Paradise – S02E05 – The Mailman – 18/20

Cela faisait longtemps qu’une série ne me faisait pas autant penser à Lost dans sa construction, et c’est plutôt un élément positif en soi, même si ça signifie que cet épisode ne m’apporte pas tout ce que je voulais parce qu’on se concentre juste sur une pièce du puzzle. Mais quelle pièce ! Bien que beaucoup de choses soient prévisibles, la qualité est au rendez-vous : j’ai beaucoup aimé cet épisode et ce qu’il proposait de nous faire découvrir. J’attends la suite avec impatience, une fois de plus.

Spoilers

Gary livre le courrier et se prépare à l’Apocalypse. Et si je commençais à me faire des réserves, moi aussi ?

You seem like a problem.

C’est la catastrophe, j’ai tellement de retard dans toutes mes séries. Enfin, non, ça va, je n’ai que 24h pour cet épisode et une semaine pour les autres, c’est juste que se voit profiler l’accumulation de plein d’épisodes que je vais rater prochainement. Par conséquent, je lance celui-ci entre deux activités, avec la certitude de devoir le regarder en deux fois. Est-ce si grave, après tout ?

Probablement, parce que j’aime tout voir d’un coup, mais d’un autre côté, Paradise propose des épisodes un peu long. Celui-ci ne fait pas exception, avec une première scène qui revient encore en arrière et loin du bunker. Je comprends l’idée d’étendre l’univers, mais après ce qu’il s’est passé avec Annie, je ne suis pas ravi de devoir me concentrer sur un nouveau personnage dans cet épisode

C’est pourtant ce qui est proposé : nous revenons cinq ans en arrière pour suivre le quotidien d’un facteur. Bon, il n’est pas n’importe qui : c’est l’homme qui a parlé avec Xavier dans l’épisode précédent, Gary. L’homme qui a passé l’apocalypse avec Teri. Je suppose que ce retour en arrière va nous permettre d’en savoir plus sur ce qui est arrivé à Teri.

En tout cas, en attendant, Gary était un facteur pas bien courageux avant l’apocalypse – il ne venait pas en aide aux gamins qui en ont besoin, par exemple. Il passait ses soirées à jouer en ligne, et un jour, un autre joueur lui a parlé d’un bunker pour l’apocalypse dans le Colorado. Le voilà qui s’est mis en tête d’avoir un plan pour l’apocalypse zombie : il écoute des podcasts, parle avec son pote en ligne et envisage de plus en plus sérieusement cette idée d’une fin du monde à passer ensemble avec des parias – mais si possible des parias avec de la ressource.

À force de se renseigner, il entend aussi parler du volcan qui pourrait tous nous anéantir. Il se met aussi à compatir, quand même, enfin !, avec un gamin qu’il croise chaque jour sur sa tournée et qui semble clairement maltraité. Le gamin lui demande à manger, et hop, le contact est établi. Juste après ça, Gary retourne au boulot et se rend soudainement compte que la poste est un abri anti-atomique. OK. Cela semble être une sacrée coïncidence que ça tombe justement sur un type qui envisage la fin du monde, mais bon.

Il en parle aussitôt à Ennis, son pote en ligne, pour lui dire qu’il a désormais un lieu où ils pourraient tous vivre. Mieux encore : il sait qu’Ennis a déjà trouvé des gens pour faire face à la catastrophe et décide de dépenser son argent de pension pour fournir en matériel d’apocalypse sa petite poste. Ma foi, c’est une idée.

Et c’est une bonne idée : peu de temps après, le volcan en Antarctique entre en éruption et promet de détruire le monde. La course à l’Apocalypse recommence une nouvelle fois. J’aime bien que la série nous propose une nouvelle fois un aperçu de ce que ça donne cette fin du monde, surtout que je la trouve plus réaliste que bien des propositions d’autres séries. La panique est rapide à s’installer aux USA et à Atlanta, en tout cas.

Gary part aussitôt à la recherche d’Ennis pour l’emmener avec lui à la poste. C’est une destination comme une autre, ma foi. En chemin, il pense toutefois à récupérer l’enfant avec qui il a sympathisé. Il se rend compte, en effet, que ses parents sont complètement défoncés à la drogue et stones. Il n’y a pas grand-chose qui semble en mesure de les réveiller. Gary prend donc une décision impulsive : il propose à l’enfant de l’accompagner vers un endroit sûr.

Ennis n’est pas ravi d’avoir un compagnon de plus dans cette apocalypse, mais il n’a pas vraiment le choix d’accepter l’idée de son pote. En chemin, ils s’arrêtent aussi pour récupérer des œufs, parce qu’apparemment, c’est essentiel d’en avoir en cas d’apocalypse. Le chaos s’installe de plus en plus sur la route : un hélicoptère s’écrase, le réseau électrique saute, il y a plein d’accidents de la route. C’est ainsi que Teri entre dans la vie de nos héros : sa voiture a un accident. Elle laisse un message vocal d’adieu à Xavier, puis croise le regard de l’enfant.

Inquiète pour cet enfant seul au milieu de ce qui ressemble à la fin du monde, elle s’approche de lui, lui demande son prénom (Bean) et se sent aussitôt prête à le protéger. La scène est assez drôle quand Gary et Ennis se ramènent et que Teri refuse bien sûr qu’ils emmènent le petit garçon avec eux. Pourtant, ils ne veulent que le protéger. C’est ce que Gary lui explique rapidement et de manière assez convaincante : Teri accepte donc de les suivre et de se rendre dans leur lieu à l’abri de tout le reste.

