Films vus en 2020 #34

Salut les cinéphiles,

Nous revoilà partis pour une nouvelle semaine à parler de films que j’ai pu voir ces dernières semaines. Même si le mois d’août est bien entamé désormais, je n’en suis qu’au mois de juin en ce qui concerne cette liste de films… L’avantage, c’est que j’associe juin au début de l’été (et pourtant, ce n’était pas une période agréable côté boulot) donc j’ai moins l’impression d’être en retard ! Au programme, de l’horreur, de la romance ado et un film pour enfant. Normal.

Novinky z kategórie Herci » Daniel Radcliffe (Harry Potter ...

La dame en noir

Non, je n’avais toujours pas vu ce film qui avait fait l’événement en castant Daniel Radcliffe juste après Harry Potter dans un rôle radicalement différent. Je n’étais pas encore prêt à le regarder, tout simplement. Avec le temps, ça va mieux, et voir Daniel Radcliffe jouer un adulte et papa ne me fait plus si bizarre. En ce qui concerne le film, ben ma foi… Je ne regrette pas de ne pas avoir payé une place de cinéma.

Il y a des scènes sympathiques et j’aime bien le concept du film, notamment une de ses premières scènes avec les trois gamines et la fenêtre, qui est qu’une dame en noir se balade et que des enfants meurent régulièrement dans un village où se rend le personnage de Daniel Radcliffe pour savoir quoi faire de la maison de la fameuse dame en noir.

Par contre, je suis moins fan des développements du film, et notamment de sa conclusion. C’était bien à voir, c’est un film d’horreur divertissant, mais sans plus.

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Bad Match

Encore un film d’horreur de plus à mon actif, encore un « mouais ». J’ai bien aimé le concept, mais je trouve que c’était beaucoup, beaucoup trop prévisible, même si je n’avais pas exactement tout deviné, j’avais au moins l’élément principal. De quoi ça parle ? D’un homme qui collectionne les filles sur une appli de rencontre, jusqu’à ce qu’il tombe sur une femme qui prend un peu trop mal le fait qu’il couche avec elle sans vouloir s’attacher, alors qu’elle est attachée, elle.

Rapidement, les choses partent en vrille et virent au thriller (plus qu’au film d’horreur d’ailleurs) avec du drame et l’implication de la police. Je n’en dis pas plus pour ne pas spoilé. J’ai bien accroché à certaines scènes, mais il y a un sexisme vraiment pas terrible et d’autres scènes qui m’ont fait lever les yeux au ciel. Rien d’exceptionnel.

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Five Feet Apart

Il faut croire que Riverdale ne me suffit pas ou que j’étais curieux de voir à quoi ressemblait Jug sans son bonnet… Non, je déconne, ce n’est qu’après coup, pendant le film, que j’ai capté que c’était lui. Prime video m’a mis le film en avant et je me suis dit « pourquoi pas ? » parce qu’après tout, j’aime Les Bracelets rouges et que je trouvais ironique ce film sur deux adolescents malades devant rester à plus d’un mètre d’écart en plein déconfinement et distanciation sociale.

Verdict ? C’est une jolie histoire d’amour adolescente, dans la lignée de Nos étoiles contraires. Ce n’est pas incontournable, c’est sympathique et les personnages sont attachants, quand bien même ils sont parfois très cons aussi. Ouais, en fait, c’est surtout ça que je retiens du film, ils m’ont fait péter un câble à être des adolescents débiles. Désolé pour les ados !

Complètement Dingo depuis 25 ans | Ton petit look

Dingo & Max

Franchement, je n’avais jamais entendu parler de ce Disney avant, mais je me suis dis pourquoi pas pour rentabiliser Disney + et parce que j’étais avec quelqu’un adorant le film ! C’est un Disney très sympa, avec un petit roadtrip et des aventures marrantes. Parfait pour les enfants, parfait pour poser son cerveau et passer un bon moment. Vous connaissez les Disney, je pense que vous voyez d’avance de quel genre de film il s’agit. Je vous le conseille si vous ne le connaissez pas, c’est très sympa et sur la relation père/fils, ça change un peu des autres Disney (et des milliards de princesses ou pères morts en cours de route).

tumbbad | Tumblr

Tumbbad

J’ai hésité à faire un article à part pour ce film tellement je l’ai adoré. Trouvé sur Prime Video, je l’ai regardé parce que j’ai vu qu’il avait une note dingue sur IMDB et que je cherchais un très bon film d’horreur en bonne qualité. Pour la qualité, Prime Video est incontournable, mais les sous-titres sont en anglais. Pour les sous-titres VF… Youtube est votre ami. À vous de voir, je vous conseille vraiment la qualité de l’image si vous pouvez comprendre la VO (il y a tout de même du vocabulaire spécifique).

