High School Musical: The Musical: The Series – S03E06

Épisode 6 – Color War – 15/20
J’ai moins réussi à accrocher à cet épisode : l’intrigue, les chansons, l’humour, tout m’a paru moins fun que dans les épisodes précédents. Il a ses bons moments, notamment dans la résolution du cliffhanger de la semaine dernière, mais l’ensemble a moins réussi à me convaincre. J’ai l’impression qu’on est sur un épisode qui comble un peu trop le temps et ne propose pas de réelles avancées dans l’intrigue, même s’il y a eu quelques petites choses à se mettre sous la dent. Un entre-deux, donc.

Spoilers

Que serait un camp de vacances sans une compétition sportive ?

You just gave me a big idea.

Je ne sais pas si c’est parce que j’ai regardé un film d’horreur avant de voir cet épisode, mais j’ai trouvé ce début de sixième volet franchement hyper creepy avec Corbin Bleu qui débarque au beau milieu du campement pendant la nuit pour s’introduire dans la cabane des garçons et les réveiller en les filmant ? Pour 60 millions de téléspectateurs, en plus. L’angoisse est totale et même si Jet a un canard tout mignon comme peluche, c’est vraiment pas cool de faire un coup pareil à des ados.

La justification de Corbin ? Il veut lancer une guerre des couleurs deux heures plus tard, alors les ados doivent se préparer. Euh… OK ? Si c’est pour dans deux heures, ils ont encore le temps. Le début d’épisode est toutefois marrant : les cinq t-shirts de Carlos, Ricky qui se jette sur Corbin (pas pour un câlin cette fois) ou Kourtney qui débarque ? C’est n’importe quoi.

La guerre des couleurs ? Une simple compétition sportive on ne peut plus classique, alors le sommeil aurait pu servir à tous les ados franchement. Gina profite toutefois de ces deux heures pour apprendre à ramer. Oh, elle sait le faire de manière figurée, mais de manière concrète, elle a besoin de Maddox pour ça. Les deux filles apprennent à devenir amies ensemble à ce stade, et je trouve que ça marche.

J’ai terminé frustré de voir EJ les interrompre pour venir draguer une nouvelle fois Gina. C’est bien qu’elle lui pardonne si vite par contre, même si je suis déçu que les scénaristes tournent trop vite une page parce qu’on sait qu’ils vont devoir y revenir ensuite.

Avant le début du tournoi sportif, Ricky tente bien sûr de négocier avec Corbin Bleu pour supprimer la vidéo de la veille, tournée par Channing sans son consentement. Corbin Bleu apparaît vraiment comme un personnage détestable dans cet épisode, sérieux. Pour pimenter la compétition, il décide d’ajouter une récompense dont personne n’était au courant : les personnages pourront envoyer des messages téléphoniques à leurs proches. C’est une belle manière de les rendre tous bien plus compétitifs. Enfin, tous… Il y a bien sûr débat sur la question : seuls quelques Wildcats ont accepté de participer à ce documentaire Disney + et ça limite évidemment les possibilités pour les équipes.

On se retrouve ainsi avec d’un côté les jaunes, une équipe composée de Maddox, Kourtney, Carlos et Jet et de l’autre les bleus, EJ, Ricky, Ashlyn et Gina. Les équipes sont composées de manière intéressante pour relancer certaines intrigues, franchement. Par contre, ça n’empêche pas les conversations entre équipes : Jet se confie donc à Ricky sur sa difficulté à parler à sa sœur désormais.

En parallèle de tout ça, les scénaristes continuent de travailler le personnage d’Ashlyn pour la faire traverser une grave crise identitaire : elle évite désormais Val autant que possible parce qu’elle est attirée par elle, c’est sûr. Je ne la voyais que s’intéresser à Maddox, mais ce n’est finalement pas le cas : elle évite trop Val qui est trop cool avec elle pour que ça ne soit pas une crise à traverser. Et c’est bien de le montrer, même si j’espère encore qu’elle retrouvera Big Red à la fin de tout ça (bon, d’accord, je ne sais pas ce que je veux).

Je sais en revanche ce que je ne veux pas : Miss Jen. Elle est pourtant de retour dans la série, parce qu’EJ a fait appel à elle. Je n’aime pas ce personnage, mais elle arrive au moins avec quelques gags sur Susan, l’esprit de la forêt, qui m’ont bien fait rire. Après, la voir donner des conseils de gestion à EJ alors qu’elle n’a jamais rien géré pendant deux saisons, c’est quelque chose tout de même. C’est cependant pour ça qu’EJ fait appel à elle : il est trop en retard dans les préparatifs du spectacle et il sait que Miss Jen est habituée à être en retard.

Autrement, cet épisode s’est retrouvé un peu coincé par son intrigue : une compétition de sport dans une série musicale ? C’est compliqué d’inclure des chansons, n’est-ce pas ? Eh bien, la série contourne le problème avec le coup classique du… coup à la tête. C’est Gina qui se prend un ballon de basket dans la tronche alors qu’elle stressait de devoir danser avec un ballon. C’est ironique, n’est-ce pas ?

Comme elle demandait conseil à Corbin Bleu, elle se retrouve à rêver de lui et des conseils qu’il pourrait lui donner – en chanson. Tant qu’à faire, ça aurait été très sympathique d’avoir une reprise de I don’t dance, parce que nous sommes clairement sur la même thématique. 

