Elemental : feu d’artifice ou pétard mouillé ?

Salut les cinéphiles,

Après une semaine chargée et interminable, avec en prime quelques émotions, j’ai décidé de me détendre en regardant le dernier film d’animation de Pixar, Elemental – ou Elémentaire en VF. Et je dois dire que c’était une belle manière d’entamer mes vacances – laissez-moi y croire, je ne fais plus cours, j’ai décidé que j’y étais même si c’est entièrement faux !

L’avis sans spoiler

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, Elemental nous emmène dans un monde où les éléments naturels vivent en ville. Le film suit l’histoire d’Ember Lumen, un élément de feu, et Wade Ripple, un élément d’eau, dont la rencontre va tout bouleverser – ou au moins bouleverser leur vie. Le film explore leur relation, ainsi que leurs interactions avec leur environnement et leur famille.

C’était très sympathique, très beau à voir, mais pas forcément aussi percutant que je l’aurais souhaité en ce qui concerne l’intrigue et les messages du film. Elemental est un film visuellement époustouflant qui aborde des thèmes importants, mais il y a plusieurs messages et c’est peut-être le problème : c’est un peu brouillé et il est difficile d’être pleinement embarqué dans les émotions tant le film joue sur plusieurs tableaux.

Malgré tout, Elemental reste un film à voir, ne serait-ce que pour sa beauté visuelle et son univers original. Et puis, c’est un film qui peut être apprécié par tous, quel que soit l’âge ou la situation. Que vous soyez en famille, seul, en couple ou célibataire, ce film a quelque chose à offrir. Il est parfait pour un rendez-vous amoureux, avec son mélange d’aventure, de romance et de moments touchants, mais il est aussi assez simple et divertissant pour être apprécié par les enfants…

Allez, si vous l’avez déjà vu, on peut continuer d’en parler ensemble histoire que je vous donne un avis plus détaillé… Attention, vous l’aurez compris, dans la suite de cet article, il y a quelques spoilers !

Une animation époustouflante

Le film est une véritable merveille visuelle, avec de superbes paysages et des moments marquants entre les personnages. C’est un véritable spectacle visuel. Des scènes comme la découverte de la ville, le tour en montgolfière, l’opposition eau/feu lorsqu’Ember et Wade se touchent, l’exploration sous l’eau avec la floraison et tous les moments avec du verre soufflé sont particulièrement marquantes. La technique et les effets spéciaux sont impressionnants, au point où j’ai même eu l’impression de voir une photo plutôt qu’un dessin animé lors de la scène du barrage qui cède, par exemple. C’est déstabilisant et impressionnant à la fois !

Un autre point positif est que l’univers est original tout en étant facile à comprendre – et facile à mettre en place. En fait, c’est peut-être la plus grande réussite du film : la mise en place de l’univers est impressionnante, avec beaucoup de décors et détails pour un dessin animé ! À cet égard, le générique de fin est un vrai plaisir à regarder, parce qu’il permet de voir la quantité de travail effectuée pour que cet univers regorge de détails (et de jeux de mots faciles et stupides, mais j’en suis friand, vous vous en doutez !).

Au-delà d’Ember et Wade, il y a aussi toute une galerie impressionnante de personnages secondaires : on sent qu’il y a là des pistes à explorer pour de futurs courts-métrages, et je ne doute pas qu’ils le feront. En attendant, c’est un film qui stimule beaucoup l’imagination et ça fait du bien ! Cela dit, malgré ces nombreux personnages et comme dans beaucoup de Disney ou Pixar, les couples (à la fin notamment) semblent un peu forcés et provoqués par manque de choix. Si je n’aime pas les triangles amoureux, là on a un peu l’impression que Wade est le seul prétendant crédible pour Ember, parce que le petit qui la harcèle avec ses fleurs sous les aisselles, c’est marrant, certes, mais ça ne risquait pas de la faire vibrer !

Quelques déceptions

Bref, le film représente aussi quelques déceptions et n’invente pas l’eau chaude. Ainsi, les designs des personnages m’ont laissé parfois sceptique, à l’image de l’intrigue. Par exemple, j’ai une petite déception pour les nuages et le vent, assez basiques et très peu développés. Pas fan non plus des scènes de sport aérien… Tout le monde n’est pas capable d’inventer aussi bien que le Quidditch de toute évidence !

