9-1-1 Lone Star – S01E08

Épisode 8 – Monster Inside – 16/20
C’est tout de suite mieux quand on travaille de front le fil rouge et les personnages, mais ça dérape un peu sur la fin qui est symptomatique de la franchise. Je n’en dis pas plus car je ne veux rien spoiler, mais j’ai un peu pété un câble tout de même, parce que cette fin, je trouve ça trop gros pour accrocher totalement. Cela ne m’empêche pas d’être curieux de ce que donnera la suite, je vous rassure…

> Saison 1


Spoilers

You can’t make me fall in love with this dog.

On est reparti sur une nouvelle intervention qui commence loin de nos personnages habituels et qui est très clairement génératrice d’angoisse. En effet, on suit une invasion de serpents dans un sous-sol, mais quelle horreur. J’ai eu du mal avec cette intrigue, mais heureusement, comme c’est une intervention, c’est vite évacué.

La deuxième intervention est tout aussi perturbante, avec un homme qui s’occupait de sa mère, décédée depuis plusieurs jours… Il a toutefois refusé de voir ce décès en face, vivant ensuite dans le déni. C’est une condition qui existe effectivement, et c’est super triste ce genre de déni.

Sans le moindre avertissement, cet épisode nous propose également un flashback : trois ans plus tôt, Iris et Michele passent une bonne soirée dans un bar… mais Dustin passe son temps à envoyer des messages à Iris, ce qui est compliqué. Michele, elle, n’ose pas chanter en karaoké sur la scène du bar, et sa sœur la traite de poule mouillée. OK, ça permet d’apprendre à connaître Iris, c’est toujours intéressant.

On peut enfin en arriver à ce que l’on attend le plus : le présent, où Michele peut venir tenter d’identifier des objets ayant appartenu à Iris, retrouvés dans le fameux pick-up. Elle y trouve effectivement un bracelet offert par leur père lors de ses 14 ans, et la conclusion logique est qu’elle est morte. Ce n’est pas si simple : les squelettes sont répandus par les animaux des alentours… Alors certes, il y a du sang qui pourra permettre de l’identifier, mais ça restera un suspense pour un moment. Franchement, je ne crois pas du tout au décès d’Iris.

Il y a également un téléphone dans les affaires, et ce téléphone a souvent appelé le 911 avant la disparition d’Iris. Cela tombe bien, car tous les appels sont enregistrés. Iris ? Elle avait un problème mental malheureusement, une maladie : elle était persuadée d’être surveillée et suivie par une entité mystérieuse, avec des micros dans son plombage ou des drones…

Bref, elle avait un début de schizophrénie, et elle a eu un accident terrible de voiture. Voilà qui explique pourquoi Dustin disait qu’elle avait changé quelque temps avant de mourir, et voilà qui nous laisse Michele avec une terrible culpabilité parce qu’elle n’a pas compris à temps la maladie de sa sœur. Après, on est dans une série, et toutes ces réponses sont géniales, mais elle pourrait encore être en vie, précisément parce que la schizophrénie fait qu’elle a pu oublier d’appeler sa famille, par exemple. Restera à résoudre le mystère concernant les squelettes, pluriel. Peut-être qu’il n’y en a qu’un, mais trop éparpillé pour savoir quoi en faire…

De son côté, Owen inquiète son médecin qui lui parle ensuite de chiens, et franchement, j’ai regardé cet épisode un peu trop tard pour suivre tout ce qu’il se passait, mais bien rapidement, Owen décide d’adopter Buttercup, un chien qu’il va pouvoir faire adopter à la caserne également. Le but de l’opération ? Le chien a un cancer des poumons, et son propriétaire l’a abandonné. Voilà donc Owen qui l’adopte et le rapporte à la caserne, et c’est assez logique.

Tous les pompiers en sont ravis, mais pas TK. Il a beaucoup de mal à supporter le chien pendant tout l’épisode, dans un ensemble de scènes agréables, mais pas exceptionnelles… En plus, le fait qu’il n’aime pas le chien surprend tout le monde, et principalement Owen, qui sait bien que son fils a toujours adoré les chiens. Le problème de TK est alors évident : il a peur de s’attacher à un chien qui risque de mourir, exactement comme son père.

Ils ont mis du temps à le comprendre dans la série, quand franchement, n’importe qui le devine dès le départ que c’est une idée difficile à vivre pour les proches. J’aime bien l’idée d’un animal vivant la même chose que son nouveau propriétaire, mais tout de même, ça se fait avec des précautions et des avertissements pour les proches normalement.

