Décryptage de Ready Player One

Salut les cinéphiles !

Promis, c’est mon dernier article sur Ready Player One, dont je vous ai déjà beaucoup parlé ces derniers temps ; avec mon article sur la promotion parisienne du film ou mon article de la rubrique « Faut-il aller voir ? ». Aujourd’hui, je vous propose une critique plus complète (en milieu d’article), mais pas avant un coup de projecteur sur un magazine bien utile pour prolonger l’expérience. Bref, ce n’est pas tout à fait ma faute si j’ai adoré ce film quand j’ai eu l’occasion de le voir, si j’envisage de le revoir et si la vie n’a pas arrêté de me le mettre en travers de mon chemin !

Si comme moi vous sortez donc du film avec l’envie de prolonger l’expérience, je ne peux que trop vous conseiller le dernier magazine Tout Savoir Arts & Média de Diverti Store. Ce cinquième numéro de la collection dont je vous ai déjà parlé ici (et ici aussi) explore cette fois « L’univers Spielberg ». On ne va pas se mentir, ce n’est pas spécialement ma tasse de thé parce que les films et moi, nous n’avons pas toujours été très amis…

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Cependant, c’est justement pour ça que ce magazine m’a été bien utile : en dressant un véritable catalogue complet des films de Spielberg, il m’a permis de repérer après coup des références qui étaient planquées dans Ready Player One, surtout du côté des créatures (que j’ai reconnues dans les pages du magazine après les avoir vues sur grand écran – j’ai reçu le magazine après visionnage du film).

Bien sûr, il va sans dire que le magazine contient une dizaine de pages sur Ready Player One, avec également une explication de ce qu’est un Easter Egg d’ailleurs, mais aussi des résumés de panels du Comic Con, des analyses filmiques, des pistes à explorer… Un concentré de tout ce qu’il y a à savoir sur le film réuni au même endroit, donc, ça m’a évité de nombreuses recherches Google qui n’auraient pas abouties sur autant de détails pertinents !

Mieux encore : beaucoup de critiques cinéphiles font le parallèle entre le film et la vie de Spielberg, et personnellement, je suis passé à côté à défaut de vraiment connaître sa vie. Ce magazine contient tout un dossier sur le producteur, et un autre sur la manière dont il a inspiré de nombreux autres projets. Un plus sacrément utile pour le visionnage de Ready Player One, et une fois que j’aurais fini de tout lire, je me sentirai mieux armé pour revoir le film. Parce que oui, je vais le revoir… et probablement relire ce magazine après pour redécouvrir encore de nouvelles choses, le film comme le magazine sont riches à ce point. Et puis, ce n’est pas comme si le magazine proposait aussi d’accéder à 18 heures de vidéo sur les différents films du producteur (bandes-annonces, interviews, extraits de film… j’ai à peine heurté le haut de l’iceberg pour le moment). Pour le commander, c’est par ici.

Cela dit, le reste de cet article a été initialement rédigé à chaud après visionnage du film, il part un peu dans tous les sens et est plein de spoilers sur le film : il s’agit d’un véritable décryptage de ce qui m’a plu ou non dans le film, et de quelques-uns des Easter Eggs que j’ai pu repérer (si vous ne savez pas ce que c’est, ça tombe bien : j’en ai parlé ce matin sur le blog #Toutélié). Si vous ne l’avez pas encore vu, foncez au cinéma et pour les autres, voici la liste des raisons qui font que je l’ai adoré !

SPOILER ALERT

Équipez-vous, et c’est parti pour une liste pêle-mêle !

– Son univers futuriste. Si vous suivez le blog, vous savez que je suis fan de science-fiction et de futur plus ou moins apocalyptique, cela ne vous surprendra donc pas de savoir que j’ai adoré la scène d’introduction avec ce bidonville de bungalow et l’immersion dans ce nouvel univers futuristes. Les choses sont expliquées simplement et rapidement, et je n’ai jamais eu l’impression qu’il me manquait des explications.

