Emily in Paris – S01E07

Épisode 7 – French Ending – 16/20
J’ai un peu décroché en cours d’épisode, probablement parce que le temps pluvieux qu’il fait actuellement en région parisienne contraste un peu trop avec la fraicheur et le trop plein d’énergie d’Emily. On perd en sentiment de découverte avec ces épisodes qui ne font plus que défiler les histoires de manière prévisible. C’est toujours cliché et drôle, mais ça perd un tout petit peu en saveur, je trouve. Ou alors, vraiment, c’est la météo qui ne m’aide pas à accrocher !

> Saison 1


Spoilers

It’s a none-of-your-business trip.

Sylvie s’apprête à passer quelques jours de vacances et, contre toute attente, elle se décharge alors sur Emily qui se retrouve à devoir s’occuper d’une star américaine. Une fois de plus, tout ça est hyper cliché dans la manière dont c’est exécuté, mais on se marre bien de voir tant de clichés d’un coup avec une star – Brooklyn Clarke – qui est perchée comme jamais.

Elle veut de la weed, se déshabille devant Emily et la congédie rapidement parce qu’elle veut se masturber après son vol, le tout devant les fenêtres de son hôtel avec vue sur la Tour Eiffel (ah, nous y voilà enfin). Ben oui, bien sûr, tout le monde fait ça, j’imagine. Emily n’en mène pas large, mais elle se fait à tous les caprices d’une star qu’elle idolâtre pour ses excellents films. Du moins, elle les considère excellents, quand tous les français autour d’elle n’arrêtent pas de les critiquer pour des happy endings à l’américaine vraiment over-the-top.

Eh ! Je connais plein de français qui aiment les films comme ça, et particulièrement les Camille… Pourtant, Camille dit détester l’un de ses films aussi. Pff. Allez, encaisse le cliché et passe ton chemin. Emily, Camille et Mindy passent donc la soirée ensemble, avant d’être rejointes par Gabriel. À force de parler de Brooklyn, Emily propose à tout le groupe de l’accompagner à une soirée chic en sa présence… Sauf que, pas de bol, il n’y a que Gabriel qui est disponible.

Camille le pousse à accepter d’y aller, avant de le foutre dans l’embarras en annonçant qu’il va pouvoir racheter le restaurant à son patron. Elle met juste la charrue avant les bœufs, par contre, parce qu’il n’a pas l’argent pour et n’a pas l’air prêt à accepter le prêt des parents de Camille pour s’acheter le restaurant. Ouuh trouble in paradise. Camille a peur d’être la copine chiante quand elle en parle ensuite aux filles et même si elles lui disent que non, désolé, mais oui.

Bref. On enchaîne sur une scène au travail pour Emily qui embarque Brooklyn en essayage chez Cadault. La star américaine me tape rapidement sur le système et, je ne sais pas, ça doit être le temps pluvieux qui n’arrange pas mon humeur, mais je suis beaucoup moins dedans aujourd’hui. J’ai bien ri malgré tout de la réaction excédée d’Emily quand elle apprend qu’elle a encore mis la charrue avant les bœufs dans son deal avec Cadault. Elle rencontre en effet Matthieu, le neveu de Pierre, qui lui annonce qu’il n’est pas du tout sûr que la maison signera avec Savoir.

Et oui, il s’avère que, finalement, c’est à lui que revient cette décision. Heureusement, Emily peut faire du chantage grâce à Brooklyn, mais tout de même. Cette dernière finit par choisir la robe la plus vulgaire de la collection pour la soirée avec tapis rouge qui se déroule plutôt bien, même si Julien s’arrange pour qu’Emily signe des papiers qui n’augurent rien de bon. Elle signe tout sans y prêter plus attention alors qu’il est question d’une montre de luxe à surveiller… Pas bon, pas bon du tout.

En plus, son attention est vite détournée : Antoine et sa femme débarquent à la soirée, ce qui n’arrange pas du tout Emily qui se sent forcée de prévenir Sylvie. Celle-ci était déjà au courant et la rembarre bien vite, évidemment, alors que la soirée continue. Gabriel s’y pointe et est immédiatement repéré par Brooklyn qui lui fait du rentre dedans, alors qu’Emily lui demande finalement de faire semblant d’être en couple avec elle quand Antoine se pointe pour lui. J’ai bien ri.

Ce n’était que le début, avec ensuite Sylvie qui ramène la femme d’Antoine dans la conversation, le tout pour qu’on en arrive au plus vite sur une jalousie de celle-ci de découvrir que les autres ont tous mangé ensemble au restaurant de Chef Gabriel. Pas grave, elle a sa carte maîtresse aussi : elle annonce à tout le groupe qu’elle sait très bien qu’Antoine est en train de lui réserver une surprise avec un voyage d’une semaine à St Barth.