Bref, TK finit par se faire à l’idée et tout va bien. On peut donc en venir à l’intervention la plus intéressante de l’épisode, qui voit Grace répondre au téléphone à un homme – Ethan de LOST les amis ! – qui affirme que quelqu’un s’est introduit chez lui. On sent bien vite que ce n’est pas exactement ce qu’il se passe, mais c’est compliqué pour Grace de recoller les morceaux du puzzle aussi vite que nous.

En fait, l’homme souffre de démence et n’est pas du tout chez lui : il est à son ancienne adresse, muni d’un couteau et il attaque les pauvres propriétaires de la maison qui n’ont rien demandé. On sent l’adrénaline monter, mais tout finit bien grâce à Grace qui fait les recoupements nécessaires en entendant son collègue être confronté à un appel de la femme habitant dans la maison. Tout est bien qui finit bien pour Ethan de LOST, puisque Grace parvient à le calmer et à le faire sortir de la maison où sa femme peut le récupérer, déposée là par Carlos.

Tout va bien ? Humph. Malheureusement, malgré ce sauvetage express, le propriétaire de la maison nous fait une petite crise cardiaque, n’appréciant pas trop ce qu’il s’est passé. Il lâche donc son flingue au sol – nous sommes aux USA – et les pompiers se précipitent pour l’aider, mais ils doivent avant tout défoncer la porte.

Malheureusement, la femme de l’homme est tellement occupée à tenter de sauver son mari qu’elle ne pense pas à surveiller son fils, qui ramasse l’arme, encore apeuré à l’idée qu’un homme avec un couteau soit de l’autre côté de la porte. TK se fait ainsi tirer dessus pendant qu’il la défonce, et ça, personne ne l’avait vu venir ni ne s’y attendait. Mais ils ne vont pas bien dans cette série.

Il faut toujours qu’ils en fassent plus, et cet accident sortant de nulle part est vraiment hallucinant. Je ne m’inquiète pas trop pour lui, il s’en sortira, c’est sûr, on est habitué avec cette franchise, mais je trouve ça dingue d’accélérer à ce point les choses. On n’avait pas besoin de ça sur une saison 1, surtout que ce n’est pas la fin de saison, il reste deux épisodes.

Il y aura possiblement des séquelles et des problèmes cérébraux, et ça, vraiment, c’est fou. Ils n’ont pas le droit de faire ça après trois épisodes à négliger TK en permanence, franchement. C’est super frustrant, et c’est terrible pour Carlos aussi, parce qu’il était sur les lieux purée. Non, mais, c’est quoi l’intérêt de cette intrigue, franchement ?

Je suis énervé, voilà, super, je devais aller dormir après cet épisode, qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? En plus, on ne sait même pas ce qui est arrivé à l’homme dans la maison, le pauvre. Après, c’est chou d’avoir tout le casting réuni autour de TK, je ne dis pas, mais si proche de la fin de saison, j’imagine qu’il ne sera pas tout à fait sur pied à la fin, et c’est frustrant. L’épisode se termine alors dans l’Eglise de l’hôpital où Michele et Owen peuvent parler des dramas qu’ils vivent l’un et l’autre.

Michele est alors appelée au secours d’un SDF de son camp habituel et elle y retourne. On comprend enfin mieux le personnage : elle n’ignore plus jamais aucun appel, au cas où, parce qu’elle a ignoré l’appel d’Iris trois ans plus tôt pour aller se faire un petit karaoké. Effectivement, c’est frustrant. Un peu comme le cliffhanger qui révèle comme je le soupçonnais qu’Iris est toujours en vie, dans ce même camp de SDF où Michele se rend pourtant régulièrement. C’est trop énorme pour être crédible : comment a-t-elle pu ne jamais la voir ? Il y a max quarante personnes et il est dit qu’elle y va fréquemment car elle fait partie d’un groupe de bénévoles.

Bon, allez, admettons, on verra la suite plus tard.

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9-1-1 Lone Star – S01E07

Épisode 7 – Bum Steer – 14/20
Le fil rouge aide bien cet épisode parce que je suis content de le voir avancer dans cet épisode – mais pas dans la direction que j’en attendais, cela dit. Le reste est plus classique avec des interventions peu spectaculaires, ou en tout cas peu marquante. Quant à l’évolution des personnages… Humph, ça traîne sur un certain nombre de personnages secondaires, et ça devient blasant à force ! Le problème, c’est qu’on est qu’à l’épisode 7, quoi. J’en attends plus d’eux. C’est une bonne chose d’avoir des attentes, non ?

