Lily Collins (#108)

Salut les sériephiles,

Vous l’aurez compris si vous suivez l’actu du blog depuis un peu plus d’une heure, je me suis mis aujourd’hui à Emily in Paris. Et du coup, inévitablement, je vais vous parler en ce dimanche de l’actrice qui en tient le rôle-titre, parce qu’elle est bien sûr ma performance de la semaine… mais pas uniquement pour cette raison, vous allez le voir. Le hasard fait bien les choses, et j’insiste là-dessus : c’est de la pure coïncidence (ou de l’algorithme échappant à mon contrôle vraiment bien foutu, plus probablement).

emily in paris | Tumblr

La performance de la semaine :
Lily Collins

La série concernée : Emily in Paris
L’épisode : S01E01 – Emily in Paris – 19/20


Emily Ở Paris: Cốt truyện kinh đô hoa lệ khó cảm, may thay có Lily Collins  visual hút mắt điên đảo cân lạiPourquoi Difficile de ne pas fondre pour son rôle de la working girl fraichement débarquée dans la capitale française et déjà complètement paumée parce qu’elle ne parle pas un mot de la langue française. Pourtant, elle progresse rapidement au cours des cinq premiers épisodes de la saison, et rien que pour ça, j’ai déjà envie de souligner la performance de l’actrice qui parvient très bien à gérer les répliques qu’elle doit dire en français. Bon, ce n’est pas spécialement une surprise (cf. le point « info en + » en fin d’article), mais je trouve que c’est plutôt classe.

Pour le reste, eh bien, il n’y a pas véritablement de scène où sa performance m’a vraiment fait me dire qu’il fallait que je mette pause ou que je savoure à fond… donc c’est plutôt une performance globale que je souhaite souligner avec cet article, parce que l’actrice porte toute la série sur ses épaules. C’est bien simple, elle est dans 99% des scènes de la série, et quand elle ne l’est pas, c’est juste pour faire place à une figurante de dos, hein !

J’aime beaucoup ce parti pris qui est de suivre en grande partie son point de vue, parce que ça nous permet de la découvrir petit à petit avec ses failles et ses forces, mais aussi parce que ça fait qu’on est aussi surpris qu’elle par certaines relations. Bref, elle est un très bon point d’ancrage pour nous… sans parler de son incroyable garde-robe et de sa joie de vivre communicative !

emilyinparisedit Tumblr posts - Tumbral.com

J’aime donc le rôle qu’elle a à jouer et je trouve qu’elle le fait plutôt bien. C’est rare de trouver une production qui souligne aussi bien les différences culturelles… Certes, le tout se fait avec plein de clichés, mais on sent qu’il y a tout de même pas mal de vécu qui ressort de l’écriture de la série, et c’est vraiment très chouette de voir cette histoire prendre vie autour de Lily Collins.


lily collins in to the bone - GIFs - ImgurAussi vue dans : Le hasard fait vraiment bien les choses, mais figurez-vous que j’ai vu deux films avec l’actrice cette semaine avant de percuter qu’elle était l’actrice choisie pour incarner Emily, cette série que j’attendais pourtant d’un pied ferme. Je suis franchement à l’Ouest quand je m’y mets, moi… Deux films ? To the Bone, qui est un coup de cœur et souligne à quel point l’actrice est bien trop maigre pour son propre bien (même dans la série, ça me choque sur certains plans), et Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile, ce film au titre ridiculement long avec Zac Efron dans le rôle principal.

totallylilyjcollins - totallylilyjcollins Tumblr Blog | Tumgir

C’est aussi (et surtout ?) pour ces deux films (dispos sur Netflix, en plus, ça tombe bien) que je voulais faire de Lily Collins ma performance de la semaine, parce que je suis bluffé par son talent : elle est convaincante en ado anorexique paumée dans sa vie d’artiste autant qu’en femme fiancée à un homme dont elle a finalement peur des actions… Elle l’est aussi en working girl parisienne, donc. Un caméléon, l’air de rien, et une actrice qui a réussi à me convaincre bien rapidement de son talent. Je ne vais plus la lâcher, je pense, c’est malin !

