Les Anneaux de Pouvoir – S02E02 – Where the Stars are Strange – 17/20

Qu’est-ce que le terrain à couvrir par la série est vaste ! J’ai l’impression qu’il y aurait de quoi faire deux séries – ou qu’il faudrait au moins deux fois plus d’épisodes par saison – pour que tout soit couvert, mais non. Nous sommes déjà au quart de la saison, tout de même, et certains personnages me manquent. Ceci étant dit, on avance très vite sur d’autres intrigues et on sait très bien où l’on va, alors c’est bien kiffant.

Spoilers

Galadriel craint que Sauron soit à Eregion, alors que la Terre du Milieu est de plus en plus affectée par le Mordor.


My name is not Halbrand.

C’était appréciable d’avoir un résumé à rallonge pour le premier épisode, ça l’est moins pour le deuxième. Si c’est chouette d’avoir un résumé des intrigues non vues dans le premier épisode (les nains, principalement), c’est un peu long de revoir tout ce qui concerne Sauron et qu’on vient juste de voir. Qu’ils ne fassent pas genre : ils savaient très bien qu’ils allaient nous foutre trois épisodes d’un coup !

Khazad-Dûm

L’épisode 2 commence directement chez les nains. On y retrouve Durin et Disa, toujours aussi amoureux l’un de l’autre – malgré le fait que le prince soit désormais déshonoré. La série réintroduit vraiment ces personnages comme un couple fort, avant d’en revenir à la géopolitique : Disa essaie de convaincre son mari d’obtenir une audience avec son père, mais ils sont interrompus par un tremblement de terre et un effondrement en plein Khazad-Dûm. La série se fait plaisir du côté des effets spéciaux et de la menace qui rôde, parce que tout ça est une conséquence du Mordor, avant d’en revenir ENFIN au générique.

Quand on revient à Khazad-Dûm ensuite, c’est pour mieux entendre des amies de Disa s’inquiéter de la situation et de la malédiction du lieu provoqué par la présence d’un Elfe selon elles. Disa les fait taire bien vite avant de se rendre auprès du Roi. Elle a bizarrement toujours sa confiance et promet de retrouver la lumière avec ses amies. Elles entament un joli chant qui souffle finalement les bougiese t ne fait que provoquer un nouvel éboulement, les privant d’encore un peu de lumière.

C’est un échec que le Roi ne pardonne pas trop à Disa – la noirceur envahit Khazad-Dûm. Ils vont se mettre à trop creuser et faire venir un dragon, eux. En attendant, le Roi essaie d’évoquer la situation tendue entre son fils et lui à Disa. Il se fait bien recevoir, parce qu’elle n’a vraiment pas sa langue dans sa poche et n’hésite pas à critiquer le Roi pour son manque d’action. Elle est forte en analyse psychologique, insistant pour montrer au Roi qu’il ne se réconciliera pas avec son fils en attendant que ça se fasse comme ça.

Le Roi convoquera-t-il son fils pour autant ? Ce serait pas mal, parce que tant qu’il est en froid avec son père, il se fait bully à la mine par les autres mineurs et par sa femme à la maison. Quand il se plaint de la nourriture, elle lui rappelle que seul lui pourrait convaincre le Roi de retourner à la surface chercher des céréales. Ils s’aiment, mais c’est tendu pour Disa et Durin, tout de même.

Les Elfes

Si on n’a toujours pas vu Arondir, Galadriel est encore et toujours là. Nous la retrouvons dans cet épisode sur la tombe de son frère, où Celebrimbor vient lui annoncer avoir reçu de la visite. Ah. C’est clairement un rêve – ou plutôt un cauchemar. Celebrimbor se retrouve vite à lui reprocher d’avoir planté des graines meurtrières, avant de lui annoncer le nombre d’anneaux et de se faire tuer par les racines.

Loin de ce cauchemar, Galadriel est supposée suivre les opérations militaires des Elfes. Le but est de reconquérir le Mordor, où Adar règne et où Sauron essaierait de le détrôner. Galadriel n’est toutefois pas naïve : elle comprend bien que Sauron ne se contentera pas du Mordor. Il veut régner sur le monde et a besoin des anneaux pour ça. Malheureusement, le roi est débile et ne l’écoute pas : il lui assure que Celebrimbor est en sécurité et ses secrets bien gardés loin d’un Sauron qui agi seul. S’il savait !

Tout ce qu’il sait pour l’instant, c’est que Galadriel joue les Cassandre – littéralement, parce qu’il ne la croit pas vraiment. Pourtant, elle porte un anneau qui a logiquement attisé ses capacités. Il en va de même pour le Roi qui a des visions apocalyptiques lui aussi – de la ville engloutie sous les eaux si je comprends bien. Il refuse aussi d’envoyer Galadriel se battre contre Sauron, considérant que c’est trop dangereux maintenant qu’elle est affaiblie en sa présence, l’ayant même vu comme un ami. C’est mal connaître Galadriel qui se lance une fois de plus dans un long discours pour obtenir ce qu’elle veut : elle propose de ne pas aller seule à la recherche de Sauron.

On comprend tout de suite où ça mène : la scène suivante voit Galadriel demander à Elrond de venir avec elle, pour éviter qu’elle soit trompée par Sauron une fois de plus. Elle reconnaît d’elle-même que c’est une bonne idée, par peur d’être effectivement corrompue par Sauron. Elrond ne peut qu’être d’accord : elle porte l’anneau qui fait d’elle une collaboratrice de Sauron, qu’elle le veuille ou non. Par conséquent, il refuse de venir avec elle, ce qui est un détour surprenant de l’intrigue. C’est assez logique pour le personnage de refuser, il a des principes et s’y tient, mais ça bloque tout de même l’intrigue.

