9-1-1 – S04E10

Épisode 10 – Parenthood – 17/20
Un épisode très sympathique qui gère les conséquences du précédent sans se prendre trop la tête. J’ai particulièrement aimé le retour de certaines intrigues oubliées jusqu’ici. Cela fait plaisir de les revoir comme ça à l’écran, surtout que l’évolution des personnages se fait avec beaucoup de naturel ; même lorsque l’on sait bien que les scénaristes sont juste en train d’essayer de pérenniser la série pour d’autres séries avec certains personnages. Eh, il y en a même une qui pourrait finir par lancer un troisième spin-off en déménageant, franchement.

Spoilers

Difficile d’être parents et de gérer ses enfants sans se les mettre à dos ou sans souffrir.


You fell asleep while standing

Je ne suis pas franchement surpris par le titre de cet épisode après l’épisode de la semaine dernière, mais c’est bien la seule absence de surprise de ce début d’épisode qui surprend rapidement. Un enfant de douze ans déteste sa fête d’anniversaire, quoi de moins original que ça ? Il est parfaitement insupportable et joue quand même avec le trampoline installé à cette fête pour bébés selon lui.

Je me doutais bien que le trampoline allait rapidement poser un problème justifiant l’intervention des pompiers… mais franchement, pas comme ça ! Les ressorts pètent et clouent à la porte la maman qui essaie de son mieux d’être une maman capable d’apporter plein de choses à son enfant. L’avantage, c’est que son nouveau rôle de Jésus crucifié va la rendre hyper célèbre, puisque tout est filmé. C’est déjà ça.

C’était un début d’épisode sympathique pour nous créer des traumatismes, mais on change vite de sujet avec une douche froide particulièrement dure à supporter : Hen et Karen rendent Nia à l’assistante sociale. La scène est horrible avec Denny, le grand-frère au cœur brisé, et les mamans encore plus brisées par cet adieu. Karen n’arrive pas à dire toute la vérité à Nia, lui promettant de la revoir plus tard… alors que bon.

Sans trop de surprise, Hen est ensuite totalement fermée à l’idée de continuer ce projet de famille d’accueil, et je peux comprendre, parce que c’est absolument déchirant à voir. Et en même temps, c’est tellement nécessaire d’avoir quelqu’un pour le faire… Pauvre Hen.

Chez Chimney et Maddie, on se prépare comme on peut à jongler avec un nouvel emploi du temps. Le jeune papa repart en effet au boulot après quelques semaines d’arrêt, et la maman aussi. Elle a une dernière journée pour profiter à fond de sa fille, mais tout en s’occupant aussi d’Albert. Après quelques semaines, le voilà de retour chez son frère, sans avoir le moindre équilibre.

Ouais, Chimney et Maddie se retrouvent finalement parents de deux enfants sur ce coup-là. Chimney était super mignon à être un papa fier, mais par contre, c’était bizarre de le voir partir sans un dernier regard à son bébé. Après, il passe la journée à montrer son bébé aux autres pompiers, y compris à Hen, qui a besoin de bonnes nouvelles. C’est difficile pour elle, mais elle se montre une super amie à vouloir faire absolument la fête pour le retour au travail de Chimney.

Après une intervention plutôt marrante au domicile de parents voulant se séparer de leur fils adulte comptant bien sur l’héritage pour vivre sa meilleure vie – en oubliant un peu trop l’égoïsme et la folie de son père prêt à provoquer un accident contre lui, Chimney rentre finalement chez lui. C’était intéressant comme intrigue, surtout avec May qui se débrouille de mieux en mieux dans ce boulot. Oh, ça ne fait pas tout pour autant de se débrouiller à son travail.

Elle est toujours en contact avec Laila, et quand Athena s’en rend compte, ça part rapidement en vrille entre la fille et la mère. On en est même au point où Athena finit par balancer que May ne peut pas rester amie avec Laila parce que la dernière fois qu’elles étaient amies, elle a failli se suicider. Et elle le balance devant le petit frère qui n’était pas tout à fait au courant de cette situation, ce qu’on nous a rappelé de manière intéressante par un regard d’Athena d’abord, puis de May ensuite.

J’adore May et je trouve que c’est une bonne idée de nous rappeler qu’elle était une ado difficile aussi dans les premières saisons. Et ça laisse Athena en galère aussi, parce que ça lui rappelle les pires souvenirs de sa vie, surtout quand May ne lui répond plus du tout. C’était il y a quatre ans à peine, mais j’ai l’impression que c’était dans une autre vie, franchement.

