The 100 – S07E06

Épisode 6 – Nakara – 16/20
J’ai adoré cet épisode, mais il y a un mais : je le trouve beaucoup trop schématique et simplifié pour être parfaitement crédible et à la hauteur de mes attentes par rapport à la complexité habituelle de la série. Les scénaristes prennent des raccourcis, comme s’ils n’avaient pas assez d’épisodes pour raconter tout ce qu’ils voulaient. C’est peut-être le cas s’ils avaient voulu une saison 8, mais pour une dernière saison avec trois épisodes de plus que d’habitude, c’est étrange… surtout que les premiers épisodes prenaient un peu trop leur temps. Ca m’embête d’avoir tant de mal avec l’équilibre d’écriture de cette saison alors que j’adore la série et que je passe toujours de bons moments !

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Spoilers

706

Excuse me but I have to borrow your god.

Diyoza est de retour ! Enfin ! Je suis bien content de la revoir dans la série, elle manquait depuis une saison, tout de même ! Bon, par contre, elle a passé un sale quart d’heure pendant les 45 derniers jours (46 maintenant, j’imagine ?). À son arrivée, elle a fait preuve de son don d’observation habituel pour remarquer qu’aucun membre de Bardo n’était habitué à avoir de la visite.

Commence alors une longue période d’isolement, torture, jeune, et autres traitements qui ne nous rendront certainement pas jaloux de ses vacances à Bardo. Il n’est pas évident pour les gens de Bardo de faire face à Diyoza. On oublie un peu trop facilement qu’elle était une dangereuse terroriste il n’y a pas si longtemps que ça pour elle, même si c’était il y a deux ou trois siècles. Du coup, faire face à des gardes armés ne lui fait pas peur.

Bouffer la gorge d’un type pour s’assurer qu’il se vide rapidement de son sang, ça ne lui fait pas peur non plus : elle fait semblant de s’étouffer quand il lui donne à manger pour s’assurer qu’elle pourra ensuite s’échapper de sa cellule puisqu’il la détache par peur de mourir. Malheureusement pour ce pauvre garde qui a toute ma sympathie, Diyoza n’en a pas grand-chose à faire qu’il meure. Après, il valait sûrement mieux ça pour lui, puisqu’elle lui arrache son œil pour passer les portes au scanner rétinien.

C’est sûr que Diyoza a un style bien à elle, loin de celui d’Octavia qui est douce comme un agneau finalement. Je suis content de voir qu’elle n’est pas restée prisonnière comme on le pensait, mais ça me laisse curieux de savoir ce qu’elle a fait pendant tout ce temps… La réponse est super décevante : rien. Pendant ces 45 jours, elle a eu droit à toute sortes de torture et s’est finalement échappée le jour où Octavia était libérée par Hope, Gabriel et Echo.

C’est décevant, parce que ça va trop vite, surtout que comme par hasard, ça se fait juste après le moment où Diyoza se venge du tout premier garde à qui elle en voulait, celui l’ayant amené à Bardo. Bizarrement, elle reconnaît tout de suite Hope quand celle-ci dit « maman », alors qu’on ne sait pas vraiment si elle est au courant pour le décalage temporel. Oh, elle doit vite le comprendre avec Hope, certes, mais aussi avec Echo bien différente de celle qu’elle a connu… et pour cause : Bellamy est mort. Cela n’atténue en rien les retrouvailles touchantes de la petite famille Hope, Octavia et Diyoza, heureusement !

Tout ce petit monde cherche alors à s’enfuir de Bardo, mais juste avant d’entrer dans la salle avec le portail, Levitt, l’infirmier d’Octavia, sort de nulle part. Désormais, il est chargé de faire le ménage, mais il aide encore O et ses amis en leur indiquant de s’enfuir par la surface : celle-ci ne permet pas de respirer très longtemps, certes, mais c’est selon lui le meilleur plan car des disciples de Bardo les attendent dans l’autre pièce et sont prêts à les tuer.

Octavia lui fait une confiance aveugle et suit donc ce plan, étant toutefois assez bête pour donner le nom de Levitt face à un vieillard qui ne s’attendait certainement pas à tomber sur ces vieillards. Le pauvre est tué par Echo qui sait tout de suite qu’il en sait trop et qu’elle a encore besoin de Levitt pour s’enfuir de cette planète.

