Citadel – S01E03 – Infinite Shadows – 15/20

Pour une série à énorme budget, c’est quand même hyper convenu pendant une bonne partie de l’épisode – et les effets spéciaux ne sont pas toujours à la hauteur des ambitions du scénario, même si les scènes d’action sont vraiment le plus de cette série. La série parvient toutefois à retomber sur ses pattes à chaque fois et à proposer des twists qui fonctionnent : j’ai de nouveau hâte d’en voir plus et suis pressé d’être vendredi prochain, ce qui n’était pas gagné à un moment de l’épisode.

Spoilers

Bernard est torturé, Nadia et Mason apprennent à se connaître.


I couldn’t remember anything. Except you.

J’avais prévu de lire ce soir et de faire autre chose que de regarder cet épisode que je voulais me garder pour le week-end. Finalement, je me suis tapé juste avant le pire épisode de mon année 2023 jusqu’à présent et j’avais besoin de continuer ma soirée avec une note positive. Citadel s’est imposée comme un choix évident, parce qu’elle est cool et pas prise de tête, en théorie. Pas besoin de réfléchir, mais de la qualité à portée de main. Bref, l’attente était haute en lançant cet épisode faisant à peine quarante minutes, bonus compris.

Le refuge | Dix ans plus tôt | La torture de Bernard | Espagne | Brielle

Le refuge

La série emprunte directement un double raccourci : Nadia ayant retrouvé ses souvenirs, elle désactive le traqueur GPS de la Mallette X (mais pourquoi alors Bernard n’a-t-il pas pensé à le faire ?) et embarque Mason vers une maison bien planquée en Espagne. Il s’agit d’une maison appartenant à Citadel, avec tout le matériel dont ils ont besoin pour se planquer – et pour se soigner.

Nadia a ainsi les connaissances médicales pour soigner Mason de sa blessure par balles. Ce qu’elle n’a pas comme connaissances, c’est la nouvelle vie de Mason en tant que Kyle. Elle lui demande donc quelques infos, mais il se contente de dire qu’il a une fille, comme si les scénaristes n’avaient pas pris le temps de développer le personnage au-delà de cette information superficielle.

À l’inverse, Mason essaie d’en apprendre plus sur qui il était auparavant. Heureusement, ça, les scénaristes ont pris le temps de le développer. Nadia semble un peu forcée de lui avouer finalement qu’ils ont été brièvement en couple, parce que Mason insiste lourdement et longuement sur le fait qu’il ne se souvenait que de Nadia, et de rien d’autre. Ainsi, oui, ils ont été ensemble, brièvement…

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Dix ans plus tôt

On nous introduit un flashback en nous précisant qu’il date d’il y a dix ans… puis on nous précise que c’est avant la chute de Citadelle. On nous prend pour des idiots ? Je veux dire, ils viennent juste de rappeler dans la scène d’avant que la chute était huit ans avant. Ca me fascine comment tout est pensé pour nous simplifier au maximum l’information. Vraiment, autant laisser son cerveau bien loin de nous plutôt qu’à côté.

Bon, bref, ça nous permet d’enfin en découvrir plus sur Citadel : l’organisation a donc un QG magnifique dans lequel les réunions commencent en retard de plus de cinq minutes. Quand Mason arrive, après Bernard déjà installé, il se révèle impatient et veut tout savoir de sa nouvelle mission… mais ça ne fait qu’augmenter mon antipathie pour ce personnage. On le connaît peu, mais il semble avoir tout du connard ordinaire, en vrai. Genre, pourquoi ne pas attendre les autres ? Pourquoi se plaindre du retard alors qu’il l’est lui-même ? Et pourquoi, alors que Bernard cède et lui donne les infos, ne pas jouer le jeu de la surprise quand ça prend dix secondes d’attendre que leur boss, nommée Grace, le fasse ?

On s’en fiche, il ne faut pas s’attarder sur les détails. C’est une série de divertissement, je vais la laisser me divertir, hein. On suit donc Mason partir en mission pour voler un virus mortel en Iran, virus capable de provoquer une épidémie pire que tout ce que le monde a connu jusque-là. Boring. Bon, il est supposé être aidé par une bleue aussi, on imagine déjà que ce sera Nadia.

Mais là aussi, il faut que je laisse la série me divertir sans essayer de trop deviner à l’avance. Une fois dans les montagnes enneigées de l’Iran, Mason n’a aucun mal à récupérer le virus dans un bâtiment dont on ne verra que l’extérieur, puisqu’il en sort à travers la brèche d’une explosion. Le cahier des charges de la série est clair : on veut de l’action, on est là pour de jolis plans et des effets spéciaux.

Il n’y a rien à redire de ce côté-là : la réalisation est ambitieuse, parfois un tout petit peu trop pour les effets spéciaux numériques (on voit que c’est du travail par ordi, le coup du parachute ou la neige quand Mason tombe), et c’est hyper fluide. La scène d’action est prenante et nous plonge immédiatement dans ce qu’il se passe : Mason cherche à s’enfuir, son complice doit s’approcher de lui pour le récupérer en vaisseau, mais ce n’est pas aisé quand toute une base ennemie essaie de le tuer.

Il a toutefois de la chance Mason : il a des bons réflexes, une caméra qui le suit dans de jolis plans saccadés permettant de vivre le stress de sa mission et des collègues au QG qui le suivent par ordinateur sans aucun souci. Vraiment, la scène est belle et ambitieuse : l’homme tué en parachute qui s’éclate contre une tour et dont Mason se sert comme « ascenseur » (d’après le sous-titre VF, mais j’aime bien) ? C’est marquant.

Les « Skiboots », des bottes se transformant en ski et permettant à Mason de continuer à s’enfuir alors que d’autres ennemis en ski le mitraillent ? C’est d’abord ridicule et à mourir de rire, avant de se transformer en une scène d’action elle aussi bien foutue. On se demande juste pourquoi les quads qui suivent ensuite ne savent à ce point pas viser pour rater leur cible à chaque fois lors de multiples tirs.

Toujours est-il que l’aide aérienne est la bienvenue et que Mason parvient à s’échapper petit à petit. Il est tout de même pas mal blessé et les choses ne font qu’empirer, même lorsqu’il est encerclé et qu’il reçoit enfin l’aide de Nadia. En trois minutes, il semble ainsi survivre à quatre grosses chutes, dont deux provoquées par des explosions.

Nadia ? Elle n’est pas l’aide aérienne, mais une agente infiltrée, comme promis. Elle fait donc partie des stormtroopers iraniens qui pourchassent Mason et elle n’hésite pas à griller sa couverture en faisant exploser un quad pour leur permettre de mieux s’en sortir. C’est l’amour fou au premier regard, comme on pouvait s’en douter. Les deux personnages se sauvent la vie mutuellement et finissent par fuir ensemble vers leur point d’extraction en prenant un autre quad.

L’extraction par hélicoptère faisait mal aux yeux côté effets spéciaux, par contre. Avant de continuer, je tiens à souligner aussi que j’ai adoré le personnage de Carter. Il est bien plus intéressant que Bernard comme agent de liaison, étant excellent à communiquer. Bref, continuons : Nadia sauve de justesse Mason de sa mission, comme cela avait toujours été prévu, et ce n’est qu’une fois qu’il a pu voir des médecins et qu’il est à peu près soigné qu’elle prend la peine de venir se présenter.

