What if…? – S01E01

Épisode 1 – What if… Peggy Carter was the first Avenger? – 17/20
Si je suis mitigé sur quelques aspects techniques (dessins et doublage) pour le moment, je dois dire que ce dessin animé a de la classe. Les scènes d’action sont fluides, les répliques cinglantes et conformes aux personnages que l’on connaît (quel plaisir de retrouver certaines dynamiques !) et l’intrigue aussi efficace qu’expéditive. Ah oui, pas le temps de respirer quand on nous sort le contenu d’un film en moins d’une demi-heure, hein.

Spoilers

Et si Peggy Carter avait reçu le Super Sérum à la place de Steve Rogers ?

You’re lucky to be in the room.

Avant de commencer, je tiens à signaler que j’évoque dans la critique des éléments de films et séries du MCU – de Loki à Agent Carter, en passant par Endgame. Si vous n’avez pas tout vu, il y a potentiellement des spoilers, même s’ils ne sont pas dans l’épisode lui-même.

Ah le générique de Marvel Studios, quel plaisir, encore et toujours ! Par contre, je n’étais pas prêt du tout pour ce qui suivait, à savoir une bonne explication en quelques phrases de ce qu’était cette série sur les chemins non linéaires du temps, de l’espace et de la réalité. Les dessins sont sublimes dès le départ et nous font prendre conscience bien rapidement du prisme des possibilités et des branches. Il y a fort à parier que certains épisodes seront géniaux et d’autres beaucoup moins, mais alors que je me concentrais sur les dessins pour repérer les diverses personnalités mises en avant, voilà que la voix-off qui nous accompagnait nous précisait qu’elle allait être notre guide dans le multivers.

Marvel nous introduit donc The Watcher, qui semble tout connaître du multivers. C’est très bien tout ça, mais il s’inscrit où par rapport à la TVA lui ? On ne le saura pas tout de suite, puisqu’il préfère commencer par nous rappeler le contexte de l’univers Marvel en Juin 1943, avec la création d’un Super Soldat pour mettre fin aux démarches des nazis – et du Crâne Rouge.

Très vite, toutefois, on nous explique qu’un choix pourrait tout changer : Margaret Peggy Carter décide en effet de rester auprès de Steve Rogers quand il s’apprête à devenir Super Soldat plutôt que d’aller se mettre à l’abri en cabine. Simple, efficace. Cela change tout, car elle essaie ensuite d’empêcher un attentat… et ça mène à Steve qui se prend des balles de fusil avant d’obtenir le sérum de Super Soldat parce que l’attentat est beaucoup plus tôt que dans notre univers (pourquoi ? Mystère).

Par conséquent, alors que les doses sont sur le point de se perdre, Peggy s’élance pour obtenir le sérum à sa place.

Bien sûr, elle le fait parce qu’ils sont sur le point de perdre le projet Super Soldat – bon, c’est en tout cas ce qu’ils pensent, mais on a tous vu The Falcon and the Winter Soldier hein ? – et que c’est Howard Stark qui gère le projet. Sans avoir vu Agent Carter, j’aurais trouvé étrange qu’il désobéisse à un ordre direct de l’armée, même pour un Stark. En vrai, la série oubliée par Marvel Studios (mais pourtant canon !) avait fait du bon boulot pour nous introduire cette relation.

Il n’en faut pas plus pour que Peggy devienne un Super Soldat : elle se sacrifie pour entrer dans la machine car Steve n’en est pas capable et que Stark ne veut pas le faire lui-même. Sur le point de perdre des millions de dollars d’investissement, les militaires ont besoin de quelqu’un pour rentrer dans la machine.

Par contre, ils n’ont pas besoin d’une femme, et le général que nous voyons dans cet épisode ne se prive pas pour le faire remarquer à Peggy. Pour lui, l’argent est perdu, car il se retrouve avec une femme plutôt qu’avec un soldat. Et les femmes, ça se casse les ongles. Tss. C’est marrant, parce que le personnage de Peggy est hyper féministe et qu’on comprend bien que les réflexions sont là pour montrer à quel point la misogynie n’aura plus lieu d’être en fin d’épisode… mais en attendant, le sérum l’a fait grandir et a accentué sa poitrine, quoi. Qu’elle grandisse, c’est raccord avec Steve… mais la poitrine, était-ce vraiment nécessaire ?