Malheureusement, c’est le meurtre de trop pour Gabriel qui décide alors de tirer sur tout nos amis pour les rendre inconscient, avant d’être lui-même mis K.O par les hommes de Bardo, même s’il essayait de se rendre. Hmm. C’est très con de sa part et j’ai du mal à croire que personne parmi Octavia, Hope ou Diyoza ne réagisse assez vite pour l’empêcher de mettre tout le monde K.O en leur tirant dessus. Après, ça fait un cliffhanger intéressant.

À Sanctum, on recommence à suivre la vie de Madi qui ressemble fortement à une adolescente de séries. Au secours. Elle est élevée par Indra et Jackson, puisqu’il n’y a plus personne d’autre, et ça fait un couple parental d’enfer, tout de même. La pauvre se fait draguer lourdement par un type fasciné par ses dessins et ces scènes sur les vrais adolescents et leurs préoccupations est ratée, ma foi. La série n’a jamais été très forte dans la représentation d’adolescents après tout. Notons aussi qu’à Sanctum, le guérisseur a enfin un nom : Nelson ! Je risque fort de l’oublier, mais bienvenue dans la série Nelson.

Bien sûr, Russell profite de la moindre occasion pour envoyer un message à Indra, lui rappelant qu’il est le Dark Commander et qu’il sait manipuler ses gardes pour avoir de plus longues promenades. Ou pour leur parler. Y compris en Trigedaslang. En conséquence, Indra prend autant de mesure d’isolement que possible, mais comme on a vu la facilité qu’avait Diyoza à s’échapper de Bardo, ça m’inquiète bien beaucoup pour la suite, surtout qu’Indra a appris en début d’épisode que quelqu’un avait eu la bonne idée de lui voler toutes les armes à feu.

La pauvre Indra ne fait pas le poids face à Sheidheda et j’aime beaucoup la performance de l’acteur interprétant Russell qui nous montre bien le changement de personnage : Russell s’excitait souvent et aboyer bien des ordres, alors que Sheidheda est du genre à rester calme dans ses menaces… C’est bien plus glaçant comme ça ! Et efficace, aussi.

Il fait tellement flipper Indra que celle-ci finit par se tourner vers Murphy pour l’aider à retrouver les flingues. C’est dire à quel point elle est tombée bas ! Indra ! Demander de l’aide à Murphy ! Vous imaginez si j’avais écrit une phrase pareille en saison, genre, 2 ? Ah, la série avait de belles surprises en stock.

Bon, Murphy continue de passer pour un Dieu et sympathise avec Jeremiah (ou Jerry, ou Jer, parce qu’il a la flemme de prononcer toutes les syllabes Murphy) avant de se faire embaucher par Indra pour aller questionner la femme de celui qui s’est fait tuer par les radiations à cause de Raven. De manière très surprenante (non), elle n’est pas très coopérative.

Cela force finalement Indra à retourner voir Madi pour lui demander d’assumer ses responsabilités de Commandeur. Après tout, il n’y a que Sheidheda, elle et Clarke qui ont eu la Flamme en eux, et à défaut de pouvoir laisser les deux autres être Commandeur, c’est logique de compter sur Madi. Le problème, c’est que c’est une adolescente paniquée à cette idée.

Jackson s’en rend compte et débarque à temps pour empêcher Indra de faire une connerie. Il est assez malin pour savoir qu’il ne fait pas le poids et pour amener au passage Emori et Murphy avec lui. C’est ce dernier qui parvient à faire prendre conscience de sa folie à Indra, alors que Madi, effrayée, se barre. Ce côté effrayée de Madi est quand même super nouveau, mais ça se justifie aussi. Après, je trouve son changement de caractère un peu trop extrême pour être parfaitement crédible. Cela simplifie toutefois le but de cet épisode : faire d’Indra la nouvelle Commandeur de Wonkru.

Il était temps que ça se fasse, même si c’est abusé de diminuer comme ça les responsabilités d’Octavia sur ce qu’il s’est passé dans le bunker en ayant Murphy qui affirme que c’est Indra qui a tout géré. À la rigueur, c’est plutôt mauvais signe : on n’a pas envie d’un bunker 2.0. En tout cas, c’est efficace pour Indra de devenir celle qui commande !

En parallèle, Nelson décide d’aller se venger et tuer Russell, mais il n’est clairement pas au point pour se battre contre Sheidheda,le pauvre. J’ai bien cru qu’on aller le perdre, sauf que le Dark Commander trouve ça bien plus intéressant d’exploiter les ressources de cet enfant de Gabriel. Il joue donc aux échecs avec lui (ou pas) en lui racontant la vérité sur son identité, sur ses suppositions concernant les voleurs d’armes (les passagers d’Eligius) et sur son envie de pouvoir qu’ils peuvent partager.