– Son univers de jeu vidéo. Si l’introduction m’a par moment fait penser à la franchise Stargate (franchement, ces portails sont juste des Portes des Étoiles !), le long travelling en images de synthèse au début du film est bluffant. Là encore, on a une présentation d’univers et des règles du jeu parfaitement maîtrisée. Que ce soit dans la réalité ou dans le virtuel, on se prend une énorme claque visuelle toutes les deux minutes dans le film, et ça fait sacrément plaisir !

– Le jeu sur nos attentes. On se doute dès le départ que les personnages du jeu vidéo nous cachent leur vraie identité, alors j’ai impatiemment attendu la révélation de chacun des personnages… Si je n’ai pas spécialement été surpris, j’ai trouvé que c’était bien mené.

– Sa musique. C’est devenu un attendu de plus en plus grand au cinéma ces dernières années et particulièrement avec Les Gardiens de la Galaxie, les bande originales se doivent d’être réussies et de renvoyer dans les années 80, surtout quand il est question de pop culture. Comme a pu le faire la série Stranger Things avant lui, Ready Player One s’en tire bien avec des gros titres très connus et d’autres moins coûteux. Le petit plus de cette BO ? Recycler celles d’autres films lorsqu’ils inspirent directement le scénario ou la scène en question !

– Ses références constantes et ses innombrables Easter Eggs. De King Kong à The Shining, en passant par des références plus subtiles en arrière-plan de certaines scènes, le film enchaîne les références et le fait bien. Souvent, on les capte sans les capter, parfois, elles sont longtemps commentées par les personnages, mais toujours, elles sont introduites avec brio. À aucun moment une référence me manquant n’a été un handicap pour comprendre le film (contrairement à The Disaster Artist, par exemple) : soit elle enrichissait le film, soit elle était un détail futile qui ne jouait pas sur la qualité globale. Même si The Shining est très floue dans ma mémoire et que je ne me souvenais pas de tout, le fait qu’Aech n’ait pas vu le film suffit à nous faire comprendre que ce n’est pas essentiel. Oui, il y a eu des fous rires dans la salle qui se souvenait clairement mieux que moi du film d’horreur, mais je me sentais comme sur ce personnage que le film suivait dans ces moments-là : perdu dans un film d’horreur. Du coup, c’était efficace !

– Son actrice principale. « Bouuh, ça y est, voilà qu’il est encore tombé amoureux » allez-vous dire… et vous aurez raison. Si l’acteur principal était bon, j’ai trouvé que le personnage de Samantha était bien plus intéressant et l’actrice bien meilleure. J’adore sa voix et ses mimiques, surtout dans les dernières scènes du film avec le bon comique de répétition des portes du camion qui s’ouvrent. C’est une actrice de plus dont je surveillerai le travail avec attention, j’avoue !

– Sa morale à deux balles. Oui, il n’y a rien de plus réel que la réalité et franchement, on n’avait pas besoin de deux heures de film pour le savoir. Comme dans toute SF grand public, il fallait bien un message de ce genre, mais contrairement à The Circle, la morale finale tombe plutôt bien. Si je vois d’ici en quoi c’est un point faible du film qui risque de lui valoir quelques critiques, j’ai trouvé que ça participait à l’ambiance générale avec justesse. Certes, tout ceci est prévisible, mais comme ça s’inscrit dans un film visuellement réussi, ça se passe très bien !