J’ai aimé le retour à cette intrigue, pour une fois qu’on a une construction qui dépasse un arc de trois épisodes, j’ai trouvé que c’était franchement bien trouvé d’y revenir comme ça, avec Athena qui a maintenant le soutien de Bobby.

De son côté, May court une fois de plus dans les bras de son papa pour avoir de l’aide. Elle n’obtient pas tout à fait ce qu’elle veut, cela dit, parce que son père est un adulte et elle aussi désormais. Il lui ouvre donc les yeux sur ce qu’il s’est passé lors de sa tentative de suicide. Athena n’est pas faite que d’acier, et elle a trouvé May morte dans sa chambre, alors Michael ne lui en veut pas du tout d’avoir pété un câble contre sa fille ce jour-là.

May fait de la merde, par contre. Elle décide ainsi de se rendre au boulot pour écouter l’enregistrement de l’appel de sa mère. Elle le retrouve beaucoup trop vite, je trouve, d’ailleurs, mais c’était hyper prenant de la voir souffrir à réécouter tout ça. Je ne le conseille clairement à personne, mais ça semble lui servir tout de même puisqu’elle finit l’épisode en se réconciliant avec sa mère. C’était inattendu que ça aille si vite – ou ça l’aurait été dans n’importe quelle autre série.

Celle-ci va toujours trop vite pour tout, et elle ne fait pas exception dans cet épisode. Ainsi, Karen a engagé un détective privé pour retrouver la mère de Nia, une certaine Evangeline Gonzalez… qui s’occupe super bien d’elle. C’est une infirmière qui fait tout ce qu’il faut pour sa fille à présent, après avoir connu une passe très difficile dans sa vie, à finir dans sa voiture. Les scénaristes en profitent pour caser la pandémie comme cause compliquant encore la vie d’Evangeline et pour justifier la durée d’adoption temporaire de Karen et Hen.

Ces deux-là comprennent alors qu’elles ont fait la bonne chose pour Nia, mais aussi pour Evangeline. Karen confie ainsi à Hen qu’elle est prête à recommencer cette expérience, et après une rapide conversation avec Denny, les voilà qui accueillent directement deux nouveaux enfants pour quelques jours, le temps que leur tante ne vienne les chercher. Wow. C’était du rapide tout de même, mais ça fait une chouette conclusion.

Bon, pour en revenir à Chimney, alors que Maddie reprend le boulot avec de jolis cadeaux et un « it takes a village » pas bien surprenants, lui, il galère comme jamais à jouer les papas pour Jee… et pour son frère. Par chance, Anne Lee débarque pour jouer la nounou, l’aider et amener Albert à son rendez-vous médical. Je ne savais plus tellement qui était Anne – la femme ayant , mais elle prend super mal le fait que Chimney ne veuille pas confier sa fille à des inconnus.

Je veux bien que la tournure de phrase de Chimney soit maladroite, mais vu le planning sur leur frigo et la galère évidente dans laquelle il est, je ne lui en tiendrais vraiment pas rigueur. Il enchaîne les journées difficiles, en tout cas, entre des gardes épuisantes et de la garderie pour sa fille. Quand il retourne au boulot et fait équipe avec Hen, c’est pour mieux tomber, en plus, sur une femme qui se donne la morte après avoir signé une clause pour ne pas être sauvée.

Les pompiers assistent impuissants à ce suicide médicalisé, alors que la fille de la femme, qui a sacrifié sa vie pour elle, la regarde partir. C’était poignant, surtout que les scénaristes en ont remis une couche avec des flashbacks sur la vie de cette femme. C’était un peu too much pour moi, mais ça mène à la conclusion plutôt naturelle pour Hen d’accepter de faire famille d’accueil et pour Chimney de demander de l’aide.

Il faut dire que Maddie le retrouve endormi debout, ça doit aider à se décider. Ils prennent la décision de confier Albert à Anne et son mari, qui pourront aussi faire du baby-sitting de… leur petite-fille. Oui, Chimney répare le mal qu’il a causé à Anne en l’appelant grand-mère, tout simplement. C’était touchant, comme beaucoup des scènes de cette fin d’épisode – Eddie et Christopher avec la nouvelle copine, par exemple ; ou la directrice du centre d’appel qui explique à Josh qu’elle a des enfants en chacun d’eux.

