Riverdale – S05E14

Épisode 14 – The Night Gallery – 07/20
Je sais bien que cet épisode possède l’une des meilleures répliques de la série (non, vraiment), mais franchement, il manque des personnages dans cet épisode et il y en a d’autres qui sont là sans que ce ne soit raccord avec ce qu’on savait des dernières scènes. D’ailleurs, il n’y a absolument rien de raccord avec les épisodes ou saisons précédentes. C’est fabuleux. Je me dis qu’après cette série, je peux TOUT regarder, car tout aura plus de sens que cet épisode.

Spoilers

Cheryl invite sa petite-amie à une galerie d’art très privée et très cheloue.


You’re not in the United States anymore… You’re in Riverdale. (BAM)

Entrez-vous ! Pardon, mais cet épisode commence vraiment par un excellent fou rire quand Cheryl pense parler français, mais qu’en fait non. Elle a réinvité sa petite copine chez elle pour lui montrer ses nouveaux tableaux… et elle en a fait 150 en trop peu de temps pour qu’on puisse y croire, franchement, surtout que bon, n’oublions pas qu’elle a aussi une secte à gérer en théorie. Et j’ai soupiré très fort quand j’ai compris qu’en plus, cette galerie de tableaux allait nous offrir la structure de l’épisode.

Eh oui, elle a eu la bonne idée de faire des tableaux de chaque personnage de la série, à commencer par Archie torse nu. Est-ce que ça compte pour le compteur, ça ? Je ne sais pas trop, je partirai plutôt sur un non… mais bon. Très vite, on se trouve plongé dans un tableau où l’on se retrouve avec un Archie en thérapie avec une psy qui décide de « l’hypnotiser ».

C’était naze de chez naze, mais je n’imaginais pas autre chose et ça fonctionne sur Archie qui se met aussitôt à pleurer en racontant toute son histoire à l’armée. Voilà donc l’aide dont il avait besoin ? Admettons. Le fou rire ne faisait que commencer, puisqu’on enchaîne ensuite sur Cheryl débarquant chez Archie pour embaucher Andrews Construction (?????????) et ses hommes afin de forer le palladium sous sa forêt brûlée d’érables.

Franchement. Rien ne va. Même quand elle fait la liste des jobs d’Archie, elle arrive à oublier la salle de sport sérieusement. Les scénaristes sont donc incapables de savoir les boulots des personnages ? Et d’où Andrews Construction existe encore ? Et d’où Archie n’est plus prof ou pompier ? Je veux dire, vraiment la série reconnaît qu’elle ne connaît rien de ses personnages à ce stade-là.

En plus, Archie parvient à convaincre tout un tas de monde de bosser pour lui, Reggie, Fangs, Kevin… Tout le monde est là. Enfin, Kevin, il est surtout dans la mine, parce qu’il refuse d’arrêter de bosser (????) et trouve du palladium. Soit. Archie est obligé de retourner le chercher dans la mine, ce qui lui provoque un flashback suffisant pour le convaincre de retourner chez la psy. Il enchaîne malgré tout avec une autre journée de boulot où la série se souvient soudainement des Hommes-mites.

C’est l’occasion pour eux de nous révéler que finalement ils n’ont pas oublié les aliens et que Fangs en connaît un rayon aussi sur eux. Même qu’ils seraient cannibales. Si les histoires ne plaisent pas à Archie et qu’il remet tout le monde au boulot, c’est pour mieux pouvoir partir en vrille à nouveau. IL A UN CHOC POST-TRAUMATIQUE OK ? Il voit même des aliens, désormais. Et ça l’énerve, parce qu’il est sûr qu’on s’amuse à le rendre fou.

On ? Ben sa psy, bien sûr. Il débarque chez sa psy pour l’engueuler encore et encore et bien lui prouver qu’il part en vrille tout seul, complotiste qu’il est désormais. C’était tellement drôle ! Et d’où le patient suffit-il à convaincre Archie d’arrêter de crier ? OK, il est légèrement plus grand que lui, mais Archie est un grand boxer après tout. Ah, non, pardon, la boxe, ces scénaristes-là ne sont pas au courant.

En tout cas, Archie arrête de prendre ses médicaments… mais Frank l’empêche tout de même de retourner dans la mine. C’est une bonne idée, parce qu’il est révélé ensuite que tout le monde a des hallucinations dans la mine en question. Tous les mecs de la série se mettent donc à virer fous et voir des monstres un peu partout. Eh oui, il y a une fuite de gaz sous la forêt qui a pris feu il y a quelques épisodes (et qui ne ressemble à rien quand on l’aperçoit d’ailleurs, les effets spéciaux sont si nazes).

Bon, tout ça énerve Cheryl qui leur ordonne de trouver une solution et ça nous laisse aussi Archie tout con à devoir s’excuser à sa psy. Celle-ci ne veut plus l’aider parce qu’elle a peur d’être seule avec lui, mais elle reste seule avec lui tout de même pendant un moment – enfin seule… Figurez-vous qu’Archie voit finalement les nombreux hommes morts sous ses ordres derrière la psy… Nombreux ? Ils sont huit. Bon, d’accord, c’est beaucoup, mais quand même, de là à dire qu’ils sont nombreux comme s’il y en avait 100. C’est tellement naze cette série.

