Station 19 – S05E16


Épisode 16 – Death and the Maiden – 14/20
Bien que très marrant par moments tout en étant capable de viser juste dans les émotions, cet épisode n’en reste pas moins un épisode très classique de la série. Ce qui lui fait perdre le plus de points ? Le positionnement pas bien crédible de certains personnages. Les discours à faire passer sont justes et bons, mais personne ne parle comme ça à des supérieurs hiérarchiques sans sanction, surtout dans ce domaine. Et ça finit par attaquer un peu la cohérence de la série.

Spoilers

Andy attend de savoir si elle pourra récupérer son job, Maya et Carina sont sur le point de tenter de concevoir un enfant.


No, you can. It’s just… It’s kinda pointless.

Il me reste tant d’épisodes de tant de séries à voir si je veux être en mesure de proposer un TFSA à peu près efficace vendredi prochain… Il faut bien commencer quelque part et je dois avouer que les personnages qui me manquent le plus sont ceux de cette série. Pas de bol, il ne me reste que trois épisodes à voir. Trois épisodes, certes, mais un peu plus de temps que ça quand même : je continue de regarder la série en parallèle de Grey’s Anatomy après tout.

La dernière fois que je quittais la caserne 19, je laissais nos héros en fâcheuse posture avec Andy arrêtée. Une petite pause dans la diffusion et bim, me voilà à ne revenir qu’après deux mois et un paysage politique américain qui est parti en vrille à l’exact opposé de tout ce que veut promouvoir la série. Ce sera intéressant la saison prochaine. Pour l’instant, il me faut finir cette saison, et ça reprend avec cet épisode qui commence par un plan déjà terrible : Andy est face à un juge résumant les charges pesant contre elle.

Elle plaide non coupable, ce à quoi je ne m’attendais pas plus que ça, et elle se retrouve ainsi à devoir  faire face un procès le 17 mai, pour la fin de saison. Ce qui est intéressant, c’est qu’elle est capable apparemment de payer une caution à 1000 000$. La série nous montre ensuite qu’elle emménage ailleurs, donc ça suppose une vente de la maison ? Possiblement.

Le début d’épisode est en tout cas sacrément violent, avec l’idée qu’Andy est obsédée par les réseaux sociaux parce qu’il y a évidemment des articles sur ce qu’il s’est passé entre elle et Jérémy. Le problème, c’est que les commentaires sur ces articles sont loin d’être élogieux pour Andy ou les femmes en général. Franchement, la série fait un bon travail à nous donner le vertige sur le sujet. C’est horrible d’être ne serait-ce que dix secondes dans la peau d’Andy lisant autant de messages.

Par chance pour elle, elle a toujours ses collègues pour la soutenir, même si elle ne bosse plus. Vic la babysitte donc, au point où elle en est à dormir avec elle pour vérifier qu’elle ne fasse pas n’importe quoi. Elle le fait pourtant puisqu’elle dort sans mettre son portable à charger ou en silencieux ? Et elle n’a qu’une notification au réveil ? C’est beau de vivre dans une série.

La vie prend une tournure sombre pour Andy en tout cas, parce qu’alors qu’elle attend de savoir ce qu’elle pourra faire au boulot, Théo est réassigné… à la caserne 19. Bizarrement, Vic a l’air de prendre la nouvelle à merveille, flirtant avec lui au taf et tout alors que c’est précisément ce qu’elle redoutait il n’y a pas si longtemps. Cependant, ça fait plaisir de voir ces deux-là si heureux, en couple. Et puis, on a besoin d’un peu de bonheur dans la série qui a suivi une tournure de plus en plus sombre depuis quelques épisodes.

Tout cela n’est pas sur le point de s’arranger avec Dixon qui se présente bel et bien à la mairie. Travis passe sa journée à ruminer la nouvelle, craignant de devoir se retrouver avec un maire si dégueulasse et à l’encontre de tout ce en quoi il croit. Bienvenue dans la vie. Theo propose alors à Travis de trouver un moyen de se battre contre l’élection de Dixon… Allez, Theo n’a qu’à devenir maire, ce sera marrant à voir.

En attendant, ils ont toujours un travail à effectuer, avec un incendie à éteindre. En soi, c’est leur boulot et c’est une intrigue plutôt classique, mais ils se rendent compte que le chef de sécurité de l’immeuble leur ment par crainte de son boss. Il y a ainsi une pièce cachée au second étage du bâtiment, et ça sent l’intrigue sur les immigrés illégaux assez vite. C’est effectivement le cas : les pompiers trouvent une dizaine de femmes cachées dans une pièce, et rapidement l’intrigue prend une tournure plus politique.

