Riverdale – S05E15

Épisode 15 – The Pussycats – 13/20
Les scénaristes savent vraiment comment surprendre les téléspectateurs à chaque fois, ça ne fait aucun doute. Cet épisode représente un énième foutage de gueule de leur part, avec un fan-service inefficace et particulièrement dérangeant à bien des égards… seulement voilà, tout ce qui nous tient éloigné des intrigues en cours est plutôt plaisant à suivre. Puis, au moins, quand ça chante, on s’épargne les répliques gênantes ?

Spoilers

Josie, Val et Melody sont de retour à Riverdale. Enfin, Val et Melody ont toujours été là, c’est juste que personne ne s’est donné la peine de payer les actrices, apparemment.


Where did Josie vanished to ?

Entrez-vous ! J’ai reporté cet épisode pour bosser cet après-midi, mais bon, j’avais quand même envie de voir ce que donnerait ce retour de Josie. Oui, j’avais été largement spoilé de son retour au cours de la semaine, mais non, je ne m’attendais quand même pas à un tel épisode, avec dès la première scène un mauvais résumé de la relation des Pussycats donnant l’impression qu’elles avaient eu un jour vraiment beaucoup d’importance.

En vérité, j’ai bien compris que tout le monde avait oublié l’existence de Val ; et la pauvre continue d’avoir une vie bien particulière. Elle évolue à présent dans l’ombre de Melody qui a laissé tomber son futur job d’avocate pour écrire un roman sur le point d’être adapté en film. Ah. Val est pressentie pour être l’actrice principale… sauf que non, en fait, Melody balance à sa copine (on savait ça ?) que le réalisateur veut un gros nom, pas une Val en actrice principale.

D’accord ? Et Josie dans tout ça ? Parce que c’est d’elle qu’on m’avait parlé, moi. Ben, Josie, elle est devenue une super star pendant les sept ans de gap qui existent entre 2020 et 2021 (non, cette blague ne vieillira jamais). Elle revient toutefois à Riverdale alors qu’elle est au sommet de sa carrière et a décidé de faire faux-bond à son public berlinois. OK ?

Pourquoi revenir à Riverdale ? Pour faire un break dans la folie qu’est sa vie et prendre un peu de temps pour elle. Du temps pour elle ?? Dans cette ville ? Mort de rire. C’est la pire idée du monde, au mieux, elle se fait kidnapper, au pire elle se fait tuer quoi. Et la série est dans l’abus total avec elle, puisque du coup, Tabitha en est une grande fan se demandant elle aussi, comme le reste du monde : « mais où est passée Josie ? ».

PERSONNE ne se pose plus la question, si ? Il faut croire que si, pourtant, les scénaristes sont sûrs de faire plaisir aux fans en nous la ramenant. Et si je dois être tout à fait honnête : ça me fait plaisir de la revoir car j’aimais bien le personnage – enfin quand elle avait un peu de temps d’écran. Elle était beaucoup trop souvent à l’arrière-plan pour être vraiment intéressante, alors qu’il y avait vraiment de quoi faire en vrai.

À la place de ça, les scénaristes se contentent de nous fournir un épisode de retour digne de Glee, avec Josie qui se met à chanter au diner et est rejoint finalement par Melody et Val. La chanson était sympathique, les nombreux flashbacks, pas si exceptionnels. Par contre, j’ai adoré la manière dont s’est terminée cette scène de chanson : Hiram se plaignant que sa nouvelle voisine d’hôtel fasse trop de bruit.

J’ai eu un élan de fan-attitude pour Josie quand elle l’a remise à sa place – à 21h – mais bon, c’était de très courte durée je vous rassure. Pourquoi ça ? Parce que dans sa scène suivante, Josie demande simplement à écrire une chanson dans la salle de musique de son ancien lycée d’une ville qui n’existe plus. Euh ? OK ? Et elle accepte de payer la location de la salle en… donnant des cours de musique aux lycéens.

Bordel. Il n’y en a pas un qui ne finira pas prof dans cette série ? Au moins, ça lui permet de taper son meilleur solo avec ses étudiants et de retrouver Archie. S’il est tout heureux de la retrouver et lui propose aussitôt de rejoindre le gang, il va vite le regretter. Ben oui, Josie est devenue une super-star, mais elle n’oublie pas que son lycée a été particulièrement traumatique et qu’elle ne servait à rien dans son groupe d’amis.

J’ai adoré voir comment elle remettait tout le monde en place, y compris Cheryl. Elle n’a jamais été si géniale que dans cet épisode, et tout ce que ça prouve, c’est qu’ils auraient pu avoir un personnage parfait dès le départ. Et c’est un peu le cas aussi avec Val et Melody qui passent leur temps ensemble. Où étaient-elles pendant tout ce temps, toutes les trois ? J’imagine que c’est le fait de les retrouver après tout ce temps qui les rend un peu intéressantes, mais bon.

Après, si j’étais heureux de voir Josie se la jouer Queen Bitch pendant un temps avec tout le groupe du lycée, tout est vite jeté par la fenêtre quand elle retrouve Sweet Pea et… couche aussitôt avec ? Ils ne se sont pas vus depuis près de dix ans et ils couchent ensemble comme si de rien n’était ? Sérieusement ? Qu’est-ce que c’est que cet épisode ? Et d’ailleurs, d’où Jughead est de retour à Riverdale ? On ignore vraiment à 100% les aliens et le camion ?

Puis, heureusement que Josie voulait se consacrer à l’écriture de son album, hein. C’est une franche réussite là. Elle se retrouve à coucher avec son ex, avant de recontacter ses anciennes amies. Anciennes, c’est le mot : Val et Melody n’ont pas oublié que Josie avait oublié leur existence, elle. Elles lui font sentir après un petit numéro musical qui avait un semblant de cohérence puisque Josie leur demande d’enregistrer un titre avec elle, avant de leur demander si elles chantent encore. Donc OK pour cette chanson.

Difficile d’en dire autant pour la chanson suivante qui voit Kevin se trémousser de manière terrifiante au fond de Pop’s. Ouais, euh, j’oubliais presque de parler de Veronica qui a une intrigue dans cet épisode. Son mari la laisse dans la merde financière avec une pyramide sur le point de s’effondrer et une certaine Alexandra Cabot qui débarque d’absolument nulle part. Je veux dire… On ne la connaît pas, si ? D’où elle sort ?

Elle est vraiment présentée comme un personnage, donc j’imagine qu’elle sort du spin-off sur Josie qui n’était pas centrée sur Josie. Bref, on s’en fout, Alexandra est là pour récupérer de l’argent qu’elle ne peut pas récupérer car Vero ne peut lui fournir. Evidemment, les scénaristes se devaient de fournir une intrigue à Veronica après son absence de l’épisode précédent.