Bien sûr, la tension sexuelle entre eux est extrêmement forte dès le départ, avec un brin de nudité des deux côtés et une hostilité fausse qui ne fait que cacher du désir. On les voit se rapprocher et s’envoyer quelques vannes – Nadia a une mère espion, Mason n’en a pas, ah ah, c’est rigolo – avant d’entrer encore plus dans le jeu de séduction. Un pansement n’a jamais été aussi sexy ! Nadia essaie bien de garder le contrôle et de provoquer le désir en s’éloignant, mais bon, on a tous compris vers quoi ça se dirigeait.

Cela dit, nous ne les retrouvons que deux semaines plus tard à Paris en train de faire l’amour. Il fallait que ce soit Paris et il fallait que la caméra s’amuse à proposer un mouvement ample de rotation. C’est une jolie esthétique qui brouille certains repaires de manière sympathique, mais ça n’en reste pas moins une scène de cul quoi. Les deux personnages finissent nus l’un sur l’autre à se demander s’ils peuvent se faire confiance, un parallèle grossier avec la scène du début d’épisode et voilà. Vraiment, posons nos cerveaux.

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La torture de Bernard

Ce n’est pas bien glorieux ce début d’épisode, et je le relègue dans la critique seulement ici parce que l’intrigue n’est développée qu’à ce moment. Côté réalisation, on se tape un petit kiff avec la caméra à l’envers, mais sans rien pour le justifier – contrairement à l’excellente saison 4 de Channel Zero par exemple. Je recommence directement à tout comparer à d’autres séries, pardon, je ne sais pas d’où vient cette habitude pour cette série. En fait, la caméra reprend progressivement son sens normal, en pivotant, pour mieux nous amener à un Bernard torturé. Rien de nouveau avant le générique, donc.

Bien après le générique, Dahlia explique à Bernard ce qu’elle a récupéré de Citadel huit ans plus tôt : elle aimerait retrouver la Mallette X, mais en attendant, elle a tout de même une balise GPS capable de traquer les mouvements de l’uranium tout autour de la planète, en temps réel. Il y a toutefois un mot de passe de 19 caractères qui pose problème : elle n’a jamais réussi à le craquer. Elle compte donc sur Bernard, le créateur de cette balise pour l’aider à enfin accéder à ce qu’elle souhaite.

Pas de chance pour elle, Bernard n’a pas l’intention de lui donner, même si on le menace d’une balle dans la tête (logique). Pas de chance pour lui, Dahlia sait comment faire pression, en menaçant de tuer sa femme et sa fille qui sont dans le Wyoming avec celle de Mason. Comment peut-elle bien le savoir ?

Facile, Abby, la femme de Mason est très très très clairement une agente infiltrée. On ne nous le dit pas encore cependant : on propose une scène où elle explique comment elle a rencontré Mason, après un accident traumatique lui faisant suivre une thérapie pour retrouver la mémoire, thérapie aussi suivie par Kyle à ce moment précis. Et comme par hasard, Dahlia a des infos précises sur le QG de Bernard ? On nous prend pour des jambons.

Oh, bien sûr, Dahlia explique ce qu’elle sait par un accès à tous les ordinateurs et caméra de surveillance permettant de retracer le voyage effectué par Bernard. Je préfère largement ma théorie. En attendant, Dahlia menace la famille de Bernard, puis recommence à le torturer lui. On ne sait pas bien pourquoi, ni quel est l’intérêt : soit tu t’attaques à lui, soit tu t’attaques à la famille, mais il faut se décider, non ?

Apparemment, ça l’a fait rire de torturer Bernard, et ça l’a fait rire aussi de lui apprendre, en lui montrant son bras brûlé, qu’elle a déjà obtenu des réponses d’un autre agent de Citadel : Carter. Dommage de sous-entendre qu’il est mort alors que je venais de l’apprécier dans le flashback ! Bon, ceci dit, Dahlia n’est pas maligne : elle ne surveille pas Anders quand il est chargé de torturer Bernard, après un autre médecin qui lui a retiré des dents.

Anders commence ainsi le travail mais s’interrompt dès que Bernard lui promet que Brielle, la femme qu’il aime, est encore en vie.

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Espagne

Si le flashback s’interrompt sur la scène à Paris, qui s’est donc bien déroulé à Paris juste parce que c’est la ville de l’amour, ce n’est pas la dernière scène de Nadia et Mason. De retour en Espagne et dix ans plus tard, nous suivons Nadia utiliser un ordinateur pour prendre des nouvelles de ce qu’il se passe à Citadel. Elle utilise un message codé qui lui permet notamment de se renseigner sur un paquet qui, apparemment l’attend. Bon, Nadia a clairement un secret, mais la musique dramatique ne nous permet pas de savoir de quoi il s’agit.

De son côté, Mason appelle Abby, sa femme, pour la rassurer et lui donner des nouvelles. Elle a beau pleurer d’inquiétude, je n’ai aucune confiance en elle, mais alors vraiment aucune. En vrai, elle ne fait que demander des informations sur sa localisation, qu’il ne donne pas vraiment, et poser des questions sur Nadia. Certes, c’est ce que ferait une femme inquiète pour son mari, mais je ne peux m’empêcher d’y voir une espionne inquiète de savoir où est sa cible. Nous verrons bien.

En attendant, Nadia essaie de se débarrasser de Mason dès qu’elle en a l’occasion, avec un billet d’avion et de l’argent en cash. Lui n’en a pas envie : apparemment la vie d’espion lui plaît. À sa place, j’aurais plutôt envie de me barrer et de reprendre ma vie de famille, mais lui, il sait trouver les mots pour piquer la curiosité de Nadia : il lui explique qu’ils sont les deux lumières dans un océan de rouge.

Nadia comprend bien vite qu’il parle de la mallette X et que l’océan de rouge n’est qu’une représentation de messages de détresse envoyés par d’autres agents de Citadel. Finalement, elle ne visionne que des messages de Carter. Elle ne met pas longtemps à remonter sa trace, avec un dernier message au Maroc.

En fait, même si dans son message Carter s’inquiète de Manticore se rapprochant de lui, Nadia comprend qu’il a été retrouvé et torturé. C’est lui qui a donné la localisation de la mallette X – et c’est effectivement une explication plausible et logique, contrairement à la suite. Dès qu’elle le comprend, Nadia décide de mener une expédition au Maroc pour aller interroger un homme gérant une branche mafieuse qui pourrait les mener à Carter. Elle ne peut toutefois pas l’interroger elle-même : il était pote avec Mason, il est donc logique que ce soit lui qui se rende interroger l’homme.

Sur place, Mason assure plutôt pas mal. A distance, Nadia, dans son oreille, télécharge tout le contenu du portable de l’homme grâce à un briquet remis à Mason. Comme la semaine dernière, on ne peut pas faire plus cliché pour une série d’espionnage, mais c’est rigolo et prenant comme intrigue.

En plus, il y a tout de même un problème : la mission est un succès pour Mason, mais il apprend aussi avec certitude qu’il était bien en couple avec Nadia. Outre ce petit détail qui n’a pas trop d’importance tant c’est évident quand on sent la tension sexuelle entre eux, il apprend aussi que Nadia serait responsable de la chute de Citadel : c’est elle l’agent infiltrée de Manticore ayant fourni les informations à l’agence ennemie. C’est plausible, mais ce sera sûrement plus compliqué que ça.

