Emily in Paris – S01E02

Épisode 2 – Masculin Féminin – 17/20
Il y a quelques énormités dans cette série, mais tous les stéréotypes sont funs et amplifiés comme il faut pour que la série soit drôle, intéressante et jamais prise de tête. En plus, même si ça va un peu loin parfois, on sent certains messages clairs de la part de la série sur le sexisme ambiant et les problèmes culturels que ça peut poser. Ce n’est que le début de la saison, en plus, c’est bien parti pour la suite.

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Spoilers

Yeah, try his meat Emily.

J’ai rédigé une critique tellement longue pour le premier épisode que la journée me paraît défiler à grande vitesse. Il va falloir que je me calme si je veux bosser cet après-midi. Emily aussi souhaite bosser, mais avant ça, elle fait du sport en apprenant le français. Motivée comme jamais, elle fait même du sport en grimpant ses cinq étages, une idée merdique à souhait, puisque forcément elle se plante d’étage et retombe sur son beau Normand, qui maintenant la fait rire.

Leurs échanges sont marrants, en même temps, et je vais soupçonner Emily de faire exprès de se tromper d’appartement si elle continue. Les clichés continuent de pleuvoir, en tout cas, avec ensuite une merde de chien pile devant sa porte. Pour le coup, la série a un temps de retard, comme avec la cigarette : on en voit de moins en moins… Mais ouais, pendant longtemps, ce fut un problème ça. Avec ses bottes blanches, c’est une catastrophe, mais bon, la série veut juste en faire de l’humour et montrer que son compte Instagram commence à décoller pendant la nuit.

J’aime beaucoup la rapidité de la série à enchaîner ces petites scènes, mais il faut reconnaître que pour la critique, c’est un rythme compliqué. Une fois au boulot, Emily commence à se défendre comme il faut, en disant à un de ses collègues l’appelant « la plouc » d’aller se faire foutre et en apportant ensuite le problème directement auprès de Sylvie. C’est l’occasion pour Emily de critiquer le travail marketing fait pour lancer un nouveau produit, De l’heure, avec quelques blagues sur la prononciation, évidemment.

Les relations que j’imaginais froides à vie entre Emily et Sylvie commencent déjà à se réchauffer toutefois. Les deux s’envoient bien des critiques à la tronche, et Emily découvre aussi qu’elle n’allait pas être invitée à une soirée importante ayant lieu le soir même, mais ça se fait aussi avec quelques flatteries de la part d’Emily et une honnêteté nouvelle qui fonctionne bien.

On en arrive alors à la soirée de travail où Emily a du mal à faire la distinction entre réunion et soirée. Ah, ces français qui ne bossent jamais, en même temps, quelle horreur, je vous jure ! Ainsi donc, entre quelques petits amuse-gueules dont elle s’empiffre, Emily fait la connaissance d’Antoine Lambert (et de sa femme, Catherine), le plus grand nez français. Après quelques petits problèmes de communication, la voilà qui se lance dans une tirade sur son travail quand ça n’intéresse évidemment personne de parler boulot à ce moment-là, et surtout pas Antoine qui veut juste la draguer.

Aaaaaah. Les français. Pire que les américains, si on en croit la série. Il était quand même temps d’avoir la Tour Eiffel à un moment, et la série se la réserve pour cette soirée entre riches, ce qui fonctionne bien. Sans trop de surprise, Antoine se débrouille pour la retrouver rapidement, puis lui faire mettre son parfum et en parler. Cette fois, Emily a appris la leçon donnée par Catherine : il ne faut pas parler travail… mais ça la fait tomber dans un autre piège, celui du client marié qui se met à la draguer vraiment lourdement à dire qu’elle sent l’expensive sex. Ben oui, bien sûr.

J’aime bien la poésie qui ressort de la série quand il est question de marketing, même si c’est un peu simple. Sylvie est jalouse de ce rapprochement, et elle se venge aussitôt le lendemain au travail (où Emily est désormais bien accueillie par son collègue Julien) en lui donnant le dossier « Vaga Jeune » pour les femmes mûres plutôt que le produit de luxe. C’était marrant, présenté logiquement et ça se termine par la révélation que Sylvie est une maîtresse d’Antoine. Pas étonnant qu’elle soit jalouse, donc, ni qu’elle donne à Emily le conseil de faire attention à ne pas trop s’en rapprocher.

