How I met your father – S02E08 – Rewardishment – 14/20

Malgré un bon concept qui permet un épisode s’éloignant du fil rouge pour développer davantage l’amitié de ce groupe qui galère encore parfois à être convaincant (mais de moins en moins), j’ai trouvé que l’épisode continuait de vouloir trop en faire. Le surjeu comique ne prend pas toujours, les situations ridicules peuvent faire rire parfois, mais tombent encore souvent à l’eau. Bref, j’ai encore l’impression que la série cherche son équilibre, ce qui devient franchement gênant après une saison et demi. Il y a de plus en plus souvent de bons moments, heureusement, et c’est possiblement l’épisode qui m’aura fait le plus rire. C’est juste que la chute fut plus dure pour les mauvais gags ensuite.

Spoilers

Les personnages cherchent tous à surmonter un blocage qui leur pourrit la vie.

It’s time to grow up.

Si vous avez été attentif, vous savez que je n’ai pas continué la série pendant mes deux semaines de vacances : c’est parce que je me la garde pour les pauses repas au boulot où elle fait un passe-temps efficace. Je n’ai pas énormément de temps et elle a le parfait format… à défaut d’être excellente. Ceci étant dit, je me souviens d’une conversation Twitter où on m’avait vendu un épisode 8 plus drôle. Espérons que c’est le cas, pas vrai ? C’est parti pour la critique.

Un concept simple | Du côté des garçons | Ellen | Les yeux de Val | Les cours de conduite | Punition ou récompense ?

Un concept simple

En quoi c’est drôle de savoir que Sophie n’a jamais appris à siffler ? Je ne sais pas, mais l’épisode commence par-là. Il faut que je reprenne mes bonnes habitudes : pour que la série soit efficace, il faut s’amuser de la stupidité des personnages. Se moquer d’elle, c’est marrant, après tout. Je pense que l’intro me remettait juste dans le bain. Et il le fallait !

La suite de l’épisode nous ramenait en effet au bar où tous les personnages perdaient du temps une fois de plus. Le sujet du jour ? Tous les trucs que les personnages ne savaient pas faire. C’est un concept simple et assez efficace, qui permet en tout cas une conversation fluide : Sophie et Val ne savent pas conduire (pour ne jamais avoir à être Sam, en gros), Ellen n’ose pas confronter sa collègue qui la répulse, Charlie ne sait pas se raser seul (on découvre donc que c’est Ellen qui le fait ; et Val semble l’apprendre alors que la logique aurait voulu qu’elle le fasse aussi à un moment ? Ignorons ce détail et apprécions le fait qu’Ellen raconte les secrets de son coloc à son frère, toujours un bon moment) et Sid ne sait pas boire la bière d’une traite.

Ouais, le concept est simple, mais tout ça n’est vraiment pas au même plan selon moi. Conduire et se raser, c’est un peu plus essentiel que boire d’une traite, sérieusement (oui, ça vient d’un type qui n’a pas de voiture et qui en est ravi). Pour aller plus loin dans le concept, l’épisode nous sort un énième falshback de la fac de Sid et Jesse où ils ont inventé un super système (non, tout le monde connaît ça ?) : se donner une deadline pour faire les tâches à la fin de laquelle ils ont soit une récompense, en cas de réussite, soit une punition, en cas d’échec. Bizarre de les voir s’électrocuter l’un l’autre tout de même.

Voilà, les personnages se retrouvent avec 48h pour effectuer ce qu’ils ne savent pas faire : conduire, se raser, confronter une collègue, boire. La récompense ? Une soirée pyjama ???? Ils ont trente ans et rêvent d’une soirée pyjama où ils collent les lits ??? Mais enfin ! What ? Et la punition, c’est de boire de l’alcool ? Hein ?

Bon, de l’alcool, j’abuse un peu, il s’agit de boire un mélange des restes tombés sur le bar, donc ça doit être bien dégueu, m’enfin, ce n’est jamais qu’un shot. Je ne sais pas. Oh, et si vous avez été attentifs, vous savez aussi qu’il manque un défi pour Jesse : le voilà qu’il révèle qu’il n’a pas pu faire les championnats de hula-hoop car il ne maîtrisait pas une figure.

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Du côté des garçons

C’est un peu simpliste comme distinction dans l’intrigue, mais ouais, les scénaristes nous forment une bande de potes où les trois garçons décident de s’aider et se soutenir dans leurs objectifs. Le défi de Jesse permet de découvrir que l’acteur maîtrise tout de même vachement bien le hula-hoop, un détail surprenant, tout de même. De son côté, Sid m’a fait rire à être incapable de boire ne serait-ce qu’une gorgée de bière (une sensation que j’ai l’impression d’avoir connue vite fait à un moment).

Charlie qui n’arrive pas à se raser ? Le tremblement était marrant… mais par contre, ils étaient chelous à avoir tous les trois le même T-shirt, non ? Il était bien plus drôle de voir Charlie apprendre à se raser en s’entraînant sur ses jambes, après être passé par l’entre-jambes sans grand succès. Par contre quand on voit comment il galère et se coupe sur la jambe, on se demande comment ça a pu se passer pour l’entrejambe, hein.

Une fois à l’hôpital, Charlie essaie de lui mentir sur ce qu’il s’est passé, sans grande crédibilité, à une infirmière qui doit aussi supporter Sid et sa maladie imaginaire. La pauvre. Elle commet toutefois une énorme boulette en indiquant à un patient qu’il pourra bientôt être rasé, parce que ça motive Charlie à aller s’entraîner sur le ventre de ce pauvre monsieur qui n’avait rien demandé à personne.

Au moins, tout est bien qui finit bien : Charlie réussit ainsi à se raser… Et c’est terrible comme il aurait mieux fait de garder sa barbe, en vrai. Au passage, il en profite alors pour aider Sid à venir au bout de son problème : pour boire une pinte de bière, rien de plus simple… Il suffit de manger du piment avant.

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Ellen

Ellen s’entraîne à se confronter à sa collègue en préparant son discours à l’avance, dans le vide. Le problème, c’est que quand Rhonda, la collègue en question avec qui elle partage le même bureau (au sens meuble du terme, hein), arrive, elle débarque avec un serpent. Et là, Ellen est incapable de dire non ou de mettre clairement des frontières entre elles. Ellen finit par se tourner vers son frère pour avoir des conseils : elle veut savoir exprimer sa colère correctement.

Bon, si j’aime bien Ellen et son surjeu constant, je dois dire qu’il était décevant de la voir s’entraîner avec son frère. L’humour n’a jamais vraiment pris avec Jesse dans son appartement. C’était un peu mieux une fois qu’elle force son frère à se rendre au bureau pour porter les affaires de Rhonda afin de faire une meilleure Rhonda, parce qu’inévitablement, ça termine par Rhonda qui débarque et le surjeu d’Ellen qui a réussi à me faire rire. Bon, et par un serpent qui mord Jesse, alors qu’on aurait pu s’en passer. Au moins, ça permet à Ellen de confronter (un peu) Rhonda et de lui en vouloir de se moquer de Jesse. Un début qui suffit à réussir son défaut paraît-il.

