Octobre & novembre – Oups

Ceux qui suivent le blog, même de loin, auront remarqué je pense que j’ai disparu de la circulation depuis le Comic Con, à peu près. Il faut dire que j’ai eu des week-ends hyper chargés et loin de chez moi, pour compléter mes semaines déjà bien comblées. Par conséquent, j’ai pris du recul et surtout, j’ai dû faire des choix entre séries et boulot. Autant dire, que ce n’était pas un choix bien compliqué et j’ai décidé de lâcher à la fois mes articles hebdomadaires et mon challenge. Enfin, « décidé ». Les événements ont décidé pour moi, et je m’excuse auprès de ceux qui les attendaient. Je n’oublie pas que j’ai aussi un tag à faire, un jour. Bref, quoiqu’il en soit, je me dis qu’il est largement temps de faire les bilans d’Octobre et Novembre du Challenge Séries 2016… J’ai peut-être arrêté de regarder One Tree Hill, mais je ne me déclare pas vaincu pour autant !

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En octobre et novembre, j’ai terminé la troisième saison de One Tree Hill que je commente par-là. Et j’ai largement entamé la 4, au moment où j’y croyais encore. Et puis, j’ai arrêté de regarder. Pour être 100% honnête, je ne peux pas dire que la série me déplaît, elle a des côtés très sympas même. Seulement, elle ne m’accroche pas non plus des masses et la saison 4 se concentre un peu trop sur les problèmes existentiels de Peyton pour moi. Je sais que je reprendrais, probablement en 2017 ; mais pour le moment, il me paraît évident que je ne peux pas regarder cinq saisons dans les trois semaines à venir. J’ai donc pris la décision de switcher One Tree Hill… au profit d’Utopia, une série certes bien plus courte, je sais, mais bon, j’ai eu les yeux plus gros que le ventre en janvier je crois. Voilà, mes articles sur les deux saisons d’Utopia sont à venir d’ici le 31 décembre, mais c’était un gros coup de cœur que j’ai regardé en septembre. De manière générale, j’ai préféré voir des séries plus courtes que je pouvais finir plutôt que les saisons restantes de One Tree Hill. C’est stupide, car j’aurais probablement pu la finir autrement, mais c’est comme ça.

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Outre ce switch, j’ai bien sûr terminé aussi l’excellentissime saison 6 d’American Horror Story. Je ne m’attendais pas à ça, mais j’ai adoré et je la considère actuellement comme la meilleure saison de la série. Après avoir critiqué pendant quelques années cette série adulée par beaucoup, je me retrouve donc à leur place et me sens presqu’un peu bête. Surtout que les saisons 3, 5 et 6 vues pour le challenge ont toutes été beaucoup plus plaisantes que les 2 et 4 qui étaient pour moi hyper décevantes et blasantes.

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Je sais que certains ont déjà pu déclarer avoir bouclé leur challenge, ce n’est cependant pas mon cas, loin de là. Je suis pris au piège de mes choix : Netflix a diffusé la seconde saison de Club de Cuervos le 9 décembre et la deuxième partie des aventures de The Man of the High Castle est quant à elle annoncée pour mi-décembre. Gloups. J’ai donc encore 20 épisodes à voir d’ici la fin du mois, en plus de mes séries régulières (qui heureusement passent en pause) et du retour de Con Man jeudi dernier. Non mais ça va le faire.

Août : un mini-défi qui porte mal son nom

C’est l’heure du bilan du mois d’Août et OUF j’ai rattrapé la catastrophe du mois dernier… mais alors genre largement ! Hellody a eu la bonne idée de proposer un nouveau mini-défi pas si mini que ça : finir trois séries du challenge entre le 1er et le 31 août. Et c’était loin d’être gagné avec quatre séries restantes dont 9 saisons de One Tree Hill et quatre de That ‘70s show. Croyez-le ou pas (non, croyez-le, vraiment), c’est pourtant un mini-défi validé pour ma part, avec certes un switch sur une plus petite série, puisque j’ai viré Ministerio del Tiempo de ma liste au profit de Club de Cuervos (un poil plus longue, je crois). Bref, ce mois-ci j’ai vu :

Club de Cuervos, saison 1 : 13/13 épisodes (À jour)
American Horror Story, saison 5 : 13/13 épisodes (À jour)
One Tree Hill, saison 1 : 22/22 épisodes
That ‘70s show, saisons 4 à 8 : 100 épisodes (Terminée)
One Tree Hill, saison 2 : 6/22 épisodes

Bref, bref, bref, je reviens par la suite sur chacune de ces séries, mais c’était en plus de Superstore, Grace and Frankie (article à venir) et de toutes mes séries en direct à la semaine !