On ne saura pas et pas le temps de se poser la question : le rythme de cet épisode est hyper rapide, c’est intenable ! On la retrouve très vite à l’infirmerie, puis à parler à Steve qui mentionne son ami Bucky partant à la guerre, sans lui, du coup. Ce pauvre Steve n’est plus que l’ombre de ce qu’on connaît de lui, finalement.

Le rythme est si rapide parce qu’on connaît déjà la mythologie du MCU, mais tout de même, il faut s’accrocher. Rapidement, il est question du Tesseract, parce que l’épisode doit régler en trente minutes ce que les films ont fait en 2h30. Pour se simplifier la vie, les scénaristes prennent donc des raccourcis en réintroduisant très rapidement Hydra et le Tesseract.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que l’on observe Peggy se voir refuser le droit d’aller suivre la mission que Steve avait mené. À défaut de l’obtenir, elle le prend toute seule, avec l’aide d’Howard qui lui est toujours d’un indéfectible soutien. C’est intéressant et ça mène à une incroyable scène d’action. Quel plaisir de voir Peggy dans le costume de Captain… Britanica ?

Si la scène d’action est incroyable, c’est en grande partie grâce aux dessins, il faut bien le reconnaître. Pourtant, je n’apprécie pas tellement les dessins en ce qui concerne les visages – ce n’est pas trop mon genre. Pire, je trouve que la voix d’Hailey Atwell paraît vraiment superposée par moments, comme si elle ne savait pas trop ce que le personnage venait de faire juste avant : en pleine scène d’action, elle n’est absolument pas essoufflée.

J’ai trouvé ça déroutant, bien plus que de voir une femme gérer à fond cette bataille, désolé les gars des années 40 ! Peggy gère tout et est effectivement bien moins discrète que ce que l’on connaissait d’elle, mais elle obtient très vite le titre de Capitaine Carter, et ça sonne super bien. Quand je dis qu’elle l’obtient, il est évident qu’elle doit forcer ses supérieurs de l’armée à lui donner, hein. Elle se bat si bien, cependant !

Parmi les choses déroutantes dans l’épisode, aussi, il y a la romance entre Steve et Peggy. Elle pointe le bout de son nez de manière vraiment évidente, je trouve, et on ne comprend pas trop pourquoi ce lien continue d’exister entre eux. Tant mieux, hein ; je crois que je suis juste trop dans les clichés – elle est bien trop grande pour lui et ils ont moins de scènes en commun que dans le film une fois qu’elle devient Super Soldat.

En tout cas, Captain Carter déchire absolument tout dans cet épisode. On la voit libérer Bucky, prisonnier d’Hydra (ah, si elle savait !), puis accomplir tout un tas de missions périlleuses. Cela ne l’empêche pas de mener sa petite vie romantique avec Steve, même si leur premier baiser est interrompu par Howard. Arf, Dominic Cooper me manque, ce genre de gags passe tellement bien !

Il est intéressant que la série prenne le temps de souligner les attitudes misogynes de l’armée, les changements bien plus importants pour Peggy que pour Steve et le comportement du général qui finit par dire qu’il a toujours eu confiance en Peggy. L’humour passe bien. Quant à Steve, il ne reste pas qu’un jeune gringalet : avec un pote comme Howard, il devient l’écraseur d’Hydra et peut aider lui aussi à libérer Bucky.

C’est chouette comme entrée en matière pour What if en tout cas, car ça fait plaisir de retrouver ces différents personnages dans de nouveaux rôles. Par contre, la série ne perd pas de vue son intrigue globale et Hydra fait rapidement des remous. Même sans Tesseract, ils peuvent faire des dégâts, s’assurer que le 3e Reich ne sera pas le dernier et mener Steve à sa perte dans un train qui explose.

La scène est excellente et ajoute un moment d’émotions dans l’épisode, avec Carter qui pète un câble quand les considérations de l’armée ne sont pas vraiment pour Steve mais pour l’investissement perdu. Tss.