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Les yeux de Val

Il est tellement simple de se moquer de ces deux personnages que je pense que les scénaristes visent vraiment ça : qu’on se moque d’elles en permanence. On découvre ainsi que Valentina est totalement aveugle parce qu’elle n’a pas envie de porter des lunettes et a peur de devoir mettre des lentilles. Ma foi, c’est une angoisse raisonnable, c’est horrible de devoir se toucher les yeux, non ? Valentina ne peut donc pas commencer à conduire tant qu’elle ne va pas chez l’ophtalmologiste… Et son défi change en cours de route : au lieu d’apprendre à conduire, elle doit désormais apprendre à porter des lentilles. C’est bien plus intéressant que les cours de conduite.

La voir essayer de mettre des lentilles était hilarant, surtout que j’imagine que ça donnerait à peu près ça si moi aussi je devais essayer de faire ce geste simple, mais ô combien terrifiant. De là à laisser quelqu’un qui vient de presser un piment essayer de me mettre une lentille comme elle le fait avec Charlie ? Ils sont stupides, ce n’est pas possible. La situation était drôle, mais le surjeu de Valentina pas terrible. Bref, la voilà qui termine à l’hôpital avec Charlie et Sid. Val est vaccinée en tout cas : elle reçoit tellement de gouttes dans les yeux suite à son attaque au piment qu’elle parvient à mettre des lentilles seule, sans problème.

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Les cours de conduite

Autrement, les cours de conduite ne concernent plus que Sophie, qui est outrée du prix de l’auto-école. On lui dit qu’on n’apprend pas à conduire en 48h ou qu’il est possible d’acheter une arme aux USA à partir du moment où on est majeur (ou presque) ? Non sérieux, elle est tellement stupide, c’est dur de s’attacher à elle.

Bref, elle prend tout de même un cours de conduite qui tourne mal (c’est le cas de le dire) quand elle est forcée de tourner à gauche, sa phobie apparemment. Je ne sais pas trop où est le problème, mais ça la terrifie. Même quand elle se doit de le faire pour sauver la vie de sa monitrice qui a une crise cardiaque, Sophie en est incapable. Heureusement qu’il y a des ados à l’arrière de la voiture pour conduire à sa place jusqu’à l’hôpital.

L’exagération complète des situations présentées et menant les personnages à l’hôpital, le surjeu permanent et le ridicule ont fini par me faire passer un bon moment. Les voir tous se retrouver à l’hôpital et échanger des répliques a ainsi réussi à me faire rire. Incroyable, n’est-ce pas ? Les adolescents qui font une leçon de morale à Sophie, ça fonctionnait.

On enchaîne sur Jesse qui n’a absolument pas de venin de serpent dans le corps qui propose à Sophie de lui apprendre à conduire. Il ne reste plus tellement de temps dans l’épisode, alors ça se passe bien : il utilise une voix douce et calme de prof s’apprêtant à confisquer un portable (le pire, c’est qu’il y a du vrai là) pour convaincre Sophie de tourner à gauche.

C’est rapidement un succès et je me demanderai à jamais pourquoi c’était si dur pour elle. En plus, l’intérêt est tout relatif : je doute qu’elle s’achète vraiment une voiture à New-York, hein. Cela dit, ça permettait à Jesse et Sophie de se retrouver tous les deux une fois de plus et de flirter. Je crois que le couple n’a jamais eu autant d’alchimie qu’au cours des deux derniers épisodes. C’est donc frustrant de voir les regards langoureux entre eux alors qu’ils ne sont pas prêts à se remettre ensemble.

Pour ne rien arranger, il confie à Sophie qu’il bloque sur le hula-hoop à cause d’un jour où sa mère n’est pas venue le soutenir, lui montre la figure qu’il essaie de faire… et reçoit un match d’appli de rencontre au même moment. Frustrant, ils étaient à deux doigts de s’embrasser sérieux tout de même.

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Punition ou récompense ?

Bref, ils ont tous réussi à faire le défi dans les temps… sauf Jesse. Il a besoin de sa famille pour réussir et ça tombe bien, il a une toute nouvelle famille prête à le soutenir. J’ai aimé le fait que Sophie s’arrête avant de le dire, j’ai aimé le fait que Jesse réussisse son tour de hula-hoop au son d’une jolie musique (malgré le recours à une doublure qui n’a absolument pas les cheveux de Jesse, sérieusement ?)… mais j’ai détesté la conclusion de l’épisode.

On apprend ainsi qu’ils échouent au défi à dix minutes près, sans s’en être rendus compte avant alors qu’ils avaient mis une alarme en théorie. Le but de les faire échouer ? Je me suis dit que ce serait sûrement pour un bon gag… mais non, la conclusion est juste qu’ils finissent tous avec une méningite bactérienne à l’hôpital, un gag balancé si vite en fin d’épisode qu’il passe inaperçu et n’a pas réussi à me faire rire. Peut-être aussi qu’il faut que je sois plus en forme pour voir les épisodes.

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True Lies – S01E04 – Rival Companions – 14/20

C’est peut-être de savoir la série annulée qui me fait me concentrer autant sur ses défauts – et les voir – mais j’ai trouvé que l’épisode fonctionnait moins bien : son rythme et sa structure sont un peu bancals, ce qui est dommage. Ceci étant dit, l’épisode reste bien divertissant et est un bon moment à passer. C’est juste une écriture un peu moins efficace que dans l’épisode précédent ; comme si la série avait perdu l’équilibre trouvé auparavant. C’est difficile les débuts !

Spoilers

Pour mener à bien sa mission, l’équipe s’associe à un assassin, le Loup.


Which is why I’m adopting a chimpanze.

Eh ben super, je commençais à peine à vraiment accrocher et adorer, mais True Lies est déjà annulée. Je ne l’imagine pas avoir une vraie conclusion en fin de saison alors j’ai beaucoup hésité… mais puisque j’aimais jusque-là, autant continuer cette saison 1, non ? Cette saison des networks continue de me motiver dans ma décision de ne plus me lancer dans des saisons 1 avant leur renouvellement… Mais c’est une décision que je n’arrive jamais à tenir ! Bref, passons à la critique de l’épisode, ça vaut mieux !

La mission | L’entraînement d’Helen | Mon ami le Loup | Une inquiétude tenace | Un duo de choc | Un mari plus à l’écoute

La mission

L’épisode commence loin des Etats-Unis pour un sommet mondial organisé par Bruxelles sur la question européenne. On voit mal le rapport avec la série au départ, mais bien sûr, quelques zooms dans la forêt autour de l’événement nous informent qu’il y a une situation militaire peu claire en train de se débrouiller.

Le commando utilise ainsi des ultrasons pour attaquer le congrès, avec tout le monde qui s’arrache les oreilles face aux bruits stridents et des fenêtres qui éclatent. Le but de ce commando ? Tuer l’homme qui parlait au micro, un politicien albanais de droite. Bien, c’est chargé déjà comme introduction.