Bon, et pourquoi en faire un article à part alors ? Tout simplement parce que c’est un coup de cœur, et un vrai, parce que j’ai déjà vu le film trois fois en trois mois. De quoi ça parle ? Aïe, difficile de ne pas spoiler ! Concrètement, le film commence par une voix off nous racontant la légende du fils d’une déesse qui a voulu lui voler son argent et sa nourriture. S’il a pu voler la richesse infinie, avant d’atteindre la nourriture, il a été puni par ses frères et sœurs et la déesse a fini par le sauver en le mettant dans son ventre. La légende a évidemment un impact de nos jours sur une ville maudite par la pluie éternelle pour sa cupidité et son envie de trouver cette richesse infinie.

tumbbad Tumblr posts - Tumbral.com

Pourquoi ça marche si bien ? Le film nous dépayse et nous déstabilise en s’appuyant sur des légendes fécondes que nous ne connaissons pas vraiment. Sa narration est complexe : on ne comprend rien pendant un bon moment du premier visionnage, mais on a peur quand même. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas dit qu’un film me faisait peur, pour de vrai. Je survends un peu, mais vraiment une scène du début du film m’a vraiment inquiété : comme on ne connaît pas du tout la légende ou ce style de film hindou, on est inévitablement perturbé par ce qu’on voit.

Le film semble d’ailleurs passer à côté d’un potentiel énorme au départ, mais il retombe plutôt bien sur ses pieds. On comprend peu à peu l’intrigue, on pense savoir où l’on va, on est surpris plusieurs fois et on se retrouve à crier pour la survie des personnages sans même s’en rendre compte. Un coup de cœur comme je n’en ai pas souvent, donc…

tumbbad | Tumblr

Le revoir est presque nécessaire pour mieux le savourer. Le revoir une troisième fois, c’était juste pour le kiff, parce que vraiment, il est superbe : belles images, bons jeux d’acteurs, musique entraînante et effets spéciaux qui suivent comme il faut. En plus, il y a même une morale à déduire du film. Parfait !

Bref, foncez-le voir dès ce soir, s’il vous plaît, même s’il est long !

🏳️‍🌈 Films vus en 2020 #33

Salut les cinéphiles,

Comme convenu la semaine dernière, je continue aujourd’hui la liste des films LGBT vus à l’occasion du mois de la Pride en juin dernier. Il y a aussi des films vus plus récemment, mais comme ça d’une pierre deux coups, je commence à rattraper petit à petit mon retard dans ces articles – de toute manière, je continuerai en 2021 de faire le point sur les films vus en 2020, je crois aha !

Qu’importe cela dit, ce n’est pas le sujet, c’est donc reparti pour les films en question !

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Prayers for Bobby

Un très grand classique des droits LGBT que je n’avais encore jamais vus et qui, comme pour Philadelphia, serait probablement mieux passé si je l’avais vu lors de sa sortie qu’en 2020. Il n’est pas si daté ce film et les performances des acteurs sont éblouissantes, mais disons que ce n’est plus tellement le genre d’histoire que j’ai envie de voir.

Concrètement, il y est question de Bobby qui découvre et vit son homosexualité au sein d’une famille ultra catholique pour qui le Lévitique est à appliquer à la règle, mais uniquement quand il s’agit des homosexuels à damner, hein. C’est un très beau film sur l’acceptation, avec toutefois un tournant dramatique vraiment difficile à supporter. Le tout étant inspiré d’une histoire vraie, difficile de critiquer le scénario, par contre.

Bref, c’est à voir, et la fin du film est très inspirante. Elle est là pour ça, de toute manière !

