Resident Alien – S01E04

Épisode 4 – Birds of a Feather – 18/20
Si la crédibilité de certaines intrigues est souvent à remettre en question, il n’y a pas à dire, l’écriture de la série est vraiment très chouette, avec des personnages attachants et de bonnes blagues. Je n’ai pas l’impression de n’avoir vu que quatre épisodes ! Et ça devient difficile d’attendre une semaine entre les épisodes, parce que c’est vraiment très prenant comme intrigue. Je vais quand même le faire, parce que c’est un mode de diffusion que j’aime, tout simplement.

Spoilers

Le maire invite Harry à dîner pour tenter de rassurer Max et de lui prouver que le docteur n’est pas un extraterrestre.


You shouldn’t trust your balls, they’re nuts.

 Harry peut rêver et faire des blagues de son propre chef, ça nous change. Cet épisode commence vraiment bien. J’ai beaucoup aimé le côté sitcom américaine de ce début d’épisode avec Harry qui s’installe peu à peu dans la ville et finit par trouver une alien avec qui faire un bébé et recevoir par courrier une bombe anti-humaine. Les effets spéciaux font presque rougir Endgame d’envie !

Harry ne peut finir ce super rêve, parce qu’il est réveillé par les recherches du corps… d’Harry. C’est embêtant d’avoir la police à ce point sur ses plate-bandes, mais voilà nos flics convaincus que le corps sans pied a été rejeté sur la côte du lac. Bref, Harry a beau faire de jolis rêves où il est intégré, il en a marre des humains.

Harry aurait bien besoin d’une pièce vide pour manger tranquillement. Tout ce qu’il obtient, c’est le maire qui s’impose à sa table pour lui assurer qu’il a presque trouvé quelqu’un pour le remplacer en tant que médecin de la ville. Harry n’en a rien à faire, et les choses empirent encore pour lui lorsqu’il se retrouve invité chez le maire alors qu’il n’a rien demandé. Forcé d’accepter bien malgré lui, il en profite pour demander à Asta de l’accompagner… mais se retrouve finalement à y aller avec D’Arcy.

Celle-ci en mourait d’envie, après tout, et on se demande bien pourquoi. Sa détresse affective fait de la peine à voir, à force. Oui, vraiment, D’Arcy me fait de la peine à être aussi proche d’Harry, parce que même sans savoir qu’il est un alien, il est très clair qu’il ne veut pas d’elle.

En attendant le dîner, les parents de Max tentent comme ils peuvent de préparer les choses auprès de leur fils également. Ainsi, Max avoue à ses parents qu’il n’en a rien à faire qu’ils divorcent et qu’il s’y attendait. Le pauvre est loin du compte : il préfère largement un divorce de ses parents à l’idée d’avoir un extraterrestre chez lui pour le dîner. Comme dans toutes les séries américaines, il se réfugie dans sa chambre pour utiliser un talkie-walkie lui permettant de parler à sa seule amie.

Dans quel monde est-ce crédible ? Pas le mien, mais ce n’est pas grave, c’est toujours drôle de voir les séries américaines être dans l’abus le plus total. Ce n’est que le début de l’épisode cela dit, parce qu’ensuite les enfants se débrouillent pour voler les clés d’Harry dans sa voiture et en faire une copie – elle a de la ressource la gamine, pas étonnant qu’elle se prenne pour une super-héroïne avec une cape !

Il faut toutefois divertir Harry comme possible, à commencer par Max lui faisant un câlin lorsqu’il arrive avec D’Arcy. Max en profite en fait pour faire les poches d’Harry qui n’a aucune idée de ce qu’il se passe et finir par penser que Max l’aime vraiment bien après toute une soirée où Max fait tout ce qu’il faut pour s’assurer qu’Harry et D’Arcy restent le plus longtemps possible au dîner. C’est pourtant clair qu’il est le seul à vouloir que ça dure plus longtemps : Harry improvise comme il peut le fait qu’il vienne de New-York à coup d’épisodes de Law & Order (c’était hilarant) et Kate découvre que D’Arcy est l’ex de son mari.

