Euphoria – S01E02

Épisode 2 – Stuntin’ Like My Daddy – 14/20
C’est bizarre comme série. Tous les personnages sont ravages, tout est bon pour nous montrer autant de nudité que possible et tout est écrit pour des adolescents, tout en étant tourné de manière adulte. Malgré ces innombrables défauts, la série est intéressante à suivre, parce que sa structure un peu chaotique fonctionne bien et parce que l’approfondissement autour des personnages donne envie d’en savoir plus. Et puis, il s’y passe des choses révoltantes qui donnent envie d’un happy end (qui n’aura jamais lieu).

> Saison 1


Spoilers

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I’m not googling child pornography.

Oui, je suis de retour devant la série pour son deuxième épisode… on verra bien ce que ça donne, écoutez, je suis curieux de voir ce que peut donner son intrigue, même si je n’ai pas été aussi convaincu que ça par le premier… Et je dois vous avouer que, du coup, j’ai des prénoms déjà oubliés.

Heureusement, j’ai encore celui de Ru en tête, parce que c’est elle qui assure la narration de la série, toujours… Quitte à nous raconter des choses qu’elle ne peut pas savoir, parce que la drogue lui permet de tout savoir, même que quand il avait 11 ans, Nate a trouvé la collection de porno de son père et l’a regardé… même si la collection en question, c’était des photos de son père en train de coucher avec plein, plein de gens, dans un motel. Et avec à chaque fois le même modus operandi qu’avec Jules dans le premier épisode.

Et c’est comme ça qu’une série cassa à jamais l’image de McDreamy… tout en nous montrant un enfant qui regarde du porno. Merveilleux. Après tout ça, Nate a décidé de se mettre au sport et son entraînement a été évidemment efficace. Bon, j’ai profité de ce petit montage sur l’enfance et l’adolescence du personnage pour prendre conscience que la série n’invente rien : elle reprend le format de Skins, avec chaque épisode se concentrant sur un personnage.

Cette semaine, l’intrigue autour de Nate est apparemment l’excuse idéale pour se permettre pas mal de full frontal masculin gratuits, dans les vestiaires. Si c’est intéressant du point de vue « psychologie » du personnage, ce n’est pas brillant pour la manière dont la nudité gratuite est mise en scène, ni pour le personnage en question, dont on découvre d’un coup tous les fétiches – l’absence de poil apparemment – et petites manies. Le scénario se tient jusque dans sa relation avec Maddy rapidement développée, du début à ce qu’on pense encore être sa fin.

On y apprend que Nate a des super fantasmes avec sa copine, où il l’imagine se faire kidnapper et où il peut tuer son ravisseur. Charmant. Tout ça nous mène finalement à la soirée du pilot où il a hésité à retourner dans le bureau de son père pour en voir les pornos et s’est retrouvé à devoir lui dire au revoir. Et la tension entre eux est aussi palpable que flippante.

On continue aussi de suivre Nate dans le reste de cet épisode, histoire de mieux comprendre à quel point les fétichismes et bizarreries de son père ont eu un impact sur la manière dont il vit désormais sa vie. Ainsi, il suit le mec avec qui Maddy a couché à la fête, Tyler, ce qui est directement un brin flippant après l’introduction et sa volonté de tuer des gens dans son fantasme. Il ramène aussi son ex chez elle, avec la ferme intention de la reconquérir. De toute manière, elle dit avoir eu un black out pendant la soirée pour justifier ce qui est arrivé. N’empêche que l’intro nous ayant précisé que Nate aimant l’idée que Maddy soit vierge avant lui, il ne peut pas bien prendre ça et on sait vers quoi on se dirige.