C’est effectivement Travis qui comprend en premier ce qu’il se passe et qui interroge les femmes pour mieux comprendre leur situation – avec des passeports volés contre leur gré, évidemment. Très rapidement, on sent la tension monter et les choses empirent quand Travis aperçoit Dixon sur le lieu de l’intervention. Sans la moindre surprise, Dixon est du côté du patron « employant » ces femmes de manière illégale, et il le présente de cette manière à la cheffe Ross quand elle arrive sur les lieux.

De son côté, Andy passe sa matinée avec sa nouvelle cheffe et… ça donne une dynamique étrange. Elles sont toujours beaucoup trop potes, et ça fait bizarre de voir Andy parler si librement avec sa supérieure hiérarchique. Celle-ci ne semble pas trop fermée à l’idée de la voir devenir capitaine un jour, mais elle n’est pas prête pour autant à réintégrer Andy dans une caserne. C’est bien logique. Andy le prend toutefois beaucoup plus mal qu’elle ne devrait, commençant à s’énerver et rappelant qu’elle n’est pas une meurtrière.

Certes, c’était de l’auto-défense, mais ça ne change rien au fait qu’une femme sur le point d’être jugée pour la mort d’un homme qu’elle a provoqué ET qui est encore super énervée par les événements n’est probablement pas prête à reprendre son job de pompier dans les bonnes conditions. Plus le temps passe et plus j’aime la cheffe Ross – ce qui se fait en parallèle d’une Andy qui recommence à me souler.

Par la force des choses, Ross l’emmène sur le lieu d’intervention de l’épisode où Andy prouve une fois de plus qu’elle n’a pas le bon caractère pour être 100% efficace dans son travail, préférant une fois de plus discuter les ordres. Elle vient d’apprendre qu’elle était simplement suspendue et pas virée, elle devrait être plutôt reconnaissante – même si la situation est parfaitement injuste pour elle, un homme est mort tout de même et ne pas comprendre la réaction de sa cheffe face à la situation ne fait pas d’elle un pompier très lucide. Au-delà même des charges contre Andy, il paraît assez évident qu’elle n’est pas prête psychologiquement à reprendre un métier si difficile. Et comparer ça à l’arrestation de Dean… Rien à voir.

Elle finit par nous faire tout un couplet sur son besoin d’indépendance et sa haine du système où tout le monde pense mieux savoir qu’elle ce qu’elle a besoin. La scène est belle et le fond du discours est bien vrai, mais à quel moment est-ce qu’on peut parler comme ça à sa cheffe ? Elle est beaucoup trop cool Ross, et elle l’est aussi avec Travis.

J’aime beaucoup sa manière de voir les choses et d’expliquer à Travis qu’il peut évidemment avoir une opinion sur ce qu’il se passe, mais qu’elle ne sert à rien dans ces conditions. Et comme elle passe une journée de merde, elle envoie aussi bouler Sullivan ensuite, ce qui est parfait. Quant à Travis, ça termine bien sûr par une petite réplique de Theo lui expliquant, avec humour, qu’il n’a qu’à se présenter à l’élection pour être maire. Quelle surprise.

En parallèle, Maya et Jack prennent tous les deux un jour de congé. Il est révélé assez rapidement que c’est parce que le jour de l’insémination est arrivé, mais on s’en doutait. La série rushe les choses, comme toujours avec Maya et Carina. Ces démarches prennent tellement plus de temps en vrai. Je veux bien qu’on nous dise qu’elles sont heureuses et excitées à l’idée de devenir mamans, mais il ne faut pas abuser, ça va vraiment super vite.

J’ai tout de même aimé l’intrigue, une fois de plus, avec Jack qui vient chez les filles pour se masturber. Forcément, ça créé une gêne énorme entre eux, et j’aime tellement les personnages, Carina en tête, que j’ai fini par trouver ça mignon de voir Carina prendre sa voix de docteur pour tout lui expliquer.

Malheureusement, ils sont interrompus par une notification. Putain, mais les personnages ne mettent donc vraiment pas le téléphone en silencieux dans cette série ? Même quand ils sont sur le point de faire un enfant ? Bref, peu importe, la notification change la donne pour eux : Jack reçoit une notification lui apprenant qu’il a un frère – et un frère qui est papa, faisant de lui un oncle. La réaction de Carina est à mourir de rire sur le moment, mais elle est en fait au fond du trou.