Cela n’empêche pas Peggy d’avoir envie de se venger de cette mort injuste, et pas qu’un peu. Elle mène donc une équipe à l’assaut d’une base Hydra menée par le Crâne rouge, en train d’activer le Tesseract. C’est là que Bucky finit par tomber sur l’armure de Steve. Il trouve aussi Steve, blessé… mais encore prêt à passer à l’action. Et oui, mourir est impossible dans une armure indestructible d’Howard !

Aidé par Bucky, Steve reprend vite le contrôle de sa super-armure et part au secours de Peggy. Non pas que ce soit nécessaire, hein. De son côté, Peggy poursuit sa vengeance en se rendant auprès du Crâne Rouge, mais elle arrive un peu trop tard. Le Crâne Rouge a réussi à ouvrir le Tesseract et faire entrer dans notre dimension un « calamar géant » comme le dit Bucky – ou juste de quoi faire fantasmer définitivement Hydra.

Pas le Crâne Rouge qui termine écrasé par les tentacules, laissant le terrain libre à Peggy et Howard pour tenter de sauver la situation. L’humour reste présent à chaque moment de tension de cet épisode – même quand il s’agit de faire référence à l’univers qu’on connaît d’ailleurs (le bras de Bucky !), et c’est un vrai plaisir car ça me donne l’impression d’avoir un nouvel épisode d’Agent Carter, des années après. Une chose est sûre, tous les deux sont capables de refermer le portail, mais ça se fait progressivement – et le calamar a bien envie de rester.

Tellement d’ailleurs qu’il finit par hurler et manquer de tuer une bonne partie des héros présents. Par chance, Steve parvient à tous les dégager du manoir où se déroule tout ça. Les images sont vraiment belles quand il s’agit de plans larges et d’action, tout de même. IL n’empêche que ça mène logiquement à Peggy et Steve se sacrifiant pour sauver la planète, en continuant de se battre contre le calamar – et on note au passage que Peggy se retrouve désormais équipée d’une épée bien pratique pour trancher du tentacule, alors que son bouclier – offert en début d’épisode par Howard – lui permet de repousser le méchant à travers le portail.

Oui, c’est finalement Peggy qui disparaît devant un Steve impuissant, lui rappelant qu’elle lui doit toujours une leçon de danse. Ce couple est vraiment maudit, peu importe l’univers alors ? Peggy passe le portail sur un dernier rendez-vous auquel elle n’assistera pas et laisse Steve seul avec le Tesseract. Dommage, je l’aimais bien cette Captain Carter. Par contre, l’épisode nous parlait d’une première Avenger, faudrait voir à pas abuser, là !

C’est ce qu’il se passe finalement : le Tesseract est utilisé pour rouvrir un portail et des bouts de tentacules en sortent, suivis par Peggy. Logique. Elle tombe alors nez à nez avec Nick Fury et Hawkeye, soixante-dix ans plus tard. D’après ce cher Watcher qui va nous accompagner, nous venons d’assister à la naissance d’une nouvelle super-héroïne pour le Multivers.

S’il précise bien – trop lourdement pour que ce soit sincère – qu’il ne doit surtout pas intervenir et que cela ne pourra pas avoir de conséquences immédiates, il est vrai qu’il est tentant d’imaginer que Captain Carter sera bien présente dans certains films de la Phase 4. Au moins pour une petite apparition, quoi.

What if…? (S01)

Synopsis : Et si ? Quand on commence une fiction par cette formulation, on peut envisager un milliard de possibilités (et de fanfics). C’est ce que propose Marvel avec cette série anthologique qui revisite à chaque épisode une portion de l’histoire du Marvel Cinematic Universe… ou plutôt du Marvel Cinematic Multivers ?

Pour commencer, on ne va pas se mentir, je suis passé par tous les stades avec ce projet de série. Quand j’ai lu le synopsis officiel la première fois, j’étais hyper motivé à l’idée de voir ça. Ensuite, j’ai compris que ce serait un dessin-animé et j’ai été principalement déçu – parce qu’à quoi bon avoir les voix des acteurs mais pas Hayley Atwell à l’écran ?

Je ne suis toujours pas bien sûr d’avoir compris l’intérêt de faire ça en version animée, parce que des épisodes de trente minutes, ça peut se tourner très vite pour des méga-stars… et les cachets sont là, de toute manière. Qu’importe.