Ember et Wade sont des personnages très intéressants séparément, mais leur dynamique n’est pas toujours crédible. Leur romance semble un peu précipitée et forcée, comme si Wade était le seul prétendant crédible pour Ember. C’est un peu décevant, surtout dans un film qui par ailleurs brise certains clichés sexistes avec un personnage masculin qui n’hésite pas à montrer ses émotions – les torrents de larmes finissent même par être un running gag lourd… ce qui les empêche d’avoir la dimension émotionnelle attendue dans une des scènes de fin en ce qui me concerne. Ainsi, l’évolution d’Ember est certes très efficace, mais je regrette qu’en 2023, il lui faille un copain pour enfin s’affirmer. Certes, Wade est un garçon qui casse beaucoup les clichés sexistes à évoquer ce qu’il ressent, mais il reste le sauveur de la demoiselle en détresse (et de la flamme) qui aurait pu, il me semble, s’en sortir sans lui.

En parlant de déceptions, parlons d’ailleurs de l’intrigue. Bien que classique, elle aborde des thèmes importants comme l’immigration, l’identité et le sacrifice. Le film parle d’immigration de manière originale avec la famille d’Ember qui représente en fait l’immigration asiatique aux USA. Si cela reste un point fort du film, j’ai trouvé décevant que ce soit fait avec moins de subtilités et nuances que d’autres films récents, comme Turning Red ou même Over the Moon de Netflix. J’aurais aimé voir ce dernier au cinéma d’ailleurs… Là où je me dis qu’Elemental aurait pu être vu sur mon canapé sans que ça me dérange car j’ai une télévision HD (un peu comme pour Soul).

Le début du film est néanmoins très touchant, montrant l’évolution de la famille d’Ember, ce qui rappelle le film haut (d’ailleurs mis à l’honneur par un court-métrage sympathique juste avant la projection). La dynamique familiale reste efficace pour l’héroïne, avec une volonté de plaire à/d’être acceptée par son père qui se voit durant tout le film. C’est l’inverse de Wade, à la famille très réussie aussi mais avec une dynamique différente (plutôt famille nombreuse, riche et libérale, ouverte d’esprit sur la relation entre Wade et Ember). Malgré tout le positif, tout ça n’est pas vraiment exploré autant que ça le devrait, donnant l’impression de rester souvent à la surface – un comble pour ce film.

Après c’est un film qui aborde beaucoup la notion de sacrifice – sacrifice personnel sur le moment pour le bien sur du long terme – alors c’est peut-être normal de sacrifier certains aspects présentés pour en mettre d’autres en avant. Cependant, comme je le disais en introduction, ça a fini par me poser problème, en donnant l’impression que le film voulait trop en faire. À jouer sur tous les tableaux, Elemental finit par manquer d’âme et d’émotions à certains moments-clés – ou plutôt, moi, en tant que spectateur, je n’ai pas réussi à ressentir ce qu’on voulait me faire ressentir.

Pour finir cette partie sur mes déceptions, terminons sur une note musicale. La bande sonore, composée par Thomas Newman, est très bien, même si elle ne m’a pas spécialement marquée. En fait, je dirais même que j’en retiens surtout le générique de fin qui est sympa – la chanson est très bien et finira dans ma playlist Spotify du mois de juin – mais bon, il n’est pas par Thomas Newman. La majorité du temps, la musique originale du film est effacée ou mise de côté pour des chansons. C’est un choix qui fonctionne… mais un peu décevant pour un film d’animation, dont je retiens souvent l’univers musical habituellement.

En bref

Malgré quelques défauts, Elemental est un film que je reverrais probablement, surtout pendant une période de vacances. Il a tous les éléments d’un bon film de Noël : une histoire touchante, des personnages attachants et une animation, je le redis, époustouflante. Je le recommande donc à tous ceux qui ont l’occasion de le voir.

Cependant, bien que l’expérience du cinéma ajoute toujours quelque chose de spécial, je ne pense pas que ce soit nécessaire pour apprécier ce film si vous avez un bon écran HD chez vous. Que vous le regardiez sur grand écran ou en blu-ray/streaming à l’occasion dans quelques mois, Elemental est une expérience à ne pas manquer pour une soirée où vous aurez envie de passer un bon moment avec un brin de féérie. Bref, pas un pétard mouillé, mais pas le feu d’artifice du 14 juillet non plus !