L’intrigue n’est pas bien passionnante et mène à Alexandra prête à investir dans Pop’s qui a besoin de nouveaux investisseurs – mais uniquement en échange de numéros musicaux beaucoup plus présents. Il n’en fallait pas plus pour que ça parte en délire chanté, avec Kevin qui se trémousse sans raison et Toni qui nous tape sa meilleure choré tout en étant théoriquement enceinte. WTF.

Ecoutez, heureusement qu’elle devait rester au lit, hein. J’imagine que l’actrice a accouché ? Le personnage non, par contre. De toute manière, finalement Tabitha envoie bouler Alexandra, parce qu’elle veut remplacer le lait du milkshake signature de Pop’s par du lait en poudre. Forcément, ça pose problème à Tabitha qui l’envoie bouler, nous enseignant au passage l’histoire de Pop’s. C’est franchement cool, hein, mais ça sort de nulle part et ce sera aussitôt oublié ; ça donne juste l’impression que la série voulait faire un épisode un peu plus dans l’ère du temps.

Et sans surprise, c’est raté, hein. Je veux dire, on retrouve ensuite Josie en train de fondre en larmes quand elle aperçoit sa mère. Ouais, ouais, l’ex-maire de Riverdale est de retour et… Je ne sais pas, comme Hermione, elle ne sert à rien du tout pour ce retour, à part nous annoncer que le père de Josie est mort avant qu’on nous balance un flashback où Josie l’apprend. Le flashback ne sert absolument à rien, hein, et Josie pleure super mal. J’ai trouvé que le jeu d’actrice n’était pas super réussi sur ce coup-là et c’est encore pire quand elle est avec les Pussycats.

Voilà, le charme est brisé, il n’aura même pas fallu un épisode pour en arriver là. Pendant ce temps, les scénaristes continuent de donner une existence à Val et Melody, avec Melody qui refuse de faire son film sans Val… mais toujours pas de rôle respectueux des personnages. Ainsi, les deux filles changent aussitôt d’avis quand elles apprennent la mort du père de Josie et acceptent de faire une chanson avec Josie-geignarde. Mieux encore : elles décident de faire un concert… pour mieux y être éclipsées une fois de plus par Josie qui prend le lead.

Le concert ? Il doit être sacrément cher parce qu’il n’y a pas grand-monde sur place, mais apparemment, ça suffit à trouver les fonds pour refaire de Riverdale une vraie ville. Que dira Betty aux gens qu’elle torture dans le lycée après ça ? Nous ne saurons pas. A la place, nous aurons droit à de nouvelles scènes gênantes où les acteurs de la série dansent… mais pas de manière joyeuse ou crédible, juste de manière gênante. Genre, on dirait vraiment qu’ils sont forcés d’être là. Et Archie qui embrasse Kevin sur la joue, ça sort d’où ?

Autrement, Alexandra change d’avis et décide de donner son argent à Tabitha sans contrepartie alors que Toni se rend à un concert enceinte de neuf mois et une semaine (sorry what ? La choré plus tôt dans l’épisode à neuf mois ?? Pire que la scène sur la moto), ce qui fait qu’elle nous détruit la performance artistique de Josie. Elle accouche d’un petit garçon qu’elle nomme… Tony. Bon, d’accord, Anthony. Sérieusement, c’est fou.

Et comme la série ne va quand même pas s’embarrasser des personnages de Melody, Josie ou Val pour plus d’un épisode, voilà les Pussycat qui décident de faire une tournée ensemble dans les petits recoins des États-Unis que le père de Josie adorait. Soit ? Val ne se marie pas, mais elle reste avec son copain quand même ; Melody abandonne Nancy derrière elle et… Sweet Pea décide de les accompagner.

Le pauvre ne savait pas que ça finirait en tournée en bus un brin glauque. Dans un vrai Riverdale-style, Josie apprend en effet au moment de partir que son père a probablement été assassiné. Si ce n’était pas suffisant pour vous faire rire, alors la voix off de Melody nous assurant qu’il fallait retenir les noms de Melody, Val et Josie car on entendrait à nouveau parler d’elles devrait le faire. Cet épisode avait tout d’un back-door pilot, mais aucun projet de spin-off n’est là pour autant. Du foutage de gueule vis-à-vis des actrices jusqu’au bout.

Et vous savez quoi ? Le pire, c’est que j’aurais presque envie de regarder ce spin-off s’il devait venir à exister, parce que ce serait bien fun. En plus, j’espère que Josie y serait éclipsée par les autres comme à son habitude pour que ce soit vraiment drôle. Par contre, ça ressemblerait bien trop à Charmed pour la CW, non ?

 

Compteur d’Archie à poil : toujours rien, et pourtant on sent qu’il a eu envie de retirer son t-shirt quand Melody et Val lui ont dit « salut Archie ». Sérieusement, on aurait dit le début d’un mauvais porno.

The Outpost – S04E09

Épisode 9 – The Price of Immortality – 17/20
C’est un bon épisode une fois de plus, avec des avancées à la fois pour les personnages et l’intrigue. Il faut le bien dire, il y a un passage particulier de l’épisode auquel je ne m’attendais vraiment pas en le commençant et qu casse un peu le rythme de croisière pour la suite. Je commence à m’y faire, par contre, car c’est comme ça chaque semaine, il y a toujours une scène inattendue. La série a tellement changé avec le temps !

Spoilers

Talon doit revenir à l’Outpost chargée de mauvaises nouvelles.

I like soup.

Je n’arrive toujours pas à y croire, mais c’est un vrai plaisir de retrouver la série chaque semaine et d’entendre la voix de Talon nous rappeler ce qu’il s’est passé dans les épisodes précédents. Par contre, au début de l’épisode, j’ai eu du mal à comprendre ce que Talon faisait dans une grange à être réveillée par une paysanne. Par chance pour Talon, sa réputation la précède et la femme qui la réveille est prête à beaucoup pour elle.

La pauvre paysanne est toutefois rapidement tuée par la Déesse qui aspire son énergie vitale, s’en prenant en fait à tout son village. Par chance, Talon a son Kinj qui la protège, mais tout le village se retrouve sans la moindre énergie, ce qui est tout de même un peu gênant. Les dieux sont sans pitié, et ils n’hésitent pas ensuite à cramer tout le village. Talon se retrouve à devoir s’enfuir alors que tout prend feu. Par chance pour elle (décidément, ça en fait de la chance), un cheval est encore en vie et lui permet de s’en aller vers l’Outpost, alors que les dieux sont heureux comme tout de constater que la vie sur la planète s’est bien développée depuis leur dernier passage. Super.