Mason a un peu de mal à faire face à l’info, et surtout à faire face aux moqueries du fils de l’homme qu’il est venu interroger. Il finit par s’en tirer plutôt bien, menaçant de son flingue le fils pour enfin pouvoir se barrer. La scène manquait d’action, là, pour le coup.

Ce n’est pas si grave, toutefois : ça permettait une jolie conclusion d’épisode avec Mason confrontant Nadia dans la voiture. Celle-ci a toujours réponse à tout et conserve la confiance de Mason, mais ça ne va pas beaucoup plus loin.

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Brielle

Non, ça ne va pas plus loin, et pour que l’épisode puisse finir par un cliffhanger, il fallait un rebondissement vraiment intéressant. La série en trouve un du côté de Bernard : il nous révèle que Brielle, la femme dont Anders est amoureux, n’est autre qu’Abby, la femme de Mason. Ah putain. SI je savais qu’Abby ne pouvait qu’être une espionne, je ne m’attendais pas à ce que Bernard soit déjà au courant. Cela suppose aussi qu’il avait possiblement retrouvé Mason plus tôt que ce qu’il disait s’il est déjà si renseigné sur Abby.

En tout cas, il promet à Anders que tout ce qu’il croit savoir est un mensonge, et on comprend par là que nous aussi. De là à retourner la caméra comme on essaie de nous retourner le cerveau, il n’y a qu’un pas qui est évidemment franchi. Pas sûr d’aimer ces retournements de caméra quand ils n’apportent rien à la série. Curieux d’en savoir plus, cependant, le cliffhanger est efficace, et croyez-moi, c’était nécessaire à la série !

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Citadel – S01E02 – Spies Appear in Night Time – 17/20

L’épisode est plus court que ce à quoi je m’attendais, mais il se passe tellement de choses pendant celui-ci que j’ai quand même l’impression d’en avoir eu pour mon argent. Je confirme que j’aime bien la série, elle me fait penser à plein d’autres. Il ne faut clairement pas en attendre trop d’elle, mais elle fait son travail de divertissement avec efficacité. Content de retrouver un peu d’espionnage basique dans ma vie, ça me donne envie de surnoter !

Spoilers

Bernard et Mason partent à New-York pour récupérer la mallette X.


I’m exceedingly untrustworthy, I’m a spy.

Si je ne poste cet article qu’en ce samedi soir, c’est parce que j’ai pris mon temps avant de lancer le deuxième épisode. En fait, j’ai attendu 24h. Concrètement, ça veut dire que malgré l’envie d’enchaîner, je n’étais pas totalement accro. C’est dommage quand on voit le budget de la série. Et en même temps, j’y reviens dès le lendemain, parce que j’ai bien envie de voir la suite… Tout n’est donc pas raté. Je suis content de ne pas avoir eu trop d’attentes avant de la regarder, en tout cas.

Huit ans plus tôt | Récupérer la mallette X | Un trajet en voiture mouvementé | Direction Valence | Le restaurant | Et pour le prochain épisode…

Huit ans plus tôt

Bon, cet épisode 2 commence par un résumé extrêmement long de ce qu’il s’est passé jusqu’ici avant d’enchaîner exactement là où le cliffhanger de l’épisode précédent nous avait lâchement abandonné. Nadia survit donc à l’accident de train pour mieux être dévastée par tout ce qu’il se passe.

Il y a de quoi : elle a perdu Mason dans l’accident et dans ses oreilles, Bernard lui annonce qu’il n’a pas d’autres choix que de lancer le « backstop ». Ah. On ne sait pas exactement ce que c’est, mais le nom ne dit rien qui vaille. En plus, ça nous remet en question la survie de Nadia : Bernard avait dit avoir été brièvement en contact avec elle pendant l’accident. C’est peut-être juste ça.

En tout cas, avec la menace du backstop, Nadia comprend qu’elle n’a d’autres choix que de se mettre en mouvement. Elle parvient ainsi à arrêter une voiture et à tomber dans les bras d’un italien, après avoir réclamé d’être emmenée à l’hôpital. Curieux comme introduction. En tout cas, je commence à aimer le générique : je ne comprends pas cette mode de les zapper, ça nous met vraiment dans l’ambiance d’une série. Par contre, vraiment, ils annoncent trop peu d’épisodes dans la saison, je trouve. Je ne suis même pas sûr que ce soit renouvelé quand on voit les critiques.

Bon, on verra. La pub massive va peut-être fonctionner. En attendant, Nadia se réveille finalement menottée chez l’italien à qui elle avait demandé de l’aide. Celui-ci a pris le temps de la changer (creepy) et la surveille, fusil à la main (méga creepy). Au moins, il a eu la sympathie de retirer la balle qu’elle avait prise dans l’épisode précédent et de la soigner.

Nadia demande une fois de plus l’hôpital, en vain, mais elle assure qu’elle le demande pour lui. Niveau réalisation, il n’y a rien à redire : le petit zoom sur les yeux des acteurs en mode western est sympathique. Que l’actrice soit motivée pour faire elle-même la plus grande partie de ses cascades est également un excellent choix, parce que les chorégraphies de combat permettent ainsi beaucoup plus de fluidité. Bref, c’est un régal à regarder dès qu’il y a un peu d’action dans l’épisode.

Pourquoi j’en parle maintenant ? Parce que Nadia prend la décision de balancer un verre d’eau dans la gueule du type, avant de se lever du lit et de réussir à nous le mettre KO. Il n’est toutefois pas aisé de parvenir à le mettre à terre, parce qu’il doit faire deux fois son poids, qu’il a un fusil et qu’il est bien motivé à lui éclater la tronche. On ne sait pas bien pourquoi, en revanche : franchement, il lui sauve la vie, ça mériterait bien un peu plus de dialogues.

La série ne prend pas le temps de nous expliquer plus de choses que ça. Nadia parvient à tuer le type avec difficultés et le fait juste à temps. En effet, une puce en elle s’active au niveau de son cou. C’est le fameux système Backstop… dont le but est d’effacer la mémoire des agents. Ah. C’est violent comme concept, mais c’est bien pratique pour que la torture soit inutile sur les agents de Citadelle. J’imagine que ça explique pourquoi elle ne voulait pas rester menottée sur le lit de l’italien !

Nadia prend toutefois le temps d’écrire sur son bras qu’il faut aller à Valence pour contacter Asha. C’est un peu maigre tout ça pour la pauvre Nadia qui se réveille trente secondes plus tard sans le moindre souvenir et qui découvre le message sur son bras juste avant le cadavre à ses côtés. Son passeport lui indique en plus qu’elle s’appelle Charlotte… Vraiment, c’est maigre pour savoir quoi faire exactement. J’imagine que nous aurons d’autres flashbacks dans les épisodes suivants.

Huit ans plus tôt | Récupérer la mallette X | Un trajet en voiture mouvementé | Direction Valence | Le restaurant | Et pour le prochain épisode…

Récupérer la mallette X

Huit ans plus tard, dans le Wyoming, nous retrouvons un Bernard en proie aux doutes, souhaitant avouer quelque chose à Mason. Toutefois, Joe, son ex-femme donc, lui déconseille fortement. Il refuse qu’elle soit au courant (Abby, la femme de Mason… ou Nadia, dont ils sauraient qu’elle est en vie sans qu’on ne nous le confirme pour le moment ?), avant de préciser qu’elle dirait ce qu’il a fait. Le backstop ? Autre chose ? Mystère.

