Spider-Man Brand New Day joue sur tous les tableaux à la fois… et ça marche ?

Salut les sériephiles,

Spider-Man: Brand New Day est sorti depuis plus de deux semaines et je n’ai toujours pas écrit d’article sur le blog. C’est fou. Il n’a pas vraiment besoin de ma promotion, je l’ai vu le jour de la sortie pendant mes vacances (merci infiniment à la clim du cinéma d’ailleurs, parce que sinon, avec 39°C dehors, je ne sais pas ce qu’on aurait fait !) et j’ai tout de suite compris qu’il me faudrait beaucoup de temps pour démêler tout ce que je venais de voir. J’ai adoré, même si certains aspects ont frustré le geek fan de comics en moi, j’ai kiffé les Easter eggs (on est d’accord que Ned regarde Star Wars sur son troisième écran à un moment, non ?), les détails et les blagues du scénar. Comment rendre justice à la masterclass que c’est en un seul article ?

Je ne peux pas et je ne vais pas prétendre le faire. Comme d’hab, je vais toutefois laisser une trace de ce que j’ai pensé pendant le film, car je regrette de ne pas l’avoir fait pour certains autres, notamment Thunderbolts*. J’ai revu le film pour être sûr de ne rien oublier alors… C’est parti.

À chaud et sans spoilers

Avant les spoilers, je trouve quand même amusant de revenir deux secondes sur le phénomène qu’est le film parce que les chiffres sont absolument dingues. Brand New Day a attiré 3,24 millions de spectateurs en France dès sa première semaine, soit quasiment le meilleur démarrage dans le pays depuis Le Roi Lion en 2019. OK, ce n’est pas un gage de qualité du coup, mais tout de même.

Les salles sont pleines et le succès est incontestable, mais ça ne veut pas dire que l’ambiance est la même que pour le troisième volet. J’ai vu le film le jour de sa sortie et j’ai été assez surpris du peu de réactions dans la salle, quelques applaudissements ici ou là, mais rien à voir avec No Way Home. Pour celui-là, une semaine après la sortie, ça criait encore à certaines apparitions, ça applaudissait et la salle entière semblait vivre le film ensemble. J’avais même écrit à l’époque que je n’avais pas connu une ambiance pareille depuis Endgame. Cette fois, on est toujours devant un événement énorme mais je n’ai pas retrouvé cette espèce de folie collective, ce qui est assez étrange quand on voit à quel point le film cartonne… mais pas tellement quand on pense à ce qu’est devenu le MCU.

Il faut dire aussi que No Way Home rassemblait trois générations d’acteurs et de spectateurs dans la même salle et quel plaisir c’était. Brand New Day fait autre chose que ce simple fan service, et c’est probablement mieux comme ça.

Destin Daniel Cretton remplace Jon Watts à la réalisation, Chris McKenna et Erik Sommers restent au scénario et Kevin Feige, Amy Pascal, Avi Arad et Rachel O’Connor sont à la production.

C’est une suite de noms, certes, mais ça ne s’arrête pas là puisqu’il faut aussi souligner que le film débarque avec un casting qui est franchement indécent : Tom Holland, Zendaya, Jacob Batalon, Sadie Sink, Jon Bernthal, Mark Ruffalo, Tramell Tillman, Michael Mando… Rien qu’en écrivant tous les noms, je comprends pourquoi j’ai eu autant de mal à savoir par où commencer cet article.

Et maintenant, place aux SPOILERS

Non, vraiment.

SPOILERS.

Vous êtes prévenus.

Quatre ans plus tard ?

Le premier truc qui m’a plu est justement quelque chose qui m’a énormément frustré : le temps a passé. Beaucoup. Peter ne reprend pas sa vie trois semaines après No Way Home, il s’est passé quatre ans et le film ne cherche jamais à faire comme si rien n’avait changé, bien au contraire. Il est plus adulte, plus expérimenté, il a construit sa vie de Spider-Man sans MJ et Ned, rencontré des gens, affronté de nouveaux ennemis (oh, le retour de Scorpion ! Un peu expédié après neuf ans d’attente ; je plains l’acteur… mais c’est fun) et créé tout un réseau autour de lui. C’est une excellente manière de montrer que le monde existe entre deux films et, en même temps… ben j’aurais aimé le voir, moi, ce monde !

À quand le cop-show, franchement ?

On découvre notamment en cours de route qu’il connaît déjà Frank Castle et qu’ils ont toute une relation installée alors que leur rencontre aurait pu être géniale à voir, justement. Pareil avec Jean DeWolff (très belle interprétation de Liza Colon-Zayas), avec qui Spider-Man fonctionne tellement bien que j’ai passé une partie du film à me dire que je regarderais sans aucun problème une série policière centrée sur eux. À deux doigts de demander à l’IA de me faire ça.

On retrouve un Peter qui a vécu plusieurs années pendant notre absence et on nous demande simplement d’accepter qu’on a raté plein de trucs cool – même si le montage du début en montre quelques-uns. Je ne veux pas forcément revenir à l’époque où Marvel nous balançait quinze séries par an juste pour préparer des films, mais il y aurait vraiment moyen de faire quelque chose de plus petit avec ce Spider-Man new-yorkais, Damage Control, DeWolff, quelques criminels et une rencontre ponctuelle avec le Punisher. Et savoir en plus que Rosario Dawson avait tourné une scène en Claire Temple qui a finalement été coupée me rend encore plus triste, parce que j’adore l’actrice ET le personnage. Sérieusement, c’est frustrant toutes les possibilités à côté desquelles on passe, juste pour avoir toujours plus de films et séries – dont certains ne sont pas aussi qualitatifs, quoi.

Ce saut dans le temps permet au moins de retrouver un Peter qui a réellement évolué et, putain, Tom Holland est encore meilleur que la fois d’avant. Je sais que je dis ça à chaque film et que personne ne sera surpris de découvrir mon amour pour l’acteur, mais il y a quelque chose de différent ici. On sent que Peter est devenu très bon dans ce qu’il fait, il a beaucoup plus d’assurance sous le masque et reste pourtant complètement vulnérable dès que MJ ou Ned entre dans l’équation. C’est probablement la version la plus adulte du personnage sans perdre ce qui rend ce Spider-Man aussi fun : il continue de parler trop, de sortir une vanne quand il est stressé et de gérer certaines situations de manière parfaitement débile. Bref, c’est toujours Peter, simplement quatre ans plus tard, et Tom Holland rend cette évolution très naturelle.

Plus tout à fait le même Peter

Il y a aussi une autre évolution, plus littérale, puisque l’ADN du personnage recommence à changer et c’est une idée que j’ai adorée. Pourquoi, effectivement, la morsure aurait-elle donné à Peter une série de pouvoirs fixes une fois pour toutes ? Les araignées évoluent, muent, leur corps change, alors pourquoi pas le sien ? Le film joue très bien avec cette idée et c’est encore mieux que ce soit MJ qui fasse une partie du rapprochement en lui expliquant comment ajuster son inhibiteur parce que, franchement, MJ est un génie.

Cela permet surtout de revenir à une vision plus biologique des pouvoirs de Spider-Man, avec un vrai aspect scientifique autour de ce qui s’exprime dans son corps et de la possibilité de contrôler cette évolution. Même le titre est évidemment bien trouvé : dans les comics, Brand New Day marquait déjà un nouveau départ pour Peter Parker après un énorme bouleversement de sa vie. Pas besoin d’adapter directement cette période pour que le clin d’œil fonctionne ici. Évidemment, on reste dans un Marvel et je ne vais pas vérifier la publication scientifique du protocole de Peter et MJ sur ce changement, mais j’aime quand le scénario essaie au moins de construire une logique plutôt que de sortir un nouveau sérum magique parce qu’il faut faire avancer l’intrigue. C’était bien expliqué, bien écrit, ça tombe au bon moment et la référence à « Peter n°2 » est efficace. J’aime voir la scène où Peter apprend à gérer ses nouveaux pouvoirs et la toile qui sort de son bras (pourquoi est-il si dégoûté de projeter du liquide blanc, même ?).