La chanson était incroyable quand même, pour ses paroles et surtout pour la danse de son interprète principal, même si un peu bizarre d’avoir Gina, beaucoup plus jeune, qui s’en mêle d’un coup, en vrai. Corbin Bleu sait toujours chanter et danser, c’est fou. La scène est vite évacuée et la peur de Gina est transformée en un franc succès : elle réussit un tir quasi impossible… Mais une fois de plus, EJ est absent pour voir ça.

Il a une bonne raison, bien sûr : il était avec Miss Jen. Quand tout le reste des Wildcats le découvre parce qu’il se plante dans ce qu’il leur dit, ça mène à une scène où ils sont tous contents de la retrouver. C’est le genre de scène où je me suis rappelé que la série était cool et où j’ai trouvé que Miss Jen était finalement une partie essentielle de la série. Sans être de bons conseils, sans être toujours drôle, elle est un peu exceptionnelle quand même. Elle ramène avec elle un cadeau d’anniversaire pour Ricky de la part de son père (les rencards continuent !), des conseils de confiance en soi pour EJ et un rôle de maman pour rassurer Kourtney.

Celle-ci a besoin de l’être : alors qu’elle a dit en début d’épisode avoir le vertige, elle se retrouve à devoir participer à une compétition d’escalade. Su-per. Et Val la force à essayer même quand Gina a déjà remporté face à elle ? Pfiou. Bon, la compétition de sport annoncée en début d’épisode n’est pas folle quand même : il y a eu du basket hors écran, un Jacques a dit (pardon, Dewey a dit) géré par un animateur fou et de l’escalade. L’épreuve finale pour départager les équipes qui sont à 2-1 (???), un concours de chant, bien sûr.

C’est un genre de chaises musicales, mais avec un micro et une chanson. C’est l’occasion pour nous de découvrir que Val a une voix de dingue quand elle chante ? Ils ont vraiment réussi le casting de cette saison 2, tous les nouveaux ont une super voix, j’adore. Et c’est eux qui prennent clairement le dessus dans cette chanson : Val, Maddox et surtout Jet assurent bien la moitié de la chanson à eux trois. C’est un peu dommage car certaines voix du casting d’origine me manquent et que j’aimerais encore plus de Maddox, mais il faut faire avec.

L’avantage de ce retournement de situation qui fait gagner l’équipe jaune (qui a perdu deux épreuves sur quatre, Corbin Bleu a des problèmes en maths ?), c’est que ça nous rapproche Maddox et Jet. Ricky en fait une fois de plus des caisses pour s’assurer que ça arrive, mais Maddox le rembarre un peu. Heureusement pour lui, Ricky peut être un peu consolé dans son inutilité : Gina lui demande son aide pour passer un moment solo avec EJ. Il le fait, le pauvre. J’ai de la peine pour Ricky, mais j’en ai aussi pour Gina et EJ qui s’éloignent de plus en plus. Cette fois-ci, c’est parce qu’EJ est trop ancré dans les traditions du Shallow Lake pour le bien de son couple. Gina, elle, est complètement larguée avec ça. Et le feu d’artifice du campement est en retard aussi pour tenter de les réconcilier – il n’est pas en retard pour Ashlyn, en revanche.

Elle prend clairement conscience qu’elle a des sentiments pour Val (mais d’où ça sort ça encore ?) quand celle-ci lui fait un câlin au début du feu d’artifice. La métaphore est grossière, mais elle m’a fait sourire… Contrairement à la fin d’épisode qui nous laisse sur un cliffhanger quand Ricky a une idée de merde en entendant Jet lui dire que Maddison et Maddox ont rompu l’année précédente durant le bal de promo des vacances. Un bal sans rencard, donc, et un Jet qui culpabilise de la rupture. Allez comprendre. Par contre, la pierre de lune pour que Ricky marche sur la lune avant ses dix-huit ans, c’est cool. J’attends donc désormais le bal du camp, l’anniversaire de Ricky, les développements d’Ashlyn et Kourtney (surtout Kourtney, ça traîne), le retour des acteurs des premières saisons… Cela commence à faire beaucoup – et pas assez pour cet épisode.

She-Hulk: Attorney at Law – S01E03

Épisode 3 – The People vs. Emil Blonsky – 18/20
L’épisode est parvenu à me surprendre par sa construction, ses intrigues et le traitement du fil-rouge de ces trois premiers épisodes qui n’était pas du tout celui que j’attendais en le lançant sur Disney +. Tatiana Maslany est bourrée de talents et le prouve une nouvelle fois, les guests-stars de la série en font une pépite et on ne s’ennuie pas devant cet épisode qui m’aura fait beaucoup rire. Bref, c’est une réussite, tout simplement.

Spoilers

Jennifer doit trouver une nouvelle défense pour Blonsky.

Just remember whose show this actually is.

Le précédent épisode était il y a une semaine, mais depuis, je suis parti en vacances et j’ai repris le boulot à la fois, alors autant vous dire que j’ai l’impression qu’une vie entière s’est déroulée ! En plus, j’ai aussi vu pas mal d’épisodes ces derniers jours, il faudra que je vous en parle d’ailleurs. Avant ça, je reprends évidemment le visionnage de She-Hulk, histoire de rester à jour autant que possible dans cette série que j’aime déjà beaucoup après deux épisodes. De toute manière, tout ce qui a le générique Marvel Studios me motive à fond.

Et ça reprend à fond la caisse, avec une Jennifer qui va confronter Blonsky sur son évasion. Forcément, elle est très énervée d’être prise une idiote puisqu’il lui avait assuré ne pas vouloir s’échapper. Il continue de le faire, expliquant qu’il a simplement été forcé d’agir par Wong. Rien que ça. J’aurais dû le voir venir, mais là pour le coup, on se retrouve avec une série qui enchaîne les invités de prestige.