Il ne faut pas se mentir, la situation de Jack change du tout au tout. Si elle l’exprime mal par la suite, nous faisant une vraie Carina, il est évident que, même s’il ne le perçoit pas encore, cela pourrait affecter sa décision. Malgré tout, les trois finissent par tenter l’insémination dans ces conditions, même si ça passe aussi par Maya forcée de rassurer Carina sur son désir d’avoir des enfants. Encore. Même dans ces conditions, ça repart en vrille quand Carina veut aller s’excuser auprès de Jack et renverse par accident le sperme au sol, parce qu’il était déjà là à leur donner. La scène qui suit est horrible à voir.

C’est horrible parce qu’elle est à la fois hilarante pour les réactions de Carina, complètement ravagée par les hormones, et terriblement triste quand elle ressort de nulle part que son frère est mort. Bien sûr que ça joue dans son désir de créer une famille, bien sûr que c’est une journée horrible pour Carina – mais c’est aussi une journée parfaite selon elle, surtout qu’ils sont déjà une famille avec Jack.

Elle s’inquiète bien sûr de le voir partir pour se rapprocher de son frère et son ou ses neveux/nièces, mais bon, le bébé est finalement conçu sur un choix musical très pertinent. Give me your best shot ? Sérieusement ? C’est totalement abusé, mais bon.

Enfin, la série est aussi sur une lancée plus familiale sortie de nulle part avec Elena, la mère d’Andy qui se pointe sans prévenir. Elle surprend Vic et Sullivan alors qu’ils commençaient enfin à s’entendre, et ça faisait une bonne scène marrante à voir. On passe une fois de plus du rire aux larmes quand Andy la retrouve en fin de journée devant chez elle : elle se rend compte qu’elle avait justement besoin de sa mère et besoin d’un câlin.

Et sa mère est exactement ce qu’elle avait besoin d’avoir dans sa vie à ce moment : au-delà du câlin, sa mère est prête à l’écouter, à lui raconter son propre viol par un collègue pompier, à danser avec elle (ah, Shonda, on te voit) et à la laisser parler de ce système pourri. Pourtant, le système a bien changé, même si Ross fait le job comme un homme.

Moi, ça me remet en question : est-ce que j’aime tant Ross pour sa manière de jouer avec le système comme un homme le ferait, du coup ? J’aurai l’occasion d’y réfléchir avec d’autres épisodes, probablement.

 

Grey’s Anatomy – S18E15

Épisode 15 – Put It to the Test – 18/20
Non, l’effet nostalgie ne fait pas toujours tout, mais je dois avouer que cet épisode sait le ménager comme il faut pour nous donner envie d’y croire et d’aimer à nouveau la série. Le nouveau risque qui plane sur l’hôpital pour la dernière partie de cette saison devrait exister depuis quelques années déjà, mais je l’aime bien et ça devrait permettre de redonner un peu de sens à toutes les intrigues grâce à un fil rouge donnant envie de découvrir la suite.

Spoilers

Le programme de résidence est mis à mal par une évaluation qui pourrait bien en signifier la fin.


#GSM is abusive and will murder you.

Ben ? Pourquoi on ne connaît que la première partie des acronymes présentés par Meredith en début d’épisode ? Bon, qu’importe, elle a fait venir Nick à Seattle avec un organe. Et c’est un organe bien particulier : il s’agit d’un rein de porc qui est sur le point d’être greffé à un être humain en mort cérébrale, parce que pourquoi pas. Il faut bien faire des tests – et ce genre de xénogreffe est assez incroyable.

Pendant ce temps, le programme pour les résidents est sur le point de possiblement fermer, et ça pose un gros problème à Miranda, certes, mais aussi aux résidents. Helm se sent super mal de savoir que son programme risque de fermer, forçant ainsi Levi à venir au travail au moins pour une journée d’audit particulièrement flippante.

C’est assez dingue qu’on en arrive là seulement cette saison : des résidents se sont enfin plaints. On ne sait pas qui ou comment, mais ça change tout pour Miranda et les titulaires encore présents à l’hôpital, parce qu’ils vont d’être examinés et interrogés par des experts médicaux pour voir si le programme peut continuer ou non.

