Camp Redwood où on leur promet qu’ils vont mourir, ils percutent soudain un homme avec leur van. Comme il est un peu amnésique suite au choc et à quelques blessures un peu partout, ils décident de mentir et dire qu’ils l’ont simplement trouvé sur le bord de la route.

Ben oui, bien sûr. Tout le monde les croit à Camp Redwood, ce camp tout bizarre géré par Margaret, une nana anti-révolution sexuelle tout ce qu’il y a plus de clichée. Vivement qu’elle soit victime de cette saison, donc. Bon, on nous fait visiter rapidement le camp, les dortoirs des filles et des garçons, les règles à respecter ; tout en nous présentant aussi l’infirmière et la Chef Bertie.

C’est lourd en introduction et en clichés, mais ça passe bien malgré tout, jusqu’au feu de camp qui suit au cours duquel l’infirmière, Rita leur raconte l’histoire de « Mr Jingle », Benjamin Richter, le tueur ayant massacré tout un tas d’adolescents une quinzaine d’années avant. Elle les fait tous flipper, mais il y a de quoi avec cette histoire, franchement, puisqu’il y aurait eu dix victimes.

Ou pas ! Margaret révèle qu’il y en a eu neuf, parce que même si elle a eu l’oreille coupée dans l’affaire, elle a survécu en… voyant Jésus. Bon, elle a juste vu une lampe, mais c’était suffisant pour qu’elle se laisse couper l’oreille sans réagir, sans faire le moindre bruit ou mouvement. Wow. Je ne l’aime toujours pas, mais ça force le respect. Bon, en revanche, Margaret est hantée par Mr Jingle et c’est pour cela qu’elle rouvre le camp.

Pendant ce temps, dans l’infirmerie, il y a le blessé que tout le monde a oublié qui se réveille, évidemment, avec une oreille de moins. Le mystère est prenant, sans être exceptionnellement surprenant pour le moment. Brooke débarque ensuite à l’infirmerie pour s’occuper de lui, mais dès qu’il apprend qu’il est au camp Redwood, il lui explique de manière calme et posée (non) qu’il faut quitter les lieux au plus vite.

Elle ne le fait pas, mais raconte rapidement aux autres ce qui lui est arrivé, avant qu’ils ne soient interrompus par Trevor. Et il m’a fallu quelques instants pour réaliser que, oh mon dieu, ce type était Matthew Morrison. Décidément, il sait jouer des rôles bien différent de celui de Glee, et j’ai beaucoup ri de son rôle du beau gosse sportif et narcissique là. Forcément, il tape dans l’œil de Montana qui sexualise tout le monde apparemment.

Voir aussi : Performance de la semaine – Matthew Morrison

Elle s’arrange donc pour un petit bain de minuit avec lui, bain de minuit qui vire vite au cunni sous l’eau, pendant lequel des phares d’une voiture se sont allumés, histoire de bien lui faire comprendre qu’elle était surveillée. Trevor, en revanche, n’a rien vu.

Plus tôt dans la nuit, on découvre aussi que Mr Jingle a réussi à s’échapper de son hôpital psychiatrique, en faisant croire qu’il s’était pendu. C’est assez dingue comme scène : il tue son infirmier puis s’échappe en appuyant sur un bouton qui fait s’ouvrir toutes les cellules de l’hôpital psychiatrique. C’est donc le chaos trois heures plus tard quand le Dr Hoople arrive sur les lieux, en plein orage, pour apprendre que le pire patient de l’hôpital s’est échappé. Il a toutefois laissé une coupure de journal derrière lui, coupure parlant évidemment du Camp Redwood qui s’apprête à rouvrir…

Cela commence à faire beaucoup de menaces pour une seule série, donc on peut déjà être sûr que ça va encore partir dans tous les sens et toutes les chronologies possibles. Quant à la première victime dans les années 80, il s’agit d’Ed, le garagiste/pompiste qui se fait écraser sous une voiture par Mr Jingle. Bon, ce n’est pas comme ça qu’il meure : c’est quand Mr Jingle lui explose la figure avec son pied. Merveilleux.

