Que serait une presque fin de semaine sans le petit rush de publication d’un article 100% blabla sur le blog ? Ben rien, donc bienvenue sur un article qui n’était pas exactement prévu et qu’il me faut improviser dans un bus qui remue tellement mes mains que je n’arrive pas à taper correctement. Toujours un plaisir les transports, super. Et oui, il n’est pas si tard, mais ma soirée est déjà occupée. Avec les préparatifs du réveillon (déjà ?), je n’ai pas eu le temps de pondre un bon article avant de partir aha
Quel blabla proposer ce soir autre que : putain, vivement les vacances ! C’est un cri tout droit venu du coeur qui a commencé vendredi dernier à surgir de mon petit corps fatigué, parce que vraiment, vendredi dernier, j’avais cette impression que c’était bon, on était en vacances.
Au lieu de ça, j’ai comblé cette semaine avec des contrôles donc je vais avoir du boulot la semaine prochaine aussi, malgré les vacances. M’enfin, il est temps d’avoir une pause là, je ne tiens plus tellement mes divers engagements ces derniers temps, et les séries passent à la trappe.
Les vacances de Noël ne sont pas les plus reposantes, évidemment, mais elles vont faire du bien pour le rattrapage du sommeil en retard, qui continue de s’accumuler ce soir d’ailleurs. Après, je positive tout de même par rapport à tout ça : le blog se maintient hors de l’eau, le podcast aussi et j’ai d’autres projets qui avancent. J’ai même vu Spiderman No Way Home hier ! Pardon, c’est pour le référencement. Oups. Pas si hors de l’eau que ça en fait 😂 !
Bref, je je sais où ça déconne niveau rythme, avec une identification précise des trucs en trop au taf et du problème de finir à 17h30 chaque jour. Avec les transports et tout l’administratif, ça fait qu’il est tout de suite 19h et ça pose problème pour les publications sur le blog.
En même temps, commencer plus tard le matin, c’est un plaisir pour gérer le boulot que je faisais avant le soir. Malin, n’est-ce pas ? Oui et non : je fais du meilleur travail, car je le bâcle moins et ça me prend donc plus de temps. Forcément.
Et donc, paf, du temps en moins pour les séries et le blog. Voilà, c’est à peu près tout pour l’article de ce soir : j’ai besoin d’un sommeil réparateur qui tarde beaucoup à arriver ces derniers jours et j’ai encore deux journées à tenir avant de pouvoir relâcher la pression. Ça va faire cocotte-minute cette affaire en plus, je me prévois un long dimanche sous la couette là. J’ai hâte d’être en vacances scolaires et je me sens chanceux d’avoir deux semaines pour gérer congés et travail au rythme où je l’entends. Parce que bon, non, ce ne sont pas deux semaines de vacances hein, sauf si vous êtes volontaires pour les copies et les cours à préparer.
Allez, il faut que je m’arrête, ce n’est plus un blog, c’est un journal (pas vraiment) intime à force. Et une lettre ouverte reloue d’un prof qui recommence à se plaindre. Pourquoi vous suivez ce blog déjà ? Ah oui, les séries !
J’espère que vous allez tous bien à l’approche de Noël, je vous souhaite une bonne soirée. Moi, je suis quasiment arrivé yeah.
Je suis sorti il y a à peine trois heures de la salle de cinéma bondée (irk cluster party) où j’ai vu Spiderman No Way Home et j’ai déjà envie d’y retourner. En fait, j’ai dû me faire violence pour ne pas aller à la séance d’après – trop de choses prévues pour le reste de la journée, notamment la rédaction de cet article. Pas de bol, c’est déjà trop tard pour faire un article aussi détaillé que j’aimerais… mais en même temps, le stress a du bon et peut parfois me faire accoucher d’articles plus intéressants.
Par contre, les amis, on ne va pas y aller par quatre chemins. Vous avez compris que j’ai adoré le film, et je n’en dirais pas beaucoup plus dans ce paragraphe avant d’enchaîner sur le suivant qui va être plein de spoilers. J’étais vendu d’avance avec la présence de Tom Holland et Zendaya au casting, parce que je suis fou amoureux des deux. Ils confirment tout le bien que je pense d’eux avec ce troisième volet, Tom Holland réussissant toujours à me tirer des larmes et Zendaya à me faire fondre d’amour et de rire avec ses mimiques. Voilà, allez le voir si ce n’est pas déjà fait. Si c’est déjà fait, ben, bienvenue, on va en parler plus longuement, en restant sur mon avis à chaud évidemment.