Deux films d’horreur et un coup de cœur

Salut les cinéphiles,

J’ai passé le seuil de la porte de chez moi à 23h43, mais je me suis dit qu’avant de faire quoique ce soit, il pourrait être très marrant de tenter d’écrire mon article avant minuit. Genre, WordPress va me laisser faire, vous savez. Au-delà de WordPress, le vrai problème, c’est que le mercredi, on parle cinéma… et que ce mercredi, je ne sais absolument pas de quoi vous parler car je ne suis pas allé au cinéma cette semaine, j’avais d’autres choses à faire.

Prime Video: The BrideBon, j’ai vu des films quand même je vous rassure, il y a un sujet pour cet article, mais ça n’a pas été un franc succès tout du long. Franchement, j’ai regardé The Bride sur Amazon Prime Video hier… et ne vous imposez pas ça ?

C’était drôle à voir entre amis (et encore), mais c’est vraiment un film d’horreur raté alors que le concept était là pour proposer un film qui vaille le détour. Les concepts ne font pas tout, je le sais déjà avec les séries de toute manière, mais là, rien n’allait sur ce film qui enchaîne dans sa dernière demi-heure un tas de twists et rebondissements pas franchement lisibles ou crédibles. Ajoutons à ça des acteurs peu convaincants – du moins en VF, ça ne doit pas aider ? – et des effets spéciaux aussi cheap que ce que je pouvais faire quand j’étais au lycée (j’exagère à peine !), et ça devrait vous passer l’envie de vous la faire cette mariée.

Critique] Simetierre (2019)Simetierre est une valeur plus sûre quand il s’agit d’horreur. Je triche un peu car je l’ai vu avant mon départ de vendredi dernier, mais c’était un film d’horreur plutôt réussi. Encore une fois, je m’autospoile tout seul avec mon enfance : je n’avais jamais vu le film et je pensais avoir tout oublié de ma lecture du livre, mais non, tout m’est revenu assez vite.

Après, ce n’est pas non plus un délice d’inédit et d’invention dans le genre ; on est sur un Stephen King qui ne se foule pas avec un voisin vieux un peu chelou et mystérieux, une famille ordinaire pas si ordinaire dans ses traumas, un animal flippant et une gamine qui va fasciner bien malgré elle. L’actrice a géré le rôle, cela dit, et l’histoire est efficace. Pour une fois, l’adaptation n’est pas trop ratée, même si elle a ses limites, quoi.

Great Freedom en DVD : Great Freedom DVD - AlloCinéFinalement, mon coup de cœur est venu d’ailleurs cette semaine : j’ai pu voir l’interminable film Great Freedom. Vous aurez compris que si je dis qu’il est interminable, c’est que l’on sent passer les deux heures : la chronologie du film est éclatée au sol, avec des passages d’une époque à l’autre qui nous force à reconstituer l’aventure du héros de cette histoire. Encore une fois, je ne vois pas trop l’intérêt, un ordre linéaire et des plans moins longs auraient fait l’affaire.

L’histoire ? Celle d’un homme arrêté pour homosexualité à l’époque où c’était encore interdit dans l’Allemagne d’après-guerre. Le film propose une critique sociale acerbe sur le fameux (ou pas, ça dépend de votre culture sur le sujet) article 175 qui condamnait donc les homosexuels à une vie en prison. La peine est courte bien sûr, mais il est facile de revenir en prison à peine sorti…

Hans, c’est le nom de notre héros, est dans ce cas : il enchaîne les séjours en prison, et sa vie n’est pas tendre quand il est aussi souvent mis en cellule d’isolement à cause de son caractère. Cela ne l’empêche pas de se lier d’amitié avec un co-détenu, et d’amour avec un autre. Du moins, au début. Je ne vais pas trop en dire, mais en tout cas, le film était assez magnifique.

Les acteurs y sont impressionnants, le commentaire qui est proposé en creux assez glaçant et tout fonctionne merveilleusement bien, jusqu’à la BO de la dernière scène. Ah bordel le générique de fin est marquant d’ailleurs, de même que la dernière scène. Je la sentais venir, mais ça n’a pas empêché le fait que ça remue. C’est comme ça.

Bref, regardez ce film si vous en avez l’occasion, il est très réussi ! De toute manière, pas pour rien qu’il a autant de récompenses…

 

Le Secret de la Cité Perdue : vraiment pas incontournable, mais fun

Salut les cinéphiles,

Si vous êtes lecteur du blog principalement pour les critiques (express ou non) de films et de ce que je prends le temps d’aller voir au cinéma, vous aurez probablement remarqué que je n’ai pas posté d’article sur les films mercredi dernier. Je débarque donc aujourd’hui pour réparer cette grossière injustice.