S’il ne continue pas ? Le résultat de l’observation sera rendu public et le programme fermé. Plus aucun résident, mais aussi beaucoup moins de patients. Miranda fait donc tout pour que tout se passe bien, mais elle n’est pas aidée la pauvre. Ainsi, Richard fait revenir Hamilton à l’hôpital pour ses tests physiques… C’est l’occasion d’une scène expéditive entre Kai et Amelia, et je ne sais pas trop pourquoi à vrai dire. On ne les voit plus ensemble ? C’était bien la peine de forcer comme ça sur toute la moitié de la saison.

Bref, l’essentiel est ailleurs : Richard souhaite passer un examen pour vérifier qu’il est toujours au top de sa forme, et ça semble être le cas. Un peu trop même : il finit par comprendre qu’Hamilton est en train d’essayer de lui voler Meredith pour l’emmener au Minnesota. Et oui. Il fallait bien que ça arrive, mais quand il s’en rend compte, il ne peut pas s’empêcher d’en parler à Miranda, sans même que Meredith ne puisse leur en parler d’abord ou vraiment faire son choix, même si ça semble en bonne voie.

Miranda est inévitablement énervée et elle tombe aussitôt sur Meredith pour l’engueuler, alors qu’elle était en train de réconforter Nick. Sa procédure exceptionnelle n’est pas un franc succès, la femme du greffé débarque à l’hôpital et ça faisait beaucoup pour lui. Malheureusement, ça fait beaucoup pour Miranda aussi.

Elle apprend donc le possible départ de Mer et le prend aussitôt pour une trahison, ce qui justifie qu’elle aille l’engueuler apparemment. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que le stress de la journée, avec des interviews franchement désastreuses de la part de tous les titulaires. Entre ceux trop préoccupés par les douleurs de cœur comme Link et ceux qui sortent ensemble ou avec des étudiants, comme Maggie et Winston, ça ne pouvait pas être un succès. Heureusement qu’il y avait Jo pour assurer du succès du programme – et heureusement que personne ne mentionne ceux qui sont morts, aussi. Ce n’est toutefois pas suffisant, la joie de Jo atténue beaucoup les autres interviews, mais bon, ils sont tous plus nerveux que jamais et ça ne fait pas rêver.

Bref, Maggie est bipée pour s’occuper de Miranda lorsqu’elle nous fait une nouvelle crise cardiaque, ou ce qui y ressemble en tout cas, en s’attaquant à Meredith. C’était la pire des idées pour Miranda, parce que tout ce qu’elle fait, c’est prouver à Meredith qu’elle continue de la voir comme un de ses étudiantes prête à tout par amour – c’est pourtant loin d’être le cas, et c’est presque abusé de nous laisser vingt ans d’évolution de personnage de côté comme ça.

La pauvre Maggie se prend tout dans la gueule : Miranda a besoin de prendre du recul et d’arrêter tout le stress qui s’accumule clairement depuis quelques épisodes, son père est en train de passer des tests médicaux, Meredith est sur le point de quitter l’hôpital – et Seattle. Cela fait beaucoup. Et pourtant, ce n’est toujours pas le pire de ce qu’il se passe dans cet épisode.

Pendant ce temps, Levi se rend compte que sa mère est celle qui critique le plus violemment le Grey Sloan Memorial Hospital sur les réseaux sociaux. C’est bien drôle à voir, et on comprend aussi que la plainte vient probablement d’elle. Moi qui pensais que ça allait venir de lui directement comme on ne le voyait pas, ça me rassure. Et ça me rassure aussi de voir sa mère s’inquiéter pour lui.

Par contre, clairement, tout ça était suffisant pour lui donner envie de reprendre le boulot. Je ne vois pas bien l’intérêt de nous montrer la mère avoir un tel accident d’escaliers que celui qu’elle a. C’est fou, mais eh, ça me fait un point de Bingo Séries au moins. Il faut que je fasse attention à ma grille, tiens.

Allez, ça permet à Levi de remettre en pratique tout ce qu’il a appris après un rapide appel au 9-1-1 au moins. Il se retrouve forcé de lui faire une trachéotomie, une procédure décidément à la mode puisque l’on vient juste d’en avoir une sur Jeremy dans Station 19. Espérons un meilleur succès dans cet épisode ? Il le fait grâce à l’aide de Richard qui abandonne ses examens médicaux pour lui. Il s’arrête en plein milieu afin d’aider au téléphone Levi, mais aussi afin de l’accueillir à l’hôpital.