– Son écriture, tout simplement. Aucun élément n’est placée au hasard dans le film, tout finit par servir à la quête globale, même le plus insignifiant (la pièce de 25 centimes), même le gag le plus stupide (le mot de passe sur la chaise) ; et ça permet de créer une super ambiance où les révélations tombent bien. Sans jamais être totalement surpris, j’ai aimé découvrir comment chaque partie du scénario prend sens en cours de route. Certes, cette pièce de 25 cts, c’était un peu gros ; mais on est devant un film grand public, donc la révélation fonctionne et c’est tout ce qu’on lui demande. Il n’y a pas besoin de bluffer en permanence pour fonctionner. Peut-être que je serais moins indulgent s’il s’agissait d’une série ou d’un autre genre, mais un film n’a pas le temps de construire autant de choses qu’une série et la science-fiction s’attire toujours ma sympathie même quand c’est pourri. Et on est loin du pourri avec ce film, vous l’aurez compris !

d8e34af6dc117e033e9ccd8211486f92f155b549Et comme il me faut bien critiquer quelque chose, je regretterai simplement le manque de représentation de personnages féminins, même si finalement, on en a trois assez badass, et dans les deux clans. Finalement, le film est de facture assez classique et prévisible, il a plein de petits défauts, mais j’ai passé un excellent moment à le visionner, et c’est après tout pour ça qu’il est fait.

Finalement, ce film est top pour ces différents niveaux de lecture : il plaira autant aux néophytes qu’aux experts cinéphiles, et c’est ce qui en fait une réussite. Oui, le divertissement est réussi, c’est un vrai coup de cœur car tous les petits défauts sont gommés par de jolies qualités et une plongée réussie dans un nouvel univers.

En plus, et quitte à me répéter, il est tellement rare que je vois un film qui se suffise à lui-même et dont j’ai l’impression d’avoir fait le tour que je ne peux qu’en garder du positif et le classer parmi mes films préférés, oui, oui, rien que ça !

Ce que c’est qu’un Easter Egg

Salut les sériephiles,

Puisqu’hier est sorti Ready Player One au cinéma (ma critique avec spoilers arrive aujourd’hui, avec un peu de retard car j’étais à Paris ces deux derniers jours et que ma connexion n’a pas suffi pour la mise en page), je me dis que l’occasion est trop belle pour parler du concept de l’ « Easter egg ». C’est juste la base du scénario du film, alors autant en parler, parce que ça peut concerner aussi les séries !

Par exemple, quand l’horloge de Storybrooke s’arrête à 8:15 dans le pilot à Once Upon A Time, en référence aux chiffres maudits (4 8 15 16 23 42) de LOST, eux-mêmes cachés partout dans les deux séries (de même que les barres de chocolat Apollo).

Alors c’est quoi exactement un « Easter Egg » ? C’est une blague ou un message caché(e) au sein d’un programme informatique, d’un jeu vidéo, d’un menu de DVD… ou à l’arrière-plan d’une page de comics ou de séries. C’est donc tout bête, un simple clin d’œil que l’on peut facilement manquer, mais qui lance parfois de véritables quêtes quand on en annonce la présence et que personne n’a révélé où il était !

Quelle origine ? Tout a commencé dans un jeu vidéo, le jeu « Adventure » sorti en 1979 pour la console Atari 2600. La compagnie ne voulait pas donner le nom des programmeurs de ces jeux pour ne pas que la concurrence les détourne des écuries de leur société. En réponse, le créateur du jeu « Atari » a donc inséré un message caché dans le jeu avec son nom, Warren Robinett, en retirant un pixel pour attirer l’attention des joueurs.

Bien sûr, il y en a eu un pour découvrir le message, après le départ du créateur de la compagnie. Atari a envisagé de sortir une réédition du jeu, mais ils ont vite compris que ça leur coûterait trop cher. L’un des directeurs de la compagnie, Steve Wright, a alors eu l’idée de garder le concept d’un message caché dans les jeux, pour que les joueurs passent plus de temps et pour faire une émulation autour de la marque. Et ça a marché.

Autre Easter Egg série : un groupe de musique de LOST utilisé en arrière-plan d’un épisode d’Alias (c’est hyper spoiler comme scène en revanche). 

