Sept clichés TV sur… Thanksgiving

Salut les sériephiles !

Alors que les américains se sont tous pétés le bide avec de la dinde hier soir (et moi avec de la pizza), je vous propose de revenir sur les épisodes de Thanksgiving afin de se faire une sorte de petit bingo des clichés que l’on trouve toujours dans les épisodes de Thanksgiving. Bon, difficile de comparer avec la réalité cette fois, car ce n’est pas tellement une fête qui se célèbre beaucoup en France… même si ça a tendance à venir, merci la génération Friends de l’imposer peu à peu entre amis ! Allez, c’est parti pour sept clichés :

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Cliché n°1 : Toute la famille se réunit, indépendamment des liens du sang, comme dans Supergirl

Allez, ça, c’est la base de la base : tout le casting de la série se réunit pour un grand dîner à chaque épisode de Thanksgiving. C’est inévitable, il y a des dizaines de séries qui le font. Tellement d’ailleurs que ça pose parfois problème, parce qu’on ne connaît pas vraiment la famille de tous les personnages. Qu’à cela ne tienne, on a donc les héros, les quelques proches familiaux qu’on leur connaît, et, paf, tous leurs amis qui débarquent aussi pour le dîner. Et parfois, ils disent « J’ai ramené le dessert ». Ah non, pardon, ça c’est une pub pas crédible. Dans les séries, on voit Alex ramener la bière ! VRAI aux États-Unis… et en France, ça a tendance à être une fête entre amis, non ?

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Cliché n°2 : Il faut passer sa journée en cuisine, surtout si on ne cuisine pas habituellement, comme dans Grey’s Anatomy

Oui, oui, tous les fans de la série se souviennent probablement d’Izzie qui passe sa journée en cuisine et est une véritable dinde quand il s’agit de préparer une dinde. Oh, elle était facile la blague ! Elle est finalement aidée par Burke qui cuisine comme il opère, mais l’idée en tout cas, c’est que bien quand il s’agit d’écrire un épisode de Thanksgiving, nos scénaristes se rendent compte que les personnages passent leur temps dans les bars et restaurants, au point de ne pas savoir faire la cuisine. Qu’à cela ne tienne, ils vont nous brûler la dinde et tout sauver de justesse en commandant à manger au dernier moment, parce que c’est bien connu, tous les restaurants attendent vos commandes de dernière minute ce soir-là ! FAUX, archi-faux, personne ne prend le risque d’inviter toute sa famille sans savoir cuisine et sans prévoir à l’avance le menu. Ou sinon, changez de famille !

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Cliché n°3 : C’est le moment pour une leçon d’Histoire, comme dans Buffy

L’air de rien, il y a quand même pas mal d’épisodes de Thanksgiving qui prennent le temps de faire un rappel historique des origines de la fête. On a ceux qui sont bien gentils et nous font une histoire très censurée, et puis il y a ceux qui tapent sur les américains sans problème, comme Buffy. Bon, d’accord, Buffy finit par taper sur les amérindiens, mais ils ont pu se venger un peu en laissant quelques cadeaux derrière eux (coucou Alex). C’est loin d’être mon épisode préféré, mais c’est bien de faire un rappel des choses quand même ! FAUX, je vois mal les familles américaines se lancer dans un récap’ des origines de la fête. Sauf s’il y a un prof parmi eux, peut-être.

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Cliché n°4 : C’est le moment de laisser éclater les problèmes enfermés depuis des années, comme dans Ally McBeal

Aah, les familles qui se retrouvent, c’est toujours gênant tout plein dans les séries, parce qu’ils ont tous des secrets inavoués, des reproches à se faire qui couvent depuis le début de saison tout récent ou des relations pas encore connues de tous. C’est le moment des rencontres et des disputes familiales, et ça fait toujours un peu mal à voir… or, on est tous devant les séries pour du drama, non ?! Voilà, voilà. Pour les plus amnésiques d’entre vous, dans Ally McBeal, ça part loin, parce que ça va toujours loin dans cette série. En saison 3, Ally reçoit la visite de ses parents (coucou le cliché 1) et les emmène en thérapie avec elle auprès de Tracy, une psy complètement allumée mais tellement drôle. La mère va alors jusqu’à reprocher à son mari d’être amoureux de sa fille plus que d’elle, c’est vous dire à quel point les problèmes qui sont révélés remontent à plusieurs années. Probablement VRAI, on connaît les repas de famille et tout ce qui peut en découler quand on ne s’est pas vu depuis un moment, non ? Ca doit dépendre des familles !

