Station 19 – S01E01-02

Épisode 1 – Stuck – 16/20
Dans l’ensemble, c’est plutôt un bon pilot, même si je me serais bien passé des scènes de crossovers à l’hôpital pour un premier épisode. Le rythme se cherche encore, les personnages souffrent clairement d’un traitement inégalitaire, mais du coup, ça me permet d’aimer l’héroïne qui a finalement ce qu’il faut pour porter la série, contre toute attente. C’est assez rare pour être souligné, parce que j’ai tendance à ne pas aimer les premiers rôles d’habitude, alors que là, l’histoire d’Andy Herrera est sympathique. Malheureusement, elle éclipse les autres personnages, donc j’attends de voir la suite pour donner un avis définitif sur cette série.

> Saison 1


Spoilers

01

I don’t speak fire nerd yet, but I want to.

Tout commence par une femme stalkant son ex sur Facebook et laissant son ordinateur à charger sur son lit. Là, son chargeur s’enflamme sans raison apparente, et hop, c’est toute sa chambre qui prend feu. Les pompiers débarquent et ça nous permet de découvrir tout le monde dans le feu de l’action si je puis dire (vous n’avez pas idée à quel point j’ai des jeux de mots en stock – autant qu’eux semblent avoir des chansons avec le mot « fire » dedans). C’est un premier sauvetage qui permet de nous mettre dans l’ambiance de la série, et ça vaut ce que ça vaut : une bonne scène d’action, beaucoup de clichés qui ne font pas tant de bien à la série.

De retour à la caserne, les pompiers cherchent à obtenir du capitaine la décision de faire de ce jour un jour parfait pour utiliser le pôle de la caserne, comme personne ne l’utilise sur son ordre. Il veut les récompenser avec, et pour cela, il faut donc le mériter.

Herrera fille s’occupe de son père, capitaine de la caserne, en lui donnant de la nourriture healthy alors que Ben galère à s’intégrer parce qu’il est trop nouveau pour ça et tente trop de se la jouer. Bien évidemment, les Herrera père et fille ne s’entendent pas si bien que ça : ils s’aiment, mais le père est blasé d’avoir sa fille sur son dos ; la fille est blasée de connaître par cœur son père. Classique.

Du coup, Andrea Herrera décide d’aller s’enfermer dans une pièce où elle est rejointe par son copain, Jack Gibson, qui a une bague dans sa poche pour la demander en mariage. Elle n’a pas l’air trop motivée, mais pas le temps d’en parler que voilà une urgence. Bon, on n’est pas perdu au moins, on est à fond dans l’ambiance Grey’s Anatomy avec cette presque-coucherie-demande-en-mariage-interrompue-par-une-alerte-incendie.

On en arrive donc à la première vraie alerte de la série qui permet d’établir quelques personnages, notamment celui de Bishop, la meilleure amie d’Andrea/Andy. Les deux commentent la demande en mariage, mais sont interrompues par Ben. Arrivés sur le lieu de l’urgence, les trois pompiers découvrent qu’un policier s’est garé devant l’arrivée d’eau.

Un policier ? Oh, ce n’est pas n’importe qui : c’est l’ex d’Andy, Ryan, avec qui elle a fait son bal de promo. Et hop, un petit triangle amoureux de base pour lancer les ships et plaire aux audiences. On est sur du classique, vraiment, mais ça passe !

Une fois dans l’immeuble en feu, Jack Gibson, le pas-vraiment-fiancé d’Andy se sépare du capitaine, contre son ordre, pour vérifier si un enfant se cache dans une chambre. S’il n’y a personne à secourir dans la chambre, ce n’est pas de bol pour lui, car ensuite le capitaine ne lui répond plus et est perdu dans la fumée de l’appartement.

Andy et Bishop débarquent pour aider Jack à retrouver le capitaine, ce qui se fait rapidement. Le problème, c’est qu’il ne respire plus et la situation est catastrophique, avec une pièce qui explose juste après qu’ils en sortent, et donc le feu qui prend sur une porte les séparant du reste de l’incendie. Hop, hop, hop, tout le monde saute par la fenêtre du troisième étage et atterrit dans des gros matelas.

Si elle rejette à peu près aussitôt son mec, son ex est là pour s’occuper d’elle et lui permettre de reprendre sa respiration, alors que Ben veut s’occuper de son nouveau chef en tant que chirurgien, ce qui n’est bien évidemment pas possible. Pire, c’est même dangereux d’après son nouveau collègue recyclé de The Catch (et tant mieux, il paraît meilleur acteur dans cette série), Montgomery.

La série prend alors le choix de débuter directement par un crossover, ce qui n’a aucun sens pour son bien-être je trouve. Ils feraient mieux de lui laisser le temps de trouver sa respiration et son rythme. C’est donc Miranda Bailey qui va s’occuper du chef Herrera, alors qu’Andy s’en prend à Jack dans un couloir de l’hôpital parce qu’elle lui reproche d’avoir failli tuer son père, et puis elle et Bishop aussi d’ailleurs. Par chance, Meredith passe par là et lui offre l’opportunité d’aller pleurer dans une pièce de l’hôpital. OK OK. L’amitié entre ces deux-là est plutôt sympathique, même si elle est un tout petit peu trop précipitée à mon goût. En plus, un truc que je n’ai vraiment pas aimé est que les scénaristes ne prennent pas la peine d’introduire Bailey & Meredith comme il se doit. Ainsi, dans leur tête, les gens qui regardent Station 19 sont forcément ceux regardant Grey’s Anatomy.