Pendant ce temps, sur la planète Ossuarium, Clarke s’évertue à s’époumoner en hurlant les prénoms de ses amis, pour rien. Niylah nous fait du bon humour et les choses avancent bien vite avec Raven nous donnant le nom de la planète, histoire de comprendre qu’ils sont sur un cimetière géant. D’ailleurs, si Jordan est triste de voir qu’ils découvrent un cadavre humain plutôt qu’un alien, Raven est plutôt satisfaite de repérer sur le torse du cadavre le symbole d’une des planètes.

Nos héros comprennent aussitôt sur quelle planète ils doivent se rendre et l’uniforme de Raven leur permet de savoir exactement où aller pour trouver d’autres pierres leur permettant de rejoindre la cave qui leur fera voyager dans le temps. Le truc, c’est que pour ça, il faut s’engager tête la première dans un étroit tunnel qui n’annonce rien de bon, particulièrement quand on comprend que d’étranges créatures y vivent.

Heureusement, c’est Raven qui mène le groupe dans la cave, parce que la bestiole s’évertue à mordre et abîmer son casque, mais au moins, elle ne peut pas la tuer. Raven non plus n’arrive pas à tuer la bestiole, se contentant de la blesser. Ils parviennent donc à sortir de ce tunnel qui avait un petit côté The Descent pour mieux se rendre compte que le tunnel s’est refermé derrière eux et n’est plus que de l’acide.

Ils mettent alors trois plombes à comprendre qu’ils viennent de passer dans un tube digestif alors que c’était évident dès le départ, franchement. Ils sont tellement lents, en fait, qu’ils sont séparés par l’organisme vivant, isolant ainsi Clarke et Raven seules dans le ventre de la bête. J’aimerais dire que j’étais heureux de retrouver ce duo, parce que c’est vrai, mais ça mène à une scène bien lourde où Raven craque suite à tous les meurtres dont elle est coupable cette saison.

Pendant qu’elle pleure et fait un câlin à Clarke, les autres sont attaqués par les bêtes et se mettent à tirer des coups de feu. Dans le ventre d’une bête. Celle-ci n’apprécie pas trop l’idée et réunit finalement nos prisonniers et les pierres qu’ils cherchaient. C’est facile, ça. Et c’est dommage que ce soit si schématique dans le scénario, parce qu’il y avait de bonnes idées.

Le cliffhanger est une autre bonne idée, avec tout le groupe qui part vers ce qu’ils pensent être Bardo, sans qu’on ne soit certain que ce soit le cas. Il y a tout de même de quoi élargir encore la mythologie de la série avant ça : dans le ventre de la bête, Miller et Niylah découvrent une toile avec le logo de « second dawn », la secte qui sévissait sous Polis à l’époque. C’est farfelu sans l’être : assez clairement le vaisseau Eligius qui a fini à Bardo est celui qui a ramené cette secte si loin dans l’espace… Non ?

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Perry Mason – S01E01

Chapter 1 – 15/20
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la série parvient bien à nous plonger dans son ambiance et que le budget est là, de même que le casting cinq étoiles. Malheureusement, ça ne fait pas tout et ça ne compense pas les longueurs de ce premier épisode qui ne fait qu’introduire l’histoire en effleurant du bout des doigts beaucoup de choses, mais avec peu d’explications. Il faudra revenir la semaine prochaine pour en savoir plus, j’imagine.

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Spoiler

101

I mean that… That’s food.

Une série HBO ! C’est toujours un bonheur d’entendre la marque distinctive de la chaîne, surtout juste au tout début de l’été. Bon, je dis ça, mais la série commence par Jingle Bells, alors bon, on aurait pu trouver mieux, probablement. Comme je ne sais pas du tout de quoi va parler la série, je dois vous avouer en tout cas que le début était étrange à suivre.

Il y est question d’un échange terrible pour des parents désespérés, à raison : une mallette pleine d’argent en échange de la vie de leur fils, Charlie. Ils ne semblent pas avoir le choix de céder au chantage, mais comme ça paraît efficace, on est presque soulagés pour eux. Pourtant, dès le départ, je ne l’ai pas trop senti. Et ça ne manque pas.