C’est con, c’était le voyage pour Sylvie, qui s’éclipse aussi vite et aussi peu discrètement que possible, vu les circonstances. Emily fait de même pour mieux voir Sylvie, puis Brooklyn s’enfuir de la fête. Et oui, Brooklyn se barre sans prévenir avec la montre. Grâce à Gabriel, Emily peut évidemment la retrouver rapidement dans une boîte où elle se déchire à la drogue et à l’alcool fort.

C’est excellent parce qu’hyper cliché, et parce que ça finit bien sûr mal avec Brooklyn qui fugue alors qu’elle est juste censée être aux toilettes. Il faut dire qu’elle a largement le temps de le faire pendant qu’Emily… embrasse Gabriel. Ah, l’alcool, c’est mal. C’est encore Gabriel qui finit par apporter une solution aux problèmes d’Emily cependant, en l’emmenant en scooter (pardon, en City Scoot aha ??) dans les rues de Paris et jusqu’à l’hôtel de Brookly, le tout au son de… Thérapie Taxi ? Mais oui ! Ah ben putain, j’ai cru qu’on allait avoir les dix épisodes sans la moindre chanson que je connaisse. Et tant pis s’il a bu avant de conduire.

A l’hôtel, Emily et Gabriel ne parviennent toutefois pas à passer la sécurité, alors qu’Emily n’est même pas sûre que la montre soit là et que quand même, il y a urgences. C’est marrant à voir, et ça l’est encore plus quand Sylvie débarque finalement pour arranger la situation. Bonjour la crédibilité de la voir débarquer à 2h du matin en tenue de soirée, par contre.

Elle impressionne totalement Emily en étant capable d’accéder à la chambre d’hôtel en deux temps trois mouvements à coup de chantage presse horrible et en s’assurant de récupérer la montre au plus vite. Pour une fois, Sylvie baisse la garde une fois la montre récupérée et une fois une photo de la robe Cadault de Brooklyn au sol pendant qu’elle fait l’amour à un inconnu prise par Emily pour les réseaux sociaux (parce qu’elle a besoin de leur faire de la pub ; parce que la série néglige l’instagram de son héroïne), et ça fait vraiment du bien à voir.

J’ai aimé la scène entre les deux qui apprennent enfin à se connaître comme il faut. Oui, Emily est une éternelle optimiste dans le surjeu permanent, oui Sylvie est une française désabusée… Mais ça y est, elles peuvent enfin cohabiter dans le même espace sans se rabaisser l’une l’autre. Emily cherche à comprendre comment Sylvie peut se contenter des miettes de relation qu’Antoine lui offre, Sylvie cherche à comprendre comment on peut croire au chevalier servant et au bonheur.

Tout ça mène à une fin très française, comme promis : Emily finit par monter dans un taxi comme si elle était à New-York et pardon, mais non, en plantant Gabriel derrière elle alors qu’il lui proposait une très romantique fin de nuit avec crêpe et lever de soleil. Rien que ça. Heureusement que Camille voulait qu’il soit heureux !

Quant à Sylvie, elle reprend ses habitudes dès le lendemain et refuse bien évidemment le week-end à Disneyland que propose Emily, mais bon, c’est sans surprise pour personne.

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Emily in Paris – S01E06

Épisode 6 – Ringarde – 16/20
Je reste gentil parce que l’épisode était très cool, mais il fait un faux pas que je déteste sur sa fin et ça mériterait d’être encore plus sévère que je ne le suis. Après, le reste de l’épisode est dans le ton des précédents, on s’amuse bien et la série se fait plaisir du côté des décors parisiens qu’elle se paie le temps d’une scène ou deux. Le truc, c’est que ça donne envie de retrouver « le monde d’avant », comme une bonne partie de la série. Humph.

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Spoilers

That’s more of a gesture.

Il est temps de reprendre la série qui recommence avec une petite obsession pour le sexe apparemment, parce que le cliché veut que les français soient insatiables. Est-ce que c’est un cliché ? Probablement pas, pas vrai ? L’autre absence de cliché réside dans les murs de l’appartement d’Emily qui sont si fins qu’elle entend Camille hurler de plaisir. Qui hurle comme ça dans un appartement parisien franchement ? Tout le monde sait qu’il y a des voisins, non ?

Emily n’en dort pas de la nuit et elle s’en plaint lors de son petit-déjeuner avec Mindy, même si l’on passe vite à un autre sujet avec Mindy heureuse de lui parler de son nouveau mode de vie à la française qui consiste selon elle à flâner. Certes. Après ça aide de voir l’absence de pluie dans la série, parce que moi, vraiment, je n’irai pas flâner en terrasse par le temps qu’il fait aujourd’hui. Ca n’aide pas non plus que les bars soient sur le point de fermer pour deux semaines, cela dit, merci le Covid.