L’intelligence artificielle d’Omega repère cet événement comme une alerte rouge et la boss (de retour dans cet épisode) briefe rapidement son équipe sur la situation géopolitique compliquée qui en découle – les albanais accusant les serbes. Pour faire face à ces difficultés, la boss a ainsi pris la décision de faire appel au Loup, un tueur avec qui Omega bosse parfois. Bon, ça commence à faire beaucoup de gens qui sortent du passé des personnages, c’est dommage.

Je préfère les séries qui ne se reposent pas en permanence sur le passé pour introduire de nouvelles situations. Après, ça permet souvent d’introduire une série dans le temps long… ce qui ne sert plus à rien a posteriori, maintenant qu’on sait la série annulée.

J’avoue que je me rends compte que j’ai maintenant tendance à me concentrer sur les défauts de la série, notamment sur les interactions entre les espions qui sont moins fun dans ce début d’épisode que dans mes souvenirs de l’épisode 3.

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L’entraînement d’Helen

Par chance, on enchaîne rapidement sur la situation d’Helen. Ce n’est pas nouveau, mais je trouve que cet épisode nous montre une fois de plus qu’elle est celle qui porte totalement la série sur ses épaules. J’adore l’actrice, bien sûr, mais le personnage est excellent aussi. On la voit avoir du mal à s’ajuster à sa nouvelle vie d’espionne, alors que son mari fait de toute évidence moins d’efforts pour donner le change désormais. Il ne l’écoute plus vraiment quand elle lui confie ses difficultés face à son entraînement.

Je regrette un peu la disparition du running gag sur le manuel d’entraînement, qui aurait pu rester plus longtemps sur le devant de la scène. Ceci étant dit, la voir apprendre à monter un flingue avec un prof ennuyeux était une idée sympa. Finalement, sa formation se déroule comme au lycée, avec des heures de cours et comme au lycée, la cafétaria d’Omega est particulière : Helen doit y trouver sa place. On sent tout de suite qu’elle fait un choix étrange à s’asseoir à côté d’un type qui est seul. Pourquoi mange-t-il un sandwich seul ? Cela dit… on comprend assez vite que l’homme est seul parce qu’il sourit trop aux mauvais moments et qu’il est bizarre – mais eh, Helen est super bizarre, elle aussi, quand elle raconte son enfance.

Le truc, c’est qu’il y en a un qui est bizarre parce qu’il est un assassin : elle parle ainsi au Loup – découvrant son vrai prénom, Nathan. C’est la seule à lui demander son nom, mais plus tard dans l’épisode, beaucoup l’utiliseront… grâce à Helen, bien sûr. Clairement, la série comment nous introduire un nouveau personnage, avec ce faux effet de surprise à la révélation – on le voit venir. En quelques minutes, je me sentais plus attaché au Loup qu’à Luther… C’est un peu embêtant pour eux, mais bon, il est trop cool le Loup ; j’ai adoré le voir prouver à toute l’équipe qu’il s’est renseigné sur eux.

Une fois que c’est fait, on enchaîne avec une réunion qui permet au Loup de montrer son utilité : il comprend assez vite que l’assassin qu’ils cherchent n’a pas souhaité monter un assassinat, mais juste créer un nouveau marché de vente d’armes. Et quoi de mieux qu’un conflit armé entre deux pays pour vendre des armes ?

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Mon ami le Loup

Le soir, Harry n’écoute pas Helen, une fois de plus, quand elle lui raconte sa journée d’entraînement et sa joie de s’être fait un nouvel ami. A sa décharge, c’est assez rapidement qu’Harry se rend compte qu’ils ne sont pas seuls : il y a quelqu’un dans le jardin. La sécurité de leur maison est compromise, ils sont contents que les enfants ne soient pas là (encore ?) et soient absents pour une semaine… mais ils sont tout de même en danger.

Du moins, c’est ce qu’ils pensent, jusqu’à ce qu’ils découvrent qu’il s’agit en fait de Nathan. Helen est ravie de découvrir que leur intrus est son nouveau meilleur ami, et Harry est dépassé par la situation. Franchement, la situation est marrante et la comédie qui exagère évidemment le trait fonctionne à merveille. La scène est très fluide, avec une Helen et Nathan qui continuent de sympathiser face à un Harry qu’on sent sur la défensive vis-à-vis de l’assassin.

Nathan récite alors les paroles d’une chanson pour aider Helen à monter une arme M4… avant de proposer son aide pour sa formation. Helen est ravie par cette idée car il fait un bien meilleur entraîneur que tous les autres mentors qu’elle a pu avoir jusqu’ici. Harry n’ose pas lui raconter la vérité sur l’identité du Loup. Moi, je l’aime vraiment bien ce Nathan/Loup. Il me donne un point de Bingo Séries, en répétant que c’est « easy-peasy » de monter des armes, et il est tout mignon à finalement donner par lui-même sa formation à Helen.

Elle cherche à mieux le comprendre aussitôt, lui demandant ce qu’il pense de son boulot et en découvrant qu’il n’a pas vraiment de sentiments. Franchement, il fait de la peine à expliquer qu’il fait semblant d’être normal et qu’il a peur d’être brisé. Il donne envie de lui venir en aide et, face à la positivité d’Helen qui insiste à fond pour parler de graine plantée en lui, on ne peut s’empêcher d’espérer que tout finira bien pour lui.

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Une inquiétude tenace

Malheureusement, un personnage qui s’intègre aussi bien à Omega, je sens que ce n’est pas bon signe. Harry continue de voir son arrivée dans sa vie d’un mauvais œil, un peu comme moi : le Loup fait ami-ami avec tout le monde, sauf lui. Il insiste auprès d’Helen pour dire qu’il est flippant, à n’avoir jamais refusé une mission ou jamais consulté le psy. Le problème, c’est qu’Harry a beau insister pour dire qu’il est un assassin, tout le monde l’adore autour de lui.

Ils suivent donc la piste proposée par le Loup pour pouvoir protéger un officiel Serbe ensuite. Harry doit bien se faire à l’idée que Nathan les aide et est utile. Mon problème ? On sent assez vite qu’on risque de se diriger vers une trahison du Loup. Quand l’homme politique qu’ils doivent protéger est menacé ensuite par un camion sans conducteur, je n’ai pas pu m’empêcher de penser que c’était très louche.

Pourtant, Nathan est bien un personnage qui est du bon côté et qui ne tue que les gens qu’on lui ordonne de tuer pour sa patrie. Il aide donc nos agents à mener à bien leur mission, même si le bien est ici un camion qui explose grâce à un saut entre une voiture et un camion tous deux en marche, effectués par Harry. Encore. Il aime sauter entre des véhicules avançant à toute allure apparemment. Le camion explose donc sans faire de victime, ce qui est un soulagement pour tout le monde.