C’est ainsi que Teri survit à l’Apocalypse. C’est que ça paraît presque crédible, cette suite de petits hasards qui les mènent tous à la Poste, où ils retrouvent aussi tout un groupe de personnages. Il est l’heure des présentations : Jackie, mécano, Roberto, charpentier, Ruth, jardinière, Bob, survivaliste, Cristal, infirmière… et Teri, qui étudie les champignons, et Bean, le petit garçon. Gary a ensuite tout un petit discours prêt pour expliquer à tous ce qu’il en est : ils sont coincés pour trois semaines afin d’être protégés de la fin du monde, qu’ils ont bien entendu avec des explosions en surface… mais aussi pour trois à cinq ans à vivre dans ce bunker. Teri n’est pas ravie car elle veut retrouver sa famille, seulement, force est de constater que ce n’est pas possible dans un futur proche. Elle ferait mieux de prendre conscience qu’il y a mieux à faire en cas d’apocalypse que de se lamenter.

En effet, Teri doit se faire sa place malgré son manque d’utilité dans ce bunker : certes, elle s’occupe de Bean, mais elle passe aussi son temps à regarder son portable. Cela force Gary à lui parler et lui faire prendre conscience qu’elle n’est pas très utile pour le groupe et qu’il faut que ça change, vite. Ennis veut déjà la virer après une journée.

Trois semaines plus tard, il est assez clair que les tensions s’intensifient. Ennis joue les petits militaires qui soûlent tout le monde, Jackie et Crystal se rapprochent de plus en plus et Teri fait remarquer qu’ils ont besoin de plus d’espoir dans la vie. Il faut construire un monde heureux et un semblant de normal dans cette fin du monde. Teri est essentielle à sa manière, grâce à ça : elle propose d’organiser Noël.

Elle propose un Noël vraiment sympathique, avec un sapin en carton et des cadeaux récoltés dans les maisons alentours. C’est joyeux, jusqu’à ce qu’Ennis leur rappelle de conserver l’électricité. De son côté, Gary propose un bien meilleur cadeau encore à Teri : il lui construit une radio pour qu’elle puisse contacter sa famille et émettre. Cet idiot en profite pour essayer de l’embrasser. Je comprends qu’il soit attiré et tout, mais bon, si tu fais en sorte qu’elle puisse contacter sa famille, ce n’est peut-être pas la meilleure idée du monde d’essayer de te mettre en couple avec, quoi.

Elle le recadre assez bien, assez vite, assez correctement, et la vie peut continuer. Le petit groupe s’organise pour que la radio puisse émettre en pleine tempête de neige et contre l’avis d’Ennis. C’est ainsi qu’elle peut laisser un message radio qui sera capté dans le Colorado. Pendant qu’on le réécoute une fois de plus, on découvre que le temps passe vite dans ce bunker. On assiste ainsi à trois Noël avec eux. Il y a beaucoup de changements avec le temps qui passe, Crystal et Jackie décidant même de se fiancer. Il est si drôle de voir comment Ennis est jaloux – il espérait finir avec Crystal. C’est sans surprise qu’après trois ans d’Apocalypse, Ennis décide donc de détruire la radio.

Bien sûr, Teri est énervée par la situation, mais elle doit s’y faire et continuer de vivre avec tout ce petit groupe. Elle élève Bean en tant que mère de substitution, développe son amitié avec Gary et voit peu à peu ses amis grandir et prendre des décisions qui ne correspondent pas à la survie de groupe.

Ainsi, Crystal et Jackie prennent la décision de quitter le bunker pour rejoindre une autre communauté bien plus dans le partage, installée dans un gymnase. C’est chouette pour elles, mais ça remue encore un peu plus les frustrations d’Ennis (et Gary), qui se rend compte qu’il est seul. De plus en plus seul. Teri décide alors qu’il est temps pour elle aussi de partir : elle créé donc de l’essence à partir de champignons pour emmener Bean avec elle dans le Colorado. C’est intéressant.

Le truc, c’est qu’en cours de route, Ennis décide de parler avec Teri et ça fait plus peur qu’autre chose. Il s’excuse d’avoir détruit la radio et comme Crystal avant lui, il finit par révéler qu’il a menti sur son travail, préférant enrober les choses. La conversation fonctionne bien et est plutôt fluide entre eux, mais ils sont interrompus par l’arrivée de Bean. Il annonce qu’un train en mouvement s’approche. Aussitôt Ennis décide d’aller voir ce qu’il en est, mais avec des flingues. Il embarque Gary avec lui.

C’est idiot : des flingues, ça ne semble pas être un gage de paix. Il n’en faut pas plus pour que Gary et Ennis soient braqués par des flingues à leur tour et soient vus comme des menaces par les nouveaux. Bon, les nouveaux ont une dirigeante plutôt altruiste qui leur explique que le train fonctionne grâce à de l’essence de militaires. Elle est si gentille cette femme qu’elle décide donc de leur dire qu’elle bosse à recréer le monde ; qu’elle bosse pour un enfant (?) nommé comme un jeu-vidéo et qu’elle œuvre à la paix dans le monde. Mieux encore : elle se rend dans le Colorado et leur demande de prévenir toutes les personnes que ça pourrait intéresser de les rejoindre pour se mettre au service d’un plus grand bien. AH.