SPOILERS
Non, sérieux,
SPOILERS.
Vous êtes prévenus,
SPOILERS.
OMG. Je ne sais même pas par où commencer tant le film était génial et pondait tout ce que j’avais envie de voir. Une grosse partie des surprises était évidemment atténuée par les innombrables rumeurs autour du film, mais comme je n’avais pas vu la bande-annonce (meilleure idée du monde maintenant que je l’ai vue et que je sais ce qui est dedans, putain, l’abus), je ne m’attendais pas du tout à voir les méchants débarquer.
Concrètement, je savais que Dr Strange serait de la partie, mais je ne m’attendais pas à le voir avoir ce rôle de Tony Stark bis avec Peter. La relation qui se tisse entre eux dans le film est une suite logique des opus précédents et je l’aime vraiment bien, parce que ça permet de découvrir une nouvelle facette du personnage de Strange. Et puis le combat entre Peter et lui était visuellement super beau et fluide, j’ai beaucoup aimé (mais ça ne valait pas le bus de Shang-Chi par contre).
Toujours aussi inconsidéré, Strange accepte donc de lancer un sort qui va nous dérailler tout le film et je trouve ça sacrément intéressant de découvrir que Peter est responsable de ce qui lui arrive dans ce film. C’est clairement l’une des intrigues les plus poussées du film, et c’est bien normal de vouloir faire évoluer le personnage ayant le rôle-titre. La culpabilité de Peter est un moteur pour l’ensemble du film, parce qu’il apprend ce que c’est d’entrer dans l’âge adulte et de devoir faire quelques sacrifices. Cela marche complètement tout au long du film, jusqu’à sa conclusion venant justifier le titre de manière un peu brouillonne.
Avec un nom pareil, je m’attendais à voir Peter être perdu dans d’autres univers, pas à voir Peter être confronté à l’arrivée du multivers sur Terre. C’est intéressant comme concept ici, mais ça fait que le titre semble un peu mal choisi cette fois-ci. Ce n’est pas si grave, après, et la conclusion où tout le monde oublie Peter est très intéressante tout de même. Oui, j’avais dit que ça spoilerait, si vous n’êtes pas contents, vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous-même.
Je n’ai pas tellement aimé cette fin pour un tas de raisons, d’ailleurs : je sens que ça va nous limiter la participation de Spiderman dans la création de la prochaine équipe d’Avengers finalement et ça me laisse vraiment perplexe sur ce que les personnages savent ou non. Grosso modo, ils se souviennent de l’existence de Spiderman, mais pas de Peter, et ça… c’est bizarre. Oublier le lien entre eux serait plutôt logique, mais comment l’histoire se réécrit-elle pour MJ, par exemple, si elle passe son lycée sans Peter Parker ? Et comment Ned et elle peuvent-ils être amis sans Peter ? Et comment Happy peut-il connaître May sans savoir qui est Peter ? C’est déroutant comme choix, et c’est encore pire que le retour du claquement de doigts pour la cohérence logique de l’ensemble.
Ceci étant dit, le film reste mon préféré de la trilogie. J’ai pu le voir dans une salle bondée et j’en retire la même satisfaction qu’avec Endgame, à savoir l’angoisse que ça se passe mal complétement annihilée par les réactions d’un public à fond. Quel plaisir d’entendre les réactions de surprises et de joie à l’apparition de Daredevil, de Spiderman ou de Spiderman. Et les pleurs aussi pour May, parce qu’on sent bien que ça arrive, on connaît l’histoire, merde !
Là-dessus, Kevin Feige en avait trop dit (pour une fois que ce n’est pas Tom Holland), mais ça faisait tout de même plaisir. Daredevil est donc de retour dans le MCU, même si sa présence ne servait pas à grand-chose au milieu d’un début de film précipité enchaînant les scènes à un rythme soutenu pour le bien de l’humour. Curieux de voir ce que les studios ont en stock pour la suite de ce personnage – et il va falloir que je me regarde la saison 3 un jour, du coup.
