Tracker – S01E05 – St Louis – 14/20

Peut-être que la série a finalement trouvé son rythme. Peut-être que le fait que l’épisode torde un peu le cou à son concept explique qu’il était un peu mieux. Peut-être qu’avoir une pause de deux semaines avant de voir l’épisode m’a aidé. Allez savoir. Dans tous les cas, j’ai trouvé que la série était un petit peu plus intéressante cette semaine. Rien de fou, hein, juste ce qu’il faut pour divertir correctement.

Spoilers 

Colter cherche à retrouver le témoin d’un meurtre, sans être certain que ce témoin existe.

You gotta trust me, I can get us all out of this.

Blasé par les épisodes précédents, je me suis dit que j’allais regarder celui-ci sans faire une critique aussi détaillée que d’habitude. Il n’en fallait pas plus pour que j’accroche légèrement plus à la série, évidemment. Le rythme était un peu plus vif que d’habitude et surtout le concept de l’épisode changeait par rapport à d’habitude. Concrètement, au lieu de chercher quelqu’un qui a disparu, Colter reçoit un appel de Teddi qui lui parle d’une récompense promise par une adolescente voulant innocenter son père.

Clay

Il n’en faut pas plus pour que Colter se rende aussitôt à St Louis enquêter sur cette affaire : la fille veut qu’il retrouve le témoin inconnu du meurtre dont son père a été accusé. L’intrigue est sympathique et c’était suffisant pour me donner envie d’être un peu plus à fond dans l’épisode. Bon, pour le reste, c’est basique et on retombe vite dans les habitudes de la série. C’est bon signe : ça veut dire qu’elle a des habitudes et ça va être nécessaire si on doit avoir une saison 2 maintenant qu’elle est renouvelée et est l’une des séries les plus regardées des USA (sur network, en tout cas). L’habitude dont je parle ? Reenie, bien sûr.

Reenie débarque donc à son tour à St Louis, et on ne sait pas bien pourquoi ou comment elle se retrouve dans le van de Colter, je trouve. C’était un peu plus fluide d’habitude. Cela dit, je pardonne facilement cette incohérence : c’était intéressant d’avoir Reenie de nouveau présente pour aider Colter à inquiéter. C’est une avocate qui a des ressources et qui s’est rendue utile assez vite dans cette enquête, tout en remettant en question sa validité à la base.

Bref, elle apporte ce dont l’épisode avait besoin pour nous développer les pensées et la vision de Colter, en fait. Fallait bien comprendre pourquoi il tenait tant à aller au bout – et la raison, c’est qu’il a de la peine pour la gamine, rien de plus.

Mallory

L’enquête en elle-même a commencé par une tournure peu passionnante, en revanche : on commence donc par Colter qui assiste à une partie de poker pour retrouver la personne qui a envoyé un message à la fille, Stéphanie, qui a embauché Colter. Le message promettait que son père, Clay Porter, était innocent et qu’il y avait un témoin au meurtre.

En planifiant son arrestation pour gagner la confiance des joueurs de cette partie illégale, Colter parvient assez vite à identifier la personne qui a envoyé le message. Une fois que c’est fait, il a besoin de Reenie pour avoir une conversation privée en prison avec Clay Porter : c’est pratique d’avoir une avocate pour avoir une conversation privée. Le truc, c’est qu’il est vite révélé que la notion de vie privée est un peu mise à mal quand Stéphanie passe son temps à prévenir l’avocat de son père du moindre développement.

Bref, l’avocat, Loutreau, est clairement louche mais ils mettent trois plombes à s’en rendre compte. Reenie finit par faire confiance à son instinct, mais c’est un peu trop tard : le vrai meurtrier a déjà retrouvé Colter qui a, lui, retrouvé le témoin. La nana en question, Mallory, est sacrément maligne avec un garde du corps qui la protège de Colter, mais finalement, elle décide de témoigner contre le meurtrier. Si cette partie de l’épisode est rapide, c’est parce qu’il faut enchaîner sur un kidnapping en bonne et due forme pour terminer l’ensemble.