Quant à Alias, il y avait une obsession pour le nombre 47 qui se retrouve dans Fringe. Cette dernière bouclant la boucle en réutilisant des thèmes musicaux de LOST (spoilers sur la fin de saison 6 de LOST et la 5e de Fringe)

C’est quoi ce nom ? Il signifie tout simplement « œuf de Pâques » (oui, cet article était fait pour être diffusé cette semaine, parce que Pâques, c’est ce week-end !). Et cela fait référence à la chasse aux œufs de Pâques : comme il s’agit de trouver un message caché dans une œuvre, il y a un petit côté chasse d’œufs dans le jardin, pour se faire plaisir. Il n’y a pas que les chocolats pour se faire plaisir dans la vie, et donc les Easter Eggs sont devenus peu à peu des bonus destinés aux fans, faisant parfois des références à d’autres franchises ou d’autres séries, ou présentant les coulisses, etc.

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Community est pleine de messages cachés pour les fans. Ci-dessus, un extrait de l’épisode 3×05 de la série, où pour la troisième fois de la série quelqu’un prononce le nom de « Beetlejuice ». Et comme le veut la légende urbaine, regardez qui passe en arrière-plan… Beetlejuice !

Et aujourd’hui ? L’effet de mode revient de temps à autres à la télévision : cacher des messages dans les séries ou les DVDs, ça s’est vu plus d’une fois. Côté DVD, difficile de ne pas penser à LOST qui chaque saison cachait des bonus dans les menus pour les fans les plus acharnés. C’était totalement dans l’esprit de la série, et plutôt très cool. Je vous en reparlerai très vite dans un autre article cela dit, et si vous participez au Bingo Séries, vous savez déjà pourquoi.

Un autre Easter Egg très subtil dans l’épisode « Bad  News » de la saison 6 d’How I met your mother : un compte à rebours dissimulé à l’écran tout au long de l’épisode, et qui mène droit à la mauvaise nouvelle annoncée dans le titre, qui, malgré tout, nous prend par surprise (et pourtant, je l’avais repéré dès le « 32-27 » ce décompte) :

Enfin, là aussi, on est sur une série qui regorge d’Easter Egg et de messages cachés pour ses fans (avec par exemple l’horloge de Marshall et Lily indiquant toujours 4:20, une référence à… un meme qui en fait l’heure idéale pour se droguer !, ou le nom du bar et du barman de la série faisant référence à un producteur associé nommé Carl Maclaren).

Les « Easter Eggs » sont aussi énormément utilisés pour la promotion d’une série. Netflix et Marvel adorent le faire, que ce soit avec la promotion de The Punisher ou celle de The Defenders, dont la date a été annoncée par le plan d’une caméra de vidéo de sécurité d’ascenseur, avec comme info sur l’image l’heure où cela était censée être filmé s’arrêtant à 08:18:20:17, soit le 18 août 2017 ! Un joli moyen de faire sa promotion, parce que qui cherche trouve et qui trouve retient… Ne serait-ce que pour le plaisir d’avoir été celui qui a trouvé ça.

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En haut à droite, la date de diffusion de la série, donc.

Les séries Marvel (et les films aussi, forcément) font plein de clins d’oeil aux comics, à des personnages pas encore introduit ou proposent des scènes post-génériques qui a une époque faisaient office d’Easter Egg car personne ne s’y attendait (aujourd’hui, c’est une mode, mais il y a encore la majorité des gens pour partir avant les dernières notes du générique… je ne comprends pas, mais je suis toujours resté jusqu’au bout, même avant cette mode). Oh, et puis, il y a aussi les caméos qui peuvent être bien planqués et être des Easter Eggs.

Ces derniers peuvent être tout et n’importe quoi, à partir du moment que c’est caché et que seuls les fans les plus vigilants les trouvent. Le petit pic de dopamine quand on trouve par soi-même un Easter Egg, c’est tellement plaisant que ce serait bête de la part des créateurs de s’en priver !