Cassandra Clare | Lily collins, Lilly collins, City of bones

Outre ces deux films et la série, Lily Collins a une belle carrière avec déjà vingt-huit rôles à son actif d’après IMDB. Puis, ce n’est pas forcément n’importe quel rôle… Je l’ai aussi vue cette année à interprété Clary dans le film Shadowhunters. Evidemment que n’importe quelle actrice jouant Clary attire forcément mon attention, non ? Purée, je parle de Clary tous les dimanches, c’est fou.


Lily Collins is now more famous than her rock legend dad, but says being  Phil's daughter hasn't helped her careerL’info en + : Je me suis senti particulièrement idiot vendredi soir quand j’ai reçu une notification/pub de la part de Google qui me dirigeait vers un article présentant l’actrice comme la fille de Phil Collins. Je n’avais jamais fait le rapprochement, alors même qu’elle se retrouve dans un rôle où elle doit parler anglais et français et qu’elle a le même nom que son père. Sérieusement, je m’épuise parfois.

Après, ce n’était peut-être pas plus mal comme ça, parce qu’avec cet article, j’ai découvert qu’il avait abandonné sa femme et sa fille au profit d’une autre famille, et qu’il avait carrément quitté sa femme par fax. La grande classe, quoi… A priori, dans son livre, Lily Collins va jusqu’à dire qu’il est responsable de son anorexie parce que c’est à cause de cette coupure d’avec son père qu’elle a commencé à faire trop attention à ce qu’elle mangeait. Elle semble lui pardonner cela dit, alors je ne sais pas du tout quoi faire de ces informations.

Et maintenant, j’ai la BO de Tarzan en tête, en plus !


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Emily in Paris – S01E04

Épisode 4 – A Kiss Is Just A Kiss – 18/20
Evidemment, plus les épisodes passent et plus je m’attache à la série, son ambiance, ses personnages. Je me dis donc qu’il est temps de faire durer le plaisir et de ne peut-être pas tout dévorer d’un coup… mais ça va être compliqué parce que la série est vraiment très chouette comme ça. J’aime la manière dont tout se met en place naturellement pour le moment, en espérant que ça va continuer à jouer comme ça le fait avec à la fois les stéréotypes et mes attentes.

> Saison 1


Spoilers

You’re the one bringing the drama.

Emily rencontre Camille alors qu’elle tente d’acheter des roses à une fleuriste parfaitement aimable comme le sont tous les commerçants de Paris, particulièrement dans cette série. Ma foi, on se marre bien. Camille est donc une française qui parle un anglais impeccable et qui aperçoit Emily en galère avec l’achat de roses. Elle lui conseille donc d’en donner six euros au lieu des 5€60 demandés. Euh. Six euros le bouquet de roses ? Dans Paris ? Hein ?

Bon. Camille est super charmante avec Emily, lui proposant quelques petites destinations touristiques sympathiques (à Filles du calvaire, vraiment ? Jamais testé ça, faudra que je me renseigne) et l’invitant à venir à un vernissage le soir même, avec un hôtelier de Chicago super connu. Ben oui, évidemment qu’elle ira, ça paraît mieux que ses cours de français.

La matinée d’Emily continue ensuite lorsqu’elle reçoit des colis des États-Unis en arrivant chez elle. La pauvre galère à les monter, mais elle est aidée par Gabriel qui semble avoir pas mal de temps libre lui aussi. Ah les séries, c’est chouette. Le beurre de cacahuète dans le colis est évidemment complètement éclaté et s’est répandu partout, et Gabriel découvre vite qu’Emily est désormais célibataire, avec de la lingerie très chouette.

