Emily in Paris – S01E01

Épisode 1 – Emily in Paris – 19/20
La série est exactement ce que j’en attendais, et même plus avec un casting très chouette et surprenant à bien des égards. Les clichés sont tous là, savamment dosés pour être drôles plutôt que chiants. J’y retrouve ce que j’aime et ce que je déteste de Paris, la fluidité de l’écriture est là et vraiment, on sent que c’est plein de bonne volonté et de mauvaise foi. Tout ce que j’aime, donc. Et aussi, l’épisode durait moins de trente minutes, mais j’ai eu l’impression d’avoir vu plus qu’en quarante minutes tellement j’ai de choses à dire. Dingue !

> Saison 1


Spoilers

Unless I miss something, you don’t speak French.

Grosse inspiration pour le titre de cet épisode qui commence tel un épisode de Younger avec ses plans de Chicago, sa petite musique et son héroïne qui fait du sport. C’est juste parfait. Et pardon ? PARDON ? PARDON ! Kate Walsh est dans la série pour jouer le rôle de Madeline Wheeler, la patronne d’Emily. Les deux s’entendent à fond et sont dans la relation de travail que tout le monde adoooore aux Stats.

Le vrai problème débarque alors dans la série avec Madeline qui se met à vomir en sentant un parfum. Ca sent la grossesse impromptue au plus mauvais moment possible, et ça ne manque pas. Elle qui rêvait de vivre enfin à Paris maintenant que le rachat d’une firme de parfum français – Savoir – était effectué, elle se retrouve coincées aux Etats-Unis. J’espère qu’on la reverra tout de même !

On suit ensuite Emily dans un bar où elle rejoint son copain qui a tout du cliché du connard sans qu’elle ne s’en rende compte. Elle lui annonce qu’elle est partie pour vivre un an à Paris afin de remplacer Madeline, et ça ne lui plaît que moyennement, même s’il se fait assez vite à l’idée. Difficile de refuser à Emily de vivre sa carrière pleinement, surtout quand elle lui annonce que son appartement parisien est payé d’avance et qu’elle a déjà tout prévu en un après-midi : elle veut absolument son année à l’étranger, avec déjà les congés placés et les aller-retours Paris/Chicago pour elle et son mec.

Ainsi, l’arrivée à Paris est super rapide, avec immédiatement une petite chanson en Français. Ah non, mais si en plus la série se démerde pour remplir ma playlist du mois, je ne suis pas rendu au bout de tout ce que j’ai de positif à dire dessus. Et si tout ça est rapide, il y a tout de même pas mal d’infos livrées au passage.

Dès son arrivée en taxi, Emily fait évidemment le tour de Paris en taxi, passant devant un milliard de monuments avant de se stopper dans le cinquième arrondissement, place de l’Estrapade. Elle y rencontre Gilles Dufour, un membre de l’entreprise Gilbert qui est là pour lui faciliter la vie à son arrivée dans la capitale française et dans son nouvel appartement… Et là, la série surprend en ayant l’excellente idée d’être crédible et cohérente : son appartement est au cinquième sans ascenseur. Emily découvre déjà la joie des rez-de-chaussée et des immeubles parisiens, ce qui me fait bien rire, surtout que c’est un détail réaliste qui fonctionne bien.

Ici, l’humour est dans le cliché, mais dans un cliché plus vrai que bien des détours en France dans les séries. En plus, la concierge/femme de ménage est déjà parfaite, à la regarder super mal au rez-de-chaussée. On admire tout de même la manière dont Emily reprend son souffle super vite après cinq étages, surtout quand elle découvre la vue parisienne depuis sa chambre de bonne, vue qui est censée lui couper le souffle.

La chambre de bonne ? On n’en fait pas vraiment le tour, mais elle paraît tout de même assez grande pour le coup. Bien évidemment, Emily est à peine arrivée que Gilles la drague lourdement, à la française ma foi, mais putain que les clichés sont excellents dans cette série… Déjà. Emily change aussi son Instagram, avec un nouveau @ et une première photo merveilleuse pour la promo de la série…

Non, mais désolé, mais je suis déjà tellement fan de cette série et de son introduction. C’est fluide, ça passe tout seul et les clichés sont juste dosés comme il faut pour qu’on puisse en rire sans avoir l’impression non plus que tout ce qui est raconté est faux. C’est réaliste, avec juste la petite dose de fiction et d’abus qu’il faut pour qu’on s’en marre.

