Scrubs (2026) – S01E04 – My Poker Face – 16/20

Quelques bons fous rire me rassurent sur la qualité de ce retour. Au risque de me répéter : je suis content de retrouver les personnages et je trouve que ça fonctionne vraiment bien comme revival. En fait, c’est à se demander pourquoi ça ne s’est pas fait avant. C’est cliché, mais hyper plaisant de voir les personnages qu’on adore devenir ceux qu’ils détestaient avant de se reprendre en main, c’est plaisant d’avoir le point de vue des persos désormais plus âgés sur leur manière de rester jeunes. Bref, c’est une série pour ceux qui étaient là il y a vingt ans, et c’est mon cas, alors…

Spoilers

JD a repris sa vie en main alors il chasse à présent sa jeunesse perdue.

You do you, Tarzan.

Je suis en retard dans toutes mes séries (ou presque), mais je peux bien caser un épisode de 20 minutes quelque part dans mon planning, quand même ? J’ai en plus l’impression d’être vingt ans en arrière en lançant cet épisode, c’est fou.

L’épisode commence par JD qui emménage dans son nouvel appartement tout en étant satisfait d’avoir aussi réussi son divorce et d’être aussi à l’aise à présent dans l’hôpital. Il en parle avec Eliott, tout aussi satisfaite. Tout est bien dans cet épisode pour JD, donc, sauf quand il essaie de monter son lit. Ouais, pardon, j’ai tellement éclaté de rire à voir JD essayer de monter son lit que je devais en parler ici. L’idée était excellente.

Quand Turk lui rend visite pour se plaindre de sa vie – et des femmes dans sa vie – la série reprend vraiment ses vieilles habitudes. Sont-elles de bonnes habitudes ? Je ne suis pas sûr. Il n’empêche que l’idée est rapidement prise d’organiser une soirée Poker chez JD et de transformer l’appartement en appartement de bro… Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Pas grand-chose d’après les rêveries de JD et ses souvenirs de Macarena en flashback.

Il ferait mieux de changer d’avis, surtout quand il invite Sibby et qu’on découvre qu’elle est une addict. Ou quand Turk ne vient pas parce que eh, sa femme lui envoie quelques nudes. Ma foi, ça colle avec Carla et c’est une bonne manière de compenser son absence. Ce qui est sûr, c’est que la soirée poker n’est pas aussi fun que prévue pour JD (le pauvre, mais c’est très fun pour nous) là où Turk passe une excellente soirée. Cela mène à une scène où JD veut arracher le cœur de Turk, et c’est très drôle.

La réconciliation se fait grâce à un patient jeune papa qui a un cancer des poumons et, forcément, ça les fait remettre certaines choses en perspective. La fin d’épisode voit donc JD se faire à sa nouvelle normalité des soirées post-hôpital sans Turk. Il passe du temps avec les internes et Sibby, ça permet quelques gags et ça fait plaisir.

Les internes se plaignent à Turk d’être considérées comme des larbins et des baby-sitters. Le problème pour elles, c’est que Turk n’en a rien à faire des problèmes des internes, parce qu’il a trop à gérer lui-même. Pourtant, il faut s’en occuper quand la guerre entre les internes s’envenime : je redécouvre donc qu’il y a cette bataille habituelle entre internes en chirurgie et internes en médecine.

Ils décident donc de les emmener voir le même patient, histoire de mieux constater qu’au-delà des divisions entre eux, il y a aussi une tension sexuelle entre certains d’entre eux. Simple et efficace.

Eliott est un peu dépassée par son patient du jour – et par son régime TikTok. Il ne veut que des protéines et est sûr de mieux savoir qu’elle ce qui est bon pour lui, parce que son ancêtre est Tarzan. Le gag est facile, mais il m’a fait rire, comme chaque scène avec Sibby, finalement, et comme, à l’époque, chaque scène avec Eliott. La voir galérer avec le poids m’a fait mourir de rire, de même que la voir être acerbe avec son patient. Franchement, elle est dépassée par la nouvelle génération et ça fait d’elle ce que certains médecins étaient quand elle était encore jeune.