Il faut retenir du petit-déjeuner que Mindy est géniale avec son père, parce qu’elle l’insulte, sachant pertinemment que ses secrétaires adouciront le message. Elle se retrouve alors à expliquer à Emily la raison pour laquelle elle reste en France malgré tous les cadeaux promis par son père si elle acceptait de rentrer chez elle : elle a participé à la Nouvelle Star en Chine, et s’est ridiculisée. Comme les gens ont découvert qui était son père, elle est même devenue un meme rigolo, la pauvre.

Simple, efficace. On enchaîne avec Emily qui débarque au travail tout de noir vêtue, parce que Julien le lui a conseillé pour ne pas être détestée par Pierre Cadault, un grand couturier… qui est aussi un acteur de Plus Belle la Vie. Ben ça alors. Le monde est petit ! Et sans surprise, le couturier déteste Emily. Certes, elle est habillée en noir, mais elle a aussi un sac bien trop vif et une Tour Eiffel en or parfaitement ringarde sur elle. C’est con.

Heureusement qu’Emily passe sa vie dans les bars pour se remettre de ses émotions, parce qu’au moins j’ai un point du Bingo Séries grâce à ça. Il était temps. Au bar – et tant qu’à faire pas n’importe lequel, parce qu’elle doit avoir un salaire de ouf ? – elle rencontre un prof de sémiologie (ou en tout cas c’est ce qu’il dit) s’appelant Thomas et utilsant la pire excuse du monde pour lui parler. Le pire ? L’ensemble est totalement crédible, j’ai vraiment eu l’impression d’assister à une vraie scène dans Paris.

Oui, la série enchaîne les clichés, mais les clichés ne sortent pas de nulle part, clairement… En tout cas, tout se passe si bien pour Emily qu’elle finit par coucher avec ce Thomas qui pourrait pourtant être un meurtrier, puisqu’elle ne sait rien de lui. Ah, Emily découvre la vie parisienne et ses inconséquences, c’est chouette ! Elle est aussi bruyante que Camille, apparemment, parce que quand elle croise celle-ci le matin même (ça y est, maintenant qu’on sait qu’elle existe, elle passe toute sa vie dans l’appartement de son mec ?), Camille lui parle carrément de ses petites morts.

L’avantage, c’est que toute l’intrigue autour de la vie perso d’Emily est clairement en train de lui faire découvrir comment revivre quand on a été traitée de ringarde. Et elle va en avoir besoin : au boulot, Sylvie la met bien sûr au placard parce qu’elle lui a fait perdre le client de ses rêves. Vexée, Emily réussit juste à se faire traiter une nouvelle fois de ringarde par Luc qui, ma foi, me fait bien rire dans cette série.

Elle s’en plaint à Mindy, avant de parler de son coup d’un soir qui veut déjà la revoir – et qui ne s’est pas douché le matin même pour garder son odeur. Yerk. J’imagine que c’est une variation sur le cliché des français qui ne se lavent jamais ? Mindy trouve que le métro pue le matin et ma foi, j’ai beau être d’accord avec elle, je n’ai jamais senti l’odeur dont elle parle dans le métro moi. Je ne dois pas le prendre aux bonnes heures, tout ce que je sens, c’est la sueur des autres. La mienne, aussi, si je n’ai pas de chance.

Une fois de plus, l’idée est encore et toujours d’en revenir à Mindy et son gros cliché d’intrigue… Son choc post-traumatique de l’émission de télécrochet chinoise doit vite être oubliée, et Emily s’arrange donc pour la faire chanter au beau milieu du parc, ce qui n’arrive jamais dans la vie. Ce qui n’arrive jamais non plus, c’est la manière dont elle se fait applaudir juste pour une petite chanson comme ça. C’était sympa, hein, mais à ce point, je pense bien que quelqu’un lui ferait une réflexion désagréable dans Paris.

En parlant de désagréable, Thomas est le pire des rencards possibles ! Bon, il n’est pas entièrement responsable : il croise Gabriel et Camille au moment de retrouver Emily et les quatre se mettent en tête d’aller à un double rencard. Qui fait ça avec son plan cul de la veille ? Emily, apparemment. Allez, elle n’est pas habituée, on va dire.

