Walker – S01E09 (express)

Épisode 9 – Rule 17 – 10/20
Alors là, l’épisode est plutôt décevant à bien des égards, que ce soit concernant le fil rouge ou le développement de certains personnages. Pour une épisode censé être une pierre angulaire du récit, c’est tout de même bien gênant à voir et ça me paraît très mal écrit, parce que ça ne fonctionne pas comme la conclusion que ça se veut être.

Spoilers

Cordell ayant découvert que le meurtre d’Emily n’est pas encore résolu, il décide de tout faire pour boucler l’enquête au plus vite.

Je suis blasé à un point, vous ne vous rendez pas compte, je crois ! L’épisode en lui-même n’est probablement pas si mauvais, mais il fait partie de ces épisodes qui me rappellent pourquoi j’ai arrêté de regarder des séries procédurales, où la subtilité semble ne pas exister du tout. Honnêtement, cet épisode est une catastrophe industrielle, et ça se résume en un mot cette catastrophe : Geraldine.

Déjà, j’ai ri, parce que Geri s’appelle donc Geraldine. Ensuite, elle est de retour et bon dieu, que ce n’était pas brillant ! Elle revient donc dans la vie de Cordell par accident, puisqu’elle se rend à une partie de poker où est supposé se trouver le nouveau suspect du tueur d’Emily. C’est l’occasion pour Cordell de découvrir qu’elle est une « person of interest » (eh, c’est un point du Bingo Séries ça !) et d’aussitôt faire de la merde. Aucun ranger ne peut être aussi peu professionnel que lui, sérieux. Déjà, il enquête sur un meurtre qui le touche directement, ce qui est plus qu’inapproprié, mais en plus, il sort à toute allure du van où il est en planque pour aller parler à Geri, sur le parking du lieu où se retrouvent les gens qu’il surveille.

Cela n’a aucun sens et c’était beaucoup trop drôle. En plus, il affirme que Geri est son amie, mais il ne semble pas s’être rendu compte de sa disparition dans les derniers épisodes… Ce n’était que le début d’une longue suite d’incohérences où Geri se retrouve finalement à jouer les flics sous couverture pour Walker, alors qu’elle n’est pas flic. La voilà donc qui se retrouve à une partie de poker, où elle est plus ou moins accusée du meurtre d’Emily alors que le criminel refuse qu’elle vende son bar à Cordell.

C’est super louche et Geri est poussée dans ses retranchements, avec une espèce de crise d’angoisse censée attirer notre sympathie. Désolé, mais ça ne prend pas, elle est plus que louche dans l’affaire, à commencer par le flashback du début d’épisode où elle cache sa veste ensanglantée à Cordell le soir de la mort d’Emily. Je ne lui fais aucune confiance, elle cache forcément autre chose que le prêt auprès du criminel. Ce dernier est loin d’être stupide et comprend vite que Geri est en planque.

Il est donc arrêté en deux temps trois mouvements par Cordell et son boss, et tout est bien qui finit bien. LOL. Ce n’est qu’après arrestation que les rangers découvrent qu’il a un alibi solide pour le 8 avril, soir du meurtre, et qu’ils se sont trompés sur toute la ligne. Comme ils sont assez débiles pour avoir fait confiance à une femme qui était là pendant la partie de poker, ils comprennent vite qu’ils ont fait une erreur et que ce serait elle la meurtrière. Grosso modo, elle reconnaît implicitement le meurtre en assurant qu’Emily était là au mauvais endroit au mauvais moment.

Et alors qu’elle accepte de se rendre, mais tente encore de tuer Cordell, devinez qui est là au bon endroit au bon moment pour tuer cette nana ayant des infos sur le meurtre d’Emily ? Geri bien sûr ! Comme elle tombe à pic… Cordell est convaincu de son innocence et finit même l’épisode en l’embrassant ?? Ce n’a aucun sens. Déjà, ça m’énerve parce que ça en rajoute une couche sur l’impossibilité d’une relation amicale entre homme et femme que l’on voit dans quasiment toutes les séries, mais en plus, je suis persuadé que Geri est liée au meurtre d’Emily. Nous sommes à peine au milieu de la saison, on ne me fera pas croire que le fil rouge est résolu et que Geri est une pure innocente. 

Il me manque encore des éléments pour vous faire son portrait à charge et prouver par A+B qu’elle est coupable, mais elle est clairement en train de cacher des choses. Le fait qu’elle tue la femme comme ça pile au bon moment ? C’est trop gros, elle s’en débarrasse de manière vraiment peu discrète.

Bon, et sinon, Micki ? Après une bonne réplique de Walker qui voulait faire équipe avec elle, elle est reléguée à de la figuration cette semaine. Elle fait plus exactement du babysitting pour la famille de son partenaire : les parents, insupportable, le frère, qui veut devenir gouverneur maintenant (?) et les enfants, qui se chamaillent comme s’ils avaient huit ans. Sérieusement, je ne me suis jamais battu comme eux avec mes sœurs passé un certain âge ; j’ai trouvé ça gênant à voir.

De toute manière, quand la seule occupation que Micki trouve ensuite pour eux est de leur faire tirer à la carabine, j’ai compris que je ne pourrais jamais accrocher à leur vision de la famille américaine idéale. Stella continue de mentir sur l’identité de son copain qui la ghoste et elle et August restent super chiants en tant qu’adolescents vis-à-vis de leur père. Nous n’avançons donc pas dans ces intrigues, puisque tout se centrait autour de la rédemption de Geri, à laquelle je ne crois pas.