Pour faire face à tout ça, Emily décide de recontacter Mindy qui réussit à lui faire un rapide point sur la culture française – point plus ou moins discutable, tout de même, mais chacun son point de vue après tout. Emily l’emmène au restaurant proche de chez elle où elle apprend également à mieux connaître Mindy – fille d’un riche entrepreneur chinois qui lui a coupé les vivres puisqu’elle ne suit pas la voie tracée par son père – et découvre que Gabriel, son charmant voisin, est chef cuisto. Dans ce restaurant. Où elle n’aime pas son steak, évidemment.

Tout dans cette scène était à mourir de rire, entre les personnages que l’on commence à connaître, les clichés (le client est roi, à Paris, ahaha) bien utilisés et amplifiés et les jeux de mots. La vie à Paris commence à être une vraie réussite pour Emily, qui se fait à la vie au point de manger du fromage et de faire un selfie avec sa boulangère. Faudra m’expliquer sa garde-robe par contre, parce que j’ai tellement froid pour elle putain !

Cela dit, elle va vite découvrir la pluie parisienne et ça c’est plutôt cool et crédible, même si elle continue à porter des robes. Entre temps, par contre, elle a découvert que Doug était un connard qui avait pris la décision d’annuler son voyage à Paris au dernier moment, par peur de se retrouver tout seul toute la journée pendant ses vacances. Euh… Connard ? Je l’avais dit dès son arrivée dans la série, mais tout de même, c’est trop express là.

La vie prend une tournure moins ravissante pour Emily qui n’a plus qu’à s’enfermer dans son travail et découvrir que vagin est un terme masculin. La pauvre en demande la raison à Sylvie, qui lui explique donc ça par la remarque la plus sexiste possible. Pauvre, pauvre Emily. Elle en fait un post Insta avec le produit – pire erreur marketing possible ? genre, ça va la foutre dans la merde avec sa boîte – et s’en plaint à Mindy qui lui fait renoncer à son envie de tout plaquer.

Pendant ce temps, Carla Bruni envoie carrément un message à Brigitte Macron qui retweete le post instagram d’Emily sur le vagin, parce que pourquoi pas, alors que les collègues d’Emily sont tranquillement au restaurant à parler d’elle et dire qu’elle n’est pas si mal. Quand ils découvrent le tweet, elle est immédiatement acceptée à leur table… mais ça ne fait pas si plaisir à Sylvie qui se sent menacée par cette Vaga-jeune. Oups.

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Emily in Paris – S01E01

Épisode 1 – Emily in Paris – 19/20
La série est exactement ce que j’en attendais, et même plus avec un casting très chouette et surprenant à bien des égards. Les clichés sont tous là, savamment dosés pour être drôles plutôt que chiants. J’y retrouve ce que j’aime et ce que je déteste de Paris, la fluidité de l’écriture est là et vraiment, on sent que c’est plein de bonne volonté et de mauvaise foi. Tout ce que j’aime, donc. Et aussi, l’épisode durait moins de trente minutes, mais j’ai eu l’impression d’avoir vu plus qu’en quarante minutes tellement j’ai de choses à dire. Dingue !

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Spoilers

Unless I miss something, you don’t speak French.

Grosse inspiration pour le titre de cet épisode qui commence tel un épisode de Younger avec ses plans de Chicago, sa petite musique et son héroïne qui fait du sport. C’est juste parfait. Et pardon ? PARDON ? PARDON ! Kate Walsh est dans la série pour jouer le rôle de Madeline Wheeler, la patronne d’Emily. Les deux s’entendent à fond et sont dans la relation de travail que tout le monde adoooore aux Stats.

Le vrai problème débarque alors dans la série avec Madeline qui se met à vomir en sentant un parfum. Ca sent la grossesse impromptue au plus mauvais moment possible, et ça ne manque pas. Elle qui rêvait de vivre enfin à Paris maintenant que le rachat d’une firme de parfum français – Savoir – était effectué, elle se retrouve coincées aux Etats-Unis. J’espère qu’on la reverra tout de même !

On suit ensuite Emily dans un bar où elle rejoint son copain qui a tout du cliché du connard sans qu’elle ne s’en rende compte. Elle lui annonce qu’elle est partie pour vivre un an à Paris afin de remplacer Madeline, et ça ne lui plaît que moyennement, même s’il se fait assez vite à l’idée. Difficile de refuser à Emily de vivre sa carrière pleinement, surtout quand elle lui annonce que son appartement parisien est payé d’avance et qu’elle a déjà tout prévu en un après-midi : elle veut absolument son année à l’étranger, avec déjà les congés placés et les aller-retours Paris/Chicago pour elle et son mec.