Cousins (2019) - IMDb

Primos

J’ai cherché ce film pendant des mois avant de le trouver. Par le même réalisateur que Mon idylle vu il y a quelques mois, je voulais le voir simplement parce que le réalisateur semblait proposer des histoires un peu plus dans le sens de ce que j’aime regarder – à savoir des films LGBT qui ne vire pas forcément à l’immense drame psychologique.

Le ton est radicalement différent de Mon idylle, cependant, mais ce n’est pas grave : ça marche à fond. Cette fois, il est donc question d’un jeune homme vivant chez sa tante catholique (décidément c’est une constante) qui se voit forcé d’accueillir dans sa chambre un cousin éloigné qu’il ne connaît pas et qui sort de prison.

Ouais, bon, l’inceste, c’est chelou ; mais les acteurs sont très bons et ce n’est pas si dérangeant dans l’histoire car le film est juste une comédie, avec un humour dont on n’a pas trop l’habitude en tant que français biberonnés à la comédie américaine. J’ai éclaté de rire à plusieurs reprises et le film est une bonne surprise – pas un coup de cœur pour autant, mais il vaut le coup.

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Transamerica

Wait, c’est Lynette Scavo sur cette affiche ? Ah bah, je ne m’y attendais pas à ce film. Une fois devant, je me suis souvenu que si j’en avais déjà entendu parler, mais pas avant ! Ce n’est pas bien grave, de toute manière. Le film suit donc la vie d’une personne sur le point de se faire retirer le pénis pour enfin devenir la femme qu’elle a toujours été. Une semaine avant, cependant, un coup de fil lui apprend qu’elle a un fils dont elle ignorait l’existence. Oups.

Porté par un casting sympa (et oh mon dieu, c’est Stella Maeve en début de carrière dans cette scène ?) le film est assez prévisible dans sa construction de roadtrip et sa conclusion, mais il est là aussi un bel hymne d’acceptation et d’amour qui dépasse les différences. Si le choix de Felicity Huffman pose évidemment question, pour un film de l’époque, c’était déjà une belle avancée et elle y excelle, tout simplement. Bref, ça aussi c’était chouette à voir !

Tom of Finland | Les Arcs Film Festival

Tom of Finland

Un peu moins convaincu par ce film, mais on est de nouveau sur une histoire vraie, celle de Tom of Finland, mondialement connu pour son rôle dans l’industrie du porno, et plus précisément du dessin pornographie gay. Il dessine à merveille, hein, mais ce n’est pas tellement mon style de dessin. Quant au film, il propose des relations nous faisant découvrir le milieu gay en pleine guerre et dans des pays où l’homosexualité est interdite.

Le film vaut le détour pour sa leçon d’histoire et pour certaines performances – mais tous les acteurs ne s’y valent pas, notamment aussi pour le brio du casting de certains rôles dont les acteurs ont effectivement des traits faisant écho aux dessins de Tom of Finland. Par contre, définitivement, j’ai eu l’impression que le film était interminable…

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Mysterious skin

Film super bien noté par la critique et les téléspectateurs, mais auquel je n’ai pas accroché du tout, et pour cause. Il y est question de la vie de deux petits garçons. Le premier développe son homosexualité très jeune, en tombant amoureux de son coach pédophile. Ah. Rien que ça, j’étais déjà assez dégoûté par le concept pour ne pas accrocher, même si les acteurs sont excellents, parce que bon, faire jouer ça à un enfant, je trouve ça malaisant au possible.

Le deuxième garçon se réveille un jour dans la cave de ses parents après un match de baseball, saignant du nez, et ayant oublié les deux dernières heures de sa vie. Il grandit alors en étant persuadé d’avoir été enlevé par des aliens et en enchaînant les crises d’angoisse.

Il ne faut pas être un génie pour deviner où ça va ; et le film traite bien sûr des conséquences d’un viol et de la pédophilie sur la vie de jeunes adolescents… mais il est juste hyper gênant, à enchaîner les scènes de viols, de pédophilies et les détails glauques. Franchement, je ne le recommande pas… Au cas où ça vous intrigue quand même et que vous cherchiez une bonne raison de le voir, je vous dirais simplement que Michelle Trachtenberg est au casting dans un rôle pas trop insupportable pour une fois.

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My two daddies

Comme la semaine dernière, je me garde un coup de cœur pour la fin de l’article ! My two daddies retrace l’histoire d’un personnage de drag queen qui se retrouve à veiller sur le fils handicapé de sa voisine avec l’aide d’un mec tout juste rencontré, qui est avocat.