A l’arrivée dans sa nouvelle entreprise, Emily découvre les joies de bosser à Paris, et là encore, on tombe déjà dans les clichés, mais ça me fait rire. Entre le collègue gay et odieux dès le départ, la patronne qui lui parle en français et est dépitée de se rendre compte qu’elle n’en parle pas un mot et

M. Brossard le fondateur de Savoir qui veut directement lui faire la bise, évidemment, puis fume dans son bureau, Emily est servie – et nous aussi.

Ah, les parisiens. Il y a du vrai dans ces clichés… Oui, ils sont tous hyper stéréotypés dans la série, mais c’est pour le bien du choc culturel qui est crédible et fonctionne bien. Le décalage fait rire, surtout quand M. Brossard déteste les américains et ne se gène pas pour lui dire, en soulignant que les américains font en sorte de créer l’obésité avant de trouver des remèdes à commercialiser pour la soigner.

La mauvaise foi est totale, surtout quand Emily lui fait remarquer que la cigarette tue aussi. Ah, la place de la cigarette dans cette série… Bon, là, on est sur un cliché résiduel, parce que fumer à l’intérieur reste interdit tout de même. Mais bon. Les français sont géniaux, la rédaction de cette scène entre Emily, M. Brossard et Sylvie, sa patronne, est parfaite, avec tout ce qu’il faut de racisme et de mauvaise foi à la française. Non, désolé, c’est juste tellement drôle à suivre. Je sais que plein de choses ne vont pas, mais moi, je suis à fond déjà.

Les acteurs français sont parfaits en plus, je ne pensais pas qu’il y en aurait autant… ni que la lassitude de bosser avec l’étrangère serait si vite établie dans la série. Il faut des débuts difficiles avant qu’Emily ne découvre les avantages de la vie parisienne et ne s’y attache, mais en attendant, ça fonctionne bien. Je ne suis pas sûr en revanche qu’une saison 2 puisse avoir grand intérêt si tout l’humour de la série s’arrête à ces décalages culturels… J’espère que l’épisode 2 commencera déjà à introduire d’autres choses.

La présentation en américain est excellente, avec le stress faisant crier Emily – puis, le cliché de l’américain qui crie est juste après tout, non ? Emily fait donc une réunion sur les réseaux sociaux avec toute l’équipe, avant de découvrir que Patricia, la collègue ne parlant pas anglais et s’enfuyant de la réunion, est celle qui les gère. Elle n’aime pas tellement le travail de Patricia, évidemment.

La série nous introduit clairement le fait que tout le monde la déteste dans la boîte et que ses relations avec sa patronne seront bien différentes de ce qu’elle a pu avoir avant aux Etats-Unis. Eh, ça marche bien.

Quand elle revient dans son appartement, Emily redécouvre le plaisir d’avoir cinq étages à monter, sans ascenseur et sans savoir où est l’interrupteur. Ah, Paris, tu es si désagréable. J’ai adoré la voir galérer avec sa clé avant de découvrir qu’elle n’était finalement pas au bon étage. Pourtant, moi aussi, je galère souvent avec mes clés dans les vieux immeubles parisiens aux portes improbablement difficiles à ouvrir, avec chaque fois leur petite technique (« il faut tourner la clé un peu plus » ; « tire la porte vers toi en tournant la clé » ; « tire vers toi, mais pousse quand t’as le déclic du loquet », putain mais achetez de nouvelles serrures les parisiens !).

Comme elle se trompe d’étage, notre héroïne rencontre Gabriel, son voisin sexy du 4e qui vient de Normandie et est ravi de tomber sur Emily. Ben voyons. C’est beau la vie à Paris, dis-donc. Le personnage est introduit pour plus tard et nous servira de petit triangle amoureux avec Doug, le fiancé d’Emily, mais j’ai déjà ma préférence dans ce cliché de normand à Paris.

