Films vus #46

Salut les cinéphiles,

Même si c’est férié, pas de repos pour le blog, je vous retrouve comme chaque mercredi avec mon avis sur quelques films vus fin septembre. Oui, cette fois, l’écart se réduit un petit peu entre la date actuelle et la date à laquelle j’ai vu les films… Pas de quoi vous inquiéter, avec le reconfinement, et même si je vais tout le temps au travail, le nombre de films vus est reparti à la hausse ! Bref, c’est parti pour six films différents :

tinalbion gifs Tumblr posts - Tumbral.com

You Might Be the Killer

Si vous me suivez sur Instagram, vous savez peut-être déjà que j’ai beaucoup aimé ce film que j’ai recommandé à Halloween pour ceux voulant voir quelque chose d’un peu fun. En effet, ce film est un slasher avec pas mal d’humour et rebondissements prévisibles, beaucoup de méta et des acteurs que j’adore. Il entre donc dans une catégorie de films que j’aime directement, surtout qu’il parodie les slahsers classiques des camps de vacances d’été aux States. Tout un programme.

Porté par Fran Kranz et Alyson Hannigan, je ne comprends même pas pourquoi j’ai mis tant de temps avant de le voir – et tant de temps à le découvrir parce que je l’ai déniché cet été uniquement. Pourtant, il s’agit là de deux acteurs que j’apprécie particulièrement grâce à leur implication dans le Whedonverse.

S’il n’est pas incontournable, le film a ses bons moments et est agréable à découvrir. Quant à l’histoire, j’ai déjà tout dit ou presque : on y suit un héros (Fran Kranz) qui essaie de survivre à un massacre dans le camp de vacances d’été dont il est animateur. Pour survivre, il décide d’appeler sa pote (Alyson Hannigan) restée en ville, parce qu’elle est spécialiste de films d’horreur et qu’elle pourra sûrement l’aider à savoir quoi faire. Classique, des twists marrants, à voir si vous aimez ce genre de films d’horreur (ou ces acteurs) !

Mientras duermes (2011) - FilmaffinityMientras Duermes (Malveillance)

Ah les espagnols, toujours des films étranges. Dans celui-ci, nous suivons la vie d’un concierge d’immeuble, César, obsédé par une des occupantes de son immeuble. Et ça tombe bien, parce qu’en tant que concierge, il a ses clés et il connaît son emploi du temps par cœur, comme il connaît la vie de toutes les personnes de l’immeuble. Même You n’avait pas réussi à rendre les stalkers aussi terrifiants !

J’ai beaucoup aimé ce film, même si je vous avoue que je l’ai lancé en VF histoire de bosser devant. Je pense qu’il vaut pourtant son pesant de cacahuète en VO, et je le reverrai peut-être pour mieux comprendre certains détails de l’histoire, parce qu’il y a tout de même un élément qui m’a clairement manqué à la fin. En tout cas, je vous le conseille – il est disponible sur Prime Video pour ceux qui ont un compte Amazon Premium !

Monster and the Last Refuge of the Damned – Madness and Media

Monster

Autre pays, autre ambiance avec ce film tiré d’une histoire vraie – et c’est un peu glaçant. Monster nous raconte la rencontre entre une (ancienne ?) prostituée et une jeune femme lesbienne cherchant à fuir sa famille catholique. Elles vont vite se plaire et vouloir satisfaire l’autre, mais les problèmes ne cesseront de les rattraper, forçant l’anti-héroïne à commettre quelques actes glaçants… qui lui valent malheureusement sa renommée.

Rarement un film n’aura autant réussi à me faire sympathiser avec des criminels, et c’est bien le but ici. Nous sommes sur un commentaire social des États-Unis et d’un système qui ne fonctionne pas, avec deux héroïnes qui veulent simplement s’en sortir, mais s’enfoncent chaque fois un peu plus dans la merde, les pauvres. Comme souvent avec ce genre de films, je n’ai compris qu’en cours de route que je connaissais le fait divers dont tout était inspiré… et ça m’a un peu blasé de connaître d’avance la fin.