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Club de Cuervos – Alors si vous avez suivi un peu le blog, vous avez déjà vu mon article sur la saison 1 ! J’avais décidé en janvier dernier d’inclure une série espagnole dans mon challenge, parce que je voulais me reconnecter un peu avec cette langue que je ne pratique plus. Malheureusement, il n’est pas toujours facile de trouver les épisodes et surtout les sous-titres, même les sous-titres espagnols je suis pas chiant, d’une série qui n’est pas américaine. Heureusement pour moi, Netflix était là une fois de plus pour sauver le coup.

Alors oui, j’avoue tout, j’ai regardé Club de Cuervos sur un énorme coup de tête et uniquement parce qu’elle était en espagnol ET dans le catalogue Netflix. Certes, ce n’est pas une série espagnole, mais elle est hispanophone, ça rentre dans mon objectif. Verdict ?

J’ai adoré ces treize épisodes que j’ai regardé sur une semaine. Je recommande vraiment, malgré quelques défauts et des épisodes -16 ans (-18 même peut-être pour le full frontal masculin ?). Je précise quoi, ça se regarde pas dans le RER.

Une excellente découverte du challenge, je suis bien content !

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American Horror Story – Pour rappel, j’avais déjà rattrapé la saison 3 pour le challenge en mai et j’avais vu la saison 4 en direct l’an dernier. Comme il « suffit » d’avoir une saison de retard diffusée avant 2016 pour le challenge, ça fonctionnait, car j’étais en retard aussi sur la 5… mais je vais essayer la 6 en direct.

Bref, la saison 5 m’a plu légèrement plus que la 3 (ça se joue à 0,25 point attention) et beaucoup plus que la 4 (c’était pas trop dur, ça en revanche). La série s’est un peu renouvelée (oui c’est idiot de dire ça d’une anthologie, mais si vous lisez mon article dessus, vous comprendrez), je me suis laissé prendre au jeu et j’attends de voir ce qu’ils vont nous pondre pour la 6.

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One Tree Hill Bon, j’avais déjà vu la première saison il y a fort longtemps, mais j’en avais oublié une grande, grande partie à commencer par l’absence de Brooke dans le pilot. Si, si, j’vous assure. Comme pour les autres saisons vues ce mois-ci, j’en ai bien sûr fait un article que vous pouvez retrouver par là. Si vous avez la flemme, les grandes lignes sont : teen drama et prévisible, donc pas trop trop ma cam’ a priori.

J’ai attendu un peu avant de lancer la saison 2, mais je viens de m’y remettre mardi. Allez, dans huit saisons, j’ai fini mon challenge comme ça (enfin dans ce qui a déjà été diffusé en tout cas). J’ai malgré les apparences vu un peu moins d’une saison pendant le mois en fait 😉

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That ‘70s show – Ouais, ouais, ouais. Quatre saisons en une semaine et demi, j’avoue, je n’ai pas chômé et j’ai même enchaîné avec « The Final Goodbye », un documentaire retraçant les huit saisons, les coulisses, des interviews… Génial pour achever un marathon aussi intense !

Intense, c’est sûr, avec un nombre d’épisodes vus par jour parfois inavouable (mais rassurez-vous, TVshow time m’a traqué et oui, j’ai possiblement vu 100 épisodes en une semaine). La conséquence ? Ce n’était pas toujours drôle et contrairement à un visionnage classique ou le moins drôle est supportable, c’était parfois un peu longuet. Les dynamiques entre personnages avaient tendance à changer en début/fin de saison, rarement au milieu (il y a eu des exceptions, notamment la très bonne saison 5 vue en une journée tellement ça bougeait). Vous le verrez dans mes articles consacrés à la série, j’ai parfois été un peu impatient ou eu du mal. En tout cas, aujourd’hui, la série me manque, surtout Jackie, Steven et Kitty. C’est comme ça.