C’est un peu dommage, car la série a par conséquent une identité beaucoup trop hybride à mon goût : elle peine à avoir son indépendance en se raccrochant trop à la série-mère. Dans le même genre, si je trouvais jusque-là que c’était une bonne idée d’avoir Ben dans la caserne, je me rends compte que j’aurais très bien pu m’en passer. Il était bien dans Grey’s, alors que là, il est limité niveau intrigue romantique. Et puis, je ne comprends toujours pas pourquoi ils ont foutu le feu à l’hôpital l’an dernier en fin de saison 13 car ça aurait été un très bon crossover cette année.

BREF. Le père Herrera s’en tire bien… il survit, mais il a un cancer en phase 2, donc il est obligé de démissionner. Cela laisse Jack en charge de la caserne et démerde-toi avec ça Andy. C’est là à peu près que je me suis rendu compte que… J’aime beaucoup Andy, et heureusement, parce que sinon la série serait chiante. Cela me change de Meredith que je trouve chiante, d’Olivia que je ne supporte plus trop et d’Annalise à laquelle je n’ai jamais accroché. J’ai un problème avec les personnages principaux.

Ryan vient s’occuper d’Andy qui est chez elle, à trois pas de chez lui (enfin de chez ses parents à lui, mais il vient de s’y réinstaller). Il est tout sympathique à prendre des nouvelles de son père et à lui conseiller de se débrouiller pour prendre le commandement de la caserne. Ces deux-là font un couple beaucoup plus mignon que celui qu’elle a avec Jack, mais c’est clairement voulu par les scénaristes qui jettent ensuite littéralement Andy dans les bras de Ryan. Eeeeet là voilà la traditionnelle scène un peu plus sexy du pilot ; encore que ça pourrait être pire, car c’est vite coupé.

Tout ça pour enchaîner sur Bailey rendant visite à Ben, qui flippe totalement, à la caserne. Jack aussi est en panique totale de perdre Andy à cause de sa non-demande en mariage précipitée parce qu’Andy a trouvé la bague. Bishop sert de confidente à Jack, alors qu’elle est celle d’Andy habituellement. L’amitié entre ces deux-là est excellente : Bishop fait parler Jack alors qu’elle sait qu’Andy écoute, puis apprend qu’Andy a couché avec Ryan. Difficile de ne pas immédiatement comparer à Cristina/Meredith ces deux-là, et ça fait du bien ce genre de scènes à l’écriture connue par cœur d’avance.

Une nouvelle alerte interrompt une scène de tension entre Andy et Jack qui se rendent en ville pour découvrir une nana coincée entre deux murs. C’est tordu comme idée et plutôt mal amenée, mais Andy parvient à la sauver et elle peut ensuite prendre le temps de parler avec Jack. Cela lui permet de comprendre qu’elle n’en veut pas comme boss, elle veut être son propre boss, forcément.

Son père accepte de la laisser être promue lieutenant, et la voilà en compétition avec Jack pour devenir capitaine. C’est elle qui a le droit au premier discours en tant que capitaine. Sa première décision ? Laisser tout le monde utiliser le pôle, y compris elle.

Si la série prend la drôle décision de nous faire quelques flashs de l’acte suivant à la fin de chacun d’eux, c’est assez chiant comme concept, jusqu’à cette fin où revoir quelques images de l’épisode fait plutôt plaisir. Cependant, autant cela fonctionne bien dans NCIS, autant là, ça a eu tendance à nous en annoncer trop. Je ne suis pas fan de cette technique. En revanche, je suis assez fan des uniformes de chacun : ce qui est bien avec les pompiers, c’est qu’ils ont leurs noms dessus, ça m’aide pour la critique.


Épisode 2 – Invisible to Me – 18/20
Si je ne voyais pas l’intérêt d’un deuxième épisode dès le premier soir de diffusion, j’ai rapidement changé d’avis quand j’ai compris que la série prenait enfin le temps de développer les autres personnages de la caserne, ceux n’étant pas Andy. Je voulais y mettre toute ma mauvaise foi, mais je suis forcé de reconnaître que j’aime beaucoup ces personnages et que ça fait un divertissement sympa, à défaut d’être crédible. À voir comment la série va évoluer sur le long terme, parce que je pense qu’on va vite tourner en rond, mais bon… Pour l’instant, ça m’a bien plu, c’est une jolie extension de Grey’s Anatomy.

> Saison 1


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Nothing wrong with a little friendly competition.

Je suis surpris d’avoir droit à deux épisodes dès le premier soir de diffusion parce que ce n’est pas trop nécessaire : le premier épisode était top et se suffisait pour une saison et la première scène nous montre un couple d’inconnu en ayant marre d’entendre son détecteur de fumée sonner. Passionnant.

Ben dépose son beau-fils à l’école et celui-ci le déteste sans que ne sache bien pourquoi, comme tout bon ado qui se respecte. Andy s’occupe de son père et le pompier qui a sauvé le chien en début d’épisode précédent (je sais, je sais, je n’en ai pas trop parlé, c’est pas bien), Miller, se retrouve en retard parce que Charlie, le chien donc, a mangé son réveil. Mais oui, bien sûr.

Jack et Andy se retrouvent en compétition auprès de Frankel, une femme-pompier en charge de décider qui sera capitaine et qui est très claire dès le départ : elle les déteste tous les deux ; lui parce qu’il lui montre ses muscles, elle parce qu’elle la soupçonne d’avoir été aidée par son père. Bien. Ils alterneront le commandement à chaque garde, histoire d’être évaluées l’une et l’autre pour savoir qui est le mieux placé pour être capitaine. Franchement, ça promet, et ça commence par Andy.

Celle-ci veut instaurer du changement dans la caserne : Hughes est forcée par Andy de travailler avec Warren plutôt qu’avec son coéquipier habituel, Bishop est heureuse de conduire le camion à la place d’Andy alors que techniquement parlant, il n’y a qu’une rue à remonter si on en croit ce qui nous est dit plus tôt et Miller… est obligé de rester à l’accueil de la caserne parce qu’il est arrivé en retard.