Malgré tout, il restait une part de suspense, parce que l’affaire est vieille et j’espérais naïvement avoir le mauvais souvenir !

L'Idiot!», un conte politique sur la faille d'un immeuble et du monde |  Slate.fr

L’Idiot

Un film russe avec un tel nom, ça attire l’attention par rapport au roman de Dostoïevski… mais ça n’a finalement rien à voir. Le film n’en reste pas moins très plaisant, et là aussi c’est un commentaire social assez marquant, même si on change de pays. Concrètement, un homme se rend compte qu’un immeuble de huit étages est sur le point de s’effondrer, et il en avertit aussi vite que possible ses supérieurs, qui n’en ont rien à faire. Craignant un drame épouvantable, il se rend donc à l’anniversaire de la maire pour l’avertir, tout ça pour mieux découvrir que la politique, c’est un monde particulier aussi.

J’ai beaucoup aimé ce film et ses personnages, avec pas mal de clichés sur la Russie et sur la corruption politique en général. Il est assez triste et frustrant, en revanche, donc ce n’est pas à voir n’importe quand. De toute manière, je n’ai pas trouvé de VF, donc j’imagine que tout le monde ne se met pas à regarder des films en russe n’importe quand, alors…

En tout cas, c’est un film qui vaut le détour, même s’il faut s’accrocher au début, parce que c’est dépaysant.

Stalked - Film (2019) - SensCritiqueStalked

Fuyez, c’est super naze ! Pardon, mon avis est subjectif, forcément. Sam, mère célibataire qui laisse chez elle sans surveillance son bébé de quelques mois pour aller lui acheter des médicaments à la pharmacie (?????) se fait enlever en chemin. Heureusement, c’est une ancienne de l’armée, alors quand elle se réveille dans un entrepôt dans lequel elle est coincée malgré un tas de fenêtres à péter pour s’enfuir (??????), elle finit par trouver la solution pour échapper à son kidnappeur, dont on dit qu’il est stalker mais non, parce qu’il n’enlève pas que Sam et qu’il est surtout scientifique un peu fifou qui a trouvé le moyen d’être invisible.

OK, je spoile un peu, mais vraiment, le film n’a aucun sens et je ne suis allé au bout (en terminant tout de même en x4 !!) juste parce que j’étais curieux de découvrir comment tout ça allait finir et s’il y avait au moins un intérêt à un moment. Il n’y en avait pas.

J’ai rencontré le diable

Retour sur Prime Video pour ce film sud-coréen qui est un thriller de Kim Jee-Woon. Âmes sensibles, s’abstenir très fortement de cliquer, parce que le film est hyper violent et sanglant, mais bon, ça se devine dès le synopsis. En effet, on y suit un agent secret qui traque un tueur psychopathe pour se venger de la mort de sa fiancée. Le problème, c’est que sa soif de vengeance fait que le combat entre eux ne va pas connaître de limite et que l’escalade de violence sera chaque fois plus terrible.

Le film est glaçant, pas tout à fait recommandable pour tout le monde ni parfaitement crédible, mais glaçant. J’ai bien aimé l’action, j’ai bien aimé certaines scènes quand d’autres étaient juste trop violentes et de l’ensemble, je me rappelle surtout un certain dégoût face à des développements ne me plaisant pas. Je suis compliqué, je crois, et quand ça va trop loin dans la violence physique gratuite, ça a tendance à me déplaire… Du coup, sur un film comme celui-ci, c’est compliqué, inévitablement.

Comment les Sud-coréens sont-ils devenus les maîtres du thriller ? Partie 3  : KIM JEE-WOON – Là tout de suite !

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Films vus #45

Salut les cinéphiles,

Déjà deux semaines que je ne parle plus de films sur le blog, rien ne va plus, je vais accumuler du retard à nouveau, c’est moche. Moche, mais pas si grave après tout, parce que je m’y suis résolu. Il est tout de même temps de parler un peu plus longuement des films vus en septembre… avec un schéma de visionnage bien particulier : avec la rentrée scolaire, j’ai regardé peu de choses en cours de mois et énormément sur les derniers jours du mois. Bref, badaboum, nous voilà mi-septembre. Vous êtes dans l’ambiance, c’est bon ? Alors go !