C’est donc chargée de bien mauvaises nouvelles que Talon peut rentrer à l’Outpost auprès de Garret et Zed. Déjà, il faut commencer par annoncer que Tobin est mort ; avant de souligner que c’est la merde : un Dieu de plus, Zed et elle sur la liste des dieux… ça craint. Pas au point d’oublier de boire un coup en hommage à Tobin, par contre.

C’est totalement abusé : Gwynn n’a jamais eu droit à ça, franchement. Bon, allez, ce n’est pas grave parce que Tobin est vite considéré comme un problème plus que comme un ami dont la mort doit être commémorée. En effet, sa mort va provoquer de nouveaux remous politiques sans précédents : deux reines et un mort tués en si peu de temps, ça affaiblit sacrément la monarchie. Autant Garret est respecté en attendant le retour de Tobin, autant le garder roi une fois toute la royauté éliminée, ça craint.

Zed est ainsi d’avis qu’il ne faut rien dire au peuple, pour éviter des révoltes quand la priorité doit rester la menace que sont les dieux. Talon soutient étrangement Zed et décide que la mort de Tobin ne doit pas être annoncée du tout. On en arrive alors à une scène où Munt est tout heureux de retrouver Talon et où l’on voit le groupe forcé de se faire à son mensonge. C’est Garrett qui s’y colle, alors qu’il était contre, et j’ai trouvé qu’ils étaient tous sacrément lâches !

Qu’importe, l’épisode doit avancer de toute manière, il est ainsi temps pour Talon de rencontrer 313 et de le détester dès le premier regard. Janzo lui fait un résumé de tout ce qu’il a découvert, avant que Talon ne lui offre un nouvel élément essentiel : une déesse a les petites tâches jaunes sur les bras que 313 attend tant ! En effet, la déesse pourra distribuer les kinj jaunes aux autres esclaves par l’intermédiaire des étranges câbles se dirigeant tout droit vers les cocons des esclaves.

Une fois dans la cave, cependant, nous avons surtout la possibilité pour Talon et Zed de découvrir l’autel du Skevikor et de le toucher. Plus exactement, il touche la partie correspondant à leur Kinj, pour voir ce que ça peut bien faire. Si ça les brûle, ça leur apporte aussi quelques souvenirs de l’âme qu’ils ont en eux.

Le flashback confirme ce que l’on devinait bien simplement : un des dieux (celui dont Talon a le Kinj) s’est entiché d’une humaine, a eu un bébé avec et ça n’a pas plu aux autres. Celui dont Zed a le kinj a donc tenté de faire en sorte que l’humaine tue son bébé, avant d’être arrêté par le papa de l’enfant, pas très heureux de la situation. Allez, je recolle plus de morceaux que Talon et Zed apparemment : ils semblent ne pas tout capter de ce qu’ils viennent de voir, malheureusement.

Loin de toutes les considérations politiques, Garret décide d’avoir une conversation avec Talon pour en savoir plus sur l’extinction des Blackbloods et sur leur couple. Surtout sur leur couple, à vrai dire. C’est très surprenant de retrouver enfin ces deux-là ensemble après autant de temps, et je dois dire que le couple fonctionne toujours aussi peu à mes yeux. Je sais bien que les scénaristes les veulent ensemble depuis le départ, mais je ne pense pas vraiment pas qu’ils soient un bon couple.

Talon semble penser pareil en ce moment, puisqu’elle fuit une fois de plus Garret. Pas de bol, Garret. Zed a plus de chance que lui quand il s’agit de courtiser Nedra, une fois de plus. C’est dingue ! Les scénaristes forcent vraiment les choses avec ces deux-là, mais ils ont quand même plus d’alchimie que Garret et Talon, quoi. D’ailleurs, Talon vient à la rescousse de Zed : alors que Nedra lui reproche une fois de plus de ne pas être venu plus tôt pour sauver leur peuple, Talon débarque pour annoncer à Nedra qu’elle est la seule responsable de la mort de son peuple. Le pire, c’est que c’est vrai : elle a refusé constamment d’aller chercher son peuple.

Je passe la scène où elle et Zed se demande encore ce qu’ils ont vu comme souvenirs des dieux alors que c’était évident pour en arriver plus vite à Nedra pardonnant Zed. Elle lui fait un petit cadeau, mais elle reste encore énervée de voir Zed aider autant le peuple des humains plutôt que le sien. Et pourtant, Zed est clair : les humains et les Blackbloods sont tous ensemble face aux menaces de ce monde.

De son côté, Luna découvre qu’elle a eu le bon réflexe en volant un autre objet dans la réserve de Dredd : on l’avait vu faire et on se doutait bien que ce n’était pas pour rien, mais les scénaristes ont eu du mal à trouver comment réintégrer l’artefact à la série cette fois-ci. Il s’agit d’un petit morceau de fer avec sept diamants correspondant aux Kinj. Bien sûr, ça parle à Luna.

Cette dernière l’apporte donc à Janzo qui est très intrigué par l’objet : il y a sept diamants, mais il y a aussi une branche supplémentaire – probablement le bébé Blackblood. Ils mettent tous trois plombes à comprendre les choses dans cet épisode, c’est frustrant. Même Munt semble être plus malin qu’eux quand il comprend qu’il n’est pas normal de n’avoir aucune nouvelle de Tobin. Garret est forcé de lui avouer la vérité, ce qui me paraît quand même super risqué. Munt met quelques instants à passer de l’énervement à l’acceptation, commençant son travail de deuil comme il peut. Il en parle aussi à sa copine, évidemment.

Autrement, les textes de Yavalla finissent heureusement par apporter la vérité à Wren et Janzo – mais ils mettent toujours trois plombes à comprendre qu’Aster a enfanté une humaine et créé la race des Blackbloods. Sont-ils tous frères et sœurs, du coup ? Plutôt que de se concentrer sur le texte, ils préfèrent s’intéresser à la relique apportée par Luna. Et ils font bien ! À deux, ils arrivent à comprendre qu’elle projette une lumière. Grâce à une sorte d’appareil photo maison qui projette finalement les lumières sur une carte géographique, Janzo en arrive à trouver l’emplacement de la tombe des deux derniers Dieux. Et tout ça confirme l’importance des dieux dans l’histoire de leur monde, parce qu’il y en avait quand même trois à proximité de la capitale et un sous l’Outpost, quoi.