C’est donc sans surprise qu’on le voit s’équiper et escalader la façade de l’appartement de Tyler. Il l’accuse d’avoir violé Maddy, qui est encore mineure, et Tyler tombe de haut. Elle lui avait menti sur son âge, bien sûr, mais elle était surtout extrêmement consentante, alors il ne comprend pas bien ce qui est en train de lui arriver (et ce qui l’attend). Bien sûr, Nate ne le croit pas et le tabasse. La scène est censurée, préférant nous montrer Nate prendre une douche et voler de nouvelles affaires à Tyler plutôt que Tyler être tabassé, mais c’est super violent comme ça : Tyler ne pourra pas porter plainte sans que Nate ne l’accuse d’avoir violé une mineure et il est bon pour vivre dans la peur pour le reste de sa vie. Après, c’est un peu simpliste et à aucun moment Tyler semble n’avoir vraiment pris la peine de se défendre autrement qu’en disant la vérité, ce qui était un peu étonnant.

Tyler n’a donc rien pu faire face à son agresseur : Nate a totalement le contrôle et récupère Maddy chez elle, pour l’emmener au bowling et se remettre rapidement en couple avec elle, qui n’a pas du tout conscience du cinglé de petit copain qu’elle a, même si elle n’aime pas la lingerie qu’il lui offre.

En parallèle de tout ça, nous assistons à la rentrée scolaire, deux jours après la fête où Jules et Rue ont finit par se droguer ensemble. Elles sont donc désormais les meilleures amies du monde dans un lycée où tout le monde est sérieusement allumé, même la prof de théâtre qui demande à ses étudiants de raconter une histoire de leur été pendant CINQ minutes (c’est super long pour improviser) et qui commence par Rue. Ben oui, commençons par celle qui était en détox, quelle belle idée.

Rue n’ose trop rien raconter, puisque le souvenir qu’elle a en tête, ce sont ses retrouvailles avec Gia – alors qu’un flashback nous a aussi montré les secours intervenir pour aider Rue. Son souvenir est finalement un roadtrip familial sympa avec montage musical pour nous, mais il est révélé que la drogue est une composante bien trop importante de la vie de Rue. Même là, c’est tout ce à quoi elle pense, au milieu de ses camarades de classe. Elle finit donc en larmes à refuser de raconter ses souvenirs, prétendant ne pas en avoir. Pas du tout flippante la nana pour une rentrée.

Oh, Lexi la défend devant les autres et court après elle quand elle s’enfuit, mais elle le regrette vite : elle surprend Rue au moment où elle allait se droguer, ce qui fait qu’elle empêche son amie de se droguer. Bien sûr, Rue est hyper violente avec elle après ça. C’est un personnage ravagé, ce que l’on savait déjà. On la retrouve ensuite aux alcooliques anonymes, ou une réunion du genre, et on découvre donc qu’elle a commencé à se droguer alors qu’elle s’occupait de soigner son père gravement malade, en lui volant des pilules.

Il ne manquait plus que ça. Elle avait au moins une bonne relation avec son père, se droguant et étant perchée chaque fois qu’elle s’occupait de lui. Sinon, aux alcooliques anonymes ? Elle fait de la merde et s’arrange pour avoir des signatures prouvant qu’elle était à certaines réunions, alors que ce n’était pas le cas.

Autrement, nous continuons de suivre Kat qui a perdu sa virginité à la fête et a fait en sorte que tout le monde soit au courant. C’est bête : deux jours plus tard, elle rencontre Ethan, qui a tout du geek qui va la faire craquer rapidement, c’est sûr. Pas de bol, Kat est connue dès le lendemain comme la fille à la sextape. Evidemment qu’elle s’est fait filmer pendant la fête.

Si elle le vit mal, elle reprend vite le dessus de la situation, menaçant d’aller à la police. Hop, il n’en faut pas plus pour que la rumeur change et affirme que ce n’est pas Kat. Bien sûr, ça revient aux oreilles du principal, mais comme on ne voit jamais le visage de Kat sur la vidéo, elle affirme au principal que ce n’est vraiment pas normal de dire que cette fille est forcément elle parce qu’elle est grosse. Et ça le calme.