Un solitaire pas si seul

C’est aussi là que Banner devient beaucoup plus intéressant que je ne l’imaginais. J’avais un peu peur de voir Mark Ruffalo débarquer simplement parce qu’il fallait un gros personnage du MCU dans le film, mais son histoire fonctionne parfaitement en parallèle de celle de Peter : Bruce a passé des années à essayer de supprimer, contrôler puis accepter Hulk, alors que Peter découvre justement qu’il y a encore quelque chose en lui qu’il ne maîtrise pas complètement et qu’il souhaite supprimer – avant de l’accepter, merci MJ. J’aime beaucoup l’évolution de Banner depuis ses premières apparitions et le film laisse d’ailleurs quelques doutes intéressants sur la fin, que ce soit sur l’équilibre avec Hulk ou sur la manière dont certaines choses qu’on croyait réglées peuvent finalement revenir. Le MCU est parfois agaçant avec sa continuité, mais quand elle permet de prendre un personnage qu’on suit depuis quinze ans et de montrer réellement le chemin parcouru, je suis fan, bien sûr.

Au-delà de ça, le fait que Peter vienne le voir était parfaitement naturel, je trouve. Il m’a fait rire à se faire passer pour Ned, j’ai aimé le voir apprécié Bruce et passer de bons moments avec lui, tout en le challengeant. On nous dit bien, en revanche, que Peter fait peut-être de la merde à créer un inhibiteur qui peut bloquer toutes les mutations génétiques… juste avant d’introduire les X-Men dans le MCU ? Les intrigues sont écrites à l’envers, enfin !

Au-delà de Banner, Hulk revient vraiment, ce qui donne évidemment l’un des gros morceaux du film. Je pensais aimer le combat parce que bon, Spider-Man contre Hulk, difficile de ne pas vouloir voir ça, mais j’ai surtout aimé la manière dont Cretton le filme. Il avait déjà montré sur Shang-Chi qu’il savait faire de vraies chorégraphies et ça se sent énormément ici : les mouvements sont lisibles, Peter utilise son environnement et sa vitesse, on n’est pas juste devant deux personnages en CGI qui se frappent jusqu’à ce qu’un immeuble tombe – même s’il y a de ça aussi par moments, évidemment, c’est un Marvel.

Cela dit, Peter passe une grosse partie du film à se demander s’il est en train de devenir autre chose et s’il doit bloquer cette transformation, alors que la réponse est finalement beaucoup plus simple : ce n’est pas Peter OU Spider-Man. « I’m both », qu’il nous dit quand il comprend enfin qu’il peut accepter l’araignée en lui et que… Bon dieu, que j’ai eu l’impression d’être devant Buffy quand il arrête l’épée et nous sort sa réplique déjà culte. I mean…

Ici, ça fonctionne très bien avec Peter : il ne doit pas supprimer Spider-Man pour protéger Peter Parker, pas plus qu’il ne doit abandonner Peter pour devenir un meilleur héros. Il lui aura juste fallu quatre films pour comprendre ça et j’ai trouvé la scène hyper efficace, au point d’avoir réellement peur pour lui dans la foulée.

Bon, Frank aide bien à ce que tout parte en couille juste après et je suis plus partagé sur le Punisher que je ne pensais l’être. Jon Bernthal est toujours excellent, ce n’est clairement pas le problème, et j’aime beaucoup le principe de confronter Peter à quelqu’un qui a une vision totalement différente de la justice. Spider-Man veut sauver absolument tout le monde quand Frank considère que certains problèmes sont réglés beaucoup plus rapidement avec une balle, donc les mettre ensemble crée forcément des étincelles. Il y a des moments très drôles aussi, notamment Peter qui l’empêche de terminer « motherfucker », et la relation MJ/Frank est une excellente surprise. Je n’aurais jamais pensé avoir besoin de voir ces deux personnages discuter ensemble mais ça fonctionne hyper bien et leur humour est assez différent pour créer quelques scènes vraiment efficaces.

En revanche, leurs disputes finissent un peu par tourner en rond. On comprend très vite leurs positions respectives, pourtant le film rejoue plusieurs fois l’opposition entre Frank qui veut aller trop loin et Peter qui l’en empêche, et j’ai eu parfois l’impression que le Punisher imposait son propre ton au film. Ce n’est pas forcément mauvais, mais certaines scènes solo de Frank sont beaucoup moins bien. Jon Bernthal EST tellement ce personnage et, en même temps, j’ai parfois eu l’impression qu’il sonnait faux. Par contre, concernant Jean, désolé Peter mais j’étais parfois du côté de Frank.

Au départ, j’étais surtout à fond dans le mystère parce que j’ai vraiment cru qu’ils allaient nous sortir Mosaic. Je sais, personne ne connaît Mosaic à part moi (sauf si vous aviez lu mes articles dessus il y a… dix ans) et ça aurait probablement été le reveal le moins commercial de l’histoire des films Spider-Man, mais le personnage peut justement passer d’un hôte à l’autre, contrôler son corps et accéder à ses capacités et souvenirs, donc avec les possessions et ces gens qui semblent soudain ne plus être eux-mêmes, ça collait sacrément bien. J’aurais tellement kiffé que Marvel sorte un personnage aussi improbable de son chapeau. Bon, à la place, on a légèrement plus connu avec…

Jean Grey ?!

Et là, évidemment, j’ai adoré le reveal à m’en décrocher la mâchoire. Je ne savais même pas que Sadie Sink était dans le film, parce que vraiment, j’évite au maximum de me spoiler. La voir débarquer a été une grosse surprise. L’introduction d’une X-Men comme ça, sans prévenir ? J’adore !!

Sadie Sink est excellente et le film nous fait découvrir ce qu’elle peut faire avant de nous dire qui elle est, ce qui fonctionne parfaitement. Les gens figés donnent des images vraiment cool, les changements de comportement créent une ambiance presque inquiétante par moments et surtout tout ça permet de très bonnes chorégraphies avec les figurants. J’adore les scènes où Peter doit combattre plusieurs personnes contrôlées sans pouvoir simplement les défoncer puisqu’elles sont innocentes. Ça donne presque un côté arts martiaux à certains affrontements et, encore une fois, Cretton est vraiment à l’aise avec ce type de mise en scène.

Jean qui découvre progressivement ce qui lui est arrivé et qui finit par vraiment libérer ses pouvoirs, c’est également très chouette. Mais alors son origin story… quelle déception. Le personnage avait déjà dans les comics une histoire extrêmement forte : ses pouvoirs se manifestent enfant lors de la mort de son amie Annie Richardson, qu’elle ressent télépathiquement au moment où celle-ci meurt, ce qui explique ensuite une bonne partie de son traumatisme et de sa relation compliquée à ses propres capacités. Marvel rappelle encore cet événement comme le moment fondateur de l’éveil de Jean. Pourquoi changer ça au moment où on introduit enfin Jean Grey dans le MCU ? Je comprends l’envie de la raccrocher à Damage Control et de créer une histoire directement liée au film, mais on perd quand même énormément de ce qui faisait son origine.

Tout le passage sur Sara n’est pas raté pour autant. J’ai moins aimé les flashbacks, qui m’ont paru parfois un peu lourds alors que Sadie Sink n’a franchement pas besoin qu’on insiste autant pour faire passer une émotion, mais le reveal autour de V-Max en est rendu plus excellent. Pendant une partie du film, j’essayais évidemment de comprendre ce que ça pouvait être : une arme, un projet, un mutant qu’on connaît déjà sous un autre nom (Mystique ?), je ne sais quoi de suffisamment important pour justifier tout ce bordel… et la réalité est tellement plus cruelle. Ce ne sont que les lettres que Sara a vues avant de mourir. Le grand mystère autour duquel Jean construit sa recherche n’a pas de signification cachée et c’est justement ce qui rend la révélation aussi frustrante et terrible.