Le truc, c’est que Gabriel est hyper jaloux de Thomas et que le fait de les voir ensemble permet de découvrir le vrai caractère de Thomas qui critique tout, tout le temps, à commencer par le Canal St Martin, les habitudes de Gabriel et l’enfance de Camille. Il est parfaitement insupportable, fout une ambiance de merde à table, mais Emily semble ne rien voir mais couche quand même avec toute la nuit, au grand dam de Gabriel – et au grand fou rire de Camille. Pff, ils n’ont qu’à faire l’amour aussi tant qu’à faire, un petit concours de bruits charmants pour les voisins, c’est cool aussi, non ?

Non, apparemment. Le lendemain, Gabriel n’hésite pas une seconde à dire à Camille ce qu’il pense de Thomas : c’est un snob. Même si elle se vexe, Emily se rend bien rapidement compte qu’il a raison. Alors qu’elle décide d’aller à l’opéra, il critique Le Lac des Cygnes, qui est selon lui uniquement pour les touristes, puis son envie d’aller parler à Cadault. Ah ben merde alors. Emily nous largue bien rapidement ce cliché arrogant avec un doigt d’honneur et se remet drôlement rapidement de cette rupture pour quelqu’un n’étant pas habituée au plan cul.

Moi, je m’en remets aussi : c’est un soulagement de voir Thomas se faire dégager comme ça, surtout que, bon, même si le stéréotype du prof de philo relou est poussé à l’extrême avec lui, il me fait peur, parce que je ne veux pas finir comme ça, moi !

En tout cas, elle s’en remet pour aller parler à Cadault – ah, l’Opéra, ça m’a filé quelques souvenirs de le voir comme ça, il faudrait que j’y retourne un jour – et nous spoiler hyper violemment Gossip Girl. Je déteste les productions qui font ça et révèlent la fin d’une autre, mais bon. Il faut retenir que tout ça fonctionne à fond pour Emily : Cadault appelle Sylvie le lendemain pour confirmer un autre rendez-vous, lors duquel il veut la présence de Gossip Girl, évidemment.

> Saison 1

Vus cette semaine #40

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Mardi

Filthy Rich – S01E02 – John 3:3 – 16/20
C’est toujours savoureux et la série sera sympathique à suivre sans rien révolutionner et probablement sans me marquer sur du très long terme. De toute manière, ce n’est pas ce que je lui demande, donc je vais me contenter d’une dose hebdomadaire (hum, sans prendre de retard ?) et puis… on verra pour le reste. Je ne parie pas spécialement sur un renouvellement, sauf si le Covid force la chaîne à renouveler des séries faute de nouveaux projets.

Jeudi

The 100 – S07E16 – The Last War – 19/20
L’épisode est excellent, c’est sûr, mais il y a trop à faire pour envisager qu’il soit parfait, avec un rythme qui ne s’arrête jamais. La conclusion de la série est globalement réussie et chaque personnage important a son heure de gloire et une conclusion plutôt logique, ce qui n’était pas gagné après une telle saison. Il reste quelques questions face à certains raccourcis des scénaristes, sauf que l’essentiel n’est pas là. L’essentiel, c’est qu’une autre de mes séries préférées vient de se terminer.

Vendredi

Emily in Paris – S01E01 – Emily in Paris – 19/20
La série est exactement ce que j’en attendais, et même plus avec un casting très chouette et surprenant à bien des égards. Les clichés sont tous là, savamment dosés pour être drôles plutôt que chiants. J’y retrouve ce que j’aime et ce que je déteste de Paris, la fluidité de l’écriture est là et vraiment, on sent que c’est plein de bonne volonté et de mauvaise foi. Tout ce que j’aime, donc. Et aussi, l’épisode durait moins de trente minutes, mais j’ai eu l’impression d’avoir vu plus qu’en quarante minutes tellement j’ai de choses à dire. Dingue !
Emily in Paris – S01E02 – Masculin Feminin – 17/20
Il y a quelques énormités dans cette série, mais tous les stéréotypes sont funs et amplifiés comme il faut pour que la série soit drôle, intéressante et jamais prise de tête. En plus, même si ça va un peu loin parfois on sent certains messages clairs de la part de la série sur le sexisme ambiant et les problèmes culturels que ça peut poser. Ce n’est que le début de la saison, en plus, c’est bien parti pour la suite…
Emily in Paris – S01E03 – Sexy Or Sexist – 18/20
La série a clairement trouvé son rythme de croisière et est pleine de riches idées pour tordre le cou aux clichés et pour s’amuser des stéréotypes, à la fois culturels et langagiers. Je me marre beaucoup devant cette série qui est une excellente comédie et dont les personnages sont attachants car criants de réalisme, quand bien même il s’agit d’une série souvent dans l’excès.
Emily In Paris – S01E04 – A Kiss Is Just A Kiss – 18/20
Evidemment, plus les épisodes passent et plus je m’attache à la série, son ambiance, ses personnages. Je me dis donc qu’il est temps de faire durer le plaisir et de ne peut-être pas tout dévorer d’un coup… mais ça va être compliqué parce que la série est vraiment très chouette comme ça. J’aime la manière dont tout se met en place naturellement pour le moment, en espérant que ça va continuer à jouer comme ça le fait avec à la fois les stéréotypes et mes attentes.
Emily in Paris – S01E05 – Faux Amis – 17/20
Les clichés et stéréotypes s’essoufflent, mais la série peut s’appuyer désormais sur ses personnages qui sont tous très installés et auxquels on est attachés désormais. L’intrigue en elle-même se montre assez prévisible dans l’épisode, mais les gags continuent de me faire rire. Je suis bon public face à ce genre de série, et je suis content de voir que je ne m’étais pas trompé sur le potentiel de celle-ci. Je savais que j’allais adorer !