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Cliché n°5 : Il faut créer sa propre tradition, comme dans How I Met Your Mother

Chaque série ajoute sa petite tradition personnelle à la fête. Si les Friends mettent la tête dans une dinde (non, mais sérieux, quelle idée ?), les new-yorkais de la décennie suivante sont ceux qui ont le plus apporté leur propre tradition avec le Slapsgiving, qui revenait de saison en saison à chaque Thanksgiving. Ce pari qui remonte à l’un des meilleurs épisodes de la série a donc accompagné tous les fans de la série sur plusieurs années au point de devenir notre propre tradition aussi… même si clairement, JAMAIS je ne fais le moindre pari comme ça, hein. Probablement VRAI aussi, toutes les familles ont leur tradition quand elles se retrouvent après tout !

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Cliché n°6 : C’est le moment de retrouver la famille perdue ou oubliée, comme dans This is us (mini spoiler saisons 3 et 4)

Eh, ça va avec le cliché n°1, mais vous avez remarqué le nombre de séries impressionnantes où les héros finissent par se découvrir un membre de famille oublié ? Ou perdu de vue pour une raison ou une autre ? Ou juste un bâtard qui finit par débarquer pour toucher sa part de l’héritage ? Ben souvent, les scénaristes se disent que Thanksgiving est le moment parfait pour des rencontres. On rejoint l’idée du drama qui fait vendre après tout. J’ai cité This is us parce que c’est assez récent, mais en saison 3, la famille a retrouvé quelqu’un et ce n’est qu’en saison 4 que ce quelqu’un rencontre certains membres de la famille Pearson que l’on connaît si bien. FAUX, ça n’arrive pas dans la réalité, sérieux. Et quand ça arrive – ça m’est arrivé, d’ailleurs – on ne fait pas ça sur un moment aussi important qu’une fête annuelle comme ça, on le fait sur un week-end lambda pour prendre le temps de gérer les émotions que ça engendre.

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Cliché n°7 : Quoiqu’il arrive, Thanksgiving l’emporte toujours, comme dans Brothers & Sisters

Thanksgiving, c’est un peu le boss du game de l’année avant le boss final qu’est Noël, et dans les séries, on voit tout de suite que les scénaristes l’ont bien compris ! A chaque fois, peu importe les dramas traversés, les personnages finissent par passer une super soirée, dans la joie et la bonne humeur, l’amour familial/amical l’emportant sur tout le reste. Même quand des baffes sont distribuées, même quand la dinde est cramée, même quand les amis se disputent ou que les ancêtres amérindiens débarquent pour tuer tout le monde, finalement, tout finit bien autour du repas ! VRAI : la bouffe, ça sauve tout, toujours ! PS : bon, dans B&S, c’est un autre événement qui finit par rappeler à la famille qu’ils s’aiment tous quand même…

Et voilà pour cet article des clichés télévisuels au mois de novembre ! N’hésitez pas à me dire si vous pensez que j’en ai oublié, comme d’habitude… et surtout pour Thanksgiving, parce que le but de cette fête qui triomphe toujours, c’est quand même l’échange et le partage. Echangeons et partageons, les amis !

Thanksgiving : mon merci à un personnage

Salut les sériephiles et Joyeux Thanksgiving à tous !

Bon, je profite de l’introduction de cet article pour vous promettre que non, je n’abandonne pas les séries, mais qu’effectivement il n’y aura pas grand-chose à raconter cette semaine niveau critique : ce soir, je fête normalement Thanksgiving (ou pas) avec un dîner et un super film (ou pas) en compagnie de certains de mes meilleurs amis. Et demain, rebelotte, j’ai une amie qui passe la soirée chez moi. Bref, il n’y aura probablement pas de série sur le blog avant samedi. Hum, de toute manière, mes hebdos sont majoritairement en pause… et tout ça, c’est déjà une jolie occasion de dire merci à la vie, non ?

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Well, the dog then.