Bref, ce n’était pas glorieux du tout. En fait, c’est soit très mal écrit si Geri est censée être innocente parce qu’il est impossible de croire à de telles coïncidences, soit très mal écrit si elle est censée être coupable, parce qu’on la voit venir à des kilomètres. Je n’aime pas les séries procédurales !


Resident Alien – S01E10

Épisode 10 – Heroes of Patience – 19/20
S’il y a bien une scène qui m’a un peu décroché de l’épisode, tout le reste était sacrément pertinent et bon pour donner l’impression d’une conclusion rondement menée… sans pour autant retirer la perspective d’une saison 2 qui promet d’être aussi fun et réussie que la première ! La saison est menée de manière impeccable, les sous-intrigues sont terminées, d’autres sont prêtes à nous mener ailleurs et les personnages sont restés attachants du début à la fin, avec un humour et des répliques qui font toujours mouche. Bref, un vrai petit délice !

Spoilers

Harry a désormais tout ce qu’il faut pour détruire l’humanité… à part peut-être l’envie de le faire ?


If you kill everyone, you kill me.

Après l’épisode précédent, impossible de m’arrêter, je voulais vraiment savoir la suite. Bon, en vrai, j’aurais pu m’arrêter et attendre une semaine de plus, mais eh, j’avais envie de finir la saison, j’ai tenu tout ce temps avec la diffusion française, c’est quand même pas mal ! Par contre, le résumé de l’épisode précédent m’a frustré : je n’avais apparemment pas l’épisode complet juste avant, puisqu’il me manquait une scène entre Sarah et Richard, où Richard reprochait à Sarah d’avoir pris l’objet extraterrestre dans la chambre de Max.

Tout ça a vite été oublié quand il est révélé au début de cet épisode que cinq mois plus tôt, Harry s’est rendu secrètement en ville pour tuer Sam. Et non, je ne parle pas de l’extraterrestre, je parle bien de l’humain. En fait, la nuit où Harry s’est fait tuer, il venait d’empoisonner le traitement de Sam. Ah oui, sacré karma, effectivement.

Cinq mois plus tard, D’Arcy remue ciel et terre, et surtout les flics, pour venger la mort de l’homme qu’elle aime, Harry. Elle l’a vu dans le congélateur après tout, et elle est hyper inquiète. Elle a toutefois fait l’erreur de quitter la cabane, et quand elle y revient avec les flics, Harry est bien présent, en vie. Il sait évidemment que le cadavre a été trouvé et il a eu la bonne idée de le changer de place.

D’Arcy passe ainsi pour une folle alcoolique, et ça marche bien : elle est arrêtée par le shérif, alors que Liv trouve une chaussure au bord du lac, relançant l’intrigue du pied retrouvé quelques épisodes plus tôt. C’est évidemment Asta qui libère D’Arcy de sa cellule, mais malheureusement D’Arcy n’explique pas totalement l’ensemble de ce qu’elle a vu à Asta, pensant qu’il ne s’agissait pas du cadavre d’Harry (forcément), mais juste d’un cadavre d’une personne tuée par Asta et Harry. Pourquoi pas.

Pendant ce temps, Max montre à son amie la vidéo de Sarah volant l’objet qu’il avait gardé et elle est aussitôt convaincue que Sarah est une femme du MIB, avec une écharpe violette. Ils comprennent qu’ils doivent prévenir Harry de ce qui est en train d’arriver, mais il faut bien sûr faire attention à ne pas être suivis par le gouvernement.

J’ai vraiment cru que l’amie allait prévenir Harry en secret pendant que Max pédalait en entraînant à sa suite les agents, mais je me suis lourdement trompé : leur plan était tout autre, et l’amie fait exprès d’entrer en collision avec le camping-car de Sarah et Richard. Max et son amie ont en fait comme intention de prévenir Asta de ce qu’ils savent. Je suis frustré, parce que la gamine annonce qu’elle a un prénom, mais je n’ai toujours aucune idée de ce que c’est. Je n’arrive pas à l’entendre à chaque fois que c’est dit, et sans les sous-titres ben, je galère. Bref, j’ai enfin pris la peine d’aller sur Google : elle s’appelle Sahar.

Bref, en tout cas, ces gamins sont beaucoup trop malins : ils ont mis le portable de Kate sous le camping-car du gouvernement au moment de l’accident, afin de pouvoir traquer le gouvernement. Malheureusement, ce n’est pas exactement ce qu’il se passe : Sarah et Richard les devancent et entrent par effraction dans la maison pour les interroger, ce qu’ils peuvent faire parce que Kate est occupée à faire son sport avec des écouteurs alors que Ben passe son temps à papoter sur un banc avec D’Arcy.

Il est étonnant de voir qu’il est celui qui essaie de lui remonter le moral et de lui prendre la main pour l’aider à se sentir bien plus utile. Elle n’a vraiment pas de raison de déprimer – oui, elle n’est pas allée loin au niveau professionnel et n’a pas fait de grande différence dans la vie des gens, mais eh, elle a sauvé Asta et Harry il y a deux épisodes quand même. D’ailleurs, n’est-ce pas la main qui est brisée, en théorie, que Ben lui prend ? Bon, D’Arcy gâche le moment de toute manière, parce qu’elle se décide à embrasser Ben.

Cela le fait repartir plus vite, et ce n’est pas une bonne chose pour lui. Il se retrouve en effet face à une porte fermée à clé, parce que Sarah et Richard y sont. Ils interrogent ainsi les enfants et obtiennent ce qu’ils veulent de la part de Max qui leur indique qui est cet alien en blouse blanche. Je sens qu’il les a dirigés vers un mauvais médecin.