Les serbes comprennent toutefois qui l’explosion visait. Il n’en faut pas plus pour que la Serbie envoie un missile sur l’Albanie, rien que ça. Alors que tout le monde s’inquiète d’une guerre qui pourrait éclater et se mondialiser, Nathan, lui, hésite à prendre un sandwich. Une fois de plus, ça accentue l’inquiétude d’Harry non pas vis-à-vis de la guerre, mais vis-à-vis du tueur. Bref, Harry se rend compte qu’il a peur de ce type. Il finit par s’en confier à Gib qui, de manière surprenante, se retrouve à jouer les conseillers conjugaux et expliquer à Harry qu’il ferait mieux d’écouter plus sa femme, parce que c’est peut-être ce dont elle a besoin.

Il n’en faut pas plus pour qu’Harry traite de Nathan de psychopathe qu’il devrait laisser sa femme fréquenter… au moment où Nathan arrive derrière lui. J’avoue, on a ainsi l’occasion de voir le côté flippant du Loup. Comme en plus, l’assassin est capable de déjouer les sécurités d’Omega, on comprend bien vite pourquoi Harry a peur de lui. Et ça se confirme ensuite quand le Loup surprend Harry sur le parking, juste pour le fun. Désolé de le dire, parce que j’adore Helen et son jugement très positif de son nouvel ami, mais ouais, je comprends l’inquiétude tenace d’Harry.

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Un duo de choc

Il lui annonce ainsi qu’il a l’idée de faire venir Helen sur leur mission commune. Harry est contre, mais c’est trop tard : la boss, Trilby, a déjà approuvé ; Helen est déjà ravie de savoir qu’elle a une nouvelle mission. On sent que son entraînement la soule à peu près autant qu’Harry est saoulé par Nathan.

Il ne comprend pas comment sa femme peut être ami avec cet assassin, alors qu’elle souligne de bons points en lui expliquant que son métier à lui aussi est flippant. Cela n’empêche pas Helen de voir le bon fond de son mari et de son nouvel ami. Une fois cette énième conversation entre le couple évacuée, on peut en arriver à la mission principale de l’épisode : Harry et le Loup sont envoyés ensemble à la poursuite de Muller, l’assassin du début d’épisode qui s’amuse à créer les problèmes géopolitiques.

Helen empêche toutefois Gib de lancer le feu vert pour l’assaut en lisant les mails de l’usine qu’ils s’apprêtent à infiltrer. Elle est persuadée que les mails de l’usine sont tous faux : ils ont été écrits par des allemands, ce qui est visible dans leur syntaxe. C’est une bonne idée de la part des scénaristes, ma foi, j’aurais aimé qu’on nous donne des exemples tant qu’à faire. La formation de linguiste refit surface quand on ne s’y attend pas !

En tout cas, ça nous informe ainsi que l’usine que Nathan et Harry étaient sur le point d’infiltrer est en fait un piège. Cela ravi Nathan qui affirme qu’il aurait fait exactement comme ces assassins pour couvrir ses arrières.

La mission est toutefois trop avancée pour être annulée à ce stade : ils manquent de renforts, mais Harry a déjà une idée pour mener à bien ce pourquoi ils sont là. Il décide tout simplement de sacrifier la camionnette de Gib et de s’en servir comme voiture bélier pour entrer dans l’usine. Il valait mieux ne pas être au volant : la diversion est extrêmement efficace, avec une camionnette qui est explosée dès son entrée dans l’usine, puis qui est mitraillée.

Pendant que tous les assassins se concentrent sur la camionnette, Harry et Nathan s’infiltrent donc à l’intérieur ; de même que Luther et Maria (trop peu exploités dans l’épisode), pour s’attaquer aux assassins et arrêter Muller, le grand méchant de l’épisode. De l’extérieur, Gib et Helen suivent les opérations et découvrent que le Loup n’a absolument pas peur de tuer. En fait, il n’est pas du tout excité par la fusillade en cours.

Dans l’usine, Harry se retrouve à faire équipe avec le Loup, mais ça ne le rassure pas trop quand il doit passer devant l’assassin… alors que ce dernier est connu pour tuer les gens dans leur dos. J’avoue, Nathan m’a fait rire avec son « pew pew » en visant la nuque d’Harry, mais il est terrifiant. Pourtant, leur duo fonctionne à merveille. Certes, on essaie de nous faire peur pour Harry qui se retrouve sans nouvelle de Nathan alors qu’il est dans le viseur de Muller… Mais tout est bien qui finit bien : Nathan sauve de justesse Harry en tuant Muller sans prévenir, l’attaquant de dos. Charmant.

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Un mari plus à l’écoute

Après tout ça, l’équipe rentre pour célébrer sa victoire et Helen se retrouve propulsée agente pour de vrai. Elle est tellement douée que son mari insiste pour que sa formation s’arrête, ce que la boss est forcée d’approuver. C’est vrai que ça fait quatre missions réussies grâce à elle ; c’est à se demander comment ils ont pu tenir tant de temps sans Helen !

Ceci étant dit, c’est également dommage, j’aurais aimé qu’on insiste davantage sur sa formation. Bon, en même temps, tant mieux : puisque la série sera bientôt finie, ça permettra d’avoir quelques vraies missions où elle n’est pas qu’une nouvelle recrue. Et puisque la mission de la semaine est terminée, il est déjà temps de dire au revoir à Nathan. Au moment de partir, le Loup fait des cadeaux à tous les agents et… un câlin à Harry ? C’était plus qu’inattendu.

La conclusion de l’épisode peut alors se dérouler chez les Tasker où les enfant sne sont toujours pas rentrés. Leur moment à deux est toutefois interrompu par un MMS du Loup, qui permet un petit gag final tombant quelque peu à plat.

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True Lies – S01E03 – Separate Pairs – 18/20

Bien, je crois que ça y est, la série trouve vraiment son équilibre avec cet épisode qui s’attarde davantage sur les personnages secondaires, tout en continuant de maîtriser impeccablement son rythme et son humour. Les acteurs sont géniaux, les personnages attachants, l’écriture dynamique et ça permet de proposer un très solide épisode oscillant entre humour et action. Tout ce qu’on aime, donc.

Spoilers

Helen et Harry ont des problèmes d’argent, même s’ils sont parfois milliardaires.


You shouldn’t drive and shoot at the same time, it’s in the training manual

Par accident, cet épisode s’est lancé en VF sur Disney + quand j’ai voulu le regarder. J’ai tendance à vouloir croire en la bonne foi des VF et à vouloir les défendre, mais sérieusement, quel échec la traduction du générique qui gomme totalement le nom de la série et retire le dialogue au profit d’un quasi-monologue (y avait aucune raison qu’elle ne parle pas plus que ça ou n’intervienne pas à la fin pour compléter « pour le meilleur et pour le pire »). Parfois, je me dis que je me suis trompé de métier. Bref, la critique de l’épisode, peut-être ? Clairement, je passe en VO, hein.

