Les Anneaux de Pouvoir (S02)

Synopsis : En fin de saison 1, Galadriel, déterminée à retrouver Sauron, s’est retrouvée trahie par Halbrand dont la véritable identité est justement Sauron. Les Terres du Sud ont été dévastées et transformées en Mordor, marquant le début d’une ère de ténèbres.

Pour commencer, je dois dire que je suis surpris de la communication bien moins intensive de la part d’Amazon pour promouvoir la sortie de cette saison 2. La date choisie est pourtant clé, deux ans après la première, juste avant la rentrée et avec trois épisodes d’entrée de jeu pour être sûrs de marquer les esprits. Pourtant, depuis ce matin, j’ai vu bien peu d’avis passés dessus, preuve à la fois du manque de promotion et d’un possible désintérêt un peu inquiétant pour l’avenir de la série.

Voir aussi : Mon premier visionnage complet du Seigneur des Anneaux

Si la saison 1 avait parfois souffert de quelques lenteurs et de l’introduction de multiples intrigues, elle a su ME captiver par son ambition visuelle et ses personnages attachants (certains plus que d’autres, c’est sûr). Ce que j’attends particulièrement de cette nouvelle saison ? Une exploration plus approfondie des enjeux, une montée en puissance du conflit contre Sauron et surtout, surtout, davantage de lien entre les intrigues. Des révélations sur l’Étranger sont vraiment nécessaires pour cela.

Le problème de la série est d’avoir trop misé sur une intrigue décousue pour le moment – et elle n’a pas su convaincre les fans les plus hardcore, surtout qu’elle ne respectait pas tout à fait les livres. Je ne sais pas si la saison 2 parviendra à corriger le tir… Tout en rappelant aussi avant que vous ne vous lanciez dans la lecture de mes critiques que je ne suis toujours pas le plus grand connaisseur de l’œuvre romanesque et des références à venir que je ne percevrai pas à leur juste valeur. Ce n’est pas grave, hein ?

Note moyenne de la saison : 17/20

On en était où dans les Anneaux de Pouvoir ?

Salut les sériephiles, Ça y est, la saison 2 des Anneaux de Pouvoir commence aujourd’hui ! Avant de plonger dans la suite, un retour sur la première saison me paraissait plus que nécessaire… et je me suis dit, tant qu’à faire, autant en faire un article même si je ne poste plus que des critiques…

Les Anneaux de Pouvoir – S02E01 – Elven Kings Under the Sky – 16/20

Si c’est un vrai plaisir de retrouver la série, cet épisode n’en reste pas moins trop long pour ce qu’il propose. Je comprends les deux ans d’attente si chaque épisode doit avoir autant de longueur. Autant faire une saison tous les ans d’épisodes de 42 minutes, ce serait mieux. Si je passe au-delà de ce…

Les Anneaux de Pouvoir – S02E02 – Where the Stars are Strange – 17/20

Qu’est-ce que le terrain à couvrir par la série est vaste ! J’ai l’impression qu’il y aurait de quoi faire deux séries – ou qu’il faudrait au moins deux fois plus d’épisodes par saison – pour que tout soit couvert, mais non. Nous sommes déjà au quart de la saison, tout de même, et certains personnages…

Les Anneaux de Pouvoir – S02E03 – The Eagle and the Sceptre – 17/20

Eh ben voilà, ENFIN : ce n’est pas si compliqué de mettre en scène les personnages que je préfère, ça valait pas le coup d’attendre plus de deux épisodes pour le faire, si ? Franchement, c’est sympathique de les revoir, mais l’ensemble continue de paraître un peu déséquilibré. Pourtant, on sent que tout est géré et qu’ils…

Les Anneaux de Pouvoir – S02E04 – Eldest – 15/20

Petite déception avec cet épisode à la fois trop bavard dans certaines intrigues et trop expéditifs avec des sous-arcs qui ne servent qu’à combler du temps. C’est bizarre de combler le temps au milieu de huit épisodes. C’est décevant venant d’une saison qui parvenait bien à faire avancer l’ensemble jusqu’ici. Là, j’ai eu l’impression qu’on…

Les Anneaux de Pouvoir – S02E05 – Halls of Stone – 18/20

Il est toujours aussi énervant de voir la série se perdre dans des méandres et laisser de côté plein de personnages, mais en même temps, cet épisode avance vraiment vite sur la mise en place de tous les éléments qu’on en attendait. Il est vraiment question des anneaux, on voit très bien la mise en…

Les Anneaux de Pouvoir – S02E06 – Where is he ? – 16/20

Il est clair que cet épisode met en place tout ce qu’il faut pour l’épisode suivant, qui sera sûrement le meilleur de la saison. En attendant, c’est un épisode qui fait un peu plus que d’habitude le tour des différents personnages de la série. Ils sont tellement nombreux que chaque intrigue n’avance qu’à peine ; parfois…

Les Anneaux de Pouvoir – S02E07 – Doomed to Die – 19/20

Quel épisode de fou. Plus d’une fois, j’ai regretté de ne pas le voir au cinéma tellement tout ça a désormais des allures de film grand écran. Le budget est toujours là, les deux ans d’attente sont récompensés et la saison est une vraie réussite rien que parce qu’elle a pu mener à un épisode…

Les Anneaux de Pouvoir – S02E08 – Shadow & Flame – 19/20

Pas besoin de grande bataille épique pour faire un superbe épisode, finalement. Cet épisode tire toute sa force de son intrigue et de ses personnages, avec toute une mythologie très largement développée par ailleurs de toute manière. C’est vraiment bien, c’est une série réussie et une saison qui fonctionnait bien. J’espère vraiment une saison 3,…

On en était où dans les Anneaux de Pouvoir ?

Salut les sériephiles,

Ça y est, la saison 2 des Anneaux de Pouvoir commence aujourd’hui ! Avant de plonger dans la suite, un retour sur la première saison me paraissait plus que nécessaire… et je me suis dit, tant qu’à faire, autant en faire un article même si je ne poste plus que des critiques dernièrement.

On en était où ?