Par conséquent, on enchaîne très vite sur un quatrième mur brisé de la manière la plus géniale possible avec Jennifer qui lâche son volant pour assurer qu’elle sait bien qu’on attend tous Wong mais que bon, c’est sa série à elle et que, c’est peut-être bon du côté des invités prestigieux, on a fait le tour. La série déchire dans ses caméos depuis deux épisodes, Wong, ça ferait beaucoup… Mais la manière qu’elle avait de le dire confirmait juste qu’il allait arriver. C’est dingue.

En attendant, dans les médias, She-Hulk est critiquée aussi pour son nom, parce qu’elle copie les super-héros masculins. C’est beaucoup de bullshit, et aussi beaucoup de tweets qui ressemblent à des réactions ayant pu exister lors de l’annonce de la série. C’est un poids lourd à porter pour Jennifer, mais elle s’en sort plutôt bien. Bien sûr, Nikky est toujours là pour l’aider à gérer sa carrière. Non seulement elle envoie des sextos à Wong pour le convaincre de contacter Jennifer, mais en plus, elle lui conseille de parler aux médias.

Ce n’est pas ce que Jennifer souhaite faire, parce qu’elle veut retourner à l’anonymat de sa vie. Ce n’est pas évident quand elle est en train de défendre l’Abomination et que ça fait la une de tous les médias par contre. Elle aurait bien besoin d’une autre affaire pour se faire plus discrète ; mais certainement pas l’affaire qu’Holloway souhaite lui confier ensuite. En effet, il la convoque dans son bureau pour qu’elle voit… Dennis, son ancien collègue beauf et macho.

Dennis a besoin d’aide du département d’avocats spécialisés dans les affaires magiques car il s’est fait arnaquer par une Elfe de New Asgard capable de changer d’apparence. Son choix d’apparence ? Se transformer en Megan Thee-Stallion pour se faire de la thune, beaucoup de thune. Elle a ainsi escroqué 175 000$ à Dennis qui pensait vraiment sortir avec la rappeuse américaine. Qu’il est débile.

Cela fait bien rire Jennifer, mais elle a d’autres chats à fouetter, surtout quand Wong répond à son appel et débarque au beau milieu du bureau pour lui parler. Jennifer souhaite une bonne chance à Pug, qui se retrouve coincé avec ce client horrible qu’est Dennis – le type drague tout ce qui bouge tellement lourdement que bon, il mérite bien de perdre son argent.

Jennifer peut donc retravailler sur l’affaire de l’Abomination en interrogeant Wong, qui n’a aucun complexe à avouer que Blonsky dit bien la vérité. En tant que Sorcier Suprême, Wong demande donc que l’Abomination ne soit pas punie pour ses actions à lui. Il aurait fallu y penser avant. C’est étonnant de le voir si indélicat avec les lois, Wong. On le connaît plus précautionneux que ça avec les lois de la magie, mais de là à ne pas connaître les lois américaines ? C’est bizarre.

En tout cas, Jennifer Walters a vraiment une stratégie pour gagner cette fois ; parce que c’est une belle aubaine. Elle profite de sa double apparence pour passer le parterre de journalistes devant la prison et s’en va donc défendre son client comme elle peut. L’audience a lieu, sans que Wong ne veuille se pointer par contre, ce qui lui pose un problème de taille quand toute sa stratégie repose sur lui.

Oui, l’audience a lieu même si Blonsky a été filmé pendant une évasion. Il y a évidemment un chef de service qui n’a pas tellement envie de mener cette mascarade : personne ne veut libérer M. Blonsky de prison après son évasion de prison. Jennifer ne doit pas être trop mauvaise avocate quand même puisqu’elle réussit à répondre à toutes les questions du jury et à faire durer la mascarade assez longtemps pour que Wong se pointe. Être en retard quand on peut se téléporter, c’est un peu abusé tout de même. Heureusement pour elle – et pour Blonsky, elle a plusieurs témoins pour dire le bien que Blonsky a fait dans leur vie, mais là encore, on sent que la série vise surtout de l’humour. Cela fonctionne bien, cela dit.

Wong finit par débarquer en expliquant qu’il n’a pas vu le temps passer – merci le Sorcier Suprême. Le témoignage est plutôt bon et en faveur de Blonsky, mais bon, Wong qui force un prisonnier à quitter sa cellule et Blonsky qui demande à revenir purger sa peine, c’est quand même gros, je trouve. Et même s’il l’a vraiment fait, ce qu’il faut bien reconnaître et admettre, est-ce qu’il n’est pas aussi dans l’abus de le reconnaître si facilement face à la loi ?

Pour rassurer les juges, Emil Blonsky décide ensuite de prouver qu’il est capable de gérer l’Abomination et ses transformations, ce qui est loin d’être sa plus brillante idée, parce qu’il fait juste peur à tout le monde. Ce traitement de l’audience en mode humoristique était tout de même inattendu par contre : je sais bien que la série a toujours eu ce côté fun, mais là, on est vraiment sur un mode 100% comique.

Jennifer en profite pour montrer qu’il aurait pu s’échapper à n’importe quel moment et faire une jolie conclusion à cette audience, tandis que Wong se barre dès qu’on lui fait remarquer qu’il a aidé un prisonnier à s’échapper d’une prison fédérale haute sécurité. J’ai dû mal à croire que personne ne s’en formalise au-delà de cette petite réplique, c’est juste totalement inconcevable. Bien sûr, la pression médiatique préfère se concentrer sur Jen et sur sa relation à Blonsky, au point de l’inventer enceinte de lui, tout de même. Cela énerve Jen qui ne sait vraiment pas comment la gérer, cette pression, alors que Nikki lui propose simplement de modérer les réactions en commençant à parler à la presse. La scène dans le bar entre ces deux-là était sympathique.