Allez, c’est assez pour Archie, et on peut ainsi enchainer sur un portrait de Betty peint par Cheryl. C’est si mauvais. Dans son intrigue, on voit Betty convaincre Tabitha de ne pas intervenir et de la laisser gérer seule son enquête. Euh ? OK. Littéralement, Tabitha lui a sauvé la vie la dernière fois, mais c’est pas grave, fais ta vie, meuf.

Betty se retrouve donc à interroger seule « Martin », le type qu’elle a arrêté dans l’épisode précédent et dont elle sait qu’il utilise un faux permis. Elle a pris la décision de l’enfermer dans… sa salle de classe ??? Elle est encore prof, mais il n’y a pas d’élève parce que c’est un long week-end apparemment. Ben désolé mes élèves, je ne torture personne au collège pendant le week-end, hein.

La scène était à mourir de rire, et on se retrouve avec la meilleure réplique de la série depuis les highs and lows of highschool football ! Non, Martin n’est plus aux États-Unis… il est à Riverdale. Et le son qui va avec !! C’était à mourir de rire, vraiment, vraiment, VRAIMENT. Il n’en faut pas plus pour justifier de regarder encore la série après tout ce temps, non ?

En tout cas, Martin s’amuse de l’interrogatoire misérable de Betty qui se retrouve à déterrer des ossements de chien et à apprendre que tous les routiers de l’autoroute connaissent déjà son nom. Ben oui, ils n’ont que ça à faire les routiers, c’est connu. Bref, tout ça ne mène à rien. Betty se sent donc logiquement (???) obligée d’aller parler à sa mère de ce prisonnier qu’elle retient au lycée.

Alice ? Elle est occupée à broder ses petits-enfants. Mais qui fait ça ? Une chose est certaine, elle se fait chier comme jamais. Elle accepte aussitôt l’idée de sa fille qui est d’aller parler à Martin pour passer pour une mère éplorée et en deuil de Polly, afin qu’il puisse voir à nouveau Polly comme une personne et qu’il parle enfin. MORT DE RIRE. Donner ça à un psychopathe, c’est la pire idée du monde. Bon, après, Alice en mère éplorée = Alice sous trois tonnes de fond de peint et avec son meilleur make-up, hein.

Sans surprise, Martin prend son pied à dire qu’il a tué une Polly qui faisait les mêmes bruits qu’une truie et il n’en faut pas plus pour qu’Alice lui défonce la gueule. Ou pas. C’était si drôle, et on enchaîne en plus avec Alice qui donne la permission à Betty, en tant que mère, de tuer Martin. Ah ben oui, c’est clair que Betty a besoin de l’autorisation de sa mère pour tuer un type. C’est probablement les règles de Riverdale en-dehors des États-Unis.

Betty n’est pas encore décidée à tuer Martin, par contre. Elle menace à la place d’utiliser une tronçonneuse pour torturer le type jusqu’à ce qu’il parle. La menace suffit à le faire parler vite fait du tatouage de Polly et confirmer qu’il l’a possiblement tué, alors qu’un flashback nous révèle que Betty prend ses idées de torture directement auprès du tueur des sacs de poubelle.

Cela ne l’empêche pas de considérer vraiment de torturer Martin à la tronçonneuse… sauf qu’il se suicide avant en avalant sa langue. Comment Cheryl a-t-elle su pour la tronçonneuse ? On ne saura jamais, mais on s’en fout, j’imagine ? En plus, l’intrigue paraissait résolue, mais figurez-vous que Betty a décidé que finalement il y avait une famille de tueurs en série, pas juste un type isolé. Pourquoi ? On ne sait pas, c’est comme ça, discutez pas, les scénaristes ont besoin de passer à un autre portrait.

Il s’agit de celui de Jughead. J’étais à deux doigts de penser qu’il était viré, mais non, non, l’acteur est toujours là. C’est son bonnet qui a été viré. N’espérez tout de même pas une réponse tout de suite à ce qu’il s’est passé lorsqu’il est monté dans le camion, par contre… On le retrouve à la place dans une réunion d’alcooliques anonymes où il raconte toute sa vie entre les saisons 4 et 5 (enfin, entre les épisodes marquant les sept ans d’écart).

C’était loin d’être intéressant car nous n’apprenions absolument rien de plus que dans les périodes précédents. L’acteur lui-même ne semble pas convaincu de ce qu’il joue, affirmant qu’il a écrit 200 pages en une nuit à la machine à écrire. Physiquement, c’est impossible, hein. Je veux dire, croyez-moi, j’en tape des pages par jour, à l’ordinateur ! Imaginez à la machine à écrire en étant drogué ? Cela fait un paquet de fautes de frappe.

Sinon, ben, comme d’hab, les scénaristes ont oublié de se parler des épisodes qu’ils écrivaient. Cette fois, on apprend donc que Jughead et Betty ont eu l’occasion de se parler plusieurs fois avant la sortie du bouquin de Betty. Heureusement qu’ils ne s’étaient pas parlé une fois en sept ans, hein. Après, il fallait bien justifier pourquoi Jug lui balançait son horrible message sur son répondeur. On y ajoute de bien mauvais bruitage et un jeu d’acteur particulièrement raté.