Qu’à cela ne tienne, il faut alors trouver une autre voie pour qu’Elrond change d’avis. On le voit donc parler avec Cirdan, dans une scène que j’ai trouvé franchement longue pour peu de choses. Il est tout de même intéressant d’avoir une explication visuelle du pouvoir des anneaux, avec des poissons qui sautent dans la main de Cirdan.

Décision est ensuite prise qu’Elrond mènera Galadriel à Eregion. Et oui, elle perd son rôle de commandante et doit suivre un autre leader. Eh, ça va lui faire du bien. C’est un cliffhanger sympa.

Eregion

En parallèle, Celebrimbor fait congédier Sauron, ce qui est plutôt une bonne chose. Il va de soi que Sauron refuse de se barrer, mais c’est en vain : Celebrimbor a promis à Galadriel de ne plus traiter avec lui, et c’est ce qu’il fait. C’est plutôt bien de voir un personnage tenir sa parole. C’est juste dommage que la blonde (sa fille ? son assistante ?) qu’il envoie faire le sale boulot de congédier Halbrand ne soit pas de cet avis.

Du moins, c’est ce que je soupçonne. La scène suivante entre eux est loin de tout ça, pourtant : on y voit Celebrimbor être tout fier d’utiliser la fin du mithril pour créer ithildin, une sorte de carte. Il le montre à son assistante au balcon, duquel ils voient qu’Halbrand est toujours là, à se tenir debout dans le froid et bientôt sous la pluie. Le beau gosse trempé comme un chien mouillé, ça le fait moins, tout de même. Alors que l’orage éclate, il devient assez vite évident qu’on va proposer de l’abriter chez Celebrimbor. C’est énervant cette affaire.

Ca l’est encore plus quand Sauron agit en vrai bâtard manipulateur : « Ah bon, Celebrimbor, t’es pas au courant des anneaux et de tout ce qu’il s’est passé ? C’est bizarre que Galadriel te le dise pas. Et le roi n’aurait pas oublié de te prévenir… ». Non, le Roi n’a pas oublié : Sauron a juste récupéré les messages en cours de route. Et le coup des anneaux, c’est un appât que Celebrimbor ne peut que prendre. C’est triste de trahir sa promesse comme ça, mais je comprends sa curiosité, surtout quand il est question de la survie des Elfes en Terre du Milieu. Le pire, c’est que Celebrimbor est tellement heureux des nouvelles qu’il reçoit !

Sa joie va être de courte durée : Halbrand lui demande bientôt d’autres anneaux, pour les humains. Et voilà, on savait vers quoi on se dirigeait, mais ça craint : Halbrand présente les anneaux comme la seule solution pour ramener la lumière en Terre du Milieu. Bon, ceci dit, il est aussi honnête avec le forgeron, lui expliquant qu’il ne s’appelle pas vraiment Halbrand et qu’il n’est pas même mortel, en fait. Ouais, ça parait compliqué et pourtant : il profite de l’orage pour faire une jolie démonstration de pouvoir. Les lumières s’éteignent, il marche dans le feu en utilisant une voix forte et profonde pour annoncer à Celebrimbor qu’il peut lui apporter le savoir et faire de lui le Seigneur des Anneaux, vénéré à jamais.

L’image choisie, avec des nuages, un rayon de soleil bien sur lui, est on ne peut plus religieuse. Littéralement, Halbrand devient Jésus. Un Jésus du mal, mais il paraît si gentil, si beau, si parfait. Il dit s’appeler Annatar, le Seigneur des Dons et n’a aucun mal à convaincre Celebrimbor de sa légitimité. C’est… terrible ? Sauron paraît si gentil et merveilleux. Je me doutais qu’il séduirait pour régner, mais pas comme ça. Il explique littéralement que tout ce qu’il fait a pour but de sauver la Terre du Milieu et d’y ramener la lumière. Comment lutter contre ?

Quant à Celebrimbor, il invite ensuite les nains à venir à Eregion. Des anneaux pour tous, et un anneau pour les gouverner tous, quoi. Enfin on est dans le vif du sujet, pas comme avec…

L’Étranger

Pendant ce temps, quelque part nommé Caras Gaer au beau milieu du désert (certaines prises de vues sont à couper le souffle, quand on ne voit pas que c’est de la 3D), un cavalier arrive dans un temple où a lieu un rituel auquel je ne comprends pas grand-chose pour l’instant. Il y a une sorte de grand prêtre, une femme qui se taillade les mains et plein de papillons qui virevoltent autour d’elle. L’homme a aussi un sceptre, et je suis un peu forcé d’en venir à la description physique de ce que je vois, parce que je ne comprends pas trop ce que je vois.

Ce qui est sûr, c’est que le rituel fait apparaître une femme à partir des papillons. Elle révèle le retour de Sauron et semble être une sorte de prophète. Le grand prêtre demande aussi des nouvelles d’Istar, espérant le retrouver avant qu’il n’apprenne à utiliser ses pouvoirs. La tendance se renverse alors : la femme convoquée n’est pas si puissante que ça, parce qu’on menace de la remplacer par quelqu’un de plus efficace pour arrêter Istar.

Et justement, le cavalier qui vient d’arriver est justement l’espion qui surveillait l’Etranger, Poppy et Nori. Il est très clair : il sait comment les arrêter. C’est embêtant. Loin de se douter de ce qui se trame, Poppy, Nori et l’Etranger continuent le voyage, avec une Poppy qui espère couper de moitié leur trajet, en vain. Traverser le désert, ce n’est pas un plan idéal. Déjà qu’il semble traverser un endroit où la nourriture ne court pas les rues et où des cavaliers cherchent à leur nuire, ça me semble bien suffisant comme galère.