Le patient est donc à l’hôpital parce qu’il est mal nourri – ce qui force Eliott à lui dire de manger des fruits. Ce qui est triste, c’est qu’Eliott se montre ensuite désobligeante avec son interne accro aux portables. Cela la force à faire semblant de lire la Bible pour pouvoir utiliser son téléphone discrètement. J’ai tellement ri, même si ça fait d’Eliott une boomer. Le plus inattendu, c’est que c’est finalement JD qui en fait prendre conscience à Eliott. C’est une évolution intéressante pour les personnages, j’aime bien l’idée.

J’aime beaucoup l’idée aussi que ce soit finalement l’interne qui se rend compte que leur patient est anorexique et obsédé par son poids. L’intrigue ne nécessite pas Tik Tok pour comprendre ça, en vrai, mais ça marche de voir Eliott avoir tort – et ça marche de nous rappeler que les gens exposent beaucoup de choses sur les réseaux sociaux, aussi.

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Scrubs (2026) – S01E03 – My Rom-Com – 16/20

Si je n’ai pas pleuré de rire devant l’épisode, je trouve qu’il fonctionne déjà mieux que les précédents et parvient à trouver son rythme. On cerne davantage les nouveaux personnages, les anciens reprennent vraiment des couleurs, les dynamiques sont cohérentes et rappellent celles de la série d’origine tout en développant de nouvelles nuances… Bref, c’est écrit de manière fluide (peut-être un peu trop simple parfois) et je passe ma critique de l’épisode à dire que ça fonctionne. Il ne manque plus grand-chose pour que ce soit encore plus drôle.

Spoilers

Elliot doit se faire à l’idée que son ex-mari est son boss.

They’re all my patients, Elliot

L’épisode commence par ce qui pourra rapidement redevenir un gag régulier : JD fait les rondes avec ses internes et ça permet quelques blagues faciles sur la sexualité des seniors. Allez, pourquoi pas. C’est assez raccord avec l’ambiance de la série, ça paraît même être recyclé.

L’intrigue principale de l’épisode est rapidement introduite : JD et Elliot doivent se réhabituer à bosser ensemble, ce qui n’est pas simplifié par le fait qu’ils soient divorcés et que JD soit désormais son chef. Inévitablement, ça termine en dispute. C’est chouette que Carla soit de retour pour commenter la relation entre Elliot et JD. Elle le fait avec Turk, s’immisce dans la relation JD/Turk et c’est parfait.

Toute l’intrigue tourne autour de JD prenant des décisions énervant Elliot, et c’est hilarant avec simplicité : je retrouve davantage la dynamique et l’humour de la série dans cet épisode et avec cette intrigue. Elliot qui tombe dans le couloir ou qui se fait draguer par Raffi, l’informaticien de l’hôpital, ça m’a énormément convaincu – autant que le fait que tout l’hôpital commente la situation et critique les deux médecins (et les octaves qui grimpent vite).

Je n’ai pas aimé la rêverie de JD, une fois de plus, mais tout le reste fonctionnait bien – et la rêverie m’a fait rire en toute fin d’épisode dans le combat avec Turk, même si la trahison de son secret, pfiou, tu parles d’un pote. La résolution de l’intrigue principale qui voit JD demander à Elliot de faire quitter l’hôpital à une de ses patientes refusant les soins est simplissime, avec Elliot faisant un transfert sur sa patiente âgée décidant de mourir seule et se confiant finalement à JD sur sa peur de finir seule. Pfiou, cette phrase était interminable, pardon. Pour simplifier : JD décide donc d’aider Elliot, parce qu’il veut être là pour elle avant qu’ils ne soient trop vieux.

Au milieu de tout ça, j’aime beaucoup le fait que Sibby soit de nouveau là dans cet épisode, mais j’ai quand même l’impression que les scénaristes galèrent à trouver une utilité à ce personnage. L’actrice est super drôle, mais la présence du personnage est un peu forcée, je trouve, surtout dans sa première scène. Après, toutes les blagues sur Là-Haut ont fonctionné sur moi, car je suis bon public. La blague, c’est que le mari de la vieille patiente ressemble au héros de Là-Haut (pas tellement en vrai), et oui, ça m’a fait rire principalement parce que l’actrice surjoue tout ça. Elle a ce qu’il faut pour faire rire en s’adaptant à l’humour de la série et est un très bon ajout comique. J’espère juste qu’elle ne soulera pas trop, parce que ce genre d’humour a ses partisans autant que ses détracteurs.