C’est si compliqué de jouer le type bourré ? Et la réunion d’alcooliques anonymes avec quinze chaises et quatre personnes, on en parle ? Pfiou. C’est long, un épisode de cette série, comment faisais-je pour en voir six d’un coup ? Jughead doit se demander aussi comment il faisait pour boire six verres d’un coup, après, parce qu’il se réveille à l’hôpital où Jess le veille après une cuite un peu trop extrême.

Quel exemple pour la jeunesse. Et alors qu’on devait être maximum trois ans après la saison 4, figurez-vous qu’on nous dit qu’Archie a appelé peu de temps après. L’essentiel n’est pas là, cependant : l’essentiel, c’est que Jug a perdu de sa mémoire trois jours de sa vie. Il a une amnésie entre le moment où il a parlé à Betty sur son répondeur et le moment où il s’est réveillé à l’hôpital.

On apprend donc qu’après être passé par Riverdale, il a décidé de retourner à New-York… Et qu’il y est arrivé ? C’est ça la chronologie ? Où est passé le camion bordel de merde ? Pourquoi j’essaie encore de comprendre ce qu’ils racontent, putain ?

Jug mène l’enquête sur son amnésie, découvre qu’il a été traité contre la rage et se souvient finalement d’avoir rencontré le Roi des Rats. Après la gargouille, pourquoi pas. Je ne m’y attendais pas, c’est tout. Bon, donc, le Roi des Rats est un type fou qui vit dans les égouts de New-York et qui est heureux d’entendre l’histoire de Jug, parce qu’évidemment, il avait un exemplaire de son roman sur lui quand il s’est effondré dans la rue. J’en peux plus.

Par chance, Betty débarque pour le sauver dans un joli halo de lumière blanche, parce qu’il est en train de l’halluciner, hein. Le timing de l’épisode est grandiose avec Betty expliquant que New-York inonde volontairement ses égouts et qu’elle est là pour le sauver. Putain. Ils auraient pu couper cette scène vu l’actualité à New-York ? Je sais pas, la décence ? C’est qu’une réplique, ça n’aurait rien coûté. Mais j’imagine que personne n’a la moindre idée des répliques prononcées dans cet épisode – pas même les auteurs.

On nous annonce donc que Jug est finalement sorti des égouts avec la rage et que les flics l’ont emmené à l’hôpital. OK. Dans son présent de la réunion d’alcooliques anonymes, il explique alors que le Roi des Rats est une histoire qu’il a inventé dans les égouts. Rien ne s’est réellement passé comme ça, mais on n’en doutait pas – il vient de se comparer à Orphée, tout de même. Finalement, une fois bourré et oublié dans la rue, il s’est retrouvé couvert de rats, simplement.

La série prend une tournure vraiment dramatique alors, avec un Jug qui partage à son groupe qu’il est dépité de s’être rendu compte qu’il ne manquait à personne. Mais… Du coup, le camion ? Les aliens ?

On ne saura pas, car on repasse au présent de Cheryl et sa galerie d’art, avec un portrait d’elle-même et de sa petite amie qu’elle souhaite reconquérir. Difficile d’oublier que la grand-mère a voulu la sacrifier, mais elle n’est pas contre une petite nuit d’amour apparemment. Et l’épisode est terminé ? Ok… Ben ça n’a pas de sens, mais ça ne me surprend pas.

Compteur d’Archie à poil : +0,5, du coup ? J’ai perdu mon pari pour la saison 5, là, c’est clair.

 

In the Dark – S03E09

Épisode 9 – Excess Bagage – 15/20
Zut, j’accroche de moins en moins semaine après semaine, parce que je trouve qu’on est en train de perdre les personnages. Autant l’intrigue me plait toujours autant, autant les personnages sont de moins en moins reconnaissables dans les décisions qu’ils prennent. Certains semblent agir à l’inverse de ce qu’ils ont toujours été dans cet épisode, il y a un paquet de choses que je n’ai pas compris – enfin, pas compris venant de ces personnages. Bref, ça reste bien et divertissant, mais c’est étrange comme évolution depuis deux ou trois épisodes.

Spoilers

Murphy et Felix essaient à présent de retrouver Jennifer Walker et de comprendre ce qu’il s’est passé lors de sa disparition, dans l’espoir de comprendre où est Jess.

We had nothing but good intentions.

Comme annoncé la semaine dernière, le corps de la femme de Josiah est retrouvé dans cet épisode par… on ne sait pas bien ? Une femme de ménage ? Peu importe, ce qui compte, c’est que le corps est retrouvé et que ça craint pour nos héros. Par chance, le portable de Trey est mis sous scellé sans que personne ne s’en occupe pour l’instant alors que le flingue de Lesley (cette semaine, j’ai des sous-titres et ça s’écrit comme ça apparemment, de même que c’est Trey, pas Tray. Bon, ça ne change rien à la critique… J’en étais où ? Ah, oui, le flingue de Lesley) a été retiré de la scène de crime par l’un des membres du cartel… finalement mort dans sa voiture.