Kat se débrouille aussi pour obtenir du shopping gratuit de la part de celui qui a osé la filmer et pourrait finir sur les listes de la police si elle le dénonçait. Charmant. En fin d’épisode, elle se rend compte que malgré la suppression, la vidéo porno d’elle est toujours en ligne, avec des commentaires élogieux et des personnes qui seraient prêtes à donner beaucoup d’argent pour en voir plus. Et ça, l’argent facile, ça parle à l’adolescente.

Après cette parenthèse, on découvre une fête au beau milieu de la cafétéria, histoire de retrouver des pom-pom girls et des sportifs. Bref, une série pour mater, quoi : même si plein de plans sont adultes, c’est toujours pour les ados. Cette transition ne servait pas à grand-chose et on passe rapidement à la scène suivante où Jules est invitée par Rue à venir dîner chez elle pour le week-end. Ch’est meugnon. Elles se séparent alors qu’un orage éclate, forçant Rue à se rendre chez son dealer, Fez, au pire des moments : celui où celui-ci aussi va être fourni en drogue par Mouse.

Normal. Le deal a lieu dans la maison de Fez, comme si de rien n’était, en présence de Rue (un brin flippée par l’existence de flingue dans la pièce) et du petit frère de Fez. Forcément, Mouse est tout content de voir un nouveau visage et il propose donc à Rue une drogue plus forte que ce qu’elle a pris jusque-là. Et bien évidemment, elle est forcée de le faire. Il la force aussi à devoir le payer 300 dollars qu’elle n’a pas et envisage donc de la violer – parce qu’elle est tellement droguée qu’elle dirait oui à tout.

Heureusement, Fez est là et paye la « dette » de Rue, et même plus, pour s’assurer que Mouse ne la viole pas et s’en aille. Sympathique manière de se mettre en danger bêtement de la part de Rue tout ça, mais Fez s’occupe plutôt bien d’elle, contactant ensuite Jules pour avoir de l’aide. Je ne vois pas trop comment il connaît son existence, mais admettons, ça fonctionne bien. Jules la ramène dormir chez elle… et passe la nuit à parler à « shyguy118 » qui dit s’appeler Tyler, mais n’est autre que Nate, évidemment. Oh le bordel.

Enfin, nous suivons toujours le couple de Cassie et McKay que nous avons vu coucher ensemble la semaine dernière, et c’est peut-être le couple le plus sympa de cette série, parce que c’est le plus classique et/ou crédible… Avec même McKay qui reproche à Cass de vouloir être trop sexuelle quand il veut juste lui parler. Bim, j’ai beaucoup ri pour le coup. Enfin bon, elle finit l’épisode en faisant quelques nudes pour lui qui lui demande avec insistance, tout de même. Pas sûr de voir où ils veulent en venir, s’ils veulent en venir quelque part.

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Stats de la semaine #25

Salut les sériephiles,

Je vous retrouve en ce lundi midi pour parler des statistiques de la semaine dernière, mais ça vous le savez déjà si vous avez cliqué, soit par habitude de passer le lundi, soit parce que c’était tout simplement le titre de l’article. Mais bon, ça fait bien d’avoir un petit paragraphe d’introduction quand même, alors je me casse la tête chaque semaine à trouver comment introduire le top 5 des articles les plus lus des sept derniers jours. Hop, c’est fait !

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Je sais, ça laisse sans voix, cette intro !
  1. Station 19 – S01E10 : 216 vues
  2. Manifest – S01E16 : 161 vues
  3. Station 19 – S01E06 : 114 vues
  4. Trinkets – S01E08-10 : 55 vues
  5. The 100 – S06E07 : 50 vues

Cela commence à être répétitif, mais ce top est majoritairement dominé par la diffusion de deux séries sur TF1. Et si Station 19 cartonne ici, elle a fait un flop assez magistral du côté des audiences à la télévision. Est-ce que c’est surprenant ? Absolument pas. Elle faisait de bonnes audiences à 22h30, c’est vrai, mais il y a moins de gens qui regardent leur télé à 22h30 qu’à 21h. Malgré le matraquage intensif de la part de la chaîne française pour ce spin-off sobrement (non) renommé du très court titre « Grey’s Anatomy Station 19 », ben, j’imagine que personne n’a eu envie de commencer une série par la fin de sa première saison, déjà spoilée, alors que la deuxième allait être diffusée pendant les soirées d’été. Bref, rien ne va, comme d’habitude, ils font n’importe quoi.