Ainsi, l’arrivée à Paris est super rapide, avec immédiatement une petite chanson en Français. Ah non, mais si en plus la série se démerde pour remplir ma playlist du mois, je ne suis pas rendu au bout de tout ce que j’ai de positif à dire dessus. Et si tout ça est rapide, il y a tout de même pas mal d’infos livrées au passage.

Dès son arrivée en taxi, Emily fait évidemment le tour de Paris en taxi, passant devant un milliard de monuments avant de se stopper dans le cinquième arrondissement, place de l’Estrapade. Elle y rencontre Gilles Dufour, un membre de l’entreprise Gilbert qui est là pour lui faciliter la vie à son arrivée dans la capitale française et dans son nouvel appartement… Et là, la série surprend en ayant l’excellente idée d’être crédible et cohérente : son appartement est au cinquième sans ascenseur. Emily découvre déjà la joie des rez-de-chaussée et des immeubles parisiens, ce qui me fait bien rire, surtout que c’est un détail réaliste qui fonctionne bien.

Ici, l’humour est dans le cliché, mais dans un cliché plus vrai que bien des détours en France dans les séries. En plus, la concierge/femme de ménage est déjà parfaite, à la regarder super mal au rez-de-chaussée. On admire tout de même la manière dont Emily reprend son souffle super vite après cinq étages, surtout quand elle découvre la vue parisienne depuis sa chambre de bonne, vue qui est censée lui couper le souffle.

La chambre de bonne ? On n’en fait pas vraiment le tour, mais elle paraît tout de même assez grande pour le coup. Bien évidemment, Emily est à peine arrivée que Gilles la drague lourdement, à la française ma foi, mais putain que les clichés sont excellents dans cette série… Déjà. Emily change aussi son Instagram, avec un nouveau @ et une première photo merveilleuse pour la promo de la série…

Non, mais désolé, mais je suis déjà tellement fan de cette série et de son introduction. C’est fluide, ça passe tout seul et les clichés sont juste dosés comme il faut pour qu’on puisse en rire sans avoir l’impression non plus que tout ce qui est raconté est faux. C’est réaliste, avec juste la petite dose de fiction et d’abus qu’il faut pour qu’on s’en marre.

A l’arrivée dans sa nouvelle entreprise, Emily découvre les joies de bosser à Paris, et là encore, on tombe déjà dans les clichés, mais ça me fait rire. Entre le collègue gay et odieux dès le départ, la patronne qui lui parle en français et est dépitée de se rendre compte qu’elle n’en parle pas un mot et

M. Brossard le fondateur de Savoir qui veut directement lui faire la bise, évidemment, puis fume dans son bureau, Emily est servie – et nous aussi.

Ah, les parisiens. Il y a du vrai dans ces clichés… Oui, ils sont tous hyper stéréotypés dans la série, mais c’est pour le bien du choc culturel qui est crédible et fonctionne bien. Le décalage fait rire, surtout quand M. Brossard déteste les américains et ne se gène pas pour lui dire, en soulignant que les américains font en sorte de créer l’obésité avant de trouver des remèdes à commercialiser pour la soigner.

La mauvaise foi est totale, surtout quand Emily lui fait remarquer que la cigarette tue aussi. Ah, la place de la cigarette dans cette série… Bon, là, on est sur un cliché résiduel, parce que fumer à l’intérieur reste interdit tout de même. Mais bon. Les français sont géniaux, la rédaction de cette scène entre Emily, M. Brossard et Sylvie, sa patronne, est parfaite, avec tout ce qu’il faut de racisme et de mauvaise foi à la française. Non, désolé, c’est juste tellement drôle à suivre. Je sais que plein de choses ne vont pas, mais moi, je suis à fond déjà.

Les acteurs français sont parfaits en plus, je ne pensais pas qu’il y en aurait autant… ni que la lassitude de bosser avec l’étrangère serait si vite établie dans la série. Il faut des débuts difficiles avant qu’Emily ne découvre les avantages de la vie parisienne et ne s’y attache, mais en attendant, ça fonctionne bien. Je ne suis pas sûr en revanche qu’une saison 2 puisse avoir grand intérêt si tout l’humour de la série s’arrête à ces décalages culturels… J’espère que l’épisode 2 commencera déjà à introduire d’autres choses.