En attendant, Emily se rend le lendemain à la boulangerie pour acheter un pain au chocolat à une boulangère hyper désagréable qui la corrige sur son accent et est ma foi très parisienne. Tout le monde y met de sa mauvaise foi dans la série, je le fais aussi dans la critique, désolé. En revanche, ça me fait rire qu’Emily découvre à quel point c’est bon de manger des pains au chocolat. Elle a eu du bol, toutes les boulangeries ne se valent pas dans la capitale…

Lorsqu’elle arrive à Savoir, Emily est bonne pour deux heures d’attente. En effet, elle découvre ainsi que la boîte ouvre à 10h30. Toujours fun ce genre de cliché, même s’il faut voir à pas déconner. 9h30 ou 10h, je veux bien… 10h30, c’est gros, quand même. Sylvie, elle, débarque à 11h15, et ça en revanche, c’est cohérent.

Patricia est un putain de cliché qui a peur de l’américaine, mais ce genre de cliché profite bien à l’humour de la série. Arrive alors la terrible pause déjeuner où sa patronne promet qu’elle prendra une cigarette et où tout le monde a déjà une bonne excuse pour ne pas manger avec la nouvelle. J’ai de la peine pour elle, mais… ouais, non, s’intégrer dans une boîte, c’est loin d’être évident tout de même. Elle achète donc de quoi se faire le plus frenchy des sandwichs, mais sa baguette est détruite par deux gamins riches et mal élevés, comme on en voit souvent dans les quartiers chics.

Laurent et Sybil, à qui la nourrice parle mandarin, sont insupportables. La nourrice, Mindy, est tout l’inverse. Venant de Shangai, après un détour par Indianapolis et avec une mère coréenne, Mindy est bien sympathique avec Emily. Au moins, elle se fait une amie rapidement, même si lui faire une confiance aveugle en lui donnant son portable pour qu’elle entre son numéro là, c’est un truc que je ne peux que vous déconseiller si quelqu’un vous parle dans Paris. Mais bon.

En rentrant au boulot, Emily se rend bien sûr compte que toute l’équipe a fait son déjeuner ensemble en terrasse d’un restaurant juste devant la boîte, mais aussi que tout le monde l’appelle « la plouc ». Heureusement, elle sait l’écrire correctement dans Google Translate, ce qui n’a aucun sens mais lui fait se rendre compte que Mindy a raison : les français sont ouvertement méchants devant elle. Oh, la pauvre… Mais cette entreprise avec ses employés tous plus gamins les uns que les autres ? Là encore, hyper crédible.

La représentation de Paris ? Ben désolé, mais avec ses terrasses pleines et ses lumières allumées en pleine journée, c’est carrément crédible. Elle découvre aussi la joie des gens qui viennent lui parler juste pour récupérer une chaise. J’ai tellement ri ! Luc débarque alors en trottinette avec sa cigarette électronique. Il fume tous, forcément, stoooooooop (mais combien d’amis parisiens ai-je qui sont exactement comme ça ?). Au moins, il l’aide à s’intégrer bien rapidement et facilement en lui expliquant où réside son problème.

Emily vit pour travailler, quand les français travaillent pour vivre. Luc reste comme tous les autres français de la série même s’il entame la conversation avec elle : il est hyper arrogant à la française, avant de détourner l’ignorance d’Emily en arrogance. Ah les français et les jeux de mots. Emily découvre les joies du décalage culturel et même si le trait est carrément forcé pour le bien de la série, je trouve une fois de plus que dans cet échange, il y a bien de la crédibilité.

Est-ce que ça fait du bien à l’image des français ? Probablement pas. Est-ce que je reconnais dans ces stéréotypes des situations vécues et des gens ? Totalement. Au moins, les réseaux sociaux d’Emily commencent toutefois à fonctionner sérieusement bien. Il n’y a pas trop de crédibilité à ce que ça commence uniquement à 230 followers vu son physique, son passé d’américaine à Chicago et l’absence de hashtags sous ses photos, mais admettons.