En tout cas, s’il le fait, c’est parce que sa mère est en danger dans le placard. En théorie. En pratique, pour protéger son fils et Sahar, elle défonce la porte alors que Ben entre par effraction chez lui pour s’en prendre lui aussi à Sarah et Richard. La scène est magistrale avec les deux parents qui s’éclatent à frapper les agents du gouvernement. Bon, ils ne savent pas qu’ils sont des agents du gouvernement bien sûr, et Ben n’entre que parce que le shérif lui a annoncé arriver « d’ici cinq minutes ». C’était trop long pour lui.

Les scènes sont géniales, que ce soit celle-ci ou celle où les flics arrivent pour prendre les dépositions de tout le monde et voir Ben et Kate se rouler des pelles comme jamais. Eh, ça fait plaisir de voir ce couple au bord du divorce retrouver son amour comme au premier jour.

Bien sûr, Asta tente de contacter Harry après avoir parlé avec Max et Sahar, mais c’est en vain. Elle est interrompue par Liv alors qu’elle quittait le travail, parce que Liv veut récupérer le pied dans le congélateur pour vérifier s’il est compatible avec la chaussure qu’elle a trouvée en début d’épisode. C’est très con pour Harry ce qui est en train de se passer : sans la moindre surprise, Asta reconnaît le pied cette fois : elle a vu la tâche de naissance sur le pied d’Harry dans l’épisode précédent.

Et avec ce que D’Arcy a crié en début d’épisode, elle reconstitue vite la vérité : Harry est mort et dans le congélateur de la cabane, alors que l’extra-terrestre a assuré ne pas savoir ce qui lui est arrivé.

De son côté, Harry passe une bonne partie de l’épisode seul. Il peut ainsi réparer la machine qui lui permettra de détruire l’espèce humaine, mais avant ça, de la publicité pour de la pizza l’interrompt. Heureusement que j’ai moi-même mangé de la pizza juste avant l’épisode, parce que vraiment, ça m’aurait donné envie.

Il rentre alors chez lui pour activer le détonateur qui détruira l’humanité… Mais avant ça, il veut d’abord tester son détonateur sur le cadavre d’Harry. Ce n’est pas si évident de nous détruire apparemment, parce que même ça, ça le fait culpabiliser. L’extraterrestre se retrouve alors en conversation avec Harry, et comme à chaque fois, je n’ai pas trop aimé cette scène. Cela m’a quelque peu décroché de l’épisode final, je dois dire, même si la construction du personnage est bonne.

Finalement, Harry détruit le cadavre juste à temps pour l’arrivé d’Asta qui le confronte pour savoir enfin la vérité. C’est une excellente scène à suivre, parce que ça ressemble tout simplement à une rupture amoureuse. Harry comprend qu’Asta est la part d’humanité qui le brûle chaque fois qu’il touche son détonateur. Eh oui, j’aurais pu ajouter cette information, effectivement : Harry se découvre une humanité grâce à l’engin.

Ses sentiments pour Asta sont ce qui l’empêche de détruire la Terre, mais en découvrant qu’il est un menteur et un tueur, celle-ci a plutôt tendance à le rejeter. C’est étrange, non ? Il vit très mal ce rejet, par contre, et ça lui retire tout sentiment d’humanité. Il peut ainsi se décider à détruire l’humanité, cette fois : le compte à rebours est alors lancé, avec une détonation prévue 90 minutes plus tard. Parfait, cela laisse du temps pour l’acte suivant où Jay se confie contre toute attente à D’Arcy. Elle a un nouveau job au diner de la ville, Jay, et D’Arcy découvre donc le grand secret d’Asta. Elle fait alors en sorte de venir en aide à Jay qui cherche à se venger de son père qui battait sa mère. C’est plutôt drôle à voir, avec une voiture balancée pour provoquer un sacré accident.

Loin de tout ça, le médecin de la ville est embarqué par Sarah et Richard, puis par l’armée. La générale ordonne immédiatement à Sarah de tuer Richard qui n’a plus vraiment d’utilité, alors que la série nous tease une intrigue du complot bien plus large que prévu. Je vais clairement être au rendez-vous pour celle-ci, mais avant d’en arriver en saison 2, il faut déjà conclure la saison 1.

Sans trop de surprise, Max contacte donc Asta pour lui annoncer que le gouvernement lui a appris qu’Harry comptait tuer tout le monde. Comme ce n’est pas vraiment une option qui les fait rêver, les deux se mettent d’accord pour se retrouver et partir à la recherche d’Harry. En plus, ça tombe bien, Max est sûr qu’Harry se rendra à la base militaire, et il a raison. La base qui m’avait toujours paru super loin à être dans un autre Etat n’est en fait qu’à un peu plus d’une heure de route, alors tout le monde y arrive à temps.

Harry s’y rend pour retrouver son vaisseau et décoller. Par contre, le pauvre oublie de prendre ses pizzas au passage, et il envisage un temps de faire demi-tour, même s’il n’a plus le temps. Il est finalement freiné par l’armée, mais ce n’est qu’une broutille pour cet extra-terrestre qui a bien de la force de frappe depuis son vaisseau.

La force de frappe, c’est bien, mais ce n’est pas précis pour éviter de toucher Asta et Max quand ceux-ci sont pris en otage. En effet, ils sont venus à la base pour tenter d’empêcher Harry de détruire l’humanité, mais ils n’ont pas été bien discrets au passage. Comme annoncé plus tôt dans l’épisode, un petit « Ooh Child » est alors lancé, mais désolé, ça ne vaut pas celui de Brothers & Sisters en fin de saison 1 également. La musique est juste là pour nous montrer un Harry sous forme extra-terrestre se débarrasser des soldats.