Reenie

En effet, alors que Reenie confirme ses soupçons contre Loutreau à Colter au téléphone, elle se fait évidemment kidnapper par le même Loutreau, qui bosse depuis le début avec le meurtrier. Pas étonnant que le meurtrier possède en permanence un coup d’avance sur Clay dans ces conditions – allant jusqu’à le faire agresser en prison, histoire de faire passer l’avertissement qu’il faut que Colter arrête son enquête.

C’était mal le connaître et c’était avant que Reenie soit enlevée, évidemment. Dès qu’elle l’est, Colter n’a plus d’autres choix que de faire d’elle sa priorité. Il ne trahit pas pour autant Mallory : plutôt que de la livrer comme les méchants lui demandent, Colter fait équipe avec elle pour faire en sorte de piéger ceux qui ont kidnappé Reenie. Celle-ci va évidemment bien, malgré quelques menaces de mort. En fait, elle va si bien qu’elle se débrouille toute seule pour mettre KO Loutreau dès qu’elle a l’occasion de se débarrasser de lui sans que le meurtrier ne l’attaque également.

Le meurtrier est en effet occupé à courir après Mallory, suffisamment stupide pour faire du bruit alors qu’elle était supposée rester cachée. Bref. Ce qu’elle fait est finalement efficace : la diversion permet à Reenie de se libérer et Colter arrive tout de même à temps pour sauver Mallory. L’épisode se termine alors sur un petit combat à mains nues entre Colter et le meurtrier, et c’est finalement Colter qui devient meurtrier en envoyant valser son ennemi du haut d’un immeuble.

The end

Voilà donc une cinquième affaire rondement menée : Clay est innocenté du meurtre et n’a même pas besoin de retourner en prison le temps que ça soit validé par la justice. Il peut rester à se soigner à l’hôpital et Colter peut récolter sa prime sans problème. On en oublie presque qu’il ne fait pas tout ça par charité – même si dans les faits, rien que les frais d’essence et d’entretien de son van doivent bouffer toutes les primes franchement.

Finalement, je trouve tout de même que l’épisode manque d’un cliffhanger ou d’un petit quelque chose pour nous inviter à revenir, parce que la fin est on ne peut plus convenue avec un au revoir tout formel à Reenie. C’est bon, en plus, maintenant qu’on a un « will they/won’t they » bien établi entre eux, la série a de quoi tourner pour deux ou trois saisons, surtout qu’à chaque fois on visite bien les USA… Le nombre de scènes avec l’arche de St Louis visibles était amusant dans cet épisode, je trouve.

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Allegiance – S01E05 – Homecoming Kings – 16/20

Cinq épisodes et la série a clairement trouvé son équilibre : les dynamiques entre les personnages sont clairement établies et permettent de jouer un peu avec les situations proposées ; les intrigues policières sont toujours menées de manière fluide et à peu crédible ; chaque épisode fait passer un petit message social voire politique. Tout est bien qui finit bien, c’est une série qui fait très bien son travail de divertissement.

Spoilers 

Ajeet sort de prison, mais Sabrina n’est pas là.

I’m a dance teacher.

C’est bien : j’ai pris du retard dans mes hebdos juste avant une semaine de pause sur CBS. Pas de NCIS ou Tracker cette semaine, donc. C’était nécessaire pour ne pas être trop en retard avec le débarquement des séries ABC ce vendredi. Vivement. Bon, en attendant, j’avais totalement oublié le cliffhanger de l’épisode précédent : Sabrina s’est bourrée en boîte et a fini sa nuit dans le lit d’un type qu’elle ne compte pas revoir. Faut dire qu’il est anti-flic, ça n’aide pas.

Ben & Noah

L’ensemble était plutôt marrant à voir, avec Sabrina et Grove qui se retrouvent au commissariat dans des tenues de walk of shame plutôt sympathiques, surtout quand Luke se moque de Sabrina. Il n’empêche que si Sabrina est au boulot, c’est pour une bonne raison : Brambilla assure qu’il a besoin d’elle pour surveiller Ben Collins. Le personnage est introduit par une réunion improvisée entre tuteur et bleue : triple meurtre suite à une série de cambriolage effectués par Ben et son frère Noah. Et maintenant que Noah n’est plus en prison, Ben Collins est de retour en ville. Voilà donc nos flics qui partent en patrouille à pied pour coller des affiches de recherche.