J’ai mis en ligne mardi dernier l’article sur la saison 4, mardi prochain viendra celui sur la saison 5 et ainsi de suite tous les mardi jusqu’à la saison 8, ce qui devrait donc couvrir le mois de septembre. Deux raisons à ça : déjà, c’est long à mettre en page même si j’ai pas pris de capture (trop de captures d’un coup) et ensuite, je vais être chargé avec la rentrée alors ça me permet d’avoir quelques articles en rab pour dynamiser le blog !

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Voilà pour le mois d’août, merci d’avoir lu cet article et à dans un mois pour, j’espère, les saisons 2 à 4 de One Tree Hill. Pas sûr cela dit : la rentrée va être violente pour moi et plein de séries vont reprendre, comme You’re the Worst a déjà repris ce 1er septembre ! Et puis, j’avoue, j’en ai commencé une autre sur Netflix hier. Normal, non ?

Semaine 33 : du 15 au 21 août

Retour à la maison de courte durée cette semaine, je suis retourné chez ma meilleure amie parce qu’on avait des séries à terminer. Si, c’est tout à fait une excuse valable pour squatter chez les gens. De toute manière, je suis en grande diète d’épisodes inédits.

00Les inédits de la semaine

En effet, il n’y a pas beaucoup d’inédits car nous sommes entre deux périodes chargées du calendrier américain. Qu’à cela ne tienne, j’ai pu cette fois réellement avancer dans mon challenge (mais alors vraiment, vraiment, j’en reparle très vite). En attendant, revenons sur les articles que j’ai complété cette semaine :

Braindead (1×08), 15/20
Roadies (1×08), 11/20
Scream (2×12), 18/20
Suits (6×06), 13/20
Another Period (2×10), 18/20
Superstore (2×00), 16/20

MV5BMTY0NDE4OTcyMF5BMl5BanBnXkFtZTgwNzQ0OTA1OTE@._V1_.jpgLa performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Et cette semaine, ce sera pour… Natasha Leggero ! Ça ne surprendront pas ceux qui ont lu mon article sur la saison 1 de Superstore, je suppose, il fallait bien que je parle d’elle et de sa tête qui est parfaite pour transmettre l’humour.

Je ne l’ai jamais vue que dans Superstore et Another Period, je reconnais, mais elle déchire dedans et cette semaine n’a pas dérogé à la règle ! Spoiler : après avoir lutté toute la saison pour se retrouver un riche mari, les choses tournent vinaigre pour elle quand c’est sa sœur qui se marie à sa place le grand jour et que son propre nouveau mari meure quelques secondes avant de dire « oui ».

Et jouer l’alcoolique dépressive, ça lui va à merveille : elle n’a jamais été si convaincante dans son rôle, c’était parfait.

Comme c’est un peu court, j’ai jeté un œil à son CV interminable et OUPS, elle a aussi joué dans Community, où je l’ai évidemment vue aussi, ce n’est jamais que ma sitcom préférée. Impressionnant CV qu’il faudra que je décortique un peu, on sait jamais, il y réside peut-être ma future nouvelle série du moment.

00Les autres actus du blog

Cette fois, j’ai des choses à dire dans ces lignes !

Cette semaine, j’ai eu l’occasion d’enfin publier mon article sur la première saison de Superstore ! Pendant ce temps, j’ai également poursuivi mon bingewatching de Club de Cuervos pour le Challenge Séries 2016 et, oui, je l’ai terminée à temps pour vous en proposer un article.

Dans le courant de la semaine, je publierai aussi en rapport avec le challenge un article sur One Tree Hill. Oui, vous voyez, j’ai décidé d’avancer vraiment ! En attendant, je vous propose de (re)lire l’article sur la saison 2 de Fear the Walking Dead qui recommence demain avec le 2×08. Demain est d’ailleurs chargé en séries, contrairement au reste de la semaine qui continue à être un peu en diète. Tant mieux : j’ai des tas de choses à rattraper !

Bonne semaine à tous et à dimanche prochain !

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

Club de Cuervos (S01)

Avis : Le hasard fait parfois bien les choses. Alors qu’il m’était impossible de dormir à cause d’un tapage nocturne auquel je ne pouvais rien, je me suis dit que j’allais faire un tour sur Netflix, sans grande conviction. Je n’avais pas envie de regarder quoique ce soit, donc j’ai erré un peu en parcourant le catalogue avec curiosité, comme je crois que ça arrive à tous les gens ayant un compte Netflix. Vraiment, ne vous inscrivez pas, ça tue toute votre productivité, même quand vous ne regardez rien (vraiment, inscrivez-vous).