C’est bien joli tout ça, mais il faut encore savoir quoi faire de cette information. Zed et Janzo sont aussitôt convaincus qu’il faut tuer les dieux encore endormis avant qu’on ne les réveille, pour gagner du temps et empêcher leurs ennemis de prendre encore davantage de force. En plus, ils savent très bien où ils sont : l’un des dieux est enterré là où le Kinj de Zed a été retrouvé par exemple.

Talon reste suspicieuse face au plan, parce qu’elle sait que son Aster est considéré comme un traître par les autres maîtres. Avec le texte trouvé récemment par Wren, les deux femmes ont espoir d’un ennemi de leurs ennemis qui pourrait être un ami… Alors peut-être que réveiller Aster serait une bonne chose pour avoir de l’aide contre les autres dieux…

Le plan de Talon se tient vraiment beaucoup plus que celui de Zed avec toutes les informations qu’ils ont, alors il est frustrant de les voir hésiter. Pour avoir une meilleure idée de quoi faire, Talon retourne dans la cave pour avoir quelques souvenirs d’Aster. Cette fois-ci par contre, elle le voit sous un mauvais jour, parce que le souvenir qui l’y attend montre Aster présenter le nouveau monde aux autres dieux. Il y est un atout indispensable pour les dieux, il veut endormir les esclaves et conquérir le nouveau monde depuis le Plan of Ashes.

C’est abusé, bien sûr que ce nouveau monde est celui dans lequel il a créé les Blackbloods là, avant de voir que c’était la merde avec les humains et de les enfermer dans un autre plan. Pff. Talon ne comprend pas tout ça tout de suite – et peut-être que je me trompe en vrai – mais prend donc la décision d’aller détruire le cadavre du Dieu, avec l’aide de Luna. Zed, lui, demande de manière vraiment très surprenante l’aide de Nedra. Personne ne l’avait vu venir, ça. J’ai bien ri de voir Nedra se foutre de lui parce qu’il voulait tuer un être endormi comme un lâche par contre.

A l’inverse, Munt est loin d’être lâche sur ce coup, parce qu’il demande à accompagner Zed et Nedra, dans l’espoir de venger Tobin. Le combat ne devrait pas être trop violent, de toute manière, mais sa copine n’est pas ravie de le savoir partir à l’aventure. Elle l’accepte malgré tout, sachant bien que Tobin était le meilleur ami de Munt.

Une autre scène qui, pour le coup, était plus inattendue voit Janzo apprendre le libre-arbitre et le choix à 313 : il lui laisse l’opportunité de choisir son repas. Le but est toutefois de lui demander davantage d’informations sur les dieux et la séquence de noms entendue par Luna dans l’épisode précédent. C’est totalement vain… et limite flippant, même : Janzo apprend à 313 à faire ses choix, mais le choix qu’il veut faire, c’est d’entendre à nouveau les maîtres et de retrouver les siens. Janzo est trop naïf à lui tourner le dos, bien sûr que 313 lui éclate un plateau sur la tronche juste après.

Pourtant, la seule chose qui préoccupe le roi par intérim à ce moment-là, c’est de savoir que Talon est encore en train de s’enfuir. Du coup, il veut une preuve de son amour, et il en arrive à la demander en mariage au moment de se dire au revoir. C’est n’importe quoi, sérieusement. J’étais bien heureux de voir Talon l’envoyer bouler, c’est tout ce qu’il méritait sur ce coup-là. Et puis, comme ça, il n’accompagne pas Talon et Luna dans leur quête. Au moins, il reste un héros à l’Outpost, et on va bien en avoir besoin : 313 embarque avec lui la liste des dieux, dans le bon ordre, et récupère la clé dans la planque de Janzo.

Alors que Wren le retrouve, Janzo comprend donc que 33 s’est enfui pour libérer son peuple, mais c’est trop tard. L’épisode se termine sur 313 réveillant l’ensemble de son peuple. Non, vraiment, ça je ne l’avais pas vu venir. Aucun d’entre eux n’a le moindre Kinj jaune en plus, donc c’est parti pour une armée sans volonté et sans guide à gérer. On va se marrer dans le prochain épisode.

 

In the Dark – S03E10

Épisode 10 – Home Run – 16/20
Je n’en peux plus de l’héroïne de la série, mais j’ai l’impression que les scénaristes essaient vraiment de la réduire au personnage le plus insupportable possible avec les autres pour qu’elle prenne conscience de tous ses défauts. En attendant, elle a besoin de quelques électrochocs, et elle les a un peu dans cet épisode qui fait avancer l’intrigue vers de nouveaux territoires. On sent lentement du surplace de la saison, donc.

Spoilers

Murphy continue seule son enquête sur Jennifer Walker alors que Felix, incapable de la retrouver, change de plan.

Be nicer to your mom.

Et voilà, Murphy se retrouve seule à la frontière canadienne et… elle n’en a rien à foutre de la dispute avec Felix, préférant se concentrer une fois de plus sur Jennifer ? Sérieusement ? C’est du déni puissance mille à ce stade, et elle est chiante comme pas permis à vouloir absolument se concentrer sur Jennifer. Je suis sûr et certain que ça la mènera quelque part, mais ça m’énerve car je n’aime plus le personnage. Son égoïsme a atteint un nouveau niveau cette saison…

Même alors qu’elle se retrouve seule, il y a bien sûr Jess pour venir lui parler et… Bon, je vais être honnête, j’ai trouvé la scène trop longue pour ce qu’elle était, parce que Jess se met à représenter désormais les pensées intimes de Murphy, et ça gâche totalement l’équilibre de la série. Le personnage de Jess manque beaucoup trop à cette saison : elle restait malgré tout la boussole morale des personnages et la retirer comme ça, c’était la pire idée du monde.

En attendant, Murphy ressemble tellement à une claudo qu’on lui donne même de l’argent, mais pas de quoi charger son téléphone. On découvre tout de même que Felix s’en veut de l’avoir abandonnée avant que le téléphone ne se décharge totalement, puisqu’il passe son temps à l’appeler. Murphy, elle, ignore totalement Jess et ses inquiétudes pour rechercher encore et toujours des informations sur Jennifer Walker et, désormais, sur la meilleure amie, Susannah Jenkins.

La série ne s’embarrasse pas trop des détails cette semaine, d’ailleurs, parce que Murphy n’a apparemment aucun souci à la retrouver une fois dans sa ville ; ce qui n’a aucun sens. Un bus suffit à se rendre de la frontière à cette ville, et la vie de Murphy continue sans trop d’accroches alors que, bon, soyons francs, c’est une suite de péripéties qui deviennent vraiment trop grosses pour être crédibles.