Non, parce qu’a priori, j’en ai retenu que visuellement, c’est du grand art, mais côté histoire, on était face à un mélange assez inégal : Galadriel est clairement le personnage central, c’est d’elle qu’on suit la quête et ça fonctionnait plutôt bien de la découvrir beaucoup plus jeune et impulsive que dans les films. J’aimais beaucoup la relation qui se nouait avec Halbrand également, même si bon, la fin de saison 1 remettait les choses en perspective avec un cliffhanger inattendu : Halbrand n’est autre que Sauron, et Sauron, justement, arrivait au Mordor pour établir son royaume après avoir aidé à la création des trois anneaux de pouvoir. Oupsie. Si c’est clairement LE truc à retenir de la saison 1, les autres ne doivent pas être négligés non plus : la série se divisait en plusieurs arcs autour de chaque personnage.

Outre Galadriel, on avait donc l’Étranger – un homme tombé du ciel et à l’identité restée en suspens en fin de saison 1. C’est un homme capable de faire de la magie et passant toute la saison 1 à voyager avec les Harfoots. Si l’on en croit ses dernières répliques en saison 1, il y a de fortes chances qu’il s’agisse de Gandalf, même si ça ne respecte pas les livres.

Elrond et Durin, avec leur amitié compliquée, nous ont plongés dans l’univers des Nains – et à Khazad-dûm. Le mithril, découvert par Durin, est présenté comme une possible solution pour sauver les Elfes de leur déclin, mais cette quête de ressources est la cause des frictions supplémentaires entre les elfes et les nains.

En parlant d’elfes, Arondir, lui, est l’un des personnages les plus intéressants selon moi de cette première saison. L’Elfe guerrier se retrouve au cœur des tensions entre les Elfes et les Hommes dans les Terres du Sud. Sa relation avec Bronwyn, une humaine, et sa bataille contre les orcs montraient une autre facette de la lutte contre le mal. Son arc narratif culmine avec la transformation des Terres du Sud en Mordor, un moment-clé pour la saga. Il se retrouve avec Bronwyn à faire face à une terre corrompue et hostile, ce qui devrait donner de belles batailles.

Enfin, il y a Númenor. Là, la série a vraiment touché juste pour faire de grandes promesses. Les tensions politiques en ville, la montée en puissance d’Ar-Pharazôn, et la vision du destin apocalyptique de l’île… Tout ça a bien posé les bases pour une suite qui s’annonce plus que tragique.

Et maintenant, quoi ?

Pour cette nouvelle saison, j’espère avant tout que la série va capitaliser sur ce qu’elle a réussi. La diffusion a commencé ce matin à 9h01 avec pas moins de trois épisodes et déjà trois heures à rattraper. Je n’ai pas encore vu tout ça et vous serez les premiers au courant quand ça sera le cas, parce qu’il y aura bien sûr les critiques publiées sur le blog.

En vrai, j’attends dans cette saison plus de développement autour de la chute de Númenor, avec Ar-Pharazôn qui pourrait bien devenir l’un des personnages les plus intéressants. Le personnage de Galadriel doit aussi continuer à évoluer, en espérant qu’elle trouve un équilibre entre sa détermination et sa vulnérabilité. Arondir et Bronwyn, maintenant établis dans un Mordor en pleine mutation, devront probablement faire face à de nouvelles batailles – et les scènes de combat étaient vraiment belles en saison 1. Et puis, j’ai hâte d’en savoir plus sur Sauron : Halbrand était un chouette personnage, ça me soûle forcément qu’il passe du côté obscur… mais en même temps, ça peut être franchement classe de voir comment il se fera son anneau.

The Rings of Power: The Stranger's Language May Give Away His Identity

Et enfin, l’intrigue autour de l’Étranger et des Harfoots… n’est pas tellement celle qui me hype. Elle devrait pourtant, avec ce suspense qui fait que ça pourrait être Gandalf. C’est pourtant là que mes attentes sont les plus mesurées. J’espère que cette intrigue se connectera mieux avec les autres arcs, parce que pour l’instant, tout est très éclaté dans différentes directions et ça ne marchait pas si bien à chaque épisode.

Bref, cette saison 2 a de quoi être spectaculaire si elle réussit à ne pas se perdre dans les détails et à maintenir le rythme. Et en attendant que je me lance dans la rédaction des critiques de la saison 2, vous pouvez toujours consulter celles de la saison 1 :

Bonne journée !

Those about to die – S01E01 – Rise or Die – 14/20

D’accord, les décors sont magnifiques, mais tout de même, un faux raccord dès le huitième plan d’une série, ça doit être une sorte de record, non ? La série part dans tous les sens. Il est clair qu’on cherche à nous montrer à quel point la vie était bordélique à Rome et qu’on nous le fait vivre tel quel… mais ce n’est pas forcément la meilleure manière de nous accrocher. Bref, je sens que ça me prendra du temps de voir ces dix épisodes car je ne suis pas plus motivé que ça et que ça me semble cousu de fil blanc pour l’instant.

Spoilers

Les romains ont faim, donnons-leur du pain et des jeux.


Rome cannot give what it doesn’t have.

La série commence par un générique plutôt épique, avec du sang partout et un modèle 3D qui n’est pas sans rappeler celui de Westworld, ce qui est ironique puisque nous retrouverons Anthony Hopkins ici aussi. En vrai, il y a du sang qui gicle de partout, c’est digne de Shining, mais en pleine Rome antique. Ajoutons à cela une petite touche de musique bien épique et on comprendra qu’on est effectivement face à un péplum comme prévu. Je découvre au passage que la série est inspirée d’un roman. Allez savoir, peut-être que ça me donnera envie de le lire.

Tenax

La première scène débute elle par un faux raccord assez dégueulasse concernant le couteau, je vous invite à le découvrir par vous-même si jamais vous la regardez. L’idée est de nous présenter un personnage qui est un danger dès le début. Quelqu’un est en danger de mort parce qu’il n’a pas donné de l’argent à un certain Tenax qui n’hésite pas à le faire assassiner ? Bref, bienvenue à Rome en 79. Du pain et des jeux, l’introduction nous ramène tout de suite à ce qu’était cette période où le Circus Maximus était vraiment le centre de toutes les attentions. Oui, mais surtout de celle de ce fameux Tenax qui nous accompagne en voix off. Il nous explique donc tout le système de fonctionnement de ce Circus Maximus avec quatre équipes sur lesquelles nous pouvons parier.