Michael Fassbender & Alicia Vikander / The Light Between Oceans | Michael  fassbender and alicia vikander, Michael fassbender, The light between oceans

The Light Between Oceans

Ce film s’est avéré être un coup de cœur parfaitement inattendu. Il a été inattendu parce que son titre n’attirait pas plus que ça et parce que le début n’est pas vraiment mon genre de film, avec un côté très historique. Le film se déroule en Australie, après la Première Guerre mondiale et l’on y suit la vie d’un ancien soldat traumatisé par les combats. Il décide donc de s’isoler sur une île nommée Janus Rock, où il devient gardien de phare.

Présenté comme ça, avouez que ça ne donne pas spécialement envie, non ? Pourtant, le film est une bonne surprise pour la relation amoureuse qu’il va finalement mettre en avant, et pour son histoire de manière générale. Bien que prévisible à bien des égards, cette histoire parvient à être aussi bouleversante qu’elle le souhaite.

Côté esthétique, le film est magnifique à regarder, la musique nous entraîne et l’on s’évade avec les personnages sans trop de mal. Un coup de cœur, finalement, qui a même réussi à me tirer quelques larmes. Pff. Il y a quelques années, j’étais content de ne jamais pleurer devant rien. C’est parti loin cette époque.

The Nest (Il Nido) | Roberto De Feo e il cast raccontano il film

Il Nido

Il est rare que je regarde des films italiens, et c’est peut-être un tort, parce que j’ai bien aimé ce film. Il n’est pas incontournable, mais j’ai accroché à son ambiance mystérieuse. On suit cette fois la vie d’un petit garçon handicapé dans un grand château où toute sa famille veille sur lui. Oui, sa famille veille sur lui, mais elle l’étouffe aussi : le petit garçon n’a ainsi pas le droit de sortir du domaine – du nid familial, eh, c’est donc ça le titre.

C’est curieux, n’est-ce pas ? Qu’est-ce qui peut bien empêcher cette famille de sortir de son domaine ? La mère est-elle juste aussi cinglée que ce qu’elle en a l’air ? C’est particulier, parce que le film passe son temps à nous poser des questions, mais les réponses tardent à venir. Pour autant, j’aime bien l’idée de base et je trouve la mise en œuvre vraiment sympathique.

Après, c’est clairement un film qui va diviser. Si vous aimez accumuler les indices et ne pas trop savoir dans quoi vous vous embarquez, c’est parfait ! L’enquête n’est pas bien dure à mener, cependant, j’avais deviné avant les révélations de quoi il en retournait. Seulement, je me suis laissé séduire par l’ambiance du film, et c’est tout ce qui compte.

Phantom acquires remake rights for 'Ludo' | News | Screen

Ludo

Après mon coup de cœur pour Tumbbad, il était normal d’essayer de me diversifier un peu dans les films d’horreur en allant voir du côté des pays qu’on connaît peu. Ce film-là, je l’ai trouvé sur Netflix et j’ai eu bon espoir parce que l’algorithme disait qu’il allait me plaire, et parce qu’il n’était pas si mal noté. Par contre, j’en ressors plus que mitigé pour tout un tas de raison.

Ludo raconte l’histoire de deux jeunes filles qui fuguent pour aller en rencard avec deux jeunes hommes. Dépouillé de leur argent de manière surprenante, les jeunes se retrouvent à devoir chercher où passer la nuit – et, spoilers, ils finissent alors dans un centre commercial. Tout ça ne nous dit pas pourquoi le film s’appelle comme ça, je sais bien, mais c’est déjà un bon tiers du film. Le titre ? Il fait référence à un jeu, jeu qui entre en scène après la moitié du film et donne une toute nouvelle dimension au film.

Déjà, le problème est peut-être là : j’ai bien aimé la première partie du film, pas du tout horrifique, et quand l’horreur arrive, on ne sait pas trop d’où elle sort. La dernière partie du film part alors dans une espèce d’explication historique/mythologique des origines d’un jeu, et… ben en fait, on ne comprend rien du tout à ce qu’il se passe. C’est hyper décevant, parce qu’on met de côté tout le début du film pour autre chose.