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C’était mieux calculé du côté de la diffusion de Manifest qui semble, elle, avoir bien fonctionné. J’imaginais pourtant un flop, parce que c’est une série plutôt mystérieuse avec de nombreux casse-têtes qui ont plutôt tendance à lasser le public français habituellement. Enfin… Si je me réfère aux audiences, en tout cas.

Je suis plus surpris de la présence de Trinkets dans ce top, mais je trouve ça chouette, ça me donne l’espoir que les audiences sur Netflix ne sont pas trop catastrophiques et qu’on aura droit à une saison 2 ! Enfin, on aura bien droit à une saison 7 de The 100, mais en attendant, la saison 6 fait son petit effet elle aussi. Il faut dire que l’épisode de cette semaine était super chouette avec plein de rappels aux six dernières années (oh purée, déjà ?) et une avancée dans l’intrigue. Et, d’ailleurs, moi aussi, il faut que j’avance dans cet article :

  1. Station 19 (S01) 
  2. Manifest (S01)
  3. The 100 (S06)
  4. Trinkets (S01)
  5. Younger (S06)

Oui, cette semaine, les tops sont un peu répétitifs : on prend les mêmes et on recommence. Ce n’est pas trop surprenant, après tout, et c’est intéressant de voir que The 100 double Trinkets grâce à son plus grand nombre d’épisodes – et donc d’articles. Ce que je préfère est toutefois de voir Younger confirmer sa présence dans ce top avec seulement deux épisodes. Comme d’habitude, elle n’a aucun mal à s’imposer dans le classement, malgré des séries avec pas mal de lecteurs et d’articles en ligne. C’est fou comme cette série a du succès alors même que sa diffusion française est… chaotique. Si seulement il pouvait en être de même d’Agents of S.H.I.E.L.D, une fois de plus grande absente de ce classement alors que je l’adore. Mais bon, c’est comme ça.

Cette semaine, je suis revenu à un rythme plus raisonnable de publication avec 25 articles et 82 commentaires. J’ai surtout eu du mal à me mettre devant des séries, je reconnais, tout absorbé que j’étais par mon visionnage sans regret d’Avatar.

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Sans regret, j’ai dit.

C’est la chaleur qui monte progressivement, ça m’a absorbé de l’énergie je pense… et ça en donne apparemment à d’autres. Alors que la canicule est annoncée, j’ai en effet remarqué que les recherches menant au blog mentionnaient désormais la volonté de découvrir une « Série extrêmement hot ». Toujours plus ! Je vous conseille pour ça Euphoria, du coup…

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Même si certain(e)s, sur Twitter, parlent plutôt de Youngerallez savoir pourquoi !

Enfin bon, j’en reparlerai ce soir (normalement) ; en attendant, passez un bon début de semaine !

Euphoria (S01)

Synopsis : Adaptée d’une série israélienne, la série suit la vie d’un groupe de lycéens un peu trash : drogue, sexe, crise d’identité et réseaux sociaux sont au rendez-vous (-18, s’abstenir).

Saison 1 | Saison 2

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Pour commencer, j’ai l’impression d’avoir dit tout ce que j’avais à dire sur cette série dans le TFSA de vendredi dernier à propos des séries à voir cet été. Je suis vraiment curieux de voir ce que ça va donner et je suis donc au rendez-vous dès ce soir, premier jour de la diffusion, pour regarder cet épisode qui dure une heure, rien que ça. Il faut donc que ce soit passionnant, sinon je risque de m’endormir ; parce que je me suis levé tôt et recommence cette folie (non) demain.

Cela dit, vu le nombre de scandales qui ont éclaté autour de la série avant même sa diffusion, je me dis qu’elle devrait avoir de quoi me maintenir éveillé en théorie… mais donc aussi de quoi me perdre, surtout après la vision finalement assez chouette du lycée dans Trinkets !