Bref, nous sommes directement plongés au cœur de l’action avec des explications pas très claires sur le fonctionnement des Jeux, mais de toute manière, ce n’est pas grave que ce ne soit pas clair puisque tout va bientôt changer et que, j’espère, la série prendra alors le temps d’éclaircir ce qu’on regarde. Qu’on se rassure puisque Tenax, le personnage principal de l’histoire apparemment, n’est pas le salaud que l’on pense qu’il est au début. Il épargne donc la vie d’un homme parce qu’il considère qu’il est plus intéressant vivant. Mais ensuite, il achète des animaux et, bon, autant dire que ça ne donne pas envie de le suivre plus que ça, parce qu’il est un salaud encore plus grand que ce qu’on imaginait.

Rome

Histoire d’aller très vite, on enchaîne sur un rapide contexte historique de Rome avec une représentation 3D absolument impeccable de ce qu’était Rome en 79 (bon, en tout cas, les bâtiments sont à la bonne place et sont reconnaissables, c’est un plus). On apprend donc que Néron vient de se suicider et qu’on est sur l’année des quatre empereurs. C’est une manière comme une autre de nous amener Vespasien et ses deux fils, Titus et Domitien. Bref, la série va se concentrer sur la dynastie des Flaviens et elle nous l’explique de la manière la plus explicite possible, de manière à ce qu’on ne soit pas trop perdu.

Est-ce que ça fonctionne ? Je ne suis pas convaincu, je suis assez perdu dans cette période historique que je n’ai pas révisée depuis au moins une dizaine d’années. Mais bon, c’est rigolo à voir. Vespasien commence la série en affirmant que toute l’arène va être redonnée aux Romains. La décision ne plaît pas à tout le monde et notamment à un consul qui est au centre de la scène suivante. La série va donc à toute vitesse et nous présente tous ses personnages sans faire une introduction si claire que ça de qui ils sont et de leur rôle politique. En fait, on a à peu près leur titre, on a parfois leur nom, mais difficile de savoir exactement qui est qui, qui est où, et qui va où. Une chose est sûre, Titus a l’air encore plus détestable (et détesté !) que Tenax. Il est présenté comme le fils le plus implacable de Vespasien, celui qu’il faut à tout prix éviter de voir devenir empereur. Évidemment, on comprend bien que c’est celui qui va à tout prix essayer de le devenir.

Numidie

Très loin de tout ça, en Numidie, on échappe à Rome et on se retrouve dans un décor qui fait beaucoup plus hollywoodien que, ben… la Numidie. C’est assez mauvais signe pour rester, mais j’ai déjà envie de décrocher et ça ne fait même pas 10 minutes que l’épisode a commencé. Il faut dire qu’on nous a présenté tout un tas de choses et que les personnages se mettent à parler une langue qui n’est pas l’anglais alors que, bon, on s’attendrait à ce que tous les personnages parlent anglais parce que, je veux dire, dans la Rome antique, personne ne parlait anglais à la base. Et si les personnages romains parlent anglais, alors tout le monde devrait parler anglais ou personne ne devrait parler anglais. Bref, je suis un peu perdu avec les choix qu’ils font.

Une chose est sûre, on nous introduit une femme qui aime danser avec, qui ? Sa sœur, sa meilleure amie, sa mère ? Allez savoir. Elle attire en tout cas l’attention d’un Romain qui essaye aussitôt de la draguer, se mettant à dos la mère (meilleure amie ? sœur ? je ne sais pas). Ça finit en coup de poing et en menaces de mort. Cela dit, le Romain est un peu idiot, il tourne le dos à celle qu’il vient de déclarer être son ennemie, qui n’hésite donc pas une seule seconde à le tuer. Allez, l’ambiance est donnée. On a une femme de couleur qui ne parle pas anglais (alors que le Romain, lui, vous l’aurez compris, parle dans un anglais impeccable) qui se retrouve à tuer un Romain pour défendre sa sœur. Bon, ce n’est donc ni la meilleure amie ni la mère, c’est la sœur. Elle tue un citoyen romain et à partir de là, eh bien écoute, ma débile, tu viens de tuer un citoyen romain, tu es esclave et ta sœur aussi, parce que pourquoi pas ?! Pas facile la vie à l’époque.

La scène suivante nous présente cette fois-ci leur mère à toutes les deux, puisqu’elles étaient sœurs. La mère découvre que ses filles, Jula et Aura, qui devaient préparer à manger ont préféré tuer quelqu’un et tout ce qu’elle trouve à présent, c’est une traînée de sang qui sort de sa maison pour aller, eh bien, dans le désert. Allez.

En vrai, j’ai un peu de la peine pour elle, mais elle n’a pas l’air si perturbée que ça, Cala. Oui, c’est son nom, elle s’appelle Cala. Elle décide donc de prendre les choses en main et se prépare aussitôt à partir de chez elle pour poursuivre ses filles dans le désert. Parce que pourquoi pas ?

Elle pourrait attendre son fils Kwame pour l’aider, mais celui-ci est occupé à la chasse. Sans transition, nous passons donc à la scène de chasse et je ne sais pas trop à quoi est censé servir cette scène, si ce n’est que l’on voit qu’il fait la chasse à un lion. Ce n’est pas n’importe quel lion, il n’a pas du tout envie de le tuer puisque le lion est, selon lui, un descendant d’une divinité protégée par des démons. Voilà, on nous introduit une sorte de mythologie religieuse sans vraiment nous l’expliquer et il faudra s’en contenter. De toute manière, il trahit immédiatement ses idéaux. Eh bien, oui, on nous a dit qu’il était à la chasse, il va chasser. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour les Romains ?

Kwame assiste ainsi à la mort d’un de ses potes/collègues, qui se fait bouffer par le lion… Ce n’est pas Narnia, cette histoire, je vous le dis. Peu importe : Kwame parvient à capturer le lion et lui demande aussitôt son pardon.

Kwame se débrouille donc pour ramener son lion aux romains, découvre que ses sœurs sont esclaves et le vit tellement mal qu’il essaie de les libérer. C’est ridicule comme action, et ça ne peut que mal finir : c’est ainsi qu’il se retrouve lui aussi embarqué. Cela ne servait à rien d’être un bon chasseur, quelle surprise ! Ce n’est pas une partie très intéressante pour la série. C’est la mère qui va être ravie de savoir que tous ses enfants finissent aux mines !