Oula, cela fait une sacrée enquête pour Gene, franchement. Il sent bien qu’il aura besoin de Josh pour l’aider à démêler tout ça, parce qu’il a eu l’occasion de parler avec Murphy. Il a en effet pas mal de dossiers sur Guiding Hopes et des connaissances bien pratiques et intimes de Murphy, alors une fois que Gene a pris le temps de s’excuser, Josh revient au commissariat, obtient une carte prouvant qu’il bosse pour les flics et… fout la merde en reconnaissant le nom de famille de Felix quand Sarah fait la liste des adresses à proximité des derniers appels du portable de Trey, finalement analysé par la police scientifique. Adieu la maison bien tranquille, j’imagine.

Pendant ce temps, chez Lesley, Murphy et Felix continuent les recherches sur Jennifer Walker… jusqu’à ce que Felix se rende compte que les routes sont dégagées. Il est sûr que sa sœur va venir les virer bien vite et il n’a pas entièrement tort : elle ne met pas longtemps à débarquer pour lui parler. Cependant, elle ne veut pas le virer, elle veut juste lui prouver qu’elle l’aime comme une sœur doit aimer son frère et qu’elle regrette vraiment d’avoir pris les journaux de son père – et qu’il lui ait donné, surtout.

La scène était sympathique dans l’ensemble, mais elle mène une fois de plus à du chantage affectif de la part de Felix que j’ai trouvé abusé. Il se débrouille en tout cas pour avoir la permission de rester plus longtemps dans la maison (grossière erreur donc) tandis que Max découvre que Murphy et Trey sont en train de devenir un vrai petit couple tout mignon. Pauvre Murphy. Pauvre Trey aussi – il n’a pas du tout idée que toute la police de la ville est en train de le chercher.

Lui, il se contente de chercher son portable partout, quitte à quitter la maison et Murphy, au moins pour un temps. Il lui promet de l’appeler dès qu’il retrouvera son téléphone et tout le monde s’apprête à quitter la maison : Felix a trouvé une adresse pour l’oncle de Jennifer, Max et Lesley ont envie de manger… seulement voilà, Gene et Josh débarquent pour poser quelques questions à Lesley.

Celle-ci se débrouille comme elle peut pour les faire partir en assurant qu’elle a refusé que Felix reste chez elle car elle ne voulait pas être mêlée à ses affaires et risquer de perdre son job d’avocate… mais… mais ? Je ne sais pas. Elle n’était pas du tout crédible, pourtant Josh et Gene laissent tomber super vite cette piste. J’ai trouvé ça quelque peu étonnant et ça m’a un peu déconnecté de l’épisode, surtout qu’en parallèle, Murphy n’est pas prête à laisser tomber sa piste même trente secondes alors qu’elle est menacée par les flics.

C’est assez cool cependant car ça fait avancer la saison vers une autre intrigue criminelle quand Murphy interroge l’oncle de Jennifer en compagnie de Felix. Le problème, c’est que Felix n’est pas du tout d’accord avec les manières de Murphy qui se montre assez impolie et peu compatissante envers l’oncle. Elle veut toutes les informations possibles sur Jennifer et j’avoue avoir été du côté de Felix dans cette scène : c’est inconfortable et c’est encore pire quand Murphy insiste pour aller parler à la mère de Jennifer afin de retrouver la piste de son frère aussi, persuadée que le frère a pu kidnapper Jess en pensant que c’était sa sœur.

Cela m’emmerde de me dire que ça peut être possiblement une vraie piste pour la suite de la série, mais en tout cas, logiquement, ça n’a aucun sens. Après, ça fait une piste intéressante pour les personnages qui, au moins, ont ainsi l’occasion de faire quelque chose pour l’épisode. En revanche, ils font aussi de la merde quand ils posent trop de questions sur Jennifer à la mère et que celle-ci décide d’appeler les flics quand ils comprennent qu’ils ont de vraies informations.

Elle se sentait seule à croire que sa fille ne s’était pas suicidée avant, mais maintenant, elle a la preuve qu’elle a probablement acheté des papiers pour changer d’identité. La mère appelle aussitôt l’enquêteur sur l’affaire – sauf que cette fois, ça fait vraiment fuir Felix. Il fait bien, mais c’est trop tard : l’enquêteur reconnaît Murphy lorsque la mère la décrit et il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il en parle à Gene, Josh et Sarah.

Les trois recollent assez vite les morceaux de Jennifer Walker étant Jess, puis de son lien avec Darnell. Et comme Sarah connaît Darnell, elle est la personne idéale pour aller l’interroger, en théorie. En pratique, parler ensemble de Jules rapproche drôlement Darnell et Sarah qui… finissent par coucher ensemble ? Je croyais qu’elle draguait Gene ? Bon, elle est libre de faire ce qu’elle veut, mais l’ex de Jules, ce n’est pas forcément la meilleure des idées. 