Dimanche

The Walking Dead – S10E16 – A Certain Doom – 16/20
Moui, bon, l’attente n’en valait pas vraiment la chandelle… Je m’en doutais, mais ce dernier épisode paraît long et son suspense est énormément atténué par les annonces faites pour la suite de la franchise. Il est sympathique, mais ce n’est pas le meilleur de la saison et ce n’est certainement pas la meilleure fin de saison. Après des mois de teasing de la part du casting, ça tombe un peu à l’eau comme fin de saison.
The Walking Dead World Beyond – S01E01 – Brave – 12/20
On n’est pas sorti de l’auberge avec une série comme celle-ci… Certes, c’est pour adolescents, mais tout de même, ce serait pas mal si on nous proposait autre chose que des personnages de boulets. Pour le moment, le seul personnage qui a réussi à m’accrocher est celui de l’antagoniste, que je ne suis même pas sûr de retrouver pour la suite de la saison. C’est lent, douloureux d’ennui et je suis seulement satisfait grâce à une ou deux scènes sympathiques et à la pluie de demi-réponses apportées par cet épisode. Parce que oui, ça apporte des pistes de réponse sur une intrigue de la franchise, alors je ne peux pas en dire que du mal. Malins, ces scénaristes !

Rattrapage

Julie and the Phantoms – S01E03 – Flying Solo – 17/20
Oui, j’ai décidé de voir cette saison sur le mode hebdomadaire, tant qu’à faire, histoire de la faire durer pendant cette période de disette. En attendant de savoir si je craquerai en regardant tout d’un coup, cet épisode est super sympathique à se concentrer sur une relation qui était un peu sous-développée et à apporter des réponses, parce qu’il ne faut pas oublier qu’il y a des questions posées en toile de fond de ces chansons trop cool !
Julie and the Phantoms – S01E04 – I Got the Music – 16/20
Moins convaincu par cet épisode que par le précédent, simplement parce qu’il ne capitalise pas assez à mon goût sur le feel good et toutes les émotions attendues d’une série musicale. Mais bon, ce n’est pas grave, l’histoire avance toujours, elle, avec quelques antagonistes attendus depuis un moment. L’air de rien, il y a plein de pistes dans la série !

Challenge Séries 2020

Une semaine sur deux, faut se faire une raison à un moment…

> Vus en 2020 

The Walking Dead World Beyond – S01E01

Épisode 1 – Brave – 12/20
On n’est pas sorti de l’auberge avec une série comme celle-ci… Certes, c’est pour adolescents, mais tout de même, ce serait pas mal si on nous proposait autre chose que des personnages de boulets. Pour le moment, le seul personnage qui a réussi à m’accrocher est celui de l’antagoniste, que je ne suis même pas sûr de retrouver pour la suite de la saison. C’est lent, douloureux d’ennui et je suis seulement satisfait grâce à une ou deux scènes sympathiques et à la pluie de demi-réponses apportées par cet épisode. Parce que oui, ça apporte des pistes de réponse sur une intrigue de la franchise, alors je ne peux pas en dire que du mal. Malins, ces scénaristes !

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Spoilers

01

The dead still have this world.

La série commence directement par quelques plans de zombies à moitié dessinés qui nous mettent immédiatement dans l’ambiance zombies. La série nous explique que tout cela n’était qu’un cauchemar d’Iris, introduite comme le personnage principal. Une adolescente « présidente » qui veille à la bonne intégration d’un nouveau parmi eux, alors qu’elle vit dans une communauté franchement cheloue qui ressemble vite fait à Alexandria, en pire.

On retrouve ensuite Nico Tortorella avec un pseudo-clone foiré d’Emori de The 100. Allons savoir qui ils sont, tous ces personnages. On suit aussi une adolescente qui montre discrètement sous un bus. Moui. Elle manque de se faire tuer par un zombie en cours de route, pour le bien du suspense, et se rend sur la tombe de Kari Bennet, sa mère.