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Spoilers

We got a bull in the car.

Vraiment, les débuts d’épisodes de cette franchise, je n’aime que moyennement. Et cette tendance à vouloir nous montrer de la culture texane tout le temps, je dois bien avouer que je suis peu convaincu. Il est toutefois marrant de commencer cet épisode par un taureau, je ne m’y attendais pas. Franchement, c’est le genre de série qui est dingue et parfaite pour trouver les points les plus improbables de certaines grilles du Bingo Séries.

Nous voilà donc avec un taureau qui fait plein de blessés avant de se coincer la tête dans une voiture, à cause de ses cornes. Le pauvre. Les pompiers parviennent toutefois à le sortir de là et tout va bien. Owen peut alors enchaîner dans sa journée avec un entraînement de folie. Pour prouver que malgré son cancer, il peut garder son test, il a accepté de repasser le test des cadets, mais avec du poids en plus. Malheureusement, ce n’est pas si évident ce qu’il propose.

En fait, c’est même impossible. On est dans une série, il y arrivera donc, mais ça inquiète son équipe de savoir qu’il a un cancer et qu’ils risquent de perdre leur capitaine pour un test ridicule et un Billy antipathique. TK en veut à Judd pour ça, parce qu’il est celui qui les a fait se rencontrer, mais les autres s’en remettent. Juste, ils n’apprécient pas trop les liens entre texans, parce que ça leur fait une immunité un peu chiante.

Grace finit par faire prendre conscience à Judd que son équipe a raison, mais bon, ça ne mène nulle part tout ça. Oh, Judd voit bien sûr Billy pour savoir ce qu’il en est ; puis il parle ensuite avec Owen, pour lui reprocher de ne pas avoir compris que Billy n’est pas un ami, et qu’il passe sa vie à jouer un jeu de poker. On s’en était rendu compte par nous-mêmes, mais la colère de Judd me paraît franchement déplacée sur ce coup-là.

Il reproche à son capitaine de ne pas avoir fait plus attention – mais il aurait pu le prévenir. Puis, sinon, il s’inquiète pour l’équipe de la 126 ; mais il aurait pu le faire avant. Bon, j’avais dit que tout finirait bien, et c’est le cas. Owen retourne voir Billy pour parler avec lui, et pour refaire une partie de golf. Il se met à pleuvoir – et ça ajoute encore au dégueulasse du filtre, parce que vraiment, on dirait une journée de canicule, pas une journée où il pleut.

Pendant toute leur conversation, la pluie s’accentue et il est rapidement évident qu’on va en arriver à une scène d’orage, alors j’ai trouvé ça lourd que la conversation dure si longtemps. Evidemment, Billy continue à jouer au golf malgré la pluie battante et le tonnerre grondant : c’est sans surprise qu’il se fait électrocuter sous les yeux stupéfaits d’Owen. Putain, les gars, vous êtes pompiers quoi, vous devriez savoir ce genre de choses mieux que personne.

Owen se débrouille pour le transporter en moins de quatre minutes au sec où il peut lui faire un massage cardiaque. Ainsi, non seulement il sauve la vie de Billy, mais en plus, il prouve au chef qu’il a encore le physique pour faire ce travail, malgré le cancer. Oui, il n’en faut pas plus pour qu’il puisse rester à la tête de la caserne 126. On en reste donc là pour cette fois. Tout est bien qui finit bien : comme 90% des gens frappés par la foudre (tant que ça ?), Billy s’en tire vivant. Et il a même un cadeau d’Owen : le poker pour les nuls. Une manière comme une autre de rester amis, quoi.

Cet épisode se concentre autrement sur Michele, qui joue toujours les super-héroïnes de son côté, parce qu’elle est capitaine des urgences médicales. Elle se met donc en danger en intervenant seule dans un camp de SDF où elle se fait agresser pour de l’oxy. Finalement, elle réussit à le faire dégager toute seule et Carlos débarque un poil trop tard.

Il n’est pas là pour l’aider sur cette affaire, mais sur celle concernant Iris. Il a enfin trouvé une piste concernant le fameux pick-up bleu, et ça veut dire qu’il est temps d’en parler à l’enquêtrice sur cette affaire. Bon, celle-ci semble prendre l’affaire quelque peu par-dessus la jambe, ce qui énerve Michele. Celle-ci fini par découvrir que la policière prend son travail au sérieux, finalement.