Bref, il n’y a que Buck qui reste sans enfant à gérer dans cet épisode. Cela aurait été sympa d’avoir une touche avec Christopher, mais bon, ça ne le ferait pas avancer dans sa vie non plus. Et puis, il avait tout de même un avis sur les différentes situations dans cet épisode, c’est déjà ça.

> Saison 4

 

9-1-1 – S04E09

Épisode 9 – Blindsided – 19/20
Une excellente reprise pour la série qui nous aveugle – c’est le titre de l’épisode après tout – avec son petit twist attendu sans qu’on ne comprenne exactement ce qu’il sera. Au-delà du jeu de mots du titre, j’ai bien aimé l’ensemble de cet épisode, avec des évolutions intéressantes pour les personnages (même si certains m’ont énervé) et des avancées dans un paquet d’intrigue. Par contre, pour une reprise, il est frustrant de voir certains personnages presque cantonnés à de la figuration. C’est habituel avec cette série, je sais.

Spoilers

Maddie est sur le point d’accoucher, mais elle ne s’arrête pas d’aller bosser pour autant.


Today is not the day.

J’ai attendu beaucoup trop de temps le retour de la série, et surtout de son spin-off, mais bizarrement j’ai pris tout mon temps pour lancer cet épisode, au point de le voir avec 24h de retard. Cela dit, le début de l’épisode est justement à propos de la patience qu’il faut avoir quand on attend impatiemment, justement, un événement : Maddie en est à 42 semaines de grossesse, rien que ça.

Les jours passent, Chimney est plus que prêt à recevoir son enfant, mais ce dernier ne veut pas sortir. Du coup, Maddie se retrouve à travailler toute la nuit, parce qu’elle veut s’entraîner à ne pas dormir de la nuit. D’accord, mais à neuf mois de grossesse, c’est un peu risqué… comme le fait de ne toujours pas avoir de nom pour leur bébé, surtout quand elle apprend que le frère de sa collègue s’appelle Norman Bates. Chimney se retrouve donc à devoir trouver un nom pour sa fille en urgences parce qu’ils ont été incapables de se décider avant.

La série se retrouve avec de bons gags sur la grossesse et l’accouchement ; je dois dire que j’aime bien l’idée. Par contre, je suis impressionné par Maddie qui fait quand même un job super stressant pour le faire à neuf mois, hein. Les américains sont fous. Stressant ? Elle se retrouve au téléphone avec un petit garçon, Jacob, dont la mère conduit une voiture n’importe comment.

Elle semble aveuglée et perdue dans ses pensées, ne réagissant pas lorsque son fils lui parle ou lorsque Maddie tente de prendre contact. Au contraire, elle finit à contresens sur l’autoroute, rien que ça, menant après un temps incroyablement long à un accident avec une camionnette. Tout cela se termine en un accident monstrueux entre plusieurs véhicules, avec des morts.

Avant tout ça, Hen et Karen sont hyper frustrées de voir que Nia va être rendue à sa mère. J’avais oublié cette intrigue et elle est vraiment horrible à voir. Après s’être occupées de ce bébé pendant des mois et des mois, elles doivent lui dire au revoir, parce que c’est le boulot qu’elles ont accepté de faire. Le problème, c’est que ça affecte aussi le vrai boulot de Hen, puisqu’elle est beaucoup trop énervée pour le faire correctement.

C’est une sacrée soirée pour les pompiers en même temps, parce qu’il faut s’occuper de toutes les voitures encastrées sur l’autoroute. Athéna est également sur les lieux, et elle est celle qui comprend que la mère conduisait bourrée, parce qu’elle trouve une jolie bouteille de whisky sur place. Humph. Franchement, cela ne ressemblait pas à un comportement d’alcoolique, mais qu’est-ce que j’y connais après tout ?

Par contre, Athena fait une réflexion franchement pas bien réfléchie sur les victimes de la femme alcoolique qui vont souffrir – ou périr – à cause des erreurs d’une personne incapable de se restreindre sur l’alcool. C’est super violent pour Bobby, franchement. Bon, ce n’est pas le plus gros de l’épisode cependant : la femme est rapidement emmenée à l’hôpital, et Jacob aussi.

Une fois que c’est fait, Maddie est obligée de quitter son job au beau milieu d’un appel, parce qu’elle n’est plus en état de l’assurer. Son travail a commencé, mais elle continue à bosser. Faudrait voir à pas abuser quand même, c’est totalement abusé à ce stade. J’avais tellement de peine pour elle, mais elle, elle continuait tranquillement à bosser. Bon, l’avantage d’avoir commencé son accouchement là-bas, c’est que Chimney apprend bien rapidement que sa femme est en train d’accoucher, puisque l’appel est passé directement auprès de Bobby.

