The Walking Dead: The Ones Who Live – S01E02 – Gone – 18/20

Wow, c’est l’un des meilleurs épisodes de la franchise depuis fort longtemps, malgré quelques petites longueurs et des défauts qui sont loin d’être spécifique à cet épisode mais qui sont installés dans ces séries depuis un moment. Il n’empêche que ce deuxième volet apporte plus de réponses que je ne le pensais, va plus loin dans son intrigue et pose quelques questions qui font que j’ai hâte de voir le prochain épisode. Plus encore que la semaine dernière, oui.

Spoilers

Qu’a bien pu faire Michonne pendant toutes ces années ?


I don’t leave people behind.

Ben oui, je suis déjà de retour devant la série, parce qu’AMC diffuse en avance sur internet l’épisode et que j’aurais tort de m’en priver, non ? Je suis vraiment curieux de voir ce que l’épisode 2 va proposer, sachant que je me doute bien que ce sera un long épisode sur Michonne. Pourtant, ça commence par un plan sur un zombie qui me fait mentir par rapport à la semaine dernière : dans le premier épisode, je trouvais les effets spéciaux jolis, mais là, on voit très bien que le zombie n’est pas réellement en feu, hein. Le générique rattrape tout ça, heureusement.

Toujours en mouvement

Comme je m’y attendais, l’épisode se concentre sur Michonne. Celle-ci raconte son histoire à une femme, ce qui est l’occasion pour une suite de flashbacks. Franchement, il y a une bonne partie de ce que l’épisode nous montre que j’avais oublié, mais bon, c’était il y a quelques années déjà le départ de Michonne. Voilà donc que nous la voyons secourir un couple sur le bord d’une route, et c’est vrai que c’est là qu’on l’avait laissée.

On la retrouve à peu près au même moment : elle a réussi à ramener le couple à sa communauté, et on découvre qu’elle a eu la bonne idée de sauver la sœur de la cheffe, justement. Je suis tellement content de voir qu’ils ont repris les mêmes acteurs. Je suis à peu près sûr que j’étais heureux de voir Faith d’Unreal castée dans The Walking Dead à la base, et je le suis encore aujourd’hui.

Pour le reste, ce début d’épisode nous montre que Michonne n’a pas oublié ce pourquoi elle était partie : elle veut retrouver Rick maintenant qu’elle le sait en vie. Elle continue de parler à sa radio pour tenter d’entrer en communication avec Judith et elle est prête à tout pour réunir sa famille. J’espère vraiment que la série réussira à le faire, mais il faudrait se dépêcher, l’actrice jouant Judith grandit forcément à vue d’œil là.

En attendant, nous découvrons donc la communauté du couple que Michonne a décidé d’aider. C’est une communauté en mouvement permanent, une suite de voitures, caravanes et chevaux. J’aime bien l’idée, qui est que cette communauté a à présent décidé que quoiqu’il arrive, elle ne s’arrêterait jamais. Cela me rappelle aussi Twisted Metal, on ne va pas se mentir. Bref, même si Aiden, la sœur de la cheffe, est restée en arrière pour venir en aide à son mec à la cheville foulée, personne ne s’est arrêté pour lui venir en aide.

C’est un concept simple et efficace, en vrai, de même que les personnages que cet épisode introduit, à commencer par Nat. J’ai cru que je n’allais pas l’aimer du tout lors de son introduction, avec sa manière d’engueuler la cheffe de la communauté sans avoir pour autant fait demi-tour lui aussi. Seulement voilà, Michonne le remet à sa place assez vite et son caractère est plutôt drôle ensuite. Au moins, il dit ce qu’il pense et fait le nécessaire pour aider Michonne, même quand elle se lance dans une mission suicide.

Eh oui, on retrouve Michonne exactement comme on l’avait laissée : prête à tout sans trop réfléchir aux conséquences. Elle se dirige donc vers le Nord alors même que c’est franchement déconseillé car il y a chaque année un mouvement de zombies. On sent bien que c’est orchestré comme cela depuis toujours par CRM : des centaines et des centaines de zombies à perte de vue qui suivent le même itinéraire à chaque fois ?

Cela ne fait pas peur à Michonne qui a pour plan d’exploser quelques-uns d’entre eux pour leur faire faire demi-tour. Malheureusement, CRM a aussi prévu des plans de secours au cas où cela arriverait apparemment. Un autre zombie continue donc de marcher à contre-courant et explose, des morceaux de lui heurtant Michonne et la faisant tomber du cheval qu’elle venait juste de négocier. C’est une excellente scène franchement.

L’air de rien, l’épisode en regorgera. Je n’ai pas trop aimé ce qui a suivi, avec un plan qui nous compare Michonne à Moïse séparant les océans. En effet, Nat réussit à faire exploser des bombes chimiques des deux côtés de la masse de zombies, permettant à ceux-ci de s’écarter et laissant le chemin libre à Michonne. Pourquoi fait-il ça ? Eh bien, parce qu’il aime la philosophie de Michonne qui est de n’abandonner personne. Partant de là, il a décidé, avec Aiden et son copain, de la suivre dans son aventure et de quitter la communauté itinérante qui n’en a pas grand-chose à faire d’eux.

Le gaz

C’est plutôt chouette, mais ça mène à quelques longueurs ensuite. En effet, les scénaristes passent un temps fou à nous faire accrocher à ces personnages secondaires – notamment à Nat qui monologue beaucoup trop sur ses parents et le type qu’il aimait là. On ne va pas se mentir, j’ai commencé à décrocher à ce moment-là, mais c’est précisément à ce moment que l’épisode est reparti en vrille d’un coup d’un seul avec une scène plus qu’inattendue.