On note qu’il est très appréciable d’avoir cette relation entre Levi et Richard qui se développe, surtout que ça se fait aussi face à Amelia et Kai (qu’est-ce que j’ai ri de la scène avec Atticus d’ailleurs). Malheureusement, ça se fait aussi devant une des femmes chargée de faire un rapport sur le programme qui entraîne nos chirurgiens.

Elles demandent donc à parler à Weber pour avoir son point de vue sur le programme, et ça permet de jolies scènes avec des flashbacks de nos internes préférés, et des autres (les autres étant Miranda et Richard eux-mêmes, puisqu’ils ont passé toute une vie dans cet hôpital apparemment). Le témoignage se fait en parallèle de celui de Schmitt qui témoigne quant à lui pour prouver que Richard va bien et prend toujours de bonnes décisions. La preuve, il l’aide à sauver sa mère qui, effectivement, s’en tire bien dans l’épisode.

Je pense que ça devrait permettre au personnage de se reprendre en main et lui redonner envie de faire de la médecine. J’espère en tout cas. En attendant, Miranda apprend que l’hôpital est bien vu par les femmes chargées de l’évaluer : elles voient une véritable famille, et un désir de bien faire vraiment rassurant… Malheureusement, ce n’est pas suffisant, car ils manquent toujours de chirurgiens. Au moins, ça nous explique le retour programmé d’Addison, tout ça. Cela donne l’espoir d’en voir d’autres revenir, mais l’épisode se termine malgré tout par la promesse d’un départ de Meredith, prête à tout recommencer à zéro. Allez savoir ce que ça donnera.


 

Station 19 – S05E15


Épisode 15 – When the Party’s Over – 18/20
C’est le genre d’épisode dont il est dur de faire la critique tant j’étais absorbé par tout ce qu’il se passait, mais il y a malheureusement quelques scènes moins pertinentes et atténuant l’impact qu’aurait dû avoir l’épisode. La fête est finie en tout cas, personne n’ira dire le contraire après cet épisode qui propose quelques douches froides et d’excellentes performances d’acteurs.

Spoilers

Andy débarque à la caserne 19 après son agression.


Her body is evidence.

Oh bordel, j’aurais dû enchaîner vraiment les épisodes, mais j’avais peur d’un mauvais crossover. A la place de ça, on se retrouve avec un épisode qui reprend exactement où le précédent s’arrêtait. Et ça n’est pas rassurant du tout. On retrouve ainsi Andy courir pour sauver sa vie, ne s’arrêtant plus jamais. La pauvre.

Je m’y attendais, mais elle se rend aussitôt à la caserne 19, où toute l’équipe est encore sous le choc de la possible énième trahison de Sullivan. Pour une fois qu’il faisait quelque chose de bien. Bien évidemment, c’est le même soir que Maya et Carina demandaient à Jack de devenir leur donneur de sperme. L’idiot du village (pardon, mais ça lui va bien et j’ai ça en tête depuis que Carina a dit qu’il était goofy) n’a donc pas le temps de répondre avant qu’Andy ne débarque, essoufflée.

Elle tombe au moins sur les bonnes personnes : Carina est un personnage toujours aussi excellent. Elle est capable d’arrêter Sullivan quand il risque de soigner trop vite Andy et de détruire des preuves de son agression, elle propose à Andy d’appeler la police, mais elle ne souhaite pas le faire sans son accord. Clairement, elle fait bien : l’affaire va partir beaucoup plus loin et Carina le sait, puisqu’Andy demande à ses collègues de se rendre auprès de Jeremy pour vérifier s’il va bien.

Et ce n’est pas le cas. Quand Maya, Vic et Sullivan le retrouvent, il est en mauvaise posture, mais au moins, il est en vie. C’est plutôt une bonne chose car il est crucial qu’il reste en vie pour Andy et pour son futur, parce qu’elle resterait coupable d’un homicide involontaire. Je n’avais pas envie que la série parte là-dedans, mais c’est malheureusement la voie qui est suivie – et c’est bien logique.

Pendant que le trio fait tout ce qu’il peut pour sauver Jeremy et que celui-ci tombe en arrêt cardiaque (bordel), Beckett débarque à son tour et n’aime pas trop voir ces trois-là en train de traiter Jeremy sans avoir appelé de renforts. Ils sont tous bien trop proches d’Andy pour prendre en charge un tel patient.