Ensuite, le principe même de la série est particulier : je suis rarement fan des épisodes « what if » (on a fait un podcast sur le sujet d’ailleurs). Je suis plutôt du genre à lire les fanfics qui s’inscrivent dans le canon, moi, mince ! Seulement voilà, contrairement à ce que tout le monde annonçait au départ, je voyais bien en quoi la série avait le potentiel d’être canon quand on nous annonçait des films littéralement appelés « multiverse ».

Sans surprise, depuis Loki, tout le monde indique donc que la série s’inscrit parfaitement dans le MCU. Ben oui, on s’en doutait un peu… Je continue de penser que les épisodes seront funs mais n’auront pas forcément de suite directe dans le MCU. On verra. En revanche, je précise tout de suite, mes critiques spoileront probablement le reste du MCU.

Note moyenne de la saison : 17/20

S01E01 – What if… Peggy Carter was the first Avenger? – 17/20
Si je suis mitigé sur quelques aspects techniques (dessins et doublage) pour le moment, je dois dire que ce dessin animé a de la classe. Les scènes d’action sont fluides, les répliques cinglantes et conformes aux personnages que l’on connaît (quel plaisir de retrouver certaines dynamiques !) et l’intrigue aussi efficace qu’expéditive. Ah oui, pas le temps de respirer quand on nous sort le contenu d’un film en moins d’une demi-heure, hein.
S01E02 – What if… T’Challa was Star-Lord ? – 18/20
Je m’attendais à être déçu par cet épisode, je ne sais pas trop pourquoi – peut-être parce qu’il se concentrait sur des personnages que je pensais moins connaître ou aimer que Peggy. Ce n’est finalement pas le cas du tout : au contraire même, je trouve que cet épisode est très percutant, à la fois dans son humour et ses scènes d’action. Le concept fonctionne super bien encore cette semaine et je me suis surpris à être sacrément investi dans les relations, ramifications et pistes explorées par les scénaristes.
S01E03 – What If… The World Lost its Mightiest Heroes ? – 18/20
Chaque épisode semble s’obstiner à vouloir être meilleur que le précédent, et force est de constater qu’ils y arrivent très bien pour le moment. Je suis ravi de découvrir cet épisode qui se regarde vraiment comme un film, avec plein de bonnes surprises du côté du casting – et parfois même du côté des voix du casting. J’ai adoré cette variation de l’histoire, mais il me manque toutefois une précision pour vraiment aller jusqu’au 20/20… surtout que je ne suis pas sûr de voir ce qu’ils ont voulu démontrer avec cet épisode : beaucoup de fan-service, mais c’est à peu près tout ?
S01E04 – What if… Doctor Strange Lost His Heart Instead of his Hands – 17/20
Je ne m’attendais certainement pas à un épisode comme celui-ci, surtout à ce stade de la saison, et je ne sais quoi en dire pour ne pas spoiler. J’ai beaucoup aimé, même si je trouve qu’on se perd un peu trop au milieu d’un enchaînement de scènes toujours trop rapides. J’aurais préféré un format plus long, une fois de plus, et ça mériterait un film complet.
S01E05 – What if… Zombies !? – 14/20
La série est une fois de plus très sympa à suivre avec ce nouvel épisode, mais je reste sur ma faim du point de vue de la continuité avec le format de l’anthologie. Le rythme est toujours aussi vif, ce qui fait qu’il est compliqué d’envisager toutes les ramifications de la question posée. Quant au genre auquel l’épisode s’attaque… Pourquoi pas, mais je suis sceptique sur l’enchaînement de clichés que ça provoquait. Heureusement que l’écriture reste incroyable.
S01E06 – What if… Killmonger Rescued Tony Stark ? – 14/20
L’épisode s’adresse principalement aux fans d’Iron Man et Black Panther, comme l’indique le titre… et j’ai oublié les ¾ de ces quatre films car je n’avais pas tellement accroché à ces héros et intrigues, malheureusement. Pour autant, ça ne m’empêche pas de constater tout ce qui est fait dans cet épisode pour nous montrer à quel point les scénaristes débordent d’idées qui seraient des films à budget bien trop important, même pour le MCU. On se contente bien de l’animé, cela dit, et c’est très sympathique à suivre… Mais j’en attends plus de la série désormais. Là, ça aurait été pas mal dans les premiers épisodes, quoi.
S01E07 – What if… Thor Were an Only Child ? – 16/20
Un épisode vraiment sympathique et léger, parfaitement dans le ton de ce que je souhaitais voir en cette fin d’après-midi. Eh, ça fait du bien de moins se prendre la tête parfois et d’avoir des histoires  comme celles-ci, pour rire un coup malgré des enjeux gigantesques. J’ai apprécié l’épisode, et je me dis qu’au moins ma semaine série n’est pas entièrement perdue, même si je n’ai rien vu !
S01E08 – What if… Ultron Won ? – 20/20
Franchement, cet épisode s’applaudit très fort, parce qu’il casse les codes de la série de la meilleure des manières : c’est cohérent et ça me conforte dans une idée que j’avais depuis un moment. Je trouve que ça justifie le fait d’avoir suivi ce délire du multivers depuis huit épisodes et que ça donne un excellent avant-goût de ce que les films vont pouvoir se permettre par la suite. J’ai hâte de découvrir le fin mot de cette saison 1 !
S01E09 – What if… The Watcher Broke His Oath ? – 20/20
Pourquoi suis-je surpris quand la fin de cette saison 1 ne pouvait absolument pas être différente de ce qui est proposé ici ? Je ne sais pas, je crois que j’ai posé mon cerveau à côté tout du long pour savourer cette série. Elle étend l’univers Marvel comme il faut et propose de bonnes choses qui s’inscrivent beaucoup plus que prévu dans le message de la phase 4 sur le multivers. Quant à la formule de cet épisode, c’est une formule que Marvel ne connaît que trop bien depuis le premier Avengers. Avec eux, ce n’est plus pourquoi changer une équipe qui gagne, c’est pourquoi changer une formule qui gagne ? Et effectivement, pourquoi ? C’est efficace.