Et pour tous les fans de Buffy, le meilleur des Easter Eggs, avec l’intrigue de la saison 5 annoncée dès les rêves de Buffy dans la saison 4…  Little sis is coming (la petite sœur arrive), Be back before Dawn (reviens avant l’aube/Dawn), et les nombres étant des compte à rebours là aussi :

De toute façon, Whedon est un grand fan d’Easter Eggs : rien ne vaut The Cabin in the woods pour s’en convaincre… Ou cette page des comics de la saison 8, dont l’action se déroule en partie à Londres. Je pense que ça devrait en amuser certains reconnaissant le message caché (je vous attends en commentaire !) :

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Faut-il aller voir Ready Player One ?

Article garanti sans spoilers

Salut les cinéphiles,

Si vous me suivez sur snapchat ou sur Twitter, vous devez bien rire de ce titre faussement accrocheur car vous connaissez déjà la réponse ! J’ai eu la chance grâce à la Warner Bros d’assister à une projection presse de Ready Player One ce mardi 20 mars et c’était GÉ-NI-AL. Je le dis rarement d’un film, donc oui, ça vaut le coup ; même si bien sûr le fait d’être invité comme ça participe toujours d’avance au sentiment positif vis-à-vis du film. J’étais quand même dans un cinéma sur les Champs-Elysées – le même que pour Westworld ! – donc il faudrait être très difficile pour ne pas apprécier au moins le cadre.

Au-delà du cadre, le dernier film de Steven Spielberg vaut vraiment le coup et je vais vous dire pourquoi, sans le moindre spoiler ; comme toujours. On commence néanmoins par la bande-annonce qui, elle, est pleine de spoilers, donc à vos risques et périls (surtout après une minute trente, on vous balance sans pitié des images des dernières scènes, hein) : le marketing fait qu’on aime bien tout vous raconter à l’avance, mais bon…

Synopsis: En 2045, le monde est au bord du chaos, mais tout le monde s’en fiche car les humains sont tous enfermés dans un univers en réalité virtuelle, l’OASIS. C’est un univers virtuel qui contient tout ce que tout le monde peut rêver d’avoir ou de faire, et le monde le doit à James Halliday. Celui-ci est mort il y a quelques années, mais pas sans lancer une quête pour obtenir ses parts de la société… Le film suit donc l’histoire de Wade Watts, un adolescent qui compte bien être le premier à terminer cette quête jugée impossible, dans un monde virtuel mystérieux et inquiétant ! Bien sûr, il va rapidement se rendre compte qu’il n’est pas le seul à vouloir devenir richissime…

Alors, franchement, je n’étais pas convaincu en lisant tout ça. Je me disais que mieux valait lire le livre, mais je n’ai pas eu le temps évidemment, ou que le film allait être une sorte de Future Man en moins bien, avec des références à la pop culture utilisées juste pour le marketing, comme cette DeLorean utilisée à plusieurs reprises dans le film et dont on n’arrête pas d’entendre parler sur Twitter. Pour ne rien arranger à mes attentes, j’ai en plus recommencé la série juste avant de me rendre au cinéma, une idée un peu débile maintenant que j’y pense. Finalement, le film n’a rien à voir avec cette série, et c’est tant mieux car j’adore les deux univers !

Ready Player One est un film de science-fiction, destiné à un large public, mais truffé de clins d’œil à des films et œuvres à succès de science-fiction : cela en fait un film aussi futuriste que rétro, et son ambiance est géniale pour n’importe quel geek. Autant dire que je le recommande pleinement à quiconque s’intéresse de près ou de loin à la science-fiction un brin futuriste mais encore proche de notre époque, car on est là à fond dedans. Or, moi, c’est tout ce que j’aime (palapapapa) ! Plutôt qu’une dystopie totale, le film propose une évolution du monde qui pourrait somme toute arriver. Elle n’est ni totalement négative, ni totalement positive.

