The Outpost – S04E07

Épisode 7 – The Power of the Masters – 16/20
Les avancées dans l’intrigue permettent de revenir un peu en arrière dans l’histoire et la mythologie de la série, et je trouve que ça fonctionne bien d’avoir des réponses et quelques retrouvailles dans cet épisode. Si tout ça me laisse plutôt satisfait de l’épisode, il n’empêche que certains moments – et surtout certains personnages – me plongent rapidement dans une torpeur et un ennui dont je n’arrive ensuite à m’extraire que grâce à d’autres scènes qui me rappellent qu’il y a parfois des intrigues de qualité. Bref, c’est un entre-deux tendant vers le positif cet épisode.

Spoilers

Falista et Tobin découvrent que servir les dieux n’était vraiment pas une bonne idée. Pas faute de leur avoir dit quinze fois en deux épisodes, quoi.

In the Ancient language, the word Kinj roughly translate to a similar concept of the human believe of a soul.

J’oublie de le préciser depuis quelques jours, mais depuis que je suis en vacances, je regarde souvent mes épisodes en maillot de bain. Cela me valide un point du Bingo Séries, c’est quand même important de le rappeler.

L’épisode reprend où le précédent s’est arrêté, avec Falista et Tobin à genou devant les dieux. Et si j’espérais vraiment la survie de Falista, j’ai rapidement compris que ça n’allait pas être le cas quand elle tend la main vers les dieux pour leur donner son Kinj. Elle le fait au moment où la déesse communique à Talon et Zed l’arrivée du couple royal et son sacrifice, mais qu’elle le fait encore en leur faisant croire qu’ils y survivront.

Dès que la communication s’interrompt, par contre, Falista se fait étrangler et décomposer sous les yeux d’un Tobin étonnamment impuissant. J’étais pourtant sûr qu’il allait réussir à la téléporter avant qu’il ne lui arrive malheur. La voir mourir m’a rendu super triste et, pour être honnête, me fait espérer une résurrection de tous les humains s’étant sacrifiés pour leur kinj. Si je m’en fous pas mal de récupérer Un, Deux et Trois, ça me ferait plaisir d’avoir Gwyn de retour. Et Yavallah aussi, ça soulagerait Wren. Et Falista, qui perdrait en plus son titre de reine, bien fait pour toi.

Pas sûr que cela arrivera toutefois. Plutôt que de se téléporter suite à la mort de Falista, Tobin prend la décision de nous couper la main du dieu qui veut s’en prendre à lui, avant de se téléporter pour l’embrocher. C’était vraiment inattendu, car j’étais sûr qu’il fuirait au plus vite. Il voulait toutefois venger Falista… mais c’est en vain : il y a désormais la déesse au Kinj vert pour sauver le dieu et lui rendre la main.

Tout ce qu’il fait, c’est donc d’énerver davantage le dieu, avant de s’enfuir au moment où il allait se faire cramer. Pauvre Tobin. Il regrette clairement d’être de retour à la vie là, parce que perdre Falista, c’était beaucoup pour lui. Du côté des dieux, on apprend toutefois beaucoup d’informations en peu de temps : Janya est capable de soigner les autres, mais elle a aussi les souvenirs de Deux. C’est embêtant, car ça signifie qu’elle sait où se trouve la clé dont ils ont besoin pour relâcher leurs serviteurs.

Ah. Les gens coincés dans des cocons sous la maison de Talon sont donc des serviteurs des Dieux, nous sommes dans la merde s’ils se décident de tous les réveiller. Espérons que ça n’arrivera pas trop vite… Cela dit, ça en prend le chemin : ils savent où se rendre pour retrouver la clé et ils savent où est leur temple grâce aux souvenirs de Deux et, probablement, de Falista.

Pendant ce temps, Talon est quelque peu perturbée par la vision lui montrant Falista prête à tout pour donner son Kinj, mais elle reprend assez vite le dessus pour continuer de réconforter Luna. Oui, on est vraiment sur la reprise directe de l’épisode précédent. Cela permet en tout cas d’apprendre rapidement, grâce à un flashback fourni par les souvenirs de Luna une fois sur place, que Dred a déjà récupérer la clé recherchée par Talon comme par les dieux.

Elles ont donc trop de retard pour retrouver la clé, car il n’y a plus personne du Prime Order pour leur fournir des indications utiles… sauf que ! Sauf que Luna se souvient subitement de la présence de Naya sur place au moment où le massacre s’est déroulé. Oh, je suis si heureux d’un possible retour de Naya, j’étais triste de ne plus la voir.

On la retrouve bien vite, grâce notamment à un tour de passe-passe de Luna qui sait y faire pour avoir des informations sans les payer. Talon et Luna retrouvent ainsi Naya, et ça m’a vraiment fait plaisir de la revoir. Elle est toujours aussi fan de Talon et heureuse de la revoir, s’inquiète vite fait pour Janzo mais est perturbée de découvrir l’identité de Luna.

Elle n’aime pas trop les ennuis que lui apportent Luna et Talon en même temps. Naya a installé sa propre auberge désormais, et elle refuse de leur venir en aide quand il est question de les amener à une des cachettes de Dred pour retrouver la clé. Un peu de chantage affectif de Luna fait heureusement un bon effet sur Naya, et hop, voilà le trio en route vers la clé.

C’est plutôt cool, car ça redonne un bon rôle à Naya, qui peut enfin dire tout ce qu’elle sait de Dred. Cela énerve particulièrement Luna, parce que ça lui rappelle que Naya n’a rien fait pour aider sa sœur et pour la sauver. C’est intéressant de revenir si loin en arrière, parce que j’avais oublié l’existence du Dragman, franchement.

Et si Luna est énervée, elle comprend vite que sa colère est mal placée quand Naya lui explique que sa famille était menacée. Tout ça permet à Luna comme Naya d’avancer vers un état psychologique plus paisible avant d’arriver enfin au temple qui a tout pour être le cliffhanger de l’épisode.

Du côté de l’Outpost, Garret et Zed ont beau venir en paix, ils sont plutôt mal accueillis par les gardes fidèles de Tobin. Ils sont après tout deux fugitifs, puisque la dernière fois qu’ils étaient là, ils étaient des prisonniers. Forcément, quand Garret réclame le pouvoir en montrant qu’il a la bague de Tobin parce que le roi le lui a donnée, il paraît surtout être un traître ayant tué son roi bien-aimé. La scène est un peu longuette pour ce que c’est, par contre, parce que Garret finit par obtenir le pouvoir, cédé gracieusement par le commandant qui était roi par intérim.