Walker – S01E17 (express)

Épisode 17 – Dig – 12/20
Je dois m’être habitué à la série pour ne pas tomber plus bas que ça en ce qui concerne la note parce que vraiment, ce n’était pas leur meilleur épisode. J’attendais plus de l’enquête de la semaine, je crois, mais cet épisode ne servait finalement que de transition avant la fin de saison… Dans deux semaines ? C’est quoi ce hiatus avant un épisode final ?

Spoilers

La fin d’année scolaire approche, les élections aussi.

Non, vraiment, cet épisode n’était qu’une très longue transition vers l’épisode final de cette saison et ça se sent beaucoup trop dans l’écriture qui prend tout son temps à faire le point sur les personnages, sans rien apporter de vraiment nouveau. Bien sûr, j’exagère, il y a quelques évolutions, notamment du côté de Micki et Trey. Comme bien souvent, c’est leur partie de l’intrigue qui m’intéresse le plus pour du long terme.

Après, Micki qui commence à songer à tomber enceinte, ça aurait pu être fait différemment, je trouve. Dans cet épisode encore, on insiste à plusieurs reprises sur son intelligence et sa capacité à tout contrôler… alors qu’elle oublie sa pilule sur une semaine tout ce qu’il y a de plus banale, c’est étonnant. Et un mec qui aurait pu être médecin mais qui ne dit rien sur le fait qu’elle en prenne deux d’un coup ? Ce n’est pas comme ça que ça marche.

Bien sûr, Trey est aussi occupé avec son insupportable mère. J’ai baissé le son tellement elle criait sans raison. Non, en fait, j’ai beau dire que c’est ce qui m’a le plus intéressé, je crois qu’il est visible que j’en attendais davantage encore de leur part. Là, on a eu du plutôt classique à tendance insipide, avec des moments qui ne collaient pas trop aux personnages.

Autrement, la série tente de nous lancer la tradition d’une « Spirit week » qui est plutôt sympathique du côté de la famille Walker. Tout le monde cherche donc à avouer ses vérités avant l’été, et ça marche plutôt bien. Bien sûr, ça aurait été plus sympathique si j’en avais vraiment quelque chose à carrer des vœux à renouveler des parents ou de la relation entre August et Ruby. Ces derniers se sont donc tournés autour un moment, tout ça pour finalement nous montrer August ne pas être un adolescent écoutant ses hormones. Mouais.