Le moins crédible dans la série ? Emily est déjà habituée aux horaires français, et ça c’est quand même quelque chose. Doug l’appelle en pleine nuit pour prendre de ses nouvelles, parce que pour lui, il est 19h. Ce charmant fiancé se déshabille pour qu’ils puissent faire l’amour à distance, les voilà donc qui se retrouvent à faire comme ils peuvent pour que leur relation fonctionne. C’est super égoïste de la part de Doug tout ça, mais ça ne m’étonne pas de ce personnage qui ne me plaît pas tellement après trois scènes uniquement…

La communication coupe bien sûr au moment de son orgasme à lui, bien rapide, la laissant à devoir galérer avec son sextoy et une surcharge électrique qui fait sauter les plombs. Et quitte à être dans l’excès et les clichés, c’est tout le quartier qui perd l’électricité, hein.

Cette série va beaucoup trop me plaire !

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Emily in Paris (S01)

Synopsis : Emily, une jeune américaine qui ne parle pas un mot de français, débarque à Paris pour redresser la communication d’une entreprise. En fait, tout ce que j’en sais est dans le titre, désolé !

> Saison 1

Pour commencer, lorsque j’ai rédigé mon article sur les clichés de la vie parisienne dans les séries il y a quelques temps, je me lamentais de ne plus avoir aucune nouvelle de ce projet, dont j’avais entendu parler il y a fort longtemps. Quelques jours plus tôt, Netflix annonçait que ça allait enfin débarquer, et le temps est passé bien lentement depuis !

Pourtant, ça y est, la série est disponible depuis vendredi dernier, il est donc plus que temps pour moi d’y jeter un œil – et peut-être plus, allez savoir, on est dimanche matin après tout… L’amour de Darren Star pour Paris n’est plus à prouver après Sex & the City : on sait qu’il en maîtrise bien comme il faut tous les aspects les plus clichés possibles ! Mon amour des personnages qu’il écrit n’est plus à prouver après Younger : il maîtrise ses personnages féminins avec beaucoup de justesse, leur donne le beau rôle et combat le sexisme à grands coups de débats sur le sexe à l’ère des réseaux sociaux, sans jamais perdre de vue l’équilibre entre vie pro et vie perso de ses personnages.

Bref, rien qu’au synopsis, c’était déjà un coup de cœur. Ensuite, j’ai découvert que Lily Collins avait le rôle-titre. Je suis perdu d’avance, je vais adorer cette série, c’est obligé.

Enfin, j’espère. Pour le savoir, il n’y a pas 36 solutions, il faut que je la commence, alors hop hop hop, je m’y mets !