Sous couverture | L’ingénieur | Luther & Maria | Le casino | La fin de mission

Sous couverture

Les Tasker se retrouve avec un problème de plomberie, parce qu’ils ont rafistolé le lave-vaisselle avec du scotch. Oui, alors forcément, du scotch sur un tuyau, c’est rarement efficace, hein. Ils ont beau être des espions, ils sont toujours dans la merde financièrement : risquer leur vie ne rapporte rien de plus que ce qu’ils gagneraient dans leur vie quotidienne de couverture. C’est une jolie manière de faire des économies pour les gouvernements ça.

Helen ne comprend toutefois pas comment se concentrer sur le sauvetage du monde avec tous les problèmes qu’ils ont dans le quotidien – une jolie manière de nous parler de la charge mentale de mère de famille quand un père est capable de « compartimentaliser » sa vie professionnelle et sa vie perso. Ben oui. Et encore, il n’est même pas question de Dana et Jake pour l’instant. En tout cas, Ginger Gonzaga continue de me faire rire bien trop simplement : j’ai adoré sa tête quand elle se prend de l’eau sale sur la tronche. La pauvre. C’est la vie sous couverture, ça.

Elle continue de gérer comme elle peut la situation, envoyant les enfants chez les grands-parents pendant que le plombier assure qu’ils auraient dû faire des réparations au moins un an auparavant. Bref, toute la plomberie est fichue, les Tasker ont des problèmes d’argent et tout ça va obséder Helen pendant tout l’épisode.

De son côté, Harry se rend au travail pour mieux… devoir gérer sa mission sous couverture. Je me demandais ce qu’il en était, mais on nous confirme que les agents sont certes des espions, mais ils font aussi du vrai travail de vendeur d’informatique, avec un rapport mensuel à fournir pour que la boîte puisse tourner. C’était rigolo à voir, mais je ne doute pas que les intelligences artificielles s’en chargent en 2023. Cela dit, la série gère bien la comédie grâce à ça.

J’adore vraiment le côté couverture à maintenir tout en sauvant le monde. Pendant l’épisode, on voit ainsi Helen donner un cours à distance en prétendant être malade, pour mieux retirer son pull deux minutes plus tard et révéler une robe magnifique pour partir à une soirée où elle devra être milliardaire. Incroyable. Milliardaire ? Ouais, il va falloir que j’entame la critique de l’intrigue d’espionnage de l’épisode à un moment.

Sous couverture | L’ingénieur | Luther & Maria | Le casino | La fin de mission

L’ingénieur

L’épisode commence par une scène un brin choquante, avec une attaque terroriste en plein milieu de Zurich, perpétrée par un certain « Ingénieur », en 2017. Deux ans plus tard, Omega a mené une mission à Prague pour tenter de le retrouver. C’est par cette opération souricière que la série reprend, Omega travaillant avec un certain Ian du MI-6.

J’ai beaucoup aimé cette manière de nous présenter la situation de la mission, c’était rapide et efficace. Tout aussi rapide et efficace était la manière d’intégrer une backstory faisant de Maria et Luther un couple. Je ne m’y attendais pas forcément à ce qu’on nous sorte que ça se soit déjà fait avant – ou qu’on nous présente si vite dans la série une mission qui est un échec pour la super équipe d’Oméga. Celle-ci n’a absolument pas changé depuis 2017.

Ouep, c’est un échec : Ian meure, tué par l’ingénieur et celui-ci court toujours. On comprend donc qu’il sera au centre de ce nouvel épisode. Gib annonce rapidement au reste des agents qu’ils ont une piste pour retrouver l’ingénieur, qui vend une arme nucléaire miniature désormais. Contre toute attente, pour mener à bien la mission, Gib demande l’aide d’Helen.

Si Luther et Maria se retrouvent à devoir bosser dans un casino, pour s’assurer que l’acheteur de la bombe – Pieter Voss – perde l’argent dont il a besoin, Gib demande à Helen et Harry de jouer un couple riche qui jouent et gagnent au casino. C’est rigolo : Omega se sert totalement d’Helen et Harry sur ce coup, ils ont besoin d’agents jouant un couple, et hop, ils utilisent un vrai couple.

C’est assez crédible comme manière de faire, en vrai, et c’était très top de voir les agents partir en mission ensemble. La série gère bien les choses aussi pour intégrer chaque personnage, on nous remet leur nom à l’écran et tout, ça marche bien.

Sous couverture | L’ingénieur | Luther & Maria | Le casino | La fin de mission

Luther et Maria

Traquer l’ingénieur ramène Luther à son passé, et c’est surprenant. C’est une bonne manière de développer les personnages secondaires, ce qui est exactement ce que j’espérais à la fin de l’épisode précédent, après tout : Luther se confie ainsi à Harry sur sa rupture avec Maria. Elle a eu lieu juste après la mission en 2017, et il semble clairement ne pas avoir compris pourquoi ils ont rompu.

Reparler de l’ingénieur semble lui donner envie de réenvisager sa relation avec sa collègue. C’est la pire idée du monde, Harry le sait, il le sait, mais il en a quand même envie. Du coup, une fois qu’ils partent en mission et se retrouvent à bosser que tous les deux, il aborde le sujet, demandant à Maria pourquoi elle ne veut pas se remettre avec lui.

La série propose alors un running gag avec les agents qui sont en permanence écoutés à la radio par Gib, qui entend tout quand ils s’embrassent en 2017 et tout quand ils parlent de leur couple en 2023. Le pire, c’est que même en le sachant, Luther continue d’évoquer leur relation, tout en essayant de se connecter au réseau de caméras du casino depuis le toit. Ils y arrivent évidemment.

Par contre, ils manquent de se faire surprendre par un employé du casino qui sort sur le toit pour fumer, les forçant à… s’accrocher au rebord du toit pendant deux minutes. « Interesting choice », effectivement, mais bon humour. Ils survivent évidemment et la conversation continue pour la suite de la mission, avec Gib les pressant pour qu’ils règlent le problème entre eux afin de continuer à faire du bon boulot.

C’est un peu gros que Luther revienne six ans après sur leur relation, là.

Sous couverture | L’ingénieur | Luther & Maria | Le casino | La fin de mission

Le casino

Harry et Helen peuvent donc entrer réellement sous couverture, et c’est excellent à voir. On commence par les découvrir à l’hôtel où ils se changent et enfilent des vêtements tellement chers qu’ils pourraient suffire à rembourser tous les frais de plomberie – ou les années fac de leurs enfants. C’est une excellente chose, en vrai, que de nous montrer à quel point tout ça obsède Helen.

D’abord, ça fait de l’humour pour l’épisode, et de l’humour bien senti – les louboutins magnifiques qui lui font mal aux pieds, par exemple. Ensuite, ça permet de nous montrer qu’ils vivent une vie de rêve quand ils sont sous couverture, malgré les risques. Et puis, la série en profite aussi pour leur fournir de jolies fringues. Oui, s’ils sont bien habillés, c’est parce qu’ils interprètent à présent des milliardaires : Harry serait un riche financier et Helen sa femme-trophée, une mannequin de maillot de bain.