Michonne, Aiden, son mec et Nat poursuivaient leur chemin avec une partie des survivants aimant beaucoup Nat lorsqu’ils aperçurent un hélicoptère dans le ciel. Et là, contre toute attente, la série m’a filé des vrais frissons dans le dos : l’hélicoptère balance sur les survivants du gaz meurtrier. Non seulement, la situation est absolument atroce avec plein de leurs amis qui meurent aussitôt, mais en plus, les morts se transforment très rapidement en zombies. Le gaz meurtrier n’est pas encore dissipé qu’il y a déjà des survivants qui se font bouffer par leurs amis. Pas cool.

Pas cool non plus de voir Aiden avoir les poumons cramés. Michonne a eu de la chance : elle avait une écharpe et a pu se protéger à temps. Elle n’est donc pas trop cramée de l’intérieur et survit, avec quelques amis. Elle fait ce qu’elle peut pour venir en aide à tout son nouveau groupe, donc.

Malheureusement, quand Michonne revient avec des bouteilles d’oxygène, Aiden est décédée et transformée en zombies. Elle a bien été attachée au lit, comme conseillé, ce qui permet à Michonne de la tuer une seconde fois, mais bordel, qu’est-ce que je suis triste de la voir déjà morte. C’est bien la peine de caster une actrice que j’aime pour la faire repartir aussi vite les deux fois où elle est là ! Cela dit, c’est la première fois depuis un moment que quelqu’un meure dans la franchise et que ça m’affecte un petit peu. Jusque-là, dans les spin-offs, je n’en avais jamais rien à faire des décédés. Bon, après, c’est juste parce que j’aime l’actrice en vrai. La situation est triste aussi, parce qu’elle réussit à transformer en zombie son mec au passage.

Bref, Michonne doit tuer ses nouveaux amis zombifiés, mais est rassurée tout de même de découvrir que Nat est encore en vie. J’avoue que ça m’aurait fait chier qu’il meure, mais le voir pseudo-suicidaire, ça ne m’a pas plu non plus, et j’ai un peu levé les yeux au ciel. C’était pourtant nécessaire pour la survie de Michonne que Nat survive lui aussi. En effet, avec le gaz, les deux personnages ont quelques effets secondaires à supporter. La convalescence est longue : on nous propose un montage qui montre Michonne tenter de faire du sport et se reconstruire une endurance. Nat aussi semble galérer au départ.

Les saisons passent par la fenêtre et Michonne comme Nat sont finalement prêts à repartir, enfin. Il était temps : Nat refuse d’aller seul à Alexandria, préférant suivre Michonne jusqu’au bout de son aventure. Le bout ? Elle veut se rendre à un port qui est celui où elle est sûre de retrouver Rick, puisque c’est la seule piste qu’il lui reste.

Espérer encore un peu

La série nous épargne une bonne partie du trajet, pour en arriver au moment où Michonne découvre que tous ses espoirs sont en cendre. Elle trouve bien le port, mais ce qu’elle y trouve, c’est un paquebot qui se proclamait refuge anti-zombies et des centaines de corps calcinés sur la rive. Oui, oui, des tas de cadavres, comme dans les heures les plus sombres de l’histoire. Michonne ne peut qu’envisager le pire pour Rick : elle tente bien d’identifier les cadavres, mais c’est en vain. Comment reconnaître un corps calciné ?

Le soir, Nat tente de la consoler comme il peut. La tâche est complexe : elle perd inévitablement une partie de son espoir, mais reste sûre que Rick est en vie. Pour autant, elle n’a plus nulle part où aller. J’aime toutefois que la série justifie pourquoi elle est restée loin d’Alexandria pendant si longtemps. C’est plutôt logique. À ce stade, toutefois, elle décide enfin de faire demi-tour : Nat insiste pour dire que ce n’est pas abandonner Rick que de retourner auprès de ses enfants – et elle peut garder espoir malgré tout, comme c’est écrit en chinois sur son portable.

Bon, bien sûr, l’impact de voir Michonne craquer et pleurer toutes les larmes qu’elle a en réserve est un peu atténué par le fait que l’on sait déjà qu’elle va retrouver Rick quelques minutes plus tard (on approche de la fin de l’épisode). Et c’est donc sans surprise que dans la scène suivante, nous voyons Michonne, Nat et leur zombie domestique (toujours chouette que Michonne ne perde pas ses bonnes habitudes) se diriger vers Alexandria et être interrompus par le passage d’un avion. Celui de Rick, donc.

Nat étant un chimiste hors pair, il a créé des missiles qui sont ceux qui ont explosé l’hélico de CRM. Bien sûr, ça paraît beaucoup plus justifié d’un coup quand on a eu droit à l’attaque de gaz et surtout l’audio des gens qui hurlent en mourant. La série en fait trop, à nous rappeler qu’Aiden était enceinte et faire quelques flashbacks à ce moment où Michonne va tuer les soldats, en étant couverte par Nat. On a compris que Michonne voulait se venger de cette communauté, alors pourquoi en faire tant. En plus, la scène est beaucoup plus lente que dans l’épisode précédent. On la voit découvrir les visages de chaque soldat pour les regarder dans les yeux quand elle les tue. La vengeance à l’état pur.