Sinon, du côté des internes, Elliot se sent obligée d’envoyer Tosh (je l’apprécie bien plus dans ce troisième épisode) chercher le patient, ce qui provoque quelques gags de plus et permet à la patiente, finalement, de décider de rester en vie pour faire chier son ex. Ce n’est pas tout à fait l’histoire d’amour mignonne qu’on nous vendait, mais c’est efficace pour conclure l’intrigue.

Une deuxième intrigue de l’épisode voit les internes s’inquiéter des résultats qu’ils obtiennent sur des applications pour noter les médecins. Ce n’est évidemment pas grandiose, ça permet à nouveau des blagues excellentes, à la fois sur les internes et sur JD. Ce dernier découvre que tout le monde ne l’aime pas parmi ses patients et il est particulièrement énervé de voir qu’on dit qu’il n’a pas les qualités pour être chef car il est trop narcissique.

Je supposais dès le début qu’on saurait assez vite que ça venait de quelqu’un du casting, mais en attendant, ça fonctionnait bien de le voir être un chef catastrophique. Il préfère acheter des robots à ses amis et des machines pour faire le ménage. C’est idiot, mais ça fonctionne. Évidemment, en fin d’épisode, Elliot explique que c’est elle qui a écrit la review négative. Le timing était le bon pour que ça fasse rire et ça permettait de relier toutes les intrigues de l’épisode (ou presque), ce qui est toujours bienvenu en comédie (mais moins dans mes critiques, car c’est un petit enfer à écrire de manière séparée et logique).

De son côté, Turk obtient le robot qu’il espérait dans l’épisode précédent – c’est l’intrigue C de l’épisode, qui ne tourne pas autour de Turk, mais d’Amara. En effet, c’est l’occasion de développer quelques nouveaux internes. On découvre ainsi un peu plus Amara, la bonne élève qui fait tout pour être bien vue… et qui est en fait une ancienne élève ayant fait école à la maison et ne sachant pas conduire. Il n’en faut pas plus pour que ses collègues la voient comme bizarre et que ça ouvre la voie à quelques blagues.

Amara ne parvient pas à faire fonctionner le robot comme il faut. En revanche, elle tape dans les yeux d’un des internes – et ça n’échappe pas à Blake, autre interne qui s’amuse de la situation. Bien sûr, ça permet aussi de développer Dashana : elle est amie avec Amara et décide de lui laisser la chirurgie qu’elle voulait à l’origine. Cela la rend encore un peu plus appréciable, surtout qu’elle parvient à Turk d’aider également Amara en lui apprenant à conduire.

En revanche, un point négatif de l’épisode est que la nouvelle némésis de JD ne soit pas là. Ils ont beaucoup insisté sur son personnage dans les deux premiers. J’imagine que comme toutes les séries de network, Scrubs doit composer avec des limitations de budget et des acteurs qui ne sont pas présents tous les épisodes. Sur seulement neuf épisodes, et au risque de me répéter, ça donne l’impression qu’on va manquer de temps pour tout développer autant qu’ils aimeraient le faire. J’espère donc déjà un renouvellement pour leur laisser une vraie chance par la suite.

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9-1-1 Nashville – S01E12 – Spirit of the Games (2) – 08/20

Le crossover le plus catastrophique de tous les temps, avec une compétition enfantine, de la masculinité toxique érigée en exemple et des comportements immatures pour mener le tout vers une conclusion prévisible et choisissant la voie de la facilité. C’est désespérant, surtout que c’est clairement écrit comme une deuxième introduction à cet univers, pour les fans de 9-1-1 qui n’auraient pas encore testé Nashville. Un échec, en ce qui me concerne.

Spoilers

Buck & Eddie viennent participer à un tournoi entre pompiers à Nashville.


Nashville folks are kind of intense.

Le début de l’épisode ne traine pas en besogne : nous sommes sur un crossover et, contrairement à l’épisode de 9-1-1, l’idée est de ramener les audiences devant Nashville, alors on prend deux personnages et on nous les impose dans cette série. C’est bizarre de le faire comme ça et de donner tout le début d’épisode à Eddie et Buck.