De son côté, Mason explique à Abby qu’il était un espion, qu’il en est convaincu parce que c’est totalement logique – même s’il ne sait pas baisser la lunette des toilettes (wtf ce détail ? Y a des gens payés à écrire ça quand même) – et que c’est pour ça qu’il va partir à New-York faire ce que Bernard attend de lui. Je ne peux qu’être du côté d’Abby, mais je continue de me méfier d’elle. Les femmes innocentes dans les séries d’espionnage, on sait ce que ça donne.

Bref, la mission ? Elle intervient rapidement dans l’épisode, et ce n’est pas plus mal. Mason et Bernard se rendent donc à New-York pour partir à l’assaut d’une tour. En haut de celle-ci, il y a un bureau secret de Manticore où se trouvera prochainement la mallette. J’ai beaucoup aimé l’ambiance musicale jazzy mise en place pour présenter cette mission – c’était la musique de la bande-annonce de Much Ado about nothing en même temps – et pour nous la montrer.

Concrètement, ce n’est pas compliqué : Bernard a déjà fait les trois quarts du travail en hackant l’entreprise : les données biométriques de Mason sont intégrées à la sécurité de celle-ci, il peut donc entrer sans problème dans le bâtiment. Il reste toutefois un peu de prises de risque à faire. L’action est peu présente pour cette scène : c’est surtout une grande partie de cache-cache téléguidée par Bernard depuis sa voiture.

Le peu de suspense de la scène vient du fait que Bernard est dérangé par un garde qui lui demande de bouger sa voiture au plus vite, pile au moment où Mason est justement repéré par un garde. Il sait toutefois vachement bien se battre, et avec quelques conseils dans son oreille, il se débarrasse vite fait du type. À nouveau, la chorégraphie de combat est vraiment sympathique. On sent bien qu’il y a du budget dans ce genre de scènes, et ce n’est pas habituel d’avoir des séries si qualitatives…

Du moins, ça ne l’était pas il y a encore cinq ans – dix, peut-être, si je pense à Netflix et toutes les séries Marvel… Aujourd’hui, c’est beaucoup plus classique d’avoir des saisons diminuées en nombre d’épisodes pour se permettre ça. Et puis, Agents of S.H.I.E.L.D proposait aussi régulièrement de belles scènes d’action. Bref, il faut que j’arrête de tout comparer, mais disons que la scène a beau être fluide, j’ai l’impression qu’il y a de l’argent jeté par les fenêtres… ce qui est une réflexion bizarre devant une série !

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Un trajet en voiture mouvementé

L’essentiel, c’est que Mason parvient à sortir du bâtiment avec la mallette, mais après s’être fait repérer par un des méchants jumeaux du premier épisode. Ce dernier appelle rapidement Dahlia, qui est en Virginie, pour la mettre au courant de ce qu’il se passe : il nomme Mason par son nom et explique que la mallette est traquée par un dispositif GPS. Franchement, on pourrait penser que le premier réflexe de Bernard serait de chercher ce genre de dispositif.

Ce n’est pas le cas. On notera que la télévision que regardait Dahlia insistait beaucoup sur les attentats, ce qui semble être une volonté de la série. L’autre information importante de la scène est que Dahlia n’est qu’un visage de Manticore, mais qu’elle ne dirige pas exactement les opérations : elle rend des comptes à plusieurs familles dirigeant Manticore. Hâte d’en savoir plus sur ces méchants.

En attendant, Mason découvre qu’il ne peut pas retourner dans le Wyoming, finalement. Bernard lui explique en effet que tous les agents de Manticore sont désormais à sa recherche car il est entré à visage découvert dans leur bureau. Ben super, ça valait le coup de faire confiance à Bernard. J’aime bien l’idée, néanmoins. La mallette X ? Elle n’était qu’une étape selon Bernard : elle permet de repérer tous les agents de Citadelle encore en vie – donc officiellement de les localiser eux deux et c’est tout.

Elle possède un autre atout : il y a des sérums au nom de chaque agent (ils ne sont pas nombreux, donc) qui permettent de leur rendre leur mémoire en cas d’activation du protocole Backstop. Le problème, c’est que Mason ne fait pas tellement confiance à Bernard et n’ose pas s’insérer la seringue assez vite dans le cou. Ils sont toujours poursuivis par Manticore, inévitablement, et les jumeaux n’hésitent pas à faire usage de la force par surprise. Ils nous tirent donc dans le dos de Bernard, provoquant aussitôt un accident de voiture.

Bernard inconscient, cela force Mason à se débrouiller par lui-même. Il referme la mallette, qui ne s’est ouverte que grâce à lui, notons-le, et réussit à s’en tirer. C’est plus qu’improbable, mais ce n’est pas trop mal mis en scène cette scène de fusillade. On le voit être obligé d’abandonner Bernard – qui tombe donc aux mains des jumeaux, c’est con, il avait pas mal de réponses aussi mauvais soit-il comme espion – derrière lui et passer de l’autre côté de l’autoroute.

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Direction Valence

Mason vole donc une voiture et se tire avant l’arrivée de la police, ce qui est une bonne chose. En revanche, il a toujours la mallette, donc il reste facile à tracer. C’est à se demander comment il a pu réussir pour monter dans un avion sans qu’aucun agent de Manticore ne l’interrompe. Oups, je vais un peu vite en besogne, pardon : il prend l’avion parce que sans surprise, la mallette finit par localiser Nadia comme étant en vie, en Espagne.

Cela ne semble pas déstabiliser des masses Mason : il décide de prendre l’avion pour Valence à peu près aussitôt, tout en prenant le soin de contacter sa femme, s’occupant toujours de leur fille… pour mieux continuer de lui cacher l’existence de Nadia. On t’entend, à utiliser des pronoms neutres, Mason !

Notons aussi que le seul sérum qui contenait tous les souvenirs de Mason a été détruit dans l’accident de voiture. Ce n’est absolument pas une surprise, vu comment Bernard introduisait le truc, ça ne pouvait qu’arriver, mais ça complique un peu les choses pour lui. Il va rester Kyle plus que Mason… jusqu’à ce qu’on nous annonce un sérum de secours, j’imagine.

En attendant, il parvient à se rendre à Valence, qui est en plein feu d’artifice. Ah bah ça va être pratique de débarquer en pleine fête des Fallas pour retrouver au plus vite Nadia… même avec un traqueur GPS. Et puis, Nadia est amnésique en théorie, puisque son sérum est toujours dans la mallette.

Ce n’est pas un problème : Mason débarque dans le restaurant où elle travaille et la heurte par accident. Le hasard (et le GPS qu’il ne consulte plus, d’accord) fait bien les choses tout de même !

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Le restaurant

Nadia essaie de se débarrasser de lui, mais quand il lui parle de l’Italie, elle n’a pas trop d’autres choix que de le prendre à part et de l’écouter. Avant de l’écouter, elle confesse toutefois un meurtre. C’est original, comme manière de se protéger.

Bon, j’ai adoré la scène qui suit, par contre. Mason doit lui expliquer comme il peut qu’elle est une espionne, parce qu’il est déçu de la voir amnésique. Il espère qu’elle pourra tout simplement lui dire comment se débarrasser de Manticore et protéger sa famille, mais tout ce qu’il fait, c’est la mettre elle en danger. La pauvre. J’ai adoré surtout le moment où il lui jette le couteau comme Bernard l’a fait avec lui, sans pour autant qu’elle ne l’attrape, puis la manière de lui faire ouvrir la mallette. C’était simple et efficace pour que la Mallette elle-même révèle qui elle était.