La propriétaire du pick-up, Arlene Hicks, l’a déclaré volé une semaine avant la disparition d’Iris, et elle sait qui lui a volé : son ex. Il était justement dans un bar en train de se battre avec une fille correspondant à la description d’Iris la nuit de sa disparition ; et il a disparu depuis lui aussi. C’est embêtant, tout ça. La piste ne mène nulle part : le barman se souvient d’eux, mais les flics sont intervenus trop tard. On sait juste qu’ils sont partis ensemble, de mauvaise humeur.

La flic ne s’arrête pas là pour autant et cherche alors à voir ce qu’il s’est passé côté accidents routiers et côté photo satellite. Elle trouve ainsi une trace du pick-up. Celui-ci est au fond d’un ravin, à attendre sagement qu’on vienne l’en tier. Oups.

Du côté des interventions inutiles de l’épisode, on a aussi une scène marrante où une femme frappe un homme pour qu’il lâche un câble qui est en train de l’électrocuter… alors qu’en fait, il fait juste une crise d’épilepsie. C’est con.

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9-1-1 Lone Star – S01E06

Épisode 6 – Friends Like This – 13/20
Je n’ai pas vraiment accroché à cet épisode dont le thème était un peu lourd. Il ressemble davantage à ce que propose la série-mère avec cette idée d’un thème commun à chaque intervention et avec des liens beaucoup plus soudés pour l’équipe, mais je ne sais pas, il m’a manqué quelque chose malgré ces très bonnes scènes. Je pense que mon vrai problème, c’est qu’on se concentre trop sur un seul personnage et sur sa relation avec un autre qui ne m’a pas plu non plus.

> Saison 1


Spoilers

Probie? Memento Mori.

Ah, méfiez-vous toujours des gens au volant, surtout quand vous les connaissez et qu’ils ne vous aiment plus trop depuis que vous avez perdu le contact. Quel début d’épisode déjà incroyable avec nos pompiers qui interviennent sur une voiture coincée dans un camion ne les remarquant même pas. C’est dingue, tout simplement, et j’ai aimé ce début d’épisode, même si je dois vous avouer que j’aurais aimé en savoir plus sur ces deux amies d’enfance. Faites-moi un spin-off sur leurs vies, ça a l’air trop drôle !

Bon, les pompiers sont plein de ressources et de bonnes idées, heureusement. Les amies d’enfance qui viennent de se retrouver ont des liens qui défient les protocoles et c’est tant mieux pour la conductrice, Tina, qui reçoit une transfusion de sang de Taylor. Eh, ça tombe bien de transporter sa meilleure amie d’enfance le jour d’un accident, hein.

Cette première histoire spectaculaire est vite mise de côté pour retrouver tout ce qui fait le sel de la série, à savoir les personnages. Ainsi, le Bleu reste à la caserne en permanence, et ça inquiète Marjan. Il est en fait là pour réviser, alors tout va bien, et on peut passer à Judd organisant une interminable soirée poker avec ses amis. Parmi eux, il y a un certain Billy Tyson qui déteste Owen, parce qu’il a eu le poste qu’il convoitait à l’origine.

Franchement ? Ce n’était pas intéressant du tout de passer quelques minutes avec Owen s’imposant parmi les amis de Judd, mais admettons. Le lendemain, Owen continue d’être génial, mais avec ses hommes cette fois : il s’arrange pour que l’examen du bleu se passe bien en demandant à Marjan de lui venir en aide, parce qu’avec sa dyslexie, ce n’est pas gagné pour lui. Le pauvre. Cela marche bien comme intrigue, avec Marjan qui fait en sorte que tout le monde lui fasse un podcast des cours à lire et apprendre, pour que ce soit plus simple pour lui. Eh oui, le travail d’équipe, il n’y a que ça de vrai.

On s’ennuie ensuite avec Bill qui vient visiter la caserne. On ne l’a jamais vue aussi bien que ça, mais bon, le filtre continue de ne pas m’intéresser et franchement, j’ai décroché, surtout que leur amitié… ben rien à faire.