Franchement, l’épisode commence par un discours ridicule de Don sur le match qui va avoir lieu prochainement : il compare les équipes adverses à des incendies plus dangereux et violents que tous les incendies qu’ils ont pu éteindre. C’est ridicule et intense. Buck et Eddie ne peuvent que penser ça et le disent.

On enchaîne pour nos pompiers de Nashville sur une scène inintéressante qui ne les développe en rien, pas même en tant qu’équipe puisqu’ils ne font qu’écouter leur capitaine. À l’inverse, Buck et Eddie ont plein de développement. On les retrouve à l’hôtel où Buck veut se coucher tôt et dormir, mais où Eddie veut visiter la ville. Pour le forcer à quitter sa chambre, Eddie n’hésite même pas à fouiller dans les affaires de Buck.

Sortir est une bonne idée quand on est dans une ville qu’on ne connaît pas, mais dans cette série, ça tourne forcément au désastre : nos deux pompiers se retrouvent dans un bar où ils font tomber d’un balcon un homme bourré. OK, j’abuse, ils n’y sont pour rien : ils essaient de calmer ses ardeurs, mais c’est un échec.

L’avantage, c’est qu’ils peuvent agir aussitôt : l’homme s’éclate le visage, forçant Eddie à lui faire une procédure chirurgicale pour qu’il puisse respirer, mais il provoque aussi un incendie dont Buck s’occupe au plus vite. Ainsi, quand les pompiers de Nashville arrivent, tout est pris en charge. C’est chouette de les voir se rencontrer sur une intervention comme ça, en vrai, et ça fonctionne plutôt bien.

Malheureusement, le but de l’épisode est de nous parler d’une compétition sportive. Et alors, je disais que ça manquait de maturité quand je regardais l’épisode de 9-1-1, mais faut voir l’écriture de celui-ci qui est désespérante. Concrètement, on nous vend de la masculinité toxique à tous les étages, parce qu’il faut absolument gagner la compétition sportive. Don et Ryan veulent gagner coûte que coûte, Buck aussi, ça se moque de ceux qui ne font pas les efforts pour la compétition… Bordel, même mes collégiens sont plus matures que ce qui est proposé dans cet épisode. C’est une écriture paresseuse et flemmarde, avec en plus Don qui se fait une entorse sur un coup bas d’une autre caserne et les filles qui refusent de participer à cause de l’esprit de compétition des mecs.

Non, franchement, y a rien qui va, et il fallait en plus ajouter une petite dose de sexisme. Bref, tout ça permet de justifier que Blue participe à son tour à la compétition. On a donc Ryan et Blue qui font équipe dans les jeux des pompiers de Nashville face à Buck et Eddie. Paraît-il que c’est une compétition pour les meilleurs pompiers. Apparemment, ça attire plein de monde, dont Blythe et Dixie dans le public (en vrai, la présentation de la situation à une inconnue qui passe par là et fait l’erreur de s’asseoir entre elles était plutôt drôle tout en permettant d’expliquer aux gens qui ne regardent pas encore le spin-off ce qu’il en est), mais aussi Cam, qui pour une raison ou une autre, présente les jeux. À deux doigts de nous dire qu’elle les finance, aussi.

Les épreuves ? Bon, elles sont on ne peut plus clichées, on les voit chaque fois qu’il est question d’entraînement des pompiers. Bien sûr, les équipes de Nashville et Los Angeles sont vite les meilleures dans la compétition et il n’y a pas un seul pompier du Texas pour venir nous faire un clin d’œil à Lone Star. Et le pire dans tout ça ? Eh bien, Buck et Eddie finissent par se foutre de la gueule de Ryan et Blue parce qu’ils bossent avec leur père et sont des bébés privilégiés. Ces derniers en viennent ensuite aux mains. C’est nul. NUL. NUUUL.

Franchement, c’est pénible de voir tant d’immaturité. Pour les réconcilier, les scénaristes décident de les faire intervenir à nouveau ensemble : un homme ensanglanté débarque limite au milieu de leur prise de bec et les mène à un accident dans la rue où les pompiers doivent travailler ensemble, au plus vite et sans équipement. Ils sont efficaces, sauvent une vie et la leur, sont géniaux, mais dès que plus personne n’est en danger, hop, ça repart en insultes entre eux.