Il y a eu deux semaines un peu moins passionnantes côté cinéma, je dois dire, alors je suis de nouveau plutôt bon public. Quand j’ai vu débarquer un film avec comme têtes d’affiche Sandra Bullock et Daniel Radcliffe (sachez que ce sont les deux acteurs mis en avant à Bercy, allez savoir pourquoi, car Radcliffe n’est pas le personnage principal), je me suis dit que ça allait forcément me convenir. Le genre n’est pourtant pas mon préféré, avec un côté aventures couplé à de la comédie romantique lourde… pas du tout mon délire.

Simple mais efficace

Et pourtant, Le Secret de la Cité Perdue est un film qui a su me convaincre. Les acteurs sont tous excellents – mention spéciale pour Brad Pitt avec qui je suis presque prêt à me réconcilier après ce petit rôle amusant – et réussissent à faire passer l’humour délirant de ce film.

L’histoire est on ne peut plus simple : une auteure de romances d’aventures (une sorte d’Indiana Jones, à tendance un brin porno, forcément, et mettant en scène une héroïne) est en mal d’inspiration et traverse une difficile crise de la quarantaine, blasée par le mannequin posant sur les couvertures de ses livres. Elle entame une dernière tournée de promotion… mais tout va changer lorsqu’elle se retrouve embarquée bien malgré elle dans une aventure digne de ses romans.

Vous voyez : ça ne casse pas trois pattes à un canard et ça n’invente vraiment rien. Et pourtant, la mayonnaise prend grâce aux acteurs et au scénario un chouïa moderne. Ce que j’ai particulièrement apprécié est que l’humour n’est que rarement très lourd durant le film (bon, les sangsues, c’était attendu et pas dingue quoi, même si Channing Tatum – ou sa doublure ? – reste joli à voir, d’accord). On reste sur tous les clichés du genre et tous les problèmes qui vont avec, mais ça se laisse regarder. Ou alors, j’étais en manque de film et celui-ci était suffisant pour me sortir de ma torpeur.

Un divertissement sans prise de tête 

Je commence à me poser des questions : je ne regardais vraiment aucun film il n’y a pas si longtemps, et je n’aimais rien… Et maintenant, je vais toutes les semaines au cinéma et je suis bon public face à tout ce que je vois ? En plus, celui-ci est répétitif après Uncharted qui, l’air de rien, était quelque peu dans le même genre… mais non, vraiment j’ai passé un bon moment.

Après, on ne va pas se mentir, c’est surtout venu du fait que j’ai trouvé que c’était une comédie efficace dans l’écriture des répliques du duo principal et dans le rythme. Je ne me suis pas ennuyé pendant ces deux heures et j’ai rigolé – vraiment rigolé – à plusieurs reprises face aux situations proposées ou aux répliques.

Le film n’est pas incontournable et ne marquera pas les esprits pour longtemps, mais ce n’est pas son ambition non plus. Si vous souhaitez rire et passer un bon moment de cinéma, ce peut être une bonne occasion. En plus, les cinq acteurs qui portent le film apportent tous une énergie différente et efficace. Daniel Radcliffe s’éclate dans un rôle de méchant qui est surtout capricieux et colérique, et ça fait du bien de voir qu’il a réussi à se débarrasser complètement de l’image du rôle qui nous l’a tous fait connaître (ou presque).

Tout n’est pas aussi rose que la combi de l’héroïne 

Son plus gros défaut ? Sous couvert de féminisme grâce à son personnage principal, on est quand même encore sur un film gros budget avec trois têtes d’affiches masculines sur quatre et la conclusion n’est pas du tout convaincante du côté de l’évolution logique des personnages. M’enfin, j’imagine qu’on ne vient pas voir ce genre de film pour la logique ?

Un autre défaut plus attendu et moins surprenant : tout était dans la bande-annonce, ou presque. Pour une fois, je l’avais vue au cinéma et franchement ça m’a cassé quelques surprises du film parce que j’attendais certains moments. Cependant, ce n’est pas si grave sur ce genre de film, et en plus, je n’avais vu la bande annonce qu’une fois. Ça me confirme que c’est pas mal d’être le relou qui arrive quinze minutes après l’horaire de début de séance, histoire de ne pas voir les bandes-annonces. Dire que j’adorais ça à une époque où on ne nous montrait pas tous les films.