Bref, la deuxième intervention était la bienvenue. En plus, c’était sympathique, avec un chien qui se débrouille pour attirer les pompiers à son propriétaire à moitié déchiqueté. Appétissant. Michele fait tout ce qu’ille peut pour sauver la jambe de l’homme. Et elle y parvient. On enchaîne ensuite avec Owen jouant au golf dans son bureau, et ça commence à faire beaucoup trop d’Owen pour un seul épisode.

Michele débarque pour lui dire de faire attention à Billy, qui est du genre à aimer gagner beaucoup trop. Bon, elle n’est pas la plus objective des personnes de la caserne, puisqu’elle est l’ex de Billy, mais admettons. Son conseil est toujours bon à prendre, et Owen se moque trop d’elle pour que ça ne finisse pas par lui revenir en pleine tronche. Le lendemain, les deux sympathisent encore autour du cancer qu’a eu Billy. Forcément, Owen commet l’erreur de lui parler du sien, et hop, ça remonte en deux temps trois mouvements aux oreilles de leur supérieur.

C’était tellement prévisible, comme conclusion. Owen finit l’épisode un peu dans le pétrin, mais bon, je ne m’inquiète pas outre mesure pour lui, franchement. Il a toutefois un nouvel ennemi un peu redoutable.

Le meilleur point de l’épisode reste toutes les révisions du Bleu. À mon sens, c’était la meilleure partie parce que l’on voit l’équipe être enfin une équipe. Ils font tout pour que le Bleu puisse réussir son test : c’est la dernière fois qu’il peut le passer. Et s’il le rate, il ne sera donc pas pompier, mais il ne sera pas non plus citoyen américain, parce qu’il risquera d’être déporté. C’est vrai que ça fait beaucoup de pression pour un simple test, qu’il peut passer à l’oral au lieu de l’écrit.

Je savais déjà que les tests pour devenir pompier aux États-Unis étaient dingues – aucune idée de ce que ça donne en France d’ailleurs – mais cet épisode nous montre à quel point quand même. Et en plus, le Bleu – qui s’appelle donc Mateo maintenant qu’il a son examen – doit passer le test avec son ancien capitaine. Par chance, tout se passe bien et hop, il devient pompier avec un taux de réussite de 92%.

La troisième intervention de l’épisode est gérée à distance par Grace qui a vraiment le chic pour trouver les meilleurs conseils du monde. Vraiment, avec ces deux séries, il n’y a pas à dire, je trouve que le job d’opérateur téléphonique pour les urgences est hyper intéressant et beaucoup plus stressant que ce que j’aurais pu imaginer. Cela dit, on va être honnête : je ne l’avais jamais imaginé.

Elle gère tout comme il faut pour sauver la vie d’un homme qui s’étouffe avec les cendres d’un autre ami. Après tout, le thème de l’épisode, c’était l’amitié, alors c’est bien normal, et logique.

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The Rookie – S03E03

Épisode 3 – La Fiera – 16/20
L’épisode tient les promesses faites avant la reprise de cette saison, et il le fait tellement bien qu’il y a tout un pan qui finit par être angoissant et vraiment énervant vis-à-vis de la réalité. De mon côté, ça passe donc très bien pour cette partie de l’intrigue, mais j’ai trouvé le reste moins efficace… en comparaison. C’est ironique, donc, la série devient moins bonne par moments car elle est meilleure qu’avant à d’autres.

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Spoilers

Look, whatever Officer West is telling you, I stand with him.

Ah, John a encore sa mère ? Il serait temps de nous le dire en saison 3, surtout que j’aime bien cette actrice ! Le personnage ? Beaucoup moins. Elle s’incruste sans prévenir chez son fils et compte y rester, dans sa chambre en plus, puisqu’elle vient de se faire larguer.

Nolan s’en plaint aussitôt à ses collègues bleus qui lui proposent une place sur le canapé de leur appart de dingue. Je ne comprends pas trop où ils sont, par contre, parce que pour s’éviter un tournage au commissariat pas très covid-safe, ils se retrouvent dans une grange. L’excuse trouvée est bonne, avec un entraînement où tout le commissariat doit s’amuser à vider son chargeur.

Bon, d’accord, ce n’est pas un amusement, c’est plutôt important de savoir le faire pour protéger sa vie. Par contre, avec la police, tout se transforme en jeu. Le nouveau tuteur de West, Stanton, demande aussitôt aux autres tuteurs de parier sur leur poulain. Pfiou, je le déteste vraiment, à force, il est vraiment caricatural… et ce n’est que le début de cet épisode, qui ira beaucoup plus loin. Lucy est finalement celle qui tire le plus vite, de tout le commissariat. Elle ne s’en remet pas pour le reste de l’épisode, toute heureuse de ce résultat.