En revanche, je trouve le film beaucoup trop indulgent avec Jean ensuite. Oui, elle a vécu quelque chose d’atroce. Oui, ce que Damage Control fait est monstrueux et les expériences sur elle et Sara suffisent largement à expliquer sa rage. Mais expliquer n’est pas excuser, et Jean fait un paquet de choses absolument terrifiantes pendant le film. Elle possède des gens, leur impose ses actes, en traumatise probablement un nombre incalculable, met des dizaines de civils en danger et LIBÈRE HULK dans New York. C’est quand même un sacré niveau dans l’échelle du… ben je sais pas, en fait, du terrorisme ?

Et peu importe ce que les scénaristes racontent maintenant sur le fait qu’elle n’aurait « techniquement » tué personne : le type qui recule sur la route et se fait percuter par un camion est mort, par exemple. Désolé. On ne me fera pas croire qu’il s’est relevé après le plan pour rentrer chez lui, genre l’air de rien. Même en admettant que Marvel décide officiellement qu’il a miraculeusement survécu, ça ne change pas le nombre de traumatismes que Jean provoque tout autour d’elle. La mort de Sara permet de comprendre sa douleur, elle ne justifie pas tout ; et au risque de me répéter, quand Frank veut empêcher Peter de la libérer de Damage Control, eh bien je comprends complètement sa position. Je reste contre la peine de mort et la balle n’est peut-être pas la meilleure solution, d’accord, mais j’espère que vous voyez où je veux en venir.

Et ça continue, encore et encore

Le casting ne s’arrête pas là, en plus ! Damage Control n’aide évidemment pas à choisir son camp parce qu’il est impossible de leur faire confiance environ trente secondes après leur arrivée. C’est tellement prévisible que quelque chose va déraper avec eux que j’avais envie de dire à Peter d’aller fouiller les sous-sols avant même qu’une demi-heure de film soit passée. Tramell Tillman, quoi. Il maîtrise parfaitement le registre du double jeu et je ne peux pas lui faire confiance après Severance.

Au milieu de tout ça, je ne sais toujours pas trop quoi penser de Yelena. J’adore Florence Pugh, j’aime le personnage et je comprends l’intérêt d’expliquer où en sont les New Avengers, surtout après Thunderbolts*. La scène en visio est d’ailleurs efficace parce qu’elle permet de faire le point sans prendre vingt minutes et, contrairement à certaines apparitions MCU totalement gratuites, sa présence rappelle au moins que Peter évolue dans un univers où tout le monde continue d’avancer de son côté. Mais je l’ai trouvée un peu bizarrement intégrée, comme si le film ne savait pas toujours quoi faire d’elle une fois les informations données. Banner, Frank ou Jean ont tous une fonction évidente dans l’évolution de Peter, Yelena beaucoup moins.

Peter & MJ

Après, je ne vais pas trop me plaindre de certaines de ses scènes parce que, euh… ils savent VRAIMENT ce qu’ils font avec Tom Holland maintenant qu’il est adulte, pas vrai ? Je crois qu’on n’a jamais autant vu sa peau dans un Spider-Man ; le film s’en donne à cœur joie pour le déshabiller au maximum (enfin, toujours moins que Thor vous me direz). C’est cadeau, ça régale en 4K. Et comme je sais que vous êtes là pour vous rincer l’oeil parce que chaque fois, ce sont les articles sur la nudité et le sexe qui ramènent le plus de monde, vous voyez que je ne vous laisse pas repartir sans rien vous mettre sous la dent.

Bon, il n’y a pas que Tom, cependant. Zendaya est incroyable elle aussi et la relation entre les deux personnages fonctionne tellement bien que certaines scènes n’ont presque besoin de rien pour me rendre triste. Le film ne cherche pas à effacer le twist de la perte de mémoire de MJ, ce qui m’a rassuré. Ce serait tellement facile de faire revenir tous les souvenirs de MJ au bout de trente minutes et d’annuler immédiatement le sacrifice du film précédent, mais ils prennent heureusement une direction plus intéressante.

MJ n’est pas la même qu’avant parce qu’elle a vécu quatre années sans Peter. En même temps, quelque chose reste et c’est là que Zendaya gère vraiment bien. Il y a des réactions, des regards, des choses qu’elle semble reconnaître sans savoir pourquoi et nous, on voit évidemment tout dans les subtilités de son jeu (certains disent qu’elle est mauvaise actrice et je ne comprendrai jamais pourquoi). C’est triste de voir Peter aussi seul tout en étant physiquement entouré des gens qu’il aime.

Leur relation est super bien écrite parce qu’elle ne consiste pas à reconstruire artificiellement ce qui existait avant : Peter doit presque découvrir une nouvelle MJ qui est pourtant la même personne – sauf quand Jean la possède. Par contre, MJ qui ne hurle pas quand il la transporte dans New-York et Peter qui ne capte pas ? Sérieusement ?

Toutes les scènes entre Peter et MJ m’ont rendu fou. Quand il revient de sa première mission tout content de pouvoir lui annoncer qu’elle peut rentrer chez elle et qu’elle, elle a lu la lettre et demande à lui parler sans le masque ? De l’or en barre, tout simplement. C’était tellement, tellement bien !

Les retrouvailles

Ned fonctionne très bien lui aussi et je suis content qu’il ne soit pas juste devenu « l’ancien meilleur ami de Peter qu’on voit deux minutes ». Jacob Batalon retrouve instantanément cette espèce de naturel qui rendait leur duo aussi sympa et ça participe beaucoup à ce que raconte la fin. Pour moi, Ned se souvient très clairement de quelque chose. Le geste revient sans qu’il réfléchisse, comme si le sort pouvait effacer le souvenir de Peter sans réussir à supprimer complètement les réflexes construits pendant des années. J’adore cette idée de mémoire du corps, surtout parce que MJ semble elle aussi commencer à retrouver quelque chose après avoir été figée par Jean.

C’est là que Brand New Day réussit vraiment à prolonger No Way Home sans l’annuler. Le sort de Dr Strange avait toujours laissé un nombre incroyable de questions, j’en avais déjà parlé à l’époque parce que je ne comprenais pas comment MJ et Ned pouvaient se souvenir de leur vie au lycée sans Peter ou comment Happy pouvait connaître May sans savoir qui était son neveu. Le quatrième film ne règle pas tout, loin de là, mais j’aime énormément l’idée que le sort ne soit peut-être pas capable de détruire complètement ce que les gens ont ressenti. MJ et Ned ont oublié Peter Parker, mais des années de relations ne sont pas juste une liste d’informations que Strange peut effacer proprement d’un coup de baguette magique. Surtout qu’il n’a pas de baguette magique. Bref, vous me comprenez.

Les retrouvailles avec MJ et Ned sont géniales, à la fois quand Peter se présente comme Maynard et est clairement juste en manque de ses amis et quand il passe un aprèm avec eux en tant que Peter. D’ailleurs, la gaffe de MJ qui l’appelle Peter, c’est bien écrit, je trouve. C’est peut-être un peu gros qu’elle soit si rapidement familière avec lui, mais elle le cerne si bien en si peu de temps. Ai-je déjà dit que j’étais amoureux de MJ (et Zendaya) ? Non. Si, forcément. Autant que de Peter et Tom Holland. Quel couple agaçant de perfection !