Cela ne lui plaît pas tellement et quand ils approchent le couple dont ils doivent provoquer la faillite, Helen comprend que Tiffany, la femme, ne restera pas à leur table de casino si elle rencontre une autre femme-trophée. Helen en profite immédiatement pour improviser et déglinguer leur couverture en une phrase : elle inverse son faux job et celui d’Harry. C’était excellent à voir, même si ce genre d’improvisation reste peu crédible dans le cadre d’une agence d’espionnage qui a dû dépenser des fortunes en création de couverture.

Oui, mais voilà : Helen est novice alors ça passe. Et puis, un bon espion improvise forcément pour mieux gérer une mission. Elle se révèle excellente à ça, gagnant rapidement l’amitié de Tiffany, puis de son mari Pieter. Grâce à Helen, Harry est relégué au statut de mannequin, mais aussi à celui d’espion de seconde zone, franchement. C’est elle qui porte toute la mission, donnant un second rendez-vous crédible au couple, puis, lors de ce second rendez-vous, arrivant à fluidifier tous les mouvements du couple vers les tables où Maria et Luther sont sous couverture comme croupiers.

C’est aussi elle qui remarque que chaque fois que Pieter Voss retourne chercher de l’argent car il se fait plumer, il y a un autre homme qui va en chercher aussi. Si elle utilise cette info pour faire de l’humour, n’importe quel téléspectateur comprend qu’on tient là l’ingénieur.

Pourtant, les espions ne s’en rendent pas compte, trop occupé qu’ils sont à plumer Pieter. En vrai, c’est absolument horrible comme intrigue : je sais bien que Pieter est un méchant, mais Harry le pousse à faire tous les choix qui le poussent à la faillite. Et lui, il n’est pas sous couverture, c’est son vrai argent quoi. Bon, bien fait, c’est un méchant… sauf qu’on ne le voit jamais vraiment comme ça dans l’épisode. Il est juste un homme riche qui se fait plumer au casino, quoi.

Inévitablement, Pieter s’énerve d’avoir tout perdu et finit par se retourner contre Harry qu’il tient responsable de sa ruine. Non seulement, il le tient pour responsable, mais en plus, il l’est. Sérieusement. La situation dégénère un peu quand il sort une arme pour menacer Harry et passer ses nerfs, mais Harry est un bon agent capable de gérer ce genre de stress, contrairement à Helen qui ne l’aurait pas pris comme ça du tout – d’ailleurs, elle panique le lendemain quand elle l’apprend.

Bref, Harry parvient à faire ce qu’on attend de lui : il rassure Pieter et se met dans une situation où il est capable d’avoir plein d’informations sur l’arme nucléaire. Il assure que Gloria (c’est-à-dire la couverture d’Helen) pourra le rembourser et qu’ils vont pouvoir lui soutirer de l’argent. Bim, problème réglé.

Sous couverture | L’ingénieur | Luther & Maria | Le casino | La fin de mission

La fin de mission

C’est une jolie théorie pour régler le problème. En pratique, en revanche, c’est autre chose : le lendemain matin, Helen et Harry retrouvent le cadavre de Pieter dans sa chambre d’hôtel. Ils comprennent rapidement qu’il s’est fait doubler et doutent que cela puisse venir du Cap, où sont ses boss.

Cela pourrait être un vrai problème, mais ça n’en est pas un : Helen parle enfin du type qu’elle a repéré la veille et qui s’avère effectivement être l’ingénieur, la reconnaissance faciale le confirme rapidement en l’identifiant à plusieurs endroits stratégiques où l’Ingénieur a fait ses coups terroristes. Et en plus, Gib le repère encore dans l’hôtel, qu’il est en train de quitter.

Tous les agents se mettent aussitôt à sa poursuite en voiture, sachant qu’il a une arme nucléaire dans la sienne et qu’ils ne peuvent surtout pas provoquer d’accidents. Cela complique la situation pour eux, forçant même Maria et Luther à placer leur voiture entre celle de l’ingénieur et un camion. C’est un joli accident de voiture que propose la série : la voiture de l’ingénieur n’a rien, Maria et Luther survivent.

Par contre, derrière eux, il y a Harry et Helen. C’est elle qui conduit et elle est un peu choquée, ça se sent. Harry voulait la protéger et la laisser en arrière, mais elle a insisté pour conduire afin qu’il puisse tirer si besoin. J’adore le running gag du manuel d’instructions qu’Helen doit lire en permanence – j’aimerais bien qu’on puisse en avoir un aperçu, parce qu’elle s’y réfère en permanence et que c’est toujours à des moments inattendus pour faire passer de l’humour.

Bon, la situation n’est pas hyper humoristique là : Harry et Helen pourchassent l’ingénieur qui n’hésite pas à leur tirer dessus. Gib rappelle à Harry qu’il ne doit surtout pas tirer et qu’il faut donc trouver un autre moyen de l’arrêter, pour éviter une explosion nucléaire. Il n’en faut pas plus pour qu’Harry décide de sauter de sa voiture en marche vers celle de l’ingénieur.

Bref, heureusement qu’Helen était là pour conduire, finalement. Tout est évidemment bien qui finit bien, l’ingénieur est arrêté par toute l’équipe d’espions et Ian est ainsi vengé, en très grande partie grâce à Helen.

Oh, suite à l’accident de voiture, Luther a besoin d’être hospitalisé tout de même, parce qu’il s’est cogné la tête. Comme il était dans la voiture avec Maria, ça leur permet aussi d’avoir le temps de conclure leur dispute de l’épisode. Maria finit par reconnaître qu’ils étaient une bonne équipe ensemble, quand ils étaient en couple. Elle explique aussi que c’est la raison de leur rupture : elle avait trop peur de perdre quelqu’un qu’elle aime et a préféré le chasser de sa vie. La révélation est exactement ce que Luther attendait, mais il s’endort à cause des sédatifs avant de l’entendre. Dommage, quand même.

Il est donc temps de conclure la mission sous couverture, pour reprendre la couverture de la vraie vie. Helen m’a fait rire à dire au revoir à chacun de ses vêtements, mais j’ai surtout aimé voir Harry s’occuper du problème de plomberie qu’ils avaient, comprenant qu’il s’était trop reposé sur Helen quand il partait en mission pour tout régler.

C’est donc Omega qui réparera leur plomberie : normal, le système de sécurité mis en place par la boîte pourrait être détruit par la moisissure. Bref, le problème est réglé… Harry et Helen peuvent donc profiter d’un joli bain de billets. Je les adore, je crois.

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True Lies – S01E02 – Public Secrets – 16/20

La série continue dans la lancée de son premier épisode : c’est divertissant, l’humour prend bien grâce à un jeu d’acteurs efficace et la dynamique ne se limite pas à un duo. Je reste frustré par le fait que nous sommes au tout début d’une histoire et que j’ai envie d’en voir beaucoup plus que ce qui est proposé pour le moment. Tous les ingrédients sont là pour un cocktail réussi, je ne m’inquiète pas trop : je vais vraiment aimer.