C’est amusant et pas très étonnant pour une petite ville, mais ça pose vraiment problème à Kate qui est d’un coup jalouse de D’Arcy, surtout quand elle apprend qu’ils sont restés ensemble un bon moment. Le dîner dure et dure, et ça se termine par un autre câlin de Max à Harry vraiment sûr de lui, alors que Max a juste gagné assez de temps pour que sa pote puisse copier la clé et revenir à temps. Elle est maligne et riche, donc.

Ils ont un bon plan ces deux-là, parce qu’ils ont désormais de quoi aller dans la maison d’Harry sans que personne ne le sache, et c’est d’autant plus drôle que ça se fait tout naturellement, même s’il n’est peut-être pas naturel d’avoir Max présent pour toutes les blagues sexuelles d’Harry. Il ne se rend probablement pas compte de ce qu’il dit.

Le lendemain, Max et son amie se font toutefois arrêter par le shérif parce qu’ils sont imprudents à vélo… mais c’est vraiment juste histoire de développer le personnage du shérif comme l’être le plus stupide de toutes les séries du monde. Sa coéquipière en revanche est développée comme un personnage de plus en plus mystérieux, prête à boire un coup avec D’Arcy en plein pendant sa journée de travail. Je ne sais pas quoi penser de ces flics, et en particulier d’elle qui a parfois des regards suggérant qu’elle pourrait être la meurtrière de Sam quand d’autres fois, elle fait juste de la peine à être maltraitée par son boss.

Pour en revenir à Max et son amie, ils parviennent à entrer dans le chalet d’Harry, EN VELO. Pardon, mais qui fait entrer un vélo dans une maison ? Tellement bizarre comme instinct. À force de fouiller, les enfants finissent par trouver la porte menant à la cave ainsi que le verrou sur le congélateur. Le plus gênant pour la suite de la série, c’est toutefois qu’ils trouvent ensuite la pomme en lévitation au-dessus de la pièce de vaisseau d’Harry. L’amie est assez stupide pour vouloir y toucher et les deux gamins se retrouvent projeter assez violemment en arrière, restant ensuite inconscients.

En parallèle, Harry se retrouve coincé dans un petit voyage pour aller voir la famille d’Asta afin de faire un vaccin. Pff, j’aurais dû faire du vaccin un point de Bingo, ça aurait été plus simple comme grille, c’est mon deuxième de la semaine ! Dans une voiture conduite en studio, Harry est ravi de découvrir qu’on peut être seul en étant accompagné, puisque le trajet est plus que silencieux. Il m’a fait rire à vouloir aller aux toilettes, mais j’étais surtout ravi d’avoir un nouveau point du Bingo Séries grâce à ce fond vert raté. En plus, ça relance l’intrigue de le voir aller aux toilettes dans une station-service.

En effet, il se retrouve sans le savoir dans la même station que les deux chasseurs d’alien, et j’ai beaucoup aimé l’idée de les retrouver en train de se disputer sur le meurtre de l’épisode précédent. Cela ne va pas beaucoup plus loin que ça, cependant, même s’il croise l’homme aux toilettes… Dans un scène plus qu’étrange où Harry lui demande s’il a des frissons en urinant et ne se lave pas les mains en partant. Ew.

Et c’est d’autant plus « ew » qu’il finit par serrer des mains et faire des câlins dans la famille d’Asta lorsqu’ils arrivent. Tout se passe bien pour Harry qui est naturellement le bienvenu auprès de la communauté d’Asta, qui lui permet en plus de comprendre que les humains sont ravis d’être ensemble. Le problème, c’est qu’il lui manque tout de même certains codes et qu’après un vaccin qui se passe super bien, il balance à la grand-mère qu’Asta a déjà un enfant bien à elle.