Tout l’épisode nous montre en fait Andy galérer à obtenir son autorité et commence avec une première vraie alerte à l’école de Thuck, le fis de Ben. Sans la moindre surprise, c’est donc Thuck qui a appelé les pompiers pour voir son père… La surprise vient du fait que ce n’est pas un acte de rébellion : il le mène à une élève de son école, la fille de la principale, qui est en train d’accoucher. Bien les pré-ados ! Ce n’est pas Thuck le père, heureusement (j’imagine d’ici la tête de Bailey), et au contraire le gamin a plutôt bien géré le début de l’accouchement. Il faut croire que ça aide d’avoir deux parents chirurgien (et pompier, désormais).

Hughes prend l’accouchement en charge ; alors que pourtant Warren à l’habitude des accouchements surprises ; mais bon. Elle fait chanter une comptine à l’adolescente pour la distraire pendant le travail et désespère d’obtenir de l’aide d’une ambulance. Cela nous présente la première erreur d’Andy ayant renvoyé l’ambulance trop tôt quand elle a appris qu’il s’agissait d’une fausse alerte… Il faut dire que galérant à se faire reconnaître comme capitaine quand tout le monde préfère s’adresser à Jack, elle était en train d’apprécier d’avoir Ryan de son côté.

Oui, la série nous ramène Ryan dans le rôle du bon policier comme par hasard dépêché pour vérifier ce qu’il se passe à l’école. Alors qu’Andy comprend son erreur en présence de Bishop, Ryan et Jack sympathisent, mais ce premier lui explique que de toute manière, il a perdu d’avance car Andy ne le laissera jamais gagner. C’est un bon suspens tout ça.

L’accouchement se termine avec quelques complications, mais tout est bien qui finit bien sans ambulance. Thuck doit cacher la vérité à sa mère, ce qui est drôle, mais bonjour la crédibilité de l’école qui ne vérifie pas les enfants manquants – et la crédibilité de la mère de la gamine qui dirige l’école et ne remarque ni l’absence de sa fille, ni sa grossesse !

De retour à la caserne, Hughes reproche à Andy d’avoir renvoyée l’ambulance trop tôt, même si elle respectait son protocole. De son côté, Miller se retrouve à draguer la détentrice du fameux appareil anti-incendie. OK, donc Miller, c’est le pompier qui drague tout ce qui bouge. C’est un peu cliché, mais allez, pourquoi pas.

Il est toutefois interrompu dans sa drague par Montgomery et répare donc plus rapidement le détecteur de fumée. Miller et Montgomery se retrouvent ensuite à prendre un appel les amenant à la maison de retraite où un vieil homme est coincé dans sa douche. Montgomery compatit à sa solitude et au silence, parce que lui aussi se sent seul depuis la perte de son mari, un autre pompier. OK, c’est noté, Montgomery est persuadé d’avoir perdu le seul grand amour de sa vie – et aussi, il est gay. Toute cette parenthèse ne servait franchement à rien, à part nous faire connaître un peu mieux les personnages.

Pendant la nuit de garde, nos pompiers font trop de bruit et empêchent Ben de dormir, mais ce n’est pas plus mal puisque l’alarme sonne aussitôt et les amène auprès d’un accident de voiture que j’ai l’impression d’avoir déjà vu quinze fois dans Grey’s. Tout se passe bien pour le sauvetage, jusqu’à ce qu’Andy comprennent qu’ils ont affaire à un feu bleu : un feu invisible à l’œil nu tant qu’il y a de la lumière.

Dès les lumières des camions éteintes, les pompiers flippent, surtout que Hughes et Ben sont coincés et encerclés par les flammes. Ce qu’il y a de bien c’est que la série me rappelle que je ne serai jamais pompier. Je voulais quand j’étais petit, mais je suis bien trop terrifié par le feu pour ça. Mais bon. Nous avons une très jolie scène entre Hughes et Ben, une scène de confiance qui les font devenir plus amis autour d’une comptine silencieuse alors qu’Andy ne sait pas comment les sauver et écoute ses collègues s’engueuler sur la décision à prendre. J’ai vraiment beaucoup aimé la relation Hughes/Ben, où finalement Hughes perd sa confiance quand elle se sent prête de mourir. Heureusement pour elle, Ben garde son sang-froid et sait comment la distraire.

On nous offre une fin d’acte plutôt dramatique, mais les flashs, marque de fabrique foireuse de la série, nous spoilent le sauvetage express pas hyper crédible qui arrive : Andy utilise le camion pour les sauver du feu bleu. Alors je ne suis pas spécialiste de feu bleu du tout, mais d’où un camion peut rouler dans du feu ? Je n’ai pas accroché et c’est dommage, car ça suit une jolie scène…

La fin est drôlement précipitée et les pompiers se la pètent auprès de leur ancien chef quand Ryan le ramène à la caserne après l’avoir sorti de l’hôpital où Andy l’avait oublié.

En fin d’épisode, Thuck vient voir son père pour visiter la caserne, mais l’alarme retentit. Ben décide de l’ignorer, mais finalement, Thuck l’oblige à y aller en lui disant qu’après tout, c’est son travail. C’est sympathique.

Andy retrouve Jack dans un coin de la caserne, Hughes déprime d’avoir failli à mourir et Miller retrouve la charmante jeune femme à l’alarme anti-incendie qui continue de se déclencher encore et encore après changement de batterie et réparation. Miller comprend que quelque chose cloche, détruit un bout du plafond et, aussitôt, de la fumée envahit la pièce. Il aurait été bon et logique d’évacuer avant la jeune femme, mais c’est plus dramatique comme ça et ça fait un bon cliffhanger.