Retrouvailles

Et c’est là qu’elle retire le masque de Rick. Michonne s’arrête au dernier moment en voyant le visage de Rick. Heureusement, c’est le dernier, comme ça personne ne cherche à le tuer. La pluie tombe, en plus, pour rendre tout ça plus dramatique. Franchement, plein de séries en profiteraient pour tuer l’un ou l’autre de ces personnages, parce que ces retrouvailles dramatiques manquent de quelque chose, non ?

Bon, on peut savourer qu’ils soient de nouveau ensemble, au moins. Evidemment, Rick prend des nouvelles de Judith – et je trouve ça grave que Michonne lui dise qu’elle va bien alors qu’elle n’en a aucune idée à ce stade. Je pensais franchement que l’épisode allait se terminer sur le baiser tant attendu entre Michonne et Rick. Par contre, le fait que l’hélico vienne d’être éclaté et est encore en flamme à côté d’eux, personne n’en parle ?

Cela semble leur revenir en tête d’un coup, et l’écriture manque alors clairement de quelque chose. En effet, Rick supplie Michonne de cacher ce qu’elle est – forte et leader – au reste de CRM qui ne va plus tarder à se ramener. Rick lui explique qu’ils ont besoin de retourner ensemble à CRM, sauf que… il n’explique pas pourquoi ? Il le présente comme un fait inévitable parce que d’autres soldats arrivent, mais ce n’est pas si clair.

Je ne comprends pas cette décision de sa part. Je la trouve complètement conne, même. D’accord, ils risqueraient de les prendre en chasse… mais encore faut-il leur laisser le temps de voir qu’il manque un soldat, non ? Cela leur permettrait de se casser. Mais non. Rick n’essaie même pas et Michonne se laisse convaincre. Que Rick soit cassé psychologiquement, d’accord, mais Michonne ?

Parce qu’en plus, elle accepte ça avant que Nat ne se fasse tuer. Oui, bien sûr, Nat se rapproche d’eux et est content de voir qu’elle a retrouvé le fameux Rick, mais évidemment Nat se fait tuer aussitôt. C’était obligatoire que l’épisode se termine comme ça. Rick a beau tuer le soldat qui a tiré sur Nat, c’est trop tard : Nat est mort quand même. Je pensais sincèrement qu’il allait survivre à cet épisode et ça me fait chier que ce ne soit pas le cas, mais en même temps, je trouvais que ça manquait de drame. Peut-être que j’aurais pu comprendre que Michonne accepte d’être la prisonnière de Rick, et donc de CRM, si Nat était mort avant qu’elle ne prenne cette décision… Là, c’est bizarre.

CRM

L’épisode termine alors comme il a commencé : par Michonne qui raconte son histoire à une communauté, espérant qu’on ne la tuera pas pour ça. Seulement cette fois, elle ment : elle assure s’appeler Dina et avoir été seule bien longtemps après avoir perdu sa communauté, partant en vrille, et son mec. La scène où elle rejoint CRM avec Rick qui braque un flingue sur elle était chouette, surtout qu’il est super rare de voir Michonne sourire.

Pour autant, je ne suis pas certain de comprendre la direction que prend la série. On s’en fout un peu de CRM à ce stade, j’espère qu’elle pourra vite quitter cette communauté. Avec ou sans Rick, à ce stade. Michonne est excellente en tout cas – et l’actrice aussi. C’était chouette qu’elle regarde son reflet dans le miroir à travers lequel elle est observée. Honnêtement, à ce stade, j’ai l’impression que la série nous propose du temps bonus – j’étais sûr que l’épisode se terminerait sur les retrouvailles avec Rick. Voir Nat se faire tuer et l’hélicoptère se poser, ça m’aurait fait une excellente fin.

À la place de ça, on a une scène où Rick se débrouille tout de même pour avoir un peu de temps seul à seul avec Michonne. Les deux s’embrassent donc dans un hangar CRM sans prendre le temps de parler des gamins qu’ils ont laissé derrière eux. C’est presque animal ces retrouvailles à force. Je comprends le besoin du câlin, mais le temps étant pressé, ils ont plein d’autres choses à évoquer il me semble.

Bon, bien sûr, Michonne découvre que Rick a perdu sa main. Le problème, c’est qu’au passage, il révèle qu’il a aussi arrêté d’essayer de se rendre à Alexandria. Par conséquent, Michonne ne révèle toujours pas à Rick qu’elle a eu un enfant de lui, si je comprends bien. Elle n’est vraiment pas conne et sent qu’il y a anguille sous roche. Pourtant, Rick révèle tout, lui, en revanche, ou du moins, c’est ce qu’il semble. Il explique donc à Michonne que ce sont les gradés en rouge le problème : ce sont eux qui reviennent plein de sang à chaque fois. Michonne veut évidemment se venger et propose de partir de CRM en détruisant tout derrière elle, mais Rick lui assure que ce n’est pas possible.

Pourtant, Michonne termine l’épisode avec le briquet de Nat en main, prête à tout cramer, littéralement. Le truc, c’est qu’elle ne sait pas encore que son identité n’est pas si secrète que ça à CRM : Jadis a déjà cramé le fait que Michonne était là. C’est elle, comme par hasard, qui était derrière le miroir sans teint à observer Michonne, à la reconnaître, à comprendre qu’elle était avec Nat (pourtant, Rick avait eu la bonne idée de donner au cadavre de Nat le sabre de Michonne).