Toujours est-il que je suis tombé sur cette série au synopsis intrigant et en langue espagnole. Bim, il ne m’en fallait pas plus pour attirer ma curiosité, car ça fait un moment que j’ai envie de me trouver une série espagnole. J’ai bien Ministerio del Tiempo au programme de mon challenge, mais il n’est pas évident de trouver les épisodes légalement, et encore moins de les caser dans un emploi du temps (ils durent 70 à 80 minutes). Bref, c’était une double aubaine : j’avais du temps à tuer et ça me remettait à l’espagnol ; j’ai donc décidé de switcher Ministerio au profit de Club de Cuervos, même si je n’en savais rien de plus que le synopsis.

Hop, coup de tête efficace : pas de regret. C’est une série en espagnol certes, mais c’est avant tout une série Netflix : le cadre, le rythme, les intrigues, les répliques… tout paraît familier grâce à cette caractéristique toute bête ! C’était très agréable, dépaysant avec le Mexique, mais pas trop parce que Netflix, et assez adapté à mon rythme de vacancier.

Si vous ne connaissez pas, je vous recommande, surtout si vous aimez les séries-soap type Brothers & Sisters et peut-être aussi type One Tree Hill (en moins ado – mais je n’en ai vu que la saison 1 où ils sont ados aussi).

Note moyenne de la saison : 15,5/20

01.pngÉpisode 1 – Sé un Capitán – 16/20
Mi papá era un cuervo

Ce pilote introduit ses personnages et le conflit familial de la meilleure manière qui soit, nous présentant avant tout la discorde entre le frère et la sœur, autrement dit entre Chava et Isabela (je me pose les noms là pour les retenir en vrai). La structure en flashback apporte beaucoup, car Chava apparaît d’abord comme un président au top avant d’être aussitôt présenté comme un jeune en déperdition la plus totale, avec drogue et prostituées. L’univers du football n’est pas surexploité pour le moment, il s’agit plutôt d’explorer l’entreprise familiale, qui est donc une toile de fond, et la condition de tout un chacun autour de l’héritage. En bref, il y a de l’humour et du drame, de la tension et des histoires familiales qui ne font que commencer avec la « concubine » du père décédé. Quant à l’Espagnol, il passe très bien à l’oreille et ne m’a pas dérangé une seule seconde, alors que je m’en inquiétais un peu comme ça se passe au Mexique. Début très positif donc, malgré quelques défauts Netflix évident, comme la sexualité un peu trop représentée. En même temps, c’est un peu une caractéristique de tout ce qui est hispanique, donc c’est sans surprise.

02.pngÉpisode 2 – Hacemos Jabon – 14/20
Donde esta tu hermana ?

Isabel abandonne lâchement le club pour prendre un job dans l’entreprise de savon familiale. C’est lent de ce côté-là, mais c’est voulu : l’idée est de montrer l’ennui qu’elle est vouée à ressentir loin des Cuervos. Salvador « Chava », lui, se voit nommer, sans grande surprise, directeur du club et c’est la tête pleine de rêve pour ses équipes qu’il entend occuper ce poste. J’aime beaucoup ce personnage un peu cliché du jeune perdu qui se retrouve avec des responsabilités et l’acteur le joue bien, surtout quand il voit que sa sœur est la solution en cas de problème… ce que je comprends, car elle est aussi intelligente que drôle. Leur duo fait bien passer le comique et la relation frère/sœur pour l’instant. Ce second épisode confirme une série assez classique, mais à vrai dire parfaitement maîtrisée comme telle. C’est d’un niveau suffisant pour divertir et c’est entraînant, avec un côté soap très réussi lui aussi. En revanche, je trouve que le côté foot et l’intrigue sur les joueurs tombent un peu trop comme un cheveu sur la soupe pour l’instant, j’espère que ça va peu à peu être mieux relié au reste par la suite.

03.pngÉpisode 3 – Repuesta Uniforme – 14/20
No tengo hijos, señor. Y soy Julio, señor.