Pendant ce temps, la rivalité entre Ray et Chet augmente et Ray finit légèrement blessé. Le seul problème, c’est que la blonde à poil, Montana, a survécu à sa scène dans le lac ; alors le black qui part sous la pluie… ce n’était pas bon signe, quoi. Il est heureusement suivi par Brooke, qui a l’immunité de la vierge selon les clichés du film d’horreur. Les deux commencent alors à se rapprocher, ignorant la présence de Mr Jingle qui vient d’arriver au campement…

Pour l’aider, Brooke se rend à l’infirmerie, où elle retrouve le cadavre de leur blessé renversé sur la route. Pire encore, elle aperçoit Mr Jingle par la fenêtre. C’est bien trop simple comme début de saison, mais ça fonctionne. On a droit à un charmant parallèle entre la fuite de Brooke et les jeux olympiques, sauf qu’aux jeux olympiques, personne n’est poursuivi par un tueur en série et personne ne s’est pris une branche dans la tronche.

Etonnamment, elle survit et parvient à prévenir les autres de ce qu’elle a vu. Comme personne ne la croit vraiment, parce que c’est trop gros pour être vrai, elle est forcée de les raccompagner à l’infirmerie pour prouver qu’elle dit vrai. Le seul problème, c’est qu’il n’y a plus de cadavre et que tout le monde pense donc qu’elle s’est droguée. En plus, il y a tout pour faire croire qu’elle a viré cinglée, même son cri lorsqu’elle aperçoit Margaret, portant le même genre d’imperméable que le tueur.

Il faut bien se rendre à l’évidence, personne ne la croira, alors elle va se laver et se coucher… Pour mieux être réveillée par le téléphone de service, alors même que les lignes de téléphone sont censées être coupées. À l’autre bout du fil, un bruit de clé, et à l’observer depuis le parc, son agresseur, avec de charmants murmures sataniques pour conclure ce premier épisode qui m’aura beaucoup fait penser à The Cabin in the Woods. Bien.

> Saison 9

Why Women Kill – S01E06

Épisode 6 – Pratically Lethal In Every Way – 18/20
Si les indices pleuvent pour nous en donner un peu plus sur les meurtres attendus, il est toujours difficile de se faire une idée précise de chacune des trois victimes. Cela n’empêche pas de rire un bon coup, même si cet épisode est toutefois beaucoup plus dramatique dans ses intrigues. On sent que la série accélère le mouvement vers sa fin, déjà, et ça donne très envie d’en savoir plus… Elle aurait été très bien en binge-watching !

> Saison 1


Spoilers

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I think you had enough.
– Of you? Yes. Of Chardonnay, never.

Je n’arrive pas à me décider pour savoir quoi de ma journée, la semaine ou cette saison est en train de se passer le plus vite. Quoiqu’il en soit, nous sommes déjà jeudi soir et il est temps de découvrir un nouvel épisode de cette série que j’aime vraiment beaucoup, au point de lui rester parfaitement assidu.

Pour cette semaine, on commence par l’interview des « témoins » qui nous racontent ce qu’ils pensent des héroïnes de la série, chacun nous racontant ses liens avec elle et avec les victimes. On a ainsi confirmation que c’est bien un homme qui mourra dans les années 60 et en 2019. C’est merveilleux, ils détruisent déjà ma théorie comme ça ! On note aussi que l’agent d’Eli se sent responsable de ce qui est arrivé…

Dans les années 60, Rob continue de culpabiliser de tromper Beth-Ann quand il comprend qu’elle se plie en quatre chaque jour pour lui. Il lui promet donc que son « projet au travail » est bientôt terminé et qu’il sera alors beaucoup plus disponible pour lui. De son côté, elle en finit avec les cartons du déménagement et souhaite organiser une fête pour rencontrer tous les voisins.