Les arrivées d’Andrew Garfield et Tobey Maguire étaient largement prévisibles à partir du moment où les premiers méchants débarquaient dans notre monde, mais la manière dont ça se produit est une vraie surprise. J’ai adoré le développement que ça permettait pour le meilleur ami trop souvent dans l’ombre du couple-phare, et j’ai adoré les voir interagir ensemble, évidemment. Tout est super fluide et fait avec beaucoup d’humour. Bon, même à chaud, je pose quelques questions sur la logique de leur présence – parce que l’arrivée des méchants, ça se tient avec le sort, mais eux… bon, ils savent qu’ils sont Spiderman, on va dire.
Non, mais, sérieusement : les interactions entre les trois Peter Parker, ça nous refait tout le film. La scène où Peter perd May est évidemment touchante, celle où MJ et Ned viennent le câliner aussi… mais bordel, celle où les trois Peter échangent sur les deuils qu’ils ont eu à vivre ? Horriblement crève-cœur… Et ce n’est RIEN par rapport à cette scène où MJ tombe de la statue de la liberté (putain, mais comment ont-ils osé mettre ça dans la bande-annonce ???) comme la MJ d’Andrew. Et… Andrew Garfield, mais quel acteur ! Amazing, effectivement.
Bref, je n’avais jamais été vraiment fan de Spiderman avant Tom Holland, mais j’avais vu tous les films à un moment ou un autre et, j’avoue, voir autant d’acteurs réunis sur le grand écran, ça fait du bien. Je veux dire, il y a vingt ans de films qui se croisent ici… Et les scénaristes savent en tirer partie dans toutes les scènes entre eux. Le travail d’équipe, les références aux combats que chacun a pu mener, les blagues entre eux (euh le coup de la toile qui sort par ailleurs que le bras, j’en ris encore moi, j’ai l’esprit mal placé, pardon), tout est parfait. C’est le film que les fans voulaient voir, tout simplement.
Et c’est le cas jusque dans la scène post-générique. Bon, je n’ai pas terminé Venom 2 tellement j’ai trouvé le film mauvais et chiant, mais je trouve ça sympa de le voir débarquer dans le MCU. Je ne comprends pas trop ce qu’il foutait là (comment il sait que Peter Parker est Spiderman lui ??) ni pourquoi une part du parasite résiste au sort de Strange, mais ça nous permettra de raccrocher les wagons pour un quatrième opus. Il y en aura un, il y a même un sixième d’annoncé, imaginez.
Il faudra bien que Peter Parker retrouve MJ, merde. Elle va le tuer pour son choix, pourtant logique, de briser sa promesse et de ne pas lui dire qui il est. L’évolution du personnage est dingue, il suit bien l’enseignement de sa tante, et c’est chouette à voir : il veut faire le bien, et il protège ainsi MJ en faisant le choix de ne pas affecter son destin. C’est cool, hein, mais laisse-lui le choix ducon. C’est probablement ce que dirait sa tante si elle avait pu survivre, la pauvre, elle était si sage ! Bref, dans tout ça, Peter n’y va pas à l’improvisation avec MJ à la fin et il fait le choix de la maturité, c’est top.
Et sur ce, je crois que j’ai fait le tour de mes réactions à chaud… Enfin, il reste bien une grosse déception de la deuxième scène post-générique qui était en fait une bande-annonce, mais bon, vais-je vraiment en parler ici ? Allez, oui, je suis hyper énervé en fait, je n’aime pas les bandes-annonces, et celle-ci ne déroge pas à la tradition. La scène qui nous montre Wanda, c’était top, celle où Strange lui parle, ça passe… Mais était-ce obligatoire de nous révéler le méchant probable de son film ? Et est-ce qu’il faudra donc finalement voir les séries pour suivre les films ?
Bon, probablement pas. Cela complète bien l’histoire, on va dire. Je me doutais que ce Dark Strange débarquerait à un moment ou un autre dans les films… Curieux de voir ce que ça donnera, mais je suis sûr qu’ils peuvent l’introduire sans en faire des caisses. C’est déjà le cas dans ce film : il y a de multiples clins d’œil et références aux autres Spiderman, mais quelqu’un ne les ayant pas vus n’est pas perdu pour autant. Par contre, il passe probablement à côté de l’incroyable performance d’Andrew Garfield au moment de rattraper MJ. Pfiou. Petit cœur brisé vous abandonne pour retourner à sa soirée allez.