En parallèle, nous suivons également Dennis solliciter l’aide de Pug suite à la perte de ses 175 000$ – et non 200 000, parce qu’il n’est pas un pigeon. Dennis est d’avantage convaincu par Pug et fait appel à ses services, avant de s’en aller. Pourtant, quinze secondes plus tard environ (le temps d’avoir une vidéo de Megan Thee Stallion se transformant en elfe – ou l’inverse), Dennis redébarque pour expliquer qu’il ne veut plus porter plainte car il a une bonne histoire à raconter désormais. Il est trop bizarre pour que l’on tombe dans le panneau, franchement, ce qui est voulu je pense. On comprend assez vite que ce n’est absolument pas Dennis, mais c’est marrant de rencontrer l’elfe de New Asgard comme cela.

Le gag était facile, surtout quand elle se met à lancer des blagues sexistes sous l’apparence de Pug. L’elfe concernée, Runa, est en plus protégée par les lois, puisque les Asgardiens sont protégés diplomatiquement… mais le discours de Thor sur la maison du cœur n’ayant aucun impact sur les lois américaines, cette défense tombe rapidement à l’eau lors de l’audience avant le procès : le crime a eu lieu sur le territoire américain. Reste à prouver qu’il y a bien eu crime, parce que bon, Dennis qui sort avec Megan Thee Stallion, tout le monde a du mal à y croire.

La demande de non-lieu de Runa est ignorée par le juge, qui veut voir l’affaire aller en procès pour éclaircir tout ça. Runa a la bonne idée de reprendre son gag d’imiter le juge – ce qui est plutôt un bon point pour Pug. Un autre bon point ? Il parle de son affaire à Nikki et Jen dans le bar, ce qui lui donne une idée : appeler Jen pour qu’elle témoigne de l’égo démesuré de son ancien collègue, prouvant qu’il était tout à fait possible qu’il se croit capable de séduire Megan Thee Stallion.

Jennifer est excellente – ou plutôt, Tatiana Maslany est excellente, elle m’a fait éclater de rire. Jen est bien contente d’être venue porter ce témoignage en tout cas, parce qu’elle peut critiquer le collègue qu’elle déteste et parce qu’elle y gagne une idée quand il regrette que l’elfe puisse continuer à arnaquer d’autres gens : elle propose donc un inhibiteur pour Blonsky.

Ainsi, Blonsky est bien libéré de prison, mais avec interdiction de redevenir un jour l’Abomination. Mouais, je ne lui donne pas longtemps avant de se retransformer par contre. Le plus intéressant est toutefois que même Blonsky finit par expliquer à Jen qu’elle ferait mieux de parler à la presse, car elle ne la lâchera pas de sitôt.

Forcément, parler à la presse est la meilleure des choses, mais ça exige de la patience quand on lui demande comment elle a trouvé son nom ou de donner des conseils régime. Je dois bien avouer que le gag m’a fait rire, même si c’est loin d’être marrant de voir la presse à deux vitesses quand il s’agit d’un homme ou d’une femme.

Après tout ça, Jen rentre enfin chez elle, où elle est agressée par plusieurs types avec des armes asgardiennes. Si elle est d’abord terrifiée de se faire attaquer en pleine rue comme ça, elle se reprend rapidement quand elle se souvient qui elle est désormais. C’est fou, moi aussi je veux des pouvoirs finalement. Elle se transforme et n’a alors aucun mal à se débarrasser de ses agresseurs. Ils sont stupides en même temps. Leur but est de voler le sang de Jen, allez savoir pourquoi – ou plutôt pour qui, parce qu’ils ont un chef.

C’est un bon cliffhanger de les voir se faire exploser la tronche par Jen, mais ça pose plein de questions pour la suite – alors que je pensais que la série se concentrerait surtout sur Blonsky, elle parvient à créer la surprise en laissant déjà tomber cette intrigue. Par contre, Jen finit l’épisode un petit peu déprimée de voir que sa vie a changé à jamais. Pas facile d’être aimée quand on est une super-héroïne, mais de là à être agressée comme ça ?

Reste alors la scène post-générique, mais avant ça, je dois souligner que le générique me plaît toujours autant, avec des dessins merveilleux qui nous expliquent que non, Nikki n’a pas envoyé un sexto à Wong, et qui continuent de nous vendre une Jen sur les applis de rencontres alors que le côté célibataire est mis de côté pour l’instant.)

La scène post-générique ? Ils ont osé faire twerker Tatiana Maslany en She-Hulk parce qu’elle a désormais pour cliente Megan Thee Stallion. Wow. C’est une série de dingue du côté des invités quand même. Et j’ai Body en tête pour un moment maintenant. Je me demande s’ils parviendront à avoir des caméos comme ça chaque semaine, mais je crois que Tatiana Maslany va encore casser l’internet par son talent plus démesurée que le personnage de géante qu’elle interprète.

High School Musical: The Musical: The Series – S03E05

Épisode 5 – The Real Campers of Shallow Lake – 15/20
Si j’adore l’idée derrière le scenario de cet épisode, je suis moins convaincu par sa mise en place et par la direction des acteurs. Même si c’était volontaire, ce jeu très fake des acteurs ne donnait qu’une envie : en arriver à la dernière partie de l’épisode. Heureusement, celle-ci ne déçoit pas et mène à de bonnes situations, j’ai hâte de voir la suite !