Et puis, toute la scène se déroule dans la cuisine d’un restaurant, vidée juste avant… Faut bien que j’avoue que ça avait un petit côté Dollhouse plaisant. Je recommence à comparer la série à plein d’autres – un enfer pour la mise en page ! Bref, Mason explique à Nadia – qui se pense encore Charlotte – qu’elle peut retrouver rapidement ses souvenirs. Elle n’a toutefois pas le temps de les récupérer : ils n’entendent pas les coups de feu dans le restaurant, qu’un jumeau utilise pour faire fuir les clients, mais entendent celui de l’homme qui les vise directement dans la cuisine.

Mason se fait tirer dessus, ce qui ne promet rien de bon pour nos deux super espions. Bordel, il est temps que Nadia récupère ses souvenirs. C’est sans eux qu’elle prend la décision de planter un couteau dans le dos du jumeau… C’est un mauvais plan : il a besoin de Mason en vie (mais pourquoi ?), mais pas d’elle. Il n’hésite donc pas à s’acharner sur elle, regrettant quelle ne se batte pas plus et mieux que ça.

C’est un peu abusé, parce qu’il s’acharne sur deux agents totalement amnésiques, en vrai. Par chance, Mason refuse de voir Nadia se faire éclater sans réagir. Il prend donc sa défense, juste assez longtemps pour qu’elle s’injecte le sérum. Partant de là, le jumeau n’a plus aucune chance de s’en tirer, parce qu’il est sûr d’avoir le dessus sur Mason. Ce n’est toutefois pas le cas. Nadia n’a aucun mal à se débarrasser de lui, sachant qu’elle avait déjà ce qu’il fallait avant même d’avoir des souvenirs.

Une fois le jumeau à terre, Nadia peut s’occuper de Mason, et on nous vend une fois de plus toute l’alchimie sexuelle incroyable entre eux. Mason est clairement jaloux de voir qu’elle se souvient, et qu’elle se souvient de tout. Bon, elle se souvient d’une jolie relation de couple avec lui, pleine de secrets… Elle se souvient aussi du secret qu’elle ne voulait surtout pas qu’il sache.

La police arrivant, ils sont obligés de fuir, ne prenant pas le temps pour autant de nettoyer derrière eux. C’est abusé de ne pas au moins garder la fiole avec l’ADN de Nadia !

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Et pour le prochain épisode…

Bref, c’est pas grave, ils se barrent, le jumeau se réveille avant la police aussi et peut donc faire un rapport à Dahlia. Celle-ci est énervée de savoir Nadia en vie, mais elle a toutefois reçu un cadeau appréciable de la part des jumeaux : Bernard.

Elle lui affirme qu’elle est forte pour convertir les agents de Citadelle à sa cause et elle a clairement envie de lui soutirer un maximum d’information. C’est un autre bon cliffhanger, j’ai déjà hâte d’être vendredi prochain pour l’épisode 3 ! J’ai bien sûr zappé la bande-annonce finale, mais pas le générique de fin.

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The Last of Us – S01E09

Épisode 9 – Look for the Light – 15/20
Difficile de ne pas avoir le sentiment qu’une partie de l’épisode est bâclé, parce que tout le dilemme moral du jeu est finalement condensé sur le dernier acte et que l’action est beaucoup mise de côté pour y parvenir. L’épisode n’en reste pas moins efficace du côté du scénario. En fait, je comprends ce qui a fait le succès du jeu, mais j’ai plus de mal à comprendre le succès de la série. Je ne crois pas qu’elle apporte beaucoup plus – avait-elle vocation à le faire ? Pas sûr.

Spoilers

Ellie et Joel arrivent enfin au bout de leur périple… mais ne sont pas au bout des surprises pour autant.

« People are making apocalypse jokes like there’s no tomorrow. » Too soon?

Oh quel plaisir, putain ! Cet épisode commence par l’erreur devenue classique et habituelle de nous introduire un nouveau personnage dont on ne sait rien et dont on suit la vie sans vraie explication… mais comme ce personnage est joué par Ashley Johnson que j’adore (brillante dans Dollhouse, Avengers et seul intérêt de Blindspot pendant beaucoup trop d’épisodes, je vous interdis de me contredire), j’étais heureux.

C’était super plaisant de la voir jouer dans la série en plus, parce que je savais évidemment qu’elle avait prêté sa voix à Ellie dans les jeux vidéos. Partant de là, quand on la voit débarquer enceinte dans le dernier épisode de la première saison, on devine assez vite vers quoi on se dirige. Sans surprise, elle est donc enceinte jusqu’au cou d’une petite Ellie ; et c’est vrai que les deux actrices se ressemblent un peu en vrai.

L’accouchement est assez original, parce qu’il est expéditif et se fait pendant une attaque de zombie. Elle s’isole comme elle peut dans une grande maison vide et comme on est avant générique, on savait déjà qu’il s’agissait d’un flashback. Un infecté débarque dans la baraque et s’en prend violemment à cette pauvre femme qui accouche. Le personnage d’Ashley Johnson parvient certes à s’en débarrasser d’un bon coup de couteau… mais c’est trop tard : elle a été mordue à la jambe. J’imagine que c’est une piste d’explication pour l’immunité d’Ellie.

Après le générique, on en revient théoriquement au présent. Ce n’est pourtant pas le cas. On suit quelques Fireflies qui s’approchent d’une maison à l’abandon. Pour le savoir, il fallait reconnaître Marlene… Heureusement qu’elle est jouée par une actrice de Station 19 (et qui jouait d’ailleurs le même rôle dans les jeux), parce que sinon, j’aurais été perdu : cela fait quelques semaines que nous ne l’avons plus vue et elle n’a pas tout à fait le même look.

Le but de ce changement est probablement de la rajeunir. Bref, toujours est-il que Marlene est celle qui retrouve Anna, la maman, et Ellie dans une chambre de cette maison abandonnée. Anna protège Ellie autant qu’elle peut, en vraie maman : elle ne lui donne pas le sein, craignant de la contaminer, et assure qu’elle a coupé le cordon ombilical AVANT de se faire mordre. C’est faux, bien sûr, mais je comprends sa décision pour s’assurer que personne ne s’en prenne à sa fille.

Anna demande également à Marlene de s’occuper d’Ellie, de l’emmener en sécurité, le tout après l’avoir tuée. Oula, ma phrase est alambiquée, mais évidemment, je parle de tuer Anna, pas Marlene. C’est un flashback fort du côté de l’impact essentiel, mais je trouve qu’il aurait fait un excellent début de série – ou de saison 2. Pas sûr de comprendre l’intérêt d’un tel flashback à ce moment-là.

Quoiqu’il en soi, il arrive à sa fin quand Marlene finit par accepter de tuer Anna et de s’occuper d’Ellie. On peut alors en revenir au présent, où Joel et Ellie trouvent une énième boîte de conserve. Alors qu’on avait laissé Joel quasiment blessé à mort, on le retrouve suffisamment en forme pour marcher sans avoir besoin de soutien. Bref, il s’est remis de sa blessure et les deux personnages se mettent à marcher sur l’autoroute, reprenant un périple vers un hôpital inconnu, périple plein de conversations vide d’intérêt.