Purée, j’ai enfin un cimetière dans mon mois de visionnage de séries et il faut que ce soit de jour. Tant pis pour ce Bingo Séries, mon résultat sera médiocre et puis c’est tout. Médiocre, comme ce début de série ? Peut-être bien. On est introduit au beau milieu d’une journée à laquelle on ne comprend pas grand-chose, avec tout un tas de membres de la communauté prenant le bus sans se rendre compte de l’existence d’une passagère bien peu discrète.

Par contre, la série nous apporte tout de suite quelques réponses d’une intrigue qui a commencé il y a des années dans la série-mère. Les personnages se rendent en effet dans une clairière pour accueillir un hélicoptère de la « République Civique ». Ah. C’est donc bel et bien un semblant de gouvernement avec armée qui s’est formé quelque part aux États-Unis. Hâte d’en savoir plus !

En attendant, on rencontre donc Kublek, la représentante de cette République civique qui se présente à Nico Tortorella. Ce dernier dit s’appeler Felix Carlucci et être le représentant de la colonie du Campus Omaha, et il est accompagné d’Emori-wannabe dont le nom dans cette série est Huck. Soit. Kublek débarque donc d’un endroit mystérieux (où est retenu Rick, ne l’oublions pas) pour venir assister à la Journée des Monuments et taire la présence de la clandestine qui lui fait pourtant un doigt d’honneur.

Tout le monde n’est donc pas ravi de l’existence de cette République, et Iris fait ce qu’elle peut pour rattraper les dégâts également causés par sa sœur sur une banderole de bienvenue.

C’est l’occasion pour nous d’entendre parler d’une alliance des Trois entre Omaha (eux), la République Civique (les invités) et Portland. OK. Admettons.

Le bus finit par retourner à Omaha, la communauté sacrément bien organisée de nos héros, et on y découvre le prénom du nouveau Silas. Il est aussi révélé que la clandestine est bien la sœur d’Iris, comme je le supposais, et qu’elle est très cool à l’inviter à sa soirée. La relation entre les sœurs est sympa lorsque cette clandestine qui n’a toujours pas de prénom se pointe chez elle.

C’est le moment où j’ai capté que j’étais sur Prime Video : grâce au très bon lecteur de cette plateforme, je découvre que cette clandestine porte le nom de Hope. Oh ben c’est original comme prénom ça dans une série post-apocalyptique. Allez, il faut retenir de cette scène que les sœurs s’entendent plus qu’elles ne veulent le faire croire au reste du monde, malgré leur différence.

La Journée des Monuments ? Une fête où les Monuments sont les survivants de l’apocalypse zombie. La mère des filles est morte depuis dix ans, alors que le père fait partie de la République Civique. On apprend que cela fait dix ans que la Chute de la civilisation a eu lieu. Ce qui sépare les filles ? Hope en veut à la République totalement secrète qui n’a rien de public d’avoir pris leur père, pour rien.

Bizarrement, Iris semble lui cacher un livre avec des messages secrets de son père. Pour le reste, elle est une étudiante super sérieuse en cours, histoire de rencontrer aussi le personnage d’Elton, un étudiant quelque peu rêveur.

Si Iris ne donne pas de nouvelle de son père à Hope, c’est peut-être pour une bonne raison : on découvre que sur cette seconde journée – après encore un cauchemar où elle est zombifiée – Hope fait encore de la merde et vole de l’alcool. Cela ne plaît pas à Felix qui est donc l’équivalent du shérif d’Omaha, mais aussi le tuteur des filles depuis le départ de leur père pour un échange scientifique bénéfique à l’alliance des 3.

Enfin, ça, c’est en tout cas ce que dit Kublek quand elle parle aux filles, mais ce n’est pas le point de vue d’Hope, qui est sûre qu’Iris ne fait que donner le change. Elle entend ses cauchemars chaque nuit après tout, et tout ça, c’est encore avant de recevoir un message du père expliquant qu’il n’est pas en sécurité. Bon. Ce n’est pas brillant du tout ce début de série.

On retrouve ensuite Iris en visite auprès d’une psy qui reçoit des biens médicaux… Clairement, après dix ans, la vie a repris son cours normal pour cette communauté d’Omaha, qui s’est réfugié sur un campus, et la psy est plus qu’incompétente. Cela fait un moment qu’Iris la consulte, mais c’est la première fois qu’elle semble vraiment vouloir lui faire comprendre que sa vie est trop dirigée vers le futur et pas assez vers le présent.