Je ne déconseille pas le film pour autant, il a de bonnes scènes et il a eu un effet assez étrange sur moi, parce que j’étais fasciné par ce qu’il se passait – je n’arrivais plus à décrocher, je voulais vraiment comprendre. Seulement, ben… Je n’ai pas compris. Bref, j’étais déçu après ça, et j’ai eu l’impression de perdre pas mal de temps, même si certaines scènes sont marquantes, que les effets spéciaux sont bons et l’horreur bien présente.

Peut-être que c’était trop particulier pour moi ; en tout cas, j’ai trouvé ça plus mauvais qu’autre chose !

The Social Dilemma - Le digital pour tous

The Social Dilemma

Ah les américains ! Le tout Twitter américain s’extasiait tellement devant ce documentaire que je me suis dit que je pouvais bien aller faire un saut de ce côté-là sur Netflix. Le documentaire revient sur la menace que présente les réseaux sociaux, sur les aspects négatifs de ces nouveaux outils et promet presque de nous convaincre de désactiver nos comptes grâce à des interviews croisés de toute une armée d’américains ayant bosser à la conception de ces réseaux.

Concrètement, les personnes interrogées forment une liste vraiment impressionnante et… c’est bien pour ça que je suis surpris d’avoir assisté à un « documentaire » si inintéressant. On enchaîne du blabla avec encore plus de blabla, on a une partie fictive intéressante mais pas exceptionnelle pour illustrer les propos et dans l’ensemble, on n’apprend pas grand-chose. Peut-être que j’étais déjà trop sensibilisé sur le sujet pour apprendre vraiment quelque chose, peut-être que je ne me ferai jamais aux documentaires américains qui ne construisent rien mais empilent les anecdotes et errent sans fin.

Une chose est sûre, pour moi, la partie la plus intéressante, c’était… Le générique de fin ! C’est au cours de celui-ci que j’ai eu ce pourquoi j’étais vraiment venu : des exemples concrets d’utilisation des réseaux par ces personnes qui nous déconseillent de les utiliser alors qu’ils en sont les créateurs. Ça, c’était intéressant et ça aurait mérité d’être vraiment développé. Bref, ce documentaire devait révolutionner ma vie, autant vous dire que ça n’a pas porter ses fruits.

face claims - JENNIFER GARNER - Wattpad

Miracles for Heaven

Un bon film de dimanche, tout simplement. Inspiré d’une histoire vraie, et c’est ça le plus fou, ce film suit la vie d’une petite fille qui tombe malade du jour au lendemain et celle de sa mère qui va se battre jusqu’au bout pour comprendre quelle maladie a son enfant, et tenter par tous les moyens de sauver sa vie.

Hyper américanisé, ce film est porté par Jennifer Garner et une jeune actrice qui s’en tirent bien toutes les deux pour nous vendre cette relation mère/fille. L’histoire est absolument folle pour plein de raisons, on est sur du feel-good typique et vraiment, c’est bien pour le dimanche. En même temps, les films de Jennifer Garner, c’est souvent ça. J’adore cette actrice, pourtant, mais elle a des choix de films qui me laissent toujours un peu perplexe.

Timothy Green Sun | Green movie, Best movie lines, Movies

Timothy Green

Autant rempiler tout de suite, du coup, avec un autre film parfait pour le dimanche. Je ne saurais dire lequel des deux j’ai préféré. Dans celui-ci, qui est disponible sur Disney+, un couple apprend qu’il ne pourra pas avoir d’enfant et fait son deuil en imaginant l’enfant qu’ils auraient eu sur des bouts de papier. Ils enterrent ces papiers dans une boîte et au fond du jardin… mais dans la nuit un orage éclate, un éclair tombe sur l’emplacement de la boîte et il en surgit, vous l’aurez deviné comme moi je pense, un petit garçon, Timothy Green.