La présentation en américain est excellente, avec le stress faisant crier Emily – puis, le cliché de l’américain qui crie est juste après tout, non ? Emily fait donc une réunion sur les réseaux sociaux avec toute l’équipe, avant de découvrir que Patricia, la collègue ne parlant pas anglais et s’enfuyant de la réunion, est celle qui les gère. Elle n’aime pas tellement le travail de Patricia, évidemment.

La série nous introduit clairement le fait que tout le monde la déteste dans la boîte et que ses relations avec sa patronne seront bien différentes de ce qu’elle a pu avoir avant aux Etats-Unis. Eh, ça marche bien.

Quand elle revient dans son appartement, Emily redécouvre le plaisir d’avoir cinq étages à monter, sans ascenseur et sans savoir où est l’interrupteur. Ah, Paris, tu es si désagréable. J’ai adoré la voir galérer avec sa clé avant de découvrir qu’elle n’était finalement pas au bon étage. Pourtant, moi aussi, je galère souvent avec mes clés dans les vieux immeubles parisiens aux portes improbablement difficiles à ouvrir, avec chaque fois leur petite technique (« il faut tourner la clé un peu plus » ; « tire la porte vers toi en tournant la clé » ; « tire vers toi, mais pousse quand t’as le déclic du loquet », putain mais achetez de nouvelles serrures les parisiens !).

Comme elle se trompe d’étage, notre héroïne rencontre Gabriel, son voisin sexy du 4e qui vient de Normandie et est ravi de tomber sur Emily. Ben voyons. C’est beau la vie à Paris, dis-donc. Le personnage est introduit pour plus tard et nous servira de petit triangle amoureux avec Doug, le fiancé d’Emily, mais j’ai déjà ma préférence dans ce cliché de normand à Paris.

En attendant, Emily se rend le lendemain à la boulangerie pour acheter un pain au chocolat à une boulangère hyper désagréable qui la corrige sur son accent et est ma foi très parisienne. Tout le monde y met de sa mauvaise foi dans la série, je le fais aussi dans la critique, désolé. En revanche, ça me fait rire qu’Emily découvre à quel point c’est bon de manger des pains au chocolat. Elle a eu du bol, toutes les boulangeries ne se valent pas dans la capitale…

Lorsqu’elle arrive à Savoir, Emily est bonne pour deux heures d’attente. En effet, elle découvre ainsi que la boîte ouvre à 10h30. Toujours fun ce genre de cliché, même s’il faut voir à pas déconner. 9h30 ou 10h, je veux bien… 10h30, c’est gros, quand même. Sylvie, elle, débarque à 11h15, et ça en revanche, c’est cohérent.

Patricia est un putain de cliché qui a peur de l’américaine, mais ce genre de cliché profite bien à l’humour de la série. Arrive alors la terrible pause déjeuner où sa patronne promet qu’elle prendra une cigarette et où tout le monde a déjà une bonne excuse pour ne pas manger avec la nouvelle. J’ai de la peine pour elle, mais… ouais, non, s’intégrer dans une boîte, c’est loin d’être évident tout de même. Elle achète donc de quoi se faire le plus frenchy des sandwichs, mais sa baguette est détruite par deux gamins riches et mal élevés, comme on en voit souvent dans les quartiers chics.

Laurent et Sybil, à qui la nourrice parle mandarin, sont insupportables. La nourrice, Mindy, est tout l’inverse. Venant de Shangai, après un détour par Indianapolis et avec une mère coréenne, Mindy est bien sympathique avec Emily. Au moins, elle se fait une amie rapidement, même si lui faire une confiance aveugle en lui donnant son portable pour qu’elle entre son numéro là, c’est un truc que je ne peux que vous déconseiller si quelqu’un vous parle dans Paris. Mais bon.

En rentrant au boulot, Emily se rend bien sûr compte que toute l’équipe a fait son déjeuner ensemble en terrasse d’un restaurant juste devant la boîte, mais aussi que tout le monde l’appelle « la plouc ». Heureusement, elle sait l’écrire correctement dans Google Translate, ce qui n’a aucun sens mais lui fait se rendre compte que Mindy a raison : les français sont ouvertement méchants devant elle. Oh, la pauvre… Mais cette entreprise avec ses employés tous plus gamins les uns que les autres ? Là encore, hyper crédible.