Jadis se rend donc chez Rick pour lui dire qu’elle voit clair dans son jeu et qu’elle sait très bien ce qui est en train de se passer. D’accord, mais qu’est-ce qui est en train de se passer au juste ? On ne saura pas car l’épisode se termine (enfin !) sur Jadis demandant à Rick ce qu’il pense être en train de faire, avec aussi la révélation qu’ils ont un accord secret entre eux – mais dans lequel la protection de Michonne n’est pas supposée être. Au moins, ça justifie pourquoi Rick ne s’est pas barré avec Michonne : Jadis aurait su où le retrouver, forcément…

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Wild Cards – S01E08 – Eternal Sunshine of the Therapized Mind – 14/20

Pas de fil rouge cette semaine et une enquête qui prend beaucoup trop de temps quand j’avais deviné qui serait coupable dès sa première scène… Mais la série parvient malgré tout à rester divertissante dans sa manière d’approfondir les personnages, y compris secondaires. En fait, c’est un mauvais épisode sauvé par ses personnages, et je ne m’y serais pas attendu en commençant la série.

Spoilers 

Max & Cole cherchent à résoudre le meurtre d’une psy célèbre, ce qui les envoie aussi en thérapie.

Their honeymoon phase is over.

C’est un étrange début d’épisode, avec Max et Cole qui s’embrouillent pour peu de choses. On comprend que la période dans laquelle tout allait pour le mieux dans leur amitié a pris fin. Si j’étais mauvaise langue, je dirais qu’il est temps qu’ils couchent ensemble, hein. Bref, les collègues du commissariat mettent peu de temps à en arriver à la logique conclusion que leur période de lune de miel est terminée. Ils sont donc comme un couple, littéralement, même si on nous dit que c’est parfaitement normal entre collègues qui passent trop de temps ensemble. Mouais. Pas convaincu.

En tout cas, Max et Cole ont besoin d’un break, en parle à leur hiérarchie – malgré la difficulté que ça représente en théorie dans cette situation – et… leur chef s’en fout. Pardon, mais je le sens de moins en moins celui-là. Comment tu peux les forcer à bosser ensemble alors que la criminelle demande une pause ? C’est franchement une mauvaise idée.

Dr Sophie

Le cas de la semaine est plutôt intéressant : Docteur Sophie, une psy réputée, est retrouvée morte dans sa piscine… de cash. Bon, ce n’est pas Picsou non plus, mais elle est dans un bain de billets flottant dans l’eau. C’est quelque chose. J’aime beaucoup l’enquête que ça lance, avec évidemment la question du profit que ce meurtre rapport : comme elle est célèbre, elle écrit aussi des livres qui se vendaient comme des petits pains.

L’enquête ne tarde pas à révéler qu’elle a un autre livre sur son ordinateur portable, livre qui représente une somme d’argent très importante à présent qu’elle est morte. Difficile de ne pas suspecter son agent, malgré l’alibi en béton qu’elle fournit à Cole quand il lui demande. En fait, c’est justement l’alibi trop parfait qui me la rend encore plus suspecte que le reste.

Bon, en attendant de savoir qui est le coupable, il faut que l’enquête continue, avec les bonnes vieilles habitudes de Max reprenant le dessus : c’est ainsi qu’elle se retrouve à se faire passer pour Maxine, avec son mari Colton – Cole, donc – lors d’une cérémonie en hommage à Dr Sophie. Comme ils sont en train de se disputer en permanence, la couverture est parfaite, en vrai. Ce qui est top, c’est que lors de la cérémonie, il y a un journaliste célèbre qui finit par prendre la parole pour se déclarer coupable du meurtre.

C’est beaucoup trop simple pour qu’il soit le vrai coupable, mais ça donne lieu à quelques scènes amusantes où le journaliste télévisé préféré de Max semble complètement drogué. Bien sûr, ce n’est pas le cas : il est simplement hypnotisé. Hypnotisé pour confirmer le meurtre, hein. Cela se termine par un psy qui réussit à briser l’hypnose, mais avant ça, il faut en passer par la découverte de ce qui est arrivé à ce pauvre monsieur bien sympathique. C’est Max qui réussit à faire les connexions nécessaires pour ça : elle se rend compte que l’un des personnages des livres de Dr Sophie est justement le journaliste, sous un pseudo qui ne le cache pas vraiment…

Bref, Dr Sophie raconte la vie de ses patients dans ses romans, donc il n’est pas bien compliqué de savoir qui sera le coupable du meurtre : le sujet de son prochain livre. Mes soupçons se sont assez naturellement portés sur l’ami d’enfance de Sophie à ce moment : c’est la dernière personne à avoir parlé au journaliste avant qu’il ne confesse le meurtre. Ce serait trop simple que nos détectives fassent ce raccourci malheureusement.

Maxine & Colton

Il faut bien qu’ils enquêtent pour combler l’épisode. Nous voilà donc arrivé à un stade où le commissaire envoie Maxine et Colton en thérapie de couple auprès des collègues de Dr Sophie. C’est plutôt chouette à voir, en vrai, parce que ça permet aux scénaristes de l’épisode de s’amuser à approfondir la dynamique conflictuelle de Max et Cole dans cet épisode, puis chacun des deux personnages. Malgré les mensonges de la couverture, il y a de quoi mieux les découvrir… et de quoi s’amuser aussi. Le gag sur les poupées était excellent, leur manière de ramener l’hypnose comme ils pouvaient dans les conversations assez efficace.