Maintenant que c’est dit, on peut passer à l’article de Thanksgiving dicté par le Bingo Séries : remercier un personnage en particulier. J’ai BEAUCOUP hésité, parce qu’il y en a un tas qui pourraient passer à la moulinette ici : le trop vite oublié O’Malley de Grey’s (ou la trop souvent nommée ici Lexie ?), Connor de HTGAWM, Lexa de The 100 (coucou Tequi !) ou n’importe qui dans Buffy. Finalement, mon choix s’est porté sur un personnage qui est celui dans lequel je me reconnais le plus (ouais, comme quoi je n’ai pas oublié tous mes anciens TFSA – mais j’adore celui-ci !)… Abed Nadir ! Et puis, j’ai changé d’avis (j’avais pourtant rédiger tout l’article) pour finalement choisir… Quentin Coldwater de The Magicians. Je sais, c’est inattendu. L’article est sans spoil explicite, juste quelques petits clins d’œil.

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Et donc merci à Sophie et Yoda de m’avoir fait regarder la série !

Résultat de recherche d'images pour "quentin coldwater"Quand la série a commencé, Quentin était tout de même un personnage que j’ai détesté, parce qu’il était apathique trop souvent et parce que je n’accrochais pas particulièrement à l’acteur. Finalement, après la saison 4, je me suis retrouvé à chercher son nom sur Netflix et a regardé l’un de ses films tellement j’avais accroché au personnage et changé d’avis.

De là à lui dire merci, il n’y avait finalement qu’un pas. Ce qui me perturbe le plus avec Quentin, c’est finalement que même si je le détestais au départ, il est un espèce de miroir un peu violent d’une période de ma vie. Sans jamais avoir été aussi dépressif que lui (quoique ?), je me suis noyé dans le boulot à un moment et j’ai toujours cette tendance à trop en faire. Comme lui, donc, ce qui ne se voit pas toujours dans la série, mais qui est très clair dans les livres : les magiciens sont quand même des génies travaillant tout le temps, lisant des livres dans n’importe quelle langue (coucou j’ai lu Harry Potter en latin) et s’épanouissant finalement une fois toutes les limites corporelles tombées.

Si Quentin s’impose à moi aujourd’hui, c’est probablement pour ça d’ailleurs, parce que je suis dans une période de grosse fatigue et de crise d’asthme, alors voilà, miroir un peu violent.

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Finalement, je ne l’aimais pas parce qu’il est ce que je ne veux pas devenir !

Et donc pourquoi dire merci à ce miroir violent ? Parce que sa trajectoire (dans la série cette fois) a montré que peu importe d’où on partait, on peut toujours remonter la pente et finir heureux – même en se détestant au départ. C’est un joli message. Oh, je sais, la fin de la saison 4 est en demi-teinte (take on me <3) particulièrement du côté d’une de ses relations (la frustration est là pour moi aussi), mais j’aime malgré tout la conclusion qui est que ses liens d’amitié sont plus fort que tout et que ça lui fait aimer la vie à ce point.

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La vie et la musique.

Je ne peux pas en dire plus sans spoiler, mais c’est le genre de personnages complexes auquel je ne m’attendais pas du tout et ça m’a permis d’apprécier encore plus la série quand je me suis rendu compte de tout ce qu’il apportait. Résultat de recherche d'images pour "quentin coldwater"Merci donc à Quentin d’être un bel exemple positif, n’en déplaise à certains fans énervés du dernier twist de la saison 4 (bizarrement, j’ai pris beaucoup de recul dessus, je ne sais pas pourquoi).

Ah, et merci à vous d’être toujours si nombreux à lire mes articles (quoi, c’est Thanksgiving, j’ai le droit d’être gnangnan), il y a déjà eu plus de 1000 vues sur le blog cette semaine à l’heure où vous lisez ces lignes. Et ça, ça fait chaud au cœur ! OK, c’est trop gnangnan, pardon… m’enfin Quentin aussi il peut l’être : « I know this sounds dumb… but us. You know, think about it. Like, we work.« 

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Pause lecture : Huit mètres carrés de Hadrien Raccah

Salut les sériephiles – et surtout les lecteurs aujourd’hui,

ImageIl y a un tout petit peu moins d’un mois les éditions Michel Lafon m’ont fait confiance et envoyé le livre Huit mètres carrés d’Hadrien Raccah. Il s’agit du premier roman de l’auteur et si j’ai mis un peu de temps à le commencer, je l’ai ensuite dévoré. Et je ne dis pas ça uniquement parce qu’il s’agit d’un service-presse, puisque vous allez voir que j’ai quelques réserves et critiques à émettre… Mais avant tout, passons à l’énigmatique résumé de la quatrième de couverture, histoire d’éclaircir un peu ce titre :

« C’était la superficie de notre appartement. C’est devenu celle de la prison mentale dans laquelle je me suis enfermé depuis qu’elle est partie. J’avais vingt-cinq ans, elle s’appelait Olivia. […] ».