Pour en revenir au film d’aujourd’hui, il y a tout de même quelques gags qui ne sont pas dans la bande-annonce et je ne l’avais vue qu’une fois, ce qui fait que j’ai eu quelques surprises. Par rapport à l’idée préconçue que j’en avais où la lourdeur l’emporterait inévitablement, ce n’était pas ce que j’en attendais en tout cas, et j’ai eu l’occasion de beaucoup rire, ça me convient très bien comme ça… Bonne séance de cinéma !

 

Mon avis sur Les Secrets de Dumbledore

L'affiche officielle met en avant Poudlard et le phénix - Les Animaux Fantastiques : Les Secrets de Dumbledore (actualité)

Salut les cinéphiles,

On se retrouve aujourd’hui pour un article 500 mots qui va évoquer Les Animaux Fantastiques Les Secrets de Dumbledore (ce titre, sérieux, toujours plus long). Vous vous en doutez, ça va largement dépasser les 500 mots, d’ailleurs. Déjà hier, pour le résumé des premiers volets, je n’ai pas pu m’empêcher d’écrire 1000 mots, alors là…

Je reprends la forme de la liste parce que c’est toujours plus simple à écrire et que j’ai peur d’oublier des choses autrement – au moins, avec ce format, je peux ajouter au fur et à mesure. J’ai écrit tout un mémoire sur les listes, j’ai le droit. Bref, attention, il y aura en revanche beaucoup de spoilers ci-dessous !

Ce qui n’allait pas :

– La bande-annonce qui propose les derniers plans du film ??? Vraiment, je vous jure, ça n’a aucun sens de faire des bande-annonces comme ça.

– Les portoloins ne fonctionnent pas sur demande, bordel. Ils sont censés être programmés à des heures précises, pas s’activer quand on en a besoin ? Pourquoi les portoloins sont-ils traités de la même manière qu’un personnage qui transplane ? fantastic beasts and how to catch them – Les animaux fantastiques 2 – Les crimes de Grindelwald – paris – affiche Thesee Dragonneau – Leta Lestrange – Zoe Kravitz – Callum Turner – Branchés CulturePourquoi ça ne choque personne que Jacob sorte d’une cheminée fonctionnant à la poudre de cheminette après avoir utilisé un portoloin en disant qu’il est habitué ? WTF.

– Après un second volet qui tournait énormément autour de Leta Lestrange, celle-ci est complètement absente du film. Je sais bien qu’elle est morte et que ça peut donc paraître logique… mais elle aurait dû être présente pour le deuil de Theseus et de Newt ? Genre, j’adore les deux frères, mais elle est l’amour de la vie de ces deux-là et ils ne semblent pas particulièrement en deuil ? Certes, ils la mentionnent à un moment… mais ça semble être une histoire ancienne. Combien de temps s’est-il déroulé entre les deux films pour en arriver à une telle situation ?

– Par rapport aux livres Harry Potter, beaucoup de choses. Je sais bien que JK Rowling voulait que ces films soient une extension du Wizarding World et pas une séquelle ou une préquelle, m’enfin, si tu fais ça, tu laisses de côté les personnages de la saga principale. Sinon, ça n’a pas de sens ; et c’est ce qu’il se passe ici : on continue sur une McGonagall à l’âge assez flou et à l’omniprésence dérangeante pour Poudlard.7 Ways The Next Fantastic Beasts Film Can Turn Around The Franchise – Page 4 Cela donne l’impression qu’elle et Dumbledore font partie des murs, et qu’il n’y a pas d’autres professeurs (Flitwick est pourtant plus vieux ?). Le pire de tout ? J’avais déjà tiqué à la fin du deux, mais là, on a quand même Jacob qui ENTRE à l’intérieur de Poudlard et parle aux élèves. Un moldu dans Poudlard ? Faudrait voir à pas abuser peut-être. J’imagine d’ici l’AVC d’Hermione si elle savait que JK Rowling trouve ça normal de nous montrer des personnages qui transplanent et des moldus dans Poudlard. Peut-on fournir un exemplaire de L’histoire de la magie à Rowling svp ? Parce que là, ce n’est plus une extension de l’univers, c’est une contradiction de l’univers.