Beckett appelle des secours, mais ils mettent trop de temps à arriver, de même que la police. Cela force les paramédics présents à… kidnapper Jeremy pour l’emmener à l’hôpital. Après tout, ils étaient au bar de Joe, donc l’hôpital n’est jamais que de l’autre côté de la rue. En théorie. En pratique, ils semblent mettre un temps infini à arriver aux urgences, gérées par une Teddy pas prête pour ce qui va lui tomber dessus, à savoir un Sullivan énervé.

De son côté, Andy se retrouve à devoir témoigner auprès de deux flics. On se retrouve assez rapidement avec un schéma de good cop/bad cop, mais ça fonctionne très bien dans l’épisode. On sent que les questions posées sont les questions attendues dans ce genre de situation, mais ce sont aussi des questions bien gênantes par moment – genre de savoir si elle est alcoolisée ou non.

C’est plutôt bien mené, avec un flic qui fait passer la pilule et nous fait presque oublier qu’ils sont en train de mal faire leur boulot. Heureusement, Andy leur fait remarquer qu’elle a droit d’avoir l’aide de quelqu’un, et elle demande Ben, qui a été formé pour cela en tant que médecin. Quand il débarque, il s’assure que les flics respectent bien le grade d’Andy quand ils lui parlent, mais rappelle aussi qu’ils doivent lui proposer de faire un rape-kit, le kit de viol qui permet de récupérer toutes les preuves de l’attaque.

C’est important de le faire, c’est important aussi de montrer comment ça se déroule. Cela nous permet d’avoir la confirmation que Carina est aussi géniale aussi parce qu’elle sait très bien comment tout ça se déroule. C’est aussi l’occasion d’une scène où l’on apprend qu’elle a elle-même été violée, et l’occasion pour Jack de lui confier que lui aussi. En soi, cette scène me paraît importante pour plein de raisons. Oh, on est habitués avec le Shondaland, mais les statistiques sont assez effroyables sur le sujet pour qu’il soit toujours nécessaire de nous rappeler qu’un tas de personnages sont inévitablement concernés.

Etait-ce nécessaire de le faire par flashback également ? Clairement non. J’ai totalement décroché de toutes les scènes concernant le passé d’Andy avec sa mère qui lui apprend à se défendre et l’inscrit à des cours de self-defense. C’était nécessaire pour la construction du personnage, apparemment, et pour nous montrer qu’elle ne pense probablement pas dans le bon ordre après tout ça.

J’ai détesté les flashbacks quand même, surtout que j’aurais préféré rester bien plus concentré sur le moment en cours, avec un kit de viol particulièrement violent pour Andy. La scène était parfaitement jouée pourtant. Andy récupère le contrôle par son consentement, même si bon, c’est le genre de procédures qui doivent continuer de la faire se sentir en position de victime. Malheureusement pour elle, ne le reste pas aux yeux de la loi et de la police.

En effet, Teddy est bien incapable de sauver la vie de Jeremy. Malgré ses efforts à l’hôpital, Jeremy meurt donc… et Teddy annonce ça aux pompiers, qui sont pourtant ses amis (elle était là pour les réconciliations entre Carina et Maya ?), comme de la merde. Genre, OK, t’as du boulot devant toi, mais là, c’est un peu comme informer la famille d’une victime vu comment Sullivan a insisté ? Trop bizarre comme scène.

Voilà donc Andy qui perd le droit à un témoin lors de son interrogatoire, voilà surtout Sullivan, Beckett, Maya et Vic qui se retrouveront tous convoqués par la police pour témoigner de ce qu’il s’est passé, voilà Andy qui essaie de répondre aussi précisément que possible à tout ce qui lui est arrivé, comprenant toutefois qu’elle a besoin de faire appel à un avocat. Terrible.

Et pendant que tout ça se déroule, Travis en est encore à se remettre de sa rupture en se rendant dans le bar avec le reste de la 23. Clairement, la rupture avec Emmett est enfin actée, et ça fait plaisir à voir. Seulement, le voir boire pépère avec Theo dans cet épisode, c’est un peu frustrant. Et quand Maddox débarque pour accuser Andy, c’est encore plus énervant. Heureusement que Travis est là pour leur faire prendre du recul – surtout à Theo.