En plus, Susannah n’est d’aucune utilité à Murphy, parce qu’elle n’a pas d’informations pour retrouver Jess (ou Jennifer, d’ailleurs) et qu’elle refuse même de lui donner quoique ce soit à manger – sympa la maman qui sommeille en elle. D’ailleurs, quand elle l’entend s’occuper de son bébé, Murphy lui demande d’appeler un numéro qu’elle connaît… et c’est celui de sa mère. C’est plutôt logique, mais j’ai trouvé ça surprenant quand même. Au moins, ça fait avancer la série vers autre chose, j’en avais marre des épisodes tournant en rond.

La mère est toujours insupportable avec sa fille, mais je la comprends bien sur ce coup-là, parce qu’elle a de quoi s’inquiéter pour elle. Sans surprise, ça vire à l’engueulade mère/fille, et ça fait du bien d’avoir quelqu’un qui remet vraiment Murphy à sa place – même si là encore, j’imagine bien que ça finira par tourner en faveur de l’héroïne.

En attendant, sa mère – Joy – fait remarquer à Murphy qu’elle ment super mal et qu’elle est capable de voir clair dans son jeu. La dispute finit par éclater sur une aire d’autoroute, puisque Joy refuse de venir en aide à sa fille sans avoir toutes les informations, et comme d’habitude, Murphy choisit la fuite, préférant demander son aide à n’importe qui plutôt qu’à sa mère.

Cela dit, la pauvre étrangère qui se retrouve impliquée au milieu de tout ça est vraiment à plaindre, je pense, parce qu’elle se fait engueuler par les deux femmes sans avoir rien demandé. Sa réplique est géniale par contre, que Murphy soit plus sympa avec sa mère ferait du bien à tout le monde.

Murphy décide de continuer sa route seule malgré tout. Heureusement que sa mère est maligne et lui paie ensuite à manger. Il n’en faut pas plus pour perdre à nouveau du temps et avoir Jess qui se pointe pour faire la morale à Murphy. Ce point de vue à l’intérieur de la tête de Murphy est loin de me plaire, vous l’aurez compris, surtout que ça veut nous faire compatir alors que vraiment elle a une attitude de merde avec tout le monde cette saison. Allez, Jess lui fait au moins prendre conscience qu’elle a intérêt à s’excuser auprès de sa mère, c’est déjà ça de pris.

C’est donc ce que fait Murphy quand sa mère revient s’occuper d’elle avec une bonne commande de fast-food, mais ce n’était finalement pas une bonne idée que de tout raconter à Joy. Cela ne me surprend pas, elle n’a jamais été un personnage venant en aide à Murphy – même si elle a toujours fait en sorte de venir en aide à Murphy. Disons-le comme il faut : elle apporte l’aide qu’une mère pleine de bon sens est censée apporter. C’est juste que la série nous montre autre chose et que le bon sens n’est pas ce que nous voulons voir. Perturbée par la vérité, Joy décide ainsi… d’appeler Josh. Quelle idée de merde. Je suis vraiment déçu par ce coup de fil qu’elle passe !

Pendant ce temps, la police tente encore et toujours de remonter la piste de Murphy. Gene, Josh et désormais Sarah sont sur le coup, mais ça patine sévère avec la mère de Jennifer Walker. Sarah se retrouve à vouloir résoudre l’affaire de Jennifer Walker au passage, se doutant bien que ça lui permettra de savoir à peu près où ira Murphy. Si c’est bien le cas, ça ne l’empêche pas d’avoir aussi l’esprit occupé avec Darnell.

Ce dernier se fait larguer après un rapide coup de fil et le vit plutôt mal, surtout qu’il babysitte désormais Trey. Toujours sans téléphone, ce dernier est dégoûté d’être recherché pour un triple meurtre et… joue aux jeux vidéos. Il se rend aussi récupérer de nouveaux papiers auprès de la même fournisseuse que d’habitude. Hop, il n’en faut pas plus pour que Trey se renseigne à son tour sur Jennifer Walker. C’est vrai que remonter à la source est bien plus malin que tout ce que font Murphy et ses amis depuis quelques épisodes.

Ils apprennent en tout cas que l’identité de Jennifer Walker a été vendue quelques mois plus tôt… par son frère, celui est en centre de désintox. AH. L’avancée est un peu simple, mais quoique je puisse en penser, elle a l’avantage de mettre en avant la relation Trey/Darnell, qui est en tout cas exceptionnelle comme relation de fraternité. Je les aime beaucoup tous les deux.

En revanche, pour en revenir aux flics, ça tourne en rond. C’est triste de les voir remonter la piste qu’ils pensaient avoir pour mieux se rendre compte qu’elle les ramène à leur point de départ. Sans Joy les appelant, ils auraient été bien incapables de faire quoique ce soit. Malheureusement, celle-ci est persuadée que Josh pourra aider sa fille vu le pétrin dans lequel elle s’est foutue. Tss.

La mère ment ainsi à Murphy : elle lui assure qu’elle a pour intention de l’aider à retrouver Jess en enquêtant sur Jennifer, mais qu’elles doivent passer par la maison d’abord. L’idée est bonne, mais elle oublie un détail : Joy utilise un GPS pour lui indiquer l’état de la circulation, parce qu’elle a eu plusieurs accidents de voiture. Malheureusement, le GPS de Joy balance son plan à Murphy en informant de la présence de la police absolument partout autour de la maison. Le pire, c’est que Murphy ne réagissait même pas jusqu’à ce que sa mère tente d’arrêter le GPS.

Sans surprise, Murphy comprend ce qu’il se passe, les deux s’engueulent et hop, la mère est impliquée dans un accident de voiture. Murphy en profite pour s’enfuir quand sa mère parle à l’autre conducteur et pour interroger discrètement un voisin afin de savoir où ils sont exactement : dans son ancien quartier d’enfance, ça tombe bien. Alors que la mère est retrouvée par la police, il n’en faut pas plus pour que ça finisse en course poursuite vraiment très sympathique à suivre. On retrouve ainsi Gene, Josh et Sarah dépassés par la situation.

Murphy se débrouille de son côté pour passer par la porte arrière d’une maison la conduisant droit dans les bras de… son ex d’adolescence, Jared. C’est une bonne idée de retourner auprès de Jared, comme c’est le seul lieu qu’elle connaît encore dans le quartier d’à peu près safe, mais c’est oublier que la mère aide les flics à la retrouver. Bam, Gene et ses acolytes débarquent vite chez Jared eux aussi.