Bobby a une sacrée soirée bien difficile aussi, puisqu’il fait face à la remarque d’Athena avant de voir que Hen pète un câble aussi, à cause de sa situation personnelle. Elle est rongée par ses nerfs, c’est atroce. Bon, pas autant que ce carambolage monstre et que les pompiers qui oublient de faire certains gestes de sécurité pour mieux se retrouver au cœur d’une explosion, ce qui ne fait jamais du bien.

A l’hôpital, Chimney arrive à temps pour l’accouchement, grâce à Athena qui l’escorte en voiture de police. C’est plutôt chouette de les voir comme ça, et en plus, ça permet à la policière de tomber sur le mari de la conductrice qui a provoqué ce carambolage. C’est quelque chose : l’homme apprend que sa femme est celle dont il a entendu parler aux news, sans pouvoir la voir bien sûr.

Son fils a évidemment été emmené dans un autre hôpital, et sa femme est sous surveillance policière désormais. Ce qui fait le plus craquer l’homme n’est pas tellement la rechute alcoolique de sa femme, cependant, c’est d’apprendre que Jacob a appelé le 9-1-1. Athena finit par briser le protocole sanitaire en place, parce que c’est trop lourd pour elle d’assister à tout ça. Tu m’étonnes. C’était une jolie scène, pleine d’émotions.

Ce n’était toujours rien par rapport à la suite de l’épisode qui est dans la surenchère : Chimney se rend compte qu’il a laissé le sac de grossesse de Maddie dans la voiture de son frère, alors il tente de l’appeler, en vain. Albert est sur messagerie, et pour cause : il est l’un des conducteurs victime du carambolage. L’accident est super violent pour lui, surtout qu’en fait, il n’est pas exactement dans le carambolage ; il a eu son accident juste avant : en contournant la voiture qui fonçait droit sur lui, il a fait un écart, s’est fait percuter, a fait quelques tonneaux et a fini en-dessous de l’autoroute.

Rien que ça. C’est hyper violent à voir, surtout qu’il appelle en vain le 9-1-1. Il rappelle chaque fois, mais il s’évanouit à nouveau tout autant de fois. Il finit par tomber sur May qui est celle qui s’inquiète et comprend qui il est, donnant son identité aux pompiers. C’est toutefois Bobby qui permet de le retrouver en ayant la bonne idée de demander sa localisation lors du premier appel.

Les pompiers arrivent donc à temps pour le sauver, même si on ne passe pas loin de la catastrophe : alors que Maddie accouche, Hen fait donc un arrêt cardiaque assez violent pour Hen qui galère à le ranimer, en compagnie d’Eddie. Tout finit bien pour cet épisode, mais ce n’était vraiment pas gagné. En plus, ça fait de la peine de voir Chimney tout heureux de la naissance et ne pas pouvoir en profiter pleinement. C’est finalement Buck qui doit lui annoncer la mauvaise nouvelle, et j’ai trouvé vraiment horrible comme responsabilité. En plus, Buck ramène le sac de grossesse de Maddie, donc Chimney comprend vite ce qu’il en est…

Pourtant, après toutes ces émotions, j’ai eu du mal à accrocher à la scène entre Chimney et Albert. Le plus dur était passé, de toute manière. J’ai préféré suivre la dispute entre Hen et Karen, qui leur permet d’en arriver à l’acceptation de ce qu’il se passe avec Nia (qu’elles laissent aller voir sa mère biologique en fin d’épisode) ou voir que May s’adapte de plus en plus à son nouveau job, malgré la difficulté d’avoir fait face à l’appel d’Albert. Les scénaristes nous introduisent d’ailleurs le prochain épisode avec elle : May reçoit une étrange demande d’amitié sur les réseaux sociaux de la part de Leila Creedy. C’est une ancienne harceleuse de son lycée, probablement celle qui a eu la bonne idée de la pousser au suicide.

En ce qui concerne Athena et Bobby, elle a l’occasion de s’excuser pour sa maladresse, mais elle comprend aussi pour la première fois que le démon de la culpabilité hante encore Bobby, et qu’il le hantera longtemps. Nous, on le voir retourner à une réunion d’alcooliques anonymes, ça faisait longtemps !