Asta ordonne à Max d’aller se cacher pendant le combat, puis elle se relève pour un tête à tête très touchant avec Harry. Les deux se déclarent amis, et Harry pense un temps qu’Asta viendra avec lui sur sa planète. Nope. Asta insiste pour sauver l’humanité, et ça suffit pour Harry : il se laisse convaincre que sauver son amie et ses amis à elle vaut le coup. Il ne détruit donc pas notre espèce, yay ! Il prend tout de même le temps de parler une dernière fois de ses pizzas avant de décoller définitivement pour retourner vers sa planète.

Enfin, ça, c’est le plan théorique. En pratique, évidemment, Harry se rend compte après s’être débarrassé du détonateur dans l’espace que… Max s’est caché dans son vaisseau. Et lui, il veut bien être ramené à la maison. Evidemment.

EN BREF – Je ne regrette pas du tout d’avoir été sollicité par Syfy France pour regarder la série le jour de sa diffusion. Je n’en avais que des bons échos, donc elle était sur ma liste et je suis sûr que j’aurais fini par la regarder, mais peut-être pas à la semaine comme je l’ai fait là. Je pense que j’aurais fait une erreur de passer à côté, et je suis content d’avoir suivi tout ça à la semaine, même si je suis persuadé qu’elle fonctionne très bien en bingewatching aussi.

J’ai trouvé satisfaisant de suivre toute cette intrigue sur deux mois, et ça me remotive à faire ça plus souvent sur des saisons en cours ou déjà terminées. Puisque c’est efficace, pourquoi se priver ? C’est probablement ce que Syfy s’est dit d’ailleurs : la série est déjà renouvelée pour une saison 2, pas de suspense à avoir, nous aurons bien la suite de cette histoire.

J’ai déjà hâte de savoir ce que la saison 2 nous réservera : Harry doit retourner Max, bien sûr, mais il y a une multitude de pistes ouvertes pour une suite. Oui, le couple Ben/Kate s’en tire bien et le shérif/Liv sont réconciliés (avec une nouvelle cafetière d’ailleurs !), mais il y a toujours ce meurtre avec le pied du vrai Harry qui n’a pas été élucidé. Jay n’a toujours pas vraiment réussi à se réconcilier avec sa mère biologique, et ce n’est pas parce que D’Arcy va jouer la tante cool que tout va s’arranger pour elle.

D’ailleurs, D’Arcy est probablement le personnage qui aura le plus à évoluer, puisqu’elle finit la saison déçue par son amitié avec Asta, lui cachant trop de choses. Asta va devoir gérer d’être celle qui a sauvé l’humanité, Richard va devoir échapper à cette cinglée de coéquipière qui veut désormais le tuer et les intrigues gouvernementales pourraient prendre le dessus.

Et tout ça, c’est encore sans compter des intrigues beaucoup plus marginales, comme le chasseur d’alien de l’épisode 9 joué par Terry O’Quinn. Rien ne dit qu’il ne fera pas une nouvelle apparition par la suite. Il faut peut-être que je me mette à lire les comics, parce que j’aime vraiment beaucoup la mythologie mise en place par la série.

Et en même temps, je n’ai pas envie de me spoiler la suite. Cruel dilemme, n’est-ce pas ?

Resident Alien – S01E09

Épisode 9 – Welcome Aliens – 19/20
L’épisode prend son temps au début, mais on ne s’y trompe pas : nous sommes clairement sur l’avant-dernier épisode de la saison et tout s’accélère progressivement. C’est une excellente chose car la saison révèle bien toute sa construction. En revanche, certaines intrigues semblent presque bâclées alors qu’elles paraissaient importantes à l’origine, et ça m’a un peu décontenancé. M’enfin, de bons acteurs et une bonne histoire, ça me fait oublier tout le reste !

Spoilers

Harry se remet progressivement de l’épisode précédent avec l’aide d’Asta, alors que D’Arcy se sent mise de côté par ses amis.


I think some of them are here to do good.

Eh, bonjour tout le monde ! Je publie cet article tôt le matin, mais vous comprendrez qu’il s’agit en fait d’un épisode que j’ai vu hier soir… histoire d’en revenir à cette série le jeudi soir, quoi. Elle est tellement bien cette série, c’était l’assurance d’une bonne soirée quand même. Cet épisode reprend avec un énième flashback, trente années plus tôt. Une femme enceinte prend le bus avec son copain et tout part rapidement en vrille quand le reste des passages du bus sont soudainement figés, que les lumières s’éteignent et que seule elle et son copain se retrouvent encore à bouger.

Bien sûr, avec le stress, elle se met à perdre les eaux, avant de léviter face à son copain. Un nouveau flash lumineux les ramène finalement à la réalité… mais la femme n’est plus enceinte. L’angoisse.

Trente ans plus tard, Harry se réveille et découvre qu’il n’est pas mort. Asta continue de vouloir prendre soin de lui parce qu’elle le pense amputé, mais en bon descendant de poulpe, il a des capacités régénératrices qui font qu’il a déjà un tentacule en train de repousser à la place de sa jambe. C’était plutôt marrant, surtout qu’Asta essaie ensuite d’apprendre le respect à Harry en faisant en sorte qu’il essaie au moins de la remercier après tout ce qu’elle a fait.

Pour cela, il suffit de lui faire du chantage avec la radio/télécommande qu’Harry veut absolument récupérer pour contacter sa planète et détruire la nôtre. Bon, cette dernière partie, Asta ne la connaît pas exactement comme ça, bien sûr, et Harry, lui, ne découvre qu’après s’être excusé que l’engin est cassé. Il est tout de même capable de le rebooter, heureusement, mais il est embêté dans sa convalescence par Max qui lui rend visite.