En effet, ils récupèrent Charlie… mais le bébé est mort. Sacrée scène d’introduction ! Au moins, c’est marquant : les effets spéciaux sont excellents, on est directement plongés dans le passé avec les décors vraiment bien fichus et la série n’est pas timide. Elle nous montre ainsi le cadavre de Charlie et c’est terrifiant à voir. Les cadavres de bébés, toutes les séries n’osent pas, franchement.

Le problème, c’est qu’on est encore un peu sous le choc quand on découvre le personnage de Perry Mason, du coup. Et pour être tout à fait honnête, j’ai laissé l’épisode tourner sans trop accrocher aux premières scènes. Tout y est super sombre, ce qui a tendance à m’énerver dans les séries quand je les regarde en plein jour. Flemme de fermer les volets, mais difficile de savourer tout ça.

Si la série nous plonge bien dans son univers avec les décors, les costumes et la musique, je n’ai pas spécialement réussi à accrocher à l’intrigue. Il faut dire qu’ils n’explicitent pas grand-chose. On voit un cinéma, puis une autre scène marquante où Perry s’introduit illégalement dans une maison pour prendre en photo un certain Chubby alors qu’il est en pleine séance sexuelle avec une femme et pas mal de nourriture. Et comme on est sur HBO, on a droit au visuel de tout ça, dont je me serais bien passé.

Le lendemain, Perry rentre chez lui (j’imagine ?), loin de la ville, pour mieux que l’on découvre qu’il a des problèmes de loyers impayés. À ce stade, la série a surtout le problème de ne rien expliciter et de nous balancer des scènes qui n’ont pas encore de liens entre elles. Et comme en plus on n’a pas eu tant de dialogues que ça, on ne sait pas grand-chose des personnages.

Chez Perry, c’est étrange en tout cas : on est clairement dans une ferme – c’est même écrit dessus dis donc – en train de se faire écraser par un petit aéroport à côté. Du coup, ce ne sont pas forcément des problèmes de paiement, j’imagine ? En plus du côté des paiements, il doit avoir ce qu’il faut en vendant les clichés de Chubby ? Un avocat, E.B., semble même vouloir l’embaucher sur un cas, alors que Perry est dans un tel état qu’il ne donne pas envie de l’embaucher. De toute évidence, ils sont de vieux amis – et la suite nous apprend qu’ils sont collègues.

Le lendemain, encore, Perry se rend vendre ses photographies et l’on découvre qu’il s’agissait d’une commande, faite par le producteur de la starlette avec qui Chubby couchait. Ah ben c’est merveilleux ça, ça lui permet de négocier plein d’argent, même si ça ralentit le rythme des négociations, évidemment. Perry Mason enchaîne avec une visite à la morgue. Son but ? Changer de cravate en fouillant dans les affaires des cadavres, tout en parlant avec le coroner. Normal !

On découvre donc qu’ils sont amis et que ça a l’air dans les habitudes de Perry de faire tout ça. Enfin, je ne suis même pas sûr que son nom ne soit déjà donné dans la série, honnêtement. Bref, ce n’est jamais qu’un détail. Sa journée continue au procès de Frank Dillon, où l’apparence de Perry, simple témoin, est plus remise en question que le criminel accusé.

Pourquoi pas ? Après le procès, Perry est donc énervé, mais il découvre que E.B. lui a envoyé une certaine Miss Street – Della – pour l’emmener vers sa prochaine affaire. La série commence à recoller quelque peu les morceaux à ce moment-là : sa prochaine affaire, c’est celle du couple Dodson, les parents du début d’épisode. Quant à Perry Mason, il se dit détective privé.

Il était temps de le dire. Je débarque sans avoir la référence de base de la série et honnêtement, c’est long comme début d’épisode, ça manque d’introduction (il est censé être avocat ?), avec aussi une galerie de personnages masculins hyper complète mais très peu de personnages féminins pour contrebalancer. En 2020, ça m’embête toujours de regarder des séries (ou des films, d’ailleurs) qui ne passent pas le Bechdel Test et qui se bornent à se contenter de l’assistante, quoi.

Voir aussi : Ce que c’est que le Bechdel Test

Au moins, tout ça nous mène aux scènes qui sont censés attirer mon attention, avec le début de l’enquête de Perry Mason, dans la maison des Dodson. On y aperçoit aussi une photo de Tatiana Maslany, que j’ai hâte de retrouver dans ce rôle de Sœur Alice, inspirant beaucoup l’un des personnages masculins. En attendant, Perry rencontre Emily Dodson, la mère de ce pauvre Charlie, qu’elle a couvert de baiser avant même de se rendre compte que son fils était mort.