Ce que j’ai aimé avant tout dans ce film est le fait qu’il s’agisse d’un film complet. Qu’est-ce qu’il raconte encore ? Laissez-moi m’expliquer : trop souvent, les films que je vois s’arrêtent trop vite et me donne l’impression qu’ils pourraient être élargis en série d’une (ou plusieurs, parfois !) saison. D’autres, au contraire, sont tellement plein de lenteurs que je me demande pourquoi ils sont si longs. Ready Player One dure deux heures vingt, ce qui est assez long, mais il fait le tour de toutes les questions qu’il aborde durant ces deux heures, sans perdre trop de temps, sans être long non plus.

Il est rare que je ne m’ennuie pas devant un film de cette longueur, mais là, je n’ai pas vu les deux heures passées car la quête proposée par le film une fois l’univers introduit est très prenante. Est-elle prévisible ? Probablement un peu, mais ça n’empêche pas de passer un excellent moment, surtout que cette prévisibilité est largement compensée, si ce n’est justifiée, par les nombreuses références à la pop culture qui peuplent le film.

Il faut dire que c’était annoncé comme tel et que le film ne fait, si j’ai bien compris, que respecter le roman sur ce point, mais c’est bien amené. Avec un film qui parle beaucoup de jeux vidéo et d’Easter eggs, je ne peux que conseiller à chaque spectateur de bien ouvrir les yeux, surtout durant les scènes d’action, car il y a tout un tas de références plus ou moins cachées – références qui me donnent déjà envie de revoir le film pour en découvrir de nouvelles, car il est impossible de tout voir du premier coup ! Et clairement, sur les scènes d’action, vous allez vous prendre une claque parce que c’est loin de tout ce qu’on a l’habitude de voir, je trouve.

D’ailleurs, en parlant de tout voir, le film nous plonge dans un univers virtuel superbement maîtrisé et j’ai trouvé très réussis les effets spéciaux et le passage du réel au virtuel. Je l’ai vu en 2D et je trouve déjà qu’il apportait énormément de choses en terme de plongée dans un nouvel univers. J’imagine assez bien à quoi peut ressembler la 3D et j’aurais envie de la conseiller, mais personnellement, sur deux heures complètes, je ne sais pas si j’arriverais à la tenir. Cela fait quelques années que je boycotte la 3D à cause de migraines provoquées par de très mauvaises gestions de celle-ci (Pirate des Caraïbes 4, je me souviens de toi et de l’impression incompréhensible que tu m’as donné d’avoir face à moi des acteurs qui étaient plus plats qu’en 2D !), même si je me doute qu’on a fait des progrès depuis (j’avais par exemple adoré la 3D discrète du dernier Harry Potter).

Il y a quelques raccourcis scénaristiques dans le film, mais je pense que ça doit mieux se passer dans le livre, et ce n’est pas dérangeant du tout. Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré, le casting est bon, la musique excellente, le rendu visuel spectaculaire à osciller à merveille dans le « rétro-futuriste » et l’intrigue prenante, même si par moment très référencée et prévisible (voire simpliste, c’est vrai). Je ne peux que vous conseiller de foncer voir ce film dont je reparlerai, avec spoilers cette fois, à sa sortie le 28 mars, en espérant ne pas vous l’avoir trop survendu !

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En attendant, si vous habitez Paris ou avez l’occasion d’y passer, vous pouvez toujours vous rendre au bar promotionnel du film 😉

Le bar rétro-futuriste Ready Player One

Salut les… cinéphiles !

Je vous avais annoncé mardi dans mon article « Mes derniers coups de… » que je n’allais pas tarder à parler cinéma sur le blog, et bien nous y voilà ! Aujourd’hui, je vous parle de Ready Player One sans spoiler, et il s’agit du premier article d’une trilogie sur ce film ; car oui, j’ai de quoi faire une trilogie d’articles, sans pression, au calme comme dirait l’autre.