L’intrigue des lycéens permet surtout de justifier la présence du bar cette semaine dans l’épisode. Ils ne peuvent pas se retrouver au lycée à cause d’une alerte à la bombe (j’y viens plus tard), alors Micki propose à Cordell de leur donner de derniers moments dans le bar où, comme par hasard, Geri est de retour. Cela tombe bien, on aura besoin d’elle dans le final pour nous révéler qu’elle a quelque chose à voir avec la mort d’Emily. Non, désolé, ils ont beau garder le suspense et nous faire croire qu’elle n’y est pour rien, elle n’est toujours pas clean à mes yeux. D’ailleurs, sa réaction quand Walker décide d’aller voir Mendoza n’est clairement pas neutre…

Bon, l’alerte à la bombe, autrement ? C’est la suite de l’intrigue sur la campagne politique qui oppose Liam à Stan Morrison. Je commence à choper tous les noms des personnages de la série, il serait temps ! Pour cet épisode, le débat est donc reporté et ça finit en barbecue chez les Walker. Le lanceur d’alerte ? Un type pas tout à fait net dans sa tête qui est vite retrouvé par Micki et Walker, après des détours dans le lycée pour qu’elle puisse se moquer du passé de son coéquipier.

Les scènes entre Micki et Walker étaient chouettes, mais l’enquête patinait inutilement, tout ça pour nous révéler que (oh surprise) Morrison n’était pas un enfant de chœur et qu’il était finalement un méchant. Pour bien nous confirmer qu’il est méchant, on le voit ainsi tuer un journaliste, certes par accident, et dissimuler l’information. Non seulement, il est véreux, mais en plus, il n’hésite pas à faire comme si de rien n’était après avoir tué un innocent.

La fin d’épisode fait donc remonter la pression comme elle peut, évacuant l’intrigue August/Stella dans une scène frère/sœur pas bien crédible, nous faisant à nouveau oublier Geri, nous montrant une Micki prête à considérer sérieusement une grossesse tant elle est amoureuse de Trey et surtout en nous mettant en scène un accident de voiture spectaculaire pour Cordell. Eh, c’est un point du Bingo Séries !

Cordell s’en tire presque sans dommage et doit creuser sa tombe, mais c’est sans compter sur sa réactivité. Il n’a finalement aucun mal à reprendre le dessus sur Morrison – qui l’a attaqué un peu trop rapidement à mon goût, sans vérifier ce que Cordell avait découvert. Bon. L’épisode se termine par un bon cliffhanger voyant Cordell hésitant à tuer Morrison et le faisant monter à l’arrière d’un camion… Alors, franchira-t-il la ligne rouge après avoir passé tant de temps à se réhabiliter aux yeux de tous ? 

Même si la série a bien insisté dans l’épisode sur sa réhabilitation, en plus, en revenant enfin sur la commission qui n’a pas eu lieu et en permettant à Micki comme Liam de révéler le fond de ce qu’ils pensaient sur le sujet, je ne suis pas dupe : non, il ne franchira pas la ligne rouge. On est sur la CW, ce sera juste un héros respectant bien la morale américaine.

Enfin, jusqu’à ce qu’il apprenne l’implication de Geri. Je n’en démords pas, elle est louche.


Walker – S01E16 (express)

Épisode 16 – Bad Apples – 14/20
Rien d’exceptionnel pour cet épisode qui fait toutefois bien son travail. On sait tout de suite où la série veut en venir, rien qu’avec le titre de l’épisode, et elle y arrive de manière plutôt fluide. Pas de détour inutile, une enquête qui fonctionne comme elle doit fonctionner et un épisode divertissant qui propose une bonne transition pour l’évolution des personnages (afin qu’ils ne bougent pas trop de ce qu’ils doivent être, c’est un procédural quand même).

Spoilers

Les Rangers traquent les méfaits d’un flic sous couverture qui est largement protégé.

Comment s’arranger pour que Walker récupère son insigne ? C’est à peu près la question qui a guidé les scénaristes sur cet épisode. Trois épisodes après sa démission, voilà donc Cordell qui se débrouille pour récupérer son insigne. On sait depuis le départ que ça va arriver et qu’il en a envie, mais j’ai trouvé que ce n’était pas si mal amené, pour une fois.