Il l’invite donc chez lui pour une petite omelette bien meilleure que le beurre de cacahuète où ils apprennent à se connaître sans qu’il ne la drague lourdement. C’est abusé, ça, quand même, depuis le temps. Il est vraiment français ? Non parce que quand même, on a eu tellement de clichés jusque-là qu’il est bien trop sage avec elle, je trouve.

Bref, il est temps pour Emily d’aller au boulot, où elle entend Sylvie et Antoine se disputer, à propos du boulot. Craignant que la boîte ne perde un client en route, Emily décide d’intervenir dans la dispute et de caser le nom de Randy Zimmer, l’hôtelier, suggérant qu’il pourrait être une relation très intéressante pour Antoine et que l’idée vient de Sylvie.

Ce n’est pas le cas, mais ça permet à Sylvie de s’en sortir de la dispute. Oh, elle reste blasée malgré tout, et je l’adore en patronne, ça fonctionne à merveille. Sylvie prend malgré tout très mal l’idée d’Emily, de même que le bouquet de roses qu’elle redonne aussitôt à Emily. Il faut dire qu’elle n’aime pas trop le fait qu’Emily soit probablement une amante d’Antoine – parce qu’elle a reconnu la marque de la lingerie, ça va de soi.

Julien et Luc invitent aussitôt Emily à déjeuner pour lui réexpliquer que c’est la pire idée du monde de coucher avec Antoine, l’accusant immédiatement d’être en train de le faire, alors que la série persiste et signe sur son cliché des merdes de chien. Espérons qu’Hidalgo ne regarde pas la série… Tout ça mène finalement à la soirée de Camille, à laquelle Emily se rend bien sûr avec Mindy.

Et Mindy, elle, elle est plutôt bien intéressée à l’idée de rencontrer un jour Antoine et à insister pour qu’Emily vive une liaison sulfureuse parisienne. Sans ça, elle ne connaît pas Paris comme il se doit, après tout. Emily n’est toutefois pas là pour ça, et surtout pas avec Camille qu’elle a pourtant embrassé par accident le matin même, mais bien pour le boulot.

Elle ne perd pas le Nord et fait ainsi une présentation éclair à Randy Zimmer que Camille lui présente. Eclair, certes, mais surtout percutante et efficace : elle réussit à lui vendre l’idée d’un parfum associé à son hôtel, afin que l’odeur puisse faire un impact sur les clients. J’ai bien aimé son pitch, aussi prévisible et niais soit-il avec ses cookies… C’est crédible.

Randy se rend donc le lendemain à Savoir, où Sylvie fait en sorte que tout se passe le plus mal possible pour Antoine. Elle est toujours jalouse et elle espère clairement qu’Emily puisse foirer dans les grandes largeurs sa nouvelle idée, histoire de la décrédibiliser aux yeux d’Emily. Elle fait donc en sorte de lui demander de réserver dans un grand restaurant où personne n’arrive jamais à avoir la moindre réservation.

Sans surprise, c’est un échec pour Emily qui y croyait pourtant dur comme fer avant de découvrir que les français et les américains n’écrivent pas les dates de la même manière. Au moins, on nous confirme que tout ça est censé se passer en août, ça explique un peu les tenues d’Emily et le fait que Mindy garde des enfants à n’importe quelle heure apparemment. Par contre, l’échec de la réservation n’arrange pas Emily qui est finalement obligée de contacter Gabriel.

Allez, c’était prévisible à 1000 km, et encore plus qu’Antoine essayant de lui expliquer que la lingerie n’était pas pour ses fantasmes chelous à lui, mais pour qu’elle se sente sexy et pleine de confiance en elle. Ben. Voyons.