Je n’en ai pas lu plus avant de le demander, parce que j’étais déjà super intrigué par ce court résumé. J’imaginais une belle histoire d’amour, avec peut-être quelques allures de Perec dans le style, à cause du titre principalement. Je voyais bien qu’on allait tourner en rond dans ces huit mètres carrés, et c’est le genre d’histoire qui a tendance à me plaire.

Qu’en est-il ? Eh bien, ce n’est pas exactement ce que j’en attendais, parce qu’on s’évade vite de cet appartement, qui n’est finalement que passager dans le roman. Seulement voilà, s’il est passager, il est bien une obsession du personnage principal, qui semble avoir beaucoup de mal à tourner une page de son passé, une relation amoureuse avec Olivia, donc. Olivia est une brésilienne qu’il a rencontrée dans un bar et dont il est tombé immédiatement amoureux, au point d’oublier pour un temps son comportement de goujat et de filer le parfait amour… jusqu’à une séparation, donc.

Aïe, j’ai abordé là peut-être mon plus gros problème avec ce roman : j’ai détesté cordialement le personnage principal, Benjamin, qui représente beaucoup de choses que je déteste. Réflexions misogynes, mépris de classe, égocentrisme… Il a tout pour plaire, ce personnage principal, vraiment ! Et pourtant, le style d’écriture d’Hadrien Raccah sauve absolument tout. En effet, le roman est écrit dans un style extrêmement fluide, qui parlera sûrement à tous, et un peu plus aux littéraires : les phrases sont souvent longues, mais impeccablement construites. Ainsi, il y a de nombreux passages en anaphore, parce que l’on suit le fil de pensées du personnage, qui est obsédé par le souvenir de sa relation amoureuse, revenant comme un refrain. Les refrains, c’est entêtant, comme le parfum d’Olivia, et ça ne nous quitte plus !

L’avantage de ce style, qui a aussi un goût certain pour les images et les métaphores, c’est que le livre se dévore véritablement et qu’il est difficile de s’arrêter de lire, même quand on a l’insertion de lettres, SMS ou messages des deux amants qui viennent stopper ce flux de pensées, même quand on a envie d’aller embrouiller le personnage principal pour ses pensées qui sentent bon le patriarcat – vous savez, ce genre de personnage qui avoue sans complexe qu’il n’a jamais fait la moindre lessive de sa vie et qu’il compte sur une femme pour le faire. Vraiment pas pour moi, donc, et pourtant, j’ai tout lu (pas d’une traite, mais j’aurais sûrement pu si j’avais dégagé un peu de temps pour ça).

L’histoire en elle-même ? Eh bien, nous avons donc Benjamin qui un jour décide de tout plaquer, femme et enfants, pour s’envoler vers le Brésil où il espère retrouver son premier et seul amour, Olivia. Le récit suit ses pensées, oscillant entre les souvenirs, les rêves (brisés) et le voyage, au cours duquel le personnage en pleine crise de la quarantaine doit se confronter à la réalité et à un deuil pas franchement achevé, celui de la relation avec son père.

Autrement dit, il y a beaucoup de thèmes complexes, à gérer en 218 pages. Dans l’ensemble, c’est fait avec brio, mais franchement, j’ai refermé le livre avec l’envie de continuer à le lire. J’en aurais bien lu plus. En fait, vous l’aurez compris, je ne dirais pas que ce livre est un coup de cœur… mais pour un premier roman (jusque-là, Hadrien Raccah était dramaturge), c’est une vraie réussite de style ! J’ai adoré l’écriture, ça m’a amené sans problème vers le Brésil (la critique de la grisaille parisienne est la bienvenue en ce moment où la vitamine D se fait désirer) et vers le passé de ce personnage. Rien que pour ça, mon avis est donc plutôt positif : c’est selon moi (aussi) le but d’un roman, de nous transporter vers l’autre, vers l’inconnu !