Ce don du ciel a toutefois une particularité aux jambes qui va avoir son importance pour la suite ; et l’on sait dès le départ que le couple ne le gardera pas à vie, puisqu’on les voit tenter de convaincre quelqu’un de leur permettre l’adoption. Très prévisible, ce film a souvent l’allure d’un conte. C’est du Disney, après tout ! Ca se sent, mais ce n’est pas négatif… si on est dimanche. Un autre jour, bof, je pense.

Allez, c’est tout pour moi ce soir, je retourne sur Twitter voir où en est cette élection américaine de dingue. A chaque connexion, un nouveau scandale a éclaté franchement…

 

Films vus en 2020 #43

Salut les cinéphiles,

C’est limite au bord de la piscine que j’écris cet article, mais elle est trop glacée pour que je puisse m’y baigner malgré une véritable journée estivale ici. Vous vous en foutez ? Oui, je comprends, mais j’avais envie d’en parler quand même, c’est tellement agréable d’être au soleil. Pourtant, je m’apprête à vous parler des films vus précisément quand je n’avais plus soleil, puisque j’en arrive enfin à début septembre.

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Mortal

Après un grand coup de cœur pour l’Autopsie de Jane Doe, il était assez logique de chercher à découvrir le dernier film de André Øvredal, son réalisateur. Par contre, on n’est pas du tout sur le même délire, à la fois dans l’histoire racontée et dans la qualité du film. Dommage.

Le film nous raconte l’histoire d’un américano-norvégien qui s’est isolé seul dans une forêt norvégienne pendant quelques années. Arrêté par la police car il est recherché pour avoir des informations sur un accident mortel survenu avant son exil, il rencontre une psychologue qui va lui venir en aide pour maîtriser (ou pas ?)… ses pouvoirs surnaturels.

Bon. Clairement, il y a de bonnes idées au départ de ce film, mais j’étais assez déçu de l’arrivée. La fin du film est bonne, hein, mais c’est décevant après la mise en place. Les effets spéciaux souffrent d’un budget assez limité que les acteurs ne parviennent pas à compenser dans chaque scène… Ce n’est pas non plus comme si le scénario était super solide, d’ailleurs : il y a des ficelles et des facilités qui sont prévisibles ! Bref, c’était un bon moment ce film, mais ce n’était pas exceptionnel.

Les Nouveaux Mutants : La sortie du film finalement confirmée pour 2019 ? | melty

The New Mutants

Ce film ! Je l’ai attendu depuis des années, tout ça pour aller voir le cinéma assez rapidement quand il est sorti… Je n’y suis pas retourné depuis, oups. Du côté de l’histoire, nous sommes donc avec de jeunes mutants dans l’univers X-Men qui sont considérés comme dangereux au moment de la découverte de leurs pouvoirs. Les ados se retrouvent alors enfermés dans une « division secrète » qui a tout de l’asile psychiatrique.

Vendu un moment comme un film d’horreur Marvel, le résultat a un goût légèrement décevant de ce point de vue-là. Oh, il a ses petits jumpscares, certes, mais rien de bien traumatisant. À part peut-être un monstre ou deux. Dans l’ensemble, par contre, le film est totalement tourné pour les adolescents. Résultat des courses, il m’aurait à peu près plu s’il était sorti quand il le devait, mais avec le temps, là, je dois bien avouer que j’étais un peu en-dehors du public visé.

Ce n’est pas grave du tout, j’ai quand même passé un bon moment, sans même reconnaître le beau-gosse du film – Henry Zaga – alors même que je venais de le voir dans Trinkets (Luca), mais en supportant une fois Charlie Heaton, qui est toujours dans des rôles que je n’aime pas. Le casting est donc top, le film sympathique et je suis déçu que le marketing et que des conditions extérieures au film enterre ce bout de franchise qui aurait pu être sympa. En sortant de la salle, j’aurais été motivé pour voir un 2 un jour. Il n’aura pas lieu, tant pis. Un moment de divertissement, donc, mais ce n’est pas Psychose non plus.

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Adam

Le film raconte l’histoire d’Abla, veuve et maman d’une petite fille, qui recueille chez elle Samia, une jeune femme enceinte qui a bien besoin d’un toit et d’un job dans son magasin de pâtisseries de Casablanca.