Putain, c’est insupportable d’avoir des comportements aussi enfantins érigés en exemple ! L’avantage, je suppose, c’est que ça prouve que Ryan et Blue sont vraiment potes désormais… mais… mais… Quel dommage cette compétition ! Cela ne vend pas du tout la franchise comme il faut : autant Ryan et Blue sont bien écrits et loin des clichés des frères qui se détestent en se rencontrant tard dans la vie, autant la compétition avec les autres pompiers donne l’impression qu’il faut être immature pour avoir de l’avenir dans cette série.

De manière prévisible, ni LA, ni Nashville ne gagne à la fin : ils sont ex-aequo et le font en étant en plus super classe. Lorsque le premier de la dernière course tombe à quelques mètres de la ligne d’arrivée, Buck et Ryan prennent ensemble la décision, en un regard, de le faire gagner (et en plus, c’est Carl, le mari de la femme entre Blythe et Dixie) en le portant jusqu’à la victoire. Des vrais pompiers, yeah. Cela permet même à Blythe et Dixie de se faire un câlin… Et ça fait que les deux casernes sont finalement ex-aequo.

Don propose de laisser le nom des deux équipes sur le trophée et ça offre une belle conclusion à l’épisode. Les pompiers acceptent de partager le trophée et une soirée ensemble. C’est encore Cam qui organise la soirée. Blue et Taylor en profitent pour finir ensemble, Cam anime un concours de rodéo, Buck et Ryan finissent ex-aequo en rodéo, Blythe gagne et Dixie… drague Buck ? Oh lala y a rien qui va. Et apparemment, les prochains épisodes sont encore un crossover ? Allons bon, je ne m’y attendais pas et je ne suis pas sûr d’avoir envie de voir ça.

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9-1-1 Nashville – S01E11 – Don Begins – 17/20

J’y allais avec plein de mauvaise foi et j’ai bien aimé ? Je déteste ces épisodes flashbacks sur le papier, mais bizarrement, j’ai trouvé que la partie en flashback était précisément la partie la plus intéressante de l’épisode. Je crois que je commence à être un grand romantique à kiffer chaque fois les romances qu’on me propose cette année… Même quand on sait à quel point c’est voué à l’échec. La série marque quelques points avec son excellent casting et avec sa scène de fin qui me réconcilie un peu avec elle, parce que le message de l’épisode est celui que je voulais.

Spoilers

Il est temps de tout connaître de l’histoire Dixie-Don-Blythe. Enfin, pas tout. Le début, c’est déjà pas mal.


Well Don-Don, you juste made yourself a deal with the devil.

J’ai soupiré si fort en voyant le titre de l’épisode ! Il fallait évidemment que les scénaristes s’inspirent de la pire idée de la série originale et l’applique aussi dans ce spin-off, hein ? Nous voilà donc parti pour un épisode flashback particulièrement nul sur Don. On veut voir la putain de série qu’on vient regarder avec tous ses personnages, pas des flashbacks nuls.

Alor qu’il était enfant, Don s’est réveillé dans sa maison en flammes aux sons de sa petite sœur, encore bébé, pleurant. S’il a réussi à la rejoindre, les pompiers ne sont pas arrivés à temps pour la sauver, ni pour sauver ses parents. C’est terrible. À l’hôpital, une voisine est venue lui rendre visite avec sa petite-fille, qui n’est autre que Dixie. On le voit venir à des kilomètres, franchement.

Une dizaine d’années plus tard, Don et Dixie se retrouvent en prison. Ils se sont perdus de vue quand Don a été placé par les services sociaux, mais la vie est bien foutue. Le prénom Dixie est si peu courant que Don la reconnaît vite. De mon côté, je suis impressionné par le casting de l’épisode. Je déteste ces épisodes flashbacks, mais il faut bien reconnaître que de ce point de vue-là, la production fait un travail incroyable.

On découvre en tout cas à l’occasion du premier date de Dixie et Don que Don s’appelle en fait Donald, que Dixie lui plaît à écrire des chansons et à lui conseiller de placer sa colère dans quelque chose de plus sain : devenir pompier. En échange, il lui fait promettre de se mettre à chanter en public sans tenir compte de son stress.