Ils arrivent finalement en ville, où ils décident d’inspecter un building. Abandonné, forcément. J’avoue que je n’ai pas bien compris l’intérêt de leur fouille, mais eh, ils semblent chercher des vivres. Evidemment, ça permet aussi de souligner qu’Ellie est encore en état de choc suite à l’épisode précédent. Cela ne l’empêche pas d’être encore impulsive, hein : elle abandonne donc Joel derrière elle quand elle aperçoit quelque chose qui lui donne envie de courir dans tout un immeuble abandonné et à moitié détruit. Elle lui balance même une échelle à la gueule, c’est dire.

Ce qui la fait courir comme ça ? Joel ne le voit pas, mais il se sent forcé de la suivre en courant, pour la protéger au cas où. Finalement, il s’agit contre toute attente (pour quelqu’un n’ayant pas joué au jeu) d’une… girafe. Je ne sais pas trop comment elle a pu la voir de là où elle était, ni comment la girafe s’est retrouvée là, à plusieurs étages du sol en théorie.

Pourtant, depuis une terrasse de l’immeuble, on voit que la girafe est bien au niveau du sol et à l’extérieur. Elle n’est pas seule, d’ailleurs : il y a plein d’autres girafes qui se promènent dans une ville abandonnée. Tout en contemplant cette magnifique vue, Joel rappelle à Ellie qu’ils ne sont pas obligés d’aller vers cet hôpital dont ils ne savent rien : ils peuvent aussi retourner chez Tommy, pour se protéger.

Cela n’intéresse pas tellement Ellie : après tout ça, elle veut aller au bout du voyage, et une fois qu’ils y seront, continuer de suivre Joel. C’est mignon tout plein cette relation père/fille qui s’est établie entre eux en quelques épisodes, mais ça me donne quand même l’impression qu’une grande partie de leur relation s’est installée hors écran.

Pour compenser ça, les scénaristes décident que cet épisode doit voir quelques conversations entre Joel et Ellie, et des conversations bien profondes. On découvre donc ainsi que c’est Joel lui-même qui s’est tiré dessus et a raté son coup : il voulait se suicider parce que Sarah était morte et que le monde sombrait dans le chaos, avec des campements militaires de fortune pour soigner les gens. Bon, ça n’a pas marché bien longtemps cette affaire et aujourd’hui, Ellie et Joel sont au milieu de ruines pour avoir cette conversation lourde de sens et d’émotions, où Joel sous-entend que c’est Ellie qui lui a permis de se remettre vraiment de la mort de Sarah. Mouais, il est resté des années avec Tess sans connaître Ellie, tout de même.

Après un moment d’émotions, rien ne vaut quelques blagues du livre d’Ellie pour passer à autre chose. Malheureusement, ils sont interrompus ensuite par des militaires qui débarquent derrière eux et les attaquent sans prévenir, évidemment. Ils se font donc avoir à défaut d’être prudents, ce qui est un peu un comble après avoir traversé le pays.

Joel se réveille ensuite dans une chambre d’hôpital – celui-là même où ils comptaient se rendre. C’est cool pour eux, non ? Eh bien, non. Certes, Marlene est là pour assister au réveil de Joel, mais elle a une mauvaise nouvelle à lui annoncer : Ellie est déjà préparée pour sa chirurgie. En effet, elle est bien un remède potentielle à l’épidémie : elle a du cordyceps qui pousse en elle depuis la naissance et qui fait croire aux champignons qu’elle est déjà infectée, la rendant ainsi immunisée à l’infection.

Il suffirait donc de lui retirer ce cordyceps du corps, d’essayer de le reproduire en laboratoire et d’en donner aux gens pour l’immuniser. Franchement, c’est ce qu’on appelle un « long shot », mais pourquoi pas ? Il faut bien tout tenter face à une épidémie comme celle-ci. Le seul problème, c’est que le cordyceps pousse dans le cerveau et donc que les médecins s’apprêtent à charcuter le cerveau d’Ellie.

Marlene a beau être toute gentille avec Joel et lui assurer qu’elle lui est redevable, elle lui explique tranquillement qu’elle a prévu le meurtre d’Ellie, tout de même. C’est gênant. Il n’a pas envie de laisser faire ça comme ça, parce qu’il la voit tout de même comme sa fille. Malheureusement, il ne fait pas le poids face aux militaires et face à la détermination de Marlene, qui est tout de même bien dérangée elle aussi par le fait qu’elle est en train de briser la promesse qu’elle a faite le jour de la naissance d’Ellie.

Pourtant, elle reste suffisamment déterminée pour se décider à laisser repartir Joel avec un simple couteau : elle ordonne à ses hommes de le lâcher au milieu de l’autoroute et de le tuer s’il tente quoique ce soit en chemin. Ils ne le font pas quand Joel s’arrête pour regarder les panneaux de l’hôpital et demander son chemin. Eh, c’est un point du Bingo Séries, ça ! Il était temps que la série arrête de se foutre de ma gueule et de me narguer avec des presque points.

L’épisode avance en tout cas assez vite ensuite : Joel parvient sans surprise à maîtriser les deux gardes qui l’escortaient – oui, oui, seulement deux – et à les tuer. Il part ensuite à la recherche d’Ellie tout aussi déterminé que l’était Marlene : il nous bute tous les Fireflies présents sans la moindre difficulté.

Oui, sans la moindre difficulté : désolé pour tous les joueurs qui ont probablement galéré sur ce niveau du jeu ; là, toute la scène d’action est limitée à un montage musical de Joel tuant l’un après l’autre les gardes. C’était assez efficace je dois dire, niveau représentation, on est pas mal, c’est prenant… Mais ce n’était pas de l’action pure pour autant. Encore un épisode qui se passe d’action, donc.

Finalement, Joel atteint le bloc opératoire où le personnel médical s’affaire autour d’Ellie, inconsciente comme l’avais promis Marlene. Joel n’hésite pas à tuer le chirurgien qui n’avait pas demandé grand-chose et cherchait juste à comprendre ce qu’il se passait. Bon, après, il y a de fortes chances pour que le chirurgien ne soit pas du côté de Joel, c’est clair. On parle tout de même d’un remède à une épidémie mondiale, qui a tué à peu près toute l’humanité et continue de le faire… Evidemment qu’on est prêt à tuer une adolescente pour sauver le plus grand nombre.

C’est un joli dilemme final pour Joel après cette saison, et une bonne question éthique qu’on peut tous se poser : jusqu’où irions-nous pour la survie de l’humanité, et qu’est-ce que ça donnerait si on était aussi impliqué que Joel ? C’est basique comme questionnement, mais c’est ce qui a fait le succès du jeu – et c’est un dilemme efficace. Je comprends le choix de Joel qui est de sauver Ellie à tout prix… mais je comprends aussi celui des Fireflies, prêts à tout pour sauver le monde.

D’ailleurs, une fois que Joel a sauvé Ellie du bloc opératoire, Marlene le résume bien quand elle prend en joue Joel et Ellie dans le garage de l’hôpital : elle rappelle à Joel qu’il condamne Ellie à vivre dans un monde suffisamment cassé pour la tuer à tous les coins de rue. Selon elle, il n’est pas trop tard pour tout réparer – et surtout pas trop tard pour laisser Ellie faire son choix.

Marlene baisse son arme, Joel hésite… et puis Ellie se réveille à l’arrière de la voiture de Joel. On comprend assez vite que Joel a tué Marlene, et puis on nous le montre. Pauvre Marlene. C’est la seule personne dont Ellie demande des nouvelles quand il lui assure que l’hôpital a été attaqué par des raiders – et Joel ne lui répond pas, ce qui en dit long. Il fait le choix de mentir à Ellie sur ce qu’il s’est passé, assurant que les médecins n’ont rien su faire après plusieurs tests sur Ellie.