Le vrai roi ? Il est perdu dans ses souvenirs et sa tristesse suite à la mort de Falista, mais le désir de revanche revient bien vite quand il aperçoit les dieux. On le voit se téléporter, alors j’imagine qu’il viendra bien vite rendre une visite à ses sujets. En attendant, Janzo est heureux de savoir que Garret est roi. Il regarde Wren s’occuper de l’homme inconscient depuis sa sortie de cocon et est surpris de découvrir qu’elle l’a menotté.

Quelques tatouages d’épées sous son oreille lui font peur, car elle craint avoir affaire à un meurtrier. Tu m’étonnes. Le problème, c’est que le couple parle trop en la présence de son serviteur des dieux, à défaut de savoir qu’il est leur serviteur. Il les espionne et en apprend beaucoup trop. Il faut dire que Wren et Janzo avancent vraiment dans leur recherche sur les Kinj.

Ils sont ainsi en mesure d’expliquer tout ce qu’il se passe : le mot Kinj désignait dans un ancien langage le mot âme, et il semble donc que Zed possède en lui l’âme d’un dieu endormi, ce qui explique aussi le pouvoir qu’il possède. C’est parfaitement inattendu, tout ça, quand on repense à la saison 1, mais ça me plaît bien. Avec ces informations, ils arrivent en plus à remonter la piste du plan des dieux.

Une fois qu’il est question des dieux, Wren et Janzo décident de montrer à Garret – qu’ils considèrent comme le nouveau roi, persuadés que Tobin est mort en donnant son Kinj – et Zed leur prisonnier… mais dans une longue tradition de l’Outpost, le prisonnier a réussi à s’échapper pour faire part à la future femme de Munt. Heureusement que ce dernier est là pour tenter de jouer les héros…

Il est le seul présent pour tenter d’arrêter l’homme, sans grand succès. Quand Garret et Zed, ils ont beaucoup plus de pouvoir : Zed utilise son Kinj et l’homme se met enfin à parler, surpris de découvrir que Zed a le pouvoir de son maître. Effectivement. L’homme est aussitôt placé en prison, où Garret est à deux doigts de le torturer pour obtenir des informations. Janzo est assez malin pour repérer que ça ne fonctionne pas, et que ça ne risque pas de fonctionner, en plus.

Il souhaite plutôt se faire un allié de l’homme et il tente une approche douce bien plus convaincante. Janzo donne donc à manger à l’homme avant de lui faire un peu de chantage : en échange des réponses qu’il pourra lui donner, Janzo pourra l’amener dans la cave où se trouvent les autres cocons.

C’est un chantage efficace pour faire parler 313. Oui, oui, c’est son nom : les épées derrière son oreille sont un nombre, mais ce sont aussi une manière de le nommer. Janzo comprend bien vite qu’il est en présence d’un esclave à la vie bien terrible, puisqu’il entendait la voix de son dieu en permanence dans sa tête. Autrement dit, il n’a jamais eu la moindre volonté autre que de servir son Dieu. Outch.

Pourtant, la volonté, il découvre bien vite ce que c’est, 313 ! En effet, il découvre que tous les autres soldats sont encore dans des cocons et il regrette aussitôt avoir été libéré trop vite. Il accuse logiquement Janzo et Wren de l’avoir sorti de là trop vite, avant de tenter de se rebrancher au système. En vain. Il fait presque de la peine à voir, franchement.

Au moins, il permet à Janzo et Wren d’avancer énormément dans les recherches sur les Kinj et sur « Navia », la voix qu’il entend dans sa tête. Par contre, Garret ne le sent pas exactement comme ça quand il se rend compte que 313 n’est plus derrière ses barreaux. Il est tellement insupportable Garret dès qu’il a le pouvoir, c’est dingue. Il veut la jouer safe, ce qui est bien logique, mais il pourrait au moins écouter les arguments de Janzo, sérieusement. Il finit par le faire, mais franchement, ce fut pénible à voir.

Pendant ce temps, Zed essaie aussi de se réconcilier avec Nedra, probablement parce qu’il sait qu’il n’a plus aucune chance avec Talon et qu’il veut voir prospérer les Blackbloods, hein. Nedra lui en veut toutefois d’avoir laissé mourir tout le monde dans le Plan of Ashes, faute de revenir assez vite. Même s’il réussit à la faire sourire de leurs souvenirs communs, il se prend quand même un bon vent de sa part, et ça fait rire Garret.

Ce dernier peut donc se venger de la réplique désagréable de Zed la semaine dernière, et c’est plutôt chouette de voir ça. En plus, ça nous montre aussi qu’une amitié est toujours impossible entre ces deux-là, même s’ils sont amis malgré tout. Après, quand Zed souligne que Garret est humain et que Talon est une des dernières Blackbloods, bien sûr que Garret le revoit comme le connard qu’il se donne tant de mal à être. C’en est du coup vraiment surprenant qu’une fois dans le temple avec Zed, Wren, Janzo et 313, Garret finissent par se laisser convaincre par Zed que ce peut être une bonne idée de continuer l’interrogatoire de 313 hors d’une prison.

Du côté du temple, pour finir, Naya donne à Luna et Talon toutes les informations dont elle se souvient pour l’ouvrir et accéder peut-être à la clé. Difficile de ne pas trouver la scène stressante : on savait déjà qu’il risquait d’y avoir des Dieux s’en rapprochant. Avant ça, il fallait toutefois faire face à deux gardes censés protéger le temple. Ils sont plus stupides que des pieds, sérieusement, se contentant de foncer sur Naya sans regarder plus bas où Talon et Luna les menacent d’un arc chacune.

Evidemment, les deux gardes meurent, mais un troisième manque de tuer Luna et Talon. De justesse, Naya débarque et les sauve, culpabilisant aussitôt d’ôter la vie à quelqu’un qu’elle ne connaît pas. C’est super triste pour ces gardes, mais super chouette pour le personnage de Naya, qui finit par expliquer qu’elle a tué Dred parce qu’il le méritait, donc que ça n’avait rien à voir avec ce meurtre aléatoire qu’elle vient de commettre. Evidemment, Luna est ravie d’apprendre que Naya est celle qui a tué Dred, et elle se sent redevable.