Bien sûr, l’affaire intéresse les médias et la police, mais la personne qui embauche Perry n’a certainement pas confiance en eux pour retrouver la piste de l’argent et surtout le criminel qui a tué Charlie. La scène entre Perry et Emily est un peu bavarde, mais ça permet de creuser un peu plus le personnage de Perry au moins : il a un fils lui aussi, de neuf ans, avec qui il n’a pas passé Noël car il était chez sa mère. La pauvre Emily n’est même pas au courant de tout cette partie de l’histoire, mais elle pleure tout de même de parler d’un petit garçon de neuf ans alors que son fils à elle est mort.

Cela n’empêche pas Perry de soupçonner les Dodson : l’enlèvement de Charlie est suspect et semble nécessiter la présence d’un complice pour être possible. Della ne croit pas trop en la piste accusant Emily et le fait savoir, mais nous ne sommes qu’au début de l’enquête après tout.

Ils ne passent pas encore la nuit à bosser là-dessus avec E.B., puisqu’ils sont la veille du Nouvel An. Perry passe sa nuit avec une certaine Lupe qui couche avec lui, en le faisant tomber du lit. Bon, ça ne choque personne apparemment, à part la vache de la ferme Mason. Après ça, on a le droit à une conversation entre Lupe – j’adore sa voix, ça ne sert à rien de le dire, mais je voulais le dire quand même – et Perry, mais ça ne mène à rien, à part qu’il lui dit sur quelle affaire il bosse et que ça ne la fait pas tiquer d’entendre parler d’un bébé aux yeux cousus pour qu’ils restent ouverts.

L’image me hante encore, je dois dire, alors je n’ose imaginer ces pauvres parents qui ont eu droit de voir ça. En tout cas, Perry commence son enquête en allant sur les lieux du crime, déjà transformés en attraction touristique, vu que l’affaire fait la une des journaux. Il y tombe sur des policiers, tout ce qu’il y a de plus cliché : il y a un gentil et un méchant. Le méchant veut arrêter Perry mais ne le fait pas, se contentant d’écouter et vérifier les informations qu’il lui donne.

Après ça, Perry se rend à la morgue, pour voir cette fois le cadavre du bébé et en récupérer l’un des fils qui a permis de lui coudre les paupières. Sérieusement qui peut avoir assez peu de cœur pour faire ça, hein ? En pleine lumière, le cadavre du bébé ressemble davantage à une poupée cependant, donc je suis reconnaissant à la série de nous proposer cette scène, c’est moins dérangeant maintenant qu’on a vu ça et qu’il s’agit d’effets spéciaux. Je commence à mieux comprendre cette histoire d’Épouvantard à ridiculiser pour avoir moins peur.

Cette charmante scène est suivie d’une soirée de gala où je suis surpris de découvrir que Red, la femme avec qui couchait Chubby, est une actrice que je connais bien, Madeline Zima ! C’est une bonne surprise de la retrouver, et je me dis que si elle est là, ce n’est sûrement pas pour un si petit rôle. L’espoir fait vivre. Décidément, il n’y a que des acteurs que j’aime bien dans cette série. En tout cas, la soirée ne se passe pas si bien pour Perry qui est là pour espérer se faire payer suite aux clichés de Chubby et Red.

Pas de bol pour lui, ce n’est pas comme ça que ça se passe : en fait, il n’est même pas payé la somme attendue pour les clichés de Chubby. Il est menacé, se fait voler les photos pour un dollar symbolique et a droit à une petite torture. Bonne année, hein ! Elle commence pour lui par un ami l’insultant, parce qu’il prend mal l’échec de Perry. Vraiment une soirée de merde, quoi. Il n’a pas le plus mauvais nouvel an de la série cependant : on retrouve le méchant flic pour découvrir qu’il n’apprécie pas de savoir que Perry est si bon dans son enquête. En fait, il rejoint un trio d’hommes pour faire le ménage en les tuant.

Vraiment, la série ne lésine pas sur son budget, avec un triple homicide qui finit par la mort du dernier homme sur fond de feu d’artifice.

Pendant ce temps, Perry rentre chez lui et tente de téléphoner à son fils, mais son ex refuse de le lui passer. Charmant. Il est soutenu par Lupe, qui le fait à sa manière et ne l’arrête pas quand il décide de détruire un jouet de son fils pour se passer les nerfs. Ben oui, bien sûr. J’ai du mal à accrocher à son personnage, là, surtout que la scène est interminable de longueurs en tous genres. Finalement, il passe la nuit à se mettre à retravailler sur l’affaire des Dodson. La musique est bonne pour ne mettre dans l’ambiance, avec un petit côté film noir, mais j’avoue ne pas avoir tout suivi à cette fin d’épisode qui semble marquer le lien entre plusieurs affaires pour Perry. Bon. Ca m’apprendra à regarder des reboots sans savoir de quoi il s’agit à l’origine.