Les voilà ensuite qui décident d’emménager ensemble. Cela manque un peu de chronologie pour voir combien de temps passe, mais si je suis 100% honnête, je crois que j’aurais aimé voir la série sur ces deux-là plus que celle qu’on nous vend. Bon, bien sûr, ça n’aurait pas été du 9-1-1, mais je crois que la romance me plaît – même si on sait qu’elle est vouée à l’échec.

Don et Dixie passent ensuite leur temps à se faire grandir l’un l’autre, Don rejoint l’Académie et la caserne, Dixie ose enfin chanter en public. Elle peut compter sur le soutien de Don chaque fois qu’il est disponible. Elle progresse bien plus vite que lui : elle est rapidement repérée par Margot (une agente artistique, je suppose) alors qu’il enchaîne les catastrophes. Il n’est pas assez bon à l’entraînement, il s’énerve contre les civils et passe trop de soirées avec Dixie pour être assez en forme le lendemain.

Dixie rencontre de plus en plus de succès, mais Don n’est plus là pour le voir. Elle est dégoutée de voir son copain s’absenter de plus en plus, et c’est ainsi que la distance se créé entre eux. Allez, c’est logique. Un soir, Don rentre chez eux pour mieux découvrir que Dixie part en tournée. Elle n’a pas encore d’album, mais elle sera une chanteuse remplaçante sur une tournée mondiale, alors elle est très heureuse. Malheureusement, ça veut dire que leur couple touche à sa fin : Don se vexe, alors même qu’elle lui fait remarquer à quel point ils ne tiennent plus les promesses qu’ils ont fait au début de leur relation.

Une fois Dixie partie, Don continue d’être un pompier. Un jour, il est appelé en intervention alors qu’une écurie est en feu. C’est ainsi qu’il rencontre Blythe, en sauvant ses chevaux du feu et en coulant un de ses camions, évidemment. Quelle jolie rencontre, n’est-ce pas ? Et surtout, quel bonheur de retrouver Clementine de Life in pieces ! C’est trop drôle, je mentionnais justement la série hier sur le blog en disant qu’elle me manquait et hop, la voilà qui est castée pour jouer une jeune Blythe. Cela fonctionne un peu moins à mes yeux que les deux autres comme je la connais déjà, mais j’adore l’actrice, alors je dis oui.

Blythe débarque à la caserne pour remercier Don et surtout pour l’inviter à un rencard. Au départ, Don refuse à cause de la différence d’argent entre eux, mais bon, elle lui apprend à monter à cheval (aïe, ça fait mal et ce n’est pas fun), il lui apprend à pêcher, ils passent de jolis rencards et énervent ensemble l’ex de Blythe.

Ils passent tellement de temps ensemble que Don est invité à rencontrer son nouveau beau-père. Juste avant ça, il croise toutefois Patrick, l’ex. Oh, Patrick semble sympathique avec lui, mais évidemment, il cherche surtout à l’énerver et lui rappeler qu’il n’est qu’un projet de charité pour elle. Pfiou. Cet épisode est en train de foirer dans les grandes lignes ce que les scénaristes voulaient, je crois : je déteste de plus en plus la relation entre Blythe et Don, alors que j’adore celle de Dixie et Don. Toute la série est construite pour nous faire aimer Blythe, mais plus ils forcent, moins ça le fait.

Le retour de Dixie six mois plus tôt que prévu se fait avec le pire timing possible : elle revient au moment où Blythe et Don se réconcilient après un différent nul sur le père de Blythe qui déteste d’avance Don. Dixie pensait retrouver un Don l’aimant toujours, mais ce n’est pas le cas : il lui présente Blythe, ce qui attire toute la haine de Dixie.

OK, Dixie est dans l’abus avec son attitude hautaine, alors je peux la détester à nouveau, parce que ce n’est pas comme ça qu’on récupère le mec qu’on aime, je suppose. C’est dommage. Dixie rappelle à Don que c’est grâce à elle qu’il est pompier, mais que Blythe ne fait rien pour lui. Ce n’est pas le cas : grâce à son fric et aux relations de son père, elle a fait rouvrir le cas de l’incendie de la famille Hart. Grâce à ça, la police retrouve le criminel et le fait arrêter.