Par chance, même sans son bâton le magicien a une bonne ouïe et entend les cavaliers se rapprocher. Les Hobbits se cachent aussitôt dans les buissons, suffisamment bien pour ne pas être retrouvées. J’ai cru qu’elles allaient l’être pourtant et que les méchants faisaient semblant de partir pour mieux les attaquer, mais non. En tout cas, ça motive le trio à partir en traversant le désert cette fois. Mouais. Ils sont un peu à découvert quand même.

L’Etranger décide même de trainer les deux hobbits à travers le désert sur une sorte de charriot de fortune. Il finit donc logiquement par s’épuiser et s’effondrer, mais par chance à proximité d’un puits. Les deux filles parviennent donc à le traîner jusque-là. Malheureusement, elles font beaucoup de bruit en lui sauvant la vie, parce qu’il y a une cloche au-dessus du puits. Il n’en faut plus pour signaler leur position… non ? Ils ne semblent pas s’en rendre compte immédiatement, surtout qu’en plus, l’Etranger trouve un bâton à côté du puits, un qui ressemble à celui de son rêve. Allez, voilà qui est fait.

Cela lui permet de faire de la magie quand les cavaliers essaient de s’en prendre à lui et aux filles. Le problème, c’est qu’il ne maîtrise pas tellement sa magie et finit par faire de la merde, déclenchant une véritable tornade de sable qu’il ne parvient pas à arrêter. Le bâton se désintègre dans sa main et – oh merde – les filles se font emporter par le vent avant qu’il ne parvienne à les rattraper.

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Les Anneaux de Pouvoir – S02E01 – Elven Kings Under the Sky – 16/20

Si c’est un vrai plaisir de retrouver la série, cet épisode n’en reste pas moins trop long pour ce qu’il propose. Je comprends les deux ans d’attente si chaque épisode doit avoir autant de longueur. Autant faire une saison tous les ans d’épisodes de 42 minutes, ce serait mieux. Si je passe au-delà de ce défaut principal, eh bien, la série continue d’avoir plusieurs intrigues en parallèle et néglige carrément certains personnages qu’on ne voit pas dans l’épisode. Après deux ans d’attente, c’est énervant. Elle est un peu trop ambitieuse, peut-être. Cela ne m’empêche pas de l’apprécier, bien sûr, surtout qu’elle nous plonge vraiment dans un univers maîtrisé à fond.

Spoilers

Elrond a appris la trahison d’Halbrand et il la reproche à Galadriel.


Elrond, where are the rings ?

Je ne suis pas fan du résumé proposé par Prime Video, qui est plus une bande-annonce qu’un résumé. Cependant, j’aime beaucoup le résumé en début d’épisode quand on lance la saison : il fait bien plus le tour des intrigues de la saison 1, et c’était nécessaire malgré mon article résumant la saison 1 – parce que je n’avais pas fait le tour de tout apparemment. Il y a des détails qui reviennent mieux avec les images. Certes, c’était un résumé un peu long, mais pas grave, ça remettait bien dans l’ambiance.

Sauron

La saison 2 commence alors sur la couronne de Sauron, rien que ça. Je pensais que ça mettrait un peu plus de temps à en venir là, mais non. Il faut dire que le Sauron qu’on nous présente n’est pas celui que l’on connaît : plutôt qu’Halbrand, on reprend à Forodwaith au début du deuxième âge, quand cet autre Sauron fait un petit discours politique aux Orques. Son but est de les convaincre de le suivre, mais la tâche n’est pas bien compliquée : ils parlent à des Orques, détestés de tous.

Quand un orque essaie de le tuer, c’est Sauron qui prend le dessus et commet un meurtre bien sanglant et violent devant la foule. C’est une manière plutôt efficace d’asseoir sa légitimité, ma foi, bien plus que de porter une couronne.

D’ailleurs, il aurait mieux fait de se méfier de son couronnement, parce que c’est Adar qui est en charge de le faire. Et il n’hésite pas à retourner la couronne pour planter Sauron, toujours devant toute la foule. Les Orques se rebellent aussitôt contre Sauron, parvenant à le tuer bien rapidement. Moi, je ne comprends pas tout à ce stade, parce que Sauron se fait dégommer par les Orques et que je le voyais plutôt comme du genre à soumettre les Orques.

Seulement voilà, une fois dépecé, le cadavre explose et instaure une petite ère glaciaire au passage. Les Orques et Adar survivent, la couronne n’est pas brisée et les Orques acclament Adar qui a pu les libérer de Sauron. Cela ne me dit rien qui vaille pour le retour de Sauron, donc. D’ailleurs, dans l’explosion, son corps disparaît, mais son sang coule dans une caverne. J’imagine que c’est comme ça qu’il survivra ?

La série ne fait pas trop dans le suspense et nous confirme que ce sang noir est loin d’être inoffensif : il se met à attaquer les rats et autres insectes autour de lui pour reprendre des forces. À ce stade, j’ai pensé Voldemort d’Harry Potter et Venom… Ne me détestez pas. N’empêche que Sauron reprend assez de force pour sortir de sa caverne, ce qui lui permet à terme d’attaquer une calèche lui roulant dessus. Simple et efficace, tout ça. C’est ainsi que Sauron reprend forme humaine, cette fois sous les traits d’Halbrand. Ma foi, c’est une origin story plutôt efficace, même si je ne suis pas sûr de m’expliquer son changement d’apparence. De toute manière, c’est comme ça.