Gary est dépité d’entendre que le train part pour le Colorado et ça ne fait que me faire craindre la suite pour lui. Sans trop de surprise, Gary décide donc de tuer Ennis. Je l’ai vu venir dès le début de l’épisode ; mais ça ne nous dit pas où est Teri. Et surtout, c’est problématique : Bean assiste à ce meurtre…

Si j’ai aimé le côté récit de l’apocalypse (encore, oui), je suis soulagé malgré tout que tout l’épisode ne tourne pas autour de l’apocalypse et ne nous refasse pas un épisode 1. Cela aurait mieux fonctionné en épisode 1, je trouve, cela dit. Le problème, c’est que quand on revient dans le présent, Gary répond aux questions de Xavier sur ce qu’il s’est passé et ça pue un peu : Gary lui explique qu’il s’est fait trahir par son meilleur ami et que Teri a été enlevé par des hommes armés, cinq ou six.

Est-ce que j’ai confiance en Gary ? Non, et dès le départ, j’ai su que ça finirait mal ces flashbacks Je sentais que c’est lui qui a trahi tout le monde, je ne sais pas pourquoi. En attendant, il a pourtant fallu lui faire confiance quand il expliquait que ça faisait 12 jours qu’ils avaient enlevé Teri.

Ensuite, Gary emmène Xavier en reconnaissance vers la base des ennemis qui se sont attaqués à eux. Xavier y repère seize gardes armés et n’est pas ravi de voir qu’il a affaire à des gens prêts à tout pour protéger quelque chose, même si on ne sait pas quoi. Pour récupérer sa femme, Xavier est évidemment lui-même prêt à tout. Il décide donc de construire une bombe, rien que ça.

Pour l’aider, Gary l’emmène au gymnase de Crystal et Jackie, se doutant bien qu’il y aura dans cette communauté de quoi faire du troc. Xavier s’y fait plutôt des ennemis en montrant qu’il n’est pas du coin, mais finalement, tout s’arrange quand il rencontre Crystal et Jackie. Il comprend rapidement que Teri avait toute confiance en elles, notamment parce qu’elle leur faisait lire les histoires à Bean (un détail que j’ai beaucoup aimé dans l’épisode et qui en dit long sur le couple Teri/Xavier, c’était bien senti).

Ainsi, Xavier fait toute confiance aussi en elles. Il leur confie le bébé d’Annie, qu’il ne voulait surtout pas confier à Gary. Et il fait bien, maintenant qu’on sait que Gary ne vaut pas mieux que Michael de Lost (balle perdue gratuite, oui). Le truc, c’est qu’en fin d’épisode, Gary lui avoue qu’il était amoureux de Teri et que Xavier semble commencer à lui faire confiance. Aaah. On est très loin de ce qu’était Paradise en saison 1, mais c’est un épisode au récit qui fonctionne très bien.

PS : l’épisode était assez bon pour me donner envie de rester jusqu’au bout, je l’ai vu d’une traite (et donc j’ai manqué de sérieux dans tout ce que j’ai à faire, lalala). Et la musique tout du long aaah, j’adore !

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Paradise – S02E04 – A Holy Charge – 17/20

Je ne suis pas venu ici pour souffrir, OK ? Je suis abasourdi devant cet épisode qui fait avancer très vite le temps et ses intrigues, en prenant le temps aussi de me surprendre par ses décisions. C’est un début de saison qui prend vraiment des directions inattendues et, pour le coup, je trouve que c’est une bonne chose. Il est juste frustrant que l’épisode ne nous parle pas de tous les personnages que j’ai envie de retrouver. Vivement la suite.

Spoilers

Annie s’occupe de remettre Xavier sur pied.

You know it’s rude to assume a woman is pregnant.

Le temps passe vite, nous sommes déjà lundi et il est donc temps de me lancer dans un nouvel épisode. Apparemment, il était surtout plus urgent que je me mette au coloriage, après des années à dire que ce n’était pas pour moi. Incapable de me détacher une fois que j’en commence un, c’est mal parti cette affaire. Bref, c’est pas le sujet, le sujet, c’est ce nouvel épisode de Paradise.

Une fois n’est pas coutume, la série prend le parti de nous éloigner des personnages qu’on connaît bien pour se concentrer sur Link et ses hommes. Le truc, c’est que Link semble rêver de Xavier, donc il y a clairement quelque chose à creuser de ce côté-là, mais nous n’y sommes pas. En attendant, nous voyons que Link dirige toute une communauté : il ne mentait pas, ils sont nombreux à être dans le Colorado à la recherche du bunker.

En fin d’épisode, il semble même l’avoir trouvé : Link, à la tête de sa communauté, se plante devant une caméra et fait défiler des messages, à la Love Actually. Il demande poliment à entrer dans le bunker et parler au chef… avant de possiblement s’énerver.

De son côté, Xavier est toujours prisonnier d’Annie quand commence l’épisode. Elle le détache pourtant en toute confiance afin qu’il puisse bouger un peu et se détendre les muscles, ce qui lui permet aussi de découvrir qu’il est à Graceland. Il commence à sympathiser comme il peut avec Annie, mais elle, elle est soulée de l’entendre raconter toujours la même chose. Pour autant, elle ne cherche pas vraiment à détourner la conversation : elle pose des questions sur le bunker sans rien raconter de sa vie.

Bien qu’elle ne soit pas exactement médecin, elle a plein de connaissances. C’est plutôt pratique, car ça lui permet de dire à Xavier, en le soignant, qu’il en a pour au moins deux semaines de convalescence. Pour le reste, ils ont toujours le même problème de vouloir aller à deux points bien différents. Xavier se concentre sur sa guérison pour aller à Atlanta chercher sa femme, elle continue de vivre sa vie en prenant soin de Graceland et en découvrant les joies d’être enceinte dans un monde post-apocalyptique.