Note moyenne de la saison : 17/20

S01E01 – Emily in Paris – 19/20
La série est exactement ce que j’en attendais, et même plus avec un casting très chouette et surprenant à bien des égards. Les clichés sont tous là, savamment dosés pour être drôles plutôt que chiants. J’y retrouve ce que j’aime et ce que je déteste de Paris, la fluidité de l’écriture est là et vraiment, on sent que c’est plein de bonne volonté et de mauvaise foi. Tout ce que j’aime, donc. Et aussi, l’épisode durait moins de trente minutes, mais j’ai eu l’impression d’avoir vu plus qu’en quarante minutes tellement j’ai de choses à dire. Dingue !
S01E02 – Masculin Feminin – 17/20
Il y a quelques énormités dans cette série, mais tous les stéréotypes sont funs et amplifiés comme il faut pour que la série soit drôle, intéressante et jamais prise de tête. En plus, même si ça va un peu loin parfois on sent certains messages clairs de la part de la série sur le sexisme ambiant et les problèmes culturels que ça peut poser. Ce n’est que le début de la saison, en plus, c’est bien parti pour la suite…
S01E03 – Sexy Or Sexist – 18/20
La série a clairement trouvé son rythme de croisière et est pleine de riches idées pour tordre le cou aux clichés et pour s’amuser des stéréotypes, à la fois culturels et langagiers. Je me marre beaucoup devant cette série qui est une excellente comédie et dont les personnages sont attachants car criants de réalisme, quand bien même il s’agit d’une série souvent dans l’excès.
S01E04 – A Kiss Is Just A Kiss – 18/20
Evidemment, plus les épisodes passent et plus je m’attache à la série, son ambiance, ses personnages. Je me dis donc qu’il est temps de faire durer le plaisir et de ne peut-être pas tout dévorer d’un coup… mais ça va être compliqué parce que la série est vraiment très chouette comme ça. J’aime la manière dont tout se met en place naturellement pour le moment, en espérant que ça va continuer à jouer comme ça le fait avec à la fois les stéréotypes et mes attentes.
S01E05 – Faux Amis – 17/20
Les clichés et stéréotypes s’essoufflent, mais la série peut s’appuyer désormais sur ses personnages qui sont tous très installés et auxquels on est attachés désormais. L’intrigue en elle-même se montre assez prévisible dans l’épisode, mais les gags continuent de me faire rire. Je suis bon public face à ce genre de série, et je suis content de voir que je ne m’étais pas trompé sur le potentiel de celle-ci. Je savais que j’allais adorer !
S01E06 – Ringarde – 16/20
Je reste gentil parce que l’épisode était très cool, mais il fait un faux pas que je déteste sur sa fin et ça mériterait d’être encore plus sévère que je ne le suis. Après, le reste de l’épisode est dans le ton des précédents, on s’amuse bien et la série se fait plaisir du côté des décors parisiens qu’elle se paie le temps d’une scène ou deux. Le truc, c’est que ça donne envie de retrouver « le monde d’avant », comme une bonne partie de la série. Humph.
S01E07 – French Ending – 16/20
J’ai un peu décroché en cours d’épisode, probablement parce que le temps pluvieux qu’il fait actuellement en région parisienne contraste un peu trop avec la fraicheur et le trop plein d’énergie d’Emily. On perd en sentiment de découverte avec ces épisodes qui ne font plus que défiler les histoires de manière prévisible. C’est toujours cliché et drôle, mais ça perd un tout petit peu en saveur, je trouve. Ou alors, vraiment, c’est la météo qui ne m’aide pas à accrocher !
S01E08 – Family Affair – 17/20
Si certains clichés ne sont pas tellement véridiques dans cet épisode, ce n’est jamais qu’un détail au milieu d’une intrigue qui est surtout là pour nous divertir… et qui réussit très bien à le faire, fort heureusement. J’ai beaucoup aimé cet épisode qui me remet un peu dedans avec sa famille française pas très crédible, mais dépaysante tout de même. En plus, la série essaie de montrer qu’elle aura encore des choses à raconter en cas de saison 2, et ça marche plutôt bien.
S01E09 – An American Auction in Paris – 17/20
Après quelques jours sans épisode, j’aurais pu être totalement déconnecté de l’ambiance de la série… Ce n’est heureusement pas le cas ! Au contraire, j’ai adoré retrouver son ambiance et ses personnages. Je vais être triste de la voir se terminer cette saison, parce qu’elle avait un petit côté Younger tout à fait appréciable ; et parce qu’elle me redonne envie de découvrir Paris autrement.
S01E10 – Cancel Couture – 18/20
Un titre on ne peut plus d’actualité pour un épisode qui vient conclure de très bonne manière cette première saison. La série va rapidement me manquer et j’espère à présent une saison 2, alors même que je vois mal comment elle pourrait avoir lieu. On verra bien ce qu’il en est dans les mois à venir, mais j’aimerais une résolution aux cliffhangers. J’imaginais vraiment une fin fermée à la saison, je ne m’attendais pas trop à ces ouvertures.

24h après : The 100 est terminée (#5)

Salut les sériephiles,

À l’origine, je comptais écrire des articles « 24h après » pour parler de tout un tas de choses marquantes dans les épisodes de séries que je regardais… mais en cette année 2020, c’est une vraie série de funèbres articles que je vous propose. Je suis à deux doigts de les renommer « RIP », là, tellement il n’est plus question que de fins définitives. Ainsi donc, hier, je terminais encore une de mes séries préférées avec The 100. Et ça me fait tout bizarre.

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En ce qui concerne l’épisode, je dois dire que je n’ai pas trop changé d’avis depuis mon visionnage. Parfois, ça arrive… Là, je suis content d’avoir vu passer quelques photos du tournage, je suis plutôt satisfait de cette fin qui permet bien de conclure ces sept saisons, mais je n’en oublie pas que Bellamy n’était pas là et que certaines choses sont bâclées dans cet épisode qui utilise des raccourcis et n’offre pas toutes les explications. Allez, c’est le voyage qui compte et dans l’ensemble, c’était un beau voyage !