Sauron prend ensuite la route et quitte la neige pour une contrée plus chaleureuse – si ce n’est que des Orques y attaquent et tuent des hommes. En chemin, il croise en effet des exilés qui fuient les Orques et l’invitent bien généreusement à le suivre. S’ils savaient à qui ils accordent leur confiance ! En tout cas, Sauron accepte de les suivre et de monter sur leur navire. Ce long flashback me semble avoir fait le tour de ce qu’il nous manquait – est-ce utile de continuer avec ce voyage aussi ?

On aime déjà Halbrand, et c’est déjà problématique d’aimer Sauron, ce n’est pas la peine d’en rajouter, si ? Et pourtant, ça semble être tout le but de cet épisode. Dans le navire, Sauron remarque qu’ils sont sur le point d’être attaqué par un monstre marin. Plutôt que de venir en aide au vieillard qui l’a accueilli, il fait alors le choix de voler les armoiries qu’il portait et qu’il présentera à Galadriel comme étant les siennes. Finalement, il est vite tombé sur Galadriel l’air de rien. Et tout ça manque d’un générique, franchement.

Les anneaux

Après ce long premier acte d’épisode pour nous réintroduire Sauron sans rien nous apprendre de bien nouveau, on retrouve Galadriel et Elrond en pleine course poursuite sur la terre des elfes. Finalement, Galadriel est arrêtée par des soldats, sur ordre d’Elrond, pour être amenée auprès du Grand Roi et rendre des comptes. Je m’y attendais un peu, mais je n’ai pas trop compris pourquoi elle mettait tant de temps à dire la vérité sur l’identité de Sauron. Le Roi non plus d’ailleurs.

Elrond entame aussitôt les reproches envers Galadriel, mais le Roi n’en a que faire des querelles entre les deux elfes. Il veut en savoir plus sur les anneaux, possiblement corrompus par Sauron, certes, mais qui sont aussi leur dernière chance. Le truc, c’est qu’Elrond est celui qui a les anneaux et que lui n’est pas d’accord avec la décision du Roi de se servir des anneaux pour éviter de laisser les hommes se débrouiller face à un nouveau seigneur des ténèbres. Elrond plonge donc du haut d’une cascade, avec les trois anneaux. Cela laisse le Roi et Galadriel bien démunis.

À Lindon, nous retrouvons ensuite Cirdan, maître menuisier rappelant à sa disciple que la perfection n’existe qu’à Valinor. Il attend ensuite la nuit pour revenir à son atelier et parler avec Elrond. Il a senti que l’Elfe se planquait là – Elrond vient lui demander son aide, n’ayant personne d’autre vers qui se tourner pour détruire les anneaux (parce qu’il a peur de Sauron et est prêt à abandonner la Terre du Milieu pour éviter un retour au pouvoir de Sauron). C’est con, parce que ça donne un moyen simple de le retrouver à Galadriel et au Roi.

Et ça ne manque pas, Galadriel devine vite où il est. Avant ça, Galadriel remercie le Roi de lui faire confiance avec les anneaux. Cela dit, les remerciements ne plaisent que moyennement au Roi qui n’a pas apprécié les actions de Galadriel. Sa priorité est d’informer les autres elfes du retour de Sauron, que Galadriel jure de retrouver en menant une quête sans répit. C’est le cas de le dire. Et ça commence par retrouver Elrond : elle se rend ainsi avec le Roi et des gardes jusqu’à Lindon, où Elrond apprenait justement la manière de détruire les anneaux en les jetant dans une brèche sans fin.

Elrond reste tout de même parler avec Galadriel qui essaie de le convaincre de la suivre. Elle perd beaucoup de temps à ça, alors qu’il est évident qu’Elrond est en train d’en gagner justement : il lui explique qu’elle est peut-être attirée par les Ténèbres et que ça pourrait expliquer son refus d’aller à Valinor, tout ça pour laisser à Cirdan le temps de se barrer avec les anneaux. Dans le but de les détruire, toujours. La tentation de les porter est toutefois forte quand la pochette contenant les anneaux s’ouvre par accident.

Cirdan décide alors de retourner auprès de son Roi, en portant un anneau et en lui donnant les deux autres. Alors que le Roi s’apprêtait à faire quitter la Terre du Milieu aux Elfes, Cirdan provoque un sacré changement de plan : Elrond n’en est pas satisfait et fait tomber les anneaux par accident. La bague si connue de Galadriel tombe alors aux pieds de celle-ci. Il n’en faut pas plus pour qu’elle le porte, malgré l’avertissement d’ELrond. Le roi porte le troisième anneau.

Le pouvoir des anneaux ne tarde pas à se manifester, avec le soleil qui chauffe à nouveau la demeure des Elfes et redonne vie à l’arbre… mais bordel, si les Elfes avaient écouté Elrond, on se serait évité bien des emmerdes, je pense. En plus, le pauvre : il a résisté aux anneaux et s’en voit dépourvu désormais. C’est une belle trahison de la part de Galadriel. L’épisode peut s’achever sur la réunion de ces trois anneaux – heureusement que les Elfes se sont fait une petite manucure avant tout de même !

Mordor

Pendant ce temps, et comme prévu, Halbrand/Sauron est de retour sur les Terres du Sud, devenues Mordor. Je ne m’attendais pas à ce qu’il soit fait prisonnier si vite par contre. On le voit être mené dans un camp où les hommes n’ont d’autres choix que de prêter serment à Adar. Sauron est ainsi amené face à lui, à qui il se présente comme le roi des hommes. Il reste donc dans son rôle de la saison 1. Pour s’en sortir face à Adar, il marchande quelques informations, affirmant que Galadriel bosse avec un sorcier qui pourra provoquer la défaite d’Adar en soumettant les Orques.