C’est excellent : Harry a déjà capté que Jay était la fille d’Asta, même si elle n’a jamais rien dit à personne sur le sujet. Il balance ça devant toute la famille d’Asta, et clairement personne ne s’y attendait. Asta prend la fuite, est consolée par sa sœur et retourne finalement voir son père pour le confronter sur ce qu’il s’est passé. Elle a pris sa décision en se séparant de Jay et elle ne semble pas le regretter, parce qu’elle ne voulait pas que son père soit face à un nouveau problème après avoir élevé un premier enfant qui n’était pas le sien. Ah.

Je vous assure qu’Asta sera une alien elle aussi, ce n’est pas possible autrement. En plus, cette pauvre Asta prend cher dans l’épisode, parce qu’elle commence par suspecter que Jay soit la voleuse des ordonnances de Sam. Jay est évidemment la suspecte idéale pour D’Arcy, et ce n’est pas la seule ici à y penser, n’en déplaise à Asta, ou à Jay qui est surprise de voir qu’Harry pense aussi qu’elle est la voleuse.

C’était une scène bien trouvée, surtout que ça fait un parallèle intéressant entre mère et fille fuyant les problèmes. Et pendant ce temps, Harry se retrouve à devoir jouer au basketball. Il sait comment mettre des paniers, mais c’est à peu près tout ce qu’il connaît au sport. Les règles lui échappent, et ça fournit des scènes bien comiques, juste avant un moment d’émotion où Harry s’excuse auprès d’Asta d’avoir révélé son secret, avant d’enfin lui avouer la vérité.

Sa maison lui manque, et il a pris un job l’emmenant ici parce que sa femme était morte. Ben ça alors. Je ne m’y attendais pas du tout, on obtient nous aussi une nouvelle piste sur Harry avec ça. Il rentre ensuite avec Asta et son père en écoutant un peu de rap et tout va bien. Ca ne va pas durer : en rentrant chez lui, il découvre que Max et son amie se sont introduits là.

Par chance, ils sont encore présents dans la cave d’Harry. Par malchance, ils sont encore en vie. Ma foi, ça devient gênant d’être du côté d’Harry quand son réflexe est de mettre des enfants dans un sac. Et même si je sentais la fin d’épisode arriver, je n’étais pas prêt du tout au rebondissement final : la femme d’Harry débarque dans son chalet.

Oh, non, pas sa femme extra-terrestre. La femme de l’humain qui a été tué dans le premier épisode. Et ça, c’était totalement inattendu.

Walker – S01E06 (express)

Épisode 6 – Bar None – 15/20
Honnêtement, je commence à apprécier la série, même si c’est totalement un faux sentiment dû au fait que cette semaine, les scénaristes mettent de côté le procédural pour se concentrer davantage sur les personnages et la construction de la série sur du plus long terme. Il serait temps ? On dirait qu’ils trouvent un meilleur équilibre, j’espère que ça va continuer comme cela !

Spoilers

C’est l’anniversaire de mort d’Emily et Walker n’est pas tout à fait prêt à faire face à ses sentiments...

Bien évidemment, j’ai toujours des problèmes très importants devant la série : je déteste toute la famille du personnage principal. August est aussi bête que ses pieds, mais ça ne se voit pas trop cette semaine, et Stella est vraiment beaucoup trop naïve. J’ai vu arriver à des kilomètres le Trevor : les scénaristes ne font pas dans la dentelle à l’imposer comme ça sur une journée aussi importante que l’anniversaire de la mort d’Emily. Evidemment qu’elle se fait manipuler par un bad boy, pour qui se prend-elle ?

Par conséquent, toute cette intrigue sur la journée camping de la famille était un brin lourde car Trevor n’avait rien à y faire : elle vient juste de le rencontrer, bien sûr que non, tu ne ramènes pas ton crush du moment à un tel événement et bien sûr que oui, les scénaristes essaient trop de nous donner confiance en lui pour qu’il soit quelqu’un de bien. Je ne m’attendais toutefois pas du tout à ce qu’il soit directement révélé qu’il bossait pour les méchants, mais c’est principalement parce que je n’ai pas l’habitude des cliffhangers dans cette série.