Une fois à l’intérieur du temple, Luna est capable de trouver la clé bien rapidement, même si elle manque aussi de peu de se faire tuer par elle. Cela m’a fait rire, parce qu’elle l’a trouve en entendant des « murmures » qui ressemblaient plus aux bruits des zombies de The Walking Dead. Ainsi donc, Luna semble avoir des pouvoirs de Dragman elle aussi, et elle est liée à la clé. Déjà en début d’épisode, ses souvenirs lui revenaient avec ce même fond sonore…

Ce n’est pas un hasard, évidemment. La clé retrouvée, l’épisode peut se terminer par un cliffhanger très prévisible : Luna, Talon et Naya sortent du temple pour mieux se retrouver nez à nez avec les quatre dieux voulant récupérer cette clé. Si Talon n’ouvre pas un portail pour s’en sortir la semaine prochaine, je pète un câble. Je risque fort de le péter, d’ailleurs, car avec Tobin dans la nature, il y a fort à parier que ce soit lui qui sauve Talon et Luna.

Non, je ne donne pas cher de Naya. Je l’adore, mais je sens que les scénaristes vont s’en débarrasser avant même qu’elle n’apprenne que sa famille est sur le point de s’agrandir. Sinon, je me rends compte que la mort de Falista passe vachement inaperçue pour le moment, et ça me fait bizarre. J’ai déjà oublié que j’étais dégoûté, parce qu’elle n’a eu que deux scènes de Tobin la pleurant avant d’être oubliée de tous…

Riverdale – S05E13

Épisode 13 – Reservoir Dogs – 09/20
C’est fascinant comme la moitié de l’épisode semble ne pas savoir quoi raconter alors que l’autre moitié vise juste à trouver un moyen de faire saliver les audiences masculines. Toutes les intrigues lancées suite au bond dans le temps semblent être totalement oubliées au profit de développements incohérents et illogiques. Et encore, avec une diffusion à la semaine, j’oublie probablement plein de choses !

Spoilers

Finalement, Archie n’est pas en paix suite à ses années au front. Betty, elle, oublie le Tueur au sac poubelle pour se concentrer sur la recherche de Polly.


I think I might need help too.

Allez Jérôme, ne prends pas trop de retard dans ton visionnage de cette série… et ne déprime pas à l’annonce d’une réécriture forcément ratée d’un film que tu n’as pas aimé et oublié aussitôt après l’avoir vu. Eh, ça va bien se passer… Mais c’est mal barré, je le sais. Je veux dire, l’épisode commence par un flashback nous montrant Archie sur le front, au moment où il retrouve Jackson, blessé aux jambes. Enfin, blessé… il a perdu ses jambes, quoi.

Dans le présent, Archie se réveille parce qu’Eric est justement en train de faire de la merde. En plein PTSD, il ne reconnaît pas son sergent et n’hésite pas à l’attaquer. L’oncle d’Archie le sauve de justesse. Tss. Il se démène ensuite pour essayer de traiter le PTSD de son neveu et surtout d’Eric, terminant tout simplement par leur acheter un chien. OK. C’est si facile de traiter les chocs post-traumatiques, dis donc !

Moi, ça me fait plaisir, car j’obtiens ainsi un point de Bingo, en bonus, avec la présence d’un chien. Quand en plus Archie parle d’un chien nommé Bingo, c’était vraiment marrant ! Le flashback l’était moins, puisqu’on apprend que Bingo est mort dans un no man’s land quand Eric a perdu ses jambes et a empêché Archie d’aller le sauver. Il est égoïste cet Eric à préféré sa vie à celle d’un chien…

Apparemment, il a un problème avec les chiens de toute manière. En effet, dans le présent, il découvre que le chien a disparu dans la nuit et ça fait paniquer Eric, quand le chien était simplement dans un placard. Le lendemain, il le promène pour mieux se faire mordre quand il a besoin de la calmer. L’oncle révèle alors que le chien est un ancien chien de combat. Mais ? Mais ? C’est un chien tout mignon et pas du tout hyperactif, j’ai du mal à le croire, hein. De toute manière, on s’en fout de ce que je crois ou non.

L’essentiel, c’est que ça énerve Archie de savoir que quelqu’un maltraite des chiens. Il décide donc de mettre un terme aux combats de chiens qui se déroulent à proximité de Riverdale. Un appel à Fangs plus tard, il obtient assez d’informations pour aller tabasser l’organisateur des combats de chiens, et si vous êtes comme moi, vous vous demandez bien à quoi sert cette intrigue. Impossible de trouver la moindre réponse.

Finalement, on découvre grâce à Eric que Bingo n’a jamais été un chien : il était un autre homme sous les ordres d’Archie. Archie l’a donc laissé crever ? Charmant. La vie est toute pourrie à ses yeux, mais il peut compter sur son oncle pour lui montrer que tout peut bien se terminer. La salle de gym/caserne de pompiers devient grâce à l’oncle un refuge pour chiens abandonnés où les citoyens de Riverdale (qui n’est plus une ville, rappelons-le) peuvent venir adopter un chien habitué à faire des combats de chien. Tout va bien. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est la chanson concluant cet épisode…

Bon, c’est reparti pour un épisode qui part dans tous les sens, comme toujours. Betty et Tabitha bossent désormais ensemble, comme on l’avait appris il y a deux épisodes. Tabitha reste donc en arrière, mais garde le contact radio avec Betty pour savoir comment se passe sa mission sous couverture, à laquelle elle est retournée.

Et ça se passe mal : Betty se fait prendre et arrêter pour racolage par un autre agent du FBI. Oh, elle parvient à s’en sortir en expliquant qu’elle est du FBI aussi, mais ce n’est pas exactement le cas. J’avais déjà oublié : Betty ayant démissionné, elle se retrouve bien conne quand son ex débarque et lui souligne qu’elle est en train de faire quelque chose de totalement illégal. Pour changer.

Betty est forcée de rendre son arme et son badge, et ça la force aussi à mettre au point un nouveau plan pour avancer dans son enquête : lancer sa propre version de Coyote Ugly avec Tabitha et l’aide de Fangs. J’adore ce film, alors j’approuve. Après, Fangs obtient une sacrée promotion dans la série grâce à l’absence de Toni, toujours enceinte et alitée dans le scénario. C’est en fait d’elle dont Betty et Tabitha ont besoin, mais bon, l’actrice n’étant pas vraiment disponible, c’est à Fangs d’en parler officiellement à Toni de ce plan pourri.