La menace est réelle pour Adar qui comprend que Sauron n’est peut-être pas si mort que ça. Pas de bol pour lui, je doute qu’Halbrand craque sous la torture, alors Adar n’aura d’autres choix que de céder. En attendant, il affirme que Sauron ne reviendra pas et il laisse son roi être prisonnier face aux bêtes et à quelques autres hommes prenant un malin plaisir à le torturer. Il faut dire qu’Halbrand est du genre têtu et refuse de donner les informations qu’il a. Par contre, donner le peu de nourriture qu’il a aux bestioles cruelles le surveillant, dans le but de les dompter, il sait faire.

Halbrand finit par s’endormir tout de même. Il se réveille en tête à tête avec Adar, et il doit y avoir des réveils bien plus agréables, je pense. Adar se lance dans un monologue sur sa rencontre avec Sauron, avant de confirmer à Halbrand que son peuple est libéré. En retour, Halbrand assure que Sauron est de retour sous une nouvelle forme et qu’il peut venir en aide à Adar car il a la confiance des Elfes. C’est ce qui s’appelle avoir la main. J’aime bien la manipulation dans laquelle il se lance avec ce coup de poker tout de même. Et bien sûr, il obtient d’Adar la libération avant de se venger en faisant bouffer Waldreg, son geôlier, par la méchante créature qui le surveillait.

Son nouveau but ? Il se rend à la nouvelle forge avec pour intention de faire créer de nouveaux anneaux, évidemment.

L’֤Étranger

En parallèle, nous retrouvons enfin l’Étranger alors qu’il erre seul et aperçoit un bâton assez légendaire. On nous révèle bien vite qu’il s’agit en fait d’un rêve : Nori l’interroge sur ce qu’il continue de voir toutes les nuits. Et oui, Nori est toujours avec l’Étranger et fait le voyage avec lui. Les deux ne se doutent toutefois pas qu’ils sont surveillés à la longue-vue et qu’ils tournent en rond. Nori finit par se rendre compte de cette dernière partie, comprenant bien qu’ils sont perdus.

Elle a alors espoir que l’Étranger utilise ses pouvoirs pour pousser un arbre à fleurir plus vite au milieu du désert. Bien que réticent, le magicien n’a pas vraiment le choix : il a de sacrés pouvoirs tout de même, ça pourrait être pratique – s’il ne faisait pas exploser l’arbre. Hakuna Matata : son sortilège lui échappe, mais dans l’explosion de l’arbre, il y a plein d’insectes qui sortent, offrant à manger à nos héros. Un peu gluant, mais appétissant.

Tout ça n’empêche pas Nori d’être un peu nostalgique de sa tribu, mais ça ne permet toujours pas non plus à ces personnages d’être liés aux autres intrigues de la saison. Cela devient long, je trouve, et la scène traine en longueur aussi – jusqu’à ce que l’Étranger remarque qu’ils sont suivis. Finalement, ce n’est jamais que Poppy qui vient prendre des nouvelles de sa meilleure amie et apporter une jolie solution en les aidant à se retrouver grâce à une carte et à des paroles de chanson. C’est presque trop simple et trop rapide, dans un épisode qui est pourtant long. Voilà donc le trio qui atteint sa destination bien vite, laissant l’Étranger perplexe de découvrir qu’il est déjà venu en rêve. Et aucun d’eux ne se rend compte qu’ils sont toujours suivis, c’est frustrant. Il y a plus frustrant : ni Durin, ni Arondir ne sont dans cet épisode…

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Time Bandits – S01E10 – Fortress of Darkness – 17/20

C’est un dernier épisode qui est très bien pour conclure une saison, mais qui souffre tout de même de la marche forcée à laquelle on le soumet : tout va très vite, trop vite, ce qui donne l’impression que cela a été écrit sans laisser le temps de développer les personnages. Une autre impression est que la rapidité permet de réduire certains coûts de création. Bref, ça donne un épisode sympa, mais pas leur meilleur, parce qu’il y avait quelques petits moments décevants tout de même.

Spoilers

Kevin demande l’aide de Cassandra pour retrouver le bout de carte qui manque.


Oh no, I’ve revealed the secret entrance to the Fortress of Darkness !

Badaboum, c’est déjà le dernier épisode et il ne dure que trente minutes ? Je m’attendais à ce qu’il soit plus long pour tout conclure, mais rien que la durée permet de savoir qu’il ne conclura pas tout. Espérons une saison 2. Enfin, avant d’en arriver là, il faut peut-être déjà écrire la critique de cet épisode, hein.

Vers la Forteresse

Bittelig essaie de sympathiser avec le géant en compatissant avec lui sur les problèmes que rencontrent les grandes personnes, mais c’est simplement pour introduire l’épisode de manière comique. Une fois que c’est fait, on ne perd pas de temps, avec un géant qui emmène aussitôt nos bandits vers la Forteresse des méchants pour que le grand méchant puisse libérer les parents de Kevin. C’est top, il est facile à convaincre et ça tombe bien parce que l’épisode n’a que trente minutes pour tout conclure.

Trente minutes, ça reste un peu long tout de même : les scénaristes ont ainsi le temps de faire une scène où Kevin paraît bien naïf à espérer que le grand méchant accepte de libérer les parents juste parce qu’il verra que Saffron et Kevin les aiment. C’est une scène juste pour dire qu’il y a un voyage à faire, hein, parce que c’est ultra rapide, en vrai.