Ben oui, elle couche avec Darnell et celui-ci entend ensuite que la police en a après Trey. C’est une énorme faute professionnelle que de le laisser entendre ça. Au moins, ça permet à Trey d’être mis au courant de ce qu’il se passe par Darnell alors qu’il menait sa vie pépère, sans trouver son téléphone et à prendre un nouveau job. Par contre, j’ai eu du mal avec Sarah sur ce coup-là, parce qu’elle envoie des SMS à Darnell par peur de perdre son job… alors que c’est exactement comme ça qu’elle risque de le perdre, à laisser des traces écrites de ce qu’elle a fait ?

Pendant ce temps, Murphy fait l’erreur de dire à son hallucination de Jess qu’elle ne veut plus entendre parler d’elle et passe son temps à se morfondre alors que Felix et Max… complotent dans son dos ? C’était très étrange de les voir ainsi s’entendre aussi bien soudainement, et Max a la pire des idées quand il décide de mentir à Murphy. Oh, et ce n’est pas lui qui ment, c’est Felix : il prétend avoir retrouvé la trace d’un ex de Jennifer Walker pour pousser Murphy à monter dans une voiture avec lui.

La piste qu’il prétend avoir ? Pas crédible du tout, mais Murphy lui fait 100% confiance. Elle le regrette finalement quand elle comprend qu’il l’a mené à proximité de la frontière canadienne avec l’intention de lui faire abandonner définitivement les recherches sur Jess. Une bonne dispute plus tard, Murphy accepte pourtant l’idée que Jess est probablement morte, mais ça n’empêche pas son envie de la retrouver.

Et ça n’empêche pas non plus que réconciliée avec Felix, elle pense pouvoir à nouveau blaguer avec lui comme si de rien n’était. Rien n’est pas : elle balance qu’elle regrette avoir couché avec lui parce qu’elle ne pouvait pas le faire avec Max ce jour-là, et elle s’excuse, et elle se moque du fait qu’il imagine qu’elle pourrait tomber amoureuse de lui.

Au départ, j’ai sincèrement cru qu’elle faisait ça pour s’en débarrasser, mais en fait non ? J’ai eu beaucoup de mal à suivre Murphy et Felix dans cet épisode, et Sarah aussi tiens. Je trouve qu’ils font tous des trucs qui n’ont pas trop de sens par rapport à ce qu’on sait d’eux. Et autant j’ai aimé la dispute Murphy/Felix avec Murphy lui expliquant qu’elle prend bien mal l’abus dont elle est victime quand il joue avec son handicap parce que c’était important à souligner et vraiment un trait marquant de leur relation, autant cette fin d’épisode me déplaît.

Que Felix soit blessé au point de se casser, admettons. C’est un peu gros après tout ce qu’il a subi et supporté de Murphy pendant tout ce temps et après cet épisode où il vient de l’emmener jusqu’à la frontière sans son accord ; mais admettons. Qu’il abandonne Murphy sans aucune solution de repli ? Pas très crédible.

The Outpost – S04E08

Épisode 8 – The Pleasing Voice of the Masters – 18/20
Les scénaristes n’ont vraiment plus froid aux yeux depuis l’an dernier et ils nous embarquent dans une mythologie de plus en plus complexe et intéressante pour expliquer tout ce qu’on a vu par le passé et tout ce qui se prépare pour la suite de la saison. Le résultat, c’est que je m’investis bien trop dans cette série et que j’ai terminé l’épisode super énervé par certains choix. Au moins, j’ai toujours mes théories pour m’accrocher à des notes d’espoir.

Spoilers

Talon protège comme elle peut la clé de Skevikor des quatre dieux la convoitant.

We have no intention of killing you… Do we ?

Vas-y, ce résumé d’épisode me rappelle que Falista est morte, je suis triste à nouveau. Sa mort est trop passée inaperçue la semaine dernière en plus ! Sans trop de surprise, l’épisode reprend ensuite sur la confrontation entre Luna, Naya et Talon d’une part, les quatre « dieux » qui n’en sont pas de l’autre. Et nos héroïnes ne font pas le poids, comme prévu.

C’est assez intéressant à voir, parce que Talon décide aussitôt de protéger Naya, la moins bonne guerrière en la faisant fuir, priant logiquement sur le fait que personne n’aura envie de s’en prendre à elle parmi les dieux. Elle n’est pas très intéressante pour eux après tout. C’est un pari gagnant qui permet à Naya de revenir au bon moment dans la bataille, avec un cheval pour aider Luna à s’enfuir.

Bien sûr, il n’est pas du genre de Luna de fuir, alors elle est restée aux côtés de Talon… Mais sans Kinj, elle ne faisait absolument pas le poids face aux dieux. C’est triste à voir, car ce n’est pas du tout son caractère de se laisser martyriser comme ça. Par chance pour Talon, qui se retrouve seule face aux dieux, le combat n’est pas entièrement perdu : Tobin surgit de nulle pour s’attaquer aux dieux, lui aussi.

C’est une bonne chose que j’avais vu venir dès la semaine dernière, mais qui fonctionne bien dans la réalisation. En plus, le pouvoir de Tobin est quand même bien pratique en combat, puisqu’il peut prendre par surprise les ennemis et surtout puisqu’il peut reprendre la fameuse clé que les dieux n’ont eu aucun mal à dérober : elle est attirée à eux d’un simple mouvement de mains de la déesse.