Et contre toute attente, Murphy se débrouille pour convaincre Jared de lui venir en aide dans sa fuite face à la police. Celui-ci se laisse embarquer sans trop poser de questions, et je trouve ça dingue. Encore qu’il s’enfuit avec elle quand les flics ne sont pas dans la pièce, c’est une chose… Mais quand ils demandent clairement à Murphy de s’arrêter, avec le flingue en main ?

Jared n’a pas d’instinct de survie, et la voiture de Jared est immédiatement repérée par les flics. Par chance, Jared connaît encore le code du garage d’un voisin, et il peut se planquer dans le garage comme si de rien n’était. Bon, par contre, il est définitivement complice de la fuite de Murphy sur ce coup-là, et il ne s’en rend compte qu’une fois dans le garage.

Pour le rassurer, Murphy se confie à Jared, lui expliquant à lui aussi qu’elle est à la recherche de Jess et promettant qu’elle n’a rien fait, même si les flics la recherchent. C’est hallucinant ce pouvoir qu’elle a de convaincre tout le monde de lui venir en aide, tout de même, mais le pire, c’est que c’est dans l’ensemble plutôt crédible et plausible de voir Jared être convaincu par ce qu’elle raconte – probablement aussi parce qu’il est présenté comme un type qui n’a plus aucun contrôle sur sa propre vie.

Par contre, bon courage pour connaître les patients de centre de désintox’ lorsqu’ils se mettent à la recherche du frère de Jennifer. Et ces boulets prennent encore la même voiture, en plus, je m’attendais vraiment à voir les flics les arrêter. Ce n’est pas ce qu’il se passe : Jared arrête la voiture pour revivre ses meilleures années 90 et l’embrasser… Mais ce n’est pas exactement ce que Murphy avait en tête. Elle le repousse, refusant pour une fois de se servir de ses charmes pour obtenir ce dont elle a besoin sur du plus long terme.

Le pire, c’est donc que la série semble donner raison à Murphy lorsqu’elle traite Jared de pathétique parce qu’il la dégage sur le bord de la route après avoir refusé de coucher avec… mais eh, elle est pathétique elle aussi à se servir de tout le monde autour d’elle en permanence. Et bien plus que Jared, d’ailleurs. Je n’ai plus tellement de compassion pour Murphy, je veux juste qu’on retrouve Jess, et c’est quand même bien dommage d’en arriver là en saison 3 – considérer que l’héroïne ne vaut pas mieux que le loser introduit comme loser pour à peine un épisode.

Par chance, Murphy a pu charger son téléphone et elle se retrouve alors bien vite à avec des messages vocaux de Trey qui lui permettent de savoir où aller maintenant qu’elle n’avait plus aucun point de chute : chez Darnell. Et les flics, une fois de plus, sont seuls comme des boulets au commissariat. C’était bien drôle. Par contre, dès que Josh quitte la pièce où il buvait un verre avec Sarah et Gene, l’ambiance change radicalement.

En effet, Gene décide de tenter sa chance avec sa collègue en l’embrassant… Sauf qu’il se fait rembarrer, puisqu’elle pense toujours à Darnell. Ce pauvre Gene n’a plus d’autre choix que de se barrer, se rendant compte à quel point il est creepy comme boss. Franchement, Sarah serait mieux à lui dire la vérité. A la place, elle préfère envoyer un SMS à Darnell pour faire passer l’alcool, et c’est la pire idée du monde. Si elle savait qu’en plus Darnell était en train d’héberger Trey et Murphy quoi…

Ces deux-là peuvent au moins passer du bon temps ensemble dans les bras l’un de l’autre, Murphy se servant une fois de plus de Trey pour oublier ses problèmes jusqu’à ce que Sarah vienne frapper à la porte et que Trey ouvre, persuadé de trouver Darnell de l’autre côté. C’est un sacré cliffhanger, j’ai hâte d’être la semaine prochaine !

De son côté, Felix retourne chez sa sœur, toujours en train de vivre sa meilleure vie de couple avec Max qui s’est rapidement fait un nid douillet. Lesley préfère se rendre au boulot, et ça, c’est super marrant à voir, parce que ça faisait quelques épisodes qu’elle tournait en rond chez elle, tout de même. Elle nous laisse Felix et Max ensemble, et ce pauvre Max se retrouve à devoir bosser sur sa défense. Rien que ça. C’est sa nouvelle décision : incapable de retrouver Murphy sur le parking où il l’a abandonnée, il préfère lui venir en aide en préparant la suite pour quand elle se fera inévitablement arrêtée. C’est mal la connaître, elle échappe toujours au flic.

Lesley rentre du boulot bien vite toutefois, culpabilisant de laisser son frère dans le pétrin et cherchant un moyen de lui venir en aide. Tout cela mène assez logiquement à envisager de se servir de Sam comme d’un témoin confirmant qu’ils ont été forcés de faire du trafic de drogue et d’en arriver à tuer Jess. Ils semblent tous oublier Sterling, mais elle pourrait probablement aider, elle aussi, non ? J’espère que ce sera la solution dans un prochain épisode.

En attendant, Lesley est absolument géniale à essayer de convaincre Sam, en prison, de la choisir comme avocate pour réduire sa peine en échange d’un peu d’aide pour sortir Felix du pétrin. La scène est vraiment intéressante, parce que c’est en plus parfaitement logique et stratégique comme choix. Après, comme d’habitude, Felix est incapable de rester en place. Alors que Lesley l’informe que Sam veut réfléchir à la proposition, dès qu’il se retrouve sans la surveillance de Lesley (au boulot) et Max (trop agacé par Felix), Felix appelle Sam.

À se faire passer pour une victime, tout ce que Felix réussit à faire, c’est énerver encore plus Sam. Celle-ci l’accuse aussitôt du meurtre de Nia, parce qu’après tout, elle était complètement amoureuse de sa boss et n’a pas eu le temps de se remettre de sa mort surprise. Bref, Sam ne sera d’aucune utilité pour nos héros. Au contraire.

Riverdale – S05E14

Épisode 14 – The Night Gallery – 07/20
Je sais bien que cet épisode possède l’une des meilleures répliques de la série (non, vraiment), mais franchement, il manque des personnages dans cet épisode et il y en a d’autres qui sont là sans que ce ne soit raccord avec ce qu’on savait des dernières scènes. D’ailleurs, il n’y a absolument rien de raccord avec les épisodes ou saisons précédentes. C’est fabuleux. Je me dis qu’après cette série, je peux TOUT regarder, car tout aura plus de sens que cet épisode.

Spoilers

Cheryl invite sa petite-amie à une galerie d’art très privée et très cheloue.