Oui, je sais, on est mardi et normalement, je parle de films les mercredis… Mais j’ai ENFIN pu voir Encanto, car j’ai eu le plaisir de voir que la version numérique de ma carte UGC était arrivée sur mon application plus vite que la version physique par la poste (est-on surpris ?) ! Impossible d’attendre plus longtemps avant de me rendre le voir (les bons coups de tête), et d’attendre plus longtemps avant d’en parler : je viens juste de sortir du cinéma où je l’ai vu en VOSTFR, et je suis déjà en train de saigner la bande-originale. Forcément.
De ce côté-là, les chansons sont toutes vraiment géniales, Lin-Manuel Miranda nous fait du Lin-Manuel Miranda, mais s’adapte vraiment à la commande Disney. On a les sonorités espagnoles que j’aime tant dans In the Heights, les personnages qui ont chacun une voix bien à eux comme dans Hamilton et les chœurs qui fonctionnent comme toujours. Je sais, c’est un peu étonnant de commencer un article par ce point-là sur les chansons plutôt que sur l’histoire, mais c’est qu’en fait, tout ce que je savais du film avant d’entrer dans la salle, c’était que Lin-Manuel Miranda y avait mis sa patte. Et même si je ne l’avais pas su, ça se devinait facilement, à plein de moments.
Je suis bien content de m’être laissé totalement surprendre par cette histoire, en tout cas. Contrairement à beaucoup de Disney (et j’ai Coco en tête, il faudra que j’en fasse une critique ici), je ne connaissais pas spécialement les traditions derrière ce film, je ne sais même pas s’il y en a, d’ailleurs. Bon, de quoi parle ce film alors ? De la famille Madrigal, une famille qui est touchée par un miracle – un encanto – depuis la mort du grand-père : chaque enfant se voit doté d’un pouvoir magique pouvant venir en aide à la famille ou au village autour. Ils ont aussi une maison magique, la casita, qui est de loin la meilleure trouvaille du film à mon goût (je veux la même) et tout va bien dans le meilleur des mondes… jusqu’au jour de la cérémonie où Mirabel doit récupérer son pouvoir.
Je ne vais pas en dire plus car si vous êtes comme moi, vous n’aviez déjà pas idée de tout ça et la surprise est très sympathique à vivre en chanson – même si elle est écrite dès l’affiche du film, je sais, je sais, j’y suis vraiment allé les yeux fermés. Evidemment que les chansons apportent beaucoup à l’histoire du film ! Plus sérieusement, le film m’a emmené de surprise en surprise, même si l’histoire reste assez prévisible – c’est un Disney après tout. On sent bien vers quoi on se dirige autour de la troisième chanson du film, mais ça n’empêche pas du tout d’apprécier le voyage et d’avoir sa petite part de surprises et d’émotions au passage.
Apprécier le voyage ? Les dessins sont magnifiques. Je sais bien que ce n’est pas étonnant pour un Disney, mais l’ensemble est très coloré, dynamique, vif, et on en prend plein la vue de la meilleure manière possible. Bref, comme bien souvent dernièrement, ce dessin-animé s’est transformé en petit coup de cœur. J’ai beaucoup accroché à l’humour du film, j’ai même ri à certains moments au point de me faire honte dans la salle de cinéma pas si déserte qu’elle ne l’était quand j’y suis entré. Oups.
Tout ça ne m’a pas empêché de remarquer certaines facilités scénaristiques non expliquées (la bougie, le retour après le fossé, etc.), mais ce n’est pas bien grave : c’est un dessin-animé pour enfants après tout. Les gags fonctionnent bien et surtout, le gros point positif, c’est qu’en plus de son héroïne travaillée, le film propose une galerie de personnages avec des personnalités marquées qui forment une famille avec beaucoup de cohésion – et de division, inévitablement.
Chaque personnage apporte quelque chose à l’histoire à sa manière, et c’est toujours signe d’une bonne construction de l’histoire quand c’est le cas. Les dynamiques de ce genre sont tout à fait ce que j’adore dans les séries où ça peut se développer sur du long terme, alors c’est pareil quand il s’agit d’un film. Après, je suis frustré car j’aurais aimé en voir plus pour certains personnages… Avec un peu de chance, Disney finira par développer un dessin-animé, de toute manière. M’enfin, comme le film fonctionne pour son ambiance musicale, pas sûr qu’un dessin-animé arrive à reproduire tout ça.