Sur ce, je vous laisse avec la critique sans spoiler de l’épisode 1 – bon, OK, c’est plutôt un bref avis – ci-dessous. Si vous en voulez plus, cliquez sur le titre de l’épisode et vous aurez un résumé détaillé, avec mes opinions de temps à autres.

Note moyenne : 16,5/20

S01E01 – Pilot – 15/20
Bon, c’était encore plus interdit au moins de 18 ans que je ne l’imaginais, on va dire. Il est facile de comprendre les scandales qui entourent la production et les rumeurs reprises par les américains puritains semblent toutes à peu près vraies. C’est donc osé, souvent dans le trash, parfois à la limite du porno et je ne sais pas trop quoi en penser parce qu’elle a à côté de ça une esthétique et un travail des plans vraiment sublimes, avec de bons choix musicaux. Ce n’est pas entièrement ma came du point de vue de l’histoire, souvent volontairement gênante, mais je suis tombé dans le piège et suis curieux de voir la suite. Par ailleurs amusé par certaines scènes, je reviendrai voir ce que devient cette génération perdue, censée être… pas si loin de la mienne. L’avantage, c’est qu’il y a une voix-off aux commentaires tout aussi décalés des images que ce que je suis – et c’est là-dessus que la série joue pour se faire une audience ; pour le moment.
S01E02 – Stuntin’ Like My Daddy – 14/20
C’est bizarre comme série. Tous les personnages sont ravagés, tout est bon pour nous montrer autant de nudité que possible et tout est écrit pour des adolescents, tout en étant tourné de manière adulte. Malgré ces innombrables défauts, la série est intéressante à suivre, parce que sa structure un peu chaotique fonctionne bien et parce que l’approfondissement autour des personnages donne envie d’en savoir plus. Et puis, il s’y passe des choses révoltantes qui donnent envie d’un happy end (qui n’aura jamais lieu).
S01E03 – Made You Look – 18/20
Maintenant que je sais à quoi m’attendre de la part de cette série, je peux plus facilement la noter, je crois. Elle a son ambiance, sa nudité assumée, ses personnages qui finissent par être attachants et ses situations plus ou moins réalistes. Le plus intéressant reste encore l’évolution de chacun et l’épisode de cette semaine en est encore un exemple : c’est aussi simple que c’est complexe, c’est étrangement « éducatif » par moments et ça n’hésite pas à partir dans certains délires auxquels j’accroche vraiment bien…
S01E04 – Shook One Pt. II – 18/20
Tout comme la semaine dernière, cet épisode est une vraie réussite : il parvient à faire passer le message qu’il veut faire passer sans avoir à l’expliciter, et c’est assez beau. Il y avait pas mal de surprises en cours de route, des choses que j’attendais et des personnages qui sont de plus en plus appréciables, de plus en plus complexes, de plus en plus attachants précisément parce que toutes les étapes de leur développement sont clarifiées. Bref, je suis de plus en plus fan de la série, et ça se fait vraiment contre toute attente.
S01E05 – ’03 Bonnie and Clyde – 18/20
La série continue sur sa lancée et est de moins en moins évidente à regarder parce que l’on s’attache à tous les personnages, même à ceux à qui on préférerait ne pas s’accrocher. Cela donne un épisode qui oscille entre toutes les émotions, et c’est un rollercoaster à regarder. Plus dure sera la chute après tout ça !
S01E06 – The Next Episode – 17/20
C’est un sacré puzzle, cet épisode, mais ça fonctionne extrêmement bien comme toujours. Je ne suis pas fan du personnage mis en avant cette semaine, mais le reste de l’intrigue fil rouge est développé de manière intéressante. La série met mal à l’aise, elle fascine, elle intrigue et elle fait bien son boulot finalement. Certes, c’est prévisible, mais ça ne me dérange pas plus que ça dans cette série.
S01E07 – The Trials and Tribulations of Trying to Pee While Depressed – 16/20
Plus on avance dans la série, plus les épisodes sont chargés psychologiquement pour les personnages, et pas uniquement pour le personnage sur lequel se concentre son épisode. La série est toujours passionnante à suivre, car chacun est bien traité individuellement je trouve, mais il n’empêche que cette semaine, ça prend un peu trop son temps à mon goût. Bref, on nous prépare la fin de saison la semaine prochaine (déjà) et c’est frustrant.
S01E08 – And Salt the Earth Behind You – 17/20
De semaine en semaine, on s’est dirigé vers une fin bien triste, avec une violence psychologique toujours bien prenante et plus écrasante. Cet épisode ne trahit pas la saison, même si son écriture est très certainement différente des sept premiers volets de cette histoire. Qu’importe de toute manière, les personnages sont attachants alors on veut savoir la suite quoiqu’il arrive. C’est une fin de saison réussie, avec des images qui marqueront pour un moment… Maintenant, RDV en saison 2 pour le fin mot de l’histoire – et la suite.