Spoilers

Les Wildcats doivent créer du drama, et EJ peut compter sur l’expertise de Carlos pour cela.

It’s not even a fight. It’s a one-sided confusion.

Sans trop de surprise, le résumé de cet épisode est assuré par Kourt, qui assure qu’elle est heureuse d’avoir réussi à faire penser à Corbin Bleu qu’il n’y avait aucun drama entre les Wildcats en vacances. Ce n’est pas exactement une bonne chose pour autant : Corbin Bleu en veut plus, et EJ a promis qu’il en aurait plus. Pour cela, il fait appel à Val et Carlos afin de mettre au point un plan pour que les ados deviennent les stars de téléréalité qu’on veut qu’ils soient.

Cela me fait rire, parce que c’est généralement plutôt l’inverse qui se déroule dans ce genre de vacances, mais admettons, ça marche bien d’avoir Carlos dans ce rôle et Gina complètement sceptique face aux qualités qu’EJ prête à tous les campeurs. Soyons francs, il est loin d’être aussi attentif que ça aux sentiments des autres, et Gina le sait maintenant qu’elle a trouvé la lettre. J’aime beaucoup la voir en mode très passive-agressive, j’ai bien ri dès le début de l’épisode grâce à ça.

Après, j’ai préféré encore plus voir Carlos attribuer à tout le monde un rôle selon un schéma de téléréalité qui fera ses preuves selon lui. Kourtney est ainsi celle qui sera autorisée à juger tout le monde, parce qu’elle est très critique du projet (Jet est bizarrement d’accord avec tout ce qu’elle dit), Ricky est inévitablement l’ex délaissé (bim, ça lui apprendra à vouloir être trop gentil et mignon), Ashlyn a le passé sombre, Maddox est celle qui pleure (elle est si heureuse de ce rôle) et Gina est celle qui a la catchphrase « don’t get me started » (traduit en vf par un « ne me lance pas sur le sujet » qui n’arrive pas tout à fait à me convaincre). Ce n’est pas fini : Jet est le bad boy, Val est la psy, EJ est là pour de mauvaise raison (j’aurais bien vu Jet là-dedans) et Carlos est l’instigateur de tout ce qu’il se passera.

Oh non, pas tout : il n’a aucune idée de ce qui couve entre Gina et EJ. Au moins, ça risque de simplifier sa liste de tâches pour tout le monde : au cours de la journée, il veut une personne s’en allant en pleurant, une gifle, un verre jeté à la face d’un autre et une révélation scandaleuse au micro. Il n’y a qu’Ashlyn et Carlos pour être vraiment à fond là-dedans, mais… j’avoue, il y avait moi aussi. J’adore l’idée derrière cet épisode et je pense que ça peut fournir de bonnes blagues.

Déjà, ça commence par EJ et Ricky qui s’entraînent à donner de fausses baffes ridicules – jusqu’à ce qu’il soit question de Gina et que ça marche d’un coup bien mieux d’avoir un Ricky énervé comme étant l’ex délaissé. En parallèle, Maddox aimerait un rôle différent de ce qu’on lui a donné, et Carlos ne fait qu’empirer les choses en voulant lui donner un rôle qu’il pense sur-mesure. Ainsi, il fait d’elle une fille qui serait folle amoureuse de Jet, exactement comme Ashlyn. Le problème ? Il demande à Jet d’être celui qui serait à fond sur Kourtney – et ça semble plutôt cohérent vu le début de l’épisode.

Toutes ses préparations ne durent que quelques minutes avant l’arrivée de Channing, l’assistant de Corbin Bleu, qui marque le début des vraies répétitions. On a ainsi la première chanson de l’épisode, que je ne connaissais pas, mais qui s’intègre au spectacle Frozen. La chanson est chantée par Alex et Emmy, que j’avais un peu oublié depuis le premier épisode. Carlos aussi, apparemment, car elles ne sont pas au courant du tout de ce qu’il se passe quand il improvise ses répliques. Les pauvres.

Bon, Carlos est imblairable quand il est comme ça par contre, alors je me suis concentré sur Maddox qui me faisait bien trop rire à l’arrière-plan à être morte de rire avec Ashlyn ou à faire semblant de pleurer. Heureusement pour les Wildcats, Gina est plus douée à répéter sa catchphrase et improviser des lancers de verre d’eau à la tronche (hum, au ventre plutôt) de sa pote Kourtney. Cette dernière sait être la judgy bitch qu’elle doit être, Channing semble ravi mais… le tout sonne bien trop faux. Je me doute que c’est fait exprès pour que l’épisode gagne en intensité.

Et puis… C’est quand même marrant de les voir si mal jouer : Jet est incapable d’être un badboy, Maddox ne sait pas faire semblant de pleurer, la claque de Kourt envers Carlos est ridicule et ratée… Franchement, c’est drôle, mais ça sent le fake à plein nez. Bon, ça le sent jusqu’à ce que Ricky et Gina montent sur scène pour la dernière répétition de la journée. Il est question d’une chanson d’amour entre Kristoff et Anna, en présence de Sven, interprété par EJ. Tout est bon pour que ça commence enfin à partir en vrille.