Et c’est marrant comme tout à voir : selon elles, ce plan pourra stopper les horreurs qui se déroulent sur l’autoroute, alors qu’il est juste question de faire un Coyote Ugly avec Alice – bordel, mais qu’est-ce qu’elle fout là ? – Veronica ou Cheryl, dans le but de faire de la reconnaissance de routiers, avec des caméras. Je ne comprends toujours pas l’idée, Toni dirige les routiers, non ?

De son côté, Cheryl continue de jouer les chaperons rouges et aperçoit Kevin dans les bois. Encore en plein cruising ? Evidemment, oui. Cheryl se décide donc à redresser le chemin de cette brebis égarée : elle le force à confirmer qu’il cherchait encore un homme avec qui coucher, mais elle le fait avec intention de l’attirer à un de ses sermons.

Oui, nous y sommes, c’est officiel, Cheryl prépare des sermons pour la secte de sa mère, et elle recrute Kevin pour celle-ci. Facile, il a déjà été dans une secte, après tout. Cela dit, l’Eglise Blossom où l’on chante sans raison et de manière bien peu juste, c’est too much, et il est d’accord avec nous. Kevin se barre donc dès le début de la cérémonie…

Cheryl n’abandonne pas pour autant le combat et insiste une fois de plus auprès de Kevin pour qu’il reprenne sa vie en main. Elle n’aime pas voir son âme s’égarer en plan cul inutile, alors elle lui demande de parler à nouveau avec Fangs pour régler les choses. C’est mignon comme idée, sauf que Fangs a déjà tourné la page de son fiancé apparemment : il passe désormais son temps avec Moose ?

Je n’ai pas reconnu Moose, du tout, mais admettons. Kevin s’en confie évidemment à Cheryl, et celle-ci l’emmène alors à la soirée Coyote Ugly pour lui changer les idées – je ne vois que ça.

Enfin, maintenant qu’il ne travaille plus pour Hiram, Reggie se précipite dans les bras de Veronica pour retrouver du boulot. Il a tout compris, lui. Et Veronica aussi : loin de ses cours d’économie, elle se décide à contacter des clients potentiels pour sa boutique de bijoux qu’on a déjà tous oublié. Malheureusement pour elle, ce n’est pas si simple d’avoir des investisseurs quand on n’a pas vingt assistants à ses ordres comme elle avait à New-York.

Elle a toujours Reggie, heureusement. Elle ne lui fait pas tellement confiance, comme il n’a ni expérience ni connaissance de la politique, mais bon, elle lui accorde sa chance. En souvenir du bon vieux temps ? De toute manière, que fait-il là ? Il conclue une vente avec un investisseur de Veronica, dans le temps imparti par celle-ci. Magique. Je ne sais absolument pas à quoi sert cette intrigue, en revanche ? Reggie et Veronica passent plein de coups de fil pour se faire de l’argent, puis Reggie veut amener ses propres pistes et contacts dans le business.

Des pistes et des contacts donnés par Reggie ? Evidemment, il est question des investisseurs de SoDale. C’est particulièrement machiavélique et problématique pour Hiram, alors ça plaît à Veronica, forcément. Elle parvient même à convaincre un investisseur en lui offrant un œuf de Fabergé, encore. Soit. Et pour fêter ça ? Un bruit de bouteille de champagne qui s’ouvre quand Hiram massacre son téléphone de rage de perdre un investisseur alors même que les verres sont déjà servis au début de la scène en question.

De plus, pour fêter ça, Veronica enfile bien sûr son meilleur mini-short en cuir et se rend elle aussi chanter et danser sur un comptoir de bar. Sérieusement, les scénaristes ne font plus aucun effort sur ce coup-là, le but est juste de déshabiller les actrices et de les rendre aussi sexy que possible, le temps d’une chanson pas si exceptionnelle. Qui irait s’en plaindre ? Tabitha est définitivement intégrée au casting en tout cas, et tout le monde s’en fout de Jug (il ne me manque pas), et tout le monde s’en fout de tout d’ailleurs.

Betty profite une fois de plus de l’occasion pour se faire passer pour un agent du FBI, embarquant avec elle Reggie et Kevin dans son crime. Ce qu’ils foutent là au juste ? Mystère. C’est toutefois une mauvaise piste qui ne mène nulle part…

La soirée semble ainsi être un échec, malgré 57 routiers dont l’identité est récupérée par Betty. Alors qu’elle s’apprêtait à passer une bonne nuit à faire des recherches sur eux, elle est finalement approchée par un 58e routier qui est bien louche. Il y a même du sang sur la poignée de sa porte… Betty décide ainsi d’envoyer un SMS à Tabitha pour qu’elle la suive alors qu’elle monte dans le camion – quand bien même elle avait souligné l’importance de ne suivre aucun routier ce soir-là.

Ce n’est pas grave, Betty est assez badass pour venir à bout de ce routier de l’extrême. C’est du moins ce qu’elle pense, après un rapide coup de portière et de pied. Elle décide en toute logique de TOURNER LE DOS au tueur en séries qu’elle pense être sur le point d’arrêter et SURPRISE, il n’est plus là quand elle a fini d’appeler Tabitha pour lui dire que c’était bien leur suspect.

C’était ridicule comme tout, et ce n’était que le début d’une scène bien merdique : le tueur sort ainsi une tronçonneuse de son camion et l’utilise pour tuer Betty – ou en tout cas pour essayer. Ce n’est pas un franc succès pour lui, et ça me fait de la peine, parce que franchement, Betty était facile à avoir à plusieurs occasions dans la scène. Elle se tord même la cheville avant de réussir à assommer le tueur de la manière la moins crédible possible. Comme toujours. Et pour ne rien arranger, les bruitages sont à mourir de rire, avec des coups faisant des bruits encore moins crédibles que dans Buffy, connue aussi pour son kitsch en la matière.

Plutôt que de livrer le tueur (potentiel, toujours), Betty décide de le garder pour l’interroger et retrouver Polly. Ah oui, c’est vrai, c’était ça le but d’origine : retrouver Polly. Je l’avais oubliée, elle. Comme j’oublie Jughead, aussi.

Du côté des autres intrigues, et toujours sans la moindre logique, on reprend l’évolution de Kevin. Après l’avoir vu avec un stylo rouge dans l’épisode, il est assez logique d’apprendre qu’il est nommé professeur de l’année. Mais ? J’en peux plus, l’année est totalement en cours ? Cela n’a pas le moindre sens, comme toujours.