Je n’ai pas tellement aimé ce film que j’ai trouvé trop long à se mettre en place. Une fois dedans, il a des scènes vraiment marquantes et des personnages féminins vraiment bien construits. Peut-être qu’il me faudra le revoir un jour, quand j’aurais oublié plus de détails que maintenant, pour en apprécier pleinement certains ressorts. Pour le moment, ce premier visionnage n’était pas exceptionnel. J’étais assez inattentif, c’était en pleine rentrée scolaire compliquée et je ne garde qu’une ou deux scènes en tête. Tant pis.

Alive : le film de survival zombies qui cartonne sur Netflix est une réussite

Alive

Ah Netflix ! La plateforme de streaming nous a sorti un film de zombies sud-coréen assez sympathique, mais pas du tout au niveau du Dernier train pour Busan comme on tentait de nous le vendre. Nous suivons donc un personnage qui se retrouve enfermé dans son appartement en pleine apocalypse zombies, et autant vous dire, qu’il a oublié de faire ses courses de PQ avant son confinement forcé. Là-dessus, c’est marrant comme à chaque fois depuis le confinement, je ne peux que me faire la réflexion.

Bref, un huis-clos avec des zombies, c’est bien parti pour moi, quoi ! C’est un film très sympathique, j’ai bien aimé, mais je ne suis pas sûr qu’il soit incontournable. Disons que ça aide bien de l’avoir sur Netflix et que c’est sympa de changer un peu des gros (et moins gros d’ailleurs) films américains.

Ah, et gros plus tout de même : j’ai beaucoup aimé les acteurs !

The Devil (Bedazzled) | The Female Villains Wiki | Fandom

Bedazzled

En parlant de films américains, en voici un petit tout marrant qui ne casse pas trois pates à un canard, mais qui occupe agréablement une soirée de week-end… surtout après la lourdeur d’Alive et de son huis-clos. Ici, avec ce film, on est concrètement sur ce qu’est la série Lucifer, mais avec une diablesse à la place du diable.

Le film est bien drôle, c’est une comédie qui passe bien, même si elle a, je trouve, quelques longueurs… principalement à cause de sa construction inévitablement répétitive. C’est ce qui l’a, je pense, empêché de devenir culte, parce que je crois que ça doit pouvoir perdre quelques spectateurs en cours de route. Tant pis, moi je suis resté.

Je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, histoire de profiter de mes vacances tout de même.

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Films vus en 2020 #42

Salut les cinéphiles,

Comme chaque mercredi, je reviens avec vous aujourd’hui sur les différents films que j’ai pu voir en 2020, en continuant les films vus en août, et en espérant un jour réussir à rattraper mon retard de deux mois que je dois au confinement… En espérant que Macron ne fasse pas trop n’importe quoi dans les annonces de ce soir, parce que ça pourrait encore recommencer ce bordel si mes vacances devaient être annulées. Ne nous inquiétons pas trop en vain, et parlons plutôt cinéma, si vous le voulez bien !

Onward | The Disney Diva

Onward

Je commence l’article par un coup de cœur, j’aurais peut-être pu le garder pour la fin, du coup. Un coup de cœur ? Eh, il a réussi à me décrocher une larme alors que je pensais sincèrement que ce ne serait jamais qu’un dessin-animé de plus à la longue liste de ceux que j’ai pu voir dans ma vie. Merci Tom Holland ?

Grosso modo, le film raconte donc l’histoire de deux frères qui se retrouvent embarqués malgré eux dans une quête de la magie perdue, avec l’espoir de revoir leur père décédé. Le film a de très bonnes thématiques, parce que la magie perdue, c’est un peu, l’air de rien, le changement climatique ; et que l’amour entre deux frères, la place du sacrifice, l’admiration paternelle, tout ça tout ça. La mère n’est pas en reste, en plus, et le film est capable aussi de proposer des moments d’humour plutôt efficaces.