L’épisode se termine toutefois loin du drama, avec Tonton Buck en visio et une petite fille nommée par Maddie comme la belle-mère qu’elle n’a pas connue : Jee-Yun. Et ça sonne très bien. Albert, lui, se réveille à l’hôpital et n’aura qu’à se rétablir après tout ça.

> Saison 4

 

9-1-1 – S04E08

Épisode 8 – Breaking Point – 15/20
Léger mieux cette semaine avec un épisode aux intrigues assez prévisibles, mais tout de même sympathiques car capables de provoquer un certain nombre d’émotions. C’est une mi-saison qui s’inscrit bien dans l’actualité et passe mieux que la semaine dernière où l’ennui guettait presque. En plus, les intrigues des personnages avançaient… Par contre, je m’attendais à un cliffhanger plus choquant encore.

Spoilers


It’s got to be a written violation of the bro code.

L’épisode commence par nous présenter une scène d’introduction plutôt amusante et longuette, avec un avion qui atterri en avance (oui, oui, c’est probablement grâce au covid tout ça)… mais dont les passagers ne peuvent pas descendre. Le problème, c’est que l’attente est beaucoup trop longue et que les passagers s’impatientent énormément.

L’hôtesse de l’air s’enfile alors toutes les bouteilles d’alcool qu’elle trouve, mis ce n’est pas toujours suffisant pour supporter les ingrats passagers qui veulent s’échapper. L’hôtesse de l’air pète ensuite un câble et engueule chaque passager en utilisant le micro, avant de s’échapper avec le toboggan d’évacuation d’urgence et une bouteille de champagne en main. Ce n’est pas le meilleur calcul possible pourtant : elle touche bien le sol, mais elle éclate au passage un bouchon de champagne dans la gorge d’un homme. Eh, ça fait une bonne première intervention pour l’épisode.

Le soir, nous retrouvons Eddie avec l’ancienne prof de son fils et ça nous fait un rencard tout étrange où Eddie apprend les maths grâce à sa prof particulière, avant de lui foutre un vent sans l’embrasser parce que Christopher le réclame pour le mettre au lit. Elle est sacrément patiente la prof – mais bon, c’est notre plus belle qualité la patience, non ? Hum.

Eddie rentre donc auprès de son babysitter préféré pour le libérer, le tout en continuant de cacher à son fils la vérité. Il ne veut pas lui en parler, parce qu’il ne sait pas comment faire pour lui avouer toute la vérité. Certes, m’enfin, à un moment donné, il a un gosse génial, ça va franchement.

Pendant ce temps, Maddie et Chimney apprennent une bien mauvaise nouvelle : avec le Covid, le plan d’accouchement change encore pour eux. C’est bien vu de la part de la série de traiter ce sujet et le pétage de câble de Maddie qui veut absolument avoir son bébé en présence de Chimney, mais la conclusion qui est qu’elle veut accoucher chez elle ? Etrange. En même temps, elle est entourée de pompier et elle était elle-même une infirmière.

Après, Hen souligne bien la réalité : elle devrait savoir à quel point ça peut mal tourner pour elle. En attendant, Maddie est inquiète et énervée par la situation. C’est plutôt une mauvaise chose pour elle : Maddie pète un câble au boulot, et c’est beaucoup trop drôle à voir. Elle tombe évidemment sur Athena et May, et la première des deux s’inquiète pour Maddie. Elle décide donc de partager un moment avec elle pour tenter de cerner le problème.

J’ai adoré cette manière de nous partager les vues de Maddie sur la grossesse par temps de covid. C’est une vraie problématique quand les hôpitaux sont plein et dangereux… Si j’aime l’idée, je trouve dommage de nous montrer Maddie comme ça, parce que c’est vraiment tout l’inverse de son personnage qui garde toujours son calme habituellement. Allez, on va dire que ça lui donne de la crédibilité.

L’intervention suivante est marrante et pousse les pompiers à attendre près de six heures qu’un type se décide à sauter d’un toit, tout ça pour qu’il s’en fasse pousser finalement. C’est facile, ça. Cela permet aux pompiers de parler de leur vie, et ça permet à Buck de retrouver son ex journaliste qui couvre l’événement.

C’est une vraie bonne chose pour lui, parce qu’il est en train d’atteindre petit à petit un moment de pétage de câble lui aussi : Veronica et le frère de Chimney continuent de se voir et d’enchaîner les rencards, y compris chez Buck. Tu m’étonnes qu’il pète un câble. Et quand il est invité à dîner en temps que troisième roue de la moto chez Veronica, il se décide à proposer à son ex de les rejoindre. Oh, c’est mauvais signe, ça.