Il est quelque peu surpris et vexé de voir qu’Asta est au courant, mais il est mal placé pour le dire, puisqu’il a lui-même partagé le secret avec son amie qui en est désormais à l’espionner. Cette gamine est trop maligne pour son propre bien, et pour celui de notre planète. C’est une vraie girlboss, et elle explique à Harry que ce sont probablement les Men in Black qui ont pris son vaisseau. C’est bien drôle à voir et ça relance l’intrigue avec Harry qui a pour mission d’aller récupérer une part

Après s’être occupé d’Harry, Asta retourne au travail où elle retombe évidemment sur D’Arcy qui ne comprend pas trop pourquoi sa meilleure amie l’a abandonnée la veille au soir. C’est une bonne chose que les scénaristes prennent la place de s’occuper de cette relation, même si ce n’est pas la priorité de l’épisode avec Harry voulant absolument recontacter sa planète.

Pour ce faire, il embarque Asta dans une convention sur les extra-terrestres, parce que ben… Il a besoin d’experts sur le sujet, et parce qu’il a besoin de quelqu’un pour le conduire comme il prend trop de médicaments pour être en état de conduire lui-même. Les scénaristes s’éclatent bien avec cette convention et quelques théories du complot, comme les astronautes sur la lune, et ça m’a bien éclaté moi aussi.

Et quand en plus Peter, l’expert dont on suit la conférence, est joué par Terry O’Quinn, moi, je suis tout simplement fan. Cela fait toujours plaisir de retrouver Locke dans une série, même si je n’aimais pas le personnage de Locke. Eh, ça marche bien : il joue ici un chasseur d’extra-terrestres qui met mal à l’aise Harry.

Cela dit, ce qui fonctionne bien avec l’épisode, c’est que Peter demande ensuite au public de témoigner de leur expérience avec les extra-terrestres, et ça se termine en une suite de personnes terrorisées par ce qu’il s’est passé dans leur vie. Asta décide alors de prendre la parole pour retourner la situation à l’avantage des extra-terrestres, qu’elle défend… Sans savoir qu’Harry, en voix-off, nous assure qu’elle se trompe.

Harry trouve finalement ce qu’il cherche lors du témoignage d’une femme qui assure avoir un implant extra-terrestre dans le bras, or, lui, il cherche une technologie extraterrestre… Il se met aussitôt à poursuivre la femme, baissant un peu trop sa garde et ne se rendant pas compte que Peter le voit comme un alien. Yep, lui aussi il peut voir les extra-terrestres.

Asta exige tout de même des explications auprès d’Harry qui finit par lui avouer qu’il veut récupérer un implant d’extraterrestre. Ben oui, les personnes enlevées par des extraterrestres ont bien des implants d’après lui, et ça l’encourage à agresser la femme qui a déclaré avoir un implant extra-terrestre. Le problème, c’est qu’elle a menti, et qu’elle prévient ensuite la sécurité.

Harry se retrouve donc à devoir fuir à la fois la sécurité et Peter, parce qu’il voit rapidement que le chasseur l’a pris en grippe. Cela marche bien comme épisode, avec Asta qui détourne l’attention de Peter autant que possible. Ce n’est quand même pas suffisant, car après un aparté dans une autre pièce, Harry retombe nez à nez avec le chasseur.

Ce n’est pas si grave : il réussit à prendre le dessus sur Peter, qui est l’homme du début d’épisode. Il espère grâce à l’implant pouvoir un jour récupérer le contact avec les extraterrestres pour rencontrer enfin son fils… mais ça n’arrivera jamais puisque Harry récupère l’implant, avant de rejoindre Asta à qui un homme a mis le doute quand même en lui expliquant que son alien était peut-être un Christophe Colomb bien déguisé. Intéressant.

Pendant ce temps, en ville, le shérif commence à regretter d’avoir poussé Liv à démissionner quand il comprend qu’elle a passé le repas avec son père et qu’elle a l’avantage d’être à l’écoute, elle. Il reprend donc son tableau de meurtre quand il se rend au travail, persuadé qu’il y trouvera une piste, et c’est le cas. Le meurtre de Sam est facile à résoudre : sa femme est celle qui est la suspecte idéale. Elle avait une relation extra-conjugale et elle a voulu se séparer de son mari, tout simplement.

C’est vite expédié pour un fil rouge, en revanche. Cela nous permet d’en revenir à Ben et Kate, cette dernière ayant invitée « Sarah » et son « mari », « Richard », à dîner avec eux. Cela attriste Ben qui voulait juste sa soirée Tacos, mais ça attriste aussi Sarah de se rendre compte que Max n’est pas présent dans la maison pour ce repas entre adultes.

Cela ne fait rien, elle demande à son faux mari de faire diversion le temps de fouiller la chambre de Max… et d’y trouver ce qu’elle cherche, un morceau de technologie alien. Oups. Bien sûr, elle est grillée par Kate quand même, mais ce n’est pas bien grave car elle a quelques talents d’actrice bien cachée. Elle prétend donc être mal à l’aise de ne pas pouvoir avoir d’enfants, profitant de ce que Richard a improvisé plus tôt pour se caser en tant que possible babysitter. Et ça fonctionne à fond… sauf que Max a une caméra dans sa chambre, évidemment.

En parallèle, Ben se confie à Richard sur sa culpabilité de ne pas avoir pu empêcher le meurtre de Sam. C’était sympathique, mais pas vraiment utile pour l’épisode, à première vue. En même temps, dans le genre inutile, on a un long karaoké entre Liv et le shérif qui se déroule dans le bar de D’Arcy, et c’était excellement joué de la part des scénaristes. La scène est aussi drôle qu’émouvante quand Liv accepte de récupérer son insigne de policière alors que le shérif s’agenouille pour lui rendre.