En tout cas, Gabriel lui arrange le coup bien rapidement – mais bon, il pourrait lui aussi en tirer une jolie promotion avec le temps. L’avantage ? Sylvie peut rencontrer le fameux Gabriel et découvre donc qu’Emily ne lui a peut-être pas menti. Elle lui conseille donc de rester plus longtemps dans le restaurant pour s’occuper un peu de Gabriel, de la même manière que Sylvie compte s’occuper de se remettre avec Antoine après lui avoir fait la misère pendant tout l’épisode (en anglais à chaque fois, allez savoir pourquoi ils ne parlent pas en français entre eux) et après avoir fait également quelques sous-entendus à Randy.

En ce qui concerne Gabriel, Emily décide donc de l’embrasser sans prévenir, parce que les plus belles relations sont les plus compliquées d’après Sylvie. Ben oui, évidemment. D’ailleurs, c’est pour ça qu’on découvre ensuite que Gabriel est déjà en couple… avec Camille. C’est particulièrement bien amené avec cette idée que Paris n’est qu’un village ; parce que Camille le dit en début d’épisode et parce que ça y fait un joli écho en fin d’épisode.

Je m’attendais à ce que Gabriel soit en couple, mais je n’ai pas eu le temps de voir venir Camille. C’est une bonne chose, j’aime bien la surprise.

> Saison 1

Emily in Paris – S01E03

Épisode 3 – Sexy or Sexist – 18/20
La série a clairement trouvé son rythme de croisière et est pleine de riches idées pour tordre le cou aux clichés et pour s’amuser des stéréotypes, à la fois culturels et langagiers. Je me marre beaucoup devant cette série qui est une excellente comédie et dont les personnages sont attachants car criants de réalisme, quand bien même il s’agit d’une série souvent dans l’excès.

> Saison 1


Spoilers

Well, the French word for team is équipe, and there’s an I in équipe.

Alléluia, Madeline est de retour ! J’avais peur qu’on ne puisse revoir Kate Walsh, mais c’est bon, elle s’inquiète de la vie de sa petite protégée qui continue ses joggins parisiens en tant que célibataire pour mieux découvrir les urinoirs publics des quais de Seine. Hum. On nous enchaîne par une chanson disant « ça fait rêver, ça te fait envie » et… euh… non ?

La série ne fait pas dans la dentelle sur la vie parisienne en tout cas, et c’est dur de ne pas être mort de rire devant l’attroupement pause clope en face de la salle de gym ou devant la concierge imblairable qui engueule Emily parce qu’elle a une coupure d’eau et qu’elle s’habille n’importe comment dans l’immeuble. Gabriel est heureusement là pour la traduction, mais ça termine en douche au bidet pour Emily. La vie à la parisienne, pour de vrai.

Tellement pour de vrai qu’Emily porte ensuite un béret pour aller à des cours de français où elle tente de sympathiser avec sa prof, Jacqueline… pour mieux découvrir qu’elle prend 50€ de l’heure en-dehors de sa classe. C’est tellement, tellement ça. C’est une belle journée qui commence pour Emily donc, parce qu’elle fait tout ça avant 10h30, hein. C’est sûr qu’en commençant à cette heure-là, on a le temps d’avoir deux ou trois vies par jour, et ça c’est plutôt cool.

Sylvie est ravie de tomber sur Emily en allant au travail, surtout que maintenant Emily apprend à parler français et peut lui dire qu’elle aime ses bottines. Par contre, il ne faut pas trop en attendre de cette patronne parisienne qui se doit d’être désagréable et de souligner qu’Emily a besoin d’arrêter de sourire et d’être dans l’excès. Bienvenue à Paris, chère américaine.

Pour ne rien arranger, ses collègues la déteste parce que Madeline lui a demandé de leur envoyer une charte de bon comportement à respecter – tout l’inverse du comportement français, ma foi – alors la journée de merde peut commencer. On se dirige alors vers le titre de l’épisode, puisqu’il est question pour Emily d’aller sur le tournage d’une pub de parfum.