> Saison 1

Perry Mason (S01)

Synopsis : Ce reboot nous plonge à Los Angeles en 1932 avec le cas d’une vie pour le personnage de Perry Mason, un avocat, au cœur de l’expansion folle de la ville, loin de la Grande Dépression qui frappe encore le pays.

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Pour commencer, je vais être honnête, j’ai peur de ne pas aimer la série, parce qu’elle n’est pas du tout ma tasse de thé à vue de nez. Pourquoi je la regarde ? Parce que j’adorais Matthew Rhys dans Brothers & Sisters et que ça m’embête déjà d’avoir raté The Americans à laquelle je n’accrochais pas des masses (à l’époque, en tout cas). Bien sûr, je la regarde aussi parce que Tatiana Maslany est au casting, c’est évident. Sans ces deux acteurs, j’aurais passé mon chemin directement.

Est-ce que l’amour de deux acteurs peut être suffisant pour accrocher à la série ? Probablement pas, mais j’espère une bonne surprise malgré tout ! Je sais que la série d’origine avait plutôt bien cartonné et j’ai confiance en ces acteurs : ils sont assez malins pour faire de bons choix de carrière.

Reste à voir maintenant si la série sera agréable à suivre pour un nouveau téléspectateur, qui ne sait rien de l’origine et qui n’a pas envie de se renseigner plus que ça sur celle-ci, histoire de se conserver des surprises. Un ancien succès est-il destiné à le redevenir ? On le saura vite, si j’arrête de blablater !

Note moyenne de la saison : 15/20

Chapter 1 – 15/20
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la série parvient bien à nous plonger dans son ambiance et que le budget est là, de même que le casting cinq étoiles. Malheureusement, ça ne fait pas tout et ça ne compense pas les longueurs de ce premier épisode qui ne fait qu’introduire l’histoire en effleurant du bout des doigts beaucoup de choses, mais avec peu d’explications. Il faudra revenir la semaine prochaine pour en savoir plus, j’imagine.
Chapter 2 – 15/20
La série se poursuit sur la même lancée et plaira sûrement beaucoup aux amateurs du genre, mais comme ce n’est pas tellement ma tasse de thé, je m’arrête sur certains détails qui me dérangent, comme souvent avec les dramas se déroulant dans le passé, finalement. Pourquoi est-ce que je reste ? Parce que j’adore vraiment le casting, que je n’ai pas grand-chose à me mettre sous la dent en hebdo en ce moment et parce que c’est quand même bien fichu tout ça.
Chapter 3 – 15/20
J’ai l’impression que les scénaristes complexifient volontairement cette histoire pour l’étendre sur huit épisodes, avec plusieurs sous-intrigues qui ne sont pas si palpitantes que ça. Leur seul avantage, c’est qu’elles apportent des personnages secondaires supplémentaires que je préfère largement aux personnages principaux. Malgré tout, je reste curieux devant cette série, mais j’en regrette vraiment beaucoup la longueur, surtout qu’il y a cinq bonnes minutes que l’on pourrait retirer sans rien changer à l’histoire ou au développement des personnages…
Chapter 4 – 13/20
Non contente de fournir des épisodes d’une heure parfaitement interminable chaque semaine, la série se prive cette semaine de personnages que j’aime bien, en développe d’autres dans des directions clichées et s’assure enfin que je n’aime pas ceux qu’ils restent. Tout est exactement comme je l’attends de la série, cependant, et la qualité est là. Je ne suis pas le public visé, par contre, ce qui fait que je fais clairement autre chose pendant les épisodes… Et ça fait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Pas pour moi, donc, mais une bonne série quand même. La schizophrénie…
Chapter 5 – 15/20
Ah ben c’est malin, je prévois de dire plein de mal de la série et l’épisode qu’elle propose cette semaine est l’un de ses meilleurs ! On se sépare enfin d’un paquet de problèmes inhérents à la série pour insister sur le point de vue de certains personnages qui étaient sous-exploités et pour nous faire avancer un peu plus rapidement vers la fin de saison. Bien sûr, ce n’est pas si simple et on a encore pas mal de moments bouche-trous, mais il y a du mieux, vraiment.