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J’ai eu la chance de voir le film il y a deux jours, mais je n’en dirais rien ici pour parler tout d’abord du bar « rétro-futuriste » éphémère ouvert dans Paris à l’occasion de la sortie du film le 28 mars. Vous avez donc jusqu’au 27 mars pour vous y rendre, car il s’agit de promotion pure et dure. Je trouve ça un peu dommage que ce bar ne reste pas ouvert aussi après la sortie du film et pendant la période d’exploitation, mais le but est de vous en faire découvrir l’univers. En fait, non, je regrette qu’il ne reste pas ouvert tout court, car j’ai adoré l’ambiance là-bas. Dès qu’on y entre, on se rend compte qu’ils ont bien fait le travail pour un bar éphémère : il ne va durer qu’une semaine, mais il y a une bonne dizaine de jeux d’arcade (sûrement un peu plus) et un décor au point.

IMAG0324.jpgAvant toute chose, même si c’est un bar, je n’ai bu que de l’eau là-bas, alors je ne peux pas trop vous parler de la carte des boissons, désolé ! Je peux en revanche vous parler de la nourriture, parce que je m’y suis pointé hier vers 13h30 en espérant fortement avoir de quoi manger. Je n’ai pas été déçu : en fait, c’est une cantine bio qui est transformée en bar pour la semaine, donc on y mange forcément très bien, puisque c’est ça qu’on est censé y faire à la base !

Il y a plusieurs choix mais la cantine se spécialise surtout dans deux plats principaux : un bol végétarien, tout plein de légumes donc, et un bol protéiné, avec de la viande en plus. La première option est à 9€ et la deuxième à 11, vous devinerez donc facilement que j’ai pris la première, parce que je reste #TeamRadin et que la bouffe végé, c’est bon. J’ai choisi une base de riz (il y avait aussi base quinoa), et il y avait aussi des carottes, betteraves, etc. Pas de mauvaise surprise : c’était bon et ça calait bien assez pour l’après-midi. Le prix n’est pas si élevé pour Paris et pour la quantité servie, donc si vous voulez y manger, vous ne le regretterez pas. Les couverts et verres d’eau étaient en libre-service, donnant une ambiance plus cool qu’au restaurant. Les tables sont aussi bien grandes, donc c’est bien pour accueillir des groupes ou rencontrer des gens.

On notera la présence de prises électriques à disposition, ce qui est toujours bienvenue dans un bar geek. Il n’y en a pas beaucoup, mais c’est une possibilité en tout cas. Évidemment, en y allant un mercredi après-midi, je m’en suis plutôt bien tiré. Il n’y avait pas grand-monde, donc j’ai pu tester plusieurs jeux d’arcade, et même laisser ma marque en finissant 6e sur l’une des machines (bon, je n’ai pas réussi à changer toutes les lettres, du coup, j’y suis sous le nom de… Jaa. Bien.) ! Les jeux d’arcades étaient sympathiques, mais disons ce qu’il en est : si le film est bercé par les jeux et la culture geek, on n’y voit pas énormément de jeux d’arcade.

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Non, ce qui fait l’intérêt du film, c’est au contraire des jeux bien plus modernes, en réalité virtuelle. Du coup, j’ai été positivement surpris de découvrir au fond du bar un espace « Oasis » nous permettant de tester des jeux en réalité virtuelle. C’est le genre de choses que je ne prends jamais le temps de faire dans les salons du genre Comic Con parce qu’il y a trop d’attente ; mais là c’était l’occasion ! Comme je le disais plus haut, il n’y avait pas grand-monde, donc j’ai pu en profiter pour rester un petit quart d’heure et tester deux jeux.

La réalité virtuelle, c’est une expérience à vivre tout de même, et c’est très top : on est équipé d’un casque pas si lourd qui permet de voir le jeu tout autour de nous et de manettes dans chaque main pour interagir avec ce qui nous entoure. Vivement les séries en réalité virtuelle !

IMAG0330.jpgPlus sérieusement, j’ai pu tester un premier jeu qui consistait à taper dans une balle avec une batte de baseball pour exploser des blocs au loin. C’était facile une fois le concept (et surtout les boutons des manettes) compris et j’ai adoré. Le deuxième jeu s’est beaucoup moins bien passé pour moi : j’étais dans une sorte de pyramide, pourchassé par des squelettes meurtriers. Pour se déplacer, je pouvais marcher de quelques pas (mais galère quand on ne sait pas trop ce qui nous entoure dans le monde réel) ou me téléporter, mais je n’étais pas doué à ça.