Déjà, la chanson est sympa, mais en plus Ricky et Gina ont désormais une alchimie qu’ils n’avaient jamais eu même dans les épisodes où ils étaient censés flirter ensemble. Tout le monde voit bien qu’il y a une tension entre eux dans cette chanson, à commencer par EJ, loin d’être ravi. Carlos doit bien se douter qu’il n’y a pas que le personnage donné à Ricky le matin même qui fait ça, mais il en rajoute tout de même une couche, ce que j’ai trouvé dommage venant de ce personnage.

En tout cas, on sent que Channing kiffe vraiment ce qu’il est en train de filmer cette fois. Malheureusement, je pense aussi qu’il voit ce qui est en train de se passer, surtout quand Val et Ashlyn se mettent à improviser une histoire tragique pour Ash juste parce que la caméra est sur elle – alors qu’elle parlait sincèrement de psychologie et de ce que Ricky devait traverser vis-à-vis de Gina juste avant ça.

Dommage que le caméraman ne sorte pas plus, parce qu’à l’extérieur, nous avons Gina et EJ qui sont enfin en train de s’expliquer. Ou pas. Gina s’éloigne d’EJ progressivement, lui souligne qu’ils passent deux étés différents, mais tout ce qu’il fait, c’est promettre que ce sera bientôt différent. La pauvre ne se sent pas comprise du tout par son mec, mais qu’est-ce qu’elle fait ? Elle s’en confie à Ricky.

C’est genre la pire des idées, mais elle le fait quand même. Ca en serait presque blasant si ce n’était pas aussi amusant, après tout, on a bien compris que la série allait tourner autour de ce triangle amoureux avec EJ, qui demande en plus conseil à Ricky pour savoir la raison pour laquelle Gina lui fait la tronche. Le pire, c’est qu’il ne le sait même pas lui-même. Gina finit par donner un bon indice juste avant la photo du cast, toujours devant Channing et toujours avec un bon « don’t get me started ».

Channing s’en va donc avec sa photo, content de la journée (il n’a pas vu que tout ça puait le fake ?) et sans savoir qu’il quitte au moment le plus intéressant. Les masques tombant après une journée épuisante, tout le monde est ainsi problématique assez vite. Je pensais que l’épisode serait centré sur Kourt, mais ça n’a pas été le cas. Sans trop de surprise, en fin d’épisode, elle évacue donc sa tension et son stress en engueulant tout le monde, forçant Carlos à souligner qu’elle est trop anxieuse.

Ah, ça y est, on quitte le fake drama pour entrer dans le vrai, celui qui va faire mal. Kourtney est sûre d’avoir été trahie par Gina, Val tente de calmer le jeu avec une petite explication psy (tout à fait valable en plus) et ça permet à tous les dominos de tomber les uns après les autres. Maddox révèle donc à Ashlyn qu’elle a bien compris qu’elle avait un crush pour Val, mais que crier sur elle en lui disant que ce n’est pas le moment pour une séance psy n’était vraiment pas la bonne idée.

La réaction d’Ashlyn, un bon fou rire, est excellente et je me demande à quel point Maddox vise juste sur ce coup – parce qu’elle projette aussi complètement ses propres fantasmes là. J’adore Maddox purée. Quand Jet tente de la calmer en l’agressant – lui reprochant d’imposer aux autres ce qu’ils doivent sentir, il est donc temps pour que ça parte encore plus en vrille. Tout le monde peut ainsi découvrir qu’ils sont frère et sœur de la manière la plus improbable possible – quand ils s’engueulent, Maddox reprochant qu’il la fasse toujours passer pour la méchante quand il est apparemment un beau méchant lui aussi.

Il ne sait pas faire le bad boy ? Hey, il est capable de balancer l’homosexualité de sa sœur à ses parents avant qu’elle soit prête à faire son coming-out. Level EVIL BOY. Ricky s’en assoit et s’en allonge au sol, Kourtney est terrifiée par ce qu’il se passe et Gina profite de ce moment très intime et privé (non) pour s’expliquer avec EJ devant tout le monde – taclant Val au passage dans une réplique marrante.

EJ explique finalement son point de vue à Gina, et il a bien raison de le faire parce qu’il n’avait que de bonnes intentions. Malheureusement, cela ne fait pas tout : Gina lui reproche de trop garder de secrets – et Ashlyn l’engueulant en l’appelant « Elton John » (oh bordel ?) n’aide en rien (pas plus que Val qui est du côté de Gina, genre est-ce que c’est une ex d’EJ finalement ?). Le couple finit en froid, clairement.

En-dehors du théâtre, Kourt essaie de rassurer Alex et Emmy après tout ce qu’elles ont vu et Ricky essaie de mieux comprendre Jet. Il lui conseille de chanter ses sentiments, ce qui est toujours la pire idée du monde s’il ne sait pas les dire. Enfin, c’est la pire idée du monde dans la réalité et dans un grand nombre de séries, mais j’aime la voix de Jet, alors je ne dis jamais non à une petite chanson sur le mal-être du personnage vis-à-vis de sa sœur – et toutes les erreurs de frère qu’il a pu faire. La chanson ? Elle est sympathique, mais je m’attendais à mieux.

Le rythme est assez entraînant pour qu’elle finisse par me rentrer en tête. J’aurais aimé un duo avec Maddox, je crois. Bref, on a plein de flashbacks du frère et de la sœur heureux ensemble quand ils étaient enfants, mais c’était il y a fort longtemps. Dans le présent, Maddox se contente d’entendre le refrain de la chanson de son frère, où il affirme qu’il n’a que des bonnes intentions malgré ses erreurs. Outch.