En tout cas, être un bon prof dans un lycée de merde, ça déprime Kevin. Il peut heureusement compter sur Cheryl pour lui venir en aide, encore. Il lui annonce qu’il a l’impression de rater sa vie parce qu’il n’est pas une superstar à New-York, alors en toute logique, elle propose à Kevin de venir chanter du Jesus Christ Superstar dans son Eglise, au grand désespoir de Penelope. Tout ira bien, nous chantent-ils. Ce n’est pas gagné du tout.

La série part encore en vrille sans qu’on ne sache bien pourquoi, mais au moins Kevin trouve la paix intérieure, cette fois. Il confie même à Fangs qu’il n’en a rien à faire de le savoir avec Moose. LOL. Une autre scène nous montre Reggie et Veronica continuer de bosser encore (mais dans quel but ? Pourquoi ne font-ils pas cours, sérieux ?) alors qu’Archie… est obsédé par la mort de Bingo. Il fait de plus en plus de cauchemars, probablement pas aidé par son nouveau chien nommé Bingo, et ressent ainsi le besoin de demander de l’aide pour gérer ce problème médical…

Eh, ce n’est pas comme si ça faisait dix épisodes qu’il allait parfaitement bien suite à son passage dans l’armée. À quoi bon viser de la cohérence et de la logique sur plusieurs épisodes ? D’ailleurs, les aliens ont disparu eux aussi. Et tout le monde s’en fout !

Compteur d’Archie à poil : Mais il ne retire plus jamais son t-shirt, même pour dormir ??

In the Dark – S03E08

Épisode 8 – Power Trip – 16/20
L’héroïne de cette série a toujours été problématique par moments, mais cet épisode souligne à de nombreuses reprises toute la toxicité dont elle est capable sans même s’en rendre compte. J’en arrive à préférer les personnages secondaires aux personnages principaux, et j’espère qu’ils parviendront à rétablir l’équilibre par la suite. C’était autrement un excellent épisode se concentrant sur les personnages plus que l’intrigue, quitte à ce qu’on perde du temps et une occasion d’avancer.

Spoilers

Murphy veut tout savoir de la vie de Jennifer Walker pour retrouver Jess… mais ce n’est pas simple au beau milieu d’une tempête de neige coupant électricité et réseau téléphonique.

Without your respect, I’d advise you not to advise me.

Impossible de passer à côté de cet épisode, même en vacances, même s’il est question de voir la neige tomber sur des chants de Noël alors que je suis encore en train de bronzer sous le soleil matinal. C’est comme ça, que voulez-vous ?

Par contre, j’ai eu du mal à voir grand-chose à ce que je regardais : la tempête de neige en pleine nuit provoque rapidement en début d’épisode une panne de courant – et de wifi, et de réseau téléphonique. C’est con, parce que Murphy venait juste de motiver tout le monde à faire davantage de recherches sur Jennifer Walker. Cette dernière a disparu dix ans plus tôt, ce qui est loin d’être suffisant pour aider nos héros à faire le lien avec ce qui est en train d’arriver à Jess.

Et quand je dis « nos héros », il faut noter que Tray a décidé de rester aux côtés de Murphy pour cet épisode, ce que je trouve vraiment chouette. Je n’étais pas convaincu de les voir coucher ensemble – et je ne le suis toujours pas – mais c’est mignon de le voir autant investi. Après, il a quand même réussi à oublier le flingue dans l’épisode précédent, ce qui énerve Felix quand il veut récupérer le flingue de sa sœur, un cadeau de leur mère.

Ce n’est rien par rapport à Murphy qui s’énerve quand Lesley lui conseille de ne pas sortir sous la tempête de neige et que ça provoque un tas de remous entre tous les personnages. Murphy prend donc la décision de se barrer malgré tout, parce qu’elle ne supporte pas de rester à rien faire sur place… et ça finit en dispute de couple entre elle et Max, devant Lesley qui en prend plein la gueule devant tout le monde.

Finalement, Murphy explique à Max qu’il l’étouffait beaucoup trop quand ils étaient en couple, et qu’il continue de le faire à revenir dans sa vie à chaque fois, tout ça pour la faire souffrir. Elle l’a fait souffrir et il fait à présent pareil avec Lesley selon lui. Pourtant, moi, je commence à vraiment adorer Lesley, franchement. Pour encore en ajouter à ce qui la rend géniale, elle révèle à Max qu’elle a aussi du mal avec son ex – quand Murphy, Felix et Tray se sont barrés pour aller vers la voiture, Murphy ne voulant pas rester inactive.

L’ex de Lesley ? Une femme, bien sûr, et ça excite Max. Tss. J’ai beaucoup aimé la scène, qui est on ne peut plus réaliste dans la réaction et les échanges des deux personnages. Malgré tout, ils arrivent à sympathiser assez pour une réconciliation sans embrouille, avec un Max qui assure qu’il veut être avec elle.

Bien sûr que dès que Lesley et Max commencent à coucher ensemble, les autres reviennent : la voiture est coincée sous la neige, alors ils sont obligés de dormir sur place. Felix est totalement naze sur ce coup-là, à expliquer à Murphy que sa sœur est pan, donc qu’elle n’est pas totalement à fond sur les mecs, donc qu’elle n’est pas totalement à fond sur Max. Heureusement que Tray est là, putain, parce que Felix est imblairable, quand il est comme ça.

Le pauvre prend quand même cher juste après quand Murphy lui explique qu’elle veut rester parler avec Tray plutôt que de le suivre dans une des deux chambres d’invités. C’est si triste pour Felix – il est obligé de laisser la femme de ses rêves avec un de ses amants. Murphy en profite pour s’excuser à son tour de ce à quoi Tray a dû assister entre elle et Max, mais ce n’est pas comme s’il en avait grand-chose à faire.

Dès que Murphy s’isole, elle retrouve bien sûr Jess, intéressée par la sœur de Felix « sorta gay ». Arf. Elle change vite de sujet, heureusement, félicitant sa meilleure amie sur les progrès qu’elle fait à ne pas coucher avec Tray alors qu’elle en a l’occasion. Ces scènes sont un peu chiantes – ou en tout cas très frustrantes. Cela casse le réalisme de la série d’avoir Murphy qui parle comme ça à Jess, comme si elle était vraiment là, parce que personne ne fait jamais ça.

Jess a en plus beaucoup plus conscience de certaines choses que Murphy : elle lui explique donc qu’elle a perdu son téléphone, et ça fait péter un câble à Murphy. Elle hurle aussitôt aux autres qu’elle a besoin d’aide, ce qui fait qu’ils se précipitent, Felix en premier. C’est pourtant à Tray que Murphy prend la main quand il arrive et qu’il assure qu’il va rester l’aider.