La représentation de Paris ? Ben désolé, mais avec ses terrasses pleines et ses lumières allumées en pleine journée, c’est carrément crédible. Elle découvre aussi la joie des gens qui viennent lui parler juste pour récupérer une chaise. J’ai tellement ri ! Luc débarque alors en trottinette avec sa cigarette électronique. Il fume tous, forcément, stoooooooop (mais combien d’amis parisiens ai-je qui sont exactement comme ça ?). Au moins, il l’aide à s’intégrer bien rapidement et facilement en lui expliquant où réside son problème.

Emily vit pour travailler, quand les français travaillent pour vivre. Luc reste comme tous les autres français de la série même s’il entame la conversation avec elle : il est hyper arrogant à la française, avant de détourner l’ignorance d’Emily en arrogance. Ah les français et les jeux de mots. Emily découvre les joies du décalage culturel et même si le trait est carrément forcé pour le bien de la série, je trouve une fois de plus que dans cet échange, il y a bien de la crédibilité.

Est-ce que ça fait du bien à l’image des français ? Probablement pas. Est-ce que je reconnais dans ces stéréotypes des situations vécues et des gens ? Totalement. Au moins, les réseaux sociaux d’Emily commencent toutefois à fonctionner sérieusement bien. Il n’y a pas trop de crédibilité à ce que ça commence uniquement à 230 followers vu son physique, son passé d’américaine à Chicago et l’absence de hashtags sous ses photos, mais admettons.

Le moins crédible dans la série ? Emily est déjà habituée aux horaires français, et ça c’est quand même quelque chose. Doug l’appelle en pleine nuit pour prendre de ses nouvelles, parce que pour lui, il est 19h. Ce charmant fiancé se déshabille pour qu’ils puissent faire l’amour à distance, les voilà donc qui se retrouvent à faire comme ils peuvent pour que leur relation fonctionne. C’est super égoïste de la part de Doug tout ça, mais ça ne m’étonne pas de ce personnage qui ne me plaît pas tellement après trois scènes uniquement…

La communication coupe bien sûr au moment de son orgasme à lui, bien rapide, la laissant à devoir galérer avec son sextoy et une surcharge électrique qui fait sauter les plombs. Et quitte à être dans l’excès et les clichés, c’est tout le quartier qui perd l’électricité, hein.

Cette série va beaucoup trop me plaire !

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Emily in Paris (S01)

Synopsis : Emily, une jeune américaine qui ne parle pas un mot de français, débarque à Paris pour redresser la communication d’une entreprise. En fait, tout ce que j’en sais est dans le titre, désolé !

> Saison 1

Pour commencer, lorsque j’ai rédigé mon article sur les clichés de la vie parisienne dans les séries il y a quelques temps, je me lamentais de ne plus avoir aucune nouvelle de ce projet, dont j’avais entendu parler il y a fort longtemps. Quelques jours plus tôt, Netflix annonçait que ça allait enfin débarquer, et le temps est passé bien lentement depuis !

Pourtant, ça y est, la série est disponible depuis vendredi dernier, il est donc plus que temps pour moi d’y jeter un œil – et peut-être plus, allez savoir, on est dimanche matin après tout… L’amour de Darren Star pour Paris n’est plus à prouver après Sex & the City : on sait qu’il en maîtrise bien comme il faut tous les aspects les plus clichés possibles ! Mon amour des personnages qu’il écrit n’est plus à prouver après Younger : il maîtrise ses personnages féminins avec beaucoup de justesse, leur donne le beau rôle et combat le sexisme à grands coups de débats sur le sexe à l’ère des réseaux sociaux, sans jamais perdre de vue l’équilibre entre vie pro et vie perso de ses personnages.

Bref, rien qu’au synopsis, c’était déjà un coup de cœur. Ensuite, j’ai découvert que Lily Collins avait le rôle-titre. Je suis perdu d’avance, je vais adorer cette série, c’est obligé.

Enfin, j’espère. Pour le savoir, il n’y a pas 36 solutions, il faut que je la commence, alors hop hop hop, je m’y mets !