Cette idiote se débrouille donc pour parler à ses enfants alors qu’ils attendent d’être affectés pour les mines. Elle refuse que son fils finisse là-bas et le pousse ainsi à se battre. Son but ? Que son fils finisse à Rome. Je ne sais pas trop. OK, les mines, c’est la mort assurée, mais l’arène des gladiateurs aussi, non ? Qu’importe. Le fis parvient à se battre, la mère promet de trouver un moyen de le racheter. Les sœurs ? Elles sont embarquées à Rome aussi, où elles serviront de prostituées. Ben super, le destin proposé par la maman.

L’émeute

Après tout ça, la série nous présente de nouveaux personnages qui se situent sur le port de Rome – Ostie – où le grand débat consiste à savoir comment déplacer des chevaux. Alors, c’est intéressant d’un point de vue historique de voir comment on faisait, mais je ne suis pas bien convaincu par l’intérêt du point de vue de l’histoire : le but est assez évidemment de nous présenter un nouveau personnage auquel s’attacher – et un qui déteste les Romains tant qu’à faire. On se croirait limite dans Astérix à la fin de la scène.

On voit un navire arriver au port. Cependant, on apprend qu’il n’y a pas de navire en provenance d’Égypte, ce qui pose problème car de là venait la nourriture. Du coup, on se retrouve avec une émeute de Romains qui n’ont pas de quoi manger et qui reprochent au gouvernement de ne pas leur fournir de nourriture. Bref, du pain et des jeux. Les émeutiers tournent en rond, et nous aussi. C’est assez visible, on découvre ici un petit complot politique avec des gens payés pour provoquer l’émeute. Pas de bol pour eux, ils ne sont absolument pas discrets et Tenax les voit faire.

Les émeutiers se dirigent ensuite vers le palais de Vespasien pour récupérer de la nourriture. Cela ne plaît pas du tout à Vespasien qui s’inquiète beaucoup de voir l’émeute. Pourtant, son fils n’en a rien à faire. Il prend tout ça avec beaucoup de philosophie et de recul, lui suggérant tout simplement de faire une petite diversion. Pour cela, il compte sur son frère Titus, pourtant occupé de son côté à coucher avec sa femme. Bah oui, il fallait bien des gens à poil pour faire de l’audience. Bon, et la diversion dans tout ça ? Rien de bien original. Une petite course est organisée pour occuper les esprits. C’est sûr que quand on crève de faim, une petite course fait passer l’envie d’être énervé et d’aller réclamer le sang de ses dirigeants. Au passage, Vespasien se met à dos les organisateurs de la course, ça va de soi.

La course

De son côté, Tenax se retrouve à devoir chercher Scorpus, un nouveau personnage, un coureur de char, mais lui aussi est occupé à passer sa journée dans un bordel. C’est encore mieux que le fils de Vespasien pour les audiences, tout le monde est à poil. Après, j’ai du mal à comprendre comment Scorpus peut réussir à se pointer dans un bordel sans que personne ne l’arrête, puisque juste après on le voit marcher dans la rue et provoquer à son tour une émeute rien que par sa célébrité. Bon, c’est une manière comme une autre d’intégrer un personnage à une série, me direz-vous. Mais bon, ce n’est pas bien passionnant tout de même. Scorpus est même connu des esclaves devenus citoyens qui voulaient s’occuper des chevaux dans le port – il a gagné 86 courses tout de même. Leur nouveau but est de vendre ses chevaux à l’arène, mais bien sûr, personne n’a envie de leur acheter. Après tout, ce ne sont que des esclaves à leurs yeux, même si l’empereur a dit qu’ils ne l’étaient plus.

En tout cas, Scorpus est clairement en train d’être introduit comme un des personnages principaux de cette série puisqu’on passe bien cinq minutes à le suivre. Il râle après tout et n’importe quoi. Il est très triste de voir qu’on veut changer son char. Quand on s’éloigne un peu de lui, c’est pour retrouver les esclaves devenus citoyens qui réussissent à convaincre d’acheter leurs chevaux à une autre personne encore. Il y a beaucoup trop de personnages pour réussir à faire une critique cohérente de tout ce qui se passe. Ou alors, ce n’est pas bien grave, vous avez l’habitude de mes critiques qui partent dans tous les sens. Quand les séries partent dans tous les sens, qu’est-ce que j’y peux moi ?

La course s’organise petit à petit. On voit ainsi l’empereur se préparer, en suivant les conseils de son fils pour paraître en bonne santé ; Scorpus se préparant à monter sur son char, ou encore les consuls qui se pointent pour la course. Allez, ça nous donne une bonne image de ce que devaient être les jeux du cirque à l’époque – un bon gros bordel, mais où personne ne couche cette fois parce que ce n’est pas un vrai bordel, justement.

Bien sûr, qui dit jeux dit paris sportifs. C’est l’occasion de découvrir un nouveau personnage, encore ; mais aussi d’introduire des intrigues politiques et financières pour montrer à quel point on ne connaît pas encore tout de Rome ; et à quel point tout est truqué bien sûr. Oui, tout est truqué, même les images. On a de très jolis effets spéciaux pour nous montrer l’arène. On en revient à ce qui a été expliqué en début d’épisode : quatre factions s’opposent dans cette course : bleue (Scorpus), rouge (ils aiment le vin !), blanche et verte (qui a beaucoup perdu apparemment). Malgré tous les enjeux qu’on a essayé de mettre dans cette course, j’avoue avoir eu du mal à bien saisir à quoi elle servait pour nous, alors que c’était très joli. Les effets spéciaux sont absolument incroyables et hyper fluides, mais ça n’empêche que bon, comme point d’orgue de l’épisode, c’était un peu surprenant. Il faut dire qu’on ne connaît pas encore bien les personnages parce qu’ils sont beaucoup trop nombreux et qu’on les a vus que cinq secondes chacun.