Pour lui en faire prendre conscience, elle l’enferme dans le passé, avec un flashback nous révélant la nuit de la Chute du ciel – aka un avion qui s’est crashé en ville alors que la famille Bennett (celle d’Iris et Hope) voulait simplement rejoindre le Campus à temps, avec les autres. Bien. Iris finit par reconnaître que la psy en train de mourir à petit feu a raison, mais ça ne mène nulle part.

La série prend tout son temps à en arriver à ce que l’on sait qu’il va se passer, et j’ai bien compris qu’il faudrait attendre la fin de l’épisode pour que la série commence vraiment. C’est dommage, parce qu’il n’y a qu’un épisode cette semaine. En attendant, notons que dans cette série aussi, personne ne connaît le mot zombie. Après les Walkers et les Infected, voici donc les Empties – les Vidés. C’est de pire en pire à chaque série franchement.

Côté construction des personnages, ce n’est pas glorieux, par contre. On enchaîne en effet avec une conversation entre Huck et Hope, les deux rebelles de la série. Il est assez clair qu’Hope a de la rancœur en elle, mais ça fait quatre scènes qu’on en revient là, alors bon, il est franchement temps de passer à autre chose, même si le but ici est de faire en sorte qu’on s’attache à elle en voyant aussi qu’elle a perdu sa mère aux bras d’un zombie dix ans plus tôt. Enfin, on nous le dit, mais les flashbacks tournent en rond sans rien vraiment montrer.

La série en montre un peu plus dans le présent avec Iris qui trouve le message de son père, envoyé sur une machine qu’elle cache dans son bureau avec tellement de précaution que Silas et Elton lui tombe dessus quand l’armoire est ouverte. Hope, qui arrive juste après, en est si surprise qu’elle le dit à voix haute et Iris tient tellement à son secret qu’elle montre le message de son père disant qu’il n’est pas en sécurité à sa sœur devant Elton et Silas.

Euh ? Elles sont complètement teubées ? Une fois que le secret que leur père communique avec elles malgré l’illégalité que ça représente d’après les accords de l’Alliance (oh, la migraine, sérieux), Elton et Silas doivent prouver qu’ils ne diront rien à personne. Il aurait peut-être failli y réfléchir avant. Elton révèle alors qu’il sort souvent en cachette du camp. Oh, il est mignon ce gamin à vouloir voir le monde comme ses parents, mais qu’est-ce qu’il est cliché. Quant à Silas, il n’a personne à qui le dire.

Pas besoin de le faire, de toute manière : après avoir vite fait parler des quatre hélicoptères et containers que la RC souhaite cacher à Omaha alors qu’Hope les a vus, Hope et Iris le font d’elles-mêmes en montrant le message à Felix dont on découvre que le mec – Will – est le chef de la sécurité. Attendez, Felix est gay et pas en couple avec Huck ? Au moins, ça explique de qui ils parlaient tous les deux juste avant.

Felix a toute confiance en son mec et en l’alliance, refusant d’envisager qu’il puisse être en danger, surtout qu’il est avec le père des filles qui est le plus grand génie vivant sur Terre d’après lui (il est biochimiste spécialisé en immunologie, un rêve de carrière pour Iris). Du coup, Felix décide de ne rien faire du tout, ce qui énerve passablement Hope, alors qu’Iris se laisse bolosser par la vie apparemment.

Tout ça mène donc les filles à s’engueuler en pleine rue, où elles sont interrompues par Kublek qui ne comprend pas trop pourquoi les adolescentes craignent tant la République et ne lui font pas confiance. Peut-être qu’elles ont vu Star Wars, tout simplement ?

Pour gagner leur confiance, elle finit par révéler qu’elle est maman (euh on s’en fout ?) d’une fille engagée dans l’ARC, l’armée de la République Civique… Ah, ça sent la connexion avec Isabelle de Fear the Walking Dead, ça (par ici si vous ne savez pas de qui je parle). Un peu bourrée avec l’alcool de contrebande fabriqué par Hope qui a lu la recette dans un livre (ben bien sûr, oui), Kublek décide de donner aux filles un papier crypté qui est censé prouver que leur père est bien en vie. Il s’agit d’un plan d’une partie de l’Etat de New-York.

Oups, elle leur donne clairement une destination là, le voyage va pouvoir commencer ! En attendant, les filles prennent le compliment qu’on leur adresse à leur dire qu’elles sont les filles de leur père et décident d’aller se bourrer avec une bouteille de leur père, ce qui fait rire Felix qui a espionné toute la conversation.

Cela dit, au matin, la joie des filles est vite oubliée : elles ont reçu un autre message de leur père disant qu’il n’est vraiment pas en sécurité, que ça tourne mal pour lui et qu’il ne faut pas en parler à Felix. Ah ben super le père, il est utile de dire ça à ses filles dis donc, il a vraiment réfléchi le coco. En plus, ça tombe une petite heure avant le discours d’Iris, la pauvre.