Spoilers

Helen obtient sa première vraie mission.


Who wouldn’t love a professional glass of champagne?

Oui, non seulement, je rate la diffusion américaine, mais en plus, je suis en retard dans la diffusion française ! C’est donc deux critiques pour le prix d’une ce soir, cette nuit à ce stade. Et tant mieux ! Cela me permet de constater que j’adore déjà que ce soit une série avec un petit discours récapitulant l’idée de la série au début de chaque épisode.

La mission de la semaine | Direction l’Espagne | Ximena | L’autre Harry | Helen & Ximena | Une conclusion réussie

La mission de la semaine

Helen n’est pas encore prête à être une super espionne, même si elle est déjà bien meilleure que je ne le serai jamais ! Le premier gag de l’épisode est donc de la voir effectuer un entraînement qu’elle juge déplorable qu’il est terminé : elle est capable de passer une grande partie des rayons laser à éviter, mais finit par déclencher une alarme. Aussitôt après, un homme de main vient l’attaquer. Dans le combat, elle finit totalement étranglée par celui-ci… sans réussir à s’en dégager.

Certes, ce n’est pas le meilleur des entraînements et Luther n’y va pas de main morte avec elle, mais elle s’en tire déjà bien, je trouve. Elle est souple, agile, sait se battre, elle fera une super espionne, c’est sûr.

En attendant, le couple est malgré tout convoqué pour une réunion où Helen se voit confier sa première mission. La boss lui assure que c’est bien un début lent pour une espionne, mais ça n’a pas l’air de l’être. La mission ? Une attaque épidémique menace toute l’Europe, l’équipe doit donc trouver un cryptographe et le déchiffrer, à l’aide d’une certaine Ximena Diaz. C’est une ancienne partenaire d’Harry, et vu comment ça le gêne, on sent direct qu’il y aura une belle tension amoureuse entre eux, histoire d’énerver Helen.

Seulement voilà, c’est la seule à pouvoir déchiffrer le code et stopper l’attaque. Il est donc impératif qu’Omega la retrouve avant les autres – y compris avant la CIA. En plus, la mission propose à Helen d’aller en Espagne sous couverture pour participer à une énorme conférence de linguistique. Le rêve, pour elle. En théorie. En pratique, Helen culpabilise désormais de devoir mentir à tout le monde dans sa vie. Elle a toujours rêvé de pouvoir aller à ce genre de conférence, mais maintenant, il est compliqué d’en parler car tout sera lié à Omega.

Il faut pourtant qu’elle prenne l’habitude de mentir, ou plutôt d’omettre comme le suggère Harry. On voit vite les limites du truc : Jake, leur enfant, remet vite en question la cohérence du voyage pour les deux parents ensemble alors que c’est pour le travail de leur mère. Le couple s’en sort comme il peut, puis parle de tout ça dans la chambre – l’occasion d’apprendre que toute la maison est truffée d’armes, gadgets et chambre forte. Harry réconforte sa femme comme il peut, avant de recommencer à lui mentir quand il est question de Ximena. Il m’a fait rire à mentir juste après avoir souligné à quel point il est cool de pouvoir enfin être honnête entre eux.

Oui, la salle de bain est une chambre forte, et Harry n’hésite pas à l’utiliser quand Gib vient les chercher le lendemain et demande à son ami si sa femme est au courant pour Ximena. Elle ne l’est pas évidemment, et nous non plus à vrai dire. On finit par le savoir quand on aperçoit une photo de l’espagnole et qu’on apprend qu’elle est une ex d’Harry. À peu près.

Harry prend la décision merdique de garder le secret sur son flirt qui date d’avant le mariage et se rend donc en Espagne avec Helen. Elle m’a fait rire à les surprendre dans la salle de bain, mais c’était chouette que le voyage ne traîne pas plus que ça.

La mission de la semaine | Direction l’Espagne | Ximena | L’autre Harry | Helen & Ximena | Une conclusion réussie

Direction l’Espagne

En attendant qu’Harry puisse rencontrer Ximena, Helen doit jouer les professeurs. Elle s’installe à l’hôtel où elle s’inquiète inévitablement pour ses enfants, au point de forcer son mari à activer le protocole « Orange » avec Mrs Myers. J’imagine que tout cela finira par mener à de vraies intrigues pour les adolescents, mais pour l’instant, il semble surtout que ça jouera la carte de l’humour et de la surveillance exacerbée d’adolescents.

On y reviendra, mais l’épisode avance vite : Harry continue de ne pas évoquer Ximena, mais il rencontre rapidement Harold lors de la conférence linguistique. Harold est l’ex de sa femme, il est polyglotte lui aussi et semble avoir encore plein de private jokes avec Helen. C’est terrible comme Harry est immédiatement jaloux parce qu’il ne sait que peu de choses sur cet ex, contrairement aux autres, et parce qu’Helen est toujours au courant de ce qu’il fait. Bref, le couple recommence à se prendre le chou pour rien.

C’est amusant – et ça amuse aussi ses collègues, à commencer par Gib. Cela dit, ça donne aussi des répliques à Maria et Luther. Je commence à apprécier Maria comme ça, elle semble n’avoir que des répliques pour se foutre de la gueule des autres, et j’apprécie toujours ce genre de personnages dans les séries. Pas dans la vie, non.

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Ximena

Harry est obligé de laisser Helen seule cependant, parce qu’il a rendez-vous avec Ximena. Celle-ci est toujours aussi sexy et m’a bien fait rire à agir avec Harry comme au bon vieux temps, le chauffant immédiatement. La douche froide est rapide pour elle, par contre : il n’est là que pour le travail et pour déjouer une action terroriste après tout. Il lui remet une clé contenant tout le code à déchiffrer, lui donne rendez-vous le lendemain à 14h et s’assure pour qu’elle puisse s’enfuir quand le FLI, les ennemis, les surprend.

Tout se passe comme sur des roulettes, quoi. Le seul truc qu’il n’avait pas prévu, c’est que ça mène Harry directement à une réunion avec toute l’équipe le lendemain, y compris sa femme. Si Gib prend soin de montrer la tête des méchants, il évite évidemment de montrer Ximena. Helen comprend vite qu’il y a anguille sous roche et elle insiste pour voir à quoi elle ressemble.

Elle n’est pas déçue du voyage, les images de l’opération de la veille montrant Harry dans toute sorte de positions un rien compromettante, laissant sous-entendre qu’il y a plus que des relations professionnelles entre Ximena et lui. Quand Helen le confronte, Harry en profite pour ramener la discussion à Harold. Ils sont heureusement interrompus par Mrs Myers qui continue la surveillance des ados et apprend qu’ils comptent se rendre à une soirée organisée par un type peu fréquentable selon des critères d’adultes. J’ai aimé voir Harry expliquer que c’est exactement la raison pour laquelle il ne souhaite plus espionner ses enfants, mais c’est sans compter sur Helen.