Chava continue de galérer à devenir le patron du club, car quoi qu’il fasse, il manque beaucoup trop de crédibilité pour l’être. Histoire d’empirer les choses, son cousin parfait vient se rappeler à son bon souvenir et il a beau tout faire pour être meilleur, ce n’est pas évident pour Salvador de se faire respecter. Sa sœur qui a tout ce qu’il faut pour diriger le club (sauf un pénis donc) galère de son côté avec Mary Luz qui parle évidemment à la presse pour se faire du fric. Bref, les galères s’enchaînent pour nos héros et c’est assez sympa de les retrouver dans ce nouvel épisode, avec toutes leurs chamailleries parfaitement jouées. Pour la première fois dans la série, le foot prend un peu d’importance. On a même droit à un match, il était temps car ça manquait finalement pour bien comprendre les enjeux, même si c’est expédié en une minute au lieu de 90. Enfin, l’intrigue secondaire sur ce pauvre Tony toujours sur la touche et malmené par ses coéquipiers continue également, mais je ne vois pas bien son intérêt pour le moment, sinon le scandale qui se pointe peu à peu. En bref, l’épisode est bien humoristique malgré des problématiques bien définies pour les héros, donc c’est un bon moment qui s’il ne marque pas les annales est assez cool.

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Épisode 4 – Bofetada – 16/20
Por favor, Susanita, deberia ayudarme

Allez, cet épisode y va fort avec la nudité gratuite, avec un full frontal masculin et des boobs à tout va. Et encore, le full frontal masculin sert une bonne blague du scénario (et l’explication de pourquoi il a toujours les mains dans son short probablement) et pour tout dire, le scénario est bien drôle dans cet épisode avec l’amitié Tony/Susanita qui est géniale, Isabel qui parvient à attirer l’attention d’un sponsor masculin après quelques déboires misogynes (j’aimerais croire qu’ils sont exagérés mais…) et Chava qui drague une journaliste qui n’en a pas grand-chose à faire de lui a priori. J’espère que l’on reverra cette dernière, car ayaya mucha caliente. L’épisode est donc principalement drôle, mais en plus, il fait avancer les intrigues avec Goyo finalement viré bien vite et très malproprement après avoir couché avec Susanita (scène la plus drôle de la série au moins) et frappé Tony. Oui, sauf que j’ai fini par m’attacher à Tony et j’espère qu’on va continuer à suivre l’histoire de ce loser. En plus, cette colère finale de Chava ne fera pas du bien à sa réputation déjà bien entachée.

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Épisode 5 – Barreras Para Salir – 12/20
Cuervos es mi familia

Paty est de retour, alléluia, c’est cool que Chava pense comme moi que cette journaliste est sexy… Sauf qu’elle est aussi tout bonnement insupportable dans cet épisode, ne devenant plus qu’un cliché faire-valoir. Le comique de son rôle s’estompe un peu maintenant qu’elle n’est plus là que pour ça et l’épisode s’éternise un peu autour de cette intrigue, heureusement sauvée par Mary-Luz. De son côté, Tony continue de vivre toute sorte d’aventures étranges dans les vestiaires qu’on va finir par connaître par cœur à défaut de voir les matchs. Le seul problème, c’est que ça éclipse Isabel un temps, avant qu’elle ne revienne draguer le journaliste. Donc, un épisode moins drôle et tout en longueur, c’est dommage, j’espère que ça va vite repartir du bon pied maintenant.

06.pngÉpisode 6 – Afortunado en Jugar – 17/20
DONDE ESTAN? Eso no es une equipo.

La première moitié de l’épisode tourne autour du match de qualification qui approche et cela permet de redonner un peu d’importance au terrain et aux déboires de l’équipe, que l’on connaît un peu mieux à chaque épisode. Les vies de Tony et Moises/Ximena sont assez drôles et toujours mises en avant dans les épisodes, ce qui est sympa. Goyo est enfin remplacé dans cet épisode par un entraîneur totalement tordu qui privilégie le yoga au jeu. Étrange, mais je vois ça comme un moyen d’ajouter de l’humour autant à l’épisode qu’à la série. Et puis, il fallait trouver un truc pour justifier que l’équipe se défonce sur ce match et gagne. Techniquement, ce match est le plus long de la série et aussi ce que je kifferais sur les rares matchs que je suis, avec juste l’essentiel. La victoire est belle, la défaite aux qualifications n’en est que plus difficile pour tout le monde et permet de remplir la seconde partie de l’épisode. Et il y a encore le temps pour que Mary Luz manigance une fois de plus et que Rafa Reina refuse de célébrer son dernier match bien mal parti. Dire que je m’inquiétais du rythme mauvais dans l’épisode précédent, c’est tout réparé et la série s’offre son meilleur épisode l’air de rien, avec une scène finale à mourir de rire.