Là-dessus, l’épisode fonctionnait à merveille : il était plaisant d’avoir plusieurs cliffhangers à la suite et de terminer sur celui-ci : c’est un élément qui manquait grandement à la série jusqu’ici et qui fonctionne bien. Finalement, la couverture de Walker tombe donc à l’eau et j’ai hâte de voir de prochains épisodes où ça lui posera vraiment problème !

En parallèle, nous avons encore eu droit cette semaine à des flashbacks, et ça, vraiment, j’en cherche encore l’utilité. C’est fou le nombre de séries (surtout sur la CW) qui tombent dans le gros problème des flashbacks n’apportant pas grand-chose à la série. Qu’est-ce qu’on en a à foutre de l’origine de Denise ? Et en plus, tout ça est fait pour qu’on s’attache à un bar auquel on est déjà habitué, donc pas la peine d’en faire des caisses comme ça.

J’ai trouvé très dommage l’intrigue du bar qui tombe en ruine, parce que c’est la première fois en six épisodes que l’on voit arriver un truc pareil et ça suffit à ce que Jerry se motive à vendre le bar. C’est trop gros, mais bien sûr, ce problème d’écriture s’explique assez bien par l’un des cliffhangers qui nous fait voir autrement le personnage de Jerry. Il fallait bien qu’on en arrive là à un moment donné, je me disais bien qu’on ne pouvait pas lui faire confiance depuis la révélation sur les yeux fermés d’Emily.

En attendant d’en arriver là, cependant, l’épisode avait un bon ton avec beaucoup d’humour l’air de rien et de développements pour les personnages. Dans les points très positifs, on retrouve une nouvelle fois Micki, mais cette fois, dans sa relation à Walker. Celui-ci fait enfin face à ses sentiments et sa colère refoulée suite à la mort d’Emily, et c’est cool que ce soit Micky qui lui fasse prendre conscience du problème. La voir entraîner Walker avait vraiment du bon, de même que ça avait bon de cerner un peu mieux ses défauts et faiblesses avec sa mère.

Le fait qu’elle se réconcilie avec elle sans avoir à le faire vraiment est une bonne chose aussi, loin d’être une facilité d’écriture, ça ressemblait à une vraie relation mère/fille. L’arrestation de sa mère ? Purée, mais combien de cliffhangers avaient-ils prévu de nous faire ? On aurait dit qu’ils compensaient tous les cliffhangers non faits précédemment. Au moins, ça m’aide pour le Bingo Séries : je n’en ai vu aucun arriver, inévitablement.

Si je résume, donc, on a un développement de personnages qui fonctionne, un procès pour Walker qui est décalé alors qu’il approfondit vraiment sa relation avec sa partenaire, une Stella toujours aussi débile – mais définitivement réconciliée avec son père parce qu’il est finalement bien venu – et une intrigue fil rouge qui se développe de manière attendue (mais surprenante quand même ?) lorsque l’on apprend que le meurtrier d’Emily n’est pas coupable, mais juste le coupable idéal déjà prêt à mourir de maladie…

Ca fait beaucoup pour un seul épisode, et ça compense les défauts de la série. Ca me rassure de voir que ça semble se reprendre en main, j’espère qu’on va continuer dans ce sens-là pour la suite.


Walker – S01E05 (express)

Épisode 5 – Duke – 15/20
Cet épisode fut une bonne surprise, parce qu’il mettait de côté les intrigues que j’aime moins pour se concentrer sur une aventure bien plus intéressante : celle promise par le cliffhanger de l’épisode précédent. Comme quoi, il peut y avoir de bons épisodes, même dans un format familial un peu soporifique.

Spoilers

Walker se sent forcé de reprendre sa couverture en tant que Duke.