Tamara – la jeune fille de l’épisode précédent – redébarque aussi dans la vie de Lucy, mais elle a besoin d’une signature, donc c’est uniquement pour ça. Il lui faut une preuve que la voiture de Lucy est bien à elle, et très clairement, j’imagine qu’elle va la revendre. Et ça ne manque pas : en patrouille, Tim & Lucy tombent sur un homme tentant de l’ouvrir qui promet qu’il vient de l’acheter, à un sacré rabais. J’aime ça.

Elle est maligne, parce qu’elle le fait pour s’acheter des fringues – de manière à avoir un semblant de vie normale – et un ordinateur, pour ses études. Et ça tombe bien, elle fait de la psycho, comme Lucy. L’intrigue était sympathique, j’aime bien cette relation, mais je me demande vers quoi ça se dirige quand même, surtout qu’elles ne se font pas encore tout à fait confiance l’une et l’autre.

Pendant ce temps, on découvre aussi que Gray envisage la retraite, ce qui n’est pas très bon pour l’évolution de son personnage. Déjà, je suis triste parce que je ne le vois pas si vieux, et ensuite, je n’ai pas trop envie qu’il se fasse tuer juste au moment de partir. Ah, et pour ne rien arranger, Luna (sa femme ?) lui affirme que les policiers ont tendance à mourir dans les sept ans après la retraite. Ce n’est pas une bonne chose.

En plus, la retraite est vraiment pour bientôt : il veut juste voir ses bleus devenir de vrais flics avant de tout arrêter. Et comme il ne reste qu’un mois à Nolan, ça va être vite fait, en théorie. En attendant, il continue de bosser comme il se doit, notamment avec Angela qui fait du bon travail de détective. Comme tout se passe en bureau, j’ai un peu décroché de ce qu’elle racontait, alors que c’était important pour la suite.

En effet, c’est elle qui est au cœur de l’intrigue qui donne son titre à cet épisode. Plus exactement, ce qui donne son titre, c’est une femme d’affaire trempant dans des histoires illégales, mais ne chipotons pas. Elle est là pour enquêter sur un meurtre, meurtre dont le cadavre a été surveillé par West et Stanton, comme par hasard. C’est l’occasion de nous montrer une fois de plus que Stanton ne réfléchit qu’avec le filtre des gangs et qu’il ne plaît pas tellement à West.

Autrement, la mère de Nolan est complètement dingue et provoque tout un tas de remous dans la vie professionnelle de son fils. Elle l’appelle alors qu’il est au travail, le forçant à rentrer chez lui pour mieux découvrir qu’elle a brisé des assiettes (décidément, cette maison doit lui revenir cher !) et que son ex-futur mari est là. Comme elle a vendu la bague de fiançailles, Nolan et l’ex comprennent que la femme est juste une arnaqueuse, et l’ex décide de porter plainte auprès de la police.

Et oui, Nolan accepte de prendre la plainte, parce qu’il sait que l’homme est dans son droit. Si c’était marrant, cette intrigue n’est bien que ça, et je trouve ça dommage, parce que ça nous fait perdre du temps sur le reste, plus intéressant. Nolan retourne finalement auprès de Nyla, qui prend bizarrement la défense de la mère. Après tout, elle a passé sa vie à devoir être dans l’attente de la décision des hommes cette femme.

Nyla continue d’être sacrément géniale dans cet épisode, apportant toujours un éclairage très juste à toutes les situations, que ce soit celle-ci ou celle d’une femme qui fait le choix de ne pas accoucher à l’hôpital – mais qui n’a pas trop le choix d’y retourner aussi, pour tomber sur un gynécologue légèrement raciste. Comme trop souvent, son racisme n’est pas explicite et affiché, il est dans l’image qu’il se fait de la femme sans même la connaître, se persuadant qu’elle est hystérique. Il se persuade aussi que Nolan va pouvoir calmer Nyla, d’ailleurs. Outch.

Là-dessus, la série est claire : elle veut traiter du racisme ordinaire qui est absolument partout. Après deux saisons sans vraiment le mentionner dans une série qui était quasiment totalement colorblind, c’est déroutant. Et surtout, c’est terrifiant : il y a tellement d’endroits et de situations de la vie courante où ça existe que c’est angoissant. Par contre, j’ai peur de l’effet catalogue vers lequel se dirige la série avec cet épisode et le précédent. Bon, c’est le problème des procédural, mais quelque chose de plus suivi serait bienvenu.