Et tout ça fonctionne aussi et encore mieux parce que le film fait finalement beaucoup parler ses personnages de ce qu’ils ont perdu. Jean est entièrement guidée par la mort de Sara, Peter par May mais aussi par MJ et Ned qui sont toujours en vie et pourtant absents de sa vie, Banner a passé des années à essayer de se débarrasser de Hulk avant de comprendre qu’il devait vivre avec lui et Frank est évidemment défini par ses propres morts. Les flashbacks Jean/Sara m’ont moins touché, mais quand Peter utilise sa propre douleur pour essayer d’atteindre Jean, là, ça fonctionne. Faire revenir May quelques instants suffit évidemment à me toucher et je trouve ça assez beau que Peter sauve encore quelqu’un grâce à ce qu’elle lui a appris. Et puis le message du film gentiment écrit sur la tombe de May ? Aider quelqu’un, c’est aider tout le monde, c’est noté.

Une écriture si riche en détails !

C’est probablement pour ça que le film tient aussi bien malgré tout ce qu’il contient : la richesse et la qualité de l’écriture. Parce que sérieux, quand on fait la liste, c’est n’importe quoi : l’évolution des pouvoirs de Peter, Jean Grey, Damage Control, Hulk, Frank Castle, Yelena et les New Avengers, MJ, Ned, DeWolff, les conséquences du sort, les mutants, les expérimentations, tout un tas de combats et suffisamment de petites références Marvel pour que j’en aie probablement raté la moitié malgré deux visionnages. C’est pas de ma faute, la veste Leroy Merlin (non) du figurant m’a déconcentré en cours de route. C’est un sacré chantier, l’air de rien, j’ai cru que j’allais abandonner l’article franchement – contrairement au film qui est long, certes, mais qu’on ne sent pas passer tant que ça vu qu’il avance assez bien à chaque fois… tout en faisant passer son message.

Il y a en plus plein de petits gags et références qui fonctionnent sans qu’on nous les pointe du doigt pendant cinq minutes. Le Friendly Neighbor, les petits détails autour de Spider-Man, Star Wars avec Ned et sûrement un paquet de trucs que je n’ai toujours pas captés… c’est exactement ce que j’aime avec ces films. Je peux suivre l’histoire normalement et mon cerveau de geek est en parallèle occupé à chercher des conneries dans le décor ou des références à d’autres comics (eh, la fille aux mèches blanches dans le bus là, y a pas à nous faire ça si ce n’est pas Malicia). Michael Giacchino aide aussi énormément à retrouver immédiatement cette version de Spider-Man. Son thème musical est installé depuis tellement longtemps maintenant qu’il suffit de quelques notes pour que tout revienne (surtout que bon, j’ai l’habitude de l’entendre dans l’Avengers Campus de Disneyland aussi), et j’aime la manière dont la musique peut accompagner les grosses scènes sans oublier les passages beaucoup plus intimes avec Peter.

C’est amusant parce qu’au final, malgré tout ce que je viens d’écrire, je ne pense pas que Brand New Day soit le meilleur des quatre. No Way Home garde une place à part pour moi et je ne suis même pas sûr qu’un autre film Spider-Man pourra reproduire un jour ce que j’ai vécu devant. Il y avait le film, bien sûr, mais aussi Andrew Garfield, Tobey Maguire, Daredevil, les anciens méchants et une salle qui explosait à chaque nouvelle apparition. C’était une expérience collective autant qu’un film. Ici, même avec un succès encore plus énorme, l’ambiance était moins folle dans ma salle et le film lui-même est moins construit comme une succession de moments impossibles.

Mais qu’est-ce que c’est efficace ! J’ai adoré retrouver Tom Holland, Zendaya et Jacob Batalon, j’ai envie de revoir Sadie Sink en Jean Grey même si j’ai envie de gueuler sans fin sur ce qu’ils font de son histoire. Cretton réussit surtout à prendre tout le casting complètement dingue et à ne pas perdre Peter au milieu. J’ai ri, j’ai eu peur pour MJ, puis pour Peter, je me suis demandé pourquoi quelqu’un continuait volontairement à vivre à New York après tout ce qui arrive là-bas depuis quinze ans et j’ai cru pendant quelques minutes que Mosaic allait devenir une référence connue mondialement. On peut rêver.

Et après ?

La dernière partie m’a surtout donné énormément envie d’en voir plus. MJ semble commencer à se souvenir de Peter, Ned se rappelle très clairement quelque chose, au moins physiquement, et le sort de Strange paraît donc beaucoup moins définitif qu’on pouvait le penser. Il y a de quoi faire avec ça pendant plusieurs films et c’est aussi ce qui rend l’idée d’attendre encore quatre ans assez insupportable. Surtout que je veux aussi voir où Jean va aller, ce que Damage Control prépare, ce qu’il advient de Banner et comment Peter va gérer ses nouveaux pouvoirs une fois le chaos immédiat terminé.

Et puis… cette scène après le générique. Je dois quand même parler de tous les gens qui sont sortis avant parce que ça me frustre toujours autant, surtout que les plans de New York pendant le générique étaient très sympas. Vous avez regardé un Marvel, vous savez très bien qu’il y a potentiellement quelque chose après, pourquoi partir maintenant ? Bon, pour le coup, j’avoue qu’ils n’ont peut-être rien perdu d’indispensable parce que j’étais moi-même un peu dégoûté après avoir attendu aussi longtemps pour… ça. Le Spider-Tracker, l’espace et une nouvelle promesse que Spider-Man reviendra, super.

J’espérais au minimum avoir une confirmation du prochain film où Peter apparaîtrait et, évidemment, je vais immédiatement me contredire parce que j’espère aussi très fort que ce soit Avengers: Doomsday sans qu’on me le dise avant. J’aimerais tellement avoir une vraie surprise et voir Tom Holland apparaître dans le film sans avoir eu six mois d’annonces, de bande-annonce et de photos de tournage avant. On verra, je vais en tout cas continuer d’essayer de garder un maximum de surprises, comme d’habitude et comme avec ce film.

Voilà, j’ai déjà revu le film, j’ai réussi à écrire un article gigantesque dessus et j’ai encore l’impression de ne pas avoir parlé de tout. Je crois que ça dit assez bien à quel point j’ai aimé. Vivement Doomsday maintenant. Et avant ça, vivement VisionQuest (oui, je vais aussi faire un article sur la D23 à un moment… à dans deux semaines et demie, hein).

Prévisible Ténor

Salut les cinéphiles,

Aujourd’hui (hum, bon, le mercredi de la publication officielle de cet article en tout cas), j’ai eu l’occasion d’aller voir Ténor au cinéma. Ce n’est pas du tout le genre de film que je vais voir habituellement, déjà parce qu’il y a Michèle Laroque à l’affiche et que je n’en suis pas fan…

Alors pourquoi aller le voir ?

Ténor - film 2022 - AlloCinéTout simplement parce que la bande-annonce m’en a donné envie. C’est suffisamment rare pour être souligné : la bande-annonce était bien foutue pour donner envie, avec quelques vannes, certes, mais surtout avec une bonne présentation qui intrigue. Un livreur de sushi qui finit par bosser à l’Opéra de Paris, c’est inattendu. Le problème ?

La bande-annonce n’est pas si bien finalement : comme beaucoup d’autres, elle en révèle tellement que le film n’a plus beaucoup de surprises à nous livrer une fois qu’on est en salle. Toute l’histoire est assez prévisible, au point d’en devenir parfois insipide.

Ce n’est heureusement pas le cas des performances vocales du film. C’est à peu près le seul intérêt que j’en tire après coup : MB14 est un excellent rappeur, c’est aussi un ténor fascinant, et le mélange des deux genres musicaux est une vraie réussite. J’aime bien pouvoir compléter ma playlist après avoir vu un film, et là, c’est sûr que ça a été le cas.