Voir aussi : Faut-il vraiment tolérer le sexisme (et tout le reste) de Perry Mason ?

Chapter 6 – 16/20
Donc si je résume, les cinq premiers épisodes servaient simplement à mettre en place ce qu’est censée être cette série depuis le départ ? Pas étonnant que ça paraisse long puisqu’on a eu l’équivalent des vingt minutes d’introduction de plusieurs séries en… cinq heures. L’avantage, c’est que cet épisode propose par conséquent un bien meilleur rythme dans les rebondissements et des répliques intéressantes, avec des personnages plus réactifs et une intrigue bien plus crédible. On avance, ouf !

Voir aussi : Gayle Rankin (#99)

Chapter 7 – 14/20
Le rythme ralentit à nouveau dans cet épisode, parce que c’est l’avant-dernier et qu’il ne faut apparemment pas tout résoudre tout de suite. Malheureusement, ça se sent un peu trop que l’on procrastine pendant trois quarts d’heure. L’avantage, c’est que le dernier quart d’heure est fort en révélations et rebondissements et que le dernier épisode devrait être beaucoup plus intéressant ! L’inconvénient, c’est que je me suis encore trop ennuyé devant celui-ci et que je baisse volontairement la note, même si j’ai aimé la fin.
Chapter 8 – 15/20
Bon, ma foi, c’est une conclusion, mais c’est à l’image de la saison… Pas exactement ce que j’en attendais, avec des détours et avec des longueurs. Je pense que je viendrais quand même regarder la saison 2 parce que la conclusion propose de bonnes choses pour la suite. Pour autant, je peux déjà vous dire que la série ne va pas me manquer, du tout.

Vus cette semaine #25

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Jeudi

The 100 – S07E05 – Welcome to Bardo – 18/20
J’ai opté pour une critique qui rétablit la linéarité de tout ce que cet épisode propose par de multiples détours. J’ai adoré la manière dont tout est dévoilé peu à peu et dont les pièces du puzzle s’emboîtent, mais il fallait à nouveau s’accrocher devant cet épisode qui n’était pas ce que j’imaginais avec le cliffhanger de la semaine dernière. L’exploit de me raccrocher à la partie plus faible de ce début de saison est réussi, donc on devrait rester à présent sur ce type d’épisodes, et ce type de notes. Excellent, tout simplement.
Agents of S.H.I.E.L.D – S07E04 – Out of the Past – 18/20
L’épisode est vraiment très bien construit, avec un hommage qui fonctionne, des révélations qui font avancer l’intrigue et mes théories qui se confirment peu à peu. C’est parfait. Je ne dis pas ça simplement parce que je suis content d’avoir vu certaines choses arriver, mais aussi parce que le rythme est bon et que tout est super fluide dans l’intrigue. Vraiment, chacun est à sa place, tout le monde s’éclate en coulisses, ça se voit, ça fait plaisir et on est sur du très bon.