Son seul défaut doit résider dans le titre, totalement anecdotique dans le film… mais qu’il faut j’imagine prendre au sens philosophique sur le deuil ? Dommage, en français, « En avant » perd totalement cette dimension ; ça fait vraiment juste titre hors sujet avec un vague écho à la quête.

Qu’importe : ça n’empêche pas le film d’être génial ! Par contre, ne faites pas trop confiance au gif. En France, il faudra attendre 2023 pour le voir sur Disney +…

Tous les dieux du ciel : Le décrochage narratif en guise de note d'intention -

Tous les dieux du ciel

Qu’ai-je vu ? Le film m’a mis hyper mal à l’aise – rapport à ma vie perso, à vrai dire – dès sa première scène, et la suite m’a donné envie de croire qu’on allait peut-être avoir un excellent film d’horreur français. L’esthétique et les images ont ce qu’il faut pour provoquer la peur et l’inconfort. Les acteurs sont tous excellents… mais l’intrigue ? HEIN ?

Le film raconte la vie d’un homme qui s’occupe de sa sœur handicapée, à cause de lui, et qui vit en ermite, reclus d’une société qui, selon lui, le persécute. En gros. Je ne veux pas dire que je n’ai rien compris, car je crois qu’il n’y a pas grand-chose à comprendre. On est sur un court-métrage transformé en long-métrage, avec de bonnes thématiques peu abordées au cinéma (comme le poids du handicap, les maltraitances envers les non-valides ou les mineurs, etc.), mais ça ne marche pas du tout. Du tout. Côté intrigue, le film est perché. Je suis resté jusqu’au bout, et je ne sais toujours pas pourquoi, parce que finalement, le film n’apportait rien.

Après, je vous confirme qu’il met mal à l’aise à de nombreuses reprises et qu’il a le potentiel de bons films d’horreur… tout en restant finalement un simple film à la française, à la limite du film d’auteur. Le côté hybride qui en résulte n’a pas réussi à me convaincre. Du tout.

Netflix eurovision Tumblr posts - Tumbral.com

Fire Saga Eurovision Song Contest

Là, on ne passe franchement pas loin du coup de cœur avec ce film que j’aurais dû voir dès sa sortie, surtout que l’Eurovision a vraiment beaucoup manqué cette année. Netflix a eu le nez fin de sortir le film cette année, même si c’est un simple hasard du calendrier, car le film réussit à nous filer notre dose d’Eurovision, l’air de rien, avec un film qui enchaîne les chansons dignes du concours et qui sont toutes plus catchy les unes que les autres. Vraiment. Je les écoute encore. Peut-être en ce moment-même, d’ailleurs… En fait, et je n’arrive toujours pas à savoir laquelle est ma préférée.

L’histoire du film est assez simple : elle nous raconte l’histoire d’un duo islandais qui se retrouve à devoir participer à l’Eurovision, son rêve, suite à un hasard d’heureux – et moins heureux – événements. C’est une comédie à l’humour souvent perché et au casting très réussi, surtout qu’on y retrouve pas mal d’artistes connus, que ce soit Demi Lovato en participante malchanceuse ou juste tout un tas d’artistes de l’Eurovision dans un mash-up très réussi.

eurovision song contest: the story of fire saga | Tumblr

Le film n’est pas un incontournable et il est dommage que l’actrice ne soit pas la vraie chanteuse ; il n’est pas un coup de cœur parce que j’ai détesté son personnage principal (qui ne mérite pas sa partenaire de scène, soyons honnêtes). Il a plein de petits défauts dans son intrigue… mais je le reverrai forcément un jour, parce qu’il était fun et que je ne sais pas si on aura une prochaine édition de l’Eurovision en 2021 avec cette deuxième vague qui nous arrive dans la tronche (quelle surprise, vraiment…).

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Ghostbusters

J’ai totalement négligé mon affiche des 100 films à voir cette année, mais cet été, pendant mes vacances, je me suis retrouvé avec une amie qui n’avait jamais vu non plus ce film culte par une après-midi pluvieuse. Nous nous sommes donc décidés à le lancer et… Le film vieillit mal, désolé ! Il est chouette pour sa musique (définitivement géniale et culte), il a ses quelques moments sympathiques et des effets spéciaux impressionnants pour l’époque, mais j’ai vraiment du mal à comprendre ce qui a pu lui donner son statut de film culte, au-delà des effets spéciaux donc, et du casting qui est très bon, certes, mais qui ne m’a pas paru exceptionnel non plus. Enfin, il y a cette voix grave qui est exceptionnelle et m’a perturbé tout le film, je reconnais.