Cela n’empêche pas la course d’avoir lieu bien évidemment, et il va de soi que l’on enchaîne très rapidement sur un premier incident de char. Le pauvre conducteur, Kirko, est tellement sonné qu’il ne sort pas de la piste à temps et finit par se faire piétiner par les chevaux. Sanglant, comme promis. Du pain et des jeux ? Plutôt du sang et des jeux dans cet épisode, donc !

Cliffhangers

Dans la loge VIP, Titus finit par arriver pour la fin de la course. Il se prend la tête avec son frère, bien sûr, mais ça n’a que peu d’importance par rapport à la course. J’avoue que c’est un peu prenant tout de même : Scorpus est dernier, mais on le voit remonter toute la piste pour le dernier tour. Merci Incitatus, son meilleur cheval. Finalement, Scorpus (bleu) et le blanc, dont je n’ai pas retenu le prénom, se retrouvent au coude à coude pour l’arrivée. On comprend bien le stress que ça représente pour tous ceux qui ont parié dans ces jeux et ça nous donne une image de ce que veut nous présenter la série. On se retrouve ainsi avec un consul forcé de pleurer parce qu’il vient de tout perdre au jeu. Le frère de Titus, lui, est heureux d’avoir réussi à diminuer son frère aux yeux de leur père : Titus est arrivé en retard à la course, ça la fout mal pour son image publique et ça ne plaît pas à l’empereur.

C’est important pour lui, car il est rapidement révélé que Vespasien n’a pas pris sa décision sur le fils auquel il laisserait son héritage. Ouep, il informe Titus qu’il n’est pas sûr de lui léguer le royaume, et partant de là, on se retrouve sur une quête de pouvoir qui ne mènera forcément à rien de bon. La soif de pouvoir de Titus sera importante pour la série, surtout qu’il est assez clair qu’il est manipulé par « sa reine de Judée », introduite au moins trois fois sous ce titre au lieu de son nom. Elle le manipule par le sexe, et ça semble très efficace.

Bon, il n’empêche qu’il y a eu deux morts dans ces jeux tout de même. J’ai de la peine pour Kirko, mais on ne s’attarde pas tellement sur son décès. Il est plus intéressant d’avoir un tas de figurants à poil dans les vestiaires où Scorpus, lui, reste bizarrement habillé bien plus longtemps que tous ses camarades. Pas très audacieuse la série, et un peu ridicule de mettre autant de gens nus mais d’user d’artifices peu crédibles pour cacher les parties intimes – niveau réalisme, ça casse la scène de les voir d’un côté déambuler nus comme si de rien n’était quand on les voit de dos, mais tout cacher de face. C’était rigolo. Je prête attention aux détails aujourd’hui, désolé, c’est n’importe quoi cette critique. Tout ça mène au cliffhanger final où il est révélé que l’accident de char n’en était pas vraiment un : le char avait été trafiqué pour provoquer un accident. Quelle surprise…

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Citadel – S01E06 – Secrets in Night Need Early Rains – 14/20

Bien que chargé en enjeux, l’épisode ne parvient pas à me convaincre totalement, parce que nous ne sommes pas assez attachés aux personnages pour que ces enjeux nous émeuvent vraiment. C’est sympathique à suivre, mais ce n’est pas une fin de saison qui va me marquer plus que ça. J’ai juste eu l’impression d’un chapitre supplémentaire dans l’histoire, même si on termine par quelques révélations attendues. Ouais, c’est peut-être le problème d’ailleurs : c’était trop convenu comme intrigue pour une fin de saison, et trop rapide à l’échelle de la série pour ça.

Spoilers

Nadia et Mason partent en mission pour récupérer leur fille.


There’s always repercussions for failure, my dear. The key is to adapt before they arrive.

Comme chaque année, le soleil pointe le bout de son nez en cette fin mai et comme chaque année, ça me fait prendre un retard considérable dans les séries que je regarde cette semaine. Par chance, cette année, j’ai réussi à terminer à peu près à temps les saisons en cours, donc l’excès de boulot et le soleil ne me font pas prendre un retard de dingue. En revanche, j’aurais aimé trouver le temps pour cet épisode il y a deux jours, surtout que c’est une fin de saison. Oui, déjà. C’est beaucoup trop tôt, il ne s’est rien passé, je sais. Je ne suis cependant pas spoilé au moment de me lancer dans le visionnage, c’est déjà ça… parce que j’espère qu’il va se passer quelque chose quand même.

30 ans plus tôt | Maroc | Red Cell | Le sous-marin | Asha | Le flashback | Un double cliffhanger | Bilan de saison

30 ans plus tôt

Bordel, mais ? Cette fin de saison commence sérieusement trente ans plus tôt. Cette fascination des récits imbriqués et des flashbacks dans une saison qui n’a rien raconté dans le présent, c’est tout de même quelque chose ! Bref, on commence par une situation de guerre en Serbie, avec un hôpital militaire en effervescence. Au milieu des blessés, la caméra finit par s’arrêter sur un petit garçon qui attend – son tour d’être soigné ? Son parent blessé ? Dur à dire, mais on devine tout de même que c’est un orphelin.

Six mois plus tard, l’enfant, qu’on devine être Mason (qui d’autre ? Le X-Ray de Prime Video me l’a confirmé, et je continue d’adorer ce lecteur, n’en déplaise aux rageux) fait la tête dans son lit de l’Oregon. On apprend rapidement que son père lui manque, que sa mère l’a abandonné pour un voyage et qu’il est élevé ainsi par sa grand-mère.

J’imagine que le but va être de nous révéler à quel point c’est une catastrophe pour Mason, dans le présent, de ne pas avoir élevé lui-même son enfant. En attendant, on le voit regarder un vieux film sur un visage refait par chirurgie esthétique (la subtilité pour l’espion en devenir qui changera de visage chaque fois que nécessaire) et la série s’embarque sur des parallèles avec la scène vue la semaine dernière où Mason apprenait à Nadia son passé.

Bref, nous n’apprenons rien de nouveau dans ce flashback. Nous avons juste confirmation qu’apparemment Mason n’a pas menti. Pour une fois. C’est important d’en avoir la confirmation, vous me direz.