Vendredi

Council of Dads – S01E07 – The Best Laid Plan – 17/20 Épisode de la semaine précédente
Égale à elle-même, la série livre là un très chouette épisode qui continue d’aller bien vite dans le développement de ses personnages, tellement vite que je finis par être surpris de la rapidité et de la fluidité de cette saison. Le problème, c’est qu’ils se crament énormément de pistes pour la suite à aller si vite. En même temps, on ne sait pas encore s’ils auront une saison 2, alors.
Council of Dads – S01E08 – Dear Dad – 16/20
La série reste solide pour cet épisode qui continue d’aller vite, en négligeant une partie du casting pour se concentrer sur l’intrigue en cours, dans la continuité de l’épisode précédent. C’est plutôt bien réussi et agréable à suivre ; la série continue de me surprendre avec des acteurs que j’aime beaucoup et quelques twists que je sens venir sans jamais réussir à les percer complètement à l’avance. La qualité est là.
Blindspot – S05E05 – Head Games – 15/20 – Épisode de la semaine précédente
L’épisode a beau tenter de capitaliser au maximum l’excellent cliffhanger précédent, la pression et le stress qu’on veut nous faire ressentir ne sont pas là : on sait déjà comment se terminera l’épisode en le commençant, à peu de choses près. Il n’empêche que c’est sympathique à suivre comme intrigue et que ce n’est pas trop mal construit, malgré une conclusion trop grosse pour être parfaitement crédible. Comme toujours, donc.
Blindspot – S05E06 – Fire & Birmstone – 16/20
Oh, cet épisode fut une bonne surprise, mais c’est uniquement parce qu’il remet en avant des personnages que j’aime beaucoup et dont les interactions sont bonnes, avec toute une quête qui aboutit à un scénario bien ficelé et à des choix réussis de la part des scénaristes. On est pris dans l’action et dans le mystère, ou en tout cas je le suis parce que j’adore décoder certains indices en même temps que Patterson. Chouette épisode, c’est pour ça que je suis encore devant cette série après tout.
In the Dark – S02E09 – How to Succeed in Business Without Really Dying – 18/20 – Épisode de la semaine précédente
Cet épisode me donne quasiment l’impression que cette saison ne fera que dix épisodes, même si je sais que la commande est de treize épisodes. En fait, tout avance tellement de manière parfaite et millimétrée que je me demande vraiment ce qu’il peut bien leur rester en stock comme surprises pour nous avoir ensuite. Et en même temps, je suis sûr qu’ils vont y arriver.
In the Dark – S02E10 – The Last Dance – 20/20
Mon sentiment se confirme : cet épisode est tellement haletant qu’il pourrait parfaitement être la fin de saison. Il se passe plein de choses, vraiment, qui me donnent l’impression de voir un film plutôt qu’un simple épisode de 40 minutes. La construction de la saison me paraît plutôt bonne et mène assez logiquement à cet épisode et tout ce qu’il s’y passe. Les rebondissements sont vraiment bons et l’écriture fluide, et c’est dingue de voir l’évolution positive de la série après sa saison 1 déjà très bonne.

Challenge Séries 2020

13 Reasons Why – S04E06 – Thursday – 16/20
Malgré l’absence de crédibilité du scénario et d’avertissement avant l’épisode, malgré des personnages toujours aussi insupportables, l’épisode s’en tire très bien dans la mesure où il fait monter les sentiments qu’il veut exacerber. La série est certes une parodie d’elle-même à aborder cette saison tous les sujets tabous et dignes de grands débats qu’elle n’a pas eu le temps de traiter avant, mais au moins, ça permet quelques épisodes dont on se souviendra. Et c’est dans ce genre de moments qu’elle est au meilleur de sa forme.
13 Reasons Why – S04E07 – College Interview – 11/20
Vraiment, dire que durant cette saison la série est une parodie d’elle-même est un euphémisme terrible pour tout en dire. Vivement que ça se termine, parce que les scénaristes sont à bout de souffle, ne se donnant même plus la peine d’essayer de justifier tout ce qu’il se passe. Il y a des bonnes scènes tout au long de l’épisode, certes, mais l’ensemble est juste un patchwork raté, et c’est dommage.
13 Reasons Why – S04E08 – Acceptance/Rejection – 10/20
Est-ce que je vais passer sous la moyenne ? Franchement, j’hésite. J’accorde encore le bénéfice du doute à la série pour boucler tout ça, parce que l’air de rien, je suis encore devant, c’est donc qu’elle parvient à me faire rester… mais je ne suis plus sûr de pouvoir expliquer pourquoi. Cet épisode commence de manière ridicule et finit de manière encore plus ridicule, tombant chaque fois un peu plus bas dans la déchéance. Il n’y a plus grand monde et grand-chose à sauver, malheureusement.
13 Reasons Why – S04E09 – Prom – 13/20
C’est fou comme ça fonctionne beaucoup mieux quand la série arrête de vouloir être ce qu’elle n’est pas et se concentre à nouveau sur sa base solide de série pour adolescents. Beaucoup mieux, certes, mais ce n’est pas encore gagné, avec toujours cette volonté de trop en faire en menant quinze combats à la fois et en laissant trop de côté les intrigues qui auraient dû être au cœur de la saison pour privilégier des relations de personnages tellement maltraitées qu’elles ne trouvent plus aucune fondation crédible.
13 Reasons Why – S04E10 – Graduation – 13/20
À quoi bon ? Je ne sais pas comment noter cet épisode, honnêtement, alors je me contente du minimum syndical, exactement comme les scénaristes. Toute la saison était un brouillon, un extrait de ce qu’il se passe dans le brainstorming d’une salle de scénaristes, mais jamais l’ensemble ne paraît avoir dépassé le stade du « quelles idées on pourrait aborder cette saison ? ». Bref, ces dix épisodes étaient un pot-pourri dont il y avait certes du bon à tirer, mais qui, finalement, est plutôt pourri, effectivement.

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