Quelques images nous apprennent en tout cas que la police n’est pas trop appréciée du quartier de Noah et Ben. L’accueil est plutôt glacial et je ne trouve pas ça rassurant pour Sabrina, surtout que son portable est mort faute de batterie. Qui n’a pas un chargeur de secours au taf en 2024 ? Bon, d’accord, c’est peut-être moi le problème à être trop accro à la technologie.

En tout cas, la visite du quartier n’est pas vaine : nos policiers tombent rapidement sur ce qui ressemble à une agression. Noah se fait agresser par une vieille connaissance de Brambilla, qui a clairement un passif riche avec ce quartier. L’homme en question est toutefois le seul survivant du casse de Noah et Ben ayant mal tourné : il est difficile de le blâmer quand il agresse Noah, quoi. Noah se barre sans que Sabrina ne réussisse à le rattraper malheureusement. Cela reste tout de même inquiétant de voir que Noah rassemblait des provisions.

Il semblerait donc que Noah aide à Ben à se cacher de la police. Voilà notre duo qui se rend dans les bois alentours pour essayer de les retrouver. Malheureusement, ils arrivent trop tard pour les coincer. Grâce à l’aide de Grove, ils apprennent que les affaires en train de brûler qu’ils trouvent et appartiennent probablement à Ben sont juste à côté de la maison des parents des deux frères.

Résolution

Partant de là, l’intrigue avance vite et de manière fluide jusqu’à ce qu’un des frères tire sur une policière avec l’arme volée à son père. Sabrina et Brambilla se rendent sur les lieux, à proximité aussi, et ça perturbe Sabrina pour un bon moment de voir sa collègue passer si proche de la mort. Malgré tout, elle remet en question l’usage d’armes à feu pour retrouver les frères, craignant que ça n’entraîne une situation d’escalade. J’aime bien que la série prenne le temps de poser la question de la confrontation avec la mort pour les bleus – et les flics en général. Ils effectuent un métier dangereux, c’est normal de se remettre en question une fois qu’on y est face.

J’aime bien que la série prenne le temps de conversations entre Luke et Sabrina pour en parler, par exemple, alors que Brambilla fait tout ce qu’il peut pour apaiser l’ambiance d’un quartier très éruptif. Entre la cavale des frères couvertes par les médias et le voisinage direct des frères qui ne souhaite pas aider les flics, allant jusqu’à mettre des pétards pour les faire flipper.

Autrement, on sent que Brambilla a une belle culpabilité vis-à-vis de la situation dans ce quartier tout au long de l’épisode. Il faut un peu de temps pour qu’il révèle sa faille : il a ignoré un appel au secours à l’époque du dernier braquage, celui qui a fait trois morts, parce que le quartier était chaud et qu’il ne l’aimait pas. Voilà pourquoi aujourd’hui, il veut jouer les héros.

Ce qui est bien, c’est que ça lui est facilité par le fait que les flics pensent être en train d’arrêter les flics mais se plantent totalement. Quand il appelle Asad, le seul survivant de la fusillade précédente, pour lui annoncer la bonne nouvelle, la conversation est coupée court par Asad qui en profite pour lui faire comprendre qu’il a un problème. Ben oui : il gère un événement caritatif qui attire indéniablement les frères.

Une fois à la porte de l’œuvre de charité, Brambilla et Sabrina reçoivent toutefois l’ordre de ne pas agir. Ce n’est pas évident du tout pour Brambilla qui se trouve confronté à ses démons du passé. Il finit par intervenir sans attendre les renforts quand il entend qu’il y a un vrai risque pour Asad. L’arrestation se produit presque sans problème, mais Asad espère tout de même avoir l’occasion de massacrer la tronche de Ben. Malheureusement pour lui, Sabrina refuse de laisser ça arriver. Elle réussit à détendre l’atmosphère et éviter le pire. Bref, tout est bien qui finit bien du côté de cette intrigue.

Je veux dire, Sabrina et Brambilla finissent l’épisode en taguant leur voiture de flic parce que le tag n’est pas terminé et en sociabilisant avec un groupe de jeunes pour une petite partie de basket. Par contre, je ne comprends pas comment Sabrina peut laisser seul son tuteur dans un quartier si hostile aux flics. Il veut rentrer à pied, c’est chouette, mais c’est quand même sacrément risqué.