C’est finalement le cas, avec l’intrigue Stanton/West. Stanton prend en effet la décision peu rationnelle d’arrêter violemment un jeune homme qui n’a rien fait, si ce n’est qu’il ne l’a ni vu ni entendu quand il voulait procéder à une vérification. C’est super gênant à voir et ça dérape quand il le fait devant la maison où habite le jeune homme. Toute la famille sort pour protester et l’effet de groupe, avec tout le monde qui hurle, fait câbler Stanton qui sort son flingue et pointe tout le monde.

La situation dérape si vite… West a le bon réflexe en appelant des renforts. Heureusement, Tim est celui qui débarque sur les lieux, et comme il est aussi le supérieur de Stanton, il peut aisément lui dire d’arrêter malgré la frustration que ça provoque chez ce collègue avec qui il pariait le matin même. Il est si dérangeant Stanton, à ne toujours pas reconnaître qu’il fait de la merde.

Et pour West, c’est d’autant plus dur qu’il est traité de traître par la famille du jeune homme. Evidemment, j’oublie l’essentiel dans cette critique, à savoir de préciser que le jeune homme en question est noir, ce qui fait que Stanton est persuadé qu’il est coupable quand il est évident que non pour tout un tas de raisons que West tente de souligner à Stanton avant que ça dérape.

Après tout ça, les seuls conseils de Lucy pour West ? Prévenir Gray, ou au moins Tim. Le problème, c’est que Tim a déjà été prévenu, et que ça n’a rien donné. En fait, Lucy est même choquée de la réponse de Tim, parce qu’elle est loin de convenir à la situation – et loin d’être ce qu’on attend en tant qu’audience, aussi. West n’en mène pas large, forcément, et il est bien triste de ce qu’il se passe. On voit clairement qu’il envisage d’en parler à Gray, mais il choisit finalement de rester à sa place de bleu. C’est franchement frustrant, à ce stade.

Le soir, Nolan retourne à la grange de tir et tombe sur la raison de son échec au test du matin – ah, oui, il a échoué en fait ! La raison ? Il a vu le matin un homme avec un tuba en train de tirer, et ça l’a perturbé. Le soir, il retourne donc à la grange, allons savoir pourquoi ?, et retombe sur cet homme, qui n’hésite pas une seconde à lui tirer dessus dès qu’il se dit de la police.

Nolan survit, de manière incompréhensible, parce que l’homme prend la fuite. Avec Nyla, ils peuvent rapidement l’identifier comme étant Guillermo Sandoval, un mafieux lié à l’affaire d’Angela, bien évidemment. L’arrestation est rapide, et ça permet à Angela de découvrir qu’elle a face à elle… un autre flic. C’est gênant. Il a toutefois le temps d’envoyer un SMS pour demander la mise en place d’un plan B pour s’en prendre à la Fiera.

Oui, la Fiera, businesswoman et trafiquante, est donc en ville, et pas n’importe où en plus : elle est sur un campus universitaire pour le faire visiter à son fils. Comme elle est la cible de tentative de meurtres, ça ne rassure personne de savoir que ça va finir en fusillade, encore… Et Stanton souligne que de toute manière, pour l’instant, il n’y a pas de victime, car la seule victime est un membre de gang. Quel homme merveilleux, ce flic. Ce qui est le plus dérangeant, c’est encore qu’il soit le flic le plus crédible et réaliste de la série, par contre – enfin, pour autant que je puisse en juger, je ne suis jamais allé aux États-Unis, mais c’est ce genre de flics que l’on voit tout le temps aux infos, pas ceux de la série, hein.

Le système a bien besoin d’un peu de changement, et c’est sympa que la série prenne le temps de le montrer. Sympa, oui, mais angoissant, donc. Sur le campus, Tim prend bizarrement la défense de Doug Stanton face à Lucy qui l’épingle comme raciste, parce que c’est ce qu’il est. Quelle horreur de se dire qu’il est un tuteur et qu’il enseigne, mais c’est bien plus réaliste et crédible comme ça.