La bonne nouvelle, c’est qu’ils n’ont pas de visiteurs. Xavier est loin d’être prisonnier : plus le temps passe, plus il a de la liberté et la capacité d’aider Annie. Plus le temps passe, plus il est évident qu’il va pouvoir se barrer sans tenir compte d’Annie. Je ne vois pas trop comment elle pourra le retenir, surtout dans son état. Elle tente de le faire en lui racontant enfin son histoire et sa peur de quitter Graceland. La peur, Xavier connaît. Il lui affirme cependant qu’il y aura aussi beaucoup de joie dans la maternité, notamment quand l’enfant jouera au foot. Mouais. Franchement, le foot, c’est pas si ouf de mon point de vue et dans un monde post-apo, non merci.

Finalement, Annie accepte de voir partir Xavier vers Atlanta, à condition qu’il l’embarque avec elle (sur le cheval) et qu’ils se rendent ensemble dans le Colorado ensuite. C’est osé et ambitieux de partir en roadtrip à dos de cheval alors qu’on est enceinte jusqu’au cou. Lors d’une pause, Xavier voit une photo de Link et il semble clairement se souvenir lui aussi de rêves qu’il fait dans lesquels il y a Link. Des rêves, presque comme des souvenirs ? Mais à quoi jouent-ils ?

Le lendemain, ils poursuivent leur route et croisent une caravane tirée par des chevaux avec une famille à son bord. Xavier m’a particulièrement soulé à dire bonjour aux inconnus, malgré les recommandations d’Annie. Il ne connaît rien de ce nouveau monde, ne peut-il pas faire confiance à quelqu’un qui vit dedans depuis trois ans ? N’a-t-il jamais regardé The Walking Dead ? C’est insupportable.

J’entends qu’il veuille faire confiance et être gentil et tout ce qu’il veut, mais bon, soyons un peu sérieux ; après l’apocalypse, il vaut mieux être méfiant. Et pourtant, il donne quelques cours de maternité à Annie et tente de lui redonner l’espoir d’un monde meilleur. Oh, le monde pourrait être meilleur. Le problème, c’est que le lendemain, Annie a soudain mal au ventre et se met à saigner. Elle explique ainsi à Xavier qu’elle est inquiète des symptômes qu’elle a. Elle sait sa vie en danger, comme celle du bébé.

Et pourtant, il va bien falloir qu’elle accouche à un moment ou un autre. C’est une chance d’être tombé sur Xavier, en vrai. Malheureusement, il décide de l’abandonner pour aller chercher de l’aide auprès de la famille qu’ils ont croisés plus tôt, car il n’a pas tout ce qu’il faut pour l’accouchement. Je comprends son point de vue, hein, mais il prend tellement de risques ! J’espère que la suite lui donnera raison. Par contre, il joue vraiment avec mes nerfs à entrer sans autorisation dans une maison dont il ne sait rien.

Bien sûr, il finit par être surpris par un adolescent qu’il maîtrise facilement, oubliant qu’il y a possiblement le père qui peut débarquer avec un flingue lui aussi. Franchement, il mériterait presque de se prendre une balle juste là, comme ça.

En parallèle, Annie est laissée seule avec ses contractions. Elle écrit ce qui doit être son testament, puis voit débarquer un homme armé… suivi de femmes avec tout le matériel nécessaire pour l’accouchement, et Xavier. Apparemment, tout le monde est OK avec le fait qu’il a failli voler leur ferme comme c’était pour une femme enceinte. Tout va bien. Annie peut ainsi accoucher de sa petite fille dans ce monde post-apocalyptique et voir toute sa vie changer, encore.

C’est la théorie. Malheureusement, la pratique est horrible. Les scénaristes font le choix de tuer Annie. Je suis tellement énervé. Pourquoi nous la faire être le centre de tout un épisode si c’est pour la tuer si vite ? Le placenta ne sort pas de son ventre, le sang continue de couler et elle meurt lentement, dans les bras de Xavier. Elle a le temps de lui confier sa fille, sans la nommer. Elle lui demande de retrouver le père, de faire en sorte que sa fille soit courageuse, sans avoir peur des gens et… elle est morte. Comme ça, si vite.

La communauté qu’a trouvé Xavier est bien sympa, parce qu’ils l’aident ensuite à enterrer à Annie et lui donne ce dont il a besoin pour le bébé. C’est assez fou. Le cheval refuse de partir, alors Xavier a le temps de sympathiser un peu avec d’autres gens. Maintenant que je sais que la série peut nous pondre une Walking Dead avec ses nouveaux personnages, je préfère rester sur mes gardes. Je suis tellement triste de la mort d’Annie. Je l’ai trouvée principalement insupportable dans ses deux épisodes, mais il y avait quelque chose d’intéressant dans le personnage quand même.

On n’en saura jamais plus. On se contente d’avoir une prof de chimie qui fait des commentaires généraux sur la vie. Finalement, Xavier peut reprendre la route et se rendre à Atlanta. Il n’a aucun mal à trouver l’antenne depuis laquelle Teri envoyait son message. Seulement, elle n’y est pas. Bien au contraire, même. Xavier tombe sur un homme qui prétend que Teri était comme une sœur pour lui mais qu’elle lui a été prise. Humph. Me dites pas qu’elle est morte aussi, parce que tuer toutes les femmes de la saison, ça va vite me souler.