Tout ça finit par la conclusion que Cole a eu une enfance plus difficile et injuste qu’il ne le pensait, avec son frère qui a eu plus de chance que lui vis-à-vis de son père, en arrêt après sa naissance. Du côté de Max, l’idée est qu’elle ne se fait pas assez confiance pour avoir confiance dans les autres – et comme elle a confiance en Cole, ça lui fait peur. Facile.

Pour le reste, l’enquête est beaucoup trop chiante : à partir du moment où je me suis décidé sur le coupable et qu’ils ont mis une demi-heure à en arriver à la même conclusion que moi, bon, l’épisode était forcément long à subir. Il y avait toutefois du bon – j’ai notamment beaucoup aimé l’amitié qui se dessine entre Max et Yates, la flic. Cela fait plusieurs épisodes que ça dure, mais là, ça marche bien et, en plus, elle parvient à réconcilier Max et Cole en leur faisant prendre conscience qu’ils doivent pédaler dans la même direction.

Quand ils le font, ils comprennent que l’amie d’enfance de Sophie, Joan, est bien la coupable. Il me manquait une étape, à savoir qu’apparemment, Joan écrivait les livres de Sophie pour elle – alors que l’éditrice de Sophie trouvait mauvaise l’écriture de Joan. Mouais. J’ai beau croire en l’hypnose, j’ai eu du mal à croire dans le fait que plusieurs jours après, une simple phrase plutôt banale puisse trigger le journaliste à répéter en boucle sa confession.

Pour le reste, la série souffre de la comparaison avec Allegiance : Joan envisage de se suicider en sautant du toit d’un bâtiment quand elle se fait choper par les flics et la manière dont Max et Cole la sauvent me laissent vraiment sceptique. J’aime bien le fait qu’elle ne saute pas quand elle envisage d’écrire un livre depuis la prison, hein, mais Max qui se met en danger en passant de l’autre côté de la rambarde elle aussi… c’est naze.

De manière assez improbable, l’épisode révèle aussi dans sa conclusion que l’ex partenaire de Cole se rend en thérapie grâce à Cole qu’il voulait aider et qu’il ne parvenait pas à comprendre suite à la mort de son frère. J’aime bien comment les personnages secondaires sont développés depuis quelques épisodes et j’espère vraiment qu’on aura une saison 2.

PS : surprenant de voir que le générique comprend depuis le début de saison des images de l’épisode 8. Il est loin le temps où les génériques se concentraient uniquement sur les trois ou quatre premiers épisodes de la saison.

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Allegiance – S01E04 – IRL – 16/20

On a compris que la série voulait faire dans le social et elle est parfois un peu lourde dans sa manière de faire passer des messages – ici, sur les adolescents. Pour autant, je trouve que l’ensemble est fluide, que c’est pas si mal écrit et surtout que les personnages sont attachants. Le casting est excellent et gère parfaitement ce que les scénaristes veulent faire passer, alors je passe de bons moments devant la série.

Spoilers 

Un homme armé est repéré dans la bibliothèque de la ville.

And no one, absolutely no one should hold it against you.

Le temps passe et chaque fois que je lance un épisode, je me dis que la série serait vraiment parfaite en bingewatching. C’est presque frustrant de la voir à la semaine – et en même temps, la semaine prochaine, je vais prendre du retard dans mes visionnages, je le sais déjà. En attendant, je reste à jour dans mes hebdos et je me lance donc dans le visionnage de cet épisode, parce que malgré l’épisode précédent un peu moins bon, la série me plaît beaucoup et j’ai envie d’en voir plus.

Main armée

J’aime bien le fait qu’au commissariat la journée commence par une réunion des bleus. Cela manque depuis le premier épisode ce genre de scènes où ils partagent un café et font une pause ensemble. Je ne sais pas, dans tous les tafs, les nouveaux s’allient, non ? Ou alors, ils se détestent. Et dans le fond, Grove et Sabrina se moquent de Luke, donc c’est dans l’entre-deux.

Ensuite, Brambilla vient casser l’ambiance de déconne entre bleus en les remettant au travail et en partant faire sa ronde habituelle avec Sabrina. En chemin, ils papotent un peu jusqu’à être interrompus par l’annonce qu’un homme armé a été repéré dans un immeuble du centre-ville. S’il n’y a pas de coup de feu, tous les flics sont aussitôt motivés pour gérer l’évacuation du bâtiment et la sécurité de la zone.

C’est un peu dommage : ça nous ramène une fois de plus Degas dans la salle d’opération, mais je n’ai pas trop compris pourquoi. Elle est enquêtrice, alors pourquoi est-elle tout de suite sur le coup ? Cela manque de quelques précisions dans la hiérarchie globale de la police, mais ça ne m’a pas gâché l’épisode pour autant.

En effet, la tension grimpe vite dans cette journée normale pour Sabrina et Brambilla. Ils croisent Gabinski qui fait un topo sur la situation, puis se lancent dans l’évacuation de la bibliothèque municipale (ou universitaire, remarque ?) prise pour cible par l’homme armé. J’aime bien ce que ça donne, même si les figurants paraissaient deux de tension dans l’évacuation. Je ne sais pas, les flics crient dans une bibliothèque, ça donne envie d’évacuer, en théorie.

Assez vite, tout ça termine en prise d’otage par le type qui a bien une doudoune orange, mais réversible. Il est malin tout de même. Il a aussi un flingue qui est bien particulier : après s’être enfui en voiture volée et avoir provoqué un accident, l’homme s’échappe en laissant son arme derrière lui. Il n’est pas bien malin sérieusement… Mais l’arme offre une perspective effrayante à la police : il s’agit d’une impression 3D d’un flingue.