Cela n’explique pas pourquoi Don trompe ensuite Blythe avec Dixie – ils se recroisent dans un bar alors qu’il est bourré, probablement à cause du criminel qui a tué sa famille. C’est comme ça que Blue est conçu ? Le sourire de Don quand il revoit Dixie ne trompe pas sur ses sentiments. Quel connard, du coup, de se mettre avec Blythe ? La vraie relation passionnée, elle est avec Dixie, pas avec Blythe qui n’a rien à lui apporter à part du fric. Oh lala, c’est une catastrophe cet épisode. Quoique… Les scénaristes veulent qu’on soit pour le couple Dixie/Don. Et ça se voit.

Dans le présent, Don est perturbé par la réception de la lettre de prison parce que c’est la lettre de la personne qui a foutu le feu – le type a foutu le feu à cause d’une dette qu’il devait à ses parents, en plus. Il est persuadé que c’est à cause d’une crise d’angoisse lors du procès que le mec a eu une peine allégée et s’en veut encore. Par conséquent, il continue de penser que ses crises d’angoisse sont un secret à conserver et à ne surtout pas dévoiler à son équipe. C’est une idée complètement conne comme Blythe le lui rappelle, mais il y tient.

Malgré tout, il en parle avec Rox : il a besoin de pouvoir témoigner à nouveau sans faire de crise d’angoisse. Elle lui conseille d’écrire ses sentiments et de faire un peu de journaling, après une scène particulièrement nulle où Ryan bizute Blue en lui faisant constater qu’il ne voit pas son reflet dans le camion qu’il vient de nettoyer. J’ai deviné tout de suite où la scène allait, ce qui fait que je n’ai pas trop aimé.

Ecrire un journal de traumatisme ? Don trouve l’idée idiote, mais il tente de s’y mettre car il veut absolument faire en sorte que l’homme qui a tué sa famille reste en prison à vie. Bon. Je suppose que je peux comprendre ce point de vue, surtout qu’il n’était qu’enfant… Mais en vrai, le pardon, c’est bien, parfois. C’est un peu ce que suggérait Blythe. Bien sûr, Dixie ne pense pas ça du tout : elle croise par hasard Don et ravive sa vengeance. C’est facile pour elle : c’est elle qui a appelé les pompiers ce soir-là.

Dixie rappelle donc à Don tout ce qu’elle a entendu cette nuit-là (et la série joue encore trop avec les flashbacks, je trouve) pour le faire pleurer, puis écrire. La douleur, c’est toujours efficace pour écrire. Les traumas aussi.

En tant que pompier, il est régulièrement confronté à des traumas au moins. La série nous propose une intervention qui, dans un autre épisode, aurait pu prendre plus de temps et être bien plus émotionnelle encore : un homme a renversé une jeune femme avec sa voiture. Elle est littéralement coupée en deux, et même si elle est encore en vie, les pompiers comprennent vite que ça ne durera pas.

La jeune femme est déjà mariée et a deux enfants. Elle refuse de parler à son mari ou ses filles alors qu’elle est sur le point de mourir. Elle préfère parler à Freddy, le type qui l’a percuté en voiture pendant qu’il faisait son défi TikTok. Elle le pardonne aussitôt, pour qu’il puisse dire à sa famille qu’elle est morte en paix. Elle le laisse quand même sur un terrible suspense, par contre, mais il faudra faire avec.

L’avantage, c’est que ça fait réfléchir Don : le lendemain, quand il est confronté à l’homme qui a tué sa famille, il a ainsi ouvert les lettres du criminel et le sait plein de remords. Il finit donc par le pardonner après un long discours sur la haine qu’il lui porte. Et en vrai, c’est une excellente scène. Oh, je ne comprends pas trop ce que le reste de la caserne fait là ni pourquoi Taylor est habillée comme si elle allait à un mariage, mais ça permet une jolie conclusion à l’épisode.

Je ne comprends pas trop pourquoi la série décide en revanche de terminer, encore, sur la haine que Dixie et Blythe se portent. Même quand Blythe la remercie, Dixie ne peut faire autrement que la narguer et lui rappeler qu’elle était là avant pour Don et que l’univers les remet toujours ensemble un jour ou l’autre. Et en vrai… Je crois que j’ai envie de voir ça ?

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