30 ans plus tôt | Maroc | Red Cell | Le sous-marin | Asha | Le flashback | Un double cliffhanger | Bilan de saison

Maroc

C’est un soulagement de voir la série en revenir au trio Mason, Nadia et Carter au Maroc après le générique. Cela me donne l’espoir que la série avancera peut-être enfin dans son intrigue suite aux innombrables détours en flashback. Un trajet en voiture permet au trio d’être mené à une base de Manticore. Ils sont escortés, évidemment, et en communication constante avec Dahlia qui leur donne une preuve de la vie de la petite fille qu’elle retient en otage, puis ne leur laisse pas le choix de mener à bien la mission qu’elle souhaite les voir accomplir.

Une fois dans la base Manticore, ils apprennent que Davik devra les aider à hacker un sous-marin, puis qu’il y aura un petit saut en parachute pour Davik et Mason, mais pas pour Nadia. Celle-ci est frustrée d’être mise de côté alors qu’il s’agit de sa fille, mais de toute manière, l’amnésique n’a pas d’autre choix que de sauter en parachute : dans le passé, il a désobéi aux ordres de Citadel (ah ?) et mis sa propre clé biométrique pour bloquer l’opération Red Cell (les bombes convoitées par Dahlia) après un saut en parachute. Nadia n’était au courant de rien, parce qu’elle n’était plus là. Super.

Comme ils n’ont pas le choix, les espions finissent par accepter la situation : c’est bien Mason qui ira faire un saut en parachute – eh, ça fait de bons effets spéciaux pour une fin de saison… Est-ce que je me suis dit avant de les voir. Rien que la scène où le jet décolle du Maroc était pleine d’effets spéciaux peu réussis à mon goût…

30 ans plus tôt | Maroc | Red Cell | Le sous-marin | Asha | Le flashback | Un double cliffhanger | Bilan de saison

Red Cell

Forcément, comme il est question de ce que Mason a fait dans le passé, la série en profite pour caser un petit flashback plus ou moins judicieux. Nous sommes déjà au courant de tout ce qu’il s’est passé, alros je ne sais pas bien pourquoi ça paraît aux scénaristes une bonne idée de nous servir un flashback. On y voit Mason être énervé par Grace et les ordres qu’elle lui donne. Il lui demande même de refiler la mission à Nadia – précisant qu’il ne peut pas l’appeler.

En réunion, il semble accepter. En privé avec Grace, il s’énerve et tente le chantage : il ne fera pas cette mission tant qu’il ne saura pas où est Nadia. Grace ne semble pas vouloir lui dire quoi que ce soit pour autant et Mason finit par se rendre en mission. En cours de route, la communication coupe, ce qu’il fait passer pour un bug… quand il est en fait clair que ce n’est pas le cas.

Grace ne met pas longtemps à le comprendre : elle se rend compte que Citadel n’a pas le contrôle des missiles du sous-marin, contrairement à ce que Red Cell était censé faire. Et pour cause : c’est Mason qui a en a le contrôle, grâce à sa seconde clé biométrique. Evidemment. Il fait tout ça rien que pour réussir à retrouver Nadia, ce qui semble gros. C’est un espion, me faites pas croire qu’il n’a aucun contact capable de l’aider !

Parmi ses contacts, d’ailleurs, il y a justement Bernard. On retrouve alors Mason et lui à Londres, pour qu’ils évoquent ensemble ce que c’est que la famille et tout ce qu’on peut faire pour elle. Bernard ne parle pas de ça par hasard : il a traqué Nadia et a réussi à la prendre en photo alors qu’elle s’occupait d’Asha, sa fille… et celle de Mason. Ouep, Mason était ainsi au courant qu’il avait une fille lorsqu’il a croisé Nadia dans le train en Italie. Il est de plus en plus évident qu’on nous manipule.

Mason refuse même d’utiliser le ticket d’avion que Bernard lui a réservé pour qu’il puisse se rendre auprès de sa fille. Bien sûr. Reste tout de même une grande interrogation : comment Mason a-t-il obtenu l’adresse de Nadia pour que Bernard puisse aller la prendre en photo (et accessoirement, pourquoi il n’a pas été vérifié par lui-même cet abruti) ?

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Le sous-marin

Dans le jet qui l’emmène vers son saut en parachute, Mason essaie de confronter Nadia pour en savoir plus sur Asha, leur fille. La série ne semble cependant pas vouloir perdre de temps avec tout ça et nous mène vite à la rencontre avec Davik (c’est ignoré en peu de temps) et au fameux saut en parachute. C’était l’occasion pour la série de nous montrer ses meilleurs effets spéciaux…

Bon, dans l’ensemble, c’est plutôt réussi, mais une fois de plus, ça donne l’impression de regarder un jeu vidéo plus qu’autre chose. Bon, autrement, on a droit à une super scène où Mason se plaint de ne voir que l’océan quand il saute en parachute. C’est un peu le principe d’un sous-marin, non ? Il est SOUS l’océan. Sous l’océan ♫

Ouais, j’ai fait le choix de regarder La Petite Sirène au cinéma vendredi soir au lieu de regarder cet épisode, ça laisse apparemment des traces. Qu’importe : Mason débarque donc sur le sous-marin et pour la beauté des effets spéciaux, on le suit en train de se prendre un morceau du sous-marin en question dans la tronche. Par chance, Nadia peut activer pour lui un grapin qui lui permet d’être attaché au sous-marin sans en tomber complètement.

Après, ça ne donne pas envie d’être à sa place, trainé comme il l’est par le navire. Il galère comme pas possible à remonter sur celui-ci, mais obtient par chance l’aide de Davik. Et oui : Davik a besoin de lui pour pouvoir rentrer dans le sous-marin… On notera que le sous-marin en question semble désert ; il est manœuvré à distance par Carter. Pour ça, pas besoin de la clé de Mason.

Cela dit, Mason ne met pas longtemps à ouvrir la sécurité du sous-marin : il donne sa clé biométrique sans se poser la moindre question. Davik essaie alors aussitôt de se débarrasser de lui, se servant à merveille du parachute pour ça. J’ai bien ri de cette scène, surtout que c’était hyper prévisible : ce n’est pas pour rien que l’on demandait à Mason d’y aller seul.