Grove l’analyse rapidement – parce que c’est la seule scientifique geek de toute la police canadienne apparemment et qu’elle n’a toujours pas besoin de son tuteur, dommage – et met Sabrina et Brambilla sur la piste d’un certain « 53nt1n3l » qui a signé sa création. En cherchant sur le net, elle a trouvé tout un site expliquant comment imprimer l’arme. Publier l’information n’est pas un crime. Imprimer une arme, c’en est un. Les policiers se concentrent donc là-dessus.

J’aime bien la manière dont est construit l’épisode ensuite pour que Sabrina comprenne bien vite qu’un étudiant interrogé le matin même est en fait celui qui a imprimé l’arme, parce que oui, l’arme a été imprimée dans la bibliothèque municipale. Ils sont riches les canadiens. Sabrina, elle, gère bien les interrogatoires, et de mieux en mieux pour une bleue, même. Elle ne fait pas assez d’erreur de débutante pour l’instant à mon goût, mais ça n’empêche que la série est sympathique.

Chantage

Bref, on enchaîne par l’arrestation du type du début d’épisode qui s’était enfui. Luke appelle Sabrina pour se vanter de l’avoir arrêté avec Gabinski, mais il doit tout de même revenir au commissariat parce que son tuteur est attendu au tribunal. Partant de là, Brambilla se retrouve avec deux bleus à gérer et c’est plutôt chouette. Cela permet à Luke de faire ses preuves en interrogatoire aussi.

La série poursuit l’enquête avec l’ado qui a imprimé l’arme qui disparaît de chez lui en volant l’argent de sa mère (elle est cheloue sa mère à téléphoner de devant sa maison là). Dépitée, elle appelle Sabrina pour l’informer de la disparition de son fils et de son inquiétude car ce n’est pas ce qu’il fait habituellement. Bon, après, il a l’habitude d’être beaucoup seul et rejeté de ses camarades apparemment.

C’est donc sans surprise qu’il part en vrille, au fond. Quand on a son point de vue, on comprend qu’il est en fait harcelé et qu’il y a un sacré chantage en cours : il doit payer son harceleur au plus vite car celui-ci menace d’envoyer un message à ses parents avec… on ne sait pas, mais c’est gênant au point qu’Eddie, le gamin, envisage finalement le suicide. Par chance, Grove trace son téléphone et permet à Sabrina et Brambilla de le retrouver au plus vite.

C’est Sabrina qui repère en premier qu’il est sur le toit d’un immeuble, prêt à se jeter dans le vide. Bon, la série abuse un peu : les deux flics ont alors le temps de monter sur le toit de l’immeuble super rapidement et sans que le gamin ne saute pour autant. Il hésite et n’a pas vraiment envie de mourir, j’imagine. Tout ça se termine bien pour lui, avec Brambilla qui parvient à lui sauver la vie.

Bon. Je dis que ça termine bien, mais il reste le problème du chantage : on le menace de publier des photos de lui nu à sa famille, à tous ses camarades et en ligne avec son nom pour l’empêcher de postuler dans de grandes écoles. Mouais. On est en 2024, je ne sais pas si ça fonctionne vraiment un chantage pareil avec toutes les intelligences artificielles qui peuvent créer des fakes et tout… Je ne sais pas, ça me paraît trop violent tout ça.

Reste à déterminer qui fait du chantage à Eddie – et les nouvelles ne sont pas bonnes : Brambilla pense trouver la coupable pour mieux se rendre compte qu’elle est victime elle aussi du même chantage. L’application utilisée pour s’échanger les photos entre eux n’était pas sécurisée, avec un malfaiteur capable de récupérer les données et les photos, d’où le chantage qui suit. C’est triste : les victimes sont des victimes idéales, des adolescents isolés et surveillés pour cela. Il y a tout un réseau à démanteler.

Malheureusement, tout ce que Grove parvient à faire en fin d’épisode, c’est bloquer les mouvements financiers liés aux photos et aux chantages ; sans identifier pour autant la personne qui en est responsable. Eh, j’accuserais bien doudoune orange du début d’épisode, moi, mais je crois que la série fait exprès de laisser l’intrigue ouverte pour que ça nous torture un peu. Ils font trop de drama autour de cette intrigue d’ados qui s’envoient des nudes quand c’est malheureusement devenu quelque chose de bien trop courant pour que j’arrive à compatir à 100%. Je suis sans cœur, je crois.

J’ai en revanche trouvé vachement intéressant le fait que les photos peuvent être tracées un peu partout sur Internet par des spécialistes Interpol. Les acteurs jouant les rôles secondaires de l’épisode sont bons, et j’aurais aimé que ça termine par un couple d’adolescents qui réussissent au moins à se parler et arrêter de se sentir seuls – tirer du positif de leur expérience hyper négative. À la place, on aura juste Sabrina qui nous fera la leçon en rassurant Eddie : personne ne devrait tenir rigueur à Eddie du fait qu’il se retrouve victime de la fuite de ses nudes… Leçon retenue, pas vrai ? C’est un brin naïf, même si c’est évidemment ma position aussi.