07.pngÉpisode 7 – Nuestro Guggenhelm – 15/20
Chava, do you know the definition of luck?

Toute une scène en anglais et je m’en suis rendu compte qu’à mi-chemin en notant la citation, je suis à l’ouest moi. Bon, après cet épisode 6 intense, le 7 fait pâle figure : il faut remplacer Rafa et cela offre l’occasion d’un nouveau duel frère/sœur avec Chava qui recrute un joueur international et Isabel qui est coincée par un accord effectué par Felix. Bref, une fois de plus, Chava se sent inutile et ridicule, ce qui ne s’arrange pas quand Mary Luz en rajoute une couche sur le sexe du bébé. Isabel tente une fois de plus de décrédibiliser son ex belle-mère et c’est un échec cuisant malgré une victoire certaine. Du côté des joueurs, on continue de suivre Moises et ses multiples tentations de tromper Ximenes auxquelles il résiste autant que possible alors qu’elle déprime des fréquentations de son homme. Elle en arrive à partir en vacances seule et sous-entendre la rupture. Du point de vue technique, cet épisode possédait le pire faux raccord que j’ai vu depuis un certain temps (le livre fermé/ouvert d’Isabel)… de même qu’il possédait leur meilleur plan séquence lors de la réunion finale. C’est finalement Felix et Isabel qui se font le plus avoir dans cet épisode et c’est agréable de voir la donne se renverser de la sorte.

08.pngÉpisode 8 – Aitor – 14/20
El Taj Mahal no es una casa es un mausoleo

Un épisode sous la forme de documentaire ? Pourquoi pas, mais on sent bien qu’on est sur Netflix, car c’est le genre de risque qu’une série prend rarement au cours de sa première saison si elle n’est pas assurée de s’en foutre royalement des audiences. J’ai trouvé sympa de découvrir d’un point de vue extérieur l’arrivée d’Aitor, surtout que le côté journalisme est quelque chose qui existe depuis un moment dans la série, ça se développe un peu plus ici et c’est une composante qui fonctionne bien. En revanche, le gros problème de cette forme du documentaire, c’est qu’on perd une bonne partie de l’humour habituel pour se concentrer sur des humiliations de Chava. Exit aussi les disputes entre frère et sœur qui n’apparaissent qu’en fond pour mieux exploser à la fin. Cela offre au moins un cliffhanger sympa pour la suite de la série, mais l’épisode manque du coup d’un petit quelque chose.

09.pngÉpisode 9 – Fiebre Española – 14/20
Ser presidente te cayo del cielo Chava

Cet épisode est un peu long, mais il se concentre un peu plus sur l’équipe et l’arrivée d’Aitor, et c’est sympa. Son arrivée bouleverse en effet l’équilibre à peu près établi : Isabel et Chava ne se parlent plus et finissent par se battre en public, Potro se montre extrêmement jaloux de son nouveau coéquipier (principalement à cause de son entre-jambe) et Aitor a un agent très froid et particulier. En bref, c’est le bordel pour le club une fois de plus. Tout cela nous mène petit à petit à une succession de scènes d’orgie qui permettent de révéler la sexualité d’Aitor, qui se dit pansexuel du coup. L’épisode faisait plus transition qu’autre chose, mais c’était sympathique à voir. J’attendais juste un peu mieux après le documentaire en fait.

10.pngÉpisode 10 – Nuevo Padrote en el Pueblo – 15/20
Es Youtube. Singular.

Ca part un peu en vrille et je crois que c’est parce que l’on se rapproche peu à peu du final. Eliseo tente de ruiner les Cuervos de manière extrêmement visible, mais il n’est jamais que le vautour qui tourne autour du corps de sa proie à l’agonie. Isabel est carrément exclue des locaux par son frère tandis que Moises ne se sent plus du tout à sa place dans l’équipe à cause d’Aitor qui lui fait en plus des avances. À ce sujet, c’est marrant, mais je ne voyais pas vraiment les pansexuels comme ça, ça, c’est juste un obsédé sexuel. Tant mieux, c’est bien plus drôle et Aitor est clairement là uniquement pour son potentiel comique, car c’est à peu près tout ce qu’il a le pauvre. La situation se dégrade et ça promet des choses intéressantes pour les trois derniers.