Iris se rend alors chez sa psy avant le discours, pour mieux découvrir que celle-ci est morte et est devenue un zombie. On s’y attendait un peu. Le système est bien foutu dans cette communauté, avec des portes grillagées pour éviter aux zombies de faire trop de dégâts. Par contre, c’est un coup dur pour Iris juste avant son discours du Jour des Monuments.

Elle décide donc d’improviser après une jolie introduction par Kublek qui est ravie de présenter la fille de son ami Léo… pour mieux le regretter. Le discours d’Iris part rapidement en vrille vu qu’elle l’improvise et s’enferme dans la mort de sa psy. Elle aurait peut-être pu éviter de monter sur scène, non ?

En tout cas, Iris décide donc d’avouer la vérité : elle ne fait pas confiance à Kublek. Elle le dit à tout le monde, et Kublek a beau se défendre, personne ne l’entend en théorie. Personne ne cherche à censurer cette adolescente en roue libre et tout le monde l’écoute bien religieusement. Crédibilité zéro, mais était-on à ça près ?

Une fois le discours achevé, Iris retrouve Hope pour lui annoncer son envie de partir d’elle-même à la recherche de son père. Ben voyons ? C’est complètement une idée stupide, mais Hope se laisse embarquer, notamment parce qu’elle se souvient de la mort de sa mère. Contrairement à ce qu’elle a raconté à sa sœur et son père, la mère ne s’est pas fait tuer par un zombie, mais par… une femme enceinte bien en vie, avec un flingue, qui voulait récupérer la voiture visée par Kari. Le vrai problème ? La femme enceinte a tiré quand Hope, encore enfant, a voulu faire un pas vers elle pour protéger sa mère.

Kari s’est fait tuer de sang-froid devant sa fille ? Pas grave du tout pour Hope qui a pris la décision de tuer la femme enceinte avec un flingue. Puis, elle est forte, parce qu’elle n’a pas du tout visé, hein, la balle semble même partir toute seule et vers le mauvais endroit. Il s’en est passé des choses dans le passé. Je le dis avec ironie, mais en vrai, cette scène était de très loin la meilleure de l’épisode (surtout au départ : à la mort de la mère, j’ai eu de la peine pour Hope. Après, elle a ramassé le flingue et c’était fini).

Hope se laisse donc convaincre même si l’idée est complètement débile et qu’il y a, comme le souligne Elton, 1800 kilomètres à marcher. Malgré tout, Elton est ravi d’avoir enfin une excuse pour aller marcher à travers le monde. Il leur dit donc qu’il maîtrise le karaté et pourra aider Hope à tuer des zombies. Silas aussi est de la partie, pour des raisons obscures, mais avec un peu de chance la série aura autre chose à lui en dire.

Notre équipe de boulets adolescents se met donc en route dans ce monde post-apocalyptique pour aller retrouver Leo, le père des filles dont on ne sait pas grand-chose. C’est mal barré cette affaire.

Quand la disparition des quatre adolescents est apprise par Felix, il est aussitôt certain que les adolescents ne pourront pas s’en sortir. Tu m’étonnes. Au moins, il connaît leur destination, c’est déjà ça. Il en parle brièvement à Huck, mais on enchaîne bien vite sur une scène de nuit où Silas retrouve la corne de tricératops qu’il cherchait partout et qu’il voulait offrir un jour à sa sœur. On apprend que sa mère était enceinte le jour de la Chute.

Ah. AHAH. AHAHAHAHAHAHA. Il n’en parle qu’à Silas, donc Hope ne sait pas encore la vérité, mais c’est tout de même parfait tout ça. En plus, il a une photo de sa mère Elton, alors c’est clair que ça ressortira vite dans la suite de la série. Ca fait un moment marrant dans un futur proche pour nous convaincre de continuer la série alors même que Felix attend toute la nuit avant de partir avec Huck à la recherche des adolescents.

Toute une nuit, c’est largement suffisant pour se faire tuer, franchement. La fin d’épisode révèle alors une sacrée catastrophe du côté du Campus alors que les adolescents font face au premier zombie, qu’Iris veut tuer elle-même : tout le campus est tué par les hommes de la République Civique sous les ordres de Kublek. Allons savoir pourquoi, il est juste question d’une fille ou femme à retrouver… Le mystère est entier, mais ce n’est pas tellement un suspense qui prend sur moi cette fois-ci. En plus, j’imagine que ce sera tout simplement la fille de Kublek qui est recherchée… Elle semblait partir en vrille et ne plus respecter les ordres, non ?

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