Si c’est un coup de cœur, c’est parce que les prestations des acteurs sont exceptionnelles là encore – à voir en VO évidemment, rien que pour la voix d’Alan Cumming. Le film réussit à rendre l’amour naissant de ses personnages principaux et de cette famille atypique qui se constitue bien malgré elle, et surtout malgré une société très homophobe – parce qu’évidemment, tout ça ne se passe pas en 2020 et pas dans un État où l’homosexualité est bien vue.

Si les personnages font tout garder l’enfant à qui ils sont attachés comme un fils, la bataille n’est pas simple et certainement pas gagnée d’avance. Le film souhaite faire passer un message et il le fait bien. Tous les personnages y sont attachants et dépassent les clichés ou a priori dans lesquels ils auraient pu être enfermés. Bref, c’est surtout un coup de cœur pour l’écriture des personnages. Je trouve également que le film se suffit à lui-même, ce qui n’est pas toujours le cas, tout de même…

C’est tout pour moi aujourd’hui en tout cas, mais c’est déjà pas mal sur ces deux dernières semaines. Un film de plus et je tombais dans l’overdose, je pense, parce que là, je la frôle déjà… On se retrouve la semaine prochaine pour, si je me souviens bien de mon mois de juin, parler un peu d’horreur !

🏳️‍🌈 Films vus en 2020 #32

Salut les cinéphiles,

Comme promis la semaine dernière, j’aborde aujourd’hui les films vus en juin… et pour la peine, je vous propose un pêle-mêle des films LGBT vus durant la période de la Pride. Je me suis dit qu’il valait mieux les compiler plutôt que de les répartir aléatoirement dans les articles comme j’ai pu le faire lors de mes visionnages… Et finalement, je me rends compte que j’ai surtout vu la partie « gay » du drapeau, très peu de trans et pas du tout de lesbien. Je me rattraperais !

PS : Finalement, il y en a tellement qu’on continuera la liste la semaine prochaine !

Voir aussi : Été 85, puisqu’il est encore au ciné, autant le caser ici 😉

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Hoje eu quero voltar sozinho (Au premier regard)

Leonardo a quinze ans et s’apprête à vivre la rentrée à Sao Paulo… Le twist ? Leonardo est aveugle et perpétuellement aidé par sa meilleure amie qui a clairement des sentiments pour lui. Seulement voilà, l’arrivée d’un nouvel élève, Gabriel, va bouleverser leurs habitudes.

J’ai bien aimé le film qui apporte un regard (sans mauvais jeu de mots) intéressant et pertinent sur le handicap de l’adolescent. C’est par moment une bonne comédie pour adolescents, je trouve, même s’il est classé comme « Romance/Drame », et c’est en tout cas une chronique juste et pertinente. Par certains aspects, ça m’a rappelé Atypical, mais ce qui rend le film atypique, c’est aussi qu’il est un film LGBT, histoire de rendre tout ça encore un peu plus touchant. C’était très sympathique à regarder.

Photo du film Clément, Alex Et Tous Les Autres - Photo 3 sur 6 ...

Clément, Alex et les autres

Le film raconte la vie d’un propriétaire d’un appartement gay qui ne souhaite avoir que des gens de la communauté comme colocataires. Il vient tout juste de rompre avec l’un d’eux, le laissant lui et son autre colocataire lesbienne à la recherche d’une troisième personne pour occuper une chambre. Prévisible, mais sympathique et avec de bons moments comiques.

Il ne s’agit pas vraiment d’un film, on est sur un format hybride avec un court-métrage assez long, mais pas encore long métrage pour autant… Bon, ce n’est pas grave, ça n’empêche pas de le voir et d’en ressortir avec un avis finalement assez mitigé. Production française, j’ai trouvé que c’était sacrément bien monté et plutôt intéressant dans la galerie de personnages attachants qu’il propose.

Pour autant, pour un format court, j’ai trouvé ça vraiment long à regarder et il y a toute une partie qui se la joue film d’auteur français qui m’a un peu décroché du film. C’est d’autant plus gênant que la fin est dans ce genre-là et que du coup, ben, merci, non merci. De mémoire, c’est inspiré d’une pièce de théâtre et ils ont ajouté des passages dont on aurait pu se passer, je trouve, mais qui apportent tout de même un certain recul.