Bien sûr, depuis que j’ai fini l’épisode, je me suis jeté sur quelques articles résumant la fin et soulignant la justesse de certaines performances, à commencer par celle d’Eliza Taylor (et de son alchimie jamais perdue avec Alycia Debnam-Carrey, ça faisait tellement plaisir de les revoir ensemble), et interviewant certaines personnes liées à la série… notamment Jason Rothenberg. Qu’est-ce que j’en ai appris ? Que les médias se font toujours autant plaisir avec le putaclic, nous annonçant que Bellamy aurait pu rester en vie, quand ce n’est clairement pas ce qui est raconté dans l’interview.

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Comme d’habitude, le créateur se trouve une bonne excuse pour justifier ses pires idées, à savoir que la règle du « les morts ne peuvent transcender » justifie selon lui l’absence de Bellamy de la dernière scène. Mouais. C’est oublier de préciser qu’il est responsable de cette règle ou que Lexa est morte elle aussi. Ce n’aurait pas été si compliqué d’ajouter une scène où Octavia parle au Juge aussi, par exemple. Bref… La saison 7 reste entachée des relations tendues entre Bob Morley et Jason Rothenberg, et c’est bien dommage après autant de temps.

The 100 Episode 7x14: A Sort of Homecoming ⋆ It Starts at Midnight
Ben c’est surtout qu’on te comprend pas trop sur ce coup-là, sérieux. Bon, je comprends pas non plus Echo et Octavia, cela dit.

Quel souvenir garder de la série alors ? Honnêtement, un souvenir très positif malgré tout. Après tout, elle a commencé comme une vulgaire série pour adolescents avant de devenir quelque chose de bien plus réussi, avec un lead bisexuel pour la première fois dans un teenshow de network, avec de la géopolitique et avec des morts assez violentes et surprenantes parsemant toutes les saisons. Je trouve tout de même qu’après la saison 3, ça s’est calmé sur les morts, mais bon, ça n’empêche que la réussite était là.

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Y en a que deux qui ont vraiment volé la saison 7 et brillé jusqu’au bout, et tant mieux !

J’ai déjà envie de revoir la série et la conclusion permet d’en terminer avec les grands thèmes de manière assez fluide et logique. Tout n’est donc pas à jeter dans cette fin et j’ai envie de me concentrer sur le positif, pour les souvenirs. Il y a de quoi faire et la série m’a aussi fait découvrir bien des acteurs que j’aime désormais. La preuve est faite avec les dernières « performances de la semaine » se concentrant toutes sur la série… Cela sera peut-être même le cas encore cette semaine vu le grand nombre d’épisodes que je regarde.

En tout cas, The 100 est terminée et j’imagine qu’elle va finir par me manquer. Contrairement à d’autres, comme The Magicians ou Agents of S.H.I.E.L.D, le manque ne se fait pas immédiatement ressentir par contre. On peut remercier cette saison 7 qui était en-dessous des précédentes… mais qui finit toutefois avec la même moyenne que la saison 3. Non, vraiment, je surnote beaucoup trop les épisodes encore cette année ! Je note par rapport à ce que j’en attends pourtant, et clairement, j’en attendais plus de cette dernière saison. La bienveillance face à ce(ux) qu’on aime, c’est terrible.

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Ouais, face à ceux qu’on connaît pas aussi, comme ce Bellamy du pauvre, servant de remplaçant de dernière minute…

Je vais m’arrêter pour cet article, histoire de me garder quelques cartouches pour le prochain 42 minutes de la semaine prochaine, qui reviendra bien sûr cette série, puisque nous la regardons tous les trois. Par contre, il y a tant à dire que ce n’est pas gagné cette affaire en 42 minutes. On verra bien !

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Ouais, j’ai envie de finir sur ces deux-là, parce que je ne sais toujours pas comment ils se sont trouvés, mais c’est une fin mignonne !