– Une organisation internationale des sorciers ? OK, on sait que ça existe. Mais depuis quand a-t-on quelqu’un à sa tête, élu ? Genre, en sept tomes d’Harry Potter personne n’a songé bon d’organiser une telle élection ? Voldemort a convoité le Ministère, mais pas ça ? Bizarre, non ? Peut-être que la suite nous expliquera qu’ils ont perdu du pouvoir avec le temps, mais bizarre.

– Newt diffusé à travers le monde, mais loin d’être une star dans le monde de la magie quelques années plus tard, c’est très étonnant également. Pourquoi personne ne parle de Newt ou Jacob dans les livres ? Pourquoi personne ne fait appel à ces familles pour l’Ordre du Phénix ? Que sont devenus les Dragonneau ?

Les Animaux fantastiques 3 : Les Secrets de Dumbledore s'offre 18 nouvelles affiches - Superpouvoir.com– Après, ce n’est rien à côté de Dumbledore ! On nous révèle ici qu’une créature magique l’a désigné comme un leader naturel pour le monde de la magie. C’est une créature rare et ça paraît un accomplissement suffisamment incroyable – surtout que retransmis à travers le monde ?? – pour figurer, au hasard, sur sa carte Chocogrenouille ? Ce sont des détails bien sûr, mais c’est frustrant.

– Beaucoup de blabla pour rien ? J’étais vraiment déçu : on nous fait tout un film sur les élections, avec la nécessité de voter… pour que le vote soit finalement à la clameur de la foule qui crie. Bon, l’élection est court-circuité par l’apparition d’un animal capable de départager les candidats, d’accord, mais de là à ce que tous les partisans politiques abandonnent leurs idéaux pour Grindelwald ? Qu’ils le laissent torturer un Moldu devant eux ? Que le monde entier reste impassible à la résurrection d’un animal-zombie ??? Déroutant. Dans le même genre, les partisans de Grindelwald disparaissent complètement sans qu’on ne les voie s’enfuir au moment de sa disgrâce. Etonnant.

Jacob et Queenie | Les animaux fantastiques, Animaux fantastiques, Animaux– Jacob et Queenie se marient à la fin du film. C’est une scène mignonne et tout, je ne dis pas, mais c’est illégal ? Il aurait été bon de consacrer au moins une réplique pour nous expliquer comment le mariage était finalement possible aux Etats-Unis entre un No-Maj et une sorcière. Puis, Tina a toujours été présentée comme contre l’union de sa sœur à Jacob, mais là, elle débarque toute souriante au mariage ?

– Sinon, quel enfer : LA MAGIE N’ALLAIT PAS. Qu’est-ce que c’est que cette histoire de se battre dans un monde parallèle à travers une goutte d’eau et des vitres ? Autant j’ai adoré le sortilège qui enferme un type dans un mur (ça aurait été pratique parfois), autant je ne comprends pas le duel Credence/Dumbledore en plein centre-ville ou même Dumbledore/Grindelwald à la fin. Certes, c’est pratique de pouvoir détruire une ville et de nous dire ensuite que non, ça se passait dans une sorte de monde parallèle ; autant j’aimerais qu’on me l’explique. Hâte de lire le script (sortie prévue en juillet) pour savoir de quoi il en retourne ou, en tout cas, comment ce qu’on a vu est écrit pour, peut-être, comprendre un peu mieux.

Ce que j’aurais aimé voir :

Les Animaux fantastiques 3 : Les Secrets de Dumbledore s'offre une nouvelle bande-annonce (en VF et VOST) - Superpouvoir.com
Une petite réplique sur le changement de visage – on est dans le monde de la magie, ça se justifie tellement facile – aurait été bienvenue quand même !

– Des flashbacks. Enregistrez cet article quelque part, je ne dis JAMAIS ça. Je trouve simplement que JK Rowling s’en tire trop bien pour ne pas montrer le couple gay qui est pourtant au cœur de cette saga : Dumbledore et Grindelwald. C’était génial d’avoir ENFIN l’information révélée, mais du coup, ça manque parfois de réaction. Personne ne relève ou ne dit rien quand Dumbledore dit avoir été amoureux du mage noir ? Newt le sait déjà, allez savoir pourquoi, Theseus reste mono-expression et l’info finit par être noyée dans un flot d’autres émotions. Un peu dommage de ne pas en savoir plus sur ce couple… Et pas sûr que ça soit beaucoup plus développé par la suite dans les films suivants, s’ils voient finalement le jour. Concrètement, je ne sais pas si c’est tout à fait nécessaire au point où on en est (j’ai envie de les voir, mais l’histoire peut se suffire à elle-même).

https://www.hitc.com/static/uploads/2022/04/secrets-of-dumbledore-credence-scaled.jpg
Par contre, y a vraiment un problème avec les cheveux d’Ezra dans cette saga et JK Rowling veut nous faire passer un message sur les longs cheveux noirs à tendance gras pour créer des personnages ambivalents. Non ?