Bon, ben, pas RDV en saison 2 : celle-ci a été décalée, le tournage étant rendu impossible par la pandémie de coronavirus de mars 2020. En conséquence, la série est revenue avec deux épisodes spéciaux, rattachés à la saison 1 par OCS (et probablement par HBO), malgré une bonne année et demi d’écart avec l’épisode précédent. Je suis le mouvement, mais je vais les considérer hors saison dans la moyenne.

S01E09 – Trouble Don’t Last Always – 20/20
Pour un épisode spécial, c’est un épisode spécial. Le choix est osé, c’est quasi-impossible à critiquer (cela dit, j’essaie quand même), mais c’est, comme toujours avec cette série, parfaitement brillant. Ce n’est pas du tout ce que j’attendais, mais j’ai adoré ce long épisode beaucoup trop court (oui, oui) et les développements qu’il apporte, l’air de rien, loin de tous les champs du possible du cliffhanger de la saison 1. Un épisode improbable, donc, mais réussi, et complètement hors du temps. Comment ça, ça a duré une heure ?
S01E10 – F*ck Anyone Who’s Not a Sea Blob – 19/20
Nous ne sommes pas si loin de la perfection, et je chipote vraiment à ne pas y mettre 20, mais la chronologie de l’épisode était tout de même bien particulière. Je ne suis pas sûr d’avoir réussi à tout remettre au bon endroit, et en même temps, ce n’est vraiment pas l’essentiel. L’essentiel, c’est le personnage de Jules, au cœur de cet épisode. Avec toujours autant de brio à la réalisation et dans la photographie, on comprend enfin mieux ce personnage en explorant des failles qui étaient là depuis toujours et dont on ne savait que trop peu de choses. Bref, un épisode prenant et poignant, qui fait réfléchir. Je n’en attendais pas moins de cette série. Vivement la suite, un jour.

Saison 1 | Saison 2

Euphoria – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 15/20
Bon, c’était encore plus interdit au moins de 18 ans que je ne l’imaginais, on va dire. Il est facile de comprendre les scandales qui entourent la production et les rumeurs reprises par les américains puritains semblent toutes à peu près vraies. C’est donc osé, souvent dans le trash, parfois à la limite du porno et je ne sais pas trop quoi en penser parce qu’elle a à côté de ça une esthétique et un travail des plans vraiment sublimes, avec de bons choix musicaux. Ce n’est pas entièrement ma came du point de vue de l’histoire, souvent volontairement gênante, mais je suis tombé dans le piège et suis curieux de voir la suite. Par ailleurs amusé par certaines scènes, je reviendrai voir ce que devient cette génération perdue, censée être… pas si loin de la mienne. L’avantage, c’est qu’il y a une voix-off aux commentaires tout aussi décalés des images que ce que je suis – et c’est là-dessus que la série joue pour se faire une audience ; pour le moment.

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Spoilers

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And then, the night got weird.