Un flashback permet le retour de notre président préféré, encore. Trois ans plus tôt, nous le voyons débarquer dans le bureau de Sinatra afin de lui annoncer que la première femme enceinte du bunker va accoucher. Celle-ci n’en a un peu rien à faire : lui, il est dans une démarche politique pour redonner l’espoir à son peuple, elle, elle se concentre sur le travail qu’elle doit faire pour que le bunker tourne. Soit.

Moi, je plains surtout Luisa, la mère de ce premier bébé-bunker, qui voit le Président lui-même débarquer pour la féliciter, pour lui dire que c’est le premier bébé à avoir toute sa vie sous terre et que c’est merveilleux. Lol. Cela n’a rien de merveilleux et ça se confirme dès l’accouchement : des complications forcent les chirurgiens à les diriger vers une table d’opération, elle et son bébé. Contre toute attente, Luisa, dont le mari est mort, demande au Président de venir avec elle.

Oui, oui, Cal est dans le bloc pour assister à l’accouchement. Sinatra débarque elle aussi, assistant à l’accouchement derrière une vitre. Le bébé vient au monde, apparemment en bonne santé. Tout est bien qui finit bien, sauf que le monde est mort.

Luisa peut finalement rentrer chez elle et découvrir que it takes a village. Tout le monde est très gentil avec elle, mais elle a besoin de dormir. Elle est donc ravie de découvrir Sinatra sur le pas de sa porte et de lui confier le bébé. Elle ne la connaît pas plus que ça, mais elle lui fait confiance avec bébé Calvin. Putain, Hope faisait un meilleur nom que celui du président au moment de sa naissance, hein !

Sinatra confie en tout cas au bébé qu’un jour il verra les étoiles car elle a un plan. Saura-t-on un jour ce que c’est ? Espérons, mais ce ne sera pas aujourd’hui.

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9-1-1 Nashville – S01E11 – Don Begins – 17/20

J’y allais avec plein de mauvaise foi et j’ai bien aimé ? Je déteste ces épisodes flashbacks sur le papier, mais bizarrement, j’ai trouvé que la partie en flashback était précisément la partie la plus intéressante de l’épisode. Je crois que je commence à être un grand romantique à kiffer chaque fois les romances qu’on me propose cette année… Même quand on sait à quel point c’est voué à l’échec. La série marque quelques points avec son excellent casting et avec sa scène de fin qui me réconcilie un peu avec elle, parce que le message de l’épisode est celui que je voulais.

Spoilers

Il est temps de tout connaître de l’histoire Dixie-Don-Blythe. Enfin, pas tout. Le début, c’est déjà pas mal.


Well Don-Don, you juste made yourself a deal with the devil.

J’ai soupiré si fort en voyant le titre de l’épisode ! Il fallait évidemment que les scénaristes s’inspirent de la pire idée de la série originale et l’applique aussi dans ce spin-off, hein ? Nous voilà donc parti pour un épisode flashback particulièrement nul sur Don. On veut voir la putain de série qu’on vient regarder avec tous ses personnages, pas des flashbacks nuls.

Alor qu’il était enfant, Don s’est réveillé dans sa maison en flammes aux sons de sa petite sœur, encore bébé, pleurant. S’il a réussi à la rejoindre, les pompiers ne sont pas arrivés à temps pour la sauver, ni pour sauver ses parents. C’est terrible. À l’hôpital, une voisine est venue lui rendre visite avec sa petite-fille, qui n’est autre que Dixie. On le voit venir à des kilomètres, franchement.

Une dizaine d’années plus tard, Don et Dixie se retrouvent en prison. Ils se sont perdus de vue quand Don a été placé par les services sociaux, mais la vie est bien foutue. Le prénom Dixie est si peu courant que Don la reconnaît vite. De mon côté, je suis impressionné par le casting de l’épisode. Je déteste ces épisodes flashbacks, mais il faut bien reconnaître que de ce point de vue-là, la production fait un travail incroyable.

On découvre en tout cas à l’occasion du premier date de Dixie et Don que Don s’appelle en fait Donald, que Dixie lui plaît à écrire des chansons et à lui conseiller de placer sa colère dans quelque chose de plus sain : devenir pompier. En échange, il lui fait promettre de se mettre à chanter en public sans tenir compte de son stress.

Les voilà ensuite qui décident d’emménager ensemble. Cela manque un peu de chronologie pour voir combien de temps passe, mais si je suis 100% honnête, je crois que j’aurais aimé voir la série sur ces deux-là plus que celle qu’on nous vend. Bon, bien sûr, ça n’aurait pas été du 9-1-1, mais je crois que la romance me plaît – même si on sait qu’elle est vouée à l’échec.

Don et Dixie passent ensuite leur temps à se faire grandir l’un l’autre, Don rejoint l’Académie et la caserne, Dixie ose enfin chanter en public. Elle peut compter sur le soutien de Don chaque fois qu’il est disponible. Elle progresse bien plus vite que lui : elle est rapidement repérée par Margot (une agente artistique, je suppose) alors qu’il enchaîne les catastrophes. Il n’est pas assez bon à l’entraînement, il s’énerve contre les civils et passe trop de soirées avec Dixie pour être assez en forme le lendemain.