Quelques bonnes surprises…

Côté acteurs, j’ai aimé à peu près tout le casting, y compris Michèle Laroque qui était parfois là où je ne l’attendais pas ; avec un rôle qui n’était pas sans rappeler par moments le jeu de Virginie Efira – mais je ne saurais pas dire pourquoi, peut-être l’après En attendant Bojangles ? Bien sûr, la vraie surprise est l’interprète du personnage principal, mais il y en avait d’autres en cours de route. Par exemple, j’étais content de retrouver Eliot de Fais pas ci, fais pas ça dans un (trop) petit rôle du film.

…et des défauts.

Par contre, côté scénario, je ne suis vraiment pas fan. C’est un film français, certes, mais à une sauce très américanisé. C’est un peu un American Dream à la française, avec des efforts qui ne sont pas assez sentis tout du long et une fin beaucoup trop idéaliste. Bien sûr, il s’agit d’un beau message, mais pour le coup, j’ai largement préféré les manières de faire d’En Corps. Le plus frustrant est aussi que ce film s’inscrit dans un modèle que je n’aime pas beaucoup : celui qui me donne envie d’avoir une suite qui ne viendra jamais. Je suis formaté aux séries et ça n’aide pas, mais vraiment je suis sorti frustré de la salle de cinéma parce que je n’en avais pas eu assez.

Je termine le film avec beaucoup de questions sur la suite, je trouve que certaines scènes auraient été dispensables si c’était pour finir sans nous raconter l’histoire et surtout, la décision finale d’un des deux personnages principaux est frustrante, car on ne sait pas bien ce qui la motive – on le devine tout au long du film, mais ça donne envie d’en savoir tellement plus. Malheureusement, ça n’arrivera pas, parce que ce n’est jamais qu’un petit film français.

À voir ou pas ?

Malgré tout, je vous le conseille si vous avez encore l’occasion d’aller le voir en salle quand j’arriverais à publier cet article : il vaut le détour parce que je le trouve original pour un film français, parce qu’il est relativement bien écrit (je me marre toujours devant les échanges de SMS en revanche) et parce que c’est un vrai plaisir pour les oreilles. En fait, le principal intérêt est peut-être là : le film nous fait découvrir un vrai artiste – et si vous aimez les messages un peu cheesy, ou simplement les films, vous en sortirez encore plus ravi que moi, probablement.

C’est bien, c’est divertissant… mais il ne faut pas en attendre trop.

Dr Strange in the Multiverse of Madness


Salut les cinéphiles,

Le jour attendu depuis cinq mois est arrivé : ce matin, j’ai eu la possibilité de me rendre dès la première séance au cinéma, et j’en ai bien profité. J’ai donc pu voir le dernier Marvel à sa sortie, à l’une des premières séances… mais dans un petit cinéma. La salle n’était pas comble, même si on était quand deux même nombreux pour une séance matinale.

C’est toujours un avantage ce genre de salle… mais c’est un peu dommage car ça n’avait pas l’ambiance électrique que j’avais pu avoir lors d’Endgame ou du dernier Spider-man… Forcément. Ce n’est pas si grave, après, mais ça joue forcément sur mon opinion du film. Attention, j’enchaîne donc sur mon avis, d’abord sans spoiler… mais je sais que moi, je les vis déjà comme du spoiler les avis.

Est-ce que j’ai aimé ? Il va falloir que je revois le film pour me faire un avis définitif, et ça tombe bien car c’est déjà prévu pour demain. En attendant, j’écris l’article aujourd’hui et je dois bien avouer qu’il y a une part de moi qui est un peu frustré car ce n’était absolument pas le film que je m’attendais à voir. N’ayant pas vu la bande-annonce avant, je ne savais pas à quoi m’attendre, mais je m’imaginais plein de choses.

Mon plus gros problème avec le film ? J’ai trouvé que ça manquait parfois de cohérence dans l’écriture des personnages et que ça allait trop vite en besogne parfois. Cela dit, ça reste un excellent Marvel, avec un changement de ton et d’ambiance que l’on doit à Sam Raimi qui nous fait ce qu’il sait faire de mieux, à savoir un brin d’horreur (très soft, mais ce ne sera pas tout public) et une musique qui décoiffe dans ses quelques notes bien trouvées pour faire rappel et fan-service pile aux bons moments.

Voir aussi : Le résumé Marvel pour les néophytes 3 (Phase 4)

Le fan-service ? Il y en a plein, et ça marche toujours, franchement. J’ai eu de bonnes surprises ce matin, ce qui fait que le film se classe directement dans les films que j’ai beaucoup aimé. M’enfin, on va en parler plus longuement ci-dessous, avec les spoilers cette fois. Avant ça : oui, il y a deux scènes à voir dans le générique, hein, et oui, il fallait avoir vu WandaVision pour bien comprendre ce film…

Trop rapide en besogne

Je sais parfaitement que c’est une volonté du film de nous plonger bien vite dans son intrigue, mais j’ai eu du mal à accrocher au départ. Le début très vif est une bonne chose, mais ça ne permet pas d’introduire correctement le personnage d’America. Disons que ça donne l’impression qu’on devrait la connaître déjà et que ça ne fonctionne pas tellement ensuite parce que l’on manque d’attaches pour la connaître.

Même une fois développée dans le film, on sent que les raccourcis sont souvent pris. Je veux dire, son meilleur moment là, on se fout de qui ? Évidemment que ce genre de trucs ne montrerait pas le moment où ça vire au cauchemar ?? Très étrange comme scène, et très fan service aussi d’inclure un couple LGBT pour s’en débarrasser avant d’en montrer quoique ce soit. Mais bon, passons, c’est ce que fait le film aussi.

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J’ai eu ce même sentiment de film qui allait trop vite à plein de moments : la réintroduction de Wanda se fait sans vraie explication de ce qu’il s’est passé dans WandavisionJe trouve ça vraiment surprenant, j’étais sûr qu’on aurait un résumé, au moins un petit journal télévisé vu rapidement pour nous rappeler Westview. Là, le parti-pris est clair : il fallait avoir vu la série. C’est un peu moins vrai pour What if (quel kiff, cela dit !) où les personnages n’ont pas besoin de beaucoup plus d’introduction vu le contexte.

Enfin, les livres au cœur de l’intrigue de ce film sont des éléments très importants de la mythologie Marvel, surtout en ce qui concerne le Darkhold… Et pourtant, ils sont introduits à la va-vite dans le film, et tout aussi vite dégagés à la fin, sans qu’on ne mesure vraiment l’impact que ça aura. Toute la conclusion du film est trop rapide à mon goût de toute manière, parce que je suis resté sur ma faim concernant Wanda, le troisième œil ou la scène mid-générique.

Des personnages qui font marche-arrière ?

Le plus dérangeant est toutefois l’écriture des personnages ici. Concernant Dr Strange, je trouve ça vraiment raté de nous ramener Christine après six ans sans la voir. Oui, ça fait déjà six ans que le film est sorti, et je dois dire qu’il est facile d’oublier son existence quand on voit le nombre de films dans lesquels Dr Strange est intervenu depuis. Pourtant, on nous informe ici que lui ne l’a pas oublié. Cela ne devrait pas me surprendre, c’est l’amour de sa vie (et du multiverse), mais elle retombe comme un cheveu sur la soupe en début de film. L’actrice gère tout, heureusement.

J’ai eu du mal à cerner America également. J’ai eu le sentiment qu’elle passait le film à changer d’avis : d’abord, elle fait confiance à son Strange, ensuite à celui de notre monde qui lui sauve la vie, mais en fait non, mais en fait si, mais en fait non, mais en fait si. Et puis, bon, pourquoi est-elle surprise qu’il la retrouve vite dans les rues de New-York si elle connaît l’étendue de ses pouvoirs ? Et pourquoi accepte-t-elle le thé d’un inconnu alors qu’elle vient de se dire de se méfier de tout dans le multiverse ? D’ailleurs, pourquoi vole-t-elle de la nourriture si elle se méfie de tout ? Et cette scène, aïe, j’ai eu du mal avec l’humour du film. D’accord, la scène post-générique est hilarante, mais enfin, cette scène fiat de Steven un énorme connard quand même ? Il vole de nourriture et se retourne contre le propriétaire légitime pour environ trois semaines ????