En effet, c’est en surfant sur la vague de la corruption et des flics véreux que ça se fait, et c’est plutôt logique. Cordell ne l’est pas lui, et on a bien besoin de personnages qui soient des boussoles morales, même s’il ne respecte pas l’ensemble des règles. Restait l’obstacle des enfants qui ne pouvaient pas être heureux de le voir reprendre un job qui le faisait être si absent…

Pour s’en arranger, les scénaristes font en sorte que l’intrigue de la semaine nous introduise un nouveau personnage, le fils du chef ranger, qui est évidemment pote avec Stella. C’est cousu de fil blanc, mais ça fonctionne plutôt bien : quand le chef s’acharne sur un flic ripoux largement protégé car soi-disant sous couverture, il se prend un retour de bâton assez méchant du ripou. 

Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’on le suive s’écraser face à sa hiérarchie, mais aussi face au ripou qui brûle sa voiture ou arrête son fils en lui mettant de la drogue dans la poche pour le faire arrêter. Comme bien sûr le fils est un pote de Stella, tout cela se passe devant la caméra de son portable et l’injustice est telle que Stella ne peut rester sans rien dire. 

Constatant qu’il existe des flics moins bien intentionnés que son père, elle supplie celui-ci de reprendre son poste. Il finit par céder, surtout qu’August, sans raison lui, accepte aussi de voir son père redevenir ranger. Et en plus, la vidéo filmée par Stella et filée à la presse (pourquoi ?) arrange bien les affaires de tout le monde, car le flic véreux peut être arrêté assez facilement. Et c’est le chef qui se charge de lui annoncer, bien heureux d’avoir le soutien de toute son équipe.

Eh, ça m’a juste fait un peu de peine pour Micki qui passe l’épisode à lui dire de réagir sans qu’il ne fasse rien. Cordell débarque, redevient ranger (de manière peu crédible d’ailleurs dans la mise en scène, surtout qu’il a déjà récupéré son badge de manière illégale et qu’il était censé assister à une audition sur toutes ses frasques à laquelle on ne l’a finalement jamais vu…) et hop, tout est réglé ? Pauvre Micki, pas très utile cette semaine.

Ah, et malgré tout, Cordell n’en oublie pas son bar. Restera à voir qui va le tenir désormais ?

En parallèle, on évacue beaucoup les intrigues secondaires, et ce n’est pas si mal. On en a tout de même deux, mais très peu développée. Tout d’abord, la campagne politique de Liam reprend de plus belle maintenant qu’il a pu mettre de côté tous les problèmes qu’il avait concernant la mort d’Emily et la balle qu’il s’est prise il y a quelques épisodes.

Complètement rétabli, Liam prend conscience que plus rien ne l’empêche de retourner auprès de son mec. Arf. Je n’aime toujours pas le personnage à cause de son rôle dans Grey’s Anatomy, alors je n’étais pas ravi de le retrouver, je dois dire. J’étais bien content de voir qu’il avait déjà refait sa vie avec un autre mec, je trouve que c’est bien fait pour Liam qui s’est séparé de lui pour de mauvaises raisons et de la mauvaise manière. D’ailleurs, son copain souligne bien que c’était très con de ne pas vouloir l’impliquer alors qu’ils allaient se fiancer… 

Suffisait de lui dire de se tenir à distance parce qu’il y avait une sordide affaire en cours, franchement. De toute manière, le fiancé refait vite sa vie, mais il va rester dans l’équation : en fin d’épisode, il décide de rester travailler pour la campagne politique de Liam. Soi-disant, tout doit rester professionnel entre eux. M’enfin, écrire tous les discours de ton ex et partir en campagne avec ? Pas sûr que tu puisses rester si distant, surtout que finalement, Liam n’avait rien fait de mal…

La deuxième intrigue secondaire est encore plus vite expédiée : le copain de Micki laisse tomber ses études de médecine. C’est un brin ridicule de le voir recevoir une lettre d’acceptation hyper compliquée à avoir et d’être apte physiquement malgré ses blessures… tout ça pour qu’il fasse un autre choix. M’enfin, c’est une série de la CW, donc ce n’est pas si surprenant. Et puis, ça lui ira bien d’être à l’écoute. C’est ce qu’il a fait depuis le début de la série, non ?