Max est toutefois trop frustré pour que ça se passe comme ça, alors tout le monde reste réveillé pour chercher dans toute la maison l’endroit où peut se trouver le fameux téléphone. L’électricité et le réseau n’étant pas encore revenus, c’est un enfer… mais ça permet aux scénaristes de donner une dynamique à l’épisode.

Felix se retrouve ainsi avec Murphy à chercher son téléphone dans la cuisine. Plutôt que de chercher, il préfère toutefois lui parler de sa relation à Lesley, avant d’essayer d’aborder le triangle amoureux Max/Murphy/Tray. S’il n’y avait qu’un triangle ! Elle refuse toutefois de le reconnaître, et les recherches du portable peuvent continuer, dans le mixeur.

J’ai tellement ri face à cette scène, mais ce n’était que le début, parce que Lesley est tellement blasée que c’est encore plus drôle. Elle a les meilleures répliques de la saison, et elle est aussi blessée de voir que Max n’en a pas encore fini avec Murphy. Il est à chercher son téléphone en plein milieu de la nuit, tout de même, et bien sûr que c’est problématique pour un jeune couple en train de se former.

Les scénaristes vont vite en besogne, par contre, parce que Max et Lesley se comportent vraiment comme un couple qui se connaît depuis longtemps là, alors qu’ils ont passé quoi – deux jours ensemble ? Trois ? Pfiou, si c’est déjà si compliqué, rompez les gars, ça ira plus vite. En même temps, je veux bien que Lesley reste très longtemps dans la série. Elle me fait rire, notamment parce qu’elle semble vouloir faire l’amour toutes les deux scènes, et que c’est à mourir de rire quand Felix l’entend en train de coucher avec Max.

Il finit donc par laisser Murphy seule, ce qui fait qu’elle se précipite à nouveau dans les bras de Tray, probablement pour faire souffrir Max plus que pour se faire plaisir. Et putain, c’est chiant pour Felix aussi. Tray est heureusement assez malin pour se rendre compte de ce qu’elle est en train de faire, et il passe son tour, n’étant pas trop motivé à l’idée d’être utilisé comme sextoy. Tu m’étonnes. Tant pis pour Murphy qui ne peut pas rendre Max jaloux finalement.

Les scénaristes font du bon boulot avec le développement de Murphy dans cet épisode, par contre, parce que sa Jess imaginaire la confronte aussitôt sur ce qu’elle est en train de faire. Elle compense comme elle peut, mais c’est clairement toxique son comportement vis-à-vis du sexe. Et le pire, c’est que Felix revient encore vers elle pour l’aider. Jess lui propose aussitôt de coucher avec Felix, puisque de toute manière, elle a envie de coucher avec quelqu’un.

Si Murphy n’a pas envie de ça parce que c’est Felix, elle se laisse finalement convaincre qu’elle a besoin de sexe pour aller mieux, et que Felix est une bonne option. C’est horrible parce que Felix a envie de tellement plus qu’être un pansement sexuel pour Murphy. Aah. J’espère qu’ils vont gérer ça correctement par la suite, parce que c’est de la torture pour Felix – de la torture agréable, hein, surtout qu’il se laisse faire, mais de la torture.

Quelque part, j’étais presque heureux de son éjaculation précoce, parce qu’au moins, il n’a pas été trop utilisé par Murphy, au moins. Les scénaristes s’amusent beaucoup de cette situation, par contre, et peut-être même trop quand Jess se fout ensuite de la gueule de Felix. Le pauvre, quoi. Oui, j’en suis à m’apitoyer sur son sort malgré sa remarque LGBTphobe de début d’épisode, j’en ai marre de ces scénaristes, ils savent trop comment nous manipuler.

Et comment m’énerver : Murphy va prendre sa douche, et Tray décide de l’y rejoindre quasiment aussitôt, changeant d’avis quand il l’entend sous la douche. Pff. Bon, je préfère son couple avec Tray pour un milliard de raisons (et principalement parce que Felix mérite mieux), mais vraiment le personnage de Murphy est une connasse incroyable.

Elle prend donc son plaisir sous la douche avec Tray, mais Felix n’en a pas conscience. Il débarque donc, derrière la porte, pour s’excuser de ce qu’il s’est passé, mais aussi pour lui confesser ses sentiments. En cours de route, il se rend toutefois compte que Tray est dans la douche ave celle et… pauvre Felix. Il se barre aussitôt vers la cave où il découvre ce que je pensais être des journaux capables de les aider à trouver Jennifer Walker, mais que lui voit comme son héritage.

C’est fou. Il est aussitôt sûr que Lesley lui a volé son héritage et il montre la confronter, alors même qu’elle était elle-même en pleine confrontation avec Murphy. Qu’est-ce que j’aime Lesley : heureusement qu’elle est là pour souligner à quel point Murphy est une connasse à garder toute la maison éveillée pour son téléphone – ou pour retrouver Felix en l’occurrence. Bien sûr, Murphy casse un vase au passage, mais le vrai gros sujet ici est la crise que traverse Felix.

Il apprend ainsi que son père a légué à Lesley les journaux de ses archives, quand bien même il était celui qui les adorait, quand bien même il espérait que son père le choisisse. Mais personne ne le choisit jamais – pas même Murphy. Oh, Felix. Il déchire quelques journaux et j’espère vraiment qu’il verra le lendemain qu’il y a des informations sur Jennifer Walker dedans à un moment ou un autre.

En attendant, Murphy retrouve son portable dans la poche de Tray, qui pensait que c’était le sien. Bien évidemment, il n’y a pas d’appel sur le téléphone et tout ça fait rire Tray et Murphy plus qu’autre chose. Ils forment un couple vraiment sympathique – mais Murphy n’est pas conne non plus, elle sait qu’elle a besoin d’aller voir Felix, au moins pour s’excuser de la scène de la salle de bain.

Sans trop de surprise, il ne veut pas en parler du tout, préférant raconter l’histoire de son père, obsédé par des journaux, tout en cherchant dans ceux-ci des infos sur Jennifer Walker. Ah ben quand même. Felix a un passé marrant, mais il a quand même de quoi être vexé de découvrir que son père a préféré donner les journaux à Lesley, sa préférée, plutôt qu’à lui quand il était sûr que la lecture des journaux était leur truc à eux.