Emily découvre la pub tournée par Antoine et son équipe, parce qu’évidemment qu’il fallait qu’Antoine soit de retour dans la série. La pub convient bien à Emily jusqu’à ce qu’elle découvre que la top modèle engagée l’est pour traverser le pont Alexandre III complètement nue devant des hommes la désirant. On peut difficilement faire plus sexiste à l’ère de #MeToo et du male gaze. Elle tente évidemment d’en parler à Antoine, devant Julien et Sylvie complètement excédés. Même si Antoine l’écoute au point d’interrompre le tournage le temps d’un verre en terrasse, il ne le fait que pour marquer des points auprès d’Emily et défendre sa vision du fantasme féminin. Pas exactement une bonne idée, mais bon.

Emily se résigne malgré sa peur d’une mauvaise interprétation du luxe et du fantasme à la française – tu m’étonnes, mais c’est clair qu’on en est tellement abreuvé que ça ne me choque même plus à force – et rentre chez elle, pour mieux être confrontée à son problème d’eau n’arrivant plus à la douche. Le lendemain, elle a donc droit à la visite d’un plombier, et là, clairement, la série se fait plaisir avec le cliché de la douche dans un sale état, avec une pièce ancienne, une pièce neuve et un plombier qui réclame le petit déjeuner sans pour autant aider Emily dans son problème.

Bien sûr, elle a toujours besoin de Gabriel pour la traduction, et celui-ci lui ouvre désormais la porte en étant torse nu, parce que tout le monde fait ça, bien sûr. Voyant qu’elle n’a plus de douche en état pour un moment, il l’invite à les prendre désormais chez lui. Bien sûr, évidemment. Jamais dans l’excès, les séries !

Emily en est ravie malgré tout et peut enchaîner ensuite avec un cours de français. Bordel, ses matinées sont à rallonge, c’est fou ! Et toujours zéro souci de décalage horaire en plus ! En cours, elle apprend à ne pas être invitée à des soirées entre amis proches, avant de se rendre au travail où Sylvie lui demande d’arrêter de poser des questions gênantes pour tout le monde, puisqu’elles font perdre de l’argent.

Même si elle est femme, Sylvie n’est pas féministe pour autant et le travail devient de plus en plus compliqué pour Emily qui reçoit même un dessin de bite sur sa charte. Elle décide donc de se comporter en vraie française et d’aller prendre sa pause déj à 11h, avec un bon verre de fin. Merci Mindy pour cette vie à la française et pour les explications toujours marrantes sur la culture française, merci aussi pour une première vraie invitation à une soirée pour Emily. Cette dernière, contre toute attente, décide d’inviter également Sylvie à la soirée de Mindy, pour apprendre à la connaître… Ca sent tellement la mauvaise idée, surtout que ça se fait juste après qu’Antoine accepte l’idée d’Emily de demander sur Twitter si la pub qu’ils ont réalisé la veille (le montage est sacrément rapide dis donc) est sexy ou sexiste. L’idée est bonne, ma foi, même si risquée et polémique. En tout cas, Sylvie est assez claire sur le fait qu’elle n’a pas envie d’être amie avec cette américaine qui n’est là que pour des vacances d’un an après tout.

Emily l’invite malgré tout, avant de découvrir que les soirées parisiennes, c’est… désagréable ? Beaucoup de bruit dans un minuscule appartement pas très covid safe et enfumé où personne n’en a rien à battre d’elle, à part cette nana qui lui dit bonjour mais dont l’attention est vite détournée par une autre amie. Eh ouais, c’est tout un art de se fondre dans la masse, et sans la langue, c’est toujours un peu dur. Pas de problème, Emily est rejointe sur le balcon par un certain Fabien content de pouvoir la draguer.

La petite drague se poursuit sur les quais et sur fond d’accordéon de manière toute romantique, jusqu’à ce qu’un autre décalage culturel se fasse après un bisou dans le cou : Emily découvre le parler sexy de Paris qui est loin d’être érotique, mais est on ne peut plus cru. C’est si parfait comme mise en scène. Le type n’est pas très insistant par contre, alors qu’à Paris, dans la rue… Bon. Bon, bon, bon, admettons.