Bref, j’ai l’impression qu’on m’a survendu ce film toute ma vie et je ne vais pas me faire des amis à l’écrire comme ça, je sais bien, mais heureusement qu’on était deux pour voir ce film, sinon je me serais probablement ennuyé. La suite de la saga attendra donc.

GIF whip it roller skating roller derby - animated GIF on GIFER - by Cerendis

Bliss (Whip it)

Ah, ça faisait longtemps que je n’avais pas vu Ellen Page comme je n’ai jamais commencé Umbrella Academy finalement ! Bliss raconte l’histoire d’une adolescente bien rangée malgré elle dans des concours de beauté (pas que, je sais ; les concours de miss aux États-Unis, quelle angoisse) qui l’ennuient et qui se découvre une passion soudaine pour le Roller Derby. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est donc un sport de contact en patins à roulettes qui est loin d’être simple, où une joueuse doit réussir à dépasser les joueuses adverses sans se faire éjecter la piste (ou juste sans tomber, d’ailleurs), le tout en un temps limité. Rien que ça. En gros.

Le film est vraiment sympathique, avec Ellen Page toujours aussi top dans le premier rôle d’une adolescente qui se rebelle peu à peu contre ses parents pour assouvir sa passion. C’est toutefois un film à destination des adolescents, on nous colle donc une romance parfaitement insupportable avec un type insipide et des dramas dont on pourrait se passer.

Drôle et sympa, c’est un film devant lequel j’ai passé un bon moment. La pizza a aidé, probablement. Le rhum aussi, très certainement. Et puis, je l’ai vu avec un joueur de roller derby, c’était sympa d’avoir son avis sur ce qui était mis en scène, parfois avec justesse, souvent avec des extravagances dans la manière de compter les points. Je ne m’en serais jamais rendu compte par moi-même.

FIVE en 12 gifs - ACTUELLEMENT AU CINÉMA ! - A LA POURSUITE DU 7EME ART CINE DVD

Five

Yepaaa ! Je vais terminer avec ce film français dont j’avais beaucoup entendu parler – principalement pour Pierre Niney, merci Laura – et qu’on m’a reconseillé avant que je ne tente de le voir cet été. J’ai bien aimé et j’ai passé un bon moment, mais contrairement à beaucoup, je ne le mets pas dans mes films préférés – et je n’en fais pas non plus un film que j’ai envie de revoir au plus vite.

Le film raconte les aventures de cinq amis d’enfance qui réalisent leur rêve d’habiter en colocation, grâce à Samuel, l’un d’eux, dont le père ultra riche lui paie tout ce qu’il veut, y compris la moitié du loyer d’un appartement parisien hyper luxueux. Le problème, c’est que les relations familiales de Samuel ne vont pas rester au beau fixe, qu’il n’osera rien dire et qu’en parallèle de tout ça, chacun de ses amis cultive aussi ses petits secrets – ou sa drogue, c’est selon.

Grosso modo, le film est sympathique, mais le message qu’il fait passer ne me plaît pas plus que ça, avec des personnages amis à la vie à la mort qui s’empêtrent des secrets improbables sans jamais jouer la carte de l’honnêteté. Alors OK, c’est chouette les bandes d’amis et les secrets font toujours le meilleur terreau des comédies… mais là, j’ai eu du mal à accrocher à certains aspects de l’histoire, avec une glorification de la drogue, du mensonge, du mépris des autres générations… Bon dieu, je vieillis mal et je deviens insupportable. Je vais donc m’arrêter là avant qu’on ne me traite de tous les noms, surtout que j’ai bien aimé le film. C’était un bon divertissement de mois d’août.

Pfiou, cet article est une fois de plus beaucoup trop long, désolé !

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