Oui, il est pote avec Andy, mais bon, elle est aussi sa capitaine, ce qui fait qu’elle ne pouvait rien lui dire. Par contre, qu’est-ce qu’ils sont cons quand ils reçoivent l’appel et se précipitent à la caserne, bourrés, pour voir comment Andy va. Le fou rire est plutôt nécessaire et l’épisode est plein de petits moments réussis comme celui-ci – le merci d’Andy à Carina également ! Malheureusement, ça ne fait pas tout : en fin d’épisode, Andy se fait bel et bien arrêter pour meurtre.

Et pourtant, les scénaristes ont tenté de noyer le poisson avec des scènes plus positives, notamment lorsque Theo s’en veut d’avoir laissé Andy seule ou ce moment où Jack finit par accepter d’être le donneur de Maya et Carina pour être l’oncle Jack. Ces bonnes vibes ont fait du bien, mais le cliffhanger avant trois semaines de pause n’en reste pas moins violent : Andy est arrêtée.

 

Grey’s Anatomy – S18E14

Épisode 14 – Road Trippin’ – 16/20
L’épisode fonctionnait un peu mieux que le précédent non pas grâce aux personnages sur lesquels il se centrait, mais grâce au retour à une intrigue qui sert davantage de fil rouge pour la suite (et fin) de la saison qui approche déjà à grands pas. Le temps file vite, tout de même, surtout quand on rattrape trois épisodes dans la même journée.

Spoilers

Meredith est malade, Richard ne veut plus opérer et Miranda cherche encore des chirurgiens.

 


Serial killers ? Cats ?

Drôle de début d’épisode qui se centre un peu trop sur Winston et Maggie heureux de vivre. Je sens que ça nous cache des choses, surtout qu’ils semblaient encore trop se découvrir dans l’épisode précédent. Et pourtant, tous les deux se rendent à une réunion de l’hôpital pour présenter le cas de Fernanda, une des patientes de Maggie qui a besoin d’une procédure Ross. C’est une procédure de pointe, qui n’est pratiquée que dans huit hôpitaux.

Comme d’habitude, cela se termine entre une course des résidents et internes pour avoir le privilège d’observer et d’opérer la patiente, une gamine qui n’en demande probablement pas tant. C’est Helm qui obtient cette chance, toujours pas de Levi en vue et… l’intrigue médicale est mise de côté quand Wendell débarque à l’hôpital. Wendell ? Le petit frère de Winston dont nous n’avons jamais entendu parler et que Maggie elle-même ne reconnaît pas alors qu’elle est supposée avoir vu des photos ?

Cela n’a aucun sens, on sent que les scénaristes improvisent complètement ce personnage. J’imagine qu’il aura un problème médical à régler ou des problèmes de fric ou les deux. Ou juste une proposition pour le chef de chirurgie, c’est-à-dire Miranda. En théorie.

En parallèle, Owen continue sa rééducation, cette fois-ci avec Amelia. Il faut bien que je vous avoue que cette intrigue reste particulièrement inintéressante à mes yeux. De son côté, Meredith est malade et passe sa journée avec Zola. Je ne sais pas d’où ça sort, mais j’aime bien avoir plus de scènes avec les enfants de Meredith. C’est quand même tout un pan important de sa personnalité qui est trop souvent laissé de côté. Cela dit, sa maladie tombe mal et ça pose un problème à Miranda qui aurait bien besoin d’une chirurgienne.

Il faut dire que Richard refuse toujours d’opérer, donc elle n’a plus d’autres choix que… d’opérer elle-même. Elle laisse ainsi le rôle de chef à… Owen. Sans prévenir personne. Autant dire que ça ne fonctionne pas des masses pour le planning et que ça arrange bien Wendell qui présente aussitôt un projet futuriste à Owen, qui en est fan. Cela plaît à Owen, cela plaît à Amelia de rencontrer Wendell – mais pas tellement de voir Owen avec une blouse – et cela ne plaît pas du tout à Winston.

Il comprend en effet que son frère a obtenu un job en utilisant son nom de famille et sa réputation. Et ça ne lui plaît pas. Nous voilà donc plongé dans un conflit familial étonnant et pas forcément passionnant, mais j’imagine que ce Ndungu risque bien de finir par rester.

Pendant ce temps, on continue de suivre l’intrigue sur l’opération énorme à venir pour Fernanda, une véritable star et influenceuse apparemment. Le problème, c’est que quand elle arrive, elle n’est pas prête pour l’opération, car elle a fait un malaise. En ce qui me concerne, je suis plus inquiet pour le père de la gamine qui a mal au dos et qui va finir par être un patient d’Amelia vitesse grand V.