Au moins, Murphy peut souligner qu’elle déteste Lesley, arrogante et nulle, avec les pires défauts de Felix sans la moindre de ses qualités. Et pourtant, Murphy, désolé, mais Lesley est bien plus géniale que toi sur ce coup-là. Bon, ça fait plaisir d’avoir un épisode qui se termine bien pour Murphy et Felix, mais tout de même, quoi.

Le lendemain matin, ils trouvent des informations sur la disparition de Jennifer Walker : son oncle, suspecté, est la dernière personne à l’avoir vu. De son côté, Tray essaie de retrouver son portable… perdu bien évidemment dans l’épisode précédent, juste à côté d’un cadavre. Merveilleux tout ce qu’ils laissent derrière eux… Lesley et Tray sont donc reliés à tout le trafic et aux meurtres aux yeux de la police, quand la police trouvera les corps. Ca… craint.

The Outpost – S04E06

Épisode 6 – All We Do Is Say Goodbye – 16/20
La saison semble s’être ancrée dans une routine qui fonctionne plutôt bien dans la construction de ses épisodes, mais je continue de penser que l’on avance trop rapidement dans certaines intrigues. C’est encore le cas cette semaine, où l’humour est mis de côté au profit d’avancées à pas de géant concernant de nouveaux mystères. Une chose est sûre : les scénaristes savent où ils vont… et c’est agréable à suivre.

Spoilers

Tobin et Falista emmènent Talon et Zed de force à la Capitale alors que Wren et Janzo continuent de chercher la clé manquante du Skevikor.

This journey is a death sentence.

C’est marrant comme parfois, en une semaine, je n’ai rien oublié de l’épisode précédent et comme d’autres fois, j’ai tout zappé. Cette semaine, j’ai tout zappé, et c’est bien pour ça que j’ai mis un peu plus de temps que prévu à me lancer dans cet épisode. Il reprend de manière bien stérile avec Zed essayant d’abord d’utiliser son Kinj en vain, car Tobin a prévenu les gardes, puis de convaincre Tobin et Falista qu’ils sont en train de commettre une erreur.

Ce n’est pourtant pas gagné avec eux, et ça ne mène logiquement nulle part, même si j’ai aimé la répétition des débats de la semaine passée avec un Zed de plus en plus dépité à chaque fois. Que Talon utilise son Kinj pour ouvrir un portail, merde. Zed finit par y penser lui aussi, mais c’est trop tard : Falista a prévenu que les gardes avaient ordre de les tuer s’ils utilisaient les Kinj à ce moment-là.

Pendant ce temps, à l’Outpost, Wren continue d’éviter autant qu’elle peut ses responsabilités de grande prêtresse. Elle doit en théorie s’occuper des enfants et leur faire cours, mais comme elle ne connait pas elle-même l’histoire de son peuple, elle est un peu dans la merde pour l’enseigner. Elle accepte tout de même de le faire quand la gardienne Blackblood, Nedra, la fait culpabiliser, mais elle n’est pas très prudente vis-à-vis d’elle franchement.

Clairement, elle lui fait toute confiance, sauf que le jeu de l’actrice nous révèle très clairement que c’est une erreur de révéler devant elle que Janzo est le père de son futur enfant. Sans trop de surprise, alors que Wren commençait à aimer son job de grande prêtresse, elle se voit reprocher de s’être accouplée avec un simple humain pour offrir un héritier à son peuple. C’est super problématique : la majorité des Blackbloods ayant été décimée, la lignée a des chances de disparaître.

Nedra a beau affirmer qu’elle fait tout ça pour son peuple et pour le futur, il n’en reste pas moins que ça ne la regarde pas plus que ça et qu’elle se comporte comme une conne, là. Ironiquement, Zed et Talon se retrouvent à avoir exactement la même conversation quand Talon affirme être en couple avec Garrett (vraiment, on l’oublie bien vite ce détail) et que Zed essaie encore de la convaincre de coucher avec lui, malgré ça. C’était marrant… mais si lourd.

Si j’espérais que Luna aiderait Talon ou Zed en chemin, il n’en est finalement rien. Elle se réintroduit dans l’Outpost en utilisant ses ruses habituelles et cherche aussitôt à se rendre chez Talon. Celle-ci n’est plus là, évidemment, mais la porte est ouverte. L’autre truc qui est ouvert, c’est l’immense sous-terrain sous la maison.

La curiosité naturelle de Luna l’y pousse, ce qui fait qu’elle se retrouve en duo avec Janzo pour cet épisode. C’est un duo que je suis content de voir, parce que j’étais sûr qu’il pourrait fonctionner. Et puis, vous aurez compris que j’adore Luna, non ? En tout cas, elle aide Janzo assez rapidement à découvrir que l’immense précipice que nous avons découvert la semaine dernière est plein de symboles étranges capables de s’allumer quand on appuie sur le bon levier – levier que Janzo a trouvé, mais qu’il n’osait pas activer pour autant.

Cela dit, Janzo finit par expliquer ENFIN à Luna ce qu’il se passe avec Talon, alors celle-ci se trouve une nouvelle activité : aller libérer Garrett pour qu’il l’aide à rattraper Talon et Zed. La scène était génale, comme d’habitude, parce que Luna me fait marrer à réussir à faire évader Garrett en trente secondes à peu près. Cela fonctionne vraiment bien, cela dit.

Il est moins crédible de voir Garrett et Luna arriver très vite au campement provisoire du couple royal et libérer encore plus vite Zed et Talon. C’est une bonne chose, hein, mais c’est gros à voir, surtout que l’alerte est donnée bien vite. Ils arrivent malgré tout à s’enfuir, en se séparant pour éviter d’être rattrapés trop vite. Pour une fois qu’il est logique de voir des héros se séparer, eh, je ne vais pas me plaindre.

Zed et Luna s’enfuient à cheval dans une direction alors que Garrett et Talon s’enfuient dans une autre, toujours sans s’embrasser ou tenter quoique ce soit qui sorte de l’ordinaire et qui nous rappelle qu’ils sont désormais en couple. Au lieu de ça, ils sont rapidement rattrapés par Tobin qui utilise à la perfection son Kinj désormais. Il est capable de se téléporter et de désarmer rapidement Talon, avant de manquer de tuer Garrett.