Julie and the Phantoms – S01E04

Épisode 4 – I Got the Music – 16/20
Moins convaincu par cet épisode que par le précédent, simplement parce qu’il ne capitalise pas assez à mon goût sur le feel good et toutes les émotions attendues d’une série musicale. Mais bon, ce n’est pas grave, l’histoire avance toujours, elle, avec quelques antagonistes attendus depuis un moment. L’air de rien, il y a plein de pistes dans la série !

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Spoilers

Still hot ? Still… dead ?

Ah, c’était donc fait pour être vu par trois épisodes, mince ! Pas grave ! Ce quatrième épisode commence par une nouvelle chanson, et c’est dommage après Flying Solo que j’ai encore en tête, parce que celle-ci, « I got the Music » arrive moins à me convaincre. L’essentiel, c’est que la prof de musique adore, cela dit, et tous les musiciens du lycée aussi. En fait, c’est tout le lycée qui est en admiration devant le « jam » de Julie.

Ah… Une série de lycéens bien gnangnan, cela faisait longtemps. À voir Julie s’éclater à travers les couloirs du lycée, j’ai eu un espèce de feeling High School Musical et Glee, complètement dingue. Et j’ai aimé l’idée de voir au milieu de ce clip un peu long des visages introduits dans les épisodes précédents, notamment l’homme de ménage du lycée – qui vit sa meilleure vie pendant le solo de Flynn, évidemment en duo avec Julie ensuite – ou le remplaçant de Julie dans le groupe de musique un peu boulet qui, eh, sait danser !

Après, la série part en vrille totale avec une énorme chorégraphie, des lycéens tous dingues et des confettis un peu partout. C’est sans surprise que tout ça se passe donc dans la tête de Julie, en train d’écouter de la musique dans ses écouteurs. Le lycée est on ne peut plus normal, finalement. Ouf ! Julie est heureuse d’avouer à Flynn qu’elle a passé tout le week-end à écrire des chansons avec Luke. On en a quelques extraits et c’est décidément une série qui va nous balancer bien des chansons qui seront cool et resteront en tête.

Flynn remarque évidemment le crush de Julie pour Luke, c’est mignon, mais elle ne perd pas le nord malgré tout et lui rappelle qu’il s’agit d’un fantôme. Un fantôme qui va grandement aider sa popularité, certes, mais un fantôme. Flynn lui annonce alors qu’elle a envoyé des flyers pour le groupe de Julie et qu’ils devront se produire le soir même à une soirée du lycée.

Les hologrammes du flyer ne sont pas trop fanas de l’idée, mais ils finissent par se faire à l’idée bien rapidement… exactement comme Julie face à Flynn. Le groupe se met donc en tête de s’entraîner pour cette soirée ! Le seul problème avec ce point, c’est qu’Alex a d’autres projets, clairement.

En effet, il passe plutôt son temps avec Willie désormais, le fantôme lui proposant de se rendre dans un musée vide après la fermeture, pour faire du skate, pour lui apprendre à déplacer des objets et pour le draguer, clairement. Ils sont mignons comme tout ces deux-là, je les aime bien, mais je n’arrive toujours pas à faire pleinement confiance à Willie. Je sais qu’on est dans une série pleine de bons sentiments, mais il faudra bien que l’histoire se développe malgré tout.

Alex finit par rentrer répéter avec le groupe, mais la répétition n’a pas lieu, pour tout un tas de raison. D’abord, Flynn débarque pour assister à la répétition, parce qu’apparemment, elle trouve que les fantômes sont vraiment très cool. Le petit frère de Julie débarque lui aussi, pour annoncer à Julie que des fantômes sont probablement dans le garage et pour leur balancer du sel à la tronche, parce que le sel, ça détruit l’âme des fantômes sur internet.

Contre toute attente, il réussit à viser juste et touche nos trois fantômes… mais ces derniers restent toujours là, parce que leur quête n’est pas finie apparemment. Leur quête ? On progresse sur le sujet avec cet épisode. En effet, dans le carnet de chansons de Luke, Julie découvre une chanson pour Emily, puis d’autres chansons dont l’air est joué par Luke.