Ajeet

Alors que Sabrina et Grove en gueule de bois se préparent pour le boulot (l’avantage de l’uniforme au moins), nous suivons en parallèle la sortie de prison d’Ajeet. Sabrina aurait aimé être présente pour celle-ci, mais il n’y a finalement que Max car elle doit travailler dur. Le parallèle reste très sympathique et bien exécuté. Max s’occupe bien de son client, cependant. On découvre déjà qu’il a son passé sombre lui aussi, puis Max donne la liste des conditions de la libération provisoire d’Ajeet : il doit rester à domicile, avec uniquement des visites approuvées.

Bref, il se retrouve avec un bracelet électronique et des voisins pas trop ravis de le retrouver. La série réintroduit à ce moment-là le frère de Sabrina, mais on ne sait toujours pas ce qui était le sujet de son urgence la veille au soir. Pour ne rien arranger, les infos annoncent rapidement qu’une flic s’est faite tirer dessus, ce qui inquiète toute la famille de Sabrina. Les pauvres attendent toute la journée qu’elle rentre, particulièrement Ajeet qui est vu en fin d’épisode particulièrement triste et angoissé.

Les retrouvailles avec Sabrina sont tout de même pleines d’émotions, avant d’être interrompues par Ishaan. Ce dernier veut montrer à Sabrina, surtout, et son père, un peu, une vidéo qui fait le buzz sur Internet : un discours d’Ajeet (en prison ?) affirmant qu’il a… honte d’être canadien. Oups.

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The Walking Dead: The Ones Who Live – S01E03 – Bye – 18/20

Franchement, j’ai parfois envie de critiquer pour dire que ce spin-off était une mauvaise idée, mais au contraire, je trouve qu’il fait beaucoup de bien à la franchise. Il y a peu de personnages, mais les enjeux sont plutôt bien mis en avant à chaque épisode. Le casting est tout simplement excellent et cela fait du bien de retrouver certains personnages. Les dynamiques sont plus crédibles que jamais. Bref, j’aime beaucoup.

Spoilers

Michonne réussira-t-elle à s’enfuir avec Rick ?


Everything we had is broken, you hear me?

Oh, mais qu’ils sont subtils ces scénaristes qui nomment les trois premiers épisodes de la série dérivée « Days », « Gone » et « Bye » quand le premier épisode de The Walking Dead était intitulé « Days Gone Bye ». Bref, c’est déjà l’heure du troisième épisode.

Orientation

Cet épisode commence par un flashback de plusieurs années, sans être précis pour autant. Pour autant, on sait que ça a lieu après l’apocalypse, quand Rick s’est retrouvé dans la ville de CRM. Alors qu’il marche ne plein centre-ville et commence à se faire une idée de ce dans quoi il est tombé, il rencontre par hasard Jadis. Celle-ci a désormais les cheveux longs et lui explique qu’elle a fait un deal avec CRM depuis un moment.

Tout ce qu’elle trouve avec son groupe, elle leur donne. Tout ce qui est une menace ? Elle leur donne aussi. Et malgré tout, elle vit dans une déchetterie le reste de son temps ? Alors qu’elle sait qu’il y a un centre-ville à portée de main ? C’est tout de même étrange comme idée. J’ai toujours du mal à comprendre ce que Jadis fout avec ce groupe ou ce qu’elle veut exactement avec Rick. Concrètement, elle lui souligne à quel point elle lui était redevable et à quel point elle lui sauve la vie en le ramenant dans cette ville qu’il ne peut quitter, en lui donnant un vrai destin.

Le chantage de Jadis

Quelques heures plus tôt, Rick demande à sa pote (Throne ? Thorne ?) de l’aider à garder Michonne en vie, ce qui surprendra Jadis – Rick a désormais des contacts pour faire exactement ce qu’elle avait fait avec lui.

De retour dans le présent, Jadis continue d’expliquer à Rick, exactement comme dans l’épisode précédent, qu’elle n’aurait pas le choix que d’aller tous les tuer avec CRM si Rick et Michonne s’enfuyaient. Il arrive un moment où il est assez évident qu’il est temps de tuer Jadis, non ? Elle fait un sacré chantage et ne fait que foutre la merde dans la vie de Rick depuis un moment. Qu’ils soient les premiers fugitifs et que CRM les recherche à vie… OK. Mais ça, ils peuvent le gérer, non ?