Dans le film, ils ont réglé le problème avec l’invention de tapis qui s’adaptent aux pas que l’on fait, mais dans la vraie vie, ce n’est pas évident. Quant au jeu, il m’a permis d’être meilleur que jamais au tir à l’arc, je me suis donc amusé à détruire quelques squelettes de flèches dans la tronche (une fois que j’ai pensé à viser la tête en tout cas) avant de me retrouver quelques minutes plus tard entouré par cinq ou six squelettes. Et j’avais beau viser, leurs machettes étaient performantes !

Bref, c’était une expérience sympa si j’omets le moment où les squelettes se sont mis à m’entourer (j’ai compris après coup qu’il aurait fallu se téléporter quelques mètres plus loin, mais pas évident quand on ne maîtrise pas tout) pour me tuer. Autant être entouré dans Minecraft n’est pas une partie de plaisir, autant en réalité virtuelle, c’est horrible car tu tournes la tête et BAM gros plan sur une gueule de squelettes. J’imagine d’ici les films d’horreur en réalité virtuelle… et non merci !

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Je me suis remis de mes émotions en visitant la troisième petite salle du bar qui est une reconstitution d’un salon geek au top, avec des piles de VHS, DVDs, livres, Rubbik’s cube et tout un tas d’autres objets de la culture pop. Cela permettait de faire de jolies photos, de s’affaler dans des canapés et de profiter du bar ; mais je n’avais plus le temps : il fallait que je rentre dans ma banlieue pour bosser, quand même, ça m’arrive parfois.

Vous aurez compris, je vous recommande fortement ce bar, même si vous n’avez pas (encore) envie d’aller voir le bar, vous devriez y passer de chouettes moments, que vous soyez seuls ou entre amis. Essayez si vous le pouvez de viser des horaires où il n’y a pas trop de monde : si c’est grand, je doute qu’il puisse contenir plus d’une centaine de personnes, et même si c’est le cas, il n’y aura pas de jeux pour tout le monde, malheureusement.

Cela dit, sachez aussi qu’il y a des « easter eggs » à trouver sur place (dans le décor du salon geek, j’ai trouvé pas mal de références soit au film, soit à des franchises connues, mais je ne sais pas trop ce qu’il fallait trouver et je ne m’y suis pas attardé).

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En tout cas, tant que ce n’est pas le samedi après-midi où j’ai peur que ce soit inévitablement bondé pour l’occasion, c’est vraiment un chouette endroit à visiter dans Paris cette semaine, et ça vous met dans l’ambiance du film. Le bar reste ouvert jusqu’au 27 mars, grâce à une étonnante association Warner Bros et BNP Paribas, donc foncez dans le XIe arrondissement, 11 rue Breguet ; métro Bastille (sortie 7 pour la plus proche, je crois, et quelques minutes de marche).

Les horaires sont variables, ça change chaque jour, donc je vous laisse le soin de vérifier par vous-même pour pas vous pointer à un moment où c’est fermé, les horaires sont dispo sur Google en tapant l’adresse, donc vous devriez vous en tirer sans moi de toute manière.

Voilà, c’est tout pour moi aujourd’hui, j’espère que ça vous a plu et que le film vous intéresse, car je ne tarderai pas à sortir mon article « Faut-il aller voir Ready Player One ? », et ce sera bien sûr sans spoiler. Le troisième article sera un fourre-tout de ce que j’ai aimé dans le film, avec des spoilers cette fois (c’est qu’il y a une logique dis donc !), et sortira le 28 mars au soir 😉

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Vous aurez compris que c’est exactement comme à la maison, mais en moins bien rangé ! J’adore 🙂