S’il accepte d’amener la clé à Janzo pour qu’elle soit détruite et si Luna s’en sort grâce à Naya, tout ça signifie toutefois que Talon finit toute seule sur place face aux dieux. Elle est rapidement mise KO, et il va de soi que Tobin revient trop tard pour l’aider après être passé par Wren et Janzo. Il faut dire qu’avec ces deux-là, il a été pas mal surpris de rencontrer 313, qui nous confirme que comme les Blackbloods, il cicatrise très vite.

Loin des considérations des dieux et des combats mortels, nous retrouvons Zed et Nedra dans une scène un brin gênante où Zed bave complètement sur le décolleté de son amie d’enfance qu’il n’avait jamais vu comme une femme. Il est bizarre de voir Nedra habillée en humaine, mais bon, il y a eu des changements entre ces deux épisodes apparemment, parce que Garret a aussi eu droit à une pousse extrême de la barbe et des cheveux. Ca lui va plutôt bien, en plus.

En tout cas, Zed est encore perturbé par Nedra lors de la réunion au sommet qui suit avec Garret, roi en attendant de ravoir des news de Tobin – dont la survie ne semble pas l’étonner plus que ça – Wren et Janzo. Ceux-ci expliquent comme ils peuvent ce que Tobin leur a dit, mais ils n’ont toujours pas envie de tuer 313, persuadés qu’il peut les aider à tout comprendre de la menace à venir. Garret finit par s’y faire et les croire.

Ce n’est qu’après tout ça que Tobin revient enfin, expliquant son retard par la recherche vaine de Talon – et pour cause, elle est prisonnière des dieux. Si Talon a décidé de rester en arrière avec les dieux, c’est parce qu’elle sait bien que les dieux ne la tueront pas. C’était un coup de poker, mais il est rapidement confirmé qu’ils décident de se servir d’elle comme d’un appât pour obtenir les autres kinj. Le sien sera à récupérer en dernier, car il est celui d’un traître.

En tout cas, cette prise en otage de Talon est pratique pour connaître le plan des dieux – qui veulent notre monde, tout simplement – tout en nous permettant d’avoir quelques informations supplémentaires. Cela permet aussi de laisser le doute sur la survie de Talon à l’Outpost. Garret le prend très mal et veut foncer tête baissée, mais heureusement, Tobin l’en empêche. Blessé physiquement, il souligne qu’il est aussi détruit de l’intérieur après les morts de Gwynn et Falista. Les deux ont fini en poussière bien vite en plus, quoi.

La mort de Falista est enfin abordée comme un problème dans cet épisode, avec Garret qui comptait au sort de Tobin et Munt qui semble vraiment triste. Etait-il vraiment nécessaire de parler encore de sa mère, cela dit ? Peut-être : ça permet assez justement de faire prendre conscience à Tobin qu’il lui reste des responsabilités. C’est un roi après tout.

Bon, il a du boulot pour se faire respecter de ses sujets par contre, parce que Janzo et Wren n’ont toujours pas envie de détruire la clé de Skevinor qui, selon eux, pourrait être essentielle à la survie d’une armée entière – et surtout d’une race entière. Difficile de les voir comme une armée quand on se rend compte à quel point 313 semble inoffensif maintenant qu’il a pris l’habitude de parler avec Janzo. Si Tobin charge donc Garret de vérifier que les scientifiques suivent ses ordres, il est surtout intéressant d’avoir une conversation entre 313 et Janzo menant à la révélation que si le peuple de 313 – les Kahvi, encore un nom que je vais zapper – entend les recommandations des dieux, c’est uniquement grâce au… kinj jaune, celui de Yavalla, la petite peste de la saison précédente.

Tu parles de dieux. Fort de ces informations, Janzo commence à reconstituer le puzzle. La clé de Skevikor ? Elle permettrait de réveiller tous les Kahvi, mais seulement une fois que les dieux auront le « Naviaspore », le Kinj jaune. Ainsi, les Kahvi font tout ce que les dieux veulent, et ils passent de monde en monde. Les personnages semblent mettre du temps à comprendre, mais il me paraît de plus en plus clair que les dieux ont détruit le monde que l’on appelle désormais Plan of Ashes et qui n’a pas toujours été fait de cendres.

Je veux dire, 313 indique clairement qu’ils passent de monde en monde en dormant, attendant d’être réveillés par les dieux. Il n’y avait pas non plus de Blackbloods à l’époque où il s’est endormi et il ne connaît pas le mot esclave… J’imagine que d’anciens Kahvi non affectés par le Kinj jaune ont pu survivre et mettre au monde une nouvelle espèce que l’on appelle désormais Blackbloods ? J’ai hâte d’en savoir plus, car je fais beaucoup trop de théories pour le moment.

En tout cas, face à la menace qu’il risque de représenter, Garret décide aussitôt d’enfermer 313 en prison, alors que Wren et Janzo n’ont plus tellement le temps de protester lorsqu’ils voient arriver Luna bien malade. En effet, Tobin a oublié Luna et Naya à force de se concentrer sur Talon, et il aussi oublié d’informer Janzo et Wren de tout ce qu’il savait apparemment.