Au-delà de ça… Pourquoi ne pas juste avouer qu’ils ont des enfants et les faire venir ? Et hop, problème réglé. De toute manière, tous les héros de la série sont morts ou barrés dans une série dérivée, donc il n’y aurait pas grand-monde pour venir les récupérer. Franchement, la série tourne en rond sans réussir à présenter exactement les réponses que nous attendons – oubliant de poser les bonnes questions, en tout cas.

Dana

De son côté, Michonne est désormais une simple employée CRM, réduite à tuer des zombies qu’elle attire à elle comme Rick le faisait avant. D’où viennent tous ces zombies, à force ? Sur place, elle se fait une nouvelle amie, Cleo, qui lui pose plein de questions et à qui je ne fais absolument pas confiance. Trop rapidement, elle force Michonne à révéler qu’elle sait faire plein de choses quand on lui donne une arme à manier – tuant un zombie avec la tête d’un autre. Non mais pardon, mais on dit à Michonne de faire profil bas et c’est ce qu’elle fait alors que des hommes armés sont là ?

Rick, quant à lui, surveille Michonne de manière bien peu discrète et se rend à l’enterrement d’Okafor, son pote et recruteur mort dans l’hélico là. Je ne vais pas être triste pour lui, en tout cas. Voir Okafor mort remet les choses en perspective – et en question – pour Thorne, qui se retrouve ensuite convoquée par le Général en charge de tout… pour être promue. Ce n’est pas vraiment une surprise : le Général n’a pas confiance en Rick. Se mettre Thorne dans la poche est aussi une bonne solution pour lui : il la questionne sur Michonne, qu’il surveille très clairement (faut dire qu’elle se fait remarquer).

Si elle continue de la protéger, il est assez clair que son but n’est pas de le faire indéfiniment. Maintenant qu’elle grimpe vite les échelons de CRM, elle n’a pas envie de devoir les redescendre, même si elle sait qu’elle doit beaucoup à Rick. On notera bien sûr qu’elle lui explique qu’une réunion très importante pour CRM est sur le point de se tenir avec tous les dirigeants… Et ça, c’est du pain béni pour quelqu’un comme Rick qui chercherait à s’enfuir.

Il peut donc faire passer rapidement un message à Michonne pour lui indiquer de se rendre à un casier où elle obtient tout ce qu’il faut pour s’enfuir : une clé, une carte et son sabre. Elle n’en aura pas été séparée bien longtemps ! Bon. Le plan d’évasion semble se passer plutôt bien : Rick part en premier, s’assurant de laisser tout ce qu’il faut pour que Michonne puisse s’enfuir.

Celle-ci est rassurée de voir que son mec s’occupe toujours bien d’elle et fait tout ce qu’il faut pour cela. Seulement, pas de bol, il n’a pas réellement l’intention de s’enfuir. En fait, il organise son évasion à elle, et lui laisse une lettre pour lui expliquer qu’il ne peut pas venir avec elle. Bim. C’est odieux comme manière de procéder avec Michonne. Il fait en sorte de la faire passer pour morte et la laisse s’enfuir.

Les regrets de Thorne

Le lendemain, Rick explique son plan à Jadis, espérant qu’elle puisse enquêter sur la mort de Dana et l’aider à la faire passer pour morte. Ouep. Il semble juste oublier qui est exactement Michonne. Bien sûr qu’elle ne se barre pas et reste sur place. Rick la retrouve donc le lendemain et est bien dépité de se rendre compte que non seulement elle est là, mais en plus, elle se fait remarquer : Thorne n’est pas ravie de cette nouvelle recrue qui est bien trop forte par elle-même pour être crédible quand elle annonce être là pour être protégée par un plus grand groupe.

Bien sûr, Rick et Michonne ont ensuite l’occasion d’un petit face à face qui est tout bonnement excellent, avec un jeu d’actrice qui est incroyable. Je suis vraiment content de retrouver Michonne tellement l’actrice gère ce jeu. Nous la suivons ensuite lors d’une journée d’orientation en centre-ville : elle y rencontre l’artiste qui dessinait Michonne et Judith pour Rick – sans jamais réussir à dessiner Carl pour autant. C’était une jolie scène.