Il confirme aussi qu’il y a des dizaines d’autres immunisés et qu’elle n’est pas si exceptionnelle que ça, après tout. Je ne pense pas qu’Ellie puisse croire si simplement Joel, mais ça fonctionne bien comme conclusion : il fait tout pour la protéger, quitte à lui mentir pour s’assurer qu’elle ne fasse pas le choix du suicide. Et une fois que c’est fait, il lui promet de la ramener à la maison.

Joel et Ellie reprennent donc la route à bord d’une voiture qui finit par tomber en panne, à cinq heures à pied de leur destination. Pas grand-chose pour eux. Joel a plein de choses inutiles à raconter à Ellie, la comparant à Sarah. Alors qu’ils approchent de la ville, Ellie décide d’avouer à Joel l’identité de la première personne qu’elle a eu à tuer : Riley évidemment.

La conclusion de la saison est alors là : Ellie demande à Joel de lui jurer qu’il lui a dit la vérité sur ce qu’il s’est passé à l’hôpital. Joel prend alors la décision de mentir à Ellie, ce qui est tout de même bien frustrant, surtout qu’elle lui fait entièrement confiance et décide de le croire. C’était un peu abrupt comme fin – surtout parce que le montage de l’épisode ne laisse pas une seconde avant de passer au générique de fin.

Je ne suis pas entièrement surpris par cette fin qui est bien plus fermée que ce proposent bien des séries : le jeu était censé être terminé après tout… mais je m’attendais quand même à une sorte de cliffhanger ajouté par les scénaristes, parce qu’on sait déjà qu’il y aura une saison 2 (qui divisera elle-même le second jeu en deux, en plus, parce que toujours plus). Il n’en est rien – pas même une petite scène post-générique à se mettre sous la dent.

Bon, ben, à dans deux ans pour la suite.

EN BREF – Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé la série, mais en tout cas, j’en attendais sûrement plus. Je suis partagé : certaines scènes étaient épiques et vraiment superbes à tous les points de vue, surtout visuellement parlant ; les acteurs sont géniaux et il y a des moments prenants – suffisamment pour comprendre l’engouement autour du jeu. Cependant, la série a bien des longueurs, qui semblent souvent être les ajouts des scénaristes, et ça, c’est dommage.

Pour ne rien arranger, j’ai aussi à mon actif plus de dix ans dans l’univers de The Walking Dead et ça m’a laissé sur la désagréable impression d’avoir du réchauffé parfois. J’imagine que c’est inévitable sur deux franchises à l’histoire un brin similaire, mais ça n’a pas empêché que je décroche de certains épisodes, surtout quand on nous rajoutait des personnages qui, de toute manière, ne pouvaient pas survivre.

J’imagine que ça fait bien écho au titre de la série, après : à moins de s’appeler Joel ou Ellie, vous êtes destinés à mourir dans cette série. Ce sont les derniers d’entre nous.

The Last of Us – S01E08

Épisode 8 – When We Are In Need – 16/20
Le schéma de la série commence à être trop répétitif après seulement huit épisodes, ce qui n’est tout de même pas idéal. L’avantage, c’est que l’histoire qu’ils adaptent est vraiment bonne, portée par un duo de personnages excellents et des scènes d’action rares, mais efficaces. On y ajoute de beaux décors et le tour est joué.

Spoilers

Ellie croise le chemin d’hommes dangereux alors qu’elle chasse pour Joel.

Yeah but maybe that’s God’s will.

Quand paraîtra cet article, un nouveau podcast de 42 minutes sera sur le point d’être enregistré : si vous le lisez au moment de la parution, RDV dans une heure, car on y parlera de The Last of us, justement. Par contre, moi, ça veut dire qu’il a fallu que je sacrifie deux heures de mon week-end pour terminer la saison – au détriment des derniers épisodes de la franchise Grey’s Anatomy. Autrement dit, ça partait mal pour cet épisode, qui commençait déjà avec une petite aversion de ma part.

Une fois n’est pas coutume, l’épisode nous proposait en plus de s’intéresser longuement à la vie de survivants de l’apocalypse en plein blizzard. Cela aurait pu être intéressant pour nous… si on avait eu une vraie introduction de ces personnages avant ou si on savait quel était l’intérêt de nous montrer un homme – David – apparemment assez cruel avec ses hommes, et avec une petite fille qui vient de perdre son père. Il a tout de même un ami, James.

Non, vraiment, autant le dire tout de suite : je n’ai pas du tout accroché à ce début d’épisode. Je ne doutais pas que ça finirait par avoir un lien avec le reste de la saison, mais je n’accroche pas trop à ces manières de faire : ça avait déjà été le cas en début de saison en plus et ça commence à vraiment me taper sur le système. Frank, Bill, Henry, Sam, Kathleen… Cela fait beaucoup de passages pour peu d’intérêt à long terme.

BREF. On reprend ensuite l’intrigue de Joel et Ellie, et on ne va pas se mentir : je suis là pour ça. J’aime bien Ellie, à défaut de supporter vraiment Joel, donc ça m’a fait plaisir de la voir venir en aide à Joel comme elle pouvait. Elle se retrouve à devoir tout gérer seule, et ce n’est pas évident : entre la blessure de son daddy d’adoption et la bouffe.

Ellie se rend donc seule à la chasse et on sentait bien que ça allait déraper pour elle. Evidemment, elle se retrouve confrontée assez vite à James et David. Voilà, il fallait bien que l’introduction serve à quelque chose, mais la vérité, c’est qu’elle ne sert quand même à rien. On aurait pu rencontrer ces personnages à ce moment-là, ça aurait été très bien.

J’ai tendance à me perdre beaucoup dans ma manière de résumer ces épisodes, tout de même. On va dire que vous êtes venus lire mon avis plus que le résumé, de toute manière. Ellie chasse donc une biche qui n’a rien demandé et qu’elle arrive à tuer, mais ce sont James et David qui retrouvent en premier l’animal. Ils espèrent l’embarquer sans que personne ne les remarque, mais bien sûr, Ellie les repère bien vite.

J’ai bien aimé le marchandage qui se met aussitôt en place : Ellie est assez maligne pour désarmer les deux hommes avant qu’ils ne comprennent qu’ils ont affaire à une adolescente seule. Elle ferait mieux de ne pas écouter du tout David, parce qu’il a une tête qui ne m’inspire pas confiance, mais j’avoue que le David est malin : il donne son prénom et celui de James pour éviter de se faire tirer dessus, puis sympathise avec Ellie en lui proposant de faire un échange. Il a besoin de bouffe pour sa communauté, alors il lui propose ce qu’elle veut en échange.

Ce qu’elle veut, ce sont des médicaments pour lutter contre l’infection qui touche Joel, évidemment. Elle envoie donc James les chercher, puis continue de papoter avec David. Je ne le sens vraiment pas ce type, il a des yeux qui sentent bons le psychopathe et un discours religieux qui ne me dit rien qui vaille dans une série apocalyptique.