Commençons par évacuer le côté familial, justement. Une fois de plus, Stella ne sert à rien d’autre que nous pomper l’air en étant une ado chiante en pleine crise existentielle. J’imagine qu’après la mort de sa mère, il est logique de vouloir faire en sorte que son père s’occupe d’elle et de lui faire ce genre d’appel au secours… De là à raconter toute sa vie à son coach, j’ai du mal à y croire. Admettons, hein, mais le fait qu’en plus, il soit heureux qu’elle se confie à lui et qu’elle décide de reprendre le numéro de sa mère… Urgh. 

Le coach, justement, est un personnage qui était hyper intéressant mais va vite me taper sur le système s’il est réduit à ça vu les expertises qu’il semblait avoir. Là, il est réduit à un job légèrement en-dessous de ce qu’il sait faire et une intrigue pas bien passionnante.

Voilà pour les critiques négatives majeures de l’épisode. Il reste bien évidemment le cas d’August, qui reste un ado que l’on a envie de jeter par la fenêtre tellement ses deux neurones ne lui servent à rien, mais au moins, il faisait avancer l’intrigue de la semaine.

Celle-ci voyait Walker reprendre sa couverture sans prévenir personne, pas même Micki, mise au courant par les autorités lorsqu’elle arrive au boulot. C’est un peu chiant d’avoir Walker lui faisant si peu confiance, mais c’était kiffant de la voir dans le rôle d’Adriana. Bref, j’aime beaucoup ce côté sous couverture qu’avait l’épisode. Ça me rappelle quelques intrigues de The Rookie, évidemment, mais j’aime beaucoup ce que ça révèle toujours chez les personnages : une vivacité d’esprit et un bad look bien badass. Je veux dire, Micki quitte son uniforme pour son meilleur look ever, non ?

Et bien sûr, ça permet de révéler qu’elle est maligne et connaît parfaitement son partenaire. Il devrait vraiment lui faire confiance. Si tout ça n’invente pas l’eau chaude, ça reste beaucoup plus divertissant que les épisodes précédents et j’ai bien accroché à l’intrigue, y compris à ses flashback. C’est un point important à préciser car je suis bien souvent anti flashback, mais là, ils permettaient de bien développer cette intrigue. Un problème tout de même : la série se tire une balle dans le pied à toujours vouloir nous ramener le personnage de Walker, surtout qu’ici, ça se termine par la mort de sa couverture… Du coup, que faire comme flashback pour la suite dame la série ? 

Forcément, je termine donc déçu par la mort de Duke dans une mise en scène excessive. Le coup de la piscine n’était pas nécessaire, par exemple, et bien compliqué à mettre en place en réalité. Imaginez vous prendre une balle à blanc en pleine poitrine : ça fait mal, ça coupe la respiration. Alors tomber dans l’eau sans prendre d’inspiration avant… Hmm, c’est une série, allez.

Avec ce genre d’épisode, elle prouve qu’elle peut faire mieux, même si sa fin reste hyper gnangnan. Malheureusement, je ne me fais pas d’illusion : ça va rester tiède et fade ensuite, c’était juste un bon épisode avant la pause. D’ailleurs, bonne nouvelle, je suis à jour pour la reprise demain !

> Saison 1


Debris – S01E01

Épisode 1 – Pilot 16/20
Vraiment, je tombe dans le piège à chaque fois avec les séries de science-fiction : je suis toujours super motivé par les premiers épisodes, avant de voir que ce n’est pas dingue et que ça va se faire annuler. Cette fois, si j’aime beaucoup le mystère autour des débris et le champ des possibilités que ça va offrir à la série, je ne suis pas bien convaincu par le fonctionnement de ce premier débris. J’espère que ce sera mieux par la suite. Ca en a le potentiel et c’était convaincant comme pilot, en tout cas, en grande partie grâce aux personnages.

Spoilers


101

Hey, we’ve got a new debris event.