Maddox ne reste pas malheureusement, et il faudra attendre le prochain épisode pour voir pourquoi elle avait un sac sur elle. De même, il faudra attendre le prochain épisode pour savoir qui EJ appelle en fin d’épisode (je crains le pire, ça sent Miss Jen et je n’en veux pas car elle ne me manque pas ; ramenez Nini ou Big Red… mais je ne vois pas EJ les appeler ; et puis pour Big Red, ce serait un épisode trop tôt vis-à-vis d’Ashlyn). Le meilleur cliffhanger de l’épisode est toutefois ailleurs : Ricky confie à Carlos qu’il pense avoir encore le béguin pour Gina. Il lui fait jurer de garder le secret… mais ils sont évidemment filmés par Channing. Je me doutais bien qu’il reviendrait à un moment pour la dernière partie du programme de Carlos pas encore faite, mais je m’attendais plutôt à Gina/EJ qu’à Ricky/Carlos. Pauvre Ricky.

She-Hulk: Attorney at Law – S01E02

Épisode 2 – Superhuman Law – 17/20
Cet épisode a les défauts inverses du premier : on manque d’action car ce sont enfin les enjeux de la saison qui sont mis en avant. Par chance, je les aime beaucoup eux aussi et je trouve qu’on passe un bon moment en compagnie de cette héroïne à la vie un peu chaotique. Le récit est fait avec humour et quelques références, c’est donc très agréable à regarder.

Spoilers

Jennifer découvre les inconvénients d’être désormais reconnue par tous en tant que She-Hulk.

I’m ok with not being ok.

Comment ça, je n’ai vu aucun épisode depuis une semaine ? Le temps passe beaucoup trop vite, mais l’avantage, c’est que je n’ai pas eu l’impression d’attendre trop longtemps avant de pouvoir me jeter sur ce deuxième épisode. Le résumé était même pas mal inutile, parce que je me souvenais bien de tout. Il faut dire que j’ai vu pas mal d’articles et tweets parlant de la série tout au long de la semaine – avec cette obsession sur Steve Rogers, sa virginité et la nièce de Peggy.

Le début d’épisode reprend ensuite avec les informations concernant la dernière scène de la semaine dernière. C’est plutôt important : on y découvre enfin l’identité de Titania (bon, pour ceux qui contrairement à moi sont passés à côté des articles de la semaine dernière), mais celle-ci ne fait pas vraiment la une. C’est une influenceuse avec des pouvoirs, on n’en saura pas beaucoup plus pour cet épisode.

En revanche, Jennifer Walters est immédiatement présentée par les médias comme une nouvelle super-héroïne. C’est super pour elle qui voulait rester discrète et ne voulait surtout pas de publicité par rapport à son identité pour ne pas avoir à changer de vie. Ce n’est pas ce que tout le monde veut autour d’elle, par contre. Nikki insiste donc pour qu’elle se transforme avant d’entrer dans leur bar habituel où elle est acclamée en tant que She-Hulk. Evidemment, elle est déprimée par ce nom, et elle a bien raison.

Je trouve ça sympa que la série prenne le temps de le souligner, même si je m’en doutais d’avance avec Tatiana Maslany au casting et après un premier épisode qui prenait le temps d’être féministe. Nikki imagine déjà sa meilleure amie en Avengers après tout ça, mais ça ne rassure pas trop Jennifer, qui voit toujours d’un mauvais œil la publicité qu’on lui fait. En vrai, il n’y a que son débile de collègue pour estimer que c’est une bonne chose cette pub – et je vois un peu pourquoi avec le système américain.

Pourtant, son collègue se trompe et ça se voit quand son boss débarque dans le bar et lui demande de reprendre son apparence d’humaine – terrifiée par son apparence de She-Hulk. Son métabolisme est différent une fois humaine, donc elle alcoolisée pour entendre son boss lui expliquer que le procès qu’elle allait gagner aboutit finalement à un non-lieu. L’argument est terrible : elle a perdu son procès et donc son job, parce que les jurys, dont elle a sauvé la vie, sont acquis à sa cause. Forcément. C’est tellement abusé : on lui dit qu’elle a fait la bonne chose en sauvant leur vie, mais que le procès ne peut se terminer parce qu’elle leur a sauvé la vie. Et maintenant que le public a une bonne perception d’elle, elle ne peut être avocate sans que les jurys ne soient de son côté.

Le lendemain, Jennifer se réveille avec une gueule de bois et un vrai problème : personne ne veut plus l’embaucher en tant qu’avocate. Elle qui tenait tant à sa carrière est vraiment servie sur ce coup-là. Heureusement, Nikki ne l’abandonne pas (totalement) sur ce coup et reste une vraie meilleure amie – au-delà de la collègue, donc. Bon, par contre, elle l’abandonne quand il est question de l’accompagner à un dîner de famille. Juste après avoir perdu son boulot.

Quel enfer ! Et elle a une famille de boulets, c’est terrible ? Son cousin commence directement par dire qu’elle est virée, avant d’enchaîner sur sa promotion à lui, avant que ça termine en véritable enfer, le mot est faible, avec sa mère qui file son numéro à des ados voulant devenir super-héros et sa tante qui veut devenir sa coiffeuse officielle. Un dîner de famille on ne peut plus classique pour une célibataire trentenaire ET sans-emploi, finalement. Et super-héroïne, aussi, d’accord, ce n’est peut-être pas si classique. Le personnage n’en est que plus attachant, en tout cas.