Dans le bar, bien sûr, on retrouve également D’Arcy interrogée par Jay sur ce qu’il s’est passé dans l’épisode précédent. Jay est plutôt marrante à annoncer faire ça juste pour quelques points supplémentaires dans sa moyenne, mais elle comprend rapidement que D’Arcy a failli mourir, et qu’Asta aussi. Jay flippe donc carrément, mais D’Arcy ne s’en rend pas compte du tout, avec son amie du bowling débarquant en larmes d’avoir failli la perdre.

C’était bien drôle, ça ne fait qu’empirer ensuite quand D’Arcy lui fait remarquer que toute la ville la voit comme une héroïne, à l’exception d’Harry et Asta qui l’ignorent complètement désormais. Pauvre D’Arcy, j’ai de la peine pour elle. Elle se retrouve rapidement à s’inquiéter énormément pour Asta dont elle n’a pas de nouvelle, imaginant qu’elle a pu être kidnappée. D’Arcy se rend donc à la cabane d’Harry pour essayer de retrouver sa meilleure amie et Harry, mais en s’infiltrant par effraction, tout ce qu’elle finit par trouver, c’est… le cadavre du vrai Harry dans le congélateur. L’épisode se termine ainsi sur un joli cri.

The Nevers – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 19/20
Envoûtant est le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire cet épisode qui m’a aspiré dans son monde bien à part. J’y retrouve un paquet d’ingrédients que j’adore, mais ce n’est pas étonnant car le travail de Whedon est absolument partout dans cet épisode – y compris dans ses quelques défauts, du coup, faciles à repérer maintenant. J’ai adoré, même si la série possède vraiment des ingrédients qui ne sont pas faits pour moi, des petites longueurs et des sous-intrigues sur lesquelles il faudra que je revienne plus tard pour bien les comprendre. En tout cas, je ne suis pas déçu du tout de ce premier épisode après des années d’attente !

Spoilers

En 1899, Londres doit faire face à une épidémie de « Touchés », des personnes développant des pouvoirs.

101

Gentlemen, might we be civil?

Je ne regarde plus grand-chose sur HBO, alors ça faisait une bonne année que je n’avais plus entendu le son de leur générique, et je suis bien content de l’entendre : je me rends compte que ça me manquait, et que je l’associe encore à un gage de qualité, parce que je choisis les séries que je regarde chez eux.

Nous sommes ensuite plongés dans le Londres de 1896 au son d’une petite musique douce assez agréable. Par contre, difficile de savoir ce qu’on regarde au premier abord, parce qu’on nous présente tout un tas de personnages menant leur petite vie – et tout un tas d’acteurs du Whedonverse, il faut bien le dire. C’est satisfaisant. Pêle-mêle, nous voyons un orphelinat, une drôle d’audition, un cabinet de médecin et un orage qui gronde au-dessus de Londres.

Bon, il faudra revoir cet épisode quand on connaîtra tous les personnages. Pour l’instant, c’est envoûtant avec de jolis mouvements de caméra, des plans très esthétiques et un personnage féminin qui dévie de sa course pour sauter dans le vide. Soit. Trois ans plus tard, une femme se réveille dans un manoir magnifique. Est-ce la même ? Ces premières minutes vont rapidement manquer de dialogue.

Le manoir magnifique semble être celui d’une communauté, puisqu’on y voit plusieurs femmes – et l’héroïne prépare rapidement du thé, parce que faut pas déconner, nous sommes en Angleterre. Elle se prépare à sortir, alors qu’ailleurs, nous suivons une femme en plein travail de métallurgie. Pressée par le temps, elle se prépare à sortir et arrête toutes les machines de cet étrange laboratoire. Les deux femmes se retrouvent alors et récupèrent une ombrelle chacune. C’est l’occasion pour nous de savoir que la première s’appelle Mrs True et la seconde Miss Adair. Je ne vais pas vous mentir, j’ai fait pause dès les premières répliques pour activer les sous-titres.

C’était plus que nécessaire, l’accent anglais est à couper au couteau. Visuellement aussi, on est en Angleterre et il n’y a aucun doute. On nous introduit rapidement la série et son fil rouge dans les rues de Londres d’ailleurs, avec un tueur en série nommé Maladie qui a tué cinq victimes déjà quand la série commence. Et il n’arrange pas les affaires de True et Adair, parce que la population semble penser que ce meurtrier a été « touché », or elles le sont aussi.

Oui, ce n’est pas bien clair encore, mais nous comprenons donc que Mrs True dirige un institut s’occupant des filles « touchées », c’est-à-dire des jeunes filles développant des « étrangetés » qu’on appelerait habituellement des pouvoirs. Ainsi, Mrs True est capable de se teleporter ? C’est ce qu’on pense au départ, avant de comprendre quelle a simplement des prémonitions, en fait, elle est capable de savoir ce qui lui arrivera dans le futur.

Cela semble se faire uniquement par touche, par contre. En tout cas, les deux femmes se rendent chez les Haplisch, une famille où une jeune fille, Myrtle, est touchée : elle ne parle plus anglais, mais toutes les langues du monde, sans se rendre compte de ce qu’il se passe. C’est plutôt drôle à voir, surtout que True se débrouille comme elle peut pour expliquer aux parents qu’il ne s’agit pas d’une possession satanique.