Je le conseille à tous les lecteurs qui passent par-là et qui aiment les histoires pleines de mélancolie et de saudade (lisez le roman pour savoir ce que c’est si vous l’ignorez !), de romance un peu compliquée et de réflexions sur la vie ; parce que dans le fond, c’est une fenêtre ouverte sur les pensées d’un type que l’on pourrait tout à fait croiser dans le RER. Bref, c’est une plongée réussie dans une vie de ce siècle, mais la vie d’un autre, qui ne nous ressemble pas – qui ne me ressemble pas, en tout cas, mais qui ressemble quand même à certaines personnes que je croise (ou qui sont de vagues connaissances). Pour autant, ça ne tombe jamais dans le voyeurisme ou la fascination malsaine ; ça donne juste envie de le découvrir et d’écouter le personnage nous raconter son histoire, son point de vue, ses sentiments… Eh, ça parle à ma curiosité de lecteur en fait, et j’espère que cet article parlera aussi à la vôtre et vous poussera à découvrir ce roman qu’on puisse en parler dans les commentaires 😉

60 secondes de trop

Salut les sériephiles !

Quel titre d’article étrange n’est-ce pas ? Et pourtant, aujourd’hui on va parler de la nouvelle tendance qui est en train de s’installer de manière pernicieuse sur les chaînes de télévision française ! Les groupes de pub M6 et Canal + l’ont annoncé pour 2020, et dès le 1er janvier, après un test pendant Scènes de ménage et voilà que TF1 s’y est mis par surprise hier pendant Demain nous appartient : un nouveau format de spots publicitaires de soixante secondes s’apprête à squatter les programmes de prime-time entre 19h et 21h…

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Inutile de vous dire que comme la majorité des gens normalement constitués, je suis absolument contre – de même que je trouve particulièrement débile la nouvelle manie des chaînes de télévisions d’inclure des publicités dans leurs publications vidéo sur les réseaux sociaux. Je ne sais pas, j’ai l’impression que la pub est une pratique d’un autre temps à l’heure d’internet, du streaming, de Netflix… Bon, je dirais bien d’Amazon, mais Amazon fait déjà le coup des pubs de trente secondes entre plusieurs épisodes d’une même série.

Quand je dis que je trouve ça débile, entendons-nous bien. Je sais que c’est efficace. La publicité est toujours efficace, c’est comme ça, qu’on le veuille ou non, à partir du moment où on la regarde, c’est gagné pour la marque et, clairement, personne ne zappera sur moins de soixante secondes (quoique, ça peut permettre d’éteindre l’écran quand on regarde un programme médiocre !). Non, ce que je trouve débile, c’est que c’est une mesure qui est annoncée pour lutter contre les revenus publicitaires en baisse pour les grandes chaînes de télévision…

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Autrement dit, les chaînes se plaignent que de moins en moins de gens regardent la publicité… et ils décident d’en mettre plus ? Mais si les gens ne la regardent plus, c’est qu’ils ont dorénavant des alternatives pour voir les programmes sans pub, hein, et que personne n’a envie de se farcir la pub pendant un programme. Ou plutôt, pas ce genre de spot publicitaire.

Je sais, c’est aussi une affaire de génération parfois, mais concrètement, je pense qu’un spot de publicité a bien plus de chance de me toucher s’il ne m’est pas imposé violemment. Il y a plein d’astuces qui existent désormais : le placement de produit au sein d’un programme est quand même cent fois plus efficace (s’il n’est pas abusif et bien intégré) qu’une publicité. Et les publicités du Super Bowl sont tellement géniales que je les regarde de moi-même, avec plaisir, en allant les chercher sur Youtube.

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Bref, je ne suis pas convaincu par cette stratégie des 60 secondes. Tout ce que les chaînes vont y gagner, c’est qu’elles vont encore plus lasser les gens qui en ont marre des publicités. Je milite pour un monde avec moins de publicité, mais plus de qualité dans celles-ci – et même si plein de gens sont contre, c’est exactement pour ça que j’adore les cookies sur internet, parce qu’au moins, ça cible un peu mieux nos goûts. Je ne sais pas, je ne dois pourtant pas être le seul à me dire ça, non ? Pour moi, la télévision est en train de s’enterrer encore un peu plus, alors qu’on sait bien que les jeunes l’ont déjà massivement désertée…

Allez, en espérant que ma bouteille à la mer soit reçue d’une manière ou d’une autre, sait-on jamais !