En attendant d’y arriver, Maggie décide de proposer une nouvelle procédure à la famille, une procédure encore plus inédite, rare et risquée. Du grand Maggie, donc, et ce n’est pas passionnant. J’ai préféré la scène où Winston aide Rafael, le frère de Fernanda, à gérer sa crise d’angoisse quand il apprend ce que va vivre sa sœur. Il est intéressant de voir la série s’intéresser aussi aux familles qui doivent gérer la maladie d’un enfant, après tout. Trop souvent, on se concentre uniquement sur les patients. La crise d’adolescent de Rafael n’est pas exceptionnelle, mais je trouve qu’elle était importante à montrer tout de même – et ça faisait écho aux problèmes de Winston.

En plus, lui, il est en désaccord avec Maggie sur la procédure. Pas grave, il s’y pointe quand même pour souligner à Maggie qu’elle est trop tendue pour une opération et lui raconter sa vie de famille. Pas très intéressante, d’ailleurs, mais bon, il était temps d’approfondir ce personnage. J’aurais préféré que ça se fasse autrement, avec les pistes que l’on connaissait déjà de lui. Là, on apprend dans le même épisode qu’il a un petit frère et qu’il fait des crises de panique lui aussi de temps en temps. Bon. Admettons.

Autrement, nous en revenons à l’intrigue de Jo et Todd. Apparemment, le rencard de l’épisode précédent ne s’est pas tellement bien passé : elle semble vouloir l’éviter à tout prix, balance son panier de fruits à ses collègues agissant comme des fourmis avec du sucre quand ils voient un panier de fruit – ils doivent tous être affamés dans cet épisode – et refuse un autre rencard avec lui. Le meilleur moment de l’épisode reste tout de même quand Jo s’en confie à Teddy… et que Teddy révèle qu’elle a tout oublié de la conversation qu’elles ont eue dans le bar.

Ma foi, moi aussi, j’avais oublié ça, donc bon. Je n’avais pas oublié l’existence d’Henry par contre et je trouve que Teddy le mentionne trop comme une blague, là. Bref, c’était marrant. Le problème, c’est que je trouve que Jo en fait un peu trop avec cette patiente, Laura. Elle l’aide beaucoup à gérer ses angoisses et lui indique que tout se passera bien, ce qui est généralement le code pour nous faire comprendre que quelque chose se passera mal.

Et pourtant, l’opération se termine sans problème et Jo peut bien aller réviser comme promis à Todd. C’est l’occasion de (re)découvrir qu’il y a une bibliothèque dans l’hôpital et l’occasion pour Todd de marquer des points auprès de Jo. Finalement, peut-être qu’il y a bien une chance pour Todd (et tant mieux, j’adore l’acteur, mais… bizarre comme manière de mener l’intrigue).

Sinon, Bailey laisse sa place de cheffe pour l’épisode à Owen, mais ça fait que c’est Owen qui se retrouve à gérer une femme qui a cherché une figure d’autorité dans l’hôpital pendant tout l’épisode. L’avantage, c’est qu’elle le trouve au moment où il engueule des résidents pour qu’ils aillent bosser. L’inconvénient, c’est qu’elle ne semble pas trouver normal de voir des médecins être rappelés à leurs devoirs, et qu’elle aurait préféré qu’ils assistent à une opération rarissime.

En effet, elle est là pour signaler au chef qu’il y a un gros problème sur la résidence en cours : plusieurs plaintes ont été déposées de manière anonyme suite à de trop longues semaines de travail, des manques de titulaires, etc. Effectivement, depuis une saison, on nous fait de l’humour sur la fuite des chirurgiens, mais ça devient gros et visible. Et ça l’est d’autant plus quand la femme ne peut pas parler au chef des résidents, Richard, ou à la cheffe tout court, Miranda, mais à… Owen.

Quant à la fuite des chirurgiens, elle n’est pas terminée : Zola passe sa journée avec Meredith et lui assure qu’elle, son frère et sa sœur sont prêts à suivre Meredith dans le Minnesota sans faire trop d’histoires si ça devait se produire. Nous prépare-t-on une fin de série à nouveau ? Après tout, la fin de saison est dans un mois et la saison 19 pourrait parfaitement être la dernière. Maintenant qu’il est question de mettre fin au programme des résidents, c’est tout à fait possible. Pauvre Miranda qui se prend encore ça dans la face en fin d’épisode alors qu’elle était heureuse d’avoir opéré toute la journée…