Emily découvre Paris en tout cas et elle finit dans le bar de Gabriel où elle affirme aimer Paris, même si Paris ne l’aime pas. Le problème ? Gabriel l’aime bien. Oh, c’était choupi comme scène, ils nous prennent par les sentiments là.

Le lendemain, Madeline est contente de la visibilité nouvelle de « De l’heure » grâce à Emily, mais aimerait désormais que ce soit fait pour que ce soit aimé, pas juste pour la visibilité. Elle fait donc ce qu’il fait pour être aimée de ses collègues, avec une brioche en forme de bite qui les fait marrer – c’est bien senti comme intégration ça – mais est détestée par Sylvie qui voit qu’elle reçoit de la lingerie au boulot. Sexy ou sexiste la lingerie envoyée par son client Antoine ? Définitivement sexiste.

> Saison 1

Emily in Paris – S01E02

Épisode 2 – Masculin Féminin – 17/20
Il y a quelques énormités dans cette série, mais tous les stéréotypes sont funs et amplifiés comme il faut pour que la série soit drôle, intéressante et jamais prise de tête. En plus, même si ça va un peu loin parfois, on sent certains messages clairs de la part de la série sur le sexisme ambiant et les problèmes culturels que ça peut poser. Ce n’est que le début de la saison, en plus, c’est bien parti pour la suite.

> Saison 1


Spoilers

Yeah, try his meat Emily.

J’ai rédigé une critique tellement longue pour le premier épisode que la journée me paraît défiler à grande vitesse. Il va falloir que je me calme si je veux bosser cet après-midi. Emily aussi souhaite bosser, mais avant ça, elle fait du sport en apprenant le français. Motivée comme jamais, elle fait même du sport en grimpant ses cinq étages, une idée merdique à souhait, puisque forcément elle se plante d’étage et retombe sur son beau Normand, qui maintenant la fait rire.

Leurs échanges sont marrants, en même temps, et je vais soupçonner Emily de faire exprès de se tromper d’appartement si elle continue. Les clichés continuent de pleuvoir, en tout cas, avec ensuite une merde de chien pile devant sa porte. Pour le coup, la série a un temps de retard, comme avec la cigarette : on en voit de moins en moins… Mais ouais, pendant longtemps, ce fut un problème ça. Avec ses bottes blanches, c’est une catastrophe, mais bon, la série veut juste en faire de l’humour et montrer que son compte Instagram commence à décoller pendant la nuit.

J’aime beaucoup la rapidité de la série à enchaîner ces petites scènes, mais il faut reconnaître que pour la critique, c’est un rythme compliqué. Une fois au boulot, Emily commence à se défendre comme il faut, en disant à un de ses collègues l’appelant « la plouc » d’aller se faire foutre et en apportant ensuite le problème directement auprès de Sylvie. C’est l’occasion pour Emily de critiquer le travail marketing fait pour lancer un nouveau produit, De l’heure, avec quelques blagues sur la prononciation, évidemment.

Les relations que j’imaginais froides à vie entre Emily et Sylvie commencent déjà à se réchauffer toutefois. Les deux s’envoient bien des critiques à la tronche, et Emily découvre aussi qu’elle n’allait pas être invitée à une soirée importante ayant lieu le soir même, mais ça se fait aussi avec quelques flatteries de la part d’Emily et une honnêteté nouvelle qui fonctionne bien.

On en arrive alors à la soirée de travail où Emily a du mal à faire la distinction entre réunion et soirée. Ah, ces français qui ne bossent jamais, en même temps, quelle horreur, je vous jure ! Ainsi donc, entre quelques petits amuse-gueules dont elle s’empiffre, Emily fait la connaissance d’Antoine Lambert (et de sa femme, Catherine), le plus grand nez français. Après quelques petits problèmes de communication, la voilà qui se lance dans une tirade sur son travail quand ça n’intéresse évidemment personne de parler boulot à ce moment-là, et surtout pas Antoine qui veut juste la draguer.