You’re not in the United States anymore… You’re in Riverdale. (BAM)

Entrez-vous ! Pardon, mais cet épisode commence vraiment par un excellent fou rire quand Cheryl pense parler français, mais qu’en fait non. Elle a réinvité sa petite copine chez elle pour lui montrer ses nouveaux tableaux… et elle en a fait 150 en trop peu de temps pour qu’on puisse y croire, franchement, surtout que bon, n’oublions pas qu’elle a aussi une secte à gérer en théorie. Et j’ai soupiré très fort quand j’ai compris qu’en plus, cette galerie de tableaux allait nous offrir la structure de l’épisode.

Eh oui, elle a eu la bonne idée de faire des tableaux de chaque personnage de la série, à commencer par Archie torse nu. Est-ce que ça compte pour le compteur, ça ? Je ne sais pas trop, je partirai plutôt sur un non… mais bon. Très vite, on se trouve plongé dans un tableau où l’on se retrouve avec un Archie en thérapie avec une psy qui décide de « l’hypnotiser ».

C’était naze de chez naze, mais je n’imaginais pas autre chose et ça fonctionne sur Archie qui se met aussitôt à pleurer en racontant toute son histoire à l’armée. Voilà donc l’aide dont il avait besoin ? Admettons. Le fou rire ne faisait que commencer, puisqu’on enchaîne ensuite sur Cheryl débarquant chez Archie pour embaucher Andrews Construction (?????????) et ses hommes afin de forer le palladium sous sa forêt brûlée d’érables.

Franchement. Rien ne va. Même quand elle fait la liste des jobs d’Archie, elle arrive à oublier la salle de sport sérieusement. Les scénaristes sont donc incapables de savoir les boulots des personnages ? Et d’où Andrews Construction existe encore ? Et d’où Archie n’est plus prof ou pompier ? Je veux dire, vraiment la série reconnaît qu’elle ne connaît rien de ses personnages à ce stade-là.

En plus, Archie parvient à convaincre tout un tas de monde de bosser pour lui, Reggie, Fangs, Kevin… Tout le monde est là. Enfin, Kevin, il est surtout dans la mine, parce qu’il refuse d’arrêter de bosser (????) et trouve du palladium. Soit. Archie est obligé de retourner le chercher dans la mine, ce qui lui provoque un flashback suffisant pour le convaincre de retourner chez la psy. Il enchaîne malgré tout avec une autre journée de boulot où la série se souvient soudainement des Hommes-mites.

C’est l’occasion pour eux de nous révéler que finalement ils n’ont pas oublié les aliens et que Fangs en connaît un rayon aussi sur eux. Même qu’ils seraient cannibales. Si les histoires ne plaisent pas à Archie et qu’il remet tout le monde au boulot, c’est pour mieux pouvoir partir en vrille à nouveau. IL A UN CHOC POST-TRAUMATIQUE OK ? Il voit même des aliens, désormais. Et ça l’énerve, parce qu’il est sûr qu’on s’amuse à le rendre fou.

On ? Ben sa psy, bien sûr. Il débarque chez sa psy pour l’engueuler encore et encore et bien lui prouver qu’il part en vrille tout seul, complotiste qu’il est désormais. C’était tellement drôle ! Et d’où le patient suffit-il à convaincre Archie d’arrêter de crier ? OK, il est légèrement plus grand que lui, mais Archie est un grand boxer après tout. Ah, non, pardon, la boxe, ces scénaristes-là ne sont pas au courant.

En tout cas, Archie arrête de prendre ses médicaments… mais Frank l’empêche tout de même de retourner dans la mine. C’est une bonne idée, parce qu’il est révélé ensuite que tout le monde a des hallucinations dans la mine en question. Tous les mecs de la série se mettent donc à virer fous et voir des monstres un peu partout. Eh oui, il y a une fuite de gaz sous la forêt qui a pris feu il y a quelques épisodes (et qui ne ressemble à rien quand on l’aperçoit d’ailleurs, les effets spéciaux sont si nazes).

Bon, tout ça énerve Cheryl qui leur ordonne de trouver une solution et ça nous laisse aussi Archie tout con à devoir s’excuser à sa psy. Celle-ci ne veut plus l’aider parce qu’elle a peur d’être seule avec lui, mais elle reste seule avec lui tout de même pendant un moment – enfin seule… Figurez-vous qu’Archie voit finalement les nombreux hommes morts sous ses ordres derrière la psy… Nombreux ? Ils sont huit. Bon, d’accord, c’est beaucoup, mais quand même, de là à dire qu’ils sont nombreux comme s’il y en avait 100. C’est tellement naze cette série.

Allez, c’est assez pour Archie, et on peut ainsi enchainer sur un portrait de Betty peint par Cheryl. C’est si mauvais. Dans son intrigue, on voit Betty convaincre Tabitha de ne pas intervenir et de la laisser gérer seule son enquête. Euh ? OK. Littéralement, Tabitha lui a sauvé la vie la dernière fois, mais c’est pas grave, fais ta vie, meuf.

Betty se retrouve donc à interroger seule « Martin », le type qu’elle a arrêté dans l’épisode précédent et dont elle sait qu’il utilise un faux permis. Elle a pris la décision de l’enfermer dans… sa salle de classe ??? Elle est encore prof, mais il n’y a pas d’élève parce que c’est un long week-end apparemment. Ben désolé mes élèves, je ne torture personne au collège pendant le week-end, hein.

La scène était à mourir de rire, et on se retrouve avec la meilleure réplique de la série depuis les highs and lows of highschool football ! Non, Martin n’est plus aux États-Unis… il est à Riverdale. Et le son qui va avec !! C’était à mourir de rire, vraiment, vraiment, VRAIMENT. Il n’en faut pas plus pour justifier de regarder encore la série après tout ce temps, non ?

En tout cas, Martin s’amuse de l’interrogatoire misérable de Betty qui se retrouve à déterrer des ossements de chien et à apprendre que tous les routiers de l’autoroute connaissent déjà son nom. Ben oui, ils n’ont que ça à faire les routiers, c’est connu. Bref, tout ça ne mène à rien. Betty se sent donc logiquement (???) obligée d’aller parler à sa mère de ce prisonnier qu’elle retient au lycée.

Alice ? Elle est occupée à broder ses petits-enfants. Mais qui fait ça ? Une chose est certaine, elle se fait chier comme jamais. Elle accepte aussitôt l’idée de sa fille qui est d’aller parler à Martin pour passer pour une mère éplorée et en deuil de Polly, afin qu’il puisse voir à nouveau Polly comme une personne et qu’il parle enfin. MORT DE RIRE. Donner ça à un psychopathe, c’est la pire idée du monde. Bon, après, Alice en mère éplorée = Alice sous trois tonnes de fond de peint et avec son meilleur make-up, hein.

Sans surprise, Martin prend son pied à dire qu’il a tué une Polly qui faisait les mêmes bruits qu’une truie et il n’en faut pas plus pour qu’Alice lui défonce la gueule. Ou pas. C’était si drôle, et on enchaîne en plus avec Alice qui donne la permission à Betty, en tant que mère, de tuer Martin. Ah ben oui, c’est clair que Betty a besoin de l’autorisation de sa mère pour tuer un type. C’est probablement les règles de Riverdale en-dehors des États-Unis.

Betty n’est pas encore décidée à tuer Martin, par contre. Elle menace à la place d’utiliser une tronçonneuse pour torturer le type jusqu’à ce qu’il parle. La menace suffit à le faire parler vite fait du tatouage de Polly et confirmer qu’il l’a possiblement tué, alors qu’un flashback nous révèle que Betty prend ses idées de torture directement auprès du tueur des sacs de poubelle.

Cela ne l’empêche pas de considérer vraiment de torturer Martin à la tronçonneuse… sauf qu’il se suicide avant en avalant sa langue. Comment Cheryl a-t-elle su pour la tronçonneuse ? On ne saura jamais, mais on s’en fout, j’imagine ? En plus, l’intrigue paraissait résolue, mais figurez-vous que Betty a décidé que finalement il y avait une famille de tueurs en série, pas juste un type isolé. Pourquoi ? On ne sait pas, c’est comme ça, discutez pas, les scénaristes ont besoin de passer à un autre portrait.

Il s’agit de celui de Jughead. J’étais à deux doigts de penser qu’il était viré, mais non, non, l’acteur est toujours là. C’est son bonnet qui a été viré. N’espérez tout de même pas une réponse tout de suite à ce qu’il s’est passé lorsqu’il est monté dans le camion, par contre… On le retrouve à la place dans une réunion d’alcooliques anonymes où il raconte toute sa vie entre les saisons 4 et 5 (enfin, entre les épisodes marquant les sept ans d’écart).

C’était loin d’être intéressant car nous n’apprenions absolument rien de plus que dans les périodes précédents. L’acteur lui-même ne semble pas convaincu de ce qu’il joue, affirmant qu’il a écrit 200 pages en une nuit à la machine à écrire. Physiquement, c’est impossible, hein. Je veux dire, croyez-moi, j’en tape des pages par jour, à l’ordinateur ! Imaginez à la machine à écrire en étant drogué ? Cela fait un paquet de fautes de frappe.

Sinon, ben, comme d’hab, les scénaristes ont oublié de se parler des épisodes qu’ils écrivaient. Cette fois, on apprend donc que Jughead et Betty ont eu l’occasion de se parler plusieurs fois avant la sortie du bouquin de Betty. Heureusement qu’ils ne s’étaient pas parlé une fois en sept ans, hein. Après, il fallait bien justifier pourquoi Jug lui balançait son horrible message sur son répondeur. On y ajoute de bien mauvais bruitage et un jeu d’acteur particulièrement raté.

C’est si compliqué de jouer le type bourré ? Et la réunion d’alcooliques anonymes avec quinze chaises et quatre personnes, on en parle ? Pfiou. C’est long, un épisode de cette série, comment faisais-je pour en voir six d’un coup ? Jughead doit se demander aussi comment il faisait pour boire six verres d’un coup, après, parce qu’il se réveille à l’hôpital où Jess le veille après une cuite un peu trop extrême.

Quel exemple pour la jeunesse. Et alors qu’on devait être maximum trois ans après la saison 4, figurez-vous qu’on nous dit qu’Archie a appelé peu de temps après. L’essentiel n’est pas là, cependant : l’essentiel, c’est que Jug a perdu de sa mémoire trois jours de sa vie. Il a une amnésie entre le moment où il a parlé à Betty sur son répondeur et le moment où il s’est réveillé à l’hôpital.

On apprend donc qu’après être passé par Riverdale, il a décidé de retourner à New-York… Et qu’il y est arrivé ? C’est ça la chronologie ? Où est passé le camion bordel de merde ? Pourquoi j’essaie encore de comprendre ce qu’ils racontent, putain ?

Jug mène l’enquête sur son amnésie, découvre qu’il a été traité contre la rage et se souvient finalement d’avoir rencontré le Roi des Rats. Après la gargouille, pourquoi pas. Je ne m’y attendais pas, c’est tout. Bon, donc, le Roi des Rats est un type fou qui vit dans les égouts de New-York et qui est heureux d’entendre l’histoire de Jug, parce qu’évidemment, il avait un exemplaire de son roman sur lui quand il s’est effondré dans la rue. J’en peux plus.

Par chance, Betty débarque pour le sauver dans un joli halo de lumière blanche, parce qu’il est en train de l’halluciner, hein. Le timing de l’épisode est grandiose avec Betty expliquant que New-York inonde volontairement ses égouts et qu’elle est là pour le sauver. Putain. Ils auraient pu couper cette scène vu l’actualité à New-York ? Je sais pas, la décence ? C’est qu’une réplique, ça n’aurait rien coûté. Mais j’imagine que personne n’a la moindre idée des répliques prononcées dans cet épisode – pas même les auteurs.

On nous annonce donc que Jug est finalement sorti des égouts avec la rage et que les flics l’ont emmené à l’hôpital. OK. Dans son présent de la réunion d’alcooliques anonymes, il explique alors que le Roi des Rats est une histoire qu’il a inventé dans les égouts. Rien ne s’est réellement passé comme ça, mais on n’en doutait pas – il vient de se comparer à Orphée, tout de même. Finalement, une fois bourré et oublié dans la rue, il s’est retrouvé couvert de rats, simplement.

La série prend une tournure vraiment dramatique alors, avec un Jug qui partage à son groupe qu’il est dépité de s’être rendu compte qu’il ne manquait à personne. Mais… Du coup, le camion ? Les aliens ?

On ne saura pas, car on repasse au présent de Cheryl et sa galerie d’art, avec un portrait d’elle-même et de sa petite amie qu’elle souhaite reconquérir. Difficile d’oublier que la grand-mère a voulu la sacrifier, mais elle n’est pas contre une petite nuit d’amour apparemment. Et l’épisode est terminé ? Ok… Ben ça n’a pas de sens, mais ça ne me surprend pas.

Compteur d’Archie à poil : +0,5, du coup ? J’ai perdu mon pari pour la saison 5, là, c’est clair.