Angela est celle qui trouve la Fiera en premier. Elle lui file un gilet pare-balle, mais un seul, alors qu’elle savait très bien qu’elle serait avec son fils et alors qu’elle voit bien qu’ils sont nombreux avec elle. C’est n’importe quoi, ça. Evidemment, la mère protège son fils et ça se fait juste avant qu’un homme lui tire dessus. Angela les protège et les mets à l’abri. Trop forte.

La Fiera devine bien vite qu’Angela est enceinte, et je l’aime beaucoup. C’est une excellente mafiosa, il faudrait que la série pense à la faire revenir plus souvent. C’est une possibilité puisque Diego a bien aimé cette université, sur laquelle il a créé une fusillade donc… pas sûr qu’il soit vraiment accepté ? En tout cas, cette intrigue est clairement laissée ouverte : en fin d’épisode, Angela reçoit un cadeau de la Fiera pour la remercier d’avoir protégé son fils, et pour qu’elle puisse à son tour protéger l’enfant d’Angela. Ca craint, ça, elle a réussi à déposer le cadeau sur la table de salon d’Angela et Wes, sérieux.

Pendant ce temps, les officiers sont loin de cette papote de la détective et la mafiosa. Ils sont sur les toits à la recherche d’un type qui n’hésite pas à leur tirer dessus, même s’il ne sait pas très bien viser. Nolan et Lucy sont meilleurs que lui, heureusement – enfin, Lucy surtout. Désarmé par une balle dans la main, l’homme fait alors le choix de se suicider. Affaire réglée, donc.

La fin d’épisode a réussi à me surprendre, parce que West prend la décision d’aller voir Gray pour se plaindre de son tuteur, qui est problématique à plus d’un égard. J’ai trouvé sa plainte bien peu claire et fluide, avec des exemples peu probants par rapport à tout ce qu’il a vécu. On va mettre ça sur le compte de son énervement, mais je comprends la réponse policée de Gray sur ce coup-là. Tim aperçoit toutefois l’échange entre les deux hommes, et il décide d’aller appuyer la plainte de West.

Cela fait plaisir de voir Tim évoluer dans le bon sens, mais ça n’arrange pas les affaires de Gray qui est forcé de mettre au placard Stanton. Il décide de le réaffecter au bureau – ah, un nouveau tuteur pour West ? – et j’ai hâte de voir les conséquences que ça aura. C’est juste frustrant que Gray n’écoute West que parce qu’il est soutenu par Tim, parce que ça fait un chouilla white savior, tout de même. Cependant, c’est la hiérarchie de la série, donc il ne pouvait en être autrement, j’imagine. Quant à Gray, ça lui fait reconsidérer sa retraite, parce qu’il n’y a pas eu les changements qu’il s’était promis de réussir à mettre en place en entrant dans la police.

Finalement, West se fait virer du bureau de Gray parce que le garder dans la police n’est toujours pas une punition suffisante aux yeux de West – il a bien raison, mais ce n’est pas si simple) et c’est sur Tim qu’il finit par passer ses nerfs, lui expliquant qu’il a donné la permission à des flics comme Stanton d’être racistes en ne disant rien. Bref, le message est clair : disons aux gens qu’ils sont racistes quand ils le sont. Espérons juste que ça puisse permettre à tous de progresser et s’améliorer. Je pense que ce ne sera pas le parti pris de la série avec Stanton, mais ça pourrait continuer de l’être avec Tim…

Ca le sera peut-être aussi avec Nolan qui est témoin de ce qu’il se passe avec Stanton et avec la femme qui était maltraitée par le docteur. Nyla lui explique aussi que son propre accouchement a failli mal tourner à cause de ça… C’est intéressant, vraiment, d’aborder ces sujets, mais comme je le disais plus haut, j’espère que ça ne finira pas simplement en effet catalogue. Il va falloir des vraies explications et progressions par rapport à tout ça, dans la série d’abord, dans la réalité ensuite. On peut toujours rêver que la série parvienne à faire passer quelques messages, même si en coulisse, tout n’a pas toujours été rose non plus de ce côté-là.

En attendant, Nolan va devoir repasser son test de tir, même si sa distraction a permis d’éviter un meurtre. Nyla est encore un personnage génial qui le recadre parfaitement. La toute fin d’épisode nous montre une dernière confrontation entre John et sa mère, parce que c’est nécessaire à ce stade. Celle-ci l’attend pour faire semblant d’être prête à partir, mais il voit clair dans son jeu. Ce n’est pas une intrigue passionnante, mais c’est bien de voir Nolan demander à sa mère de se comporter normalement avec lui.

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