Aaaaaah. Les français. Pire que les américains, si on en croit la série. Il était quand même temps d’avoir la Tour Eiffel à un moment, et la série se la réserve pour cette soirée entre riches, ce qui fonctionne bien. Sans trop de surprise, Antoine se débrouille pour la retrouver rapidement, puis lui faire mettre son parfum et en parler. Cette fois, Emily a appris la leçon donnée par Catherine : il ne faut pas parler travail… mais ça la fait tomber dans un autre piège, celui du client marié qui se met à la draguer vraiment lourdement à dire qu’elle sent l’expensive sex. Ben oui, bien sûr.

J’aime bien la poésie qui ressort de la série quand il est question de marketing, même si c’est un peu simple. Sylvie est jalouse de ce rapprochement, et elle se venge aussitôt le lendemain au travail (où Emily est désormais bien accueillie par son collègue Julien) en lui donnant le dossier « Vaga Jeune » pour les femmes mûres plutôt que le produit de luxe. C’était marrant, présenté logiquement et ça se termine par la révélation que Sylvie est une maîtresse d’Antoine. Pas étonnant qu’elle soit jalouse, donc, ni qu’elle donne à Emily le conseil de faire attention à ne pas trop s’en rapprocher.

Pour faire face à tout ça, Emily décide de recontacter Mindy qui réussit à lui faire un rapide point sur la culture française – point plus ou moins discutable, tout de même, mais chacun son point de vue après tout. Emily l’emmène au restaurant proche de chez elle où elle apprend également à mieux connaître Mindy – fille d’un riche entrepreneur chinois qui lui a coupé les vivres puisqu’elle ne suit pas la voie tracée par son père – et découvre que Gabriel, son charmant voisin, est chef cuisto. Dans ce restaurant. Où elle n’aime pas son steak, évidemment.

Tout dans cette scène était à mourir de rire, entre les personnages que l’on commence à connaître, les clichés (le client est roi, à Paris, ahaha) bien utilisés et amplifiés et les jeux de mots. La vie à Paris commence à être une vraie réussite pour Emily, qui se fait à la vie au point de manger du fromage et de faire un selfie avec sa boulangère. Faudra m’expliquer sa garde-robe par contre, parce que j’ai tellement froid pour elle putain !

Cela dit, elle va vite découvrir la pluie parisienne et ça c’est plutôt cool et crédible, même si elle continue à porter des robes. Entre temps, par contre, elle a découvert que Doug était un connard qui avait pris la décision d’annuler son voyage à Paris au dernier moment, par peur de se retrouver tout seul toute la journée pendant ses vacances. Euh… Connard ? Je l’avais dit dès son arrivée dans la série, mais tout de même, c’est trop express là.

La vie prend une tournure moins ravissante pour Emily qui n’a plus qu’à s’enfermer dans son travail et découvrir que vagin est un terme masculin. La pauvre en demande la raison à Sylvie, qui lui explique donc ça par la remarque la plus sexiste possible. Pauvre, pauvre Emily. Elle en fait un post Insta avec le produit – pire erreur marketing possible ? genre, ça va la foutre dans la merde avec sa boîte – et s’en plaint à Mindy qui lui fait renoncer à son envie de tout plaquer.

Pendant ce temps, Carla Bruni envoie carrément un message à Brigitte Macron qui retweete le post instagram d’Emily sur le vagin, parce que pourquoi pas, alors que les collègues d’Emily sont tranquillement au restaurant à parler d’elle et dire qu’elle n’est pas si mal. Quand ils découvrent le tweet, elle est immédiatement acceptée à leur table… mais ça ne fait pas si plaisir à Sylvie qui se sent menacée par cette Vaga-jeune. Oups.

> Saison 1