Dans le même genre, après huit épisodes à chercher Gavin partout et à le mentionner à chaque fois, Pénélope se retrouve à lui dire au revoir et c’est super rapide : il est bien moins affecté qu’elle, parce qu’il a déjà fait son deuil de sa relation, lui. Et Susan est là, mais tout le monde s’en fout, Pénélope a raison : les autres bandits ne lui adressent même pas la parole. Quelques épisodes de plus – ou au moins quelques minutes – auraient été bienvenues, tout de même.

Au lieu de ça, on avance à toute vitesse vers la scène suivante qui voit nos héros trouver l’entrée de la forteresse, se trouvant au milieu d’une activité volcanique assez impressionnante. Il y a plein de lave partout. L’entrée est secrète, mais les méchants ont bien l’intention de la révéler pour récupérer au plus vite la carte. Il y a tout de même un hic : les bandits ont accepté de mener Kevin et Saffron jusqu’aux portes de la forteresse, mais pas plus loin. Il faut donc se dire au revoir.

Kevin galère un peu à récupérer la carte auprès de Widgit, il a eu l’espoir de voir ses amis le suivre, en vain, et hop, on peut enchaîner. Vraiment, j’ai eu l’impression que l’épisode allait à toute vitesse, mais c’est peut-être pour réduire les coûts de postprod avec les décors en 3D à payer. On sait que ça coûte de l’argent pour être bien fait, parce qu’Evil n’a pas réussi à bien les faire dans son épisode final…

Bref. Kevin et Saffron entrent dans la Forteresse et… tombent. Widgit m’a fait rire à s’inquiéter pour la carte.

La Forteresse

Kevin se réveille alors dans sa chambre d’enfant. Ses parents viennent s’occuper de lui et le rassurer après son mauvais rêve. Mauvais rêve ? C’est assez facile d’y croire, parce qu’il a plein de jouets dans sa chambre qui évoquent les aventures qu’il vient de vivre avec les bandits. J’ai aimé cette mise en scène qui donne envie de rêver d’aventures comme si on était enfants nous aussi… mais ça ne dure évidemment pas trop longtemps.

Kevin comprend bien vite que ses parents sont en fait des démons uniquement intéressés par la carte, et ça lui permet de mettre fin à l’illusion très rapidement. Après tout, l’épisode fait toujours 30 minutes, et avec le générique svp. Kevin retrouve ainsi Saffron, puis rencontre le grand méchant. Le frère et la sœur voient aussi les parents, toujours en vie. C’est déjà ça.

Les parents assurent qu’ils ne sont pas si maltraités et que le grand méchant n’est pas si méchant que ça, et c’est plutôt drôle à voir.

Pénélope débarque alors pour aider Kevin et Saff… ou juste parce que Fianna les a capturés, enfin. J’avais oublié qu’elle était dans l’équation, elle, tiens. Cela m’a fait rire de voir le grand méchant lui reprocher d’avoir ralenti les bandits, parce que c’est ce qu’il s’est passé. Tout ça permet en tout cas de venir au bout de de l’intrigue Fianna/Widgit, bien rapidement. Vraiment, il aurait fallu plus d’épisodes pour développer chaque personnage. Un très bon point pour la série, en revanche, est qu’elle ne nous accable pas de flashbacks. Et j’aime ça.

J’aime aussi le retournement de situation suivant : il est révélé que le grand méchant est incapable de récupérer la carte par lui-même. Il ne peut la voler : il ne peut la toucher que si quelqu’un lui en fait le cadeau, la lui donne réellement. C’est con pour lui, mais c’est un rebondissement que je trouve amusant. Il reste toutefois le problème que Kevin est peut-être un agent double pour l’Être supérieur… et surtout que les bandits sont un peu stupides quand ils s’y mettent.

Chacun se laisse donc tenter et séduire par le Mal : le grand méchant offre une vision du futur à chaque personnage. Alto serait ainsi un grand acteur adoré de tous, Widgit serait utile à la société, Bittelig… est heureux dans le présent et c’est ce qu’il voit dans le futur pour lui. Pénélope remarque ça pose problème : comment peuvent-ils avoir un futur idéal s’ils sont déjà tous dans le futur idéal de Bittelig ?

C’est presque logique, alors que ça ne l’est pas, mais ça n’empêche pas le grand méchant de lui proposer un futur merveilleux avec Gavin et des enfants. Le truc, c’est que ce n’est pas si merveilleux pour elle : elle sait désormais que Gavin ne l’aime pas et n’est absolument pas convaincue par ce futur. Tout ça n’arrive toujours pas à convaincre Kevin et Saffron de renoncer à la carte et de la donner au Grand Méchant. Après tout, il veut torturer l’humanité s’ils lui donnent la carte. Pourtant, ce n’est pas le pire plan : le Grand Méchant révèle que l’Être Supérieur, lui, veut la carte pour détruire le monde.

L’Être Suprême

Comme Kevin ne lui donne toujours pas la carte, le Grand Méchant commence à torturer ceux que Kevin aime le plus. Ce n’est pas ses parents, évidemment (j’ai ri quand même), ce sont les bandits et Saffron. C’est un peu surprenant pour Saffron, tout de même. La torture est de courte durée : l’Être Suprême débarque à son tour dans la Forteresse. Le duel qui s’ensuit entre le Grand Méchant et l’Être Suprême est top.