Je trouve que Veronica est vraiment sympathique, franchement, elle a l’air beaucoup trop géniale comme copine pour Albert et même comme pote pour Buck. Bref, Buck paraît assez insupportable à faire une fixette sur Albert et Veronica tout le temps. Il invite donc Taylor, son ex, à les rejoindre… mais il ne la prévient pas qu’il s’agit d’un double rencard.

Bien sûr, Taylor pourrait prendre la situation à la rigolade, mais pour ça, il aurait fallu qu’il prenne le temps de la prévenir à l’avance de ce qui allait se passer. Là, Taylor nous fait une Taylor et s’affirme plus que jamais en restant à peine deux minutes dans l’appartement de Veronica, avant de balancer qu’elle ne va pas rester et que Buck a parfois besoin qu’on lui refasse un point sur son égo surdimensionné.

Et dans le couloir, elle va jusqu’à balancer qu’il ne fait pas vraiment un bon ami pour elle. Bim. Vous vous souvenez quand je disais que Christopher était un super gamin ? J’ai changé d’avis. Il pète un câble pour le principe quand il apprend que son père a une copine, avant même de savoir qui c’est. Et du coup, son ex-prof propose carrément au père de le laisser tomber si besoin est, parce qu’elle ne veut pas faire de peine à Christopher. Elle est parfaite et déjà tant attachée à Christopher, c’est meugnon.

Par contre, quand Christopher arrête de répondre à son père, je n’aime pas l’idée, avec cette série. Assez vite, j’ai toutefois déduit qu’il avait fugué pour rejoindre Buck qui en avait bien besoin. Au moins, si Buck n’est pas capable d’avoir une copine, il fait déjà un super papa. Il parvient même à faire parler le petit sur son problème, se prétendant son ami pour avoir toute la vérité. La vérité fait mal, par contre : Christopher aimerait oublier l’absence qu’il ressent depuis la disparition prématurée de sa mère.

La scène était tellement touchante et imprévue. À nouveau, j’aime Christopher. Ils sont trop forts ces scénaristes : il finit par lui dire qu’il est un bon ami. Et bien sûr qu’il l’est. Il l’est aussi pour Taylor quand elle l’appelle à la recherche d’un miracle : les frigos de l’hôpital ont lâché avec tous les vaccins dedans et il y a six cent doses à sauver au plus vite.

Buck accourt et tout va bien pour les doses de vaccins – c’est bien casé avant la pause de mi-saison, ça – comme pour Taylor qui est contente de récupérer son ami. En plus, la fin d’épisode voit Albert rompre avec Veronica parce qu’elle n’approuve pas ses amis – donc Buck. Je suis triste parce que ce n’est pas une bonne raison de rupture, pas plus que ce n’est rendre justice au personnage de Veronica. Mais bon.

La vraie fin d’épisode est ailleurs : après nous avoir fait espérer que Hen et Karen allaient pouvoir garder leur petite fille dans une scène super choupie, les deux femmes apprennent qu’elles vont devoir aider celle-ci à retrouver sa mère biologique, prête pour ce processus. Quelle horreur. La belle journée de Hen tombe à l’eau d’un coup.

Tout n’est pas si horrible en fin d’épisode : Christopher est bien heureux de retrouver sa maîtresse préférée en tant que belle-mère finalement… alors que Maddie accepte d’accoucher à l’hôpital peu importe les conditions lorsqu’elle comprend que c’est important et rassurant pour Chimney de savoir qu’il n’y aura pas de problème lors de l’accouchement. Chimney était plutôt touchant sur ce coup-là, je suis content que Maddie fasse ce choix pour lui !

> Saison 4

 

9-1-1 – S04E07

Épisode 7 – There Goes the Neighborhood – 15/20
L’épisode apportait beaucoup d’humour bien senti sur un sujet universel et important en temps de pandémie… mais après, le traitement est purement à la sauce américaine, avec une petite conclusion bien lourde. N’est pas This is us qui veut on va dire. C’est à la rigueur mieux quand ils se prennent pour Hitchcock dans cet épisode, mais ça met du temps à venir les interventions !

Spoilers


Are you guys high right now?