Dixie rencontre de plus en plus de succès, mais Don n’est plus là pour le voir. Elle est dégoutée de voir son copain s’absenter de plus en plus, et c’est ainsi que la distance se créé entre eux. Allez, c’est logique. Un soir, Don rentre chez eux pour mieux découvrir que Dixie part en tournée. Elle n’a pas encore d’album, mais elle sera une chanteuse remplaçante sur une tournée mondiale, alors elle est très heureuse. Malheureusement, ça veut dire que leur couple touche à sa fin : Don se vexe, alors même qu’elle lui fait remarquer à quel point ils ne tiennent plus les promesses qu’ils ont fait au début de leur relation.

Une fois Dixie partie, Don continue d’être un pompier. Un jour, il est appelé en intervention alors qu’une écurie est en feu. C’est ainsi qu’il rencontre Blythe, en sauvant ses chevaux du feu et en coulant un de ses camions, évidemment. Quelle jolie rencontre, n’est-ce pas ? Et surtout, quel bonheur de retrouver Clementine de Life in pieces ! C’est trop drôle, je mentionnais justement la série hier sur le blog en disant qu’elle me manquait et hop, la voilà qui est castée pour jouer une jeune Blythe. Cela fonctionne un peu moins à mes yeux que les deux autres comme je la connais déjà, mais j’adore l’actrice, alors je dis oui.

Blythe débarque à la caserne pour remercier Don et surtout pour l’inviter à un rencard. Au départ, Don refuse à cause de la différence d’argent entre eux, mais bon, elle lui apprend à monter à cheval (aïe, ça fait mal et ce n’est pas fun), il lui apprend à pêcher, ils passent de jolis rencards et énervent ensemble l’ex de Blythe.

Ils passent tellement de temps ensemble que Don est invité à rencontrer son nouveau beau-père. Juste avant ça, il croise toutefois Patrick, l’ex. Oh, Patrick semble sympathique avec lui, mais évidemment, il cherche surtout à l’énerver et lui rappeler qu’il n’est qu’un projet de charité pour elle. Pfiou. Cet épisode est en train de foirer dans les grandes lignes ce que les scénaristes voulaient, je crois : je déteste de plus en plus la relation entre Blythe et Don, alors que j’adore celle de Dixie et Don. Toute la série est construite pour nous faire aimer Blythe, mais plus ils forcent, moins ça le fait.

Le retour de Dixie six mois plus tôt que prévu se fait avec le pire timing possible : elle revient au moment où Blythe et Don se réconcilient après un différent nul sur le père de Blythe qui déteste d’avance Don. Dixie pensait retrouver un Don l’aimant toujours, mais ce n’est pas le cas : il lui présente Blythe, ce qui attire toute la haine de Dixie.

OK, Dixie est dans l’abus avec son attitude hautaine, alors je peux la détester à nouveau, parce que ce n’est pas comme ça qu’on récupère le mec qu’on aime, je suppose. C’est dommage. Dixie rappelle à Don que c’est grâce à elle qu’il est pompier, mais que Blythe ne fait rien pour lui. Ce n’est pas le cas : grâce à son fric et aux relations de son père, elle a fait rouvrir le cas de l’incendie de la famille Hart. Grâce à ça, la police retrouve le criminel et le fait arrêter.

Cela n’explique pas pourquoi Don trompe ensuite Blythe avec Dixie – ils se recroisent dans un bar alors qu’il est bourré, probablement à cause du criminel qui a tué sa famille. C’est comme ça que Blue est conçu ? Le sourire de Don quand il revoit Dixie ne trompe pas sur ses sentiments. Quel connard, du coup, de se mettre avec Blythe ? La vraie relation passionnée, elle est avec Dixie, pas avec Blythe qui n’a rien à lui apporter à part du fric. Oh lala, c’est une catastrophe cet épisode. Quoique… Les scénaristes veulent qu’on soit pour le couple Dixie/Don. Et ça se voit.

Dans le présent, Don est perturbé par la réception de la lettre de prison parce que c’est la lettre de la personne qui a foutu le feu – le type a foutu le feu à cause d’une dette qu’il devait à ses parents, en plus. Il est persuadé que c’est à cause d’une crise d’angoisse lors du procès que le mec a eu une peine allégée et s’en veut encore. Par conséquent, il continue de penser que ses crises d’angoisse sont un secret à conserver et à ne surtout pas dévoiler à son équipe. C’est une idée complètement conne comme Blythe le lui rappelle, mais il y tient.

Malgré tout, il en parle avec Rox : il a besoin de pouvoir témoigner à nouveau sans faire de crise d’angoisse. Elle lui conseille d’écrire ses sentiments et de faire un peu de journaling, après une scène particulièrement nulle où Ryan bizute Blue en lui faisant constater qu’il ne voit pas son reflet dans le camion qu’il vient de nettoyer. J’ai deviné tout de suite où la scène allait, ce qui fait que je n’ai pas trop aimé.

Ecrire un journal de traumatisme ? Don trouve l’idée idiote, mais il tente de s’y mettre car il veut absolument faire en sorte que l’homme qui a tué sa famille reste en prison à vie. Bon. Je suppose que je peux comprendre ce point de vue, surtout qu’il n’était qu’enfant… Mais en vrai, le pardon, c’est bien, parfois. C’est un peu ce que suggérait Blythe. Bien sûr, Dixie ne pense pas ça du tout : elle croise par hasard Don et ravive sa vengeance. C’est facile pour elle : c’est elle qui a appelé les pompiers ce soir-là.