Oh la, je voulais être réveillé, c’est réussi dès les premières images avec un début d’épisode qu’il sera difficile d’oublié. On assiste donc à la naissance de Rue, le personnage principal, quelques jours seulement après le 11 septembre. C’est un excellent début avec une voix off très convaincante : Zendaya nous raconte l’enfance de son personnage et c’est brillamment drôle malgré une enfance loin d’être drôle.

Elle a des troubles de l’attention et est sur le spectre autistique, ce qui perturbe ses parents. Sa mère essaie de lui trouver des artistes auxquels se comparer, ce qui n’est pas brillant, et la série s’inscrit clairement dans notre monde, avec plein de références parlantes pour tout le monde. Rue grandit bien vite, s’isolant du reste du monde et ayant clairement des tendances à la dépression – et aussi une petite sœur. Pardon, tout se mélange, parce que le début d’épisode allait super vite. Je m’attendais à une série lente, moi.

Dans tout ça, elle n’a pas trop de choix pour se sentir en vie : elle se défonce. Bon, allez, je savais ce qui m’attendait en me lançant dans cette série. On a plus l’impression d’être dans un clip que devant une saison, mais ce début est extrêmement prenant : ça va vite, on est guidé par la voix de Zendaya et l’on englouti plein d’informations d’un coup. Je tiens à noter, pour m’en rappeler, que je suis content d’avoir vu cet épisode dans le noir – parce que les images sont magnifiques.

On la retrouve rapidement à la sortie d’une détox, à retrouver sa petite sœur et apercevoir une nouvelle en ville, mais elle nous explique qu’elle n’a pas envie de rester sobre pour autant. Cinq jours plus tard, elle se retrouve donc à acheter de la drogue à un enfant et faire un bad trip où elle fantasme sur la nouvelle. Tu m’étonnes que les puritains pètent un câble ! Après ça, Rue croise Nate, qu’elle n’aime pas beaucoup, acheter de la drogue.

Et encore juste après ça, Nate tombe sur la nouvelle, qu’il fait tomber. La nouvelle s’appelle Jules et finit sur son lit à chercher des rencards en ligne – beaucoup de photos de mecs nus, et finalement peu de dick pics – pour finalement trouver un « sexy daddy » qui lui plait et refuser d’aller à une soirée où sa pote l’avait invitée. À la place, elle se prépare donc pour son rencard, à coup de botox dans les fesses (edit : on me dit qu’il s’agit plutôt d’hormone vu le perso, mais comme ça reste non annoncé dans la série, we’ll see).

Le seul problème, c’est qu’on a les avertissements un peu angoissant de Rue en fond sonore qui nous indique que Jules fait le mauvais choix de soirée. Je pense que c’est un parti pris plutôt intéressant pour la série : la voix-off prend une vraie distance avec tout ce que l’on voit et elle est nécessaire pour apporter la morale à tirer de ce… traumatisme permanent qu’est la série.

Le traumatisme est d’autant plus réel qu’elle se rend en rencard avec… Eric Dane. Et il a encore pris un coup de vieux depuis la dernière fois que je l’ai vu dans une série. Il est aussi beaucoup plus nu – bon, lui ou sa doublure – puisqu’on le voit enfiler son préservatif, de manière floue, certes. La scène de sexe qui suit est dérangeante comme tout, puisque Jules en disparaît totalement, alors même que la caméra se centre sur elle.

Bref, elle est un défouloir qui s’oublie et est oublié par son « sexy daddy », qui est bien marié avec des enants, comme elle le voit sur son portable. Elle sort finalement du motel glauque et envoie un message à sa meilleure amie, trop occupée ailleurs.

En parallèle, on continue bien sûr de suivre Rue : elle a repris la drogue, mais elle a tout de même sa mère pour s’occuper d’elle comme elle peut. Elle veut la forcer à faire un test d’urine, pour vérifier si elle se drogue ou non. Pas de bol, Rue sait comment sortir de sa chambre sans se faire prendre et elle en profite pour aller chez son amie d’enfance, Leslie, qui accepte de pisser dans un pot pour elle. Et du coup, de retour chez elle, Rue parvient à endormir la méfiance de sa mère.