Pas évident de réviser et de faire ses études à distance quand on a une mère qui fait une crise sévère de la quarantaine avec un groupe de rock entre mères ayant trop de temps libre. Les mères aiment même se droguer entre elles, ce qui vire à la catastrophe, inévitablement : elles se retrouvent à saigner des orifices du visage, Ebola-style. Les pompiers débarquent, mais en mode quarantaine, parce que 2020 nous a appris à être précautionneux avec les pandémies. C’est un vrai début de films zombies tout ça, et l’ado s’évanouit en les voyant. Quand Buck envisage Ebola, on comprend vite qu’il s’agit probablement d’un prank. Non ?

Ben non, c’est bien la drogue qui les fait saigner, et en plus, elles en ont filé à tout le quartier, alors les pompiers sont bons pour un peu de porte à porte, qu’on ne verra pas car la série a déjà passé assez de temps sur cette intrigue apparemment.

Contre toute attente, on retrouve ensuite Buck en plein rencard avec une nana qui est bien dépitée par la vie et par les humiliations de la vie que tente de lui raconter Buck, restant coincé sur cette affaire de nana qui s’est retrouvée coincée à ne pas assumer ses excréments. C’était une histoire drôle, et une histoire marquante en plus.

La nana, Veronica, ne le vit pas comme ça, cela dit. Veronica est atroce avec lui, mais aussi beaucoup trop drôle à tout prendre mal autant que possible. Et même autant qu’humainement impossible. C’était bien drôle d’avoir Veronica qui pense qu’il est en train de la body-shamer juste parce qu’il lui dit qu’ils vont avoir des calories à brûler.

Il est pompier, meuf, tu t’attends à quoi ? Le plus marrant dans cet épisode, c’est toutefois lorsque Buck découvre alors que Veronica est évidemment sa nouvelle voisine au moment où il confiait à son nouveau coloc que le seul point positif de ce rencard serait de n’avoir jamais à la revoir. Sinon, ce ne serait pas drôle. Le titre de l’épisode nous avait bien dit qu’il serait question de voisinage !

C’était une bonne scène, mais c’est gros de nous faire croire qu’ils se rencontrent sur une application avant le hall de leur immeuble, cela dit. Dur aussi de ne pas penser que Veronica s’imagine aussitôt qu’il est un stalker, vu le caractère.

Bien sûr, Hen s’imagine tout de suite le pire, envisageant qu’il s’agit des services sociaux… pour être loin du compte : derrière la porte, elle découvre sa mère. L’angoisse. Sa mère lui ressemble énormément, et elle débarque avec une nouvelle qui va chambouler sa vie de famille : la grand-mère débarque à Los Angeles… pour de bon.

Hen n’est pas ravie du tout, et elle passe alors sa journée à raconter sa vie aux autres pompiers, y compris en pleine intervention dans un quartier où sévit un agresseur qui s’amuse à s’attaquer à tous les habitants du quartier. L’agresseur s’appelle Sunny et non, ce n’est pas un humain, mais un dindon. Buck – toujours à parler de Veronica – et Eddie sont ceux qui sont chargés de l’arrêter, évidemment.

Et une fois que c’est fait ? Buck se réfugie chez Chimney et Maddie, parce qu’il a peur de tomber sur Veronica en rentrant chez lui et qu’elle lui casse son cocon réconfortant. Ben voyons ! Faut arrêter d’abuser, ce n’est jamais qu’une voisine. Par contre, toutes les réflexions sur Chimney et Maddie (qu’est-ce que c’est que ce ventre énorme d’un coup ?) qui vont bientôt rencontrer les voisins avec leur bébé qui hurle (et le cadeau de la paix à la fin de l’épisode ahah), ça m’a fait rire et c’était judicieusement placé.

En parallèle, Athéna découvre l’appartement de son ex-mari (ou la maison ?). La vie chez lui est plutôt cool, avec une énorme baie vitrée très sympathique qui lui permet carrément d’espionner les voisins grâce à une longue vue. C’est beaucoup trop drôle, mais il raconte tout ça à Athéna qui n’a rien à en dire apparemment.

En tant que flic, j’aurais pensé qu’elle ne serait pas ravie par cet espionnage, mais bon. En tout cas, j’attendais de la série qu’elle nous file de cette manière-ci une intervention pour les pompiers ou la police, mais non : l’idée est d’approfondir le personnage de Michael qui en est à vivre une crise après son cancer. Il ne travaille plus et cherche quoi faire de sa vie maintenant qu’il vit.

C’est super problématique : il a énormément d’idées, mais avec le covid, compliqué de faire quoique ce soit. Il passe donc sa vie à espionner les voisins, et notamment cet étrange voisin qui a un million de sacs poubelle. Il m’a fait rire à espionner tout le monde comme ça… et Athena m’a fait rire à envoyer sa fille s’occuper de lui en tentant de lui redonner une activité.

Michael est loin d’être bête, et il imagine le pire chez son voisin qui semble se laver les mains pleines de sang. Les choses empirent encore quand elle lui envoie Bobby pour lui changer les idées et que Bobby se prend à son tour à l’enquête. J’ai bien ri. Athena pensait vraiment que c’était une bonne idée pourtant !

Le mec de Michael, quand il rentre, est loin d’être ravi de découvrir un pompier tout aussi cinglé que son copain. Et il a la mauvaise idée de proposer d’aller simplement fouiller les poubelles du type. C’est sûr que c’est plus simple comme solution.

Le problème, c’est qu’ils y trouvent du matériel chirurgical… et ça leur fait peur, mais pas autant que d’apprendre que le type est en train de descendre des poubelles à nouveau. Michael, lui, décide de profiter de ce temps pour aller entrer par effraction chez le type. Il est complètement perché, lui, sur ce coup-là.

Il a toutefois raison : clairement, on a affaire à un trafic d’organes. En effet, il tombe sur une femme à moitié inconsciente dans une salle de chirurgie improvisée de l’appartement de son voisin. C’est fou, ça. Il se fait assommer au moment d’appeler le 9-1-1, forcément.

Pendant que Bobby et Michael prennent du bon temps sur leur enquête, Athena en prend chez Hen avec un dîner de famille rigolo… jusqu’à ce qu’il tourne à la catastrophe. En effet, Hen entend sa mère demander à sa femme si elle ne pense pas qu’Hen est trop vieille pour l’école de médecine. Il n’en fallait pas plus pour qu’elle nous perturbe Hen. La pauvre Karen gère plutôt bien pour consoler sa femme et tenter de se faire l’avocate du diable, heureusement.

Elle fait bien, cela dit, parce que le lendemain, en promenant les enfants, elle se rend compte que sa belle-mère est SDF : loin d’avoir un charmant B&B, elle vit en fait dans sa voiture après avoir été virée de chez elle. Merci le covid19 ! Le plus drôle est encore que la mère avait peur d’être jugée par sa fille… ce que sa fille lui reproche au mot près, pourtant.

La scène entre mère et fille est très sympathique, et vraiment la mère est sacrément bien castée. Elle devrait rester en plus, puisqu’elle finit par aller vivre chez sa mère. En revanche, ça trainait en longueur et ça m’a rendu triste parce que je voulais juste revoir Buck et Veronica, moi ! En plus, j’avais raison, parce que ça finit de manière prévisible et marrante : Veronica se retrouve en couple avec le frère de Chimney. J’ai bien ri. Buck, non.

Pour en revenir à notre Fenêtre sur cour de l’épisode, Michael est retrouvé et soigné par son mec, heureusement, mais il n’y a personne d’autre dans l’appartement. Oh, il donne quand même le signalement de la femme inconsciente à Athena, puis déduit avec Bobby et David que la femme doit vivre dans l’immeuble, juste parce qu’elle n’avait pas de sac à main.

On nous prend pour des gens stupides à nous faire croire qu’Athena déplace des montagnes et un nombre d’hommes impressionnants juste pour retrouver la femme en question, en défonçant une porte au passage. Franchement ! Bon, l’essentiel, c’est que la femme est retrouvée et survit, alors que le voisin véreux s’avère être simplement un médecin qui faisait des chirurgies au noir, parce que ça paie bien. Malgré tout, Athéna est contente de savoir que Michael retrouve du job, parce que l’avoir comme collègue, ça ne lui plaît que moyennement.

Dans tout ça, j’en oublie cette intrigue merveilleuse où une dispute entre voisins est interrompue par un pick-up militaire qui tombe du ciel. NORMAL. Tout ça nous mène à une voix-off de Hen faisant une petite conclusion sur ce que sont les voisins, l’importance des compromis et des familles. Alors. Je comprends l’idée, surtout en pleine pandémie, mais MOUAIS. Je n’ai jamais eu de voisins si cool qu’ils redéfinissent ce qu’est pour moi une famille.

Même si, OK, je reconnais que j’ai servi de plombier une fois, en plein WESéries en plus, parce que je n’avais que ça à faire.

> Saison 4