Dixie rappelle donc à Don tout ce qu’elle a entendu cette nuit-là (et la série joue encore trop avec les flashbacks, je trouve) pour le faire pleurer, puis écrire. La douleur, c’est toujours efficace pour écrire. Les traumas aussi.

En tant que pompier, il est régulièrement confronté à des traumas au moins. La série nous propose une intervention qui, dans un autre épisode, aurait pu prendre plus de temps et être bien plus émotionnelle encore : un homme a renversé une jeune femme avec sa voiture. Elle est littéralement coupée en deux, et même si elle est encore en vie, les pompiers comprennent vite que ça ne durera pas.

La jeune femme est déjà mariée et a deux enfants. Elle refuse de parler à son mari ou ses filles alors qu’elle est sur le point de mourir. Elle préfère parler à Freddy, le type qui l’a percuté en voiture pendant qu’il faisait son défi TikTok. Elle le pardonne aussitôt, pour qu’il puisse dire à sa famille qu’elle est morte en paix. Elle le laisse quand même sur un terrible suspense, par contre, mais il faudra faire avec.

L’avantage, c’est que ça fait réfléchir Don : le lendemain, quand il est confronté à l’homme qui a tué sa famille, il a ainsi ouvert les lettres du criminel et le sait plein de remords. Il finit donc par le pardonner après un long discours sur la haine qu’il lui porte. Et en vrai, c’est une excellente scène. Oh, je ne comprends pas trop ce que le reste de la caserne fait là ni pourquoi Taylor est habillée comme si elle allait à un mariage, mais ça permet une jolie conclusion à l’épisode.

Je ne comprends pas trop pourquoi la série décide en revanche de terminer, encore, sur la haine que Dixie et Blythe se portent. Même quand Blythe la remercie, Dixie ne peut faire autrement que la narguer et lui rappeler qu’elle était là avant pour Don et que l’univers les remet toujours ensemble un jour ou l’autre. Et en vrai… Je crois que j’ai envie de voir ça ?

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9-1-1 – S09E11 – Going Once, Going Twice – 13/20

Je pense que j’avais un peu trop d’attente pour cet épisode, mais il faut bien reconnaître que s’il s’occupe de travailler un peu les personnages, il va beaucoup trop vite en besogne, comme toujours avec cette série. Et c’est dommage, surtout qu’en cette semaine de reprise, ça se fait en plus sans une bonne dose d’adrénaline. Alors, OK, il y a des choses intéressantes pour la suite, mais on en revient trop vite à la normalité pour que ça puisse me convaincre à 100%. C’est devenu routinier de regarder la série quand à une époque, ça coupait le souffle.

Spoilers

Eddie découvre la toxicité de sa relation à Abigail ; Buck nous fait une petite crise de la quarantaine avant l’heure.


It’s 2026, outdate is making a comeback.

Incroyable, mais vrai ; improbable, mais pourtant ; ils l’ont fait : l’épisode 911 de la série a été diffusé hier soir. Non, ce n’est pas le 911e épisode, calmons-nous, mais son code est littéralement 9×11, donc 911. Je n’aurais pas cru ça possible, mais je crois aussi que j’en avais trop d’attente, parce que c’est un épisode comme un autre, finalement.

L’épisode commence par Buck ayant un mal de dos et s’attirant les moqueries des plus jeunes de l’équipe, parce que nous avons désormais un vestiaire complet avec Buck, Eddie, Raja et Harry. Avant leur départ, Chimney les arrête pour qu’ils signent tous leur inscription à une soirée où des rencards avec les pompiers sont mis aux enchères. C’est terrible comme idée, mais ça existe depuis des années et des années. Et si c’est dérangeant comme tout cette idée, tous les pompiers sont un peu obligés de s’y mettre.

Mieux encore, on découvre qu’il y a eu une guerre des enchères la dernière fois que ça a eu lieu : Buck a ainsi rapporté 8001 dollars. Désormais, il n’a plus tellement envie de s’inscrire, d’être objectifié et d’être ce type. Chimney refuse de le comprendre et je ne vois pas pourquoi. Bien sûr, l’épisode propose aussi des interventions de nos pompiers. La première est particulièrement naze, avec une mamie, Blanche, défonçant le mur du salon de sa pote avec sa voiture. Quand je dis que c’est naze, c’est gentil, parce que le but est de nous montrer que Buck a encore du succès auprès de la gent féminine (et masculine), mais pour le troisième âge qui a apparemment du mal à gérer ses hormones. Sérieusement.

Buck se retrouve donc à essayer une nouvelle fois un backflip comme à la belle époque, en vain. C’était un peu drôle. En attendant, la liaison entre les pompiers et les civils sera faite par… May. Pfiou, les scénaristes ne savent plus comment la ramener dans la série, je crois. Elle les coache donc pour être les meilleurs pompiers sexys possibles, histoire que la caserne rapporte plein de sous. De mon côté, ça me donne envie d’un couple Ravi/May. Ils seraient incroyables, non ?

Pendant ce temps, à l’hôpital, Hen reçoit de très bonnes surprises : son cas médical se stabilise et s’améliore. Elle revient donc à la caserne pour annoncer tout ça à Chimney. Elle peut à nouveau marcher par elle-même et est déjà en suffisamment bonne santé pour reprendre le taf. Le truc, c’est qu’Hen n’est pas encore sûre d’être prête : elle a peur de reprendre le travail, d’être trop stressée et de finir à nouveau dans un fauteuil roulant.