Et sans compter sur le travail. Le travail est une bonne excuse pour remettre à plus tard la dispute de couple, mais elle a une belle manière de se rappeler au couple de la meilleure des manières : Harold retrouve Helen quand elle est avec Harry, et il l’invite à boire du champagne pour célébrer l’intervention qu’il lui a négociée à Harvard. C’était amusant juste ce qu’il fallait sans pour autant être lourd, surtout que de son côté, Harry avait de nouveau rendez-vous avec Ximena.

Celle-ci débarque au lieu de rendez-vous en moto, et elle se croit clairement dans une publicité. La publicité tourne au film d’action rapidement quand elle comprend qu’elle est suivie. Elle est heureusement couverte par Omega. Les agents font ce qu’ils peuvent pour la protéger – mais ça finit en course poursuite avec Harry qui est forcé de voler une moto pour mieux aller la faire s’écraser contre les assaillants de Ximena.

Inévitablement, Helen ne peut s’empêcher d’être un brin jalouse quand elle apprend que son mari a failli sacrifier sa vie pour « la mission », la mission étant aussi Ximena, comme par hasard. Elle change vite d’obsession quand elle apprend que sa fille se rend à sa soirée avec un autre adolescent qu’elle embrasse et qui la fait monter dans un « bolide jaune ».

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L’autre Harry

L’appel de Mrs Myers est rapidement interrompu par Gib qui explique à Harry que les types du FLI – Front de Libération International – sont dans leur hôtel, à la recherche d’un Harry. Il ne comprend pas bien le bulgare, putain passez l’appel à Helen, mais il est flippé et prévient le couple qu’ils sont en danger. Seulement, ils ne le sont pas : Harry donne un flingue à Helen et on fait durer longtemps le suspense, mais finalement, ce qui était évident finit par arriver… Les bulgares en ont après Harold.

Bon, ce n’est pas exactement ça : Ximena s’est retrouvée au téléphone avec lui par accident pendant que le FLI écouter ses appels, parce qu’elle a cherché à joindre Harry à l’hôtel. Simple, mais ça aurait été plus efficace si Harry n’avait pas fait une crise parce qu’Harold avait le même nom que lui dès le début de l’épisode. C’est un peu dommage pour le suspense, ce genre de situation.

Il n’empêche qu’Harry, Maria, Luther et Gib partent aussitôt en mission sauvetage d’Harold. C’est un peu gros : pendant qu’ils font ça, Helen se retrouve seule à devoir gérer le cas Ximena. Ils auraient pu diviser l’équipe de manière plus cohérente sachant qu’il y avait une débutante avec eux, mais admettons. C’était marrant de mettre en scène les deux membres du couple à la rescousse de l’ex de l’autre.

Après, côté Harry, j’ai un peu de mal avec les scènes d’espionnage et d’action de la série, parce que pour l’instant, je trouve que ça fait toujours forcé quand ils sont en équipe, surtout que Luther et Maria font vraiment de la figuration à côté de lui. Ce serait sympathique d’avoir des missions différentes pour eux… Mais eh, ce n’est que le début de la série, c’est normal, je suppose.

Ainsi, la scène d’action de ce côté de l’épisode ne m’a pas trop plu. À vrai dire, elle est vite évacuée : Gib coupe le courant grâce à une intelligence artificielle (la nouvelle réponse à tout, comme quand on « appelait Internet » dans la VF d’X-Files) et bim, tous les figurants sont à terre, il ne reste plus que le grand méchant. Celui-ci est mis à terre par le drone de Gib. En fait, Gib, c’est l’homme à tout faire de la série, quoi.

Bref, l’essentiel, c’est qu’Harold termine bien en vie et peut ainsi papoter avec Harry, découvrant qu’il est un agent secret. Harold révèle au passage que c’est Helen qui l’a largué, parce qu’il avait beau parler trente langues, il était incapable de parler la sienne. Jolie formulation.

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Helen & Ximena

Comme je le disais plus haut, pendant ce temps, Helen part à la recherche de Ximena. Cette dernière a utilisé un code secret pour faire en sorte de pouvoir rencontrer Harry dans un lieu sécurisé qu’ils connaissent bien – c’est celui où elle est tombée amoureuse de lui. Dur pour Harry de se décider à envoyer Helen là-bas, mais il n’a pas trop le choix.

Bien sûr, quand elle arrive, Helen – qui a un gadget pour déverrouiller la porte – n’a pas trop le temps de se présenter. Elle est immédiatement attaquée par Ximena. La courte scène d’action est efficace parce que la chorégraphie laisse la place à l’humour. Bien sûr, il y a aussi un enjeu important : Helen se retrouve dans la même position que lors de l’entraînement au début de l’épisode. Plutôt que de viser les yeux comme lui avait suggéré Harry, Helen décide de s’attaquer à l’oreille de Ximena.

Le coup est surprenant, et cette surprise permet à Helen de se présenter. Elle gagne rapidement la confiance de Ximena à coup de compliments et d’infos sur sa relation avec Harry. Ainsi, Ximena peut lui donner le code enfin décodé, tout en prenant le temps de parler avec elle. C’est joli : Helen apprend que son mari a brisé le cœur de Ximena après un seul baiser, parce qu’il avait rencontré Helen.

C’est un peu triste pour Ximena : elle est heureuse qu’Harry soit tombé amoureux d’une espionne et pas d’une femme de banlieue, décrivant au passage exactement la vie d’Helen avant de devenir espionne. L’humour est hyper basique, mais Ginger Gonzaga le vend toujours aussi bien. Oui, mes critiques vont clairement être juste un long éloge de cette actrice, une fois de plus.

La mission de la semaine | Direction l’Espagne | Ximena | L’autre Harry | Helen & Ximena | Une conclusion réussie

Une conclusion réussie

Après tout ça, Helen peut donc remettre le code à Gib, tout en se rendant sur le lieu de l’opération de sauvetage d’Harold. Une rapide conversation plus tard, histoire qu’il découvre qu’elle est espionne aussi, il va donc avoir le droit d’être débriefé lui aussi… mais probablement pas comme Helen, hein. Gib l’emmène loin du couple, qui peut ainsi se réconcilier sans même avoir besoin de se parler vraiment.

Ce sont les ex qui ont fait tout le boulot de communication dont ils avaient besoin. C’est merveilleux. De retour chez eux, ils peuvent donc reprendre leur vie normale, en étant totalement réconciliés. Il reste à régler le problème de Dana qui a des sorties privées dont ils savent beaucoup de choses, mais pas tout. Dana assure n’être que sortie avec des amis, un pluriel un peu vague… Mais quand Mrs Myers débarque, c’est pour mieux assurer aux parents que la clé USB qu’elle leur tend contient des documents qu’ils n’ont probablement pas envie de voir car ça les rendrait inconfortables.

La fin est amusante : elle a juste le bon dosage d’humour à nous montrer des parents qui veulent rester cool en laissant une vie privée à leur fille… et une curiosité qui les pousse à tout vouloir savoir.

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