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Grey’s Anatomy – S14E16

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur le 16e épisode de la saison 14 de Grey’s Anatomy.

16.jpgÉpisode 16 – Caught Somewhere in Time – 16/20
They just wanted to see what was inside and what they found was a world of possibility

Et voilà que comme chaque année, je me retrouve totalement choqué de découvrir que nous en sommes déjà à l’épisode 16 de cette saison, donc que la fin approche à trop grands pas. Pourtant, on ne semble pas encore y être et ça continue d’aller dans tous les sens à la fois, même si, effectivement, sur la fin d’épisode, j’ai vu que la fin de saison commençait à être préparée.

Owen et Amelia continuent de coucher ensemble, même si Owen s’inquiète quelque peu de voir Amelia changer une nouvelle fois d’avis. Et elle le prend mal, forcément, mettant ses changements de décision sur le dos de la tumeur, alors qu’Owen lui n’avait pas de tumeurs quand il a décidé de coucher avec Teddy et de tromper Amelia. C’est en le confrontant sur le sujet qu’Amelia comprend que Teddy était la tumeur d’Owen. C’est loin d’être cool comme comparaison, mais il y a du vrai et j’ai l’espoir de revoir Teddy car l’épisode se termine sur Owen partant à l’aéroport, probablement pour rejoindre Teddy et lui avouer qu’il l’aime. Et qu’il est divorcé, aussi.

Avant cela, il y a quand même tout un épisode où Owen organise un exercice de situation d’urgences pour les internes, imitant un crash d’avion, afin de les entraîner. Kepner force Owen à l’embaucher sur son projet pour les internes, et Kepner pète un câble sur les internes en empirant la situation d’exercices et en tuant tous les « patients » un à un, jusqu’à avoir besoin de Deluca comme patient. Comme ce n’est pas encore assez drôle, Kepner en rajoute une couche en créant de la pluie. Même si on est à Seattle, elle utilise un jet d’eau pour s’assurer de bien tremper chaque interne qui finit par péter un câble, avec Sam parlant espagnol, Deluca parlant italien et Hellmouth parlant français !

C’était du grand n’importe quoi, mais il y avait un joli humour. En plus, Parker trouve un moyen de neutraliser le danger qui menace les patients en envoyant Kepner aux urgences. Bon, évidemment, quand elle revient, elle part en crise totale auprès de tous les internes, avec crise de nerfs et de larmes à la fois. D’un coup, elle n’est plus si fun aux yeux de tous les internes malgré son surnom de Dr Party. Putain, quelle intrigue ! Je suis tellement triste pour elle.

Jackson tombe sur April à ce moment-là et découvre qu’elle est totalement paumée. Comme il la réconforte, elle essaye de l’embrasser, puis se débarrasse d’Harriet auprès de lui. Tant pis pour les plans de Jackson et Maggie qui voulaient coucher ensemble, tant mieux pour April qui peut s’effondrer en larmes, seule. Humph.

Dans tout ça, Jackson et Maggie continuent donc de se voir en cachette à l’hôpital et, on s’en doute rapidement, la cachette n’est pas vraiment optimale. Sans trop de surprise, ils tombent sur leurs parents en sortant de là. Et ce qui est génial, c’est que Jackson est coincé avec Catherine et Richard pour la journée, puisqu’il reconstruit le vagin de l’amie de sa mère, Michelle, pour le concours.

Comme elle surprend Catherine et Jackson s’engueuler à propos de la relation amoureuse du fils avec Maggie, elle refuse complétement d’être traitée par eux. Richard donne pourtant son consentement à Jackson, mais Catherine est juste terrifiée de perdre Richard en cas de problème dans le couple des enfants. Logique comme peur et non, l’explication de Jackson ne tient pas la route : certes, Richard est plus malin que son père, mais ça reste une situation de vie drôlement compliquée. Personne ne peut prédire le futur, même si c’est une bonne partie du sujet de l’épisode !

En effet, Jo continue de chercher des solutions pour le projet de Meredith, qui ne veut pas en entendre parler. Oui, on retrouve la Mer insupportable de d’habitude, qui demande à Bailey d’obliger Jo à venir travailler avec elle sur une patiente dont elle se rend compte qu’elle est fan depuis toujours : c’est une ancienne astronaute qui a désormais pour projet de… créer une machine à voyager dans le temps pour aller dans le futur. Merveilleux. Vous voyez, c’est le sujet de l’épisode, je l’avais dit il y a un paragraphe !

C’est d’autant plus merveilleux que ça fait quelques bonnes scènes où les médecins imaginent ce qu’ils feraient s’ils pouvaient remonter le temps, tout en cherchant un nom au procédé de Bailey pour le concours. C’est le genre de scènes qu’on avait entre les cinq internes il y a 14 ans (outch !) et qui est la marque de fabrique des meilleurs moments humoristique de la série, même si elle a eu tendance à l’oublier pendant un temps.

Ce n’est pas le cas dans cet épisode où cela continue également pendant l’opération : Maggie, Jo et Bailey échangent des infos personnelles sur leur passé et leur futur, et c’était très cool à découvrir. Malheureusement, ça finit par la mort de la scientifique qui permet à Bailey de trouver le nom de son invention. Un mal pour un bien.

Et même, un mal pour deux biens, puisque Jo trouve l’inspiration pour convaincre Meredith de reprendre les recherches sur le concours pour doubler l’ancienne meilleure amie de sa mère qui a pris beaucoup d’avance sur elles. C’est le genre de choses quasi-impossible dans la vie, mais puisque nous sommes dans une série, tous les espoirs sont permis.

Oui, tous les espoirs sont permis y compris pour Maggie qui se plaint de sa situation sentimentale compliquée auprès de Meredith. Maggie tente un temps de convaincre Meredith de reprendre le concours avant que Jo n’y parvienne, mais elle n’y met pas beaucoup d’efforts, tout obsédé qu’elle est par Jackson. Ce dernier parvient grâce à Michelle à se réconcilier avec sa mère, à qui il donne l’autorisation de prendre le côté de Maggie si jamais ça devait mal tourner dans son couple avec Maggie. Mouais, ce n’est pas franchement comme ça que la vie fonctionne.

Maggie est tout de même rassurée de savoir que ça s’est bien passé pour lui avec Richard et Catherine, et il n’y a plus qu’Harriet pour les empêcher de coucher ensemble. Malins ces scénaristes !

Tant qu’on en est à parler des enfants de nos médecins, Arizona a récupéré Sofia, ce qu’on avait tous oublié à ce stade de la saison. Pour lui redonner le sourire alors qu’elle est en manque de New-York, Arizona lui propose… de venir au travail avec elle. En quoi est-ce que c’est une bonne chose ? Ca suffit à lui redonner le sourire apparemment, en tout cas.

Ce qui est assez cool est que Sofia fait rapidement ami ami avec le fils d’une patiente de sa mère, Noah. Et si la mère a quelques problèmes de santé avec sa grossesse, Arizona remarque surtout que Noah ne peut s’arrêter de rire et demande à Amelia et Alex d’y jeter un œil.

C’est intéressant, parce que j’adore le duo Alex/Amelia et parce que Sofia est traumatisée par le travail de sa mère (et il y a de quoi avec cette série franchement). Sans grande surprise, Alex et Amelia découvrent que Noah fait bien des attaques cérébrales à chaque fois que son rire se déclenche. La mère passe l’épisode à culpabiliser de ne pas s’en être rendu compte et Arizona est dépitée d’apprendre la nouvelle que c’est en plus inopérable.

La bonne nouvelle, toutefois, c’est que Noah est un candidat parfait pour l’essai clinique d’Amelia et Alex, qui se poursuit même sans le financement permis par le concours. Tout cela laisse Arizona perdue dans ses sentiments, et elle prend donc une journée de congés pour s’occuper de sa fille. C’est merveilleux la vie dans cet hôpital où tu pars en congé comme tu veux quand tu veux !

Bon, il semblerait que cet épisode prenne pour la première fois les virages concrets pour les départs annoncés de deux membres importants du casting, et c’est hyper frustrant car je suis contre ! Quoiqu’il en soit, le tournant pris nous prépare déjà à ce qui sera probablement la fin de saison et ça permet d’offrir un épisode vraiment intéressant, avec de bonnes tranches de rire et quelques passages déprimants !

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Scandal – S07E13-14

Spoilers 

Ci-dessous ma critique des 13e et 14e épisode de la dernière saison de Scandal

13Épisode 13 – Air Force Two – 13/20
You’re right, I’m becoming embarrassing and I’m better than that.

Deux épisodes de retard et j’ai envie de reprendre la série… une envie qui s’envole en trois secondes quand on commence par Cyrus mort de rire avant d’apprendre qu’il doit se rendre à une cérémonie officielle qu’il n’a pas envie du tout d’honorer. Qui s’en fout ? Moi, très clairement, désolé.

Il s’y rend avec David, et ça rend Abby tout heureuse de savoir son nouveau-ex-nouveau-ex-nouveau copain invité là-bas. Son excitation s’évanouit quand il l’invite dans un restaurant chic pour son retour et qu’elle s’imagine demandé en mariage là-bas. Non, mais… à quel moment j’en suis arrivé à un tel degré de « je m’en fous » devant cette série ?

Les choses s’améliorent légèrement quand David et Cyrus montent dans Air Force Two et découvrent rapidement que l’avion gouvernemental est hacké. Oh, bien sûr, c’est une intrigue que Shonda Rhimes recycle, mais ça fonctionne toujours les hackings.

Cyrus organise un petit speech pour expliquer la situation aux passagers : ils n’ont plus aucun contact avec la Terre, et il est probable que le hack soit la responsabilité d’un téléphone ou d’un ordinateur portable apporté à l’intérieur de l’avion. La secrétaire de Cyrus se sent immédiatement coupable : son ordinateur a disparu la veille, et elle ne l’a pas dit. Et l’ordinateur a disparu pendant que Jake parlait avec Cyrus, donc ce dernier l’imagine immédiatement coupable.

Cyrus prévient immédiatement David, mais personne d’autre : si Jake est responsable, on ne peut faire confiance à personne… mais on peut faire confiance à un lieutenant qui est dans l’avion, allons savoir pourquoi elle.

À QPA, la panique gagne immédiatement Abby et les autres quand ils apprennent le détournement d’Air Force 2. Heureusement, David et Cyrus trouvent un moyen de les contacter et de leur envoyer le virus qui a piraté l’avion. Ça et un message confirmant que ce sont bien eux qui demandent de l’aide, en précisant de ne pas contacter la Maison Blanche. Évidemment.

Alors que tout QPA se met à bosser après avoir exclu Abby, Cyrus et David passent du temps à… parler potins et relations amoureuses. Difficile de ne pas céder à l’envie de zapper la scène, franchement. Heureusement, ils sont interrompus par l’arrivée d’avions de chasse à proximité.

Et oui, parce que sur Terre, la Maison Blanche est en panique, forcément… et ça ne va pas en s’arrangeant quand l’avion fait subitement demi-tour et paraît devenir un missile dirigé contre Washington. Un 11-Septembre bis, donc.

Pour être tout à fait convaincant en grand méchant, Jake propose d’abattre l’Air Force 2 et éveille les soupçons de Mellie. Il était temps, mais clairement, le méchant vient d’ailleurs. Je ne vois pas trop ce que Jake peut faire comme grand méchant, ni son intérêt de tuer Cyrus. Qu’importe, ça fait une bonne scène avec Mellie, c’est déjà ça.

Celle-ci refuse d’abattre Air Force Two, mais elle prend tout de même la précaution d’envoyer les avions de chasse. David, flippé de perdre la vie, voudrait prévenir Mellie, la seule chose logique à faire, mais Cyrus parvient à le convaincre de ne pas le faire. Perso, ça ne m’aurait pas convaincu.

Ils retournent s’asseoir à leurs places et Cyrus se lance dans un discours patriotique pour détourner l’esprit de tout le monde de l’horreur qui est en train de se déroule. Il ignore parfaitement qu’une journaliste a réussi à récupérer son téléphone, puis le Wi-Fi grâce à la même militaire que lui et le filme, pour que toute la Terre puisse le regarder. C’est magique une connexion Wi-Fi. Et personne dans l’avion ne prend la peine de dénoncer la journaliste.

Olivia se rend dans la prison de sa mère pour son anniversaire et organise un dîner avec. C’est pour cela qu’elle est indisponible pour l’épisode, et c’est ridicule, tout simplement ridicule. Elle est toujours supposée être en froid avec, quoi, mais bon, Mellie aussi, et pourtant, c’est elle qui essaye d’appeler Olivia.

Cette dernière s’amuse à raconter le crossover à sa mère qui remarque l’ironie de voir sa fille se battre avec succès au côté d’Annalise Keating à la Cour Suprême pour libérer des noirs emprisonnés alors qu’elle garde sa mère prisonnière, sa mère dont elle ne connaît même pas la vraie date d’anniversaire. Ce que vous entendez là tout de suite, c’est mon soupir de désespoir devant la série.

Bon, Olivia finit par regarder son téléphone à temps pour regarder le discours de Cyrus alors que Mellie s’est rabattue sur Fitz, histoire de douter avec lui sans écouter le moindre de ses conseils, parce que c’est elle la présidente désormais.

Abby panique quand elle entend la Maison Blanche dire qu’elle explore toutes ses options : c’est son ancien poste, elle sait bien que ça veut dire que la décision est prise. Le discours de Cyrus ne doit pas aider, parce que lui a bien conscience de ce que la Maison Blanche est en train de penser.

Olivia connaît également le protocole qui consiste à abattre l’avion, et elle entre dans une crise d’angoisse. C’est sa mère qui la calme et Olivia est encore surprise de découvrir que sa mère la déteste encore assez pour être en fait en train de se foutre d’elle.

Mellie retourne auprès de Jake, se réconciliant avec et hésitant à détruire l’avion, mais tentant de le contacter une dernière fois quand même. Dans l’avion, les derniers instants débutent et ils ne restent plus qu’une minute avant que la décision de détruire l’avion ne soit prise. Le compte à rebours défile, Cyrus se bourre la gueule, tout le monde stresse et QPA réussit à reprendre le contrôle juste à temps.

Du coup, David rentre auprès d’Abby qu’il ne veut pas épouser, pour son plus grand plaisir, alors qu’Olivia se débarrasse définitivement de sa mère en l’envoyant à Paris.

L’épisode se termine sur Liv comprenant que Cyrus est celui qui a organisé l’attaque terroriste se terminant sans le moindre dégât. Avec son joli discours, il s’est assuré d’avoir le soutien de tout le pays admirant son courage et sa bravoure, et il ne lui reste plus qu’à se débarrasser de Mellie pour enfin prendre le pouvoir. Une jolie manipulation, donc, que j’ai vu arriver quand il a souri à la journaliste ayant conservé son portable et qui est digne de la série. La confrontation ne mène pas à des aveux, mais à une absence d’indignation qui veut tout dire.

Bref, voilà un épisode qui n’était pas super intéressant à voir mais dont la construction est un vrai cas d’école avec une écriture parfaitement maîtrisée. À défaut de m’intéresser sur le fond, Scandal parvient encore à m’intéresser sur la forme, et c’est toujours ça de pris, mais pour une dernière saison, j’atteins un niveau de « on s’en fout » vraiment dérangeant.

14Épisode 14 – The List – 15/20
You may be right. But it can’t be us that proves it.

L’épisode commence sur une stagiaire achetant… un flingue. Ah, les États-Unis !

Olivia contacte Abby pour lui révéler ce qu’elle sait désormais sur Cyrus, mais Abby refuse de l’aider évidemment. Pour autant, elle en parle quand même à QPA, faisant comme si cette « intuition » venait d’elle. Cela énerve Charlie de voir Quinn prendre si vite autant de risques, car il ne veut pas la voir mourir.

Jake enquête sur Air Force 2 et je n’aimerai pas être à la place de Cyrus qui va forcément se faire avoir. C’est rigolo quand même comme intrigue, surtout que ça se fait en parallèle d’un étrange mal de dos de Mellie et de QPA qui comprend que Cyrus a payé son hacker avec le fameux tableau du début de saison. On pourrait croire que tout est lié, jusqu’à la réutilisation d’un acteur qui a traumatisé tous les fans de Grey’s Anatomy ayant tenu jusqu’à la fin de saison 6. Et il est au courant pour le rendez-vous Olivia/Abby, bien sûr.

Abby est persuadée d’avoir raison, Charlie fait tout ce qu’il peut pour que QPA lâche l’enquête, et quand Abby parle d’Olivia, elle perd totalement le soutien de Quinn qui décide de tout laisser tomber. Eh bah, c’est du beau. J’ai aussi aimé la scène entre David et Abby, parce que c’est une relation que j’aimais à une époque.

Le père de la stagiaire du début d’épisode débarque à la Fondation Fitzgerald Grand pour trouver un moyen de contacter Olivia. Il lui apprend la disparition de sa fille, Alicia, et lui demande de la retrouver, parce que sa fille était fan d’Olivia Pope. Oui, moi aussi je l’étais à une époque, mais je n’aurais pas fait toute ma vie en politique pour autant.

Olivia enquête sur Alicia et découvre à quel point elle était fan d’elle, avant de découvrir la triste vérité : Alicia s’est fait virer de son job car elle a refusé de coucher avec son boss, qui la caractérise désormais de GFV, Gluten Free Vegan, sur une « Hot List » de stagiaire avec lesquelles on peut ou non coucher. Et GFV veut dire qu’on ne peut pas, donc Alicia n’est embauchée par personne.

C’est ce qui a conduit celle-ci à… se suicider. Bon, ben pour une fois qu’on reprenait une enquête comme au bon vieux temps, ça se termine beaucoup trop vite, mais c’est plutôt cool : ça permet au père éploré d’accuser Olivia d’avoir joué le jeu en couchant avec Fitz. Bon, ce n’est pas ce qui s’est passé, on le sait, mais je prends tout ce qui peut blesser Olivia à ce stade de la série, parce qu’il faut franchement qu’elle se réveille et que les scénaristes nous ramène la saison 1 d’une manière ou d’une autre. Je sais, je suis quelqu’un d’horrible d’écrire ça, mais bon.

On enchaîne avec une intrigue #BalanceTonPorc assez classique : Marcus contacte la présidente pour parler de la liste et remuer le couteau de leur relation passée, Olivia contacte la colocataire d’Alicia, Meghan, pour la convaincre de témoigner au risque de ruiner sa carrière. C’est un double échec, et ça laisse Olivia au bord de la dépression, surtout qu’Abby lui apprend que QPA laisse tomber sa théorie sur Cyrus.

Pendant ce temps, Jake et Mellie passent de plus en plus de bon temps ensemble, et c’est juste non quoi. Elle a mal au dos, il s’occupe d’elle et il lui prend la main. Mon dieu, mais stop, arrêtez-moi cette série et plus vite que ça ! Mellie le vire du bureau ovale, mais on se doute bien que ça ne va pas s’arrêter comme ça.

Si Quinn a décidé de laisser tomber l’enquête sur Cyrus, il n’en va pas de même pour Huck, qui espère un retour de l’ancienne Olivia.

Du côté d’Olivia, la victoire revient progressivement. Meghan accepte de témoigner et la série décide donc de refléter le monde de 2018 avec les harcèlements, le mouvement #MeToo et tout ce qui va avec. Les scénaristes se dédouanent également des premières saisons en expliquant clairement qu’Olivia et Fitz étaient tous les deux consentants et en montrant Mellie se débarrasser de Jake. Je vois bien ce qu’ils ont voulu faire avec cette sous-intrigue, mais ils ont du coup desservi leur propre cause en faisant de Jake un autre harceleur, cassant donc l’une des relations homme/femme uniquement professionnelles de la série pour marquer des points qu’ils semblent se sentir forcer de marquer. Je sais pas… tout ça était forcé, et ça mettait plus mal à l’aise pour eux qu’autre chose de se dire qu’ils ont filé un mal de dos à Mellie juste pour cette sous-intrigue où Jake vole au secours de la demoiselle en détresse qui n’en a rien à faire de lui.

Abby se rend chez Olivia pour la féliciter de son avancée dans le cas d’Alicia. Les deux reprennent donc leur amitié en marchant sur des œufs, mais ça fonctionne bien. Abby accepte donc de retravailler avec Olivia…

Huck découvre alors contre toute attente que c’est Charlie qui a piraté l’Air Force Two, une info qui énerve Quinn au plus haut point. Alors qu’elle reproche à Charlie de lui mentir, ils comprennent immédiatement que quelqu’un a mis le virus dans son ordinateur la veille du piratage de l’avion pour pouvoir l’accuser. Il est déjà trop tard : Jake a trouvé qu’il était coupable, donc Charlie est arrêté par le FBI tandis que David se retire de l’affaire pour laisser la place au complice de Cyrus… En voilà un joli complot rondement mené.

Et si tout ça commençait à bien me plaire, mes yeux se sont envolés vers le plafond pendant le cliffhanger qui voyait Quinn contacter Olivia pour de l’aide. Certes, voir Charlie se faire arrêter ne doit pas être simple, mais je ne vois pas bien pourquoi elle irait demander de l’aide à Olivia quand même : quand bien même elles sont d’accord, Olivia ne lui apportera rien de plus et elle est censée la détester. Bon, la fin de saison se rapproche, il faut bien les réconcilier après tout.

Sans surprise, la série aborde enfin la thématique du harcèlement sexuel et du #metoo, tentant de justifier ses errances passées (et ses réussites aussi, heureusement), mais en le faisant de manière par moment beaucoup trop grossière. En revanche, l’intrigue générale repart de plus belle : si elle va un peu vite en besogne, elle est engageante et pourrait sur un malentendu mener à un final réussi. Je croise les doigts !

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Once Upon a Time – S07E13

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisodes 13 de la dernière saison de Once Upon a Time.

13.jpgÉpisode 13 – Knightfall – 13/20
Kids can be complicated, huh?

Je débute cet épisode quand je ferai mieux de rattraper une comédie car je ne suis pas sûr d’avoir 40 minutes devant moi, mais j’ai peur de me faire spoiler cette saison en laquelle je place quelques espoirs, surtout que c’est la dernière. On commence toutefois sur Alice enfant coincée dans sa tour et se débrouillant malgré tout pour avoir un accent anglais de fou.

La série se permet de nous embrouiller avec un cauchemar d’Alice voyant Hook se faire tuer, avant d’enchaîner sur une nouvelle quête du papa pour sauver sa petite fille. Bon, finalement, j’aurais pu attendre avant de voir cet épisode, nous ne sommes clairement pas sur une intrigue d’épisode qui va me fasciner.

Les choses empirent vite : on retourne ensuite sur Rumple et je suis soulé de ce personnage depuis plusieurs saisons déjà. Il faudrait arrêter de lui ajouter 150 scènes et intrigues en flashbacks, franchement. Et si l’acteur est toujours aussi excellent avec son rire, je ne peux que décrocher chaque fois que je l’entends parce que mon cerveau s’est conditionné pour savoir que ça va être de mauvaises scènes.

Cela ne rate pas : Hook propose à Rumple de le libérer… forcément. Pour cela, il doit récupérer la magie d’un autre pirate. Et juste comme ça, je me suis retrouvé à décrocher véritablement de l’épisode, préférant jouer au Scrabble en ligne que suivre les « complications » inutiles de la vie du pirate – de toute façon, on sait comment ça se termine ce genre d’intrigue.

Hook fait semblant de vouloir tuer Rumple pour obtenir de quoi le libérer, mais finalement, il se fait prendre dans son mensonge et ridiculiser par l’autre pirate demandant un duel public pour le ridiculiser. Au cours de celui-ci, où personne ne meurt, Hook comprend soudainement qu’il a fait une énorme erreur et retourne auprès de sa fille.

C’est trop tard : il a fait passer son honneur avant en participant au duel, et la balle de son ennemi était empoisonnée. C’est comme cela qu’Alice et Hook se retrouvent maudits à ne pas pouvoir s’approcher l’un de l’autre, comme dans les pires cauchemars d’Alice.

À Seattle, la série se concentre aussi sur Alice et Hook, mais comme ils sont ensorcelés, ils n’ont aucune idée de leur lien familial et Roger se débarrasse bien vite de Tilly. On enchaîne comme je le craignais sur une scène avec Rumple parlant de Gothel et de tout un mystère qui ne m’intéresse pas. Eloïse débarque donc au commissariat pour répondre aux questions des détectives sur sa secte.

Des détectives ? Non. Elle veut simplement parler à Roger, forcément, et découvre que le sort n’est pas loin de se rompre pour lui puisqu’il se souvient déjà de son bateau, qu’il dessine.

Gothel/Eloïse se joue ensuite de Tilly en train de péter un câble de la voir interrogée par « Roger », qui n’a absolument aucune idée de ce qui se trame pour lui. Il faut dire ce qui est : moi non plus je ne sais plus trop ce qui se trame, je l’ai dit… j’ai décroché. Roger ramène à Eloïse son premier tableau, du même navire. C’est censé nous passionner sur la psychologie du personnage, mais c’est un peu énorme.

Pour ne pas changer, Eloïse s’amuse à les envoyer sur de fausses pistes et quand ils baissent leur garde pour foncer tête baissée dans son piège, ils ne surveillent plus assez notre petite Tilly qui s’enfuit sans le moindre mal dans une cascade aussi ridicule que peu crédible après avoir possiblement tué l’aveugle.

En essayant de la retrouver, Roger découvre que Tilly a tout contre elle, y compris un tableau de chasse.

Bon, et sinon ? Tout n’est pas à jeter dans l’épisode, mais on repart sur la qualité foireuse des dernières saisons à vitesse grand V et c’est frustrant. En parallèle de cette intrigue ratée, donc, Rony fait une petite walk-of-shame à 6h du matin et tombe « par hasard » sur Henry qui attendait dans sa voiture. Logique. La série aime bien nous prendre pour des idiots, mais ça permet à ce duo de se mettre à jour sur la soirée de la veille, vue dans l’épisode précédent.

Chez elle, Lucy est dépitée de découvrir que le baiser entre sa mère et Henry signifierait la mort de son père. Elle feint donc d’avoir grandi et de ne plus croire aux contes de fées, histoire de demander de manière convaincante (ou pas) à sa mère de ne pas continuer à le voir.

Cela tombe plutôt mal pour Jacinda, mais pour Henry, c’est possiblement une bonne chose, parce qu’il a déjà Ivy qui souhaite l’embrasser entre deux cartons des affaires de sa mère qu’elle tente de trier. Bon, le deuil ne va pas si bien à l’actrice qui jouait mieux quand elle devait juste être une méchante.

Ivy suit donc le conseil d’Henry et se rend chez Jacinda. Les deux sœurs se réconcilient plus ou moins autour du souvenir de leur défunte mère et de leurs peluches, donnant finalement à Ivy l’idée de finir ce que sa mère a commencé puisque Jacinda n’a aucune idée d’à quel point leur enfance est lointaine…

Heureuse de voir que les conseils d’Henry sont bons, Ivy retourne auprès de lui pour partager de la bouffe et des verres de bière d’un bon litre chacun.

En fin d’épisode, Lucy se rend toute seule au bar de Rony pour chercher de l’aide auprès d’elle, et c’est un bon plan car Regina lui avoue être réveillée et savoir qu’elle est sa grand-mère. Les deux passent donc un pacte et lance une énième opération dans la série, pour donner le happy end tant attendu à Henry et Jacinda. C’est au moins un bon cliffhanger parc que j’imagine que ça peut apporter du bon à la suite de la série, mais ce n’est pas suffisant pour sauver l’épisode.

Du coup, cet épisode n’était pas une franche réussite : en se concentrant sur des personnages que je n’aime pas, il m’a rapidement ennuyé, mais au-delà de ça, il reprenait des schémas beaucoup trop usés dans la série. Je me suis arrêté sans regret au bout de trente minutes, pour le terminer une bonne heure plus tard, mais franchement, si j’avais su, j’aurais peut-être privilégié le visionnage d’une autre série.

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