Je sais bien que j’y allais en sachant que ça n’allait pas être terrible, mais bordel, qu’est-ce que c’est mal écrit ? Le casting est excellent, mais les personnages ne parviennent pas du tout à me convaincre : j’ai l’impression qu’ils agissent tous comme des (pré)adolescents alors qu’on nous dit qu’ils sont adultes et les enjeux… Pfiou. Ce n’est pas gagné du tout cette affaire, car c’est un très mauvais premier épisode qui n’introduit pas vraiment ses personnages et part du principe qu’on les connaît et qu’on va être de leur côté quand… ben ils ont tous tort, en fait ?
Spoilers
Riri se fait virer de l’université (et elle le mérite ?).
Riri Williams, Bad Girl Genius.
Oula. La série commence sans le logo Marvel Studios ? Pardon, mais non. On nous introduit la série par une petite vidéo de l’héroïne avec sa meilleure amie.
Riri nous explique donc qu’elle doit être créative pour obteinr de l’argent et devenir le prochain Tony Stark : elle fait les devoirs de physique d’étudiants et est véritablement géniale, ce qui ne l’empêche pas de faire quelques erreurs au passage. Tiens, le Dean de Community est là.
Une chose est sûre : Riri à un sacré rêve. Malgré un incident qui manque de faire exploser son laboratoire, Riri essaie de négocier un prolongement de sa bourse. C’est un génie, mais elle n’a pas la patience de faire les devoirs et d’ensuite expliquer ses réponses à ses professeurs. En fait, elle arrive en bout de courses après quatre ans de fac et pas l’ombre d’un diplôme. En fait, elle fait plus les devoirs des autres que les siens. C’est sans surprise que le chemin s’arrête là pour Riri, à qui on reproche même de faire honte à Tony Stark.
Si Riri espère pouvoir continuer ses études, elle découvre donc qu’elle est virée de MIT. OK ? Cela manque tellement d’enjeux émotionnels pour nous. L’actrice n’est pas mauvaise, mais son personnage paraît insupportable pour l’instant. C’est bien d’être une incomprise et tout, mais bon, elle ne me paraît pas vraiment être dans son bon droit.
Quand en plus, on enchaîne sur une scène où on la voit voler l’armure qu’elle a certes construite, mais pas payée, vraiment, j’ai senti que je décrochais. Et décrocher dès le début, c’est mauvais signe. L’armure ? C’est un Iron Man, mais en tout blanc. Rien d’exceptionnel, mais ça permet à l’actrice de s’éclater et c’est déjà ça.
Elle a son intelligence artificielle aussi, il s’appelle TRVOR et est un crayon à papier qui nous rappelle un trombone particulièrement agaçant de Windows et n’est pas… réaliste ? Je veux dire quand elle tape sur son casque, le crayon apparaît KO comme un Pokemon, mais… Dans quel but ? La série essaie de faire de l’humour, mais je décroche déjà. Bref. Riri demande à Trvor de l’emmener à Chicago, et puis voilà.
La scène suivante nous montre un braquage dont on ne sait rien avec plein d’acteurs que je connais et que j’aime bien… mais là non plus, je n’ai pas trop compris la manière de nous introduire ces personnages. On comprend que ça tourne mal à cause de l’incompétence d’un certain Stuart. Je suppose que ce sont les méchants de la saison, mais sans certitude non plus, parce qu’ils semblent être impressionnés par le passage dans le ciel d’Iron Mama (ce surnon qu’on lui donne pour se moquer d’elle me fait rire, honnêtement).
Riri arrive donc à Chicago en survolant la ville, mais très vite, elle ne peut plus maîtriser son armure : l’université la dégage de son système informatique et Trvor arrête donc de lui répondre. Cela me paraît plutôt mérité. C’est en revanche sacrément dangereux : elle perd un bout de son casque et finit par se crasher en plein milieu de la ville.