La série n’a aucun tabou et y va fort dès son pilot, peut-être même un peu trop fort. Je veux dire, on a quand même l’héroïne qui nous explique en toute tranquillité comment passer un test anti-drogue sans se faire prendre si on s’est drogué. Bien sûr, l’héroïne ne va pas vraiment chez Leslie, hein, mais en soirée – la même soirée que celle où était invitée Jules. Elle tombe sur les « amies » de Jules au passage, et elle se drogue à nouveau ; alors qu’elle vient juste de se souvenir de son overdose où sa petite sœur l’a retrouvée… et elle semblait culpabiliser.

Tout ça fait qu’elle s’imagine ensuite marcher au plafond. Oula. La réalisation est sacrément belle et impeccable pour le coup. Pendant ce temps, Nate organise une soirée entre mecs chez son pote Chris, qui est le seul à ne pas être torse nu avec ses petits frères jumeaux. Comme toute soirée entre mecs d’après Rue, ça finit par regarder des photos de nudes, mais pas de n’importe qui, non. Des photos de Cassie, la petite sœur toute gentille de Leslie qu’on était loin d’imaginer si dévergondée. Oui, mais c’est parce qu’elle n’est pas dévergondée du point de vue de Rue, qui nous explique que les nudes sont juste la nouvelle manière de chercher l’amour en 2019. Et c’est pour ça que je suis célibataire !

J’aimerais être en train d’exagérer, mais non. La série nous enchaîne ensuite avec le rencard entre Cassie et Chris, qui finit très vite en scène de cul, à la limite du viol. Nate lui ayant montré des vidéos pornos avec, soi-disant Cassie, il se montre en effet trop violent avec elle. Rue en profite pour une petite morale sur le porno et les scènes de violence, avant de nous montrer que ça se termine bien pour le couple qui couche à peu près normalement – mais ça, on ne nous le montre pas du coup.

La soirée peut donc continuer après tout ça : je n’ai pas encore tous les noms, mais on a clairement l’ex de Nate qui décide d’aller coucher au beau milieu de la piscine avec le premier gars qui lui plaît, juste pour faire chier Nate ; et la pote de Jules qui, pour la première fois de sa vie, décide de se lâcher un peu, parce qu’on n’est plus dans les années 80 et qu’elle ne peut, selon Jules, restée vierge. Quand je vous disais plus haut qu’elle était occupée ailleurs, c’était donc à ça qu’elle était occupée.

Le problème, c’est que Jules se retrouve seule dans la cuisine avec un Nate énervé, qui n’hésite pas à péter des bouteilles pour montrer qu’il est énervé par son ex. Il finit par s’en prendre à Jules, parce qu’il ne la connaît pas et parce que personne ne la connaît. Pour se défendre, elle attrape donc un couteau et n’hésite pas à se taillader le bras devant tout le monde.

Et c’est comme ça que tout le monde connaît la nouvelle, y compris Rue, qui est fascinée et décide d’aller à sa rencontre… pour mieux finir chez elle quand elle se déshabille et s’allonge dans son lit. En parallèle, la seule amie de Jules perd sa virginité et finit sa nuit à scroller Insta alors que Nate rentre défoncé chez lui… pour que l’on découvre que son père est le « sexy daddy » de Jules. Je m’y attendais un peu, c’était le père de Nate ou le père de celle qui venait de perdre sa virginité, au choix. Le choix est fait du coup, et ça finira probablement mal, ce que la voix-off nous suggère en permanence.

Vraiment, la voix off est la plus grosse réussite de la série, avec son esthétique, parce qu’elle permet une prise de distance intéressante. Ce recul fait du bien pour ne pas trop rester au premier degré de lecture de la série – le trash – mais pour entrer dans le second, qui est une sorte de commentaire pseudo-sociologique sur la jeunesse de la génération post-2001. Reste à voir si ça se développera de manière intelligente ou si ce sera juste un prétexte pour toujours plus de cul et trash…

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