Dans l’avion, Nadia est paniquée par ce qu’il se passe. Elle décide aussitôt de se rendre à son tour sur le sous-marin. C’est bien connu, les avions restent en altitude pile au-dessus des sous-marins à aborder et les hommes de manticore sont incapables d’anticiper ce genre de move évidemment. Ah, et aussi, pas vraiment besoin d’un pilote pour un avion comme ça, Nadia n’hésite pas une seconde à le tuer. Elle peut ainsi sauter à son tour en parachute, parce qu’il y a apparemment des parachutes pour tout le monde, youpi.

Pendant ce temps, dans le sous-marin dans lequel il a pu entrer, Davik finit par menacer à son tour Dahlia : il n’est pas heureux de la mort de son frère. Apparemment, il n’a pas cru à l’excuse donnée et ne pense pas que Bernard soit responsable de la mort d’Anders. Certes, il a raison, mais comme toujours avec cette série, on peine à comprendre comment il a pu le deviner et être certain au point de menacer Dahlia de la faire exploser. Ouais, ouais, Davik dirige les têtes nucléaires maintenant qu’il est dans le sous-marin (c’est merveilleux comme ça semble simple) et les dirige vers les grandes familles de Manticore dont on ne sait toujours rien.

Par chance pour Dahlia, Mason veille au grain et finit par se réveiller sur le sous-marin. Je pensais que Nadia l’avait aidé à arriver jusque-là pour menacer Davik avec son arme, mais non : Nadia débarque entre eux sans que personne ne la voit arriver et explose la tronche de Davik qui est mis de côté. Quant à Mason, ben, il a donc réussi à se réveiller après avoir été assommé contre un autre bout du sous-marin, il s’est débarrassé de son parachute, il doit être un bon espion finalement.

Concrètement, on a toute la tension d’une fin de saison, mais sans avoir les enjeux émotionnels qui vont avec : on ne connaît pas les personnages, tout a été super vite et en vrai, même un film parvient mieux à nous accrocher à ses personnages. Vraiment, le rythme de la saison a tout saboté pour moi. On sent qu’on est censé être inquiets pour les personnages et les aimer, mais on n’a rien eu pour nous le permettre.

Bref, Nadia va s’occuper de récupérer les missiles et laisse Mason surveiller Davik. C’est une erreur monumentale : Mason est incapable de faire face à Davik qui le sait bien apparemment. Il pense avoir affaire à Mason, pourtant ? Je ne sais pas, il semble vite comprendre qu’il a affaire à Kyle et se lance dans un combat avec lui. Bien sûr, c’est compliqué pour Mason qui ne parvient pas à se battre cette fois, contrairement à ce qu’on a vu plus tôt dans la série.

A coups de flashbacks des épisodes précédents (décidément), Mason parvient à se battre et mettre Davik KO, parce que son corps se souvient de son entraînement. Il l’assomme juste à temps : de son côté, Nadia est en arrêt cardiaque à cause des condirions difficiles dans le sous-marin où elle récupérait les têtes nucéaires. Mason parvient ainsi à la ranimer grâce à de l’adrénaline ET BIM, fin de saison heureuse, les deux personnages sont évacués du sous-marin, en vie, avant l’arrivée d’autres sous-marins russes.

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Asha

Dahlia suit depuis sa riche demeure le déroulé des opérations. Elle sait bien que Davik a failli tout faire foirer, mais elle rassure malgré tout les familles de Manticore alors que le deal s’apprête à avoir lieu : elle est sûre que Mason et Nadia auront fait le boulot. Malheureusement pour elle, les charges sont toutefois désactivées, ce qui ne plaît pas à Manticore. C’est un problème qui met fin au deal entre eux, puisque Mason est incapable de les réactiver.

Il n’en faut pas plus pour qu’Asha soit mise en danger par Manticore : la petite fille étant braquée par un homme sur un pont au-dessus de la tête de sa mère, on voit mal comment elle pourra survivre. Carter peut toutefois tirer sur l’ennemi, mais la petite tombe quand même du pont. Cela permet une jolie scène d’action où Mason parvient à la rattraper… envers et contre toute crédibilité.

Et hop, tout est bien qui finit bien : deux trois coups de feu tirés par Nadia (qui avait demandé à Carter de prendre le risque de faire tomber sa fille hein) plus tard, les hommes de Manticore sont tous à terre. Pardon, mais ? Comment ça, ils ne se doutaient pas que Carter était en embuscade alors qu’il était là dès le départ ? Comment ça Asha reconnaît sa mère ? C’est d’un simpliste désarmant !

Le mystère reste entier, mais admettons qu’elle a pu voir des photos de sa mère. Nadia est en tout cas heureuse de retrouver sa fille et de passer du temps avec elle, pour apprendre à la connaître. À aucun moment, elle ne présente Kyle/Mason comme son père, en revanche. C’est abusé. Et ça l’est d’autant plus que Kyle retrouve ensuite Hendrix, sa fille, quand le jet se pose enfin.

Il ne se pose pas n’importe où, mais dans les décombres de feu Citadel. Ouep, les membres retrouvent leur QG après huit ans, et ce n’est pas tout. Tandis que les retrouvailles se passent bien pour tout le monde (Bernard reste aux abonnés absents, on ne saura pas ce qu’il est devenu), Carter révèle soudainement qu’il a une fiole avec… les souvenirs de Mason !

Je l’avais dit dès le départ qu’on nous sortirait qu’il existe une autre fiole. C’est toutefois très tôt dans la série : concrètement, on n’a pas eu l’occasion de voir Mason vraiment en galère pour comprendre quelque chose ou vraiment en danger sans ses aptitudes (juste, vite fait, une scène dans cet épisode). Bref, il n’y a pas assez d’épisode et tout va trop vite pour que ce soit pleinement prenant.

Bon, Kyle/Mason peut ainsi récupérer ses souvenirs, yeah ! Cela le laisse face à un dilemme difficile, mais il prend vite sa décision. Sa femme ne semble pas ravie, et pour cause ! Je suis à peu près sûr que Céleste a encore ses souvenirs, elle, mais je disais pareil de Kyle/Mason alors qu’apparemment ce n’est pas le cas.