Désolé, mais je trouve que ça casse son image. Et c’est un détail, évidemment, ça n’empêche pas d’apprécier le film dans son ensemble, mais c’est juste étrange de se rendre compte que le film déraille par moment concernant ses personnages principaux. Après, vous vous douterez probablement que mon plus gros problème vient de Wanda.

Je l’adore et l’actrice fait un boulot formidable pour nous vendre un scénario qui n’arrête pas de changer son personnage. La fin de WandaVision nous la montre certes en train de feuilleter le Darkhold, mais… ses enfants l’appellent au secours ? Finalement, ce n’est pas du tout l’intrigue du film où ses enfants vivent leur meilleure vie dans le multiverse, et sans pouvoir par contre. Sans père aussi ? Un détour de Vision aurait été le bienvenue.

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La série nous montrait aussi une Wanda apaisée dans son deuil… Nous la retrouvons en Sorcière Rouge encore plus détruite qu’avant Westview. D’accord, ça s’explique par le Darkhold et le pouvoir que celui-ci a sur elle, je le sais bien, m’enfin, ça n’est pas hyper efficace quand on enchaîne les deux ; ça donne juste l’impression que tout ce que la série a construit est balayé d’un revers de main. C’est très sincèrement ce qui m’a donné le plus de mal à accrocher le film, parce que j’avais trop l’impression qu’on me détruisait le personnage et son évolution géniale de la série.

Le film se rattrape bien sur sa fin, sauf que celle- ci est vraiment bâclée. Elle laisse un goût de « tout ça pour ça » où ça aurait pu être bien plus simple pour Wanda de réfléchir deux secondes à ce qu’elle faisait comme le soulignait Strange dans tout le film… Cela aurait été cohérent avec le personnage d’ailleurs, je suis un peu dépité de la voir tomber du côté des méchants juste comme ça. Bref, je reste sur ma faim, et j’ai hâte de retrouver Wanda plus tard. Je refuse de croire qu’elle soit morte malgré son sacrifice. Je refuse de croire qu’on ne reverra pas Tommy et Billy (moins bons acteurs dans ce film, bizarrement ?). Après, sa mort (temporaire) pourrait expliquer qu’Agatha soit libérée pour sa série, qui n’aurait plus à être uniquement dans le passé. Affaire à suivre.

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Et le MCU dans tout ça ?

C’est le problème des univers qui se développent trop, mais l’autre gros point négatif du film, c’est qu’il est trop isolé dans son coin du MCU. Déjà, cette affaire des rêves qui nous montrent le multiverse, je suis moyennement convaincu et je suis sûr que ça entre en contradiction avec de précédents films. Il faudrait les revoir, mais il y a forcément eu d’autres rêves dans le MCU à un moment ?

Au-delà de ça, ça limite vachement les variants tout au long du film. Nous sommes loin de ce que proposait Loki. Avec un titre pareil, j’attendais en fait beaucoup plus de voyages dans d’autres univers (la scène du premier voyage de Strange est géniale, j’aurais aimé en voir davantage), de variants marrants et surtout beaucoup plus de caméo ou apparitions de héros du multiverse ou des films.

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Difficile de ne pas se poser de questions sur l’absence de certains, franchement. Wong étant là, je m’attendais à voir débarquer Shang-Chi par exemple. A l’inverse, quel plaisir de voir les franchises être enfin réunies avec le débarquement des 4 fantastiques, des X-Men (la meilleure surprise, mais l’introduction est vraiment artificielle par contre) ou même des Inhumans (je ris encore de la réplique de Wanda sur la bouche de Black Bolt, c’était incroyablement badass). Peut-être que le film se concentre trop sur d’anciennes franchises et pas assez sur les personnages que l’on connaît du MCU finalement.

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Bien sûr, le film s’inscrit tout de même dans la veine du MCU, avec des répliques vraiment cultes, du « I can do this all day » au « This is me being reasonable », en passant donc par ce « what mouth? » ou la réplique sur l’injustice faisant de Strange un héros quand il enfreint les règles, mais j’avais parfois l’impression qu’on s’en détachait trop. Cela ne m’a pas empêché de kiffer, heureusement.

Génial malgré tout !

Bien sûr que j’ai adoré le film malgré tous ces points négatifs, mais j’ai hâte de le revoir. Je vais pouvoir laisser toutes les frustrations de côté pour me concentrer vraiment sur le meilleur : les jeux des acteurs, la musique, les répliques kiffant es, le fan-service. Tout y est pour fournir un spectacle visuel vraiment réussi.

D’ailleurs, tant que je suis à parler du visuel, je tiens à dire que j’adore vraiment le film pour ses effets spéciaux et ses scènes d’action. Contrairement à d’autres films, et notamment le dernier sorti, je n’ai pas eu de mal à lire les scènes d’action. Tout est fluide, on comprend toujours où est chaque personnage et qui est chaque personnage. C’est un plaisir pour les yeux de pouvoir tout suivre sans trop se poser de questions.

Je sais, ça devrait être la base, mais c’est loin d’être le cas depuis dix ans, que ce soit au cinéma ou à la télévision (bordel, il y a des séries dans lesquelles il fait tellement sombre qu’on ne voit rien). Moins plaisant pour les yeux, en revanche, étaient certains twists du scénario.

Je le disais en intro, mais le film n’est pas tout public : il y a des moments qui virent à l’horreur parfois, et même au gore. Black bolt, pour commencer, mais aussi ce Strange cadavérique, le craquement de nuque provoqué par Wanda ou les âmes des damnés seront capables de donner des frissons aux âmes sensibles. J’en suis à me demander même comment ça se fait que le film se fasse si timide concernant Captain Carter. Cela dit, la suggestion était un excellent moyen de choquer aussi.

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Quand la fin du film est arrivée, j’étais donc triste de devoir me dire que ça y est, c’était fini. J’aime la piste ouverte par les scènes de fin et mid-générique, mais ce n’est pas non plus les scènes qui répondent le plus à mes attentes. Concrètement, on nous tease uniquement Strange, en le laissant de nouveau très à l’écart du reste de la franchise… Étonnant.

Allez, il me reste à me consoler en revoyant le film et en me lançant dans le visionnage de Moonlight à un moment ou un autre. Yay.

Le résumé Marvel pour les néophytes 3 (Phase 4)

Salut les sériephiles – et les cinéphiles, et les lecteurs, et les néophytes,

Il y a quatre ans déjà, je publiais un article écrit sur un coup de tête qui allait rencontrer beaucoup de succès : le résumé des 18 premiers films du Marvel Cinematic Universe. Un an plus tard, j’en publiais une deuxième partie pour se remettre tout en tête avant la sortie très attendue d’Endgame. Alors qu’Infinity War est diffusé ce soir à la télé, je me suis dit qu’il était temps de proposer un nouveau résumé… histoire d’être prêt pour Dr Strange and the Multiverse of Madness.

Le résumé ne sera pas forcément dans l’ordre des événements, mais il couvre les films et séries suivant(e)s : Endgame, Spider-Man: Far From Home, WandaVision, Falcon and the Winter Soldier, Loki, Black Widow, What if… ?, Shang-Chi, Eternals, Hawkeye et Spider-Man: No Way Home. J’aurais peut-être dû le faire avant ce résumé. Attention aux spoilers !