Ajeet

Comme toujours, il y a en parallèle une enquête en fil rouge autour de l’accusation de trahison de la part d’Ajeet. Ainsi, l’épisode commence par Sabrina qui cherche à gérer le cas de son père. Elle le fait en parlant avec Max qui insiste sur le fait qu’ils ont finalement assez peu de choses pour retenir son père en prison. Avant ça, on a tout de même quelques phrases à la radio pour nous montrer la montée des discours extrêmes au Canada – ouais, au Canada aussi.

C’est ce qui inquiète particulièrement Max, en fait : l’impression que la Couronne fait tout pour que le ministre Sohal soit un traître à cause de ses origines. On lui retire même, selon lui, la présomption d’innocence. Si la scène est intéressante et fait très legal drama, je trouve tout de même qu’elle tombe comme un cheveu sur la soupe dans cet épisode. On n’a pas tellement eu de drama judiciaire dans les premiers épisodes.

En plus, tout ça mène Max à la réussite de son plan : il parvient à convaincre le juge de faire en sorte que le ministre soit partiellement libéré et assigné à résidence. Le truc, c’est qu’une fois de plus Ajeet n’en fait qu’à sa tête : il refuse de rentrer chez lui et donner l’impression au public qu’il profite d’un avantage dû à sa position. Il est un peu relou, à force, même si j’aime bien son éthique politique depuis quatre épisodes.

Ce n’est pas le cas de sa fille, toutefois, et elle tente donc de le convaincre en fin d’épisode de rentrer à la maison au moins pour raison familiale. Dommage qu’il ne le sente pas comme ça, lui. Pauvre Sabrina – heureusement qu’elle a toujours sa meilleure amie pour s’occuper d’elle et l’emmener faire la fête en vrai. Sabrina en a besoin et danse toute la nuit, enfilant les shots et ignorant les appels de son frère. C’est un drôle de cliffhanger… curieux de voir ce que la série proposera au prochain épisode pour justifier cet appel à l’aide du frère de l’héroïne.

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Resident Alien – S03E03 – 141 seconds – 18/20

C’est une série au ton bien particulier et à l’humour hyper décalé, mais bordel, qu’est-ce qu’elle est forte aussi pour nous faire accrocher à ses personnages et être tristes pour eux de manière totalement inattendue parfois. En plus, l’intrigue avance vraiment vite comme il ne reste déjà plus que cinq épisodes à cette saison (c’est bien trop court), alors c’est un épisode complet, avec toute la gamme des émotions.

Spoilers

Kate et Ben préparent le voyage à Yellowstone avec Max… et Harry qui s’incruste.

At least, let me remember this time. Please, let me remember !

Yellowstone

Quel étrange début d’épisode. J’étais à peu près sûr que Kate rêvait de sa petite fille, mais non : il s’agissait d’une autre nuit où elle était enlevée par les extra-terrestres. Ceux-ci ont donc créé toute une nurserie dans leur vaisseau pour que Kate puisse s’occuper un peu de sa fille. Elles sont vite séparées, malheureusement, et Kate a beau supplier, les Gris ne lui laissent pas se rappeler de son bébé à son réveil.

La voilà donc qui se retrouve à préparer son voyage à Yellowstone, un voyage que Max a du mal à comprendre : il considère que ses parents sont fous parce qu’ils prévoient d’aller là-bas en plein hiver. De son côté, Harry ne comprend pas le problème des humains autour d’eux : ils ont tous peur de mourir et oublient qu’ils doivent se battre pour survivre. Certes. On aime bien vivre et on préfère éviter de se faire tuer par un extra-terrestre.

Bref, toujours est-il qu’il apprend par Asta que Ben et sa famille ont prévu un voyage à Yellowstone. Il fait aussitôt le lien avec les Gris et trouve toutes les excuses possibles pour les accompagner – il n’a donc aucune excuse et est surtout marrant dans sa manière de s’incruster.

Rapidement, la famille et le médecin extraterrestre arrivent donc à Yellowstone. Pendant que les parents s’enregistrent à l’hôtel, Max cherche à en savoir plus sur le plan d’Harry. Il sent bien qu’il y a quelque chose à savoir, parce qu’il n’est pas totalement débile. Harry s’y refuse et je trouve que l’épisode perd du temps avec le gag plus qu’autre chose.

Durant la nuit, Kate est réveillée par des pleurs de bébé qu’elle pense venir de la chambre d’à côté… mais on sait bien que c’est autre chose. L’instinct maternel est puissant apparemment. Le problème, c’est que dans la chambre à côté, il y a Harry, qui se fait faire une manucure et qui débarque le lendemain matin dans la chambre du maire pour tenter d’en savoir plus sur ce qu’ils vivent durant la nuit. Une chose est sûre : ils ne passent pas la meilleure des journées, parce qu’une tempête de neige a chassé tout le personnel de l’hôtel ou presque.

Alors qu’ils font tout de même les touristes à Yellowstone, Harry comprend que Ben est attiré sur place pour visiter une entreprise, dont le logo l’obsède très clairement. Il décide d’aller mener une planque le soir-même devant l’entreprise ; et il est encore surpris que Max le suive et l’espionne pendant qu’il fait ça. C’était tellement obligé, pourtant. En plus, c’est une excellente chose pour lui : Harry découvre qu’il y a un portail vers le vaisseau Gris dans l’entreprise et est à deux doigts de se faire griller par un de ses ennemis lorsque Max arrive à temps pour lui sauver la mise. Que ferait Harry sans Max ?