Après tout ça, Michonne retourne bosser pour CRM et est invitée par Thorne à se rapprocher d’elle et Rick. Son but ? Se présenter et vérifier à quel point Michonne est un A, une leader. Ce n’est pas compliqué de s’en rendre compte à sa manière de tuer des zombies, mais aussi de répondre sans trop hésiter à toutes les questions de Thorne. Cette dernière hésite à s’attaquer à Michonne pour s’en débarrasser, ce qui fait flipper Rick, mais finalement, tout est bien qui finit bien.

Michonne est ainsi recrutée par Thorne pour bosser sur la même mission que Rick. C’est que ça tombe bien. Le plan consiste à tuer plein de zombies en les attirant vers une bombe, sauf que comme toujours dans ces cas-là, tout ne se passe pas exactement comme le plan le voudrait. Thorne voit la bombe être embourbée et se retrouve à tuer des zombies au lieu de la faire avancer. Michonne propose bien son aide, en vain : elle est supposée rester en arrière, au cas où.

Michonne décide cependant de ne pas respecter les ordres de Thorne, ce qui est complètement idiot de sa part. Elle fonce dans le tas de zombies avec l’arme que devait lancer Thorne. Rick y voit une opportunité et travaille aussitôt avec Michonne pour mener cette machine qui fait du bruit dans les bois avec Michonne. Il s’agit évidemment d’une bombe, dont le but est d’attirer tous les zombies du coin.

Quand elle explose, le couple se retrouve dans les bras l’un de l’autre. Tout est aussitôt pardonné. Bizarrement, je trouve qu’ils ont plus d’alchimie qu’ils n’ont jamais eu jusque-là dans cet épisode (et le précédent). Si Michonne désire s’enfuir, Rick lui souligne à quel point ce n’est pas le bon moment pour ça. Ils retournent donc avec les soldats de CRM pour aider Thorne, mais Throne regrette vraiment d’avoir aidé Rick sur ce coup : elle envisage ainsi de se débarrasser de Michonne.

La scène est sympathique, mais on se doute bien que Michonne ne va pas mourir comme ça, dans un épisode qui est encore en début de saison. Rick se débrouille donc pour la sauver, s’interposant dans la ligne de mire de Thorne. Celle-ci lui révèle tout de même une fois de plus qu’elle regrette d’avoir Michonne dans son équipe – même si elle continue de l’appeler Dana, hein.

Contre toute attente, l’épisode se termine par un Rick qui obtient une promotion de la part de Thorne (qui vient juste de lui reprocher de lui avoir mis Dana dans les pattes) là où Michonne est définitivement mise de côté par Thorne. Elle aura toujours Rick pour elle, cependant. En théorie. En pratique, Michonne découvre à ce moment-là que Jadis est présente à CRM. C’est un secret qu’il était temps de révéler.

Juste après cette scène, Michonne retourne vers la ville d’origine en compagnie de Rick. Elle décide alors de sauter de l’hélicoptère, mais en forçant Rick à venir avec elle. Cela tombe bien, tout de même ! Il y a tout de suite moins de suspense sur leur survie que ce que les scénaristes essaient de mettre dans ce cliffhanger, avec la voix off de Michonne expliquant à Judith qu’elle n’est pas sûre de revenir. Bien sûr qu’ils vont survivre, ce sont les héros de la série ! N’empêche que c’est sympa et que je suis curieux de voir de quoi sera fait le prochain épisode.

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The Rookie : Feds – S01E03 – Star Crossed – 11/20

Si je ne suis pas étonné que la série soit annulée, je me demande comment elle a pu tenir une saison complète. Heureusement qu’elle est un spin-off pour ça, j’imagine. Mon problème vient surtout du cliché ambulant qu’est le personnage principal et de la répétition des situations à l’infini alors que nous n’en sommes qu’à son cinquième épisode – et le troisième de la série.

Spoilers

Le FBI mène une opération pour arrêter un baron du crime… et se retrouve à gérer sa famille.


Points faibles :

– J’aurais préféré que la série reprenne sur le clilffhanