Épisode 4 – With a Little Help from my Friends – 15/20
C’est un peu déséquilibré cette semaine, avec des intrigues qui littéralement semblent sortir de nulle part et sont ainsi très artificielles quand d’autres mériteraient d’être plus approfondies. Bref, l’épisode veut trop en faire et ça donne quelque chose de parfois brouillon dans la construction de l’émotion voulue par les scénaristes. S’appuyer sur d’anciens personnages, c’est bien, mais il ne faut pas oublier de les réintroduire correctement non plus… Et puis, il en manque certaines ?
Spoilers
Richard a une idée révolutionnaire pour enseigner (non), Addison ne peut pas rentrer chez elle aussi vite que prévu (oui !) et Jo gère la maternité et son boulot comme elle peut. En gros.
Ask smarter questions about my patient.
Richard et Catherine qui flirtent au petit matin après avoir couché ensemble, avais-je vraiment besoin de voir ça ? Je ne suis pas sûr. Et je ne suis pas sûr non plus de voir un intérêt dans cette intrigue, mais eh, c’est une scène de couple comme une autre, il faut bien qu’ils avancent et que tout se passe bien pour eux.
Et ça vaut mieux, parce que professionnellement, Richard pète un plomb : il fait appel à tous les internes et en fait des grands, juste pour le fun. Oui, même Levi qui se pointe en retard parce qu’il couchait avec Niko y a droit. Richard ? Il organise plein de chirurgies le même jour avec Meredith et Miranda, sans les prévenir à l’avance. Il s’agit d’opérations routinières pour les résidents, qui sont donc chargées de les faire entièrement, avec juste un chirurgien expérimenté dans le bloc pour les cinq à dix minutes cruciales de l’opération. Soit.
Le seul problème, c’est que nous sommes dans Grey’s Anatomy. Si tout semble bien se passer au départ pour quelques résidents, dont Levi et une Amelia-wannabe, ce n’est bien sûr pas le cas pour tout le monde. Helm se retrouve donc à devoir rouvrir son patient en urgences pour tenter de le sauver et de trouver ce qui a pu déraper. Elle appelle aussitôt quelqu’un de plus haut gradé, bien sûr, mais ça ne plaît pas du tout à Bailey de savoir qu’elle a pris seule la décision d’ouvrir le patient.
Mouais. Faut bien le sauver, ça me paraît le meilleur job possible. Bon, il s’avère qu’Helm a fait une erreur durant la procédure avant et que ce qui énerve Miranda est que la méthode Weber n’a pas permis de l’éviter. Seulement, en appelant quelqu’un à l’aide, Helm a fait ce qu’il fallait et le patient a pu survivre, ce qui signifie que les treize opérations proposées par Richard se concluent sur un succès et que sa méthode est un succès.
Si Catherine et Richard sont gênants comme tout au moment de fêter ça, ils arrivent, avec l’aide de Meredith, à convaincre Bailey que la méthode fonctionne et qu’elle devrait continuer d’être utilisée pour permettre de résoudre un gros problème de recrutement post-Covid. Soit.
De son côté, Owen continue son intrigue sur les militaires et les blessures de guerre menant à des maladies plus importantes. Ce n’est vraiment pas une intrigue qui me passionne pour l’instant, et c’est super cliché avec un coach/gérant de bar qui tombe dans ses bras pile au moment où il lui explique ça. Mouais.
Roy, le patient, veut absolument survivre un mois de plus pour se rendre à un congrès et défendre ses idées, mais ce n’est pas gagné. Malgré tout, Winston (tiens, où est Maggie ?) et Owen lui proposent une opération très risquée pour peut-être s’en tirer d’un nouveau cancer. Je n’ai pas trop apprécié l’intrigue franchement et je me suis laissé porter pendant qu’elle se déroulait, hein.
Cela ne marchait pas tellement, et je ne vois même pas pourquoi le soldat se barre de l’hôpital en étant énervé en fin d’épisode. OK, Owen et Winston n’ont pas réussi à sauver son pote, mais bon, ce n’est pas la faute d’Owen du tout si le type est mort. Au contraire, même, je dirais qu’il a réussi à lui sauver une journée de plus ?
Autrement, Addison est toujours là ! Alléluia. J’ai eu peur qu’elle parte, et apparemment les scénaristes aussi : c’était prévu qu’elle s’en aille, mais sa patiente a commencé à coder au même moment, ce qui fait qu’elle est revenue en panique à l’hôpital. Mieux encore, elle se retrouve à devoir faire appel à Amelia. C’est parfait.
J’aime beaucoup les revoir travailler ensemble, et je trouve que ça fonctionne. Les deux actrices sont clairement très contentes de travailler à nouveau comme ça, et les échanges de répliques sont fluides. Addison stresse beaucoup trop sur son essai clinique par contre, j’ai vraiment envie d’en savoir plus sur sa vie perso. C’est bizarre de la ramener et de se concentrer uniquement sur le professionnel.
Elle se concentre uniquement sur le professionnel quand il est question de sa patiente, mais quand il est question d’attendre des résultats d’examens de sa patiente, elle interroge Amelia sur sa situation amoureuse et sur la raison pour laquelle elle a refusé la demande en mariage de Linc. C’était passionnant à suivre, honnêtement, parce qu’on avait que le haut de l’iceberg de la dépression d’Amelia.
Par contre, excusez-moi ? Addison qui est accro au vin rouge pendant son confinement, je l’entends parfaitement bien, mais d’où elle nous parle de son mari et de son fils sans donner de noms. On veut savoir où elle en est dans sa vie, bordel. Pour l’instant, on sait surtout que cette greffe utérine est un projet d’Addison qui lui met bien la pression, avec une patiente qu’elle ne peut pas se permettre de perdre par peur de se rendre compte une fois de plus qu’elle fait trop de choses par égo.
Finalement, Addison n’a pas beaucoup changé alors. Elle est donc avec Jake et rentre chez elle en fin d’épisode, non sans avoir eu le temps de donner à Amelia quelques conseils quand même. L’avantage, c’est que ça permet de se faire une raison sur Amelia/Linc : elle n’aime pas la vie de famille qu’elle menait avec lui, alors qu’il l’adorait. Peut-être qu’il serait bon d’en parler plutôt que d’avoir Addison lui dire qu’elle est une adulte ?
Et puis, sérieux, ne faites pas partir Addison comme ça ! Elle a besoin de revenir, sérieusement. Seriously. Quoi ? Je ne l’avais pas assez dit. Je suis content d’avoir eu un épisode avec Meredith et un avec Amelia – bordel, leur duo me manquait vraiment, mais j’espère que le fait que sa patiente reste à l’hôpital signifiera qu’on pourra la revoir, parce que je veux la voir bosser avec Carina et former Jo.
D’ailleurs, mais pourquoi Jo est-elle blonde ? Cela lui va bien, mais vraiment, je suis passé à côté de l’explication dans le premier épisode. Je passe aussi à côté de l’explication de comment l’homme qui la klaxonne sur le parking quand Cormac et elle arrivent à l’hôpital fait pour savoir qu’il a affaire à deux docteurs quand ils ressemblent plus à un couple de patients. Une chose est sûre : il fait le bon choix, car il a justement besoin de Jo, une obstétricienne, pour s’occuper de sa copine. Même s’il ne sait pas que sa nouvelle copine est enceinte.
Cela donne des scènes vraiment drôles et je suis surtout content de voir que ça ramène Carina dans la série. Il était temps qu’on la retrouve au travail – et ça me fait plaisir de la voir quand même cette semaine. Dire que j’ai osé écrire qu’elle ne me manquait pas dans Station 19, alors qu’en fait… Bien sûr que si.
Elle se retrouve à devoir gérer l’accouchement parce que Jo est en train d’aider la patiente en lui tenant la main. Evidemment. Il n’y a personne pour tenir la main de cette pauvre Nikki au moment d’accoucher : il n’y a pas de père, un inconnu avec qui elle a couché, et elle n’a pas de copain puisque son copain du moment ne s’était pas rendu compte qu’elle était enceinte. Lol.
Si ça fait un moment qu’on ne la voyait plus travailler, Carina gère tout comme il faut dans l’épisode. J’ai adoré comment elle s’est effacée de l’accouchement pour laisser Jo le faire, l’air de rien, alors que Jo était occupée à tenir la main de la patiente. Il était plutôt sympathique aussi de voir Jo faire tout ce qu’elle pouvait pour rassurer la mère en train d’accoucher, car ça nous permettait d’avoir son point de vue sur la maternité aussi.
En parallèle de tout ça, on a enfin le retour de Farouk dans la série, le fils de Megan. Elle le présente à Cormac, parce que son fils a une blessure qui l’inquiète et qui, rapidement, inquiète Cormac aussi. Owen ne doit surtout rien savoir, bien sûr, et Cormac accepte, parce que le secret médical ne lui laisse juste pas le choix en fait. Finalement, on apprend que Farouk a bien un problème médical, dû à sa tuberculose.
Il se retrouve à devoir avoir une chirurgie cardiaque. Allez, ça va nous ramener Maggie, au moins. J’aime bien le fait que la série nous ramène Megan cette saison, par contre, je trouve ça super artificiel de la ramener avec cette intrigue dans cet épisode. Faites-la revenir vraiment, bosser à l’hôpital et seulement après donnez-lui cette intrigue. Là, on sent vraiment que les scénaristes cherchaient des moyens de faire de l’audience et d’avoir des gros moments émotions. Et ça ne prend pas tellement sur moi, parce que Megan, on ne la connaît plus vraiment (j’avais oublié Riggs) et Farouk, on manque d’attache émotionnelle vis-à-vis de lui pour le moment.
Tant pis. Le cliffhanger est au moins sympa à nous montrer Meredith croiser son nouveau love interest à l’arrivée dans son nouveau job. Je trouve que cette intrigue et cette relation a du potentiel pour fonctionner – bien plus que Megan, en tout cas.







Oui, on va parler d’une série dont l’épisode final a été diffusé il y a plusieurs années, mais eh, je suis fan, ça ne s’oublie pas comme ça. Et puis, j’en parlais il y a quelques jours sur le blog, j’ai reçu dans les recherches menant au blog la meilleure des requêtes : comment comprendre LOST ? Ce n’est pas n’importe quelle question et elle mérite une réponse qui ne soit pas n’importe laquelle ! Avant toute chose, évacuons une partie du problème : la fin de la série a été extrêmement mal comprise et si vous êtes là pour savoir ce qu’il se passe dans le dernier épisode, je vous redirige plutôt vers un autre article du blog.
Puis, renseignez-vous un peu sur les noms des personnages. Cela permet de comprendre les enjeux littéraires de la série : c’est souvent des petites subtilités, mais parfois, ça éclaire les motivations des personnages. Et quand je dis littéraire, il n’y a pas que des philosophes dans la série, hein. Daniel Faraday m’a fait découvrir la cage du même nom, merci à lui.
On ne va pas se mentir, LOST est une série qui a permis la découverte d’internet a un grand nombre d’entre nous. Il n’est pas toujours évident de naviguer sur le net sans être spoilé, mais il existe des safeplaces, comme LOSTpedia. L’encyclopédie en ligne est hyper complète, mais généralement protège bien des spoilers si vous prenez les fiches épisode par épisode. Cela vous permettra d’avoir un résumé de tout ce qu’il s’est passé, et surtout de ce qu’il s’est passé sans que vous ne le remarquiez. La série adore s’amuser de détails sur des photographies à l’arrière-plan ou de chiffres maudits un peu partout. Si vous n’avez pas un œil de lynx, profitez d’internet !