Son père a le tact de la sortir de cette situation délicate et de lui faire un petit speech pour la remotiver, et je trouve ça génial. J’aimais beaucoup aussi les doutes de Jen, présentés sous forme d’un long monologue où elle ne laisse personne en placer une. Quoiqu’il en soi, elle termine malgré tout à déprimer dans son bar favori face à un verre bien solitaire, parce qu’elle ne peut plus vraiment se payer le petit frère de ce verre.

Enfin, ça, c’est jusqu’à ce que M. Holloway, qui dirige la firme qui a demandé le non-lieu l’ayant fait virer, la contacte pour… lui donner un job. Il n’a pas oublié qu’elle allait probablement gagner le procès contre lui, et il trouve que ce serait du gâchis de ne pas l’avoir de son côté. Bref, le type est bien content d’avoir réussi à la faire virer. C’est très Suits dans l’esprit, même si la série a plutôt eu le bon goût de faire en sorte qu’un épisode d’Ally McBeal soit diffusé dans le bar. Difficile de ne pas comparer les deux séries, en même temps, on est exactement sur le même ton avec une héroïne célibataire qui gère tout avec beaucoup de féminisme et d’humour.

Jen accepte immédiatement l’offre d’emploi et en profite pour embaucher Nikki au passage, parce que faut pas déconner, elle aime trop sa meilleure amie pour ne pas bosser avec ? J’aime bien l’idée, franchement.

Le lundi suivant, Jennifer est donc toute prête pour redevenir avocate et être à la tête de sa propre branche. Elle découvre bien vite, cependant, que tout n’est pas si rose. En fait, elle est rapidement verte même (oh oh, quel humour) : elle apprend qu’Holloway a décidé de l’embaucher pour prendre la tête des affaires impliquant des super-pouvoirs et des procès concernant les super-héros. C’est un super job, Powerless avait déjà tenté d’aller sur ce terrain-là avec moins d’efficacité dans l’aspect sitcom.

Toujours est-il que Jennifer doit donc venir en travailler en tant que She-Hulk – tu m’étonnes que la productrice disent qu’ils ont galéré niveau fric ensuite si elle doit tout le temps être en She-Hulk ! Jennifer n’est pas ravie par cet aspect de son nouveau travail et nous le dit en brisant le quatrième mur pour que ce soit bien clair : avoir un job juste parce qu’elle est une super-héroïne, ce n’est pas génial, parce que tout le monde va penser qu’elle est là pour ça et non pour les compétences – compétences qu’elle a. Elle devra donc prouver sa légitimité.

Heureusement, Nikki est là pour lui remonter le moral en insistant sur tous les innombrables avantages qu’elles ont désormais, à commencer par un magnifique bureau. Elles ont aussi un collègue très sympa, Pug. Il est très sympa parce qu’il leur fait une carte pour savoir où sont les toilettes où on peut faire caca le plus discrètement. Su-per. La blague sort de nulle part.

L’autre chose qui sort de nulle pas ? Le premier procès de Jennifer dans cette boîte sera celui d’Emil Blonsky, qui demande à être libéré de prison plus tôt que prévu car il s’est repenti. Jennifer doit donc défendre celui qui a voulu tuer son cousin, c’est top. Son boss parvient à la convaincre d’au moins rencontrer ce client pas comme les autres, avec un chantage charmant : il la vire si elle refuse d’être son avocate.

Au passage, Jennifer apprend également à naviguer comme il faut dans son nouveau travail : pour se rendre en prison, elle ne doit pas venir en She-Hulk par exemple. Pas de bol pourtant, parce que ce serait utile d’avoir des pouvoirs en face de super-méchants, surtout quand on voit toutes les règles qui sont imposés dans cette prison.

En tout cas, Jennifer rencontre enfin Blonsky… Et bordel, je ne me souvenais pas du tout de lui. J’aime bien cet acteur pourtant, je crois – j’aime ses rôles, de mémoire. Bref, Blonsky affirme que s’il a pété un câble et failli tuer Hulk, c’est à cause du super-sérum qu’on lui a donné. Il explique ainsi qu’il pensait devenir un super-héros, un second Captain America, quand on l’a manipulé pour qu’il devienne finalement un super-méchant.

Jen se met à douter parce que les arguments ne sont pas si mauvais, mais il est toujours question de défendre la personne qui a voulu tuer son cousin. Une fois de plus, Jen contacte donc Bruce une fois chez elle et ne le laisse pas parler, présentant tous ses arguments parce qu’elle a déjà pris sa décision. Par chance, Bruce n’en a rien à faire qu’elle accepte le cas de Blonsky : l’eau a coulé sous les ponts et il a même aimé son haïku (j’aurais bien aimé l’entendre). Il a autre chose à faire en plus, parce que le voilà désormais dans un vaisseau spatial en route pour on ne sait où. Hulk est dans l’espace ? Et il capte ? Je crois que c’était la dernière fois de la série qu’on le voyait, il semble parti loin cette fois. Et pas super poli, en plus, parce qu’il raccroche au nez de sa cousine.

Elle a tout de même son accord de principe pour prendre le cas, alors elle appelle son boss pour lui annoncer la bonne nouvelle. Il est ravi, et ça se comprend : il lui demande d’allumer la télévision… pour constater qu’il existe une vidéo montrant Blonsky s’être évadé de prison pour mener des combats clandestins en tant que l’Abomination. Bon, ben, ça ne va pas être si évident pour gagner.

Enfin, la scène post-générique valait le détour pour les quelques gags que ça apportait, vraiment je vous la conseille : on y voit Jennifer être embauchée par son père pour tout plein de travaux domestiques nécessitant sa force… et ça m’a fait rire, c’était léger comme j’aime.