Ce n’est pas dingue, honnêtement, mais pourquoi pas. En revanche, j’ai moins accroché à l’intrigue de la photo de leur fille qui ressemblait vraiment à un film d’horreur. C’était tellement mieux de voir Beth-Ann se balader dans le quartier et découvrir qu’elle vivait dans une rue digne de Wisteria Lane… même si elle ne connaît pas encore Wisteria Lane. Ainsi donc, elle rencontre sa nouvelle voisine – une femme ravie du meurtre commis par Beth- Ann – qui s’appelle Mary (ou Marianne ?) et est totalement effrayée par son mari. C’est à peine flippant comme intrigue, et ça nous laisse supposer qu’on tient là la victime de Beth-Ann.

Elle passe ainsi la journée à penser à ça, même quand elle va voir April, oubliant complétement d’écouter sa nouvelle amie. C’est cette dernière qui lui explique ce qu’il se passe une fois la porte de la maison fermée, n’oubliant pas d’expliquer au passage que son père battait sa femme.

Quand la fête commence, on a droit à un joli plan-séquence de Beth-Ann en parfaite hôtesse de maison, avec quelques bonnes blagues, comme le cendrier mis dans la main d’un invité fumant ou Beth-Ann sauvant une pauvre voisine draguée lourdement. Par contre, elle retrouve vite les nouveaux voisins et repère les bleus sur le poignet de sa voisine. Oups.

Et quand elle se met à danser avec Rob, elle provoque la jalousie de son mari qui pique une crise au beau milieu du salon. Beth-Ann n’apprécie pas du tout la chose… Et Rob ne fait rien du tout pour aider la voisine puisque son mari le menace de révéler qu’il sait qu’il trompe Beth-Ann. Aïe. C’est donc Beth-Ann qui finit par s’interposer entre le mari violent et sa femme. La scène était vraiment belle et donne bien de la force à Beth-Ann… qui confronte ensuite Rob, malheureusement !

Oh, il y en a bien besoin, c’est sûr, mais c’est malheureux parce que ça finit par Rob s’énervant de voir Beth-Ann le juger couard, juger le voisin mauvais mari alors que… il la voit comme une mauvaise mère. Aïe. Heureusement, Sheila est là pour entendre la culpabilité de Beth-Ann, alors que Rob planque à nouveau la photo de leur fille, car ça lui fait trop mal…

Dans les années 80, Simone rend visite à Karl sur son lieu de travail pour lui pourrir une vente, triste conséquence de sa présence, mais aussi pour lui annoncer qu’elle veut divorcer et qu’elle a déjà un avocat. Dire qu’il espérait voir un conseiller conjugal…

J’avoue avoir beaucoup trop décroché de l’intrigue qui suit sur les préparatifs du mariage d’Amy qui amène sa mère et Karl rencontrer la famille de son mari. Elle demande tout de même à Simone d’être vraiment sympathique, et pas à la manière d’une garce, avant d’apprendre qu’ils vont divorcer. Amy est bien dégoutée, mais ce n’est que le début, puisqu’à l’arrivée auprès de la nouvelle belle-famille, Simone repère Hector, un vieil ami… qui drague clairement Karl.

Pas de bol pour Simone, elle ne supporte pas la belle-famille et finit par se décider à aller chercher Karl qui se planque dans les toilettes. C’est du moins ce qu’elle pensait, mais il était plutôt occupé à embrasser Karl, en fait. Elle est dégoutée de découvrir que son ancien styliste était l’amant de son mari ; et il n’en faut pas plus pour qu’elle enrage et le menace.

Amy les retrouve et parvient tout de même à les ramener au dîner, ce qui est la pire des idées. En effet, Simone ne tient pas très longtemps avant de balancer à la table que Karl est gay, ce qui provoque une réaction en chaîne assez sympa où Karl révèle qu’elle couche avec Tommy et où la sœur du fiancé d’Amy est révélée lesbienne sur un gros malentendu. Il y avait tout ce qu’il fallait dans cette scène, mais ça nous mène donc à Simone virant Karl de chez eux, puisqu’il n’y a plus aucune raison de le garder maintenant que la vérité est sue de tous.

La vérité, toutefois, c’est que Karl est fou amoureux d’Hector. Le comprenant enfin, Simone se décide à aller voir son ancien styliste pour lui en parler à cœur ouvert…

De nos jours, Eli continue de se prendre des médicaments en douce, ce qui craint, et est interrompu dans son travail par Jade qui lui explique qu’elle a envie de dire toute la vérité à Taylor sur leurs coucheries de la veille… Le truc, c’est que ce n’est pas spécialement l’avis d’Eli. Même si Jade parvient à le convaincre, voir Taylor être hyper énervée après un vol désastreux n’arrive pas à le convaincre de tout avouer.

Plus tard, il finit en tout cas son script et la réaction de Jade est tellement… chaleureuse, dirons-nous, que Taylor comprend qu’ils ont couché ensemble. Elle les confronte donc et Jade dit toute la vérité, quand Eli était encore prêt à mentir. Il n’empêche que devant Taylor, il fait comme s’il avait toujours voulu être honnête. Evidemment.

Eli les invite malgré tout à un dîner avec Lemar, qui est en adoration sur le nouveau script d’Eli. Forcément, Jade est comparée à la muse d’Eli, et c’est la goutte d’eau de trop pour Taylor qui s’isole alors dans les toilettes, le parallèle de cet épisode. Le seul problème, c’est que Jade s’y rend ensuite pour savoir ce qui ne va pas.

Et elle est servie ! Elle apprend donc que Taylor hésite beaucoup à continuer à vivre leur vie à trois, mais aussi qu’Eli est un ancien addict. Jade est totalement perturbée par la révélation, et elle confronte Eli pour récupérer les médicaments qu’elle lui a donné, parce qu’il est hors de question pour elle de le laisser pourrir à nouveau sa santé, son trouple et les finances de la maison…

Cette pauvre Taylor n’est pas au bout de ses peines en revanche : Eli réussit à convaincre Jade de lui laisser les pilules dont il a besoin pour continuer à retoucher le meilleur script de sa carrière. Jade se laisse faire, ouep, puisqu’elle espère ainsi faire en sorte qu’il s’occupe d’elle à jamais. Elle tient à son trouple, mais aussi à son nouveau toit, évidemment. C’est moche.

Les dernières scènes de l’épisode nous en montrent un peu plus de chaque enterrement, avec Mary crachant sur la tombe de l’homme enterré dans les années 60 ; Hector, Amy, son fiancé et d’autres de la famille sur la tombe des années 80 (Karl ?) et Lemar seul avec des figurants en 2019. Jade ou Eli ? Je le vois mal se recueillir sur la tombe de Taylor. Allez, vivement l’épisode suivant !!

> Saison 1

Orphan Black : The Next Chapter – S01C01 (2)

 

Chapitre 2 – Our Needs To Shape Us (part. 2) – 18/20
Ce nouveau chapitre est la suite directe du premier, permettant de mieux cerner les enjeux de cette suite et de lancer l’intrigue dans de nouvelles directions, plus précises cette fois. Le style y est toujours fluide et l’on passe d’un personnage à l’autre avec beaucoup de plaisir. Cette deuxième semaine nous confirme qu’il s’agit d’une petite réussite, quoi.

> Saison 1
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Spoilers

You’re very protective of my genome.

On est donc parti pour un chapitre chaque jeudi, et ça me va très bien comme programme franchement, surtout que l’épisode de cette semaine était plus long avec carrément 46 minutes. Bon, desquelles il fallait en retirer presque deux au début, puisqu’il s’agissait de la fin de chapitre 1, et quatre vers la fin car il s’agissait de la scène utilisée dans la promo de cette nouvelle saison.

Bon, vous êtes là pour le résumé du chapitre de la semaine, alors c’est parti. On retrouve Cosima et Delphine sortant de leur cuisine, donc. C’était une surprise pour moi car je trouvais la fin du chapitre assez naturelle pour se concentrer ensuite sur quelque chose d’autre… pourtant, ce ne fut pas le cas. Bien au contraire, on passe un bon quart d’heure dans leur jardin, où elles filent le parfait amour, avec Cosima partageant même sa veste avec Delphine quand elle se rend compte qu’elle a froid dans sa petite robe d’été. Si c’est pas mignon, ça !

Si le couple est toujours trognon, ce chapitre développe davantage les choses entre elles, avec d’abord Cosima qui partage son inquiétude de Sturge connaissant DYAD. Delphine essaie de rationnaliser les choses, mais on sent bien que Cosima reste inquiète, notamment parce que Sturge est au courant de ses recherches non publiées sur la vaccination. Au milieu de cette longue conversation pas si romantique dans un cadre qui l’est totalement – sur une balancelle dans le jardin, on en apprend plus sur Delphine, qui n’est pas cantonnée à la cuisine, bien évidemment.

Ainsi donc, Delphine continue sa carrière universitaire avec brio, travaillant en parallèle pour le gouvernement, bien évidemment. Ce chapitre introduit aussi quelques problèmes pour le couple qui est alors bien plus réaliste. Si Cosima est folle amoureuse, elle est aussi quelque peu jalouse de la carrière de sa femme, parce que si Delphine est célèbre dans son domaine, Cosima est forcée de rester dans l’ombre la pauvre. Elle a trop peur que l’on découvre son secret…

Son secret pose aussi problème à Delphine qui, après sept ans de mariage, a de légitimes envies de bébé. Pas de bol, Cosima ne l’entend pas trop de cette oreille, trouvant ça terrifiant de faire à un bébé ce qu’on lui a fait. Eh oui, Cosima est toujours traumatisée par son brin d’ADN disant qu’elle est la propriété de quelqu’un et elle n’a pas trop envie de procréation pour faire un bébé avec Delphine. C’est clairement un point de désaccord dans le couple, point qui est quelque peu développé ici.

Malgré tout, les deux femmes s’aiment toujours, au point de se câliner et d’en oublier le gâteau qui est dans le four. Pauvre Delphine qui se tue en cuisine pour ça. La conversation animée entre les deux femmes se déplace donc dans la cuisine, au-dessus de ce qui semble être la chambre occupée par Charlotte.

Même si elle vit majoritairement chez Art, elle a donc sa propre pièce dans la maison, d’où elle entend un peu la cuisine. Elle décide donc de rester planquée pendant que les deux femmes s’énervent entre elles, mais elle est malgré tout interrompue dans ses recherches universitaires par un coup de fil de Kira. Bon, il est essentiel à ce stade de ce résumé de rappeler que Tatiana Maslany est toujours en train de nous faire toutes les voix. Si elle réussit parfaitement l’accent français de Delphine (et avec des variations dans le ton en plus, c’est un brin moins convaincant quand elle est énervée, mais sinon, on dirait vraiment l’actrice de la série, c’est fou), elle gère aussi très bien celui de Kira. En effet, on dirait Sarah. Normal, elles ont le même accent. Cela dit, ce n’est pas tout à fait la voix de Sarah, notamment dans le ton. Mais purée, c’est fou, c’est la même actrice qui fait les deux voix ! Je vous jure, je ne m’en remettrai jamais du talent de Maslany !

Bon, donc, Kira appelle celle qui est un peu comme sa grande-sœur pour lui demander… de la couvrir ! Eh oui, comme Sarah l’a expliqué à Cosima, Kira s’est barrée de chez elle, mais ce n’est pas pour venir chez ses tantes comme prévu. Non, c’est pour aller postuler à un poste de stagiaire qui l’intéresse grandement mais que Sarah ne lui laisserait pas occuper si elle était au courant. En effet, on apprend que du point de vue de Kira (comme de celui de Charlotte, puis plus tard Cosima), Sarah est devenue une véritable mère-poule avec le temps. C’est assez logique : elle a peur que le secret de famille soit découvert, au point d’interdire à sa fille de poster des photos d’elle sur les réseaux sociaux ou de vivre librement comme une adolescente, quoi.

C’est crédible, mais ce chapitre est un peu triste : après Delphine et Cosima, c’est donc au tour de Sarah et Kira d’avoir des tensions entre elles. Bon allez, ce n’est pas bien grave et Charlotte accepte plus ou moins ce que lui demande Kira, tout en continuant d’un œil discret ses recherches universitaires sur internet… qui finissent par lui faire découvrir quelque chose de tellement important qu’elle raccroche précipitamment le téléphone pour aller voir sa « tante Delphine » (en français dans le texte) et Cosima.

Comme elle y va tout aussi précipitamment, on apprend que son handicap est de moins en moins visible, parce que son exosquelette est à la pointe de la technologie. Elle, elle ne sait pas quoi en penser : c’est un peu un cas de lunettes VS lentilles, quoi, ou de nature VS nurture pour reprendre le grand dada de la série.

Bon et qu’est-ce qu’elle a vu alors ? Eh bien, en faisant des recherches pour son mémoire sur des patients obligés de faire des campagnes de crowdfunding pour financer leurs soins (notamment aux États-Unis), Charlotte a découvert… une nouvelle clone ! Et une qui n’était pas sur la liste de Rachel Leda, la fameuse liste qui a permis à Delphine et Cosima de vacciner tous les clones. Tous les clones, sauf celle-ci, donc. C’est le pire cauchemar de Cosima qui se concrétise : comme elles n’ont pas osé révéler publiquement l’existence des clones, elles ont été incapables de vacciner toutes les femmes qui en avaient besoin, ce qui signifie que ces clones hors de la liste de Leda vont souffrir d’une maladie capable de les tuer sans savoir ce que c’est que cette maladie, ni son origine.

Cela relance un vif débat dans la cuisine de Delphine et Cosima, principalement parce que Cosima se remet à douter de la décision de ne rien révéler du projet Leda alors que Delphine insiste pour dire que c’est la seule solution viable pour éviter des réactions de panique ou de violence à l’encontre des clones. Il paraît à peu près certain qu’elle a raison, mais je comprends aussi l’énervement de Cosima qui aimerait soigner tout le monde et culpabilise de ne pas prévenir largement les clones de ce qui les attend.

Pendant qu’elles s’embrouillent et que Cosima laisse échapper malgré elle une part de sa jalousie vis-à-vis de Delphine, elles sont interrompues par Charlotte qui découvre une autre information perturbante sur cette nouvelle clone américaine : elle est plus vieille que Charlotte, oui, mais elle est aussi plus jeune que Cosima. Ainsi donc, ce n’est probablement pas une clone du projet Leda… mais ce n’en est pas une non plus de Neolution ou de Marion, la mère de Charlotte. Le mystère s’épaissit dangereusement.

Alors que la prise de tête pour en savoir plus est de plus en plus totale, Cosima reçoit une alerte sur son téléphone. Apprenant qu’il se passe quelque chose à l’université, elle décide d’allumer la télévision pour mieux découvrir que le GRIT est en flammes et que le Docteur Sturgis est supposé mort par les médias…

OUTCH. Il s’agit du cliffhanger de ce chapitre, mais j’ai encore à vous développer ce qu’il s’est passé au GRIT justement ! Comme entendu dans la scène utilisée pour promouvoir cette nouvelle saison, Vivi s’est infiltrée dans le bureau de Sturgis pour voler des documents sur son ordinateur. Elle y a notamment découvert qu’il menait bien des recherches sur une arme bio-génétique et que le GRIT semblait responsable de la maladie touchant la famille des agents. Et ça fait froid dans le dos à Vivi qui imagine ce que l’on peut ressentir lorsque son ADN change. Effectivement, aïe.

Malheureusement, elle est aussi perturbée par l’existence de Cosima et fait son travail en réécoutant la conversation entre Cosima et Sturgis. C’est pour cela qu’elle est finalement surprise par le docteur qui revient dans son bureau et la découvre avec étonnement. Il la prend d’abord pour Cosima – ce qui nous permet d’apprendre aussi que Vivi s’est cassée le nez et a une différence majeure avec ses seestras qu’elle ne connaît pas encore… et aussi qu’elle porte moins d’eyeliner que Cosima, mais bon, ça, ce n’est pas surprenant !

Vivi en profite pour essayer d’obtenir des informations, se prenant rapidement au jeu d’être Cosima, qui lui rappelle son enfance où elle échangeait parfois sa place avec une autre petite fille lui ressemblant comme deux gouttes d’eau… … Encore un clone, donc, mais elle semble depuis s’être persuadée qu’il s’agissait d’une amie imaginaire !

Dans le présent, en tout cas, Sturgis finit par comprendre qu’il n’a pas du tout affaire à Cosima mais à une d’entre elles. Cela perturbe Vivi qui se montre plus violente avec lui, histoire d’en savoir plus. En lui faisant une clé de bras pour le torturer un peu, Vivi apprend donc que Sturgis a un supérieur – Davis – et qu’il pensait utiliser la technologie pour aider les gens, pas pour les rendre malade.

Comme il transpire beaucoup, Sturgis finit par glisser entre les mains de Vivi et lui balancer un produit – de l’acide ? – au visage. Cela force Vivi à le laisser s’enfuir et à utiliser la douche d’urgence du laboratoire dans lequel elle se trouve. Soulagée de se rendre compte qu’elle n’est pas aveugle, elle part à sa poursuite…

Et quelques minutes plus tard, le bâtiment a explosé et est en feu, donc, alors allez savoir ce qu’il s’est passé exactement ! Plein de théories sont possibles, mais pour le moment, il va falloir se contenter d’attendre une longue semaine !

> Saison 1

Vus cette semaine #37

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… et avec le déménagement, c’est la misère du côté de ce que j’ai vu cette semaine !

Lundi

The Affair – S05E03 – 15/20
Avec cet épisode, je trouve qu’on repart de manière plus classique sur ce qu’est la série, avec beaucoup de questions qui se posent sur les changements de point de vue, encore et toujours. Ce n’est pas mal du tout, surtout qu’en cinq ans, j’ai pris l’habitude et que je m’amuse à me demander quels seront les changements à venir pour tenir sur les segments qui m’intéressent le moins. Après, reste la particularité de cette saison, qui m’échappe totalement pour le moment.
The Affair – S05E04 – 16/20 (épisode en avance)
Je ne sais pas trop pourquoi cette saison se donne tant de mal à ouvrir de nouvelles intrigues et à rouvrir des intrigues oubliées, mais je pense qu’on devrait arriver à une conclusion satisfaisante après tout ça. Enfin, je l’espère en tout cas. Cette semaine encore, la série part dans tous les sens mais pour la première fois de la saison, j’ai fini l’épisode avec le sentiment que l’idée était de pouvoir offrir une conclusion à l’ensemble des personnages. Si c’est le cas, tant mieux, je m’attendais plutôt à une fin uniquement pour deux ou trois personnages principaux… On verra bien !
Preacher – S04E08 – Fear of the Lord – 17/20 (épisode en avance)
Avec cet épisode, les scénaristes s’en donnent à cœur joie pour assouvir tous les fantasmes gores qu’ils n’avaient pas encore eu le temps de faire dans la série. Honnêtement, je trouve que ça oscille entre le marrant et le too much, mais comme ça sert une intrigue qui est quant à elle impeccable, j’ai du mal à trouver à redire. La saison 1 où l’on ne comprenait pas grand-chose me paraît loin désormais, et j’adore ce qu’ils font de ces ultimes moments.
Fear the Walking Dead – S05E14 – Today and Tomorrow – 15/20 (épisode en avance)
Bon, c’était encore un épisode un peu lent qui a au moins l’avantage de développer la nouvelle intrigue lancée dans l’épisode précédent. Seulement, si proche de la fin de saison, je ne sais pas trop quoi en penser de cette nouvelle intrigue. Les lenteurs de l’épisode ne m’ont pas aidées, mais il y avait de bons moments malgré tout. Bref, un épisode assez classique pour la série.

Mardi

Grand Hotel – S01E13 – A Perfect Storm – 18/20
C’est sans surprise qu’il y a des surprises dans ce dernier épisode de la saison qui apporte un ensemble de réponses plus ou moins satisfaisantes aux questions posées par la série. J’espère une saison 2 car il y a, comme prévu, largement de quoi la faire. C’est une série estivale que j’ai beaucoup aimé et que j’aimerais vraiment retrouver l’an prochain. Je croise les doigts !

Jeudi

Orphan Black : The Next Chapter – Chapitre 1 – Our Needs To Shape Us (part. 1) – 17/20
C’est quelque peu difficile de noter, car je ne suis pas habitué du tout au format, qui est plus lent que celui des séries du côté de l’action, alors que ce premier épisode fait 32 minutes (+4 de présentation)… Cela dit, j’ai déjà eu des frissons de nostalgie et je me sens totalement embarqué dans la nouvelle histoire proposée, alors c’est bien parti !
Missions – S02E03 – Evolution – 17/20
Cet épisode nous ramène un peu plus encore dans l’ambiance de la première saison, et la psychose recommence à s’installer tranquillement. On tombe plus rapidement dans la science-fiction pure, forcément, et les choses avancent très vite, à la fois dans les relations et dans l’intrigue qui se met agréablement en place. Il n’est pas compliqué de retrouver les éléments qui me plaisaient en saison 1, je suis vraiment content de cette suite.
Missions – S02E04 – Passage – 18/20
L’ambiance de huis-clos de cette saison 2 est loin d’être étouffante, mais elle est bien sentie pour faire monter la psychose – celle des personnages comme celle du téléspectateur qui s’interroge sur ce qu’il se passe. Une deuxième intrigue permet en plus de respirer, et c’en est presque dommage. En tout cas, je suis à nouveau complètement pris dans cette histoire et, vraiment, c’est une bonne série qui soulève un milliard de questions.

Vendredi

The Outpost – S02E10 – The Only Way – 14/20
Malgré un début toujours aussi désastreux, je trouve que le reste de cet épisode se débrouille plutôt bien pour être vraiment intéressant à suivre et pour apporter plus de consistance à la série. En effet, c’est toute la mythologie de la série qui prend vie dans cet épisode et mène à des situations plus intéressantes. Ce n’est pas exceptionnel, mais ça s’améliore drôlement, je trouve. Allez savoir si c’est volontaire ou juste un accident après…
Why Women Kill – S01E05 – There Is No Crying In Murder – 18/20
Qu’est-ce que cet épisode fonctionne bien ! Il est truffé de gags, dont certains sont prévisibles, mais marrants ; alors que d’autres sont assez inattendus et ainsi d’autant plus drôles. Non, vraiment, je me suis bien marré même si les intrigues n’avançaient pas vraiment. Et définitivement, j’ai mes préférences dans ces trois intrigues, mais bon, toutes avaient leur grand moment !

Challenge Séries 2019

Bon, bon, bon, un jour peut-être.

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