Janzo est donc sacrément surpris de retrouver Naya, mais pas autant que Wren qui découvre son existence sans avoir la moindre explication. L’urgence est plutôt de sauver Luna, mais les scénaristes ne peuvent pas non plus se passer de tout l’humour encore possible avec l’historique de Naya et Janzo. C’était beaucoup trop drôle de les voir expliquer comme ils pouvaient la situation à Wren, un peu trop jalouse d’avoir été mise de côté si longtemps.

Elle rattrape toutefois le temps perdu hors écran avec Naya, pendant que Janzo s’occupe de sauver Luna. Celle-ci se réveille au beau milieu de la nuit, réveillée par les murmures qu’elle entend provenir de la clé. Et oui, elle a les pouvoirs de Dragman désormais, et c’est juste pour cela que les scénaristes ont décidé de la ramener dans l’équation. Tant mieux.

La clé ? Elle murmure les noms des dieux, en commençant par Janya. Soit. Cela ne nous aide pas trop pour l’instant, mais l’épisode avance le lendemain quand Garret et Tobin prennent à nouveau la décision de détruire la clé. Cette dernière est un objet, mais elle n’apprécie pas de risquer la destruction, alors elle le fait savoir à Luna. Elle peut ainsi empêcher Garret et Tobin de continuer la torture, qui de toute manière n’aurait pas duré trop longtemps.

En effet, les dieux s’impatientent, et ils se rendent compte que cette affaire d’appât ne fonctionne pas tellement. Ils torturent alors Talon – qu’ils appellent aussi la fille du traitre, donc je sens que la race Blackblood est venue au monde quand un Dieu a couché avec un humain – et envoient une vision d’elle à Zed et Tobin pour les faire venir à eux au plus vite. Il est évident que cela fonctionne très bien sur nos personnages, et particulièrement sur Tobin qui sait tout ce qu’il doit à Talon.

Je trouve sa décision particulièrement conne : il souhaite en effet se rendre auprès de Talon pour la sauver. C’est bien gentil, mais c’est complètement con de se jeter dans la gueule du loup comme ça. Pire encore, quand il finit par arriver, ils ont tout le temps de papoter tranquillement et je n’ai pas compris pourquoi ils n’en profitaient pas pour se barrer… Talon peut toujours ouvrir un portail vers le monde détruit, c’est mieux que rien.

Au lieu de ça, les dieux sont ravis de voir l’hôte de Levare débarquer pour sauver Talon. Ils s’en prennent à lui, et il est très doué dans la maîtrise de son Kinj. Il met vraiment à mal l’une des déesses qui s’en prenait à Talon, mais il ne fait pas le poids face à quatre « dieux ». Et pourtant, ils sont sacrément lents !!

Le combat dure ainsi quelques instants et finit avec une Talon qui peut s’enfuir (malgré les blessures et le fait qu’elle soit poursuivi par quatre personnes en bonne santé…) et un Tobin embroché par le dieu qui nous a déjà tué Falista. Ai-je crié un bon « NON » sonore ? Franchement, je suis dépité de le voir mourir une deuxième fois, parce que c’est toujours un personnage que j’adore et parce que c’est bon quoi. On a déjà perdu Gwynn et Falista, et lui, on a déjà eu à faire notre deuil une fois !

Les scénaristes ne nous laissent aucun doute sur la mort de Tobin, en plus, on le voit bien tomber en cendres. Je suis dégoûté, tout simplement. Le plan de Tobin était débile. Il laisse Garret comme roi derrière lui, Talon blessée sans le moindre comité d’accueil pour lui venir en aide, et surtout, surtout, il laisse un pouvoir beaucoup trop problématique aux mains des dieux. On a eu l’occasion de voir tout au long de cette saison à quel point la téléportation était un atout… mais ça peut aussi être un vrai problème pour eux.

Vraiment, c’était irréfléchi comme choix de laisser Tobin se sacrifier juste pour sauver Talon, surtout que bien sûr, les dieux n’ont aucun mal à ressusciter Levare et prévenir Zed qu’ils en ont après lui désormais. Putain, mais oui, bien sûr que j’aurais préféré voir Zed mourir. Ils ont intérêt à TOUS les ressusciter en fin de saison, sans Kinj bien sûr, en tant que simples humains après la destruction des Kinj. Et en même temps, s’ils font ça… Y aurait-il matière à une saison 5 sans Kinj ?

Je ne sais pas trop. La mort de Tobin me fait oublier en tout cas de parler d’une autre scène triste de l’épisode : Naya décide bien sûr de ne pas rester à l’Outpost. Après une nuit de sommeil, elle repart gérer son business dans son coin. Dommage, je l’aime toujours beaucoup. J’aurais aimé qu’elle demande des nouvelles de Gwynn aussi, et j’ai aimé la voir s’entendre si bien à Luna, qui n’a jamais été aussi humaine et touchante que quand elle s’excuse de son comportement.

 

Morgan Krantz (#154)

Salut les sériephiles,
Un nouveau lundi est arrivé, et il s’agit de celui de tous les dénis. C’est aujourd’hui ou jamais, en même temps. Alors que j’ai obtenu dans la journée un horaire pour ma pré-rentrée (et c’est à peu près tout), je décide d’imaginer que les vacances se poursuivent. Encore quelques heures au moins, s’il vous plaît. Et pour la peine, hop, un nouvel article, avec une performance de la semaine que j’ai mis du temps à trouver – alors même qu’elle était évidente.

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Morgan Krantz

La série : In the dark L’épisode concerné : S03E08 – Power Trip – 16/20

Pourquoi ? Ben déjà parce qu’il n’a pas encore eu droit à son article quand bien même que ça fait trois saisons que je trouve l’acteur impeccable dans le rôle de Felix. Cela me paraît une raison suffisante pour décider d’en parler sur n’importe quelle semaine, mais l’épisode de cette semaine était à nouveau un condensé de tout ce qui fait que Felix est Felix. Et c’est problématique. In the Dark' Season 2 Episode 3: As Felix's arc sees a serious twist, fans wonder if 'dark Felix is rising' | MEAWWEn effet, il commence l’épisode en nous faisant pitié lorsqu’il découvre qu’il ne pourra pas remettre le flingue de sa sœur à sa place. Je sens qu’il manquera ! Une fois de plus, Felix apparaît comme la victime de sa vie, surtout que c’est Tray qui ne lui rend pas et qui est un bien meilleur chevalier servant qu’il ne le sera jamais lui-même. Là-dessus, pas de surprise, Morgan Krantz est toujours aussi doué pour faire la moue et nous montrer à quel point Felix est torturé dans ses sentiments pour Murphy ou pour faire face à la vie en général. Si on a pitié de lui, tout change bien vite quand on nous rappelle qu’il est également parfaitement détestable. Sa panphobie vis-à-vis de sa propre sœur était irritante au plus haut point, et n’était que le reflet d’un personnage qui a souvent eu des sorties LGBTphobes et une absence totale d’empathie pour les autres – et surtout pour ceux qui sont le plus victimes de la société. Il est pourtant une victime lui-même, il pourrait faire des efforts pour être appréciables, merde.Felix is Blue - tall - In The Dark Season 3 Episode 5 - TV Fanatic Et si ce n’est pas facile comme rôle, Morgan Krantz parvient à toujours faire tout ça avec assez de subtilité pour gommer les défauts de son personnage, qui reste malgré tout attachant. C’est impressionnant : il parvient à la fois à être insupportable et attachant, dans une ambivalence qu’il doit beaucoup à l’écriture, mais qu’il maîtrise aussi parfaitement. Ainsi, quand il s’énerve en fin d’épisode de ne pas avoir eu l’héritage qu’il espérait de son père et qu’il explique le tout à Murphy, je me sentais sincèrement triste pour ce personnage. Morgan Krantz sait faire le chien battu, au fond, et c’est ce qui suffit à obtenir cette performance de la semaine !
Aussi vu dans : Je m’attendais sincèrement à écrire « dans rien du tout ! », comme souvent dans cette catégorie… Mais j’étais bien mauvaise langue : il a un CV long comme le bras, avec une toute première expérience dans un court métrage en 1995. Bon, il ne devait pas être bien vieux et son rôle suivant n’est qu’en 2009, donc autant dire que c’était juste comme ça, mais ça méritait d’être souligné. Sincèrement, il semble surtout faire de la figuration quand il décroche un rôle, avec à chaque fois un petit rôle de guest star. 01.jpgIl est pourtant littéralement parfait pour le rôle de Felix ! Pas évident de trouver un rôle qui colle aussi bien à son air de chien battu, peut-être ? En 2019, juste avant de découvrir la série qui le rendra peut-être célèbre, j’ai eu l’occasion de le voir dans un épisode de You’re the Worst, mais il n’a pas dû y faire forte impression car je ne m’en souvenais pas du tout… Il est pourtant sur la capture d’écran que j’avais choisi pour cet épisode, le tout premier de la saison 5 ! Il y incarnait un vendeur « hipster avant l’heure » de VHS dans les années 90 tombant amoureux d’une de ses acheteuses…
Neurotica (TV Series 2012–2018) - IMDbL’info en + : Je trouve ça super drôle et raccord avec le personnage de Felix d’avoir appris en écrivant cet article que l’acteur avait également participé à une websérie de deux saisons (14 épisodes en trois ans, on se croirait sur la BBC), allant jusqu’à écrire certains épisodes de celle-ci puisqu’il en était… le co-créateur. A priori, le synopsis est super similaire à ce qu’est aujourd’hui le rôle de Felix… Dingue ! Bref, si contrairement à moi vous avez l’occasion d’y jeter un œil, ça s’appelle Neurotica, les épisodes hyper courts sont sur Youtube. Moi, je préfère me dire que Felix n’a jamais été que Felix, je n’ai pas encore envie de voir l’acteur dans un autre rôle car il incarne tellement bien Felix que ça me sortirait trop de mes habitudes.

Voir aussi : Les performances des semaines précédentes