C’était sympathique à regarder, mais ça ne m’a pas marqué outre mesure. Quant au comique, il n’éclipse pas le drame… C’est même plutôt l’inverse.

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Another gay movie

J’ai vu toute la saga, mais autant dire que ça ne mérite pas vraiment un article à part ou un paragraphe par film, parce que j’en ai qu’une chose à dire à chaque fois, alors je vous la joue de manière générale. Si c’est très drôle à regarder, la saga est largement en-dessous de Another Teen Movie à mon goût, mais peut-être aussi que j’ai vu ce dernier au bon moment – à savoir quand j’étais adolescent.

Peut-être qu’Another Gay Movie m’aurait plu tout autant à l’époque, mais à voir à 27 ans bon, c’était drôle et loufoque, mais la compilation de clichés peut être lassante et ce n’est pas spécialement accrocheur. De toute manière, cette saga a le but de faire rire et c’est vrai que j’ai beaucoup rigolé. Par contre, il y a un humour très particulier et un côté parfois pipi-caca ou inceste qui m’a laissé totalement de marbre (et heureusement que c’était tourné à l’humour, sinon j’en aurais vomi).

Deux mois plus tard (déjà !), je dois bien avouer que je n’en garde pas un souvenir impérissable. Pire, j’ai déjà oublié les trois quarts du films, comme trop souvent face à ce genre de parodies : je regarde, je ris, j’oublie. Je pense que je pourrais le revoir aujourd’hui et être surpris de certains détails. Il faut dire aussi que je ne suis pas resté attentif tout du long… Oups !

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The Cakemaker

Un film vraiment bien noté, mais qui m’a particulièrement dérangé par moments tant son histoire est étonnante. On y suit la vie d’un pâtissier qui s’embarque dans une relation avec un homme marié à une femme, vivant dans un autre pays.

Déjà, rien que ça, c’était bizarre. Mais quand l’homme marié meurt et que son amant décide d’aller rendre visite à sa femme, on entre dans une histoire vraiment perchée à laquelle j’ai eu du mal à accrocher aussi, parce que mince, quoi, dis la vérité putain. Ou au moins, dis que tu connaissais le mari, parce que là, t’es flippant.

Le personnage principal reste une énigme à mes yeux et c’est embêtant pour un film qui se déroule de son point de vue et souhaite que l’on s’attache à lui. Là encore, c’est un film avec de très jolis moments, mais le drame l’emporte totalement. De toute manière, c’est une constante des films LGBT avec laquelle j’ai beaucoup de mal : la fin est trop souvent dans le drame, les happy ends n’existent pas et mince, ça finit par être lassant. Enfin, j’y reviendrai probablement dans le prochain article où l’on verra la compilation embêtante de films à la fin désastreuse (et au moins un autre coup de cœur).

Un autre coup de cœur ? J’ai gardé le premier pour la fin de cet article !

Voir aussi :More than only, un film LGBT coup de cœur.

The Danish Girl - Emilisterique

The Danish girl

Depuis le temps que j’avais envie de voir ce film, c’est enfin chose faite et je ne le regrette pas. En plein débat sur la transphobie de JK Rowling, ça me paraissait être la chose à faire de regarder ce film, même s’il prête à débat par le choix de son interprète – un homme incarnant une personne transexuelle quand il serait apparemment trop simple d’embaucher directement une personne concernée.

Et force est de constater qu’Eddie Reydmane est véritablement un acteur d’exception : dans le rôle de la première transition, il excelle et nous vend totalement son personnage. C’est le métier même d’un acteur, je le sais bien, mais ce ne doit pourtant pas être si évident à faire. Ici, le changement de personnage est visible selon qu’il interprète Lili ou l’homme qu’elle était avant.

Bien sûr, il s’agit là encore d’un drame puisque c’est inspiré d’une histoire vraie, mais le film m’a totalement conquis. J’étais plongé dans son ambiance et son personnage principal est loin d’être le seul à être attachant. La seule, d’ailleurs. Tout dans le film m’a plu, à commencer par l’histoire, donc, mais aussi le casting, les costumes, le maquillage et la réalisation qui est magnifique. Forcément, avec une artiste au cœur de son histoire, il fallait que le cadrage du film soit parfait et il l’est. La photographie d’un film est souvent un facteur que l’on néglige en tant que grand public, mais quand c’est bluffant comme dans ce film, on se rend compte que c’est loin d’être un détail tout de même.