Hen prend donc la décision de quitter la caserne, même si elle ne sait pas encore ce qu’elle va bien pouvoir faire de sa vie – à part rester en bonne santé. C’est terrifiant. Cela me rend un peu triste pour le personnage, mais je me demande vraiment ce que la série a en stock pour elle maintenant. La faire aller dans l’espace, c’était vraiment n’importe quoi.

Ce qui est sûr, c’est que tous les personnages sont paumés désormais et cherchent à trouver quoi faire de leur vie maintenant qu’ils sont plus vieux. Hen démissionne, Buck est en pleine crise existentielle maintenant qu’il n’est plus qu’un beau gosse creux comme dix ans plus tôt (mouais, il n’a jamais été que ça ?) et Maddie ne se reconnaît plus dans le miroir. Ben super. Je viens d’avoir 33 ans, moi, et je n’ai pas du tout ce genre de sentiment ou nostalgie. Est-ce qu’il faut que je commence à me poser ce genre de questions ou dois-je attendre la crise de la quarantaine ?

Hen n’y est pas encore, heureusement. Alors qu’elle conduit avec Karen, elles ont un accident quand une voiture leur rentre dedans. Elles vont bien, évidemment, et le but est de montrer qu’Hen a toujours des réflexes incroyables et une gestion du stress parfaite : quelle chance d’être rentrée dans la voiture d’Hen, hein. Elle peut s’occuper des deux voitures renversées, des conducteurs blessés, des civils qui n’agissent pas comme il faut, etc. Bref, elle retrouve son identité.

J’avais totalement oublié le cliffhanger de l’épisode précédent : Eddie vient chercher Christopher à la sortie du bus scolaire après avoir pris du retard, mais surprise, il n’y est plus. C’est vrai qu’il vient de se faire kidnapper. Finalement, tout va bien : Eddie rentre chez lui, sur les conseils de la police, mais découvre que c’est Abigail qui est venue le chercher à l’école.

Eddie est légitimement énervé et Abigail ne comprend pas pourquoi il est effrayé. Il essaie de mettre les limites, en vain, avec cette psychopathe. Il explique à Abigail qu’elle n’est pas de sa famille : elle est son job. Il est sacrément violent avec elle et ça termine mal. En même temps, elle l’a poussé à bout sur ce coup-là à faire des dingueries comme ça.

Bien sûr, Eddie s’en veut et en parle ensuite à leur psy préférée, Alex. Cette dernière sait résoudre les conflits et problèmes, mais ici, il n’y en a pas tant que ça : Abigail est amoureuse d’Eddie et a apparemment été capable de le suivre pour trouver son adresse. C’est terrible, parce qu’elle essaie de le rassurer, mais elle ne fait qu’énerver Abigail qui les surveille.

Le soir, alors qu’Eddie regarde un film et essaie de surprendre son fils avec le film le plus spoilé de tous les temps (et aussi celui qui a le moins besoin d’être spoilé tellement il est prévisible), ils sont dérangés par l’alarme de la voiture d’Eddie qui se met à sonner. Ce dernier constate alors que sa voiture a un pneu crevé et un message peint sur la voiture « Stay away from her ». Reste loin d’elle ?

Eddie se tourne vers Athéna pour savoir quoi faire. Il ne veut pas porter plainte, bien sûr, car il se sent responsable de ce qu’il se passe avec Abigail. Athena lui conseille pourtant de le faire.

Elle accepte tout de même d’aller voir Abigail sur son lieu de travail miteux pour lui parler et essayer de la raisonner. Abigail a beau dire qu’elle laissera Eddie tranquille désormais, je n’ai absolument pas confiance en elle. Sans trop de surprise, donc, Abigail prend le temps d’appeler Eddie une dernière fois. Il pense aussitôt qu’elle va se suicider.

Ce n’est pas le cas : Eddie se rend à l’hôtel où elle bosse pour mieux découvrir qu’elle s’apprête à quitter l’hôtel. Elle lui disait au revoir non pas parce qu’elle allait se suicider, mais parce que son père venait la récupérer. Cela termine en combat à la main entre Eddie et le père d’Abigail, puis Athena débarque pour l’arrêter. Et autant l’intrigue d’Abigail fonctionnait bien jusque-là, autant j’ai trouvé ça nul de ramener encore son père.

Et sinon, la fin d’épisode nous propose donc de suivre la mise aux enchères de nos pompiers. Athena pète un câble de voir son fils aux mains de cougars et décident de payer pour le rencard avec son fils. Quelle chance. C’est n’importe quoi cette soirée, mais c’est plutôt drôle : Eddie n’a pas envie d’être avec n’importe qui, il demande donc à Maddie de l’acheter au téléphone.

C’était plutôt drôle, mais pas autant que la mise aux enchères de Ravi. Déjà, ça n’a aucun sens que personne ne veuille miser sur lui ; mais ça en a encore moins quand May décide de dépenser ensuite une fortune pour avoir un date avec lui. J’imagine que les scénaristes se sont dit la même chose que moi. Quant à Buck, tout se passe très bien pour lui : il arrache sa veste, mais il montre aussi qu’il est sexy parce qu’il sait cuisiner et s’occuper de bébés. N’est-il pas mignon ?

Il obtient un rencard avec les mamies de la seule vraie intervention de l’épisode tandis qu’une voix-off nous donne l’impression d’être devant la fin de la série, limite. Tout le monde est ravi, c’est déjà ça. May et Ravi ont un super rencard, Hen reprend du service (c’est nul car beaucoup trop rapide), Abigail s’en va après un petit câlin avec Eddie.

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