– Des flashbacks. Encore ? Il n’y a pas que Grindelwald et Albus qui sont mis de côté par le script ; il y a aussi Abelforth. Genre, qu’est-ce que c’est que cette information qu’il est tombé amoureux d’une fille ensuite bannie du village ? A priori, c’est une sorcière en plus, donc comment et pourquoi la bannir ? Et comment se retrouve-t-elle dans le bateau où se trouvait aussi Corvus Lestrange ? Albus dit à Credence qu’ils ignoraient son existence, mais ensuite Credence demande à son père s’il pensait à lui ? Comment la communication entre les miroirs a-t-elle pu se mettre en place ? Elle est très sympa, mais c’est étrange, non ? En fait, bon, soyons honnêtes, j’aurais aimé lire un livre. Une fois de plus, je trouve que les films donnent l’impression d’être une adaptation d’un roman, avec des coupes… sauf que ce n’est pas le cas.

Fantastic Beasts 3 - What happened to Tina Goldstein?– Plus de Tina ? Autant je ne suis pas pour le fait d’avoir des personnages exploités quand ils ne servent à rien, autant j’aurais aimé la voir un peu plus que trente secondes. L’excuse trouvée pour justifier au départ du film fonctionnait bien, mais bon, pour le reste… J’ai trouvé quelque peu abusé le fait qu’on puisse la voir observer la cérémonie politique sans pour autant s’en mêler. La voir débarquer avec la valise pendant la cérémonie aurait été bien plus fort comme image, et je ne peux m’empêcher de penser que ça a été envisagé un moment vu le montage qui est fait. L’actrice aurait eu un Covid assez violent, peut-être que tout s’explique.

Fantastic Animals 3″: reveal scene of the blood pact between Dumbledore and Grindelwald - Pledge Times– Le pacte du sang est brisé, mais l’explication me paraît assez fade. Cela n’aurait pris qu’une ligne de nous dire qu’il s’est brisé parce que Grindelwald s’attaquait au sang de Dumbledore. De toute manière, le fonctionnement du pacte reste trop flou : il s’attaque au bras de Dumbledore parce qu’il l’a sur lui… mais qu’en est-il de Grindelwald quand c’est comme ça ? Non, parce que bon, envoyer Credence tuer Dumbledore, c’est déjà vouloir s’attaquer à celui-ci, non ?

Ce qui allait :

– Le jeu des acteurs, évidemment, c’est toujours un plaisir de les retrouver – et le remplacement de Grindelwald, on s’y fait… même s’il n’est pas du tout annoncé dans le film, ce qui peut dérouter si on vit dans une grotte. Je veux dire, ça coûtait rien de redonner plus rapidement son nom dans la première scène.

Fantastic Beasts 3 Featurette explore l'héritage de Poudlard - Avresco– La musique est parfaitement exploitée tout au long du film et, bon, entendre les thèmes des Harry Potter quand on revient à Poudlard, ça fonctionne toujours aussi bien. Revenir à Poudlard aussi (dire que j’ai marché dans cette Grande Salle !). Ceci étant dit, c’est bien la seule réussite technique du film : pour tout le reste, on est sur un film assez peu ambitieux dans les techniques filmiques.

– Le rythme du film : on sent que JK Rowling n’est plus seule à l’écriture. Sa plume est toujours là, on l’entend dans les répliques, vraiment, mais on a enfin affaire à un film qui paraît moins être à « chapitre », de manière hachée, et plus à un film fluide, avec des transitions réussies entre les différentes parties. Fantastic Beasts 3 obtient une date de sortie en Chine - SirdCela le rend beaucoup plus agréable à regarder.

– La scène où l’on retrouve Newt pour la première fois est géniale – et c’est à peu près ce que j’en attendais quand on m’a annoncé une trilogie sur ce personnage. J’aimerais avoir plus de scènes comme celle-ci, même si dans ce film encore, les animaux fantastiques sont suffisamment présents pour que l’on voit Newt en tant que Magizoologist un certain nombre de fois. Et puis, cette petite danse avec son frère pour éviter de se faire bouffer, c’était assez magique tout de même.