Bref, c’est à voir, et si possible avant de se renseigner sur tout ce qui ne va pas d’un point de vue militant (malheureusement, il y a des choses). Partons du principe qu’il faut bien commencer quelque part et que c’est mieux que rien du tout, c’est toujours ce que je tente de faire dans ce genre de situation !

Rendez-vous la semaine prochaine pour les six prochains films 😉

Voir aussi : Tous les films évoqués sur le blog

 

Films vus en 2020 #31

Salut les cinéphiles,

C’est avec plaisir que je vous annonce que cet article sur mes films vus en 2020 va enfin sortir de la période de confinement, ce qui fait que mon retard va se réduire drastiquement car j’ai réduit le rythme depuis. Oh, j’irai quand même facilement à 200 films visionnés pendant l’année, mais en attendant d’y arriver, c’est reparti pour les derniers jours de confinement !

Film : Mama, ou comment j'ai été traumatisée.

Mama

Vous aurez compris à présent que j’ai fini par me découvrir un faible pour les films d’horreur depuis mon visionnage de La Cabane dans les Bois il y a quelques années. Et ça tombe bien : j’ai plein de choses à rattraper dans ce genre. Ce film en faisait partie, parce que j’en avais souvent entendu parler.

Verdict ? J’ai beaucoup aimé cette intrigue que j’ai trouvé plutôt originale : deux fillettes sont enlevées par leur père qui vient juste de tuer leur mère, mais elles vont vite se retrouver orphelines et protégées par Mama, un esprit dont je ne peux pas dire grand-chose de plus sans trop vous spoiler. Le point faible du film est finalement son casting qui n’est pas toujours aussi brillant que ce qu’il pourrait être, mais l’ensemble est assez satisfaisant malgré tout.

Côté intrigue, il y a un ou deux jumpscares et des effets spéciaux qui permettent bien de rendre ce que veut le scénario du côté de la tension et de la peur. C’est efficace en son genre et il y a tout de même des surprises en cours de route. Pas un coup de cœur, mais un bon film d’horreur.

House at the End of the Street (2012). Tyler Reynolds (Nolan ...

La maison au bout de la rue

Vendu comme film d’horreur par le catalogue de Prime Video, ce film n’est qu’un simple thriller, mais il a l’avantage d’avoir réussi à me balader totalement. Peut-être que j’étais fatigué après deux mois sur mon canapé, mais je n’ai pas vu venir l’ensemble des twists d’un film par ailleurs pourtant très prévisible.

On y suit la vie d’une adolescente et de sa mère qui s’installent dans une maison (au bout de la rue, donc) assez isolée, voisine d’une autre maison dans lequel a eu lieu un double meurtre des années plus tôt. Le double meurtre constitue la scène d’introduction du film et nous met dans l’ambiance assez vite… Sans ça, je serais probablement parti en cours de route car le début du film n’est pas exceptionnel.

Jennifer Lawrence n’est pas encore aussi rôdée que ce qu’elle peut l’être aujourd’hui dans ce film, mais ça se regarde bien et il y a quelques scènes marquantes qui font que j’ai bien aimé l’ensemble. Si vous en avez l’occasion, regardez-le !

L'INSULTO - Trailer Ufficiale Italiano GIF | Gfycat

L’insulte

Dernière soirée du confinement, ça y est ! Pour le terminer, rien de tel que ce film qui ne me tentait absolument pas au premier abord et dont la première moitié m’a ennuyé à mourir. Vraiment, ça donnait envie de sortir dans la rue immédiatement, hum.

Concrètement, le film raconte l’histoire d’un ouvrier de chantier faisant du zèle et d’un propriétaire appréciant peu ce zèle, finissant par une insulte. Le seul problème, c’est que le film se déroule à Beyrouth et que ça se fait sur fond de haine religieuse entre chrétien libanais et réfugié palestinien, alors l’escalade est importante : cette petite insulte de rien du tout dérape en incident géopolitique qui dépasse totalement tous les personnages.