Kevin est en position de force avec la carte. Il s’arrange pour être débarrassé de Fianna (qui veut reprendre contact avec Widgit, bien sûr) et renvoyer ses parents chez eux – ils n’ont pas l’air si ravi (mais j’ai adoré que Saffron défende son frère !)… Malgré tout, Kevin n’a toujours pas envie de donner la carte, ni au Grand Méchant, ni à l’Être Suprême. Il faut dire que les propositions ne sont pas alléchantes. Pourtant, Kevin finit par faire un choix : il a sauvé ses parents, et c’est tout ce qui compte pour lui. Il donne finalement la carte au Grand Méchant. En vrai, c’est la meilleure solution pour gagner du temps – et assister à un très joli feu d’artifice. Les bandits s’enfuient tandis que les deux grands antagonistes s’affrontent (mais l’Être Supérieur n’a pas de pouvoir dans la Forteresse donc…), et Kevin révèle alors qu’il a en fait échangé avec Saffron la boîte contenant la carte.

Le Grand Méchant est frustré de ne pas avoir la carte, l’Être Supérieur promet qu’il reviendra (cela dit, y aura-t-il une saison 2 ?) mais le vrai cliffhanger est ailleurs : quand Widgit ouvre la boîte pour retrouver la carte et alors que Pénélope réfléchit déjà à comment s’en servir pour la suite il est révélé que la carte contenue dans la boîte est désormais vierge de tout contenu… C’est un grand drama pour nos voleurs. La seule piste que nous avons est celle des agents de l’Être Supérieur que nous n’avons pas vus durant cet épisode (pas plus que nous n’avons Judy).

EN BREF

La série marque de très bons points avec cette saison 1 qui instaure son univers, son rythme très particulier et son humour auquel il faut adhérer. Comme souvent avec Taika Waititi, j’ai l’impression que ça passe ou ça casse : soit on accroche, soit on est épuisé par la lourdeur du résultat. De mon côté, il me faut un peu de temps pour rentrer dedans, mais une fois que j’y suis, j’apprécie vraiment le résultat.

La longueur aléatoire des épisodes et la diffusion par deux, ce n’était pas la meilleure des idées pour me convaincre à 100%, mais tout de même, la série a réussi à être originale (bon, c’est un reboot de film, je sais), à ne pas imposer de flashbacks et à proposer une vraie intrigue suivie… Je sais que ça pourrait être des critères de base, mais en 2024, c’est déjà un petit miracle.

Tout cela me fait penser qu’il n’y aura pas de saison 2. Oh, elle est déjà en cours d’écriture, mais elle n’a pas été officiellement annoncée, ce qui signifie que la série n’est pas encore renouvelée. J’ai tendance à être pessimiste sur l’avenir des séries désormais. En plus, le fait qu’elle ne soit pas annoncée rendra difficile une diffusion pour l’été prochain, alors on retombe dans le travers que je ne supporte pas d’une attente interminable entre les saisons. Sachant qu’il n’y a eu que dix épisodes et cinq semaines de diffusion, une attente de plus d’un an fait qu’une grosse partie de la saison sera oubliée d’ici la saison 2.

Sincèrement, c’était une bonne série, mais je ne sais pas si elle est si marquante que ça. L’avenir me le dira, je suppose.

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Time Bandits – S01E09 – Pell Mell – 15/20

Ma foi, c’est effectivement un beau pêle-mêle que cet épisode, mais en même temps, les scénaristes prennent soin de démêler plein de choses. Les révélations se font de manière toujours fluide et on sent qu’on approche de la fin de saison, même si je me demande tout de même vers quoi tout ça nous mène. J’ai l’impression qu’il reste plein de choses à découvrir et qu’on n’a fait qu’effleurer la surface du concept. On verra bien par la suite, je suppose.

Spoilers

Kevin demande l’aide de Cassandra pour retrouver le bout de carte qui manque.


Ah, so you’ve brought us into the middle of a war. So typical of you.

Rébellion

Ce double épisode final commence de manière originale par les agents de l’Être Supérieur en pleine rébellion. Ils n’approuvent pas les raisons pour lesquelles il veut récupérer la carte et décident donc de s’allier tous ensemble pour la voler à leur tour aux voleurs qui sont nos héros. Mais bon, nos héros sont débiles après tout, donc c’est logique de vouloir la voler.

Troie

Kevin décide de son côté de revenir à Troie. Il embarque sa sœur et les bandits dans la ville mythologique et mythique pour retrouver Cassandra, parce qu’il a bien besoin d’une petite prophétie pour sauver ses parents, puis l’univers. Et dans cet ordre, parce que c’est Kevin. L’enchaînement des scènes est plutôt bien foutu et permet à nos héros d’être jetés en prison parce que les troyens et grecs aussi sont un peu débiles à cette époque si on en croit la série. Bon, c’est l’humour de la série de toute manière, on s’y fait.

J’adore le personnage de Cassandra qui est utilisé avec beaucoup d’humour par la série : tout ce qu’elle prédit se réalisera, mais personne ne l’écoute ? Très bien, ils vont tous lui poser des questions perso et réagir à l’inverse de ce qu’elle leur annoncera. Il n’y a que Kevin pour prendre au sérieux ce qu’elle dit, surtout quand elle annonce qu’ils ne réussiront pas à battre le Mal. En même temps, c’est assez logique : l’équilibre des forces, la balance de l’univers, tout ça tout ça. Pêle-mêle, on apprend tout de même que Penelope retrouvera son fiancé, que Widgit gardera son cœur brisé et que Bittelig sera toujours seul. Sympa, et mauvais signe pour Judy.

Et en ce qui concerne la vraie raison pour laquelle ils viennent voir Cassandra ? Elle est incapable d’expliquer où est la partie manquante de la carte, mais elle propose à nos héros de chercher au dernier endroit où ils l’ont vue.

Nous voilà donc lancés dans une nouvelle quête : retrouver Susan. Nos héros quittent Troie et se baladent en bord de mer, où ils sont bientôt rejoints par Poséidon. Pourquoi se contenter de l’Histoire quand on peut avoir la mythologie, après tout ? Il y avait bien Cassandra, pourquoi pas des dieux mieux foutus que dans Percy Jackson ?