Voir aussi : Partie 1 | Partie 2


Endgame est en fait le début de la partie…

Avengers: Endgame en DVD : Avengers : Endgame - AlloCinéDans le résumé précédent, on se quittait sur un monde traumatisé par les actions de Thanos, qui venait de supprimer 50% des êtres vivants de la galaxie. Avant de disparaître, Nick Fury avait tout de même pu contacter Captain Marvel… Mais un peu en vain. Si celle-ci est revenue sur Terre pour prêter main forte aux Avengers, le plan a été vain.

En effet, quand les Avengers retrouvent Thanos, celui-ci a détruit les pierres qui permettraient de revenir en arrière et il n’y a plus rien à faire pour restaurer l’ordre des choses. Si Thanos est vite tué par Thor, il va falloir apprendre à vivre avec la moitié des êtres vivants en moins. Et ça fait beaucoup de monde une personne sur deux, tout de même.

Ce n’est que cinq ans plus tard que l’on peut retrouver tous les héros de la saga. En effet, il va falloir cinq ans à nos personnages pour avoir une idée de génie : remonter le temps à la recherche des pierres d’infinités quand elles existaient encore pour ensuite inverser les actions de Thanos. Le problème, c’est que certains, comme Iron Man, ont eu le temps de se faire toute une vie depuis. Si Hawkeye a déprimé et est devenu un tueur à gages en l’absence de toute sa famille, Tony Stark, lui, a pu avoir une petite fille.

Hors de question d’annuler cinq ans de sa vie : à la place, il propose de faire revenir tout le monde cinq ans plus tard, à l’endroit de sa disparition. Il n’y a plus qu’à espérer que personne n’avait disparu en étant au beau milieu d’un avion, parce que ça va faire mal comme mort ça. Bref, tout n’est pas pensé jusqu’au bout quand même, et j’aimerais tant qu’on puisse voir davantage le chaos des gens qui disparaissent/reparaissent.

Voir aussi : Avengers Endgame

Un sauvetage et beaucoup de sacrifices

Black Widow Official Movie Special : Titan Comics: Amazon.fr: LivresL’essentiel n’est toutefois pas là. L’essentiel, c’est qu’en réussissant à faire tout ça, nos héros ont déglingué pas mal le cours du temps… Et il y aura des conséquences. Déjà, Black Widow est morte, et ça fait chier pas mal de gens, à commencer par son meilleur ami Hawkeye (qui n’a pas réussi à se sacrifier à sa place sur Vormir) ou sa sœur Yelena. Parce que oui, Natasha avait une sœur qu’elle avait retrouvé peu de temps avant. Toutes deux s’évertuaient à ramener l’ensemble des Black Widows à la raison : des femmes hyper entraînées et lobotomisées, ça n’était pas hyper rassurant pour l’avenir de l’humanité tout de même.

Voir aussi : Black Widow vaut-il le coup ? Oui.

Poster Hawkeye - Affiche 2 sur 15 - AlloCinéEt quand Yelena réapparaît après cinq ans de disparition, c’est pour apprendre la mort de sa sœur ? Normal qu’elle soit un peu énervée après Hawkeye. Pourtant, tout finit bien entre eux, ils avancent et font le deuil de Natasha ensemble, en partie grâce à Kate, une nouvelle protégée d’Hawkeye – à qui on ne demande pas trop son avis. Oui, il s’en passe des choses dans les séries et les films, que voulez-vous.

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Autre conséquence du voyage dans le passé des Avengers ? Captain America est désormais à la retraite, parce qu’il a décidé de rester vivre dans le passé avec son Agent Carter. C’est très cool comme idée, même si ça cassait un peu la logique expliquée dans le film des branches temporelles. Qu’importe : maintenant qu’il ne peut plus venir en aide pour sauver le monde, le monde, et surtout l’Amérique, a besoin d’un remplaçant.

La vie continue…

The Falcon and the Winter Soldier - Stars and Stripes Poster, Affiche | All poster chez EuropostersPas de quoi s’inquiéter, c’est son pote Falcon qui accepte finalement de reprendre ce rôle, mais uniquement quand les événements l’y forcent. Et par « les événements », il faut comprendre toute une série dans lequel Bucky, le Winter Soldier, l’aide vraiment à faire ce choix. Ce n’est en effet pas le premier à reprendre le bouclier : John Walker le fait avant lui, finissant plutôt mal, d’ailleurs. Le super-sérum a un temps été mis en vente sur le marché noir, aussi, mais tout est à peu près rétabli à la fin de la série. A peu près ? Vous connaissez l’amour de Marvel pour les scènes post-générique et les mystères.

Voir aussi : The Falcon and the Winter Soldier (S01)

Une étrange avocate, Valentina de Fontaine contacte en effet John Walker pour l’embaucher. Le problème, c’est qu’elle a aussi recruté Yelena pour qu’elle se venge d’Hawkeye, donc il y a clairement une volonté de nuire que l’on retrouvera plus tard dans le MCU. Seulement, là, je m’égare. C’est tout le problème de cet univers : il est en expansion constante et ça devient compliqué de tout envisager. Revenons donc aux conséquences désastreuses de la chute de Thanos.

Vous aurez retenu que Thanos était mort… eh bien, à force d’aller dans le passé, les Avengers ont fini par attirer l’attention d’un Thanos de 2014 peu heureux de savoir qu’il allait perdre. Il a donc débarqué dans le futur pour tuer tout le monde, sans succès.

…Des héros endeuillés

Gardiens de la Galaxie 3: GOTG Vol. 3 Tournage dans les délais, James Gunn confirme, dateC’est plutôt Thanos qui finit par mourir, mais ça se fait au détriment de la vie de Tony Stark, qui meurt dans la bataille pour en venir à bout. Certes, on récupère au passage une nouvelle Gamora et on se retrouve avec une Nebula un brin perturbée qui seront très chouettes dans le prochain Gardiens de la Galaxie (j’espère toutefois les voir dans Thor, car normalement, elles sont parties dans le même vaisseau que lui – devenu obèse et déprimé par cinq ans à se sentir loser), mais ça n’en reste pas moins une mort dramatique.

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Une autre mort dramatique a été celle de Vision : démantelé lors de la première bataille contre Thanos, au Wakanda, Vision a ainsi définitivement perdu la vie sans la pierre d’Esprit. Quand Wanda revient, elle se retrouve dans un monde endeuillé par cinq ans de disparition sans l’amour de sa vie, dont elle retrouve le corps aux mains du S.H.I.E.L.D.

Ceux-ci ont pour projet de ranimer Vision, mais ils n’y arrivent finalement qu’avec l’aide inattendue de Wanda elle-même, qu’ils ont tenté de faire passer pour terroriste pendant un temps. Et oui, le deuil de Wanda la fragilise tellement qu’elle est exploitée par une autre sorcière, Agatha Harkness, qui n’hésite pas à se jouer d’elle. Wandavision - Reality Rift Poster, Affiche | All poster chez EuropostersUn peu malgré elle, Wanda prend donc la ville de Westview en otage et s’y imagine une vie de parfaite ménagère comme dans les sitcoms qu’elle adore.

De cette série d’événements, il faut retenir que Wanda a le pouvoir de faire revenir le Vision qu’elle imaginait, alors qu’un Vision 2.0 est désormais dans la nature, qu’elle s’est créée deux jumeaux adorables, Billy et Tommy, et qu’elle est désormais la Sorcière Rouge, une sorcière surpuissante en possession du Darkhold, un livre de sorts qui la rend suffisamment puissante pour qu’elle puisse le consulter en projection astrale alors qu’elle est en train de se boire un thé dans une cabane isolée dans les bois.

Voir aussi : WandaVision (S01)

Ah oui, Wanda s’en veut un peu d’avoir torturé des dizaines de gens dans la ville de Westview en les gardant otage de ses illusions. Elle vit désormais retranchée du reste du monde… mais elle entend aussi ses fils l’appeler au secours. Elle risque d’être vite tiraillée entre ses nouvelles aspirations à la paix sociale et cet appel au secours, surtout si…

Les timelines et multiverses s’emmêlent.