Malgré ces explications, il y a un problème : Myrtle est en train de se faire enlever par des hommes dans sa chambre. True se précipite et nous découvrons ainsi son pouvoir avec certitude, ainsi que ses capacités physiques vraiment au top. Elle se bat contre deux hommes qu’elle réussit à mettre KO alors qu’Adair lui vient en aide avec un tas d’inventions. Comme nous ne connaissons pas encore la série, on a l’avantage d’être surpris à chaque gadget utilisé alors que ce n’est pas le cas de True, qui les maîtrise tous.

Et ça tombe bien : cela lui permet de sauver Myrtle des griffes d’un étrange homme masqué qui risque d’être le grand méchant de la série, ou de la saison. Maladie ? Je ne pense pas, on verra. En tout cas, ça nous lance une course poursuite vraiment intéressante dans les rues de Londres. C’est hallucinant comme HBO met toujours le budget dans ses séries, et il n’y a pas à dire, la série est en train de m’accrocher énormément avec ces scènes de course poursuite en calèche dans Londres.

Par contre, la calèche est abandonnée par Adair, Myrtle et True qui utilisent un prototype pour fuir, une espèce de petite voiture digne de Mario Kart. Et True a une vision qui lui permet d’affirmer qu’elles doivent se rendre ensuite à l’opéra. Soit. Elle ne sait pas encore pourquoi, mais elle sait qu’elle y sera demandée.

Avant d’y aller, les femmes passent par l’institut où l’on découvre de nouveaux personnages, notamment une femme capable de faire pousser les plantes plus rapidement, une autre, Lucy, qui est capable d’annoncer leur arrivée et une qui ressemble fort à Belle de Disney, non ? Elle s’appelle Primrose Chattoway et a un petit problème de taille. Un grand problème, même. C’est bien senti, ça fait très Alice.

Il n’y a pas que des femmes sur place, il y a aussi le docteur Horatio, vu en début d’épisode, et un couple qui envisage de se marier. J’aime déjà énormément cette série qui réunit ensuite les personnages principaux dans le laboratoire d’Adair, où il est question de l’attaque qui vient d’avoir lieu. True est perduadée que ce n’est pas la première fois qu’une femme qui a été touchée se fait enlever, et elle demande ainsi à parler à Better King, son protecteur qui lui indique où sont les Touchées… mais qui ne semble pas être un gentil pour autant.

Bon, True est également soignée d’une de ses blessures par son être de Lumière, Horatio. Désolé, mais on a clairement Phoebe et Léo dans cette scène, non ? C’est un peu déroutant, surtout que Myrtle semble quant à elle tout droit sortie de la dernière saison de Buffy et que True se met à flirter avec Horatio. Je rate des choses… Notamment les ¾ des répliques de Myrtle qui parle dans une langue différente à chaque fois.

Bon, loin de tout ça, la série nous introduit aussi un personnage bisexuel totalement dans le cliché du fêtard dans l’excès permanent qui commence sa journée en buvant trop d’alcool dans ce qui est qualifié par un autre de sexclub. Après tout, si je dis qu’il est bisexuel, c’est simplement à cause du cliché du personnages réveillant nu au milieu d’un lit entre deux amants.

Hugo, c’est son nom, a l’air bien marrant et l’acteur est déjà à fond dans son personnage, clairement, mais la série va m’épuiser, je pense. Il est en effet contacté par un autre homme qui panique un peu face aux Touchées, notamment parce qu’il sait qu’elles viendront à l’Opéra et parce que True veut que les Touchées soient acceptées par la société. Pfiou.

Le fêtard accepte finalement de se rendre à son tour à l’opéra pour aider son ami, mais uniquement si celui-ci accepte de fréquenter son sex club, non pas pour flirter, mais pour se relaxer. OK. L’homme, Augustus si j’ai bien entendu, a aussi une étrange fascination pour les corbeaux.

Nous pouvons donc en arriver à True et Adair se rendant à l’opéra dans des robes merveilleuses (et tout le casting est si beau dans ces tenues), maintenant qu’on sait qu’elles sont aussi soupçonnées d’être « compagnes ». J’ai un doute, tout de même, après la scène True/Horatio. Elles sont interrompues en chemin par un contact du Better King (ou lui-même ? pfiou, j’ai du mal à tout suivre dans cette série pour l’instant). Il les menace quelque peu, mais True ne se laisse pas tellement intimidée par l’homme. Celui-ci est donc ridiculisé par un de ses hommes qui se retrouve puni et doit perdre un doigt. AH. Entre temps, les filles ont négocié d’obtenir l’exclusivité des informations sur ce qui hante les Touchées.

À l’arrivée à l’Opéra, True est tout de même stressée, et j’aime beaucoup son tic à la main, parce que ça m’arrive d’avoir le même. Bien sûr, l’arrivée à l’opéra nous introduit d’autres personnages également, notamment une amante pour Hugo, et le personnage d’Olivia Williams. Quel plaisir d’entendre à nouveau son accent. Il semblerait qu’elle soit la sœur d’Augustus, mais aussi la patronne de True (Miss Bildlow) et qu’elle n’apprécie pas beaucoup Hugo et ses tendances à draguer les deux sexes.

Malgré tout, elle se fait à sa présence et commence un débat sur l’utilisation du terme « employé » à la française avec un certain Lord Massen (j’ai is si longtemps à le reconnaître avec sa perruque !). True en profite pour s’incruster dans cette conversation, et ce rassemblement de tous les personnages était plutôt intéressant. On y suit le problème d’intégration des Touchées, considérées comme des malades par Lord Massen, on y adore True et ses réflexions politiques sur la nécessité d’un singulier au mot « employé », on y découvre les pouvoirs d’Adair avec plus de précisions (elle sait donc où veut aller l’électricité) et on y voit le stress d’Augustus.