Le seul problème, c’est que la chanson qu’il lui joue, Julie la connaît déjà : elle appartient selon elle à un certain Trevor Wilson, dont elle est très fan et qui est le père d’une de ses amies. Une recherche Google plus tard, nos trois fantômes reconnaissent en Trevor… Bobby, le quatrième membre de leur groupe ! Aaaah ! J’aurais dû le voir venir, ça, comment j’ai pu passer à côté ? Je me disais qu’il les reconnaîtrait une fois Julie célèbre, mais c’est bien plus drôle comme ça.

Il a donc fait carrière sur le dos de nos fantômes et est devenu super riche grâce à ça, même si seul son premier album est un vrai succès.

Sinon, c’est le père d’une ancienne amie de Julie ? Bobby est donc le père de Carrie. C’est absolument dingue, cette affaire. Le père de Carrie verra forcément les hologrammes de Julie. Voilà, on tient notre méchant de la série. Julie leur explique où habite Bobby, et ça suffit à les envoyer dans la villa du milliardaire. Ben oui, Bobby Wilson a carrément réussi sa vie, notamment avec son tube « My name is Luke ». J’adore.

Alex n’a pas trop envie de se précipiter pour autant, parce que c’est la première fois qu’ils se retrouvent à hanter quelqu’un… Mais ses doutes s’envolent vite grâce à Reggie et Luke qui débarquent d’idée. Julie et Flynn débarquent quant à elle dans la barraque merveilleuse – pas comme leur look ? – pour tenter de retrouver les fantômes. Par chance, Carrie et Nick sont là pour leur ouvrir et elles ont une excuse toute trouvée : la fête du soir-même et le groupe de Julie qui va s’y produire.

J’ai adoré les échanges entre Carrie et Julie, c’est savoureux comme j’aime. Julie se met donc à chercher un peu partout ses fantômes, grâce à une excuse toute pourrie de verre d’eau renversée. Elle monte à l’étage pour trouver les fantômes qui sont en train de s’éclater. La manière dont ils hantent Bobby est vraiment très drôle : doigt dans l’oreille, message sur la buée, porte coincée… On est sur de l’esprit bon enfant, j’aime bien.

Le père de Carrie lui annonce bien vite qu’il va voir son thérapeute, forcément, partant aussitôt en hélicoptère. Julie engueule les fantômes aussitôt qu’elle les retrouve (en train de montrer leurs fesses !), mais tout ce que Reggie et Luke retiennent, c’est qu’Alex semble avoir beaucoup progressé et être capable de faire un tas de choses désormais en tant que fantôme, le tout grâce à Willie.

Les trois fantômes vont donc bien rapidement voir ce quatrième fantôme, qui est ravi de les rencontrer et de les aider, leur faisant une petite démonstration de tout ce qu’il sait faire avec un peu de concentration. Willie ne peut toutefois pas leur apprendre à parler à un lifer, comme ils le voudraient, et c’est gênant comme tout. Il connaît un fantôme qui peut les aider, mais pour ça, ils doivent le retrouver à 20h. Ca passe, mais c’est un peu chaud puisque Julie doit jouer à 21h avec ses hologrammes. Eh, ça sent la catastrophe, ça… En plus, Julie est tellement heureuse et sûre que les fantômes viendront puisqu’ils savent que c’est important pour elle. Alors, viendront-ils à temps ? Mystère !

En effet, à 20h, il se pointe dans un club secret d’un hôtel réservé aux fantômes de la ville où Willie, bien sapé pour une fois – enfin, j’aime son style, mais disons que je ne porterais pas ce genre de fringues moi – est heureux de les accueillir. Il doit toutefois annoncer leur arrivée à Caleb, le gérant de ce club très privé. Caleb… Je le connais cet acteur, et je ne m’attendais pas à ce qu’il soit là. Lui aussi, il a tout du grand-méchant, et l’épisode se termine grâce à lui sur un cliffhanger totalement inattendu ! Je préfère les épisodes se terminant en chanson, ma foi, mais ce double cliffhanger va me maintenir en haleine et peut-être me faire regretter ma décision de ne voir que deux épisodes max par semaine. Alors… Est-ce que je vais changer d’avis ? Il est là le vrai cliffhanger !

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