Kyle affirme à sa femme que récupérer ses souvenirs ne changera rien au fait qu’ils sont mariés… mais tout de même, quand on sait qui elle est, ça risque de changer beaucoup, beaucoup de choses. Pourtant, personne ne prend la peine de le prévenir et Kyle accepte de redevenir Mason. Cela me semble être la pire des idées, parce qu’il fait confiance trop rapidement à Carter. L’acteur s’en sort plutôt bien pour nous faire croire qu’il récupère des souvenirs, on sent un truc dans son regard quand même. Ou alors, je projette pour essayer de trouver de la qualité !

Nadia essaie de s’approcher de son ancien coéquipier pour le rassurer, mais Kyle a besoin de se retrouver seul pour faire le point sur un dernier flashback de saison révélant toute la vérité…

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Le flashback

Il fallait quelque chose de choquant pour conclure la saison, et ils semblent l’avoir trouvé simplement : un énième flashback révèle ainsi que Mason, huit ans plus tôt, a pris contact avec Dahlia. C’est donc lui qui a trahi Citadel ? S’il a contacté Dahlia, c’est parce qu’il voulait son aide pour retrouver Nadia. Comme toujours, la scène prend son temps à délivrer des réponses, mais la série avance d’un pas de géant d’un coup alors qu’elle vient à peine de commencer. Nous n’avons pas vraiment le temps d’être affecté autant qu’il le faudrait par les nouvelles informations.

En tout cas, c’est comme cela que Mason a pu donner ensuite son adresse à Bernard pour s’assurer qu’il retrouve Nadia. Dahlia a accepté de la retrouver pour Mason, même si on ne sait pas bien pourquoi immédiatement. On essaie de nous faire sympathiser avec Dahlia, mais c’est trop tard. On a déjà passé trop de temps à nous la présenter comme méchante, on ne sait pas exactement qui est Thomas… et bim, enfin, on le sait : Dahlia est en fait la mère de Mason, Thomas n’est pas son fils, mais son mari, mort au combat en Serbie.

Oh lala. Cela ne nous explique toujours pas pourquoi elle est méchante, ou pourquoi elle déteste Citadel, n’est-ce pas ? Patience, les réponses arrivent : elle insiste pour dire que Citadel prend les gens qu’on aime à chaque fois, expliquant à son fils que c’est Citadel qui a tué son père. Le père de Mason aurait été tué dans un attentat à la voiture piégée ? Nope, ça ne correspond pas aux recherches qu’elle a faites : elle a découvert qu’il s’agissait en fait de tirs aériens.

L’actrice s’énerve d’un coup, et on ne sait pas bien pourquoi, mais ça nous fait comprendre qu’on obtient enfin toutes les réponses aux questions. Je ne vais pas mentir : on a eu le temps de se les poser, mais en vrai, l’impact des révélations est moindre car je trouve car ça arrive hyper rapidement dans la narration globale de la série. Je ne sais pas, on a le contenu des révélations de 22 épisodes en six, bien sûr que ça ne marche pas.

BREF. Voilà donc pourquoi Dahlia est méchante et déteste Citadel. Bon. Doit-on aimer Citadel, nous ? Ce n’est pas clair du tout. Citadel est une agence qui œuvre pour la paix dans le monde, mais qui a des boulettes à son actif et qui n’est pas si géniale que ça ? Quelle surprise, dis donc. En tout cas, ça nous confirme que c’est donc Mason qui a donné à sa mère l’ensemble des noms des agents de Citadel afin qu’elle puisse obtenir justice pour son défunt mari. Le problème, c’est qu’une fois en possession des noms, Dahlia ne s’est pas vengée en trainant Citadel en justice, mais plutôt en tuant un à un tous les agents.

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Un double cliffhanger

On s’approche donc d’une fin de saison étonnante : Mason ment à Céleste en disant qu’il n’est pas sûr de se rappeler, Nadia les observe depuis une vitre sans tain et… c’est tout. Je m’attendais à un cliffhanger beaucoup plus important pour ce genre de série à gros budget. Pas de mort, pas de terribles révélations, juste un Mason tiraillé entre sa femme du présent (Céleste ?) et sa femme du passé (Nadia). Et avec deux gamines tant qu’à faire. Super le triangle amoureux détestable. Il pourrait au moins poser quelques questions pour savoir comment Céleste s’est retrouvée à être sa femme… mais non, on n’a plus le temps !

De son côté, Dahlia vit mal l’échec apparemment, parce qu’elle reste seule attablée dans le noir. Par crainte des représailles des familles gérant Manticore face à l’échec de sa mission, elle décide de prendre les devants et… d’exploser sa belle demeure. Oui, bien sûr. Je pense que tout le monde comprendra bien ce qu’elle fait, non ? Il faudrait être débile !

La saison s’achève alors sur la promesse d’une autre série à venir… Citadel : Diana, un spin-off italien, est déjà produit et sera diffusé en 2024. Les images nous vendent un truc d’action centré sur un personnage féminin bien similaire à Nadia. Diana. Non vraiment, on se demande où ils sont allés chercher l’inspiration. Bref. Rendez-vous en 2024 pour plus de cerveau déposé sur le canapé pendant qu’on regarde hein !

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EN BREF

Même si je ne m’attendais à rien en débutant la série, ayant oublié les annonces sur le budget ou les réalisateurs à l’origine du projet, il est dur de ne pas être déçu de ce qu’on nous sert. Ce pourrait être une excellente série d’action, mais tout semble bâclé, ou plus exactement rushé, pour tenir en six épisodes. Il y a plein de bonnes idées et de twists, d’accord, sauf que ça mériterait d’être développé sur au moins le double d’épisodes. Là, on enchaîne les révélations sans que les enjeux émotionnels puissent être vraiment perçus.

On sent qu’ils sont là, parce que les acteurs jouent bien. On sent qu’on devrait sentir certaines émotions ou avoir le cerveau retourné… mais la vérité est qu’on connaît si peu leur univers et que tout est remis en cause perpétuellement tellement vite que… ben on s’en fout ? Donnez-nous juste l’action.

Je ne sais pas si c’est moi qui passe à côté de la série, ou la série qui passe à côté d’elle-même, mais en tout cas, il y a eu un rendez-vous manqué avec cette saison 1. Et maintenant, on se retrouve avec un univers étendu sur quatre séries (trois spin-offs à venir, oui, oui) et une saison 2 en production. C’est… ambitieux.

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