La série ne traine pas trop dans la révélation, heureusement : James revient rapidement dans la cabane où Ellie et David s’abritent, avec les médicaments, mais aussi avec un flingue qu’il braque sur Ellie, la soupçonnant d’avoir tué Alec, le père de la gamine du début d’épisode. Ce n’est pas exactement vrai : c’est Joel qui l’a tué. En effet, David révèle qu’il fait partie du groupe des attaquants d’Ellie et Joel. On cherche encore à comprendre vraiment pourquoi ils les ont attaqués, hein, mais bon, l’essentiel, c’est qu’Ellie parvient finalement à s’en tirer.

C’est inattendu : David demande à James de baisser son arme et donner les médicaments à Ellie, et il la laisse s’enfuir. On sent bien qu’il a une idée derrière la tête, mais pour l’heure, Ellie se contente d’aller donner son médicament à Joel… Comme elle peut (mal, mais bon). De son côté, David rentre dans sa communauté et leur assure qu’il ira arrêter Joel le lendemain, pour le traduire en justice.

Sa fille – Hannah – a une vision de la justice bien particulière, espérant aussitôt la peine de mort. Si David est un gros connard qui la frappe, j’ai au moins aimé sa réaction qui le suppose anti-peine de mort. Il croit en Dieu, il est au moins logique de ce point de vue-là. Les scénaristes aussi semblent suivre leur propre logique, avec un épisode qui traîne ensuite en longueur, pour le plaisir de le voir traîner en longueur. J’imagine inévitablement que s’il est si important de les voir en galère de bouffe à cause de l’hiver interminable ET de les voir manger de la viande rouge, c’est parce que ce n’est pas simplement de la bouffe qu’ils bouffent – c’est de la viande humaine. Nous verrons bien.

En attendant, Ellie continue de s’occuper de Joel. Au matin, des oiseaux qui s’envolent à proximité du quartier où elle a élu résidence lui annoncent la présence d’ennemis à sa recherche. Bien sûr, ça ne manque pas, mais David et James sont en plein débat pour décider de laisser en vie Ellie.

Ellie, oui, son cheval, non. En essayant de les éloigner de Joel, elle attire trop l’attention sur elle. James peut donc tirer sur son cheval, puis être à ça de la tuer, parce que c’est ce qu’il voulait, pour ne pas avoir une bouche de plus à nourrir. Si je comprends son point de vue, tout le délire religieux qui s’impose dans la série comme ça m’a un peu blasé plus qu’autre chose. En plus, je n’ai eu aucun doute sur la survie ou non d’Ellie. C’est un peu le problème quand on n’a que deux personnages principaux et qu’il y en a un qui est à peine capable de tenir un couteau : on comprend vite qui ne risque pas d’y passer du tout.

Ellie est donc ramenée dans son campement par David, alors que Joel continue de se défendre comme il peut. Même blessé à mort, il est encore capable de tuer un autre type. Décidément, Joel se fait plein d’amis sur la route, c’est indéniable. Il réussit ensuite à attaquer un deuxième homme en le prenant par surprise. Son but ? Prendre des otages pour en savoir plus sur Ellie et sa nouvelle localisation maintenant qu’elle a été enlevée.

La torture est efficace apparemment : il obtient vite des informations de la part de l’homme qu’il torture. Ensuite, il le tue, devant le deuxième qui n’a donc rien à dire, mais qui se fait tuer aussi. Heureusement que Joel était clairement mourant quand Ellie l’a abandonné : là, il est de nouveau en pleine forme. Vraiment.

Au campement de David et James, Ellie se réveille finalement dans une cage. Elle est en prison – après tout, elle a tiré sur des gens depuis son cheval. Elle se retrouve toutefois bien coincée dans sa cage – mais aussi de manière imagée : elle ne peut plus venir en aide à Joel et elle est donc toute seule pour trouver un moyen de s’en sortir et de le soigner.

Alors qu’elle essaie de s’enfuir, elle se rend soudainement compte qu’au beau milieu de la cuisine dans laquelle elle est, il y a une oreille coupée. Oui, oui, une oreille coupée : comme prévu, la communauté de David est cannibale – sans forcément le savoir. Ils sont de la communauté de David ou ils sont l’ennemi de la communauté de David, j’imagine. Bref, David affirmait que tout arrivait pour une raison, et j’imagine que de son point de vue, les cadavres sont là pour qu’on puisse les manger en cas de famine, hein.

Dans tout ça, David essaie encore de convaincre Ellie de rejoindre son groupe. Je ne sais pas trop ce qu’il vise : est-ce qu’il veut coucher avec et se marier avec elle plus tard ? On dirait vraiment qu’il est en train de la draguer et de la séduire. Ellie se laisse faire juste assez pour gagner sa confiance et tenter de récupérer les clés.

Elle était à deux doigts d’y arriver – et non, je ne parle pas des doigts tordus de David pour ça – mais finalement, il prend le dessus sur elle et lui explose la figure contre sa cage. Aïe. En tout cas, elle a réussi à vraiment énerver David, qui revient donc avec James pour la tuer et la manger plus tard. Fort heureusement, elle est suffisamment maligne pour révéler juste à temps qu’elle est infectée – et que David l’est aussi car elle l’a mordu.

Pris par surprise, celui-ci baisse la garde. Il n’aurait pas dû, parce que James fait de même et qu’Ellie non : elle voit bien que c’est sa seule opportunité de rester en vie à présent. Elle réussit à choper le couteau avec lequel on allait la tuer et le planter dans la carotide de James. Adieu, James. J’ai presque eu de la peine pour lui – il ne faisait que suivre un leader après tout.

Ellie parvient donc à s’enfuir de la cuisine, mais pas du bâtiment dans lequel elle est : c’est David qui en a les clés. Qu’à cela ne tienne, Ellie se bat contre lui avec ce qu’elle a sous la main, notamment une bûche enflammée qu’elle envoie judicieusement sur un rideau. Le feu se propage bien rapidement et c’est embêtant, parce qu’Ellie est toujours bloquée dans le bâtiment. Une fois de plus, cette situation sentait bon le jeu vidéo, je trouve, avec le méchant David qui lui raconte sa vie au passage.

Ellie est vraiment trop forte, réussissant à le planter avec un couteau par surprise. Bon, ce n’est pas encore tout à fait suffisant pour ce gros connard qui est clairement en train de jouir de la situation. Il apprécie particulièrement de pouvoir la violer, apparemment, la rouant de coups et se mettant sur elle en précisant que c’est justement la partie qu’il préfère, quand elle se débat. Ca n’avait pas l’air d’être ce qui l’excitait avec Hannah, mais euh… admettons ?

Heureusement pour elle, une fois de plus, Ellie parvient à échapper à cette situation catastrophique en réussissant in extremis à choper le couteau qu’elle a fait tomber. Elle nous tue donc David de quelques coups de couteau. Enfin, pour faire bonne mesure, disons que David n’a rien à envier à Jules César à la fin de l’épisode, hein.

Après ses multiples coups de couteau permettant de sceller le destin prévisible de David (et de tous les personnages qui ne sont ni Ellie, ni Joel), Ellie peut donc sortir du bâtiment toujours en train de brûler et terminer… dans les bras de Joel, qui la réconforte comme s’il s’agissait de sa propre fille. C’est mignon tout plein, mais il n’y a donc personne pour voir que le bâtiment est en train de cramer ? Ellie et Joel s’en vont ensemble dans la neige comme si de rien n’était, loin de ces cannibales – Joel a trouvé tout de même plusieurs corps décapités et prêts à être mangés.

Rendez-vous à 21h sur Youtube pour parler plus longuement de l’ensemble de cette saison 1 – et après le podcast pour la critique de l’ultime épisode !