La dernière affiche de Loki dévoile un mystérieux nouveau personnageBen oui, parce que dans tout ça, il ne faut pas oublier que les Avengers ont déstabilisé totalement une timeline en 2012 pour réussir à inverser le plan de Thanos. Loki parvient à s’enfuir dans cette timeline, avec le Tesseract et juste après la bataille de New-York. Cependant, il ne va pas bien loin : une police temporelle, la TVA (Time Variance Authority) décide de l’arrêter avant qu’il ne détraque plus le cours du temps. L’anomalie Loki, ils la connaissent bien : ce n’est pas la première fois qu’ils doivent l’arrêter et Loki découvrira bien vite qu’il existe de nombreuses versions de lui – qu’on appelle Variant, parce que le scénario a été écrit avant le covid, oups.

Parmi celles-ci, il y aura notamment Sylvie, une Loki au féminin dont il s’éprendra jusqu’à ce qu’elle le trahisse, provoquant au passage un vrai problème en démultipliant les Timelines. En effet, une fois face à un homme tout puissant, Kang, qui leur affirmait être le maître du destin (et de la TVA), elle fait le choix de le tuer plutôt que de le remplacer. Ce faisant, elle créé un multivers avec de nombreuses ramifications entre des branches jusqu’ici bien distinctes. C’est problématique, parce que Loki se retrouve coincé dans un monde où ses potes de la TVA ne le reconnaissent plus.

Voir aussi : Loki (S01)

Cette création d’un multiverse risque fort de revenir au cœur des préoccupations de tout le monde à partir de mercredi, lorsque Dr Strange va devoir y faire face. Mais là encore, ce ne sera pas la première fois qu’il y fait face – du moins, un de ses variants y a déjà eu droit. Ainsi, on a appris qu’un gardien du multiverse existait : il se contentait d’observer tout ce qu’il se passait et différents mondes qui semblaient conduire à leur perte.

What If Episode 4 - Critique Sombre Strange - LesComics.frLe problème, c’est qu’il a existé un monde où Ultron a pris tellement de pouvoirs qu’il s’est mis en tête (ou en programme) de détruire l’ensemble du multivers pour détruire l’humanité, toujours. Le Watcher – le nom de ce gardien – s’est alors mis en tête de réunir une équipe d’Avengers venu des quatre coins du multivers. Dans celle-ci, on retrouvait une Captain Carter au féminin… mais aussi un Dark Dr Strange, un qui avait détruit son propre univers en ne pouvant pas récupérer l’amour de sa vie. Et ce Dark Dr Strange qui a les plein-pouvoirs après avoir absorbé un tas de magie ? Il ne nous a pas été présenté par hasard.

Voir aussi : What if…? (S01)

Euh… Et notre Dr Strange dans tout ça ?

Il est pourtant loin du caractère cool du Dr Strange que l’on connaissait jusqu’ici. La dernière fois que nous l’avons vu, il venait en aide à un Peter Parker bien dépassé par les événements. Après avoir disparu pendant cinq ans, Spiderman est revenu à la vie pour mieux se faire démasquer par Mysterio, un allié temporaire devenu super-vilain. Le problème ? Il l’a démasqué devant le monde entier.

Voir aussi Spider-man : Far from Home

Spider-Man : No Way Home | Les Toiles FilantesPeter n’a eu d’autres choix que de demander à Dr Strange de lui venir en aide pour faire oublier au monde entier l’identité de Peter Parker – à l’exception de ses proches et d’une liste conséquente de personnes. Bref, Peter est tellement incertain de ce qu’il souhaite que le sort dérape et nous ramène plusieurs méchants qui connaissaient l’identité secrète de Peter Parker… mais aussi plusieurs variants de Peter Parker.

Une belle aubaine pour Marvel : le scénario s’écrit tout seul et permet de retrouver des acteurs ayant interprétés Spider-man ces vingt dernières années (et même un peu plus d’ailleurs). Les reverra-t-on ? On peut l’espérer. Le Peter Parker du MCU a réussi à les renvoyer chez eux, de même que les méchants guéris par ses soins et redevenus gentil… mais pas sans se sacrifier au passage, demandant à Dr Strange (contre qui il s’est battu temporairement avant ça, tout de même) de faire en sorte que le monde entier oublie l’existence de Peter Parker cette fois. Bon, le monde entier, mais probablement pas un Venom qui est venu un temps dans notre univers. Tout cela nous laisse Peter encore plus en deuil qu’avant : il a désormais perdu Tony, mais aussi sa tante… et l’amour de sa vie ne se souvient plus de lui. Bordel, quoi.

Voir aussi : Mon avis à chaud sur Spider-man No Way Home

Toujours plus de pistes ouvertes…

Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux en Blu Ray : Shang-Chi et la légende des Dix Anneaux - AlloCinéC’est donc la dernière apparence que l’on connaisse pour Dr Strange : il nous a effacé Peter Parker de l’univers… Et il l’a oublié lui-même. Ben mince, ça ne va pas nous aider à savoir de quoi parlera le film. Tant mieux, je préfère me garder la surprise. J’ai un petit espoir d’y revoir toutefois Shang-Chi et sa meilleure amie : tous deux ont accepté de venir en aide à Wong, le meilleur ami de Doctor Strange. En effet, celui-ci cherche l’origine des dix anneaux puissants maîtrisés par Shang-Chi, avec l’aide de Captain Marvel (retour en juillet 2023 pff) et d’Hulk (retour prochainement dans une série She-Hulk). M’enfin, ça risque d’être loin de nos préoccupations du multivers, pas vrai ?

Voir aussi : Shang-Chi est un bon film Marvel (#33)

On ne sait jamais. Dans le même genre, si Thanos est mort, nous ne sommes pas au bout de nos peines pour autant : il a un frère, Eros, qui vient de faire son apparition dans le schmilblick lui aussi… En effet, Eros est un Eternals qui entre en contact avec Théna, Makkari et Druig, trois Eternals eux aussi, pour leur affirmer qu’il sait où retrouver Sersi, Phastos et Kingo, qui viennent d’être kidnappés sur Terre par Arishem, un Céleste.

Les Eternels" de Chloé Zhao : "un film nul, bête, mou et inutile" d'après Le Masque & la PlumeVous êtes perdus ? Moi aussi, un peu : les Eternals ont été créé par un Céleste et ont pour but d’aider à l’humanité… en protégeant aussi au passage la Terre, qui était une coquille d’œuf pour un autre Céleste. Yep, la Terre était juste un œuf en fait. Seulement voilà, les Eternals ont eu la bonne idée de se prendre de sympathie pour l’humanité et ont empêché l’Emergence, c’est-à-dire l’éclosion de cet œuf.

Voir aussi : Eternals, deux films en un, finalement (#45)

Doctor Strange in the Multiverse of Madness - film 2022 - AlloCinéTout ça ne devrait pas beaucoup plus être au programme du Marvel de mercredi prochain… mais je préférais en parler pour ne pas me retrouver encore plus embêté lors du prochain résumé pour néophytes. M’enfin à ce stade, je reconnais que ça devient vraiment compliqué d’être un néophyte et de prétendre tout suivre et comprendre aux films… Parce que même en étant à fond et en ayant rédigé cet article, je sais qu’il y a des pistes que je n’ai pas revisitées (je n’ai même pas parlé de Monica, mais elle ne devrait pas avoir un impact tout de suite ?) et probablement un peu oubliées, et pourtant, on a déjà eu du teasing et des annonces post-génériques… On verra, écoutez.

En attendant, je me sens assez armé pour le film de mercredi, j’ai peur des spoilers (je n’ai même pas regardé l’affiche en détail, hein !) et j’espère n’avoir rien raté en ne regardant pas Moonlight (pour le moment) !