Kevin est ainsi écrasé par la main géante de Poséidon et se retrouve dans une pièce au fond blanc face à l’Être supérieur. Il craint un instant d’être au Paradis, mais non, l’Être supérieur lui explique qu’il est dans un espace intermédiaire qu’il vient de recréer en fond blanc. L’air de rien, cet étrange Dieu manipule ensuite Kevin comme il peut pour récupérer la carte : il lui propose de trahir les bandits pour récupérer ensuite la carte.

Le pire dans cette histoire, c’est que Kevin semble le croire ; surtout quand l’Être supérieur lui propose de lui ramener des parents avec une petite amélioration pour qu’ils s’intéressent enfin à lui. En fait, il ne s’arrête pas là : l’Être supérieur lui propose d’exaucer tous ses rêves et vœux… C’est trop gros pour que Kevin accepte à mon avis, on sent bien le piège, là tout de même.

La proposition

Kevin est ensuite renvoyé quelques instants après l’apparition de Poseidon, apparemment disparu sans que personne ne se pose trop de questions. Les bandits sont trop occupés, en effet, à s’en prendre les uns aux autres, reprochant principalement à Penelope d’être une mauvaise leader. Décision est alors prise de faire confiance à Widgit et de suivre son plan, ce qui n’est jamais une bonne idée.

Nos héros manquent de mourir à cause de lui, et pour s’en sortir quand tout le monde lui tombe dessus, il annonce à tous les bandits que Penelope leur ment depuis le début. Il ne se trompe pas tellement quand il utilise la carte, il suit ses ordres qui consistent à tout faire pour retrouver son ex en visitant les endroits où il pourrait être. C’est une sacrée révélation balancée comme ça, comme de rien n’était et comme si ce n’était pas grand-chose… alors que bon, quand même !

Susan

Pas grave, on enchaîne : nos héros essaient une fois de plus de sauver Susan d’une mort certaine et inévitable. C’est du moins ce qu’on croyait jusqu’à ce qu’on découvre qu’ils la pensent morte parce qu’ils voient ses chaussures en bas d’un ravin duquel elle serait tombée après avoir dit « oh, je tombe dans ce ravin ! ». Ah. Ils sont si stupides ! Bien sûr que Susan n’est pas morte, bien sûr qu’elle a volé un bout de la carte et s’est débarrassée de ses acolytes. Ces derniers refusent d’y croire, même quand Saffron leur fait remarquer que Susan est bien en vie, juste en bas du ravin, ou quand elle leur montre que Susan est en train de s’enfuir, de courir dans la direction opposée à la leur.

Commence alors une étrange course poursuite où Pénélope et ses amis sont sûrs que Susan ne les reconnaît pas. La course se fait à travers le temps et l’espace – on passe par la construction de la Grande Muraille de Chine avec un Kevin qui annonce au futur empereur de Chine que son mur prendra 2000 ans à construire (l’humour est toujours aussi bon), puis par Caffa en 1343 quand les Mongols balancent des cadavres dans la ville pour répandre la peste.

Après un petit passage humoristique sur la peste en laquelle on ne croit pas dans la ville (ah, le Covid, j’ai la réf), Susan est enfin rattrapée par nos héros. Elle peut leur dire qu’elle ne veut pas d’eux et ne veut pas être suivie… mais prend quand même le temps de les sauver quand il le faut, parce qu’ils sont dans une ville où on voudra les tuer car ils seront soupçonnés d’avoir la peste.

C’est tout de même un sacré risque qu’elle prend, parce qu’elle a fait beaucoup d’efforts pour être séparés des bandits et vivre en secret dans un endroit où ils ne la trouveront jamais puisque c’est elle qui a le morceau de carte permettant d’y accéder. Il y a une autre raison à tout ça : elle vit sur une île en déserte, en compagnie de… Gavin. Oui, ça y est, Pénélope retrouve enfin son ex dans son épisode, pour mieux découvrir qu’il est désormais en couple avec Susan. Voilà qui craint.

Gavin

Susan a fait beaucoup d’efforts pour être séparés d’eux parce qu’elle en avait marre de Pénélope, Gavin, lui, voulait simplement le temps de Pénélope. Il est peut-être le trésor de Pénélope, mais son trésor à lui, il ne l’a pas trouvé et ce n’est pas le maigre butin de Pénélope non plus. J’ai bien ri de l’étalage désespéré de son butin, de même que les vérités un peu difficiles enfin énoncées par Susan ont fait beaucoup de bien à la série.

Il était temps que quelqu’un souligne à quel point nos voleurs sont ridicules et de simples touristes. Je trouve que ça fonctionne sacrément bien et ça m’a fait plaisir. Bien sûr, le désespoir qui s’empare alors des bandits ne pouvait pas durer éternellement : Kevin rassure Pénélope en lui disant avoir besoin d’elle. C’était un peu lourdingue d’avoir des flashbacks – en tout cas, je suis passé à côté de l’émotion que ça devait procurer. Dès lors, Pénélope se lance dans un grand discours et assure qu’ils n’ont peut-être pas réussi à mener à bien les buts fixés, mais qu’ils se débrouilleront désormais pour aider Kevin et Saff à sauver les parents.

La fin d’épisode approchant, c’est sans surprise qu’il est alors révélé qu’ils sont déjà arrivés à l’endroit qu’ils cherchaient : Gavin et Susan vivent sur le chapeau d’un géant, et ça nous fait un bon cliffhanger pour mener au dernier épisode.

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