Ah. Je ne m’y attendais pas, ma foi, les premières images de la série nous indique que cela fait six mois que des débris d’un vaisseau extra-terrestre tombent sur Terre après avoir été repérés plus de trois avant. Pour moi, on allait débarquer au commencement de l’histoire, mais ce n’est pas exactement le cas. En fait, la série débute avec un étrange deal entre pirates illégaux : de l’argent contre des débris, tout simplement.

Au moins, on est directement plongé dans l’intrigue avec un deal qui est interrompu par des agents débarquant à l’accueil de l’hôtel où tout a lieu. Bloqués par les agents fédéraux, les pirates se séparent et laissent un bout de débris derrière eux. Rapidement, on est dans l’ambiance des débris également : retrouvé par une femme de ménage, ce premier morceau révèle un pouvoir bien embêtant quand la femme de ménage se met soudainement à traverser le sol et tomber plusieurs étages plus bas, morte à cause de la chute de quatorze étages. La pauvre.

Les débris ont toutefois clairement des propriétés que n’importe qui peut utiliser, puisque deux des pirates semblent se téléporter sans prévenir dans un coin du restaurant de l’hôtel. Bien, ça donne une bonne ambiance, tout ça. J’aime beaucoup l’idée d’un vrai générique pour la série, avec directement les explications de qui sont les personnages bossant ensemble : un agent de la CIA, Bryan, et une du MI6, Finola.

En ce qui concerne notre tout premier débris, l’enquête autour de celui-ci nous permet d’apprendre qu’il a une couleur plus sombre que ce qu’il y avait à Manchester, et on n’en saura pas beaucoup plus. On apprend toutefois à découvrir toute une équipe d’agents pour la série, avec un duo de tête, certes, mais aussi au moins une scientifique les accompagnant.

Les personnages montent ensuite dans un jet privé, mais pas avant d’avoir prévenu chacune de leurs agences de l’avancée de leurs enquêtes. Si Bryan semble surtout parler à son supérieur de sa coéquipière qu’il n’est pas sûr d’être faite pour ce job, Finola, elle, semble être celle qui est la plus sérieuse et fait le mieux son travail.

Il faut dire aussi qu’il est normal pour elle d’être plus investie dans l’affaire, parce que son père est un astrophysicien qui fut l’un des premiers sur l’affaire des débris. À sa manière de parler, on sent bien que son père est probablement mort, et ça doit la motiver à être la meilleure agent de terrain possible. Toutefois, il est bien précisé qu’elle a les capacités d’être là, elle n’est pas juste là parce qu’elle a le nom de famille qui va bien.

La scène entre elle et Bryan est plutôt sympathique pour apprendre à rapidement cerner les deux personnages : elle est là pour être le côté vraiment sérieux de la série quand il est là pour être le beau gosse de base qui ne bosse pas beaucoup. Soit.

Ils sont rapidement embarqués sur une nouvelle enquête qui va voir les corps s’entasser de manière peu appétissante : les victimes ne meurent pas, mais elles sont dans un état pire, avec aucune activité musculaire possible. C’est Sharon, une autre scientifique probablement médecin légiste qui nous l’apprend, mais avant ça, il faut toutefois que je souligne que les corps flottent dans les airs et sont attirés vers un même point, sans pour autant qu’aucun débris ne soit visible.

Le tout est d’autant plus intrigant pour nous que nous savons qu’une des victimes, une femme, semble s’être fait tuer par son fils, puisqu’on l’a vu à l’arrière de sa voiture ne pas réagir lorsque sa mère s’étouffait et saignait. C’est étrange, hein ? Ce n’est que le début : le gamin n’est pas son fils, mais celui d’une autre des victimes.

La maison de ce gamin est à proximité d’un débris énorme et lorsque l’enquête commence à accélérer son rythme, on découvre le détail embêtant que le gamin est mort depuis plusieurs mois. C’est la grande sœur qui nous l’apprend, alors que ses parents sont dans ce drôle d’état et que deux jours plus tôt, ils voulaient absolument lui montrer quelque chose, avant de changer d’avis.