Note moyenne de la saison : 17/20

S01E01 – Emily in Paris – 19/20
La série est exactement ce que j’en attendais, et même plus avec un casting très chouette et surprenant à bien des égards. Les clichés sont tous là, savamment dosés pour être drôles plutôt que chiants. J’y retrouve ce que j’aime et ce que je déteste de Paris, la fluidité de l’écriture est là et vraiment, on sent que c’est plein de bonne volonté et de mauvaise foi. Tout ce que j’aime, donc. Et aussi, l’épisode durait moins de trente minutes, mais j’ai eu l’impression d’avoir vu plus qu’en quarante minutes tellement j’ai de choses à dire. Dingue !
S01E02 – Masculin Feminin – 17/20
Il y a quelques énormités dans cette série, mais tous les stéréotypes sont funs et amplifiés comme il faut pour que la série soit drôle, intéressante et jamais prise de tête. En plus, même si ça va un peu loin parfois on sent certains messages clairs de la part de la série sur le sexisme ambiant et les problèmes culturels que ça peut poser. Ce n’est que le début de la saison, en plus, c’est bien parti pour la suite…
S01E03 – Sexy Or Sexist – 18/20
La série a clairement trouvé son rythme de croisière et est pleine de riches idées pour tordre le cou aux clichés et pour s’amuser des stéréotypes, à la fois culturels et langagiers. Je me marre beaucoup devant cette série qui est une excellente comédie et dont les personnages sont attachants car criants de réalisme, quand bien même il s’agit d’une série souvent dans l’excès.
S01E04 – A Kiss Is Just A Kiss – 18/20
Evidemment, plus les épisodes passent et plus je m’attache à la série, son ambiance, ses personnages. Je me dis donc qu’il est temps de faire durer le plaisir et de ne peut-être pas tout dévorer d’un coup… mais ça va être compliqué parce que la série est vraiment très chouette comme ça. J’aime la manière dont tout se met en place naturellement pour le moment, en espérant que ça va continuer à jouer comme ça le fait avec à la fois les stéréotypes et mes attentes.
S01E05 – Faux Amis – 17/20
Les clichés et stéréotypes s’essoufflent, mais la série peut s’appuyer désormais sur ses personnages qui sont tous très installés et auxquels on est attachés désormais. L’intrigue en elle-même se montre assez prévisible dans l’épisode, mais les gags continuent de me faire rire. Je suis bon public face à ce genre de série, et je suis content de voir que je ne m’étais pas trompé sur le potentiel de celle-ci. Je savais que j’allais adorer !
S01E06 – Ringarde – 16/20
Je reste gentil parce que l’épisode était très cool, mais il fait un faux pas que je déteste sur sa fin et ça mériterait d’être encore plus sévère que je ne le suis. Après, le reste de l’épisode est dans le ton des précédents, on s’amuse bien et la série se fait plaisir du côté des décors parisiens qu’elle se paie le temps d’une scène ou deux. Le truc, c’est que ça donne envie de retrouver « le monde d’avant », comme une bonne partie de la série. Humph.
S01E07 – French Ending – 16/20
J’ai un peu décroché en cours d’épisode, probablement parce que le temps pluvieux qu’il fait actuellement en région parisienne contraste un peu trop avec la fraicheur et le trop plein d’énergie d’Emily. On perd en sentiment de découverte avec ces épisodes qui ne font plus que défiler les histoires de manière prévisible. C’est toujours cliché et drôle, mais ça perd un tout petit peu en saveur, je trouve. Ou alors, vraiment, c’est la météo qui ne m’aide pas à accrocher !
S01E08 – Family Affair – 17/20
Si certains clichés ne sont pas tellement véridiques dans cet épisode, ce n’est jamais qu’un détail au milieu d’une intrigue qui est surtout là pour nous divertir… et qui réussit très bien à le faire, fort heureusement. J’ai beaucoup aimé cet épisode qui me remet un peu dedans avec sa famille française pas très crédible, mais dépaysante tout de même. En plus, la série essaie de montrer qu’elle aura encore des choses à raconter en cas de saison 2, et ça marche plutôt bien.
S01E09 – An American Auction in Paris – 17/20
Après quelques jours sans épisode, j’aurais pu être totalement déconnecté de l’ambiance de la série… Ce n’est heureusement pas le cas ! Au contraire, j’ai adoré retrouver son ambiance et ses personnages. Je vais être triste de la voir se terminer cette saison, parce qu’elle avait un petit côté Younger tout à fait appréciable ; et parce qu’elle me redonne envie de découvrir Paris autrement.
S01E10 – Cancel Couture – 18/20
Un titre on ne peut plus d’actualité pour un épisode qui vient conclure de très bonne manière cette première saison. La série va rapidement me manquer et j’espère à présent une saison 2, alors même que je vois mal comment elle pourrait avoir lieu. On verra bien ce qu’il en est dans les mois à venir, mais j’aimerais une résolution aux cliffhangers. J’imaginais vraiment une fin fermée à la saison, je ne m’attendais pas trop à ces ouvertures.