Il n’est pas très doué pour flirter, mais il m’a fait mourir de rire à balancer à True qu’elle n’avait rien de bizarre et qu’elle était plutôt jolie. Ces considérations sont toutefois vite oubliées une fois que le spectacle commence – et qu’Hugo continue d’être un bon cliché dérangeant à coucher dans les coulisses – et que True voit sa prémonition arriver.

Elle ne comprend pas trop ce qu’il se passe, mais son stress s’accentue, parce qu’elle sent qu’il va se passer quelque chose d’important. Et effectivement : la série nous introduit le personnage de Maladie, qui tue un des chanteurs de l’Opéra parce qu’il est déguisé en diable. Pfiou. Maladie est un personnage immédiatement excellent, comme ça. Elle a une folie douce qui rappelle Bellatrix Lestrange, en un brin plus terrifiant.

Elle terrifie tout l’opéra qui la regarde faire, et on ne sait pas encore quel est son pouvoir. Elle a un bon discours intéressant, bien qu’il soit difficile de suivre tous ses arguments. Sans trop de surprise, ça finit toutefois mal avec un de ses hommes de main qui tire dans le tas. Il est heureusement interrompu par une des chanteuses de l’opéra.

Elle a une véritable voix de sirène qui arrête immédiatement tous les Touchés dans l’assistance, si je comprends bien. Et il n’y a pas que des femmes : Augustus est lui aussi Touché si l’on en croit la lumière qui s’échappe de lui. C’était sacrément intéressant, mais la Sirène pose un problème de sécurité pour tous les Touchés désormais. Elle est repérée par Maladie qui s’intéresse évidemment à elle et décide de l’enlever, surtout qu’elle sait bien qu’elle pourra lui être utile.

Il faut bien dire ce qui est et qui est surprenant : Maladie n’agit pas seule. Elle a aussi des hommes et femmes de main, parmi lesquels une Touchée capable de balancer du feu un peu partout. Voyant Maladie enlever celle que j’appelle ici la Sirène mais dont le prénom est Mary, Amalia True (j’aime ce prénom) décide de partir à sa recherche. Elle passe donc devant l’érection d’Hugo (quel humour) et réussit à rattraper Maladie.

Malheureusement pour elle, Maladie prend le dessus grâce à sa femme de main qui nous met KO Amalia et leur permet de s’enfuir avec Mary. Miss Adair finit par retrouver Amalia dans une ruelle où elle s’amuse à se battre contre des hommes bourrés sans avoir remis sa robe. On comprend vite vers quoi on se dirige pour le reste de la saison/série, avec Miss Adair qui explique que la chanson de Mary lui a fait se sentir à sa place et leur donne bien la mission de retrouver les Touchées et de faire en sorte de les aider. Mary ne sera pas tuée tout de suite par Maladie d’après True, en plus.

Si j’accrochais beaucoup aux personnages de True et Adair en début d’épisode, j’avais plus de mal à me concentrer durant l’épisode sur les autres scènes présentées. On découvre ainsi une sorte de conseil pour nous rappeler que le patriarcat, c’est mal, dans lequel siège justement Lord Massen. Franchement, j’avais décroché sur cette scène, je ne vais pas faire semblant. Il y a également un meurtre dans cet épisode, et c’est le détective Mundis qui est chargé de l’enquête. Alors que tout le monde soupçonne Maladie, une femme tueuse en série donc, d’être responsable, le détective affirme que ce n’est pas le cas : le message laissé sur la scène de crime comprend des fautes d’orthographe, et elle, elle sait écrire.

La scène de crime est dans les tunnels londoniens (le futur métro ?), et Mundis demande aussitôt l’arrêt du chantier pour vérifier les mains de tous les hommes afin d’y trouver du sang. Bien sûr, Mundis est retrouvé aussi en fin d’épisode où il mène l’enquête à l’Opéra et interroge Hugo sur ce qu’il a vu, ce qu’il n’a pas fait et sur les actions de True. Il semble être révélé qu’il connaisse Mary, aussi, mais nous n’en savons pas plus pour l’instant.

La toute fin d’épisode est bien plus envoûtante, et pas juste parce que le nom de Joss Whedon apparaît à trois reprises dans le générique de fin. Avant ça, nous retournons en effet trois ans avant pour comprendre mieux ce qu’il en est de cette affaire de « touchés ». Ils ont été touchés par une étrange neige tombant d’une machine lumineuse dans le ciel – un OVNI ? un ange ?.

La scène était magnifique à suivre et nous révélait aussi que la fille de Lord Massen, lui-même ex-militaire, fait partie des Touchés alors que Maladie était donc déjà à l’asile avant d’être touchée. Par contre, une fois que l’OVNI disparaît, tout le monde reprend sa vie comme si de rien n’était et elle est la seule à en parler… Pas étonnant qu’elle soit vue comme une cinglée. C’est très étrange et le mystère est prenant. Je reviendrai, peu importe la durée des épisodes ! D’ailleurs, il ne dure pas 1h12, finalement, c’est la bande-annonce et d’autres émissions en rapport avec la série qui rallonge l’épisode ; comme pour Euphoria en saison 1.

Bien sûr, j’ai regardé les interviews de l’équipe ensuite, parce que quel plaisir de voir Jane Espenson kiffer le personnage de Maladie. Evidemment qu’elle est là pour l’écrire. Et tout ce casting semble vraiment génial. Il y a un grand absent, Whedon bien sûr, mais il est absolument partout dans cet épisode et ça se sent – dans l’écriture, dans les références, dans le casting… Espérons que les autres épisodes corrigent certains défauts forts Whedoniens (un brin de racisme non conscientisé et une bisexualité forcément amplifiée du côté de la sexualité).