Pas grand-chose, probablement. En attendant, il essaie de comprendre le plan des Gris qui semble avoir plusieurs décennies d’avance quand on voit la taille de la grotte qu’ils creusent. On a sûrement là un élément-clé pour la suite, mais on ne sait pas encore à quoi il sert : Harry finit par comprendre que les Gris veulent utiliser en fait l’eau qu’ils y trouvent pour la diriger vers le cœur du Yellowstone et provoquer une éruption gigantesque qui pourrait détruire le monde – ou au moins les USA, en vrai !

Les scénaristes préfèrent enchaîner sur l’un des pires gags possibles avec Ben qui fout une tortue au micro-ondes par erreur, alors que Kate est toujours obsédée par des pleurs de bébé. Elle entend un bébé à travers l’hôtel et finit par trouver dans quelle chambre il est : elle supplie alors la mère de porter le bébé. C’est juste atroce. On passe d’un coup de l’humour à de l’émotion bien trop forte.

Patience

Au commissariat, Mike et Liv continuent d’enquêter sur la photo qu’ils ont, prise avant le meurtre du chasseur d’extraterrestres. Pas de bol pour eux, c’est tout ce qu’ils ont maintenant qu’ils savent qu’ils n’ont pas d’empreinte. Cela mène à un bon humour lorsque Liv suggère d’appeler celle qui est désormais son ex pour avoir ses ressources avec les agences américaines bien au-dessus d’eux.

Et alors qu’elle explique à l’ex que Mike est horny au lieu d’happy, Liv n’est pas prête pour ce qui suit : Judy débarque au commissariat pour présenter à Mike sa mère. Ben oui, elle ne compte pas le lâcher maintenant qu’elle a couché avec lui. C’est exceptionnel. Judy enchaîne avec une journée au bar – meilleur karaoké ever – ce qui est une bonne idée : ça lui permet de croiser à nouveau Liv, mais cette fois seule à seule.

Liv se rend au bar pour interroger D’Arcy sur la photo. Cela nous donne une Judy qui est toujours folle amoureuse d’Harry et une D’Arcy qui s’enfuit de manière très discrète parce qu’elle a reconnu Harry. Elle se rend aussitôt auprès d’Asta, croisant au passage Jay. Ben oui, Jay vient prendre quelques nouvelles de sa mère biologique. Elle sait bien que son rencard n’était pas terrible, mais elle se prend encore un refus de la part d’Asta quand elle l’invite à sortir passer un peu de temps ensemble. J’ai de la peine pour Jay à ce stade.

J’en ai aussi pour Asta qui se fait exploser son portable par D’Arcy sans vraie raison valable – l’humour de cette série est particulier, mais j’adore. En tout cas, les deux amies se lancent dans une expédition très amusante où elles décident de brûler toutes les chemises à carreaux d’Harry, parce que bon, la police pourrait faire un lien avec la photographie en noir & blanc qu’ils ont. Pourtant, les flics sont occupés ailleurs – entre la vie perso de Mike qui déborde sur les heures de travail et celle de Liv occupée à cuisiner en uniforme sur insta et se faire défoncer par la presse, autant dire qu’ils sont… débordés, oui, c’est le mot. À l’inverse, Asta et D’Arcy n’ont clairement rien à faire car elles passent la soirée à tout brûler et faire la vaisselle pour éviter que la police ne trouve de l’ADN de chasseur d’aliens chez Harry. Elles y vont fort.

Heureusement, le père d’Asta est là pour calmer un peu sa fille et lui faire prendre conscience qu’elle en fait peut-être un peu trop. En parallèle, Harry comprend qu’il doit se débarrasser de Judy, et ce n’est pas si simple. Il essaie de lui parler « à l’arrière du bar », ce qu’elle comprend être autre chose, c’est sûr et certain. Pourtant, son but est juste de lui dire qu’il ne veut pas aller à son dîner d’anniversaire et la larguer. J’ai tellement de peine pour Judy, en vrai, elle s’était déjà fait le film de sa vie avec Mike. Allez, joyeux anniversaire. Heureusement, Judy a toujours D’Arcy. Depuis quand est-ce qu’on aime assez Judy pour avoir de la peine pour elle ? Ces scénaristes sont trop forts !

Dans le même genre, Liv croise sa grand-mère et découvre que c’est elle la source anonyme de la presse qui a décidé de la descendre en flèche dans la presse. La pauvre. Elle craque totalement alors même qu’ils avancent enfin dans leur enquête.

Conclusion

La conclusion de l’épisode réunit alors les deux intrigues au diner : Harry explique à Asta et D’Arcy ce qu’il a découvert. Les humains sont terrifiés à l’idée de la destruction de la Terre par les Gris, mais Harry leur jure qu’il fera tout son possible pour les empêcher de mener à bien ce plan. Reste le problème que Yellowstone est un vrai souci dont on devrait tous se préoccuper parce que ça explosera un jour.

Il y a là de quoi remettre en perspective la tristesse de l’épisode, hein. C’est le cycle naturel de la vie, bien sûr. N’empêche qu’Asta décide alors de passer la soirée avec Jay plutôt que de bosser, que D’Arcy fait son possible pour consoler Judy pour son anniversaire, que Ben et Kate sont heureux en famille malgré tout (mouais, c’est un sacré raccourci) et que Mike fait danser Liv pour lui redonner le sourire.

Bref, tout est bien qui pourrait finir bien – si Harry n’était pas soudainement poursuivi par la justice intergalactique parce qu’il n’a pas honoré son contrat avec les Gris qui devait le faire quitter la Terre. Oupsie.

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