La deuxième bande-annonce de Fantastic Beasts 3 a été retardée - Mopays.com

– Le point précédent me fait penser que ce qui m’a beaucoup plu, c’était l’humour. Il passe très bien, avec les bonnes doses à chaque fois, que ça vienne de Newt ou de Jacob, j’ai bien ri.

– Nous avons affaire à un film à message, et c’est une bonne chose : les répliques de Dumbledore sont tout de même un vrai plus, avec une valeur ajoutée non négligeable en période électorale. Bon, bien sûr, c’est sans surprise et ça surfe sur les mêmes valeurs que ce que pouvait proposer la saga d’origine, mais je n’en demande pas plus de toute manière !

https://www.melty.fr/wp-content/uploads/meltyfr/2022/04/ezra-miller-fantastic-beasts-3-poster-328x410.jpeg

– J’ai longtemps parlé des incohérences entre les films et les livres d’origine, mais tout de même, cette nouvelle saga reste bien cohérente d’un film à l’autre. De même, JK Rowlilng répare un certain nombre de problèmes de cohérence du deuxième film, notamment en ce qui concerne le personnage de Credence/Aurelius Dumbledore. Je suis bien content d’apprendre qu’il n’est pas un énième frère caché ; je suis content de voir Dumbledore assumer qu’il était amoureux et je suis content de voir une scène où Dumbledore évoque directement ce qui est arrivé à Ariana… Cela reste des secrets de polichinelle par contre : il y a bien longtemps qu’on connaissait ses secrets et sa tendance à se mêler de géopolitique dans l’ombre.

– Certains détails passent inaperçus, mais j’aime ce genre de clin d’œil : le sort qui multiplie les objets comme dans Gringotts, le livre préféré d’Hagrid qui s’en prend à quelques sympathisants de Grindelwald, l’élève roux dans Poudlard qui est probablement un ancêtre Weasley ou l’évident match de Quidditch faisant référence à Harry et Draco, ça m’a fait sourire. Rien d’exceptionnel ou crédible, mais plaisant.

Fantastic Beasts 3: Why Did Dumbledore Give Jacob a Wand? | POPSUGAR Entertainment– Le personnage de Jacob est génial, et je l’aime beaucoup. Ce n’était pas une surprise, mais je voulais le dire. Le peu que j’avais aperçu avant le film était la baguette qu’on lui donne et qui m’avait fait péter un câble dans un cinéma avant un film qui n’avait rien à voir. J’aime finalement beaucoup l’idée d’une baguette sans cœur, pour simplement faire illusion et tromper certaines défenses magiques en faisant passer pour Jacob pour un sorcier. New Fantastic Beasts 3 Image Reveals Theseus and Newt ScamanderCela nous montre aussi que Dumbledore est vraiment cinglé à laisser un Moldu prendre tant de risques.

-J’étais plus surpris par la présence de Theseus, que j’ai adoré cette fois-ci, ou par Lally qui trouve très vite sa place dans l’équipe. D’ailleurs, je tiens à préciser que je n’ai pas fait le rapprochement, mais Lally avait déjà un rôle très secondaire dans le 2 : elle demandait à Nicolas Flamel d’aller au Père Lachaise. Non, vraiment, ce deuxième volet est super loin ! Et les personnages de ce film sont super sympathiques, ça donne envie de retourner le voir pour passer plus de temps avec eux (à part peut-être l’assistante, parce que j’ai trop de peine pour elle). Fantastic Beasts 3 Releases 18 Posters Of New & Returning CharactersOn note aussi qu’ils s’inscrivent bien dans un contexte historique compliqué, car on s’approche de plus en plus de la seconde guerre mondiale (prévue pour être la conclusion de la saga, avec Grindelwald arrêté en 45 par Dumbledore dans les livres – mais eh, faut se détacher des livres parait-il !).

– De même, l’utilisation des animaux fantastiques m’a paru plus convaincante dans ce film. Peut-être que c’est parce qu’on les connaît déjà et qu’on voit certains trucs arriver (genre Pickett qui va sortir de sa cellule ou le Niffleur – il s’appelle Teddy ! – qui préfère attraper les pièces), mais j’ai beaucoup aimé.

Et vous ?