Younger et son créateur

Salut les sériephiles,

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Aujourd’hui, on va prendre le temps de revenir un peu sur Younger et sur Darren Star qui nous concocte une nouvelle série cocorico qui va probablement nous dresser les cheveux sur la tête ! Vous le savez si vous suivez la série, la saison 5 de Younger vient tout juste de s’achever aux États-Unis avec un drôle de cliffhanger et des scènes à la limite du traumatisme qui me font voir mon cacao d’un œil tout à fait nouveau.

Voir aussi : Critiques de la saison 5 de Younger

Fort heureusement, la série est renouvelée pour une saison 6 et la bonne nouvelle c’est que l’on sait déjà quand elle sera diffusée. Pour ne pas changer, la série réduit autant que possible l’attente et reviendra dès le printemps 2019 pour une nouvelle salve d’épisodes. Le grand changement de cette saison 6 ? Elle ne sera plus sur TV Land qui a diffusé les cinq premières saisons de la série, mais sur Paramount Network.

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A priori, cela ne devrait pas nous changer grand-chose, surtout que ce n’est pas la première fois que TV Land revend l’une de ses séries. Grosso modo, il faudra se faire à un nouveau logo de chaîne à l’image, logo que j’espère moins imposant que le précédent que je trouvais parfois dérangeant. Et c’est tout. Le plus gros changement sera le jour de diffusion, une fois de plus. Désormais, la série sera diffusée le jeudi soir aux États-Unis, ce qui nous l’amène le vendredi en France. Humph, je suis dépité là par contre, parce qu’il faut vraiment arrêter de diffuser des séries le vendredi ! En plus, j’ai un emploi du temps pourri cette année : je ne verrai pas de série le vendredi. Tristesse infinie.

Bon, il faut noter quand même que Nobodies que Paramount Network avait rachetée a été annulée après une saison sur leur chaîne, mais je ne pense pas que la chaîne prendra ce risque avec un succès comme Younger – le genre de petite série qui fait beaucoup parler d’elle, l’air de rien.

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De son côté et fort de ce rachat, Darren Star se lance donc dans un nouveau projet sobrement intitulé Emily in Paris. Même les moins bons en anglais parmi vous auront donc compris que la série se déroulera à Paris et nous présentera le personnage d’Emily. Emily ? Une jeune américaine – millenial ? – qui se retrouve forcée d’emménager à Paris où elle a pour boulot de partager le point de vue américain dans une firme française.

Outch. Le choc des cultures qu’on nous promet est violent, et c’est là que ça commence à m’inquiéter. Paris a toujours été une obsession de Darren Star, de Carrie Bradshaw dans Sex & the City à Pauline Turner Brooks dans Younger (cf. Marriage Vacation). Même dans le tout récent final de la saison 5 de Younger, il est question de Paris ! Clairement, le producteur voit la capitale parisienne comme une ville de romance, de gens portant des bérets et des baguettes sous le bras.

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Je vous jure que c’est vrai, je n’invente rien.

Voir aussi : Les 20 ans de Sex & the City

Forcément, vous comprenez bien que je suis hyper curieux de ce que pourra bien donner cette série. Déjà, je le suis parce que la plume de Darren Star est quand même aiguisée et propose de bonnes séries ; ensuite, je le suis parce que cette fois, il prend la décision d’exporter le tournage à Paris. Ouep, vous avez bien lu : cette nouvelle série de dix épisodes va être tournée en janvier prochain à Paris, ce qui attise encore plus ma curiosité sur le rendu final.

Oh, il ne faut pas se faire trop d’espoir cela dit, le rendu final n’est pas pour tout de suite : Paramount Network, qui a commandé ces dix épisodes, a annoncé que la série serait diffusée… après la saison 6 de Younger.

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Ouep, vous comprenez, Paramount Network a envie de créer une soirée comédie centrée sur des femmes le jeudi. Choisis un autre soir que le jour où tout le monde diffuse ses plus grosses séries, purée !

Voir aussi : Ma critique de Marriage Vacation

Bref, je tiens ma première série attendue pour… l’été 2019. Allez, bon mois de septembre !