En plus, une fois de plus, on sent la volonté d’un casting qui met en avant la diversité et fait passer de jolis messages de tolérance et d’acceptation de soi – que demander de plus ?
Bon, par contre, je suis plus sceptique sur l’idée de sortir ça en décembre quand c’est clairement un film qui me donne envie d’être en vacances d’été (et de manger des mirabelles, voilà, c’est dit), mais eh, ce n’est pas grave, j’ai ri et eu mes petits moments d’émotions. Je n’en demandais pas beaucoup plus. Si vous ne l’avez pas encore vu, vous pouvez foncer au cinéma les yeux fermés !
Cela faisait quelques semaines que ce n’était plus arrivé, mais j’ai eu un coup de cœur pour un film cette semaine. En fait, j’en ai même eu deux ce week-end, seulement, il me fallait bien faire un choix pour l’article d’aujourd’hui. Moi qui avais l’impression de voir le bout des films regardés en 2021, j’ai de nouveau plein d’idées d’articles d’ici décembre…
Bref, pour aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un film dramatique qui m’a foutu une claque énorme – m’enfin, je ne veux pas le survendre non plus, il faut que j’atténue un peu ce que j’en dis, je crois. C’est encore un film coréen qui en est responsable et, un peu comme Hope la dernière fois, il aborde un sujet hyper délicat et horrible. Ce film, c’est Silenced, un film sorti en 2011 et qui a la très dérangeante idée de s’inspirer d’une histoire vraie. Tout le problème est que l’histoire est terrible, parce qu’il est question d’une école et internat pour enfants sourds-muets se faisant abuser sexuellement par différents adultes sur place. Un nouveau professeur nommé sur place, par piston, s’en rend compte et fait tout ce qu’il peut pour arrêter ces méfaits.
L’horreur à l’état pur, finalement, c’était un film qui valait largement les thrillers d’horreur à mon sens, parce que même si le synopsis nous dit ce qui va arriver, les situations mises en scène sont juste encore plus horribles que ce à quoi on pensait s’être préparé avec le synopsis. Vraiment, c’est un film qui a des passages très difficiles à regarder et un message assez noir sur la vie et la société. Vous aurez beau vous préparer, je ne sais pas si vous serez capable de le voir sans verser une larme.
D’ailleurs, le film n’est pas si long en durée, mais bordel, qu’est-ce qu’il est interminable à cause de ça ! La vraie claque est venue de là, je crois : chaque fois qu’on se dit que c’est terminé et que ça ne peut pas aller plus loin, hop, les scénaristes trouvent un moyen de nous contredire et de nous montrer que si, le drame va plus loin. Et les acteurs sont brillants ! C’est particulièrement vrai pour les enfants qui arrivent bien à interpréter des événements qui doivent pourtant les dépasser (enfin, j’espère, je ne souhaite ça à personne).
Attention aux spoilers pour la suite de l’article, parce que je vais aborder la réception du film après sa sortie – et inévitablement, il faut que je parle de la fin du film. En effet, je l’ai dit plus haut, Silenced s’inspire de faits réels, d’une vraie école où l’équipe éducative abusait de jeunes enfants handicapés… et où les adultes ont fini par s’en tirer quasiment sans la moindre sanction pénale. L’école est même restée ouverte un bon moment alors que tout le monde savait ce qu’il s’y passait.
C’est l’un des aspects les plus choquants du film, se souvenir que tout le monde est capable de fermer les yeux sur bien des horreurs pour ne pas avoir à imaginer le pire – c’est particulièrement bien symbolisé par la mère du héros. Seulement voilà, à la fin du film, on termine sur un sentiment d’injustice énorme ; sur l’impression qu’aucune punition n’attend les responsables quand les victimes subissent pour le reste de leur vie. C’est que même si le film s’inspire d’un livre, les choses n’avaient pas tellement bougé.
Heureusement, le film a eu un impact important sur la société ; au point de faire fermer l’école, au point de faire changer certains aspects des lois sur les crimes envers les enfants. Je ne comprends pas comment j’ai pu ignorer si longtemps l’existence de ce film. Je n’en avais jamais entendu parler – et pourtant, je cherche parfois des films selon les notes – avant son arrivée sur Netflix. J’aurais pu commencer par là, d’ailleurs : le film est sur Netflix, si vous avez un compte, n’hésitez pas à passer une soirée devant. C’est un film prenant, poignant et difficile à supporter, mais il vaut le détour.