C’est intrigant, et j’aime beaucoup l’ambiance de la série, même si pour l’instant tout va vite et même si elle va avoir le problème et le défaut du format de l’enquête de la semaine. Il est évident qu’on aura chaque semaine un nouveau débris et des connexions qui s’établiront tout lentement. J’espère que la série sera renouvelée, qu’on puisse en savoir plus. En attendant, force est de constater que j’accroche bien, même si tout semble aller dans tous les sens.

Pêle-mêle, on apprend donc que Bryan a probablement perdu quelqu’un – un enfant ? – quand on voit sa réaction face au deuil à venir de la sœur du petit garçon étrange alors que Finola voit une image de sa mère lorsqu’elle s’approche du débris. C’est gênant comme tout, j’imagine, de se sentir violer comme ça, mais ce n’est que le début : toutes les victimes de l’épisode se mettent à murmurer à Shannon le nom de Jenna Goldland, la mère de Finola. C’est tout de même embêtant.

Tout ça nous éloigne toutefois de l’intrigue en cours avec Kieran, le gamin mort qui ne l’est plus. Il enlève une autre femme qui n’avait rien demandé et le prend aussitôt pour son fils, mais heureusement, Finola comprend ce que fait Kieran. En effet, il semblerait que ce garçon soit réapparu à cause de la proximité du débris par rapport au deuil de la mère dans la maison voisine. S’il est réapparu, il a tout de même besoin d’énergie, et c’est pour cela qu’il aspire l’énergie musculaire – et vitale – des adultes autour de lui.

Il a commencé par son père, puis sa mère, puis des inconnus qui le prennent pour leur fils chaque fois qu’ils le touchent. C’est intéressant comme intrigue, mais je trouve ça gros que Finola découvre tout ça si rapidement et tombe juste, en plus. Je n’aime pas tellement la manière dont ça se termine, avec comme solution la sœur de Kieran, Isla, qui fait un petit discours à sa mère en suivant les ordres de Bryan.

Cela fonctionne tout de même, heureusement : la mère se réveille, de même que toutes les autres victimes, en entendant sa fille la supplier de se réveiller. Je dis heureusement, parce qu’en parallèle, Finola était en train de se prendre pour la mère de Kieran. L’avantage de cette intrigue, c’est que ça nous montre que Bryan commence à s’inquiéter vraiment pour sa partenaire. C’est meugnon. Les amis, je sens déjà un ship se créer pour ces deux-là.

En attendant, Finola ayant été infectée elle aussi, elle peut nous expliquer ce qu’il s’est passé : la mère était en plein deuil et allait chaque fois au débris parce qu’il lui donnait une image de son fils – comme Finola a eu une image de sa mère. Cette image s’est transformée en rêve, puis en être corporel, tout simplement. Soit.

Il faut encore terminer cet épisode toutefois, et ça se fait par un cliffhanger plutôt intéressant. Pour y arriver, il faut en revenir aux pirates du début de l’épisode. Les deux mêmes hommes se pointent à proximité du lieu où se trouve l’énorme débris proche de la maison de Kieran et sont repérés par un agent. C’est ce qui arrive quand on oublie de se planquer alors qu’on est un méchant recherché, apparemment.

Cela nous permet de les voir se téléporter en avalant une étrange pilule : il n’est donc pas forcément question d’un débris s’ils usent sans hésiter autant de pilules en un épisode. Ils auraient mieux fait d’y réfléchir car un des hommes se téléporte directement dans le pilier d’un pont et meurt. Cela permet à la CIA de découvrir son identité, mais aussi d’en savoir plus sur son arrivée dans le pays.

Et ça pose un gros problème parce qu’il est arrivé dans le pays avec un certain George Jones, le père de Finola. Seulement voilà, quand Bryan l’apprend de son supérieur, il reçoit également l’ordre de ne rien dire du tout à Finola. Un beau travail d’équipe en perspective, donc.