La seconde partie du film est donc bien plus intéressante pour montrer au mieux les raisons et justifications de chacun, quand la première partie donne juste envie de leur dire à tous de se calmer parce qu’il n’y a pas de raison de s’énerver. Ce dérapage est super frustrant, donc, mais bon, c’est peut-être la vision occidentale qui me fait ça. Pas de quoi en faire un plat… mais de quoi faire un film qui réussit à devenir intéressant avec le temps, si on lui consacre du temps. Et puis, je ne connaissais pas grand-chose du Liban avant ce film, et c’est toujours bien d’élargir un peu son horizon culturel.

Neel Sethi – petitsfilmsentreamis

Le Livre de la Jungle

Il faut bien justifier l’abonnement Disney + de temps à autre, alors je me suis décidé à regarder ce film, mais en live action. Le dessin animé était très loin dans mon souvenir, la version Netflix beaucoup moins. Honnêtement, Disney a réussi à plus me marquer que la version Netflix. Après, rien d’exceptionnel ou de bien nouveau dans ce film.

J’ai passé un bon moment devant, c’est époustouflant par moment du côté des effets spéciaux (dommage, ce n’est pas une série, ça ne compte pas pour le Bingo Séries), même si les animaux qui parlent sont parfois peu crédibles (inévitablement) et c’est sympathique aussi, d’autant que le très jeune acteur s’en sort à merveille. Toujours pas un coup de cœur, mais tout ne peut pas être coup de cœur après tout !

Bambi - Blog de Sparkling-disney

Bambi

Après la forêt magnifique du film précédent, pourquoi ne pas enchaîner avec un dessin animé connu justement pour son cadre magnifique ? Grosse surprise de redécouvrir le film, déjà parce qu’il ne dure qu’une heure et quart quand je le pensais bien plus long. Enfant, il me paraissait durer des heures… Au moins, ça permet de mieux comprendre les enfants qui s’ennuient devant les dessin-animés de 2h qui existent aujourd’hui !

Autre grosse surprise : le rebondissement qui a fait pleurer tous les enfants – mais pas moi, désolé ! – est bien plus tardif que je ne le pensais et la construction du film est vraiment bien réfléchie, avec un tour par chaque saison pour nous montrer l’évolution de ce prince… dont je ne me souvenais pas les traits si féminins, hum.

Panpan reste mon favori après tout ce temps et le film est une belle redécouverte, ne serait-ce que pour ses magnifiques dessins et sa musique toujours aussi enchanteresse. Bref, ça valait le coup de revoir ce film et je vous le conseille aussi (notons que c’est parfait pour s’endormir) !

Articles de movie-poster taggés "Choi Woo-shik" - Blog de movie ...

Dernier train pour Busan

J’ai toujours entendu beaucoup de bien de ce film, alors quand je l’ai vu sur Netflix, je me suis dit qu’il fallait quand même que je le regarde… Et j’ai bien fait, parce que ce fut un coup de cœur ! Cette histoire de train est bien mieux gérée que celle de Snowpiercer tout de même, et j’avais déjà beaucoup aimé ce film-là.

Concrètement, il est question du voyage en train de tout un groupe de personnes qui va découvrir en cours de route qu’une étrange épidémie s’empare de la population et les transforme un à un en zombie… Une histoire de zombies dans un train ? Ma foi, c’était fait pour me plaire et ça ne manque pas, surtout que les effets spéciaux sont très bons et les acteurs bien castés. Mieux : il y a des enfants pas trop relous et on s’attache malgré nous aux personnages que le film n’épargne pas toujours.

Il y a un sacré nombre de clichés et de moments prévisibles, notamment dans la construction des personnages tous stéréotypés comme l’exige ce genre de film, mais ça n’empêche jamais la pression de monter et le stress de se faire ressentir, donc pour le coup, j’étais scotché au canapé pendant un bon moment de ce film très long. Impossible de faire pause, non ? Un coup de cœur, je vous dis, si vous êtes passés à côté, allez-y les yeux fermés… Fin, ouvrez-les pour voir le film quand même !

Voilà donc qui nous fait toucher à la fin du mois de mai, à peu de choses près. Mercredi prochain, je reviendrai donc avec un article films lgbt pour le mois de juin et la Pride… En août, oui, mieux vaut tard que jamais, écoutez !