11.pngÉpisode 11 – Empuja – 15/20
Estas ovulando ?

Comme je le pensais, les choses se compliquent et se pimentent au cours de cet épisode. Rafa revient en tant qu’entraîneur, faute de pouvoir trouver quelqu’un d’autre, ce qui entraîne une série de complications autour d’Aitor qui ne supporte bien évidemment pas d’être coaché par un petit joueur à la retraite. L’ambiance part vite en cacahuète : Félix démissionne après un ultime désaccord avec Chava. Ce dernier a bien d’autres choses à gérer pourtant : Mary-Luz est en train d’accoucher d’un petit Valentin… Iglesias, évidemment. Isabel est obligée de reconnaître ses torts et de reconnaître son petit-frère comme tel. L’épisode change un peu d’ambiance et se concentre à nouveau plus sur les Iglesias que sur les joueurs, tout en gérant mieux les deux de front. Tout cela se termine sur Eliseo qui fout la merde en révélant à Chava que les photos du portable rose avaient fuité grâce à Isabel. Voilà qui promet.

12.pngÉpisode 12 – Feliz Cumpleaños, Sr. Presidente – 18/20
Yo te apoyo. Nosotros te apoyamos.

Voilà un épisode bien violent : les secrets de Mary-Luz apparaissent peu à peu bien que sa présence auprès de Chava soit géniale, Aitor se retrouve au milieu d’un scandale sur sa sexualité après avoir été vu embrasser son agent. Dur. Dur retour à la réalité homophobe mexicaine avec de nombreux discours qui semblent sortir d’une autre époque. Cet épisode est une claque après l’ouverture dont faisait preuve la série sur tous les sujets sexuels et c’est une vraie réussite pour cela. Rafa se fait virer après un discours d’Isabel ne soutenant pas Aitor et il se venge aussitôt à la télé. Isabel passe vraiment de bien mauvais moments quand elle perd même le soutien de son mari lorsqu’il apprend pour les photos de Moises. Celui-ci aide Potro à retrouver ses érections dans une intrigue un peu naze et tordue. Bref, cet épisode est surtout d’une tristesse affolante pour le personnage de Chava qui passe le cap des trente ans de la pire des manières qui soit. La toute fin est un deus ex machina qui fonctionne plutôt bien car elle est imprévue mais parfaitement bien amenée. L’épisode final va être sanglant.

13Épisode 13 – Iglesia vs. Iglesia – 19/20
Isabel, ahora eres presidente

Voilà, il est l’heure de conclure la saison et cela se sent bien : le baptême de Valentin est un bon moyen de réunir tout le casting de la famille est de montrer les divisions, tandis que dans les vestiaires, Aitor parvient à trouver le moyen de se faire respecter. Potro retrouve son talon, Felix, Tony et le premier entraîneur (et Susanita !) ont chacun leur scène, bref, l’ambiance de fin est là jusque dans la trahison de Mary-Luz ou le clin d’œil au pilot lorsque Chava se réveille. Les conseils de famille et d’administration sont tout simplement horribles avec la destitution de Chava et la douleur familiale parfaitement jouée chez tous les acteurs. À partir de là, la fin est tracée avec de nouvelles relations qui se dessinent entre les personnages, le départ d’Aitor – et j’en suis dégoûté, son potentiel comique est loin d’être épuisé, puis surtout celui de Chava. Les dernières minutes ouvrent toutes les possibilités pour une seconde saison : nous ne connaissons toujours pas tous les secrets de Mary-Luz, Chava s’enfuit probablement pour mieux revenir, Isabel est enfin dirigeante mais s’apprête forcément à foirer, etc. C’était un épisode vraiment bien foot-u et clairement le meilleur de la saison.

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EN BREFClub de Cuervos s’est avérée être une vraie bonne surprise : je m’attendais à une série moyenne et j’ai finalement eu quelque chose qui dépassait le cadre du simple Guilty Pleasure. Il y a un peu d’originalité avec le côté foot, des personnages bien écrits et surtout tous très bien interprétés et des retournements de situation dignes des meilleurs soaps. Le générique reste en tête et le comique y est toujours présent en toile de fond. Il ne me reste plus qu’à attendre la saison 2 avec beaucoup d’impatience : elle a été annoncé pour 2016, ça ne devrait pas tarder.