On reste sur un conseil similaire au précédent : utilisez internet pour approfondir le visionnage de la série. Bien sûr qu’avec ses six saisons, elle est longue (surtout les saisons 2 et 3, je sais), mais il n’empêche que les scénaristes n’y révèlent pas tout. Certaines réponses se trouvent dans des webisodes destinés à internet, d’autres ont été données dans des jeux interactifs en ligne (les chiffres maudits), d’autres enfin dans des bonus lors de la sortie DVD (eh, il y a carrément une vingtaine de minutes supplémentaires se déroulant APRES la dernière scène).
C’est un des points les plus importants pour comprendre ce qu’était LOST : il est impossible de la regarder seul(e) et de l’apprécier entièrement, je crois. Ce qui faisait le phénomène, c’était de pouvoir en parler à la machine à café (ou en ce qui me concerne, au collège côté élèves à l’époque) après le visionnage de l’épisode ; mais aussi la démocratisation des forums en ligne. Bref, c’est une série qui se partage, qui donne lieu à tout un tas de théories. Trouvez quelqu’un qui n’a jamais vu la série et pourra la voir en parallèle avec vous, ça peut donner de belles conversations. Trouvez un fan inconditionnel qui ne vous spoilera pas. M’enfin, si vous êtes seuls avec LOST, je vous garantie que vous passez à côté de quelque chose. Et les personnages n’arrêtent pas de vous le rappeler aussi – live together, die alone.
C’est un autre point incontournable pour comprendre la série : il faut se faire une raison dès le premier visionnage. Un premier visionnage permet d’avoir le sens général et une vague idée du message de la série, mais ce n’est qu’en replongeant dedans que vous comprendrez toutes les subtilités et qu’elle se révèlera vraiment comme l’œuvre (oui, oui, œuvre) qu’elle est. Je sais, ça demande du temps et de l’énergie, mais ça vaut le coup, c’est un puzzle fascinant ! Parfois, il faut revoir simplement une scène pendant l’épisode. Parfois, il faut revoir tout un épisode (ah, ce we have to go back !). Et parfois, c’est à l’échelle de la série que ça se joue… D’ailleurs, je pense que ça fait tellement longtemps que je ne l’ai plus regardée qu’il faudrait que je la regarde deux fois si je m’y remettais. Juste pour tout remettre en place à la bonne place !
Ce qui fait que j’aime tant LOST ? Pendant que tout le monde se concentrait sur ce qu’était l’île et d’où pouvait bien venir l’ours polaire, les scénaristes envisageaient la série comme le voyage d’un bon nombre de personnages. C’est cette odyssée là qui fait le cœur de la série et qui permet de la comprendre comme il faut : l’important n’est pas d’obtenir toutes les réponses, mais bien de savourer les personnages, les dynamiques, l’évolution que chacun a. Certains sont chiants du début à la fin (coucou Kate), certains ont des évolutions de dingue (coucou Sawyer). Dans tous les cas, on les suit d’un point A (en flashback) à un point Z (on sait tout l’important de leur vie, oui), et c’était ça qui intéressait les scénaristes. Pas le reste.
Si vous êtes en train de lire cet article, c’est probablement le point le plus irritant, celui qui vous donne envie de pleurer autant que Kate (je déconne), et pourtant : abandonnez l’idée de tout comprendre et d’avoir toutes les réponses, c’est impossible. De la même manière que nous ne savons pas vraiment ce qu’il y avait avant le big bang (et pourquoi le big bang ?) ou ce qu’il y aura après la mort, nous n’aurons pas toutes les réponses sur la mythologie de LOST. Eh, ça va faire quinze ans que j’en suis fana sans avoir toutes les réponses, ce n’est pas vous avec votre premier visionnage qui saurez tout. Bien sûr, j’ai ma compréhension de 90% de la série grâce aux réponses glanées ça et là dans les épisodes ou les bonus des DVDs. Bien sûr, j’ai complété les 10% restants par des théories très complètes qui tiennent dans le canon de la série. Bien sûr, je n’ai pas toutes les réponses… mais c’est très bien comme ça, c’est ça la vie, il faut savoir avancer. Et c’est un peu le message que tente de faire passer la série, vous verrez si vous vous laissez porter.