Elle doit finir son trajet à pied où on se moque de sa tenue – l’armure a tout de suite moins de gueule après le crash – et sa démarche. Riri rencontre en chemin Landon, un gamin qui se moque d’elle et m’a fait un peu rire, même si je n’accroche pas à son jeu pour le coup. Riri finit par rentrer chez sa mère où toutes ses amies sont en train de la critiquer, justement. La nouvelle de son expulsion est déjà arrivée jusqu’à la mère de Riri : elle a soudoyé un employé de ménage de l’université pour avoir des nouvelles de sa fille… Pardon, mais… Non ? What the fuck ?
Alors que Riri ne supporte plus sa mère, elle est heureuse de voir débarquer Xavier. Xavier est… un ami ? Son copain ? Son cousin ? Son frère ? Aucune idée. On ne nous le présente pas vraiment, mais il est un sauveur qui permet à Riri d’avoir une excuse pour ne pas faire face aux reproches de sa mère. Je la trouve si insupportable comme personnage. Elle est supposée être à la fac mais se comporte comme une collégienne depuis le début de l’épisode, non ? Elle ne paraît pas être un génie.
En plus, on ne la connaît pas et ce qu’on voit d’elle et de son passé ne permet pas de s’accrocher vraiment. On apprend ainsi, grâce à quelques flashbacks, qu’elle avait une meilleure amie, Natalie, et un papa (je crois ?), mais que les deux ont disparu.
Le lendemain, Riri embarque Xavier avec elle pour faire quelques emplettes. Son but est de réparer au plus vite son armure. Soit. Elle achète donc ce qu’il faut auprès de Tony, son vendeur local mais il lui manque de l’argent. Cela tombe bien, ça permet au méchant (j’adore cet acteur) de payer pour elle, parce qu’il la surveille depuis son arrivée.
Il la connaît bien, connaît tout son parcours scolaire et est heureux de voir qu’elle est une adulte à présent. C’est juste dommage qu’elle ne se comporte pas comme une adulte pour l’instant. Elle accepte même de prendre la carte de cet inconnu qui lui paie son matériel et de se rendre à un rendez-vous super louche dans une pizzeria. Il faut prendre un ascenseur dans lequel on la piège.
On ? Les méchants du début qui ne sont peut-être pas des méchants, mais qui sont clairement des marginaux. C’est un groupe de génies qui la piègent pour voir combien de temps elle mettra à s’échapper d’un ascenseur dans lequel il y a un gaz qui se répand.
Elle s’en tire bien et bat le record de Stuart pour sortir de l’ascenseur. Soit. On la teste pour voir si elle pourra le remplacer ou compléter son travail après tout. Bordel, j’ai tellement envie de croire que la série peut être bien, mais on la voit ensuite se laisser convaincre par un certain Parker de rejoindre ce groupe.
Pour convaincre Riri, il suffit de lui proposer plein d’argent en fait. Bon, après, elle connait déjà Stuart de réputation, je suppose que ça joue un peu. Elle accepte en tout cas de bosser pour eux et promet qu’elle aura son armure le lendemain. C’est beaucoup s’avancer vu l’état dans lequel elle est. Elle rentre chez elle et commence aussitôt à la réparer, tout ça pour mieux nous déclencher un autre flashback.
Elle écoute une mixtape de Xavier dans lequel il y a un message vocal de Natalie. Cela lui provoque un PTSD de la nuit où Gary (pas son père si elle l’appelle Gary ?) et Natalie se sont fait tuer. Elle nous fait une petite crise de larmes, sort s’aérer après avoir reproché à sa mère de ne pas s’être occupée du garage de Gary, puis passe la nuit à réparer l’armure. De son côté, Parker, lui décide de se faire tatouer par son homme de main. Peut-être que les tatouages permettent de savoir de quel personnage il s’agit, mais moi, ça ne me dit rien.
Si ce n’est pas le cas, ça permet de le voir longuement torse nue et ça fait toujours du bien pour l’audience, je suppose. Il va falloir au moins ça, parce que de son côté, Riri galère, détourne le courant de tout son immeuble et a encore besoin d’attendre 4h pour que son armure soit rechargée. Elle finit bien sûr par s’endormir, mais se réveille au petit matin quand Natalie la réveille. C’est un hologramme, mais on n’en saura pas plus pour l’instant, car c’est le cliffhanger. Bon, ça va être long de voir encore cinq épisodes, finalement.