Le truc, c’est qu’il n’a aucune envie de tuer ses amis ou de livrer Talon à Falista. Bien au contraire, il finit par expliquer à notre couple qu’il se rend auprès des Dieux uniquement pour faire plaisir à Falista et la retrouver : il veut qu’elle se débarrasse de son Kinj pour retrouver son épouse. S’il a bien vite oublié Gwynn, j’ai beaucoup de peine pour Tobin et l’acteur nous vend bien son personnage. Il est à présent dans une position intenable vis-à-vis de ses amis et de Falista.

Il laisse pourtant s’enfuir Talon et parvient à convaincre Falista qu’ils pourront tout de même aller voir les dieux pour donner deux Kinj. C’est déjà ça. Par contre, ça me rend triste de voir Tobin prêt à risquer le suicide juste pour retrouver Falista. Je veux dire, on l’a déjà perdu une fois Tobin, pas deux, merde.

En tout cas, ça permet à Talon et Garrett de s’échapper tout ça, mais aussi de rattraper Luna et Zed dans la forêt. Là, Luna finit par confier aux autres qu’elle a reconnu l’un des symboles dans la cave sous la chambre de Talon, symbole qu’elle a déjà vu au sanctuaire. Très rapidement, il est donc convenu que Zed et Garrett rentreront seuls à l’Outpost, tandis que Talon et Luna iront au sanctuaire chercher des réponses à ce qui pourrait être la clé de l’énigme pour Janzo. Soit.

Tout ça permet en tout cas à Garrett de souligner ce que je disais déjà la semaine dernière : Talon et lui ne partagent plus aucune scène. Le problème, c’est qu’après sa conversation avec Zed, Talon semble désormais douter de son couple avec Garrett, au point de refuser de l’embrasser quand ils se disent au revoir une nouvelle fois. La réaction de Zed ? Il se moque de Garrett et bordel, j’ai eu envie de l’entarter. Pourtant, Dieu sait que je n’aime pas spécialement Garrett, mais vraiment, quel bâtard ce Zed, il n’y a pas d’autres mots.

En chemin vers le sanctuaire, Talon essaie de percer les défenses nombreuses de Luna en lui expliquant qu’elle peut lui faire confiance quoiqu’il arrive car elles sont désormais amies, mais ce n’est toujours pas suffisant pour qu’on en apprenne plus sur le passé de Luna. Pour ça, il faut attendre l’arrivée au sanctuaire, qui a bel et bien lieu : c’est un lieu plein de vent… et plein des cadavres du passé de Luna.

Dred a donc tué tout le monde sous ordre du Prime Order et même si elle le sait, Luna s’effondre dans les bras de Talon quand elle voit les cadavres… Et il faudra attendre le prochain épisode pour en savoir plus !

Pendant que tout ça se déroule, Janzo finit par découvrir ce qui tourmente à présent Wren, la mère de son futur enfant : la fin de son espèce. C’est si abusé qu’elle se laisse convaincre si vite par Nedra, mais il est vrai qu’à présent, les Blackbloods semblent arriver en fin de lignée. Heureusement, il reste les enfants, c’est déjà ça.

Il n’empêche que tout ça paraît sacrément raciste et fermé d’esprit à Janzo, et je suis bien d’accord avec lui. Je comprends cette perspective de la fin d’une espèce, mais si elle peut continuer d’exister à travers des métis, ce sera très bien quoi. Là, Wren en est à balancer qu’elle n’est même pas censée avoir un demi-humain, alors d’autres bébés, non. WTF.

Malgré tout, et puisque Wren refuse de parler de ce sujet, le couple se remet au travail pour savoir à quoi s’attendre du côté des Dieux qui n’en sont peut-être pas et de l’intrigue Talon/Zed. C’est plutôt très intéressant car on avance super vite : Janzo ramène Wren dans le sous-terrain – le Skevikor – et nos héros découvrent assez vite que les symboles représentent des lieux liés à l’histoire des Blackbloods, et notamment au Plan of Ashes.

Derrière chaque symbole se cache également un étrange cocon, et il y en a plus de mille d’après Janzo. Ne me demandez pas comment Janzo et Munt réussissent à remonter à deux ce cocon jusqu’à la taverne sans que personne ne les grille, mais c’est en tout cas ce qu’il se passe. Et comme je vous le disais, on avance très (trop ?) vite ensuite : à l’intérieur du cocon se trouve un homme, et il respire encore. Rien que ça. Par contre, il ressemble aussi aux dieux qui font peur à tous nos héros ?

En deux scènes, c’était trop. Bien sûr, l’homme a du mal à respirer, ce qui leur permet de découvrir qu’il crache du sang noir. De toute manière, le simple fait d’être possiblement en présence d’une nouvelle espèce faisait déjà que Janzo voulait faire tout son possible pour sauver l’homme. C’est ce qu’il se passe, celui-ci crachant un peu de salive au visage de Wren, par accident. Wren, par contre, prend tout ça très à cœur et comprend qu’elle a déconné sévère avec Janzo.

Elle décide donc d’aller mettre au clair auprès de Nedra ses envies : elle aime à la fois Janzo et son enfant, alors hors de question pour elle de choisir un Blackblood pour le bien d’une prétendue lignée. Janzo assiste à tout ça, et la conclusion est plutôt mignonne pour le couple.

En parallèle, Janya se réveille finalement, grâce à des effets spéciaux qui font mal aux yeux et paraissent sortir des années 90. Le problème, c’est que pour se réveiller, Janya aspire l’énergie vitale de tout le monde à la capitale. Ainsi, quand Tobin et Falista arrivent sur place, Tobin comprend qu’il faut vraiment faire demi-tour.

Il voit ses chevaux refuser d’entrer dans la capitale, ses hommes souffrir à leur tour et sa femme… continuer de persister à dire que sa foi sera récompensée si elle va voir les dieux. C’est quelque chose, ça ! De toute manière, alors que Tobin était en train d’échouer à convaincre Falista de faire demi-tour, les dieux s’en mêlent à nouveau et les poussent à venir à eux en utilisant un étrange pouvoir.

Je ne m’attendais pas à ce que Tobin et Falista arrivent si vite auprès des dieux, mais ça nous donne malgré tout quelques réponses : la déesse que l’on voit depuis le début de saison aurait ainsi les âmes de tout son peuple dans le bras. Le cliffhanger nous laisse avec pas mal de questions, alors que Falista et Tobin semblent prêts à donner leur Kinj pour que Trois deviennent Cinq.

Soit. Moi, je pense de plus en plus que les Blackbloods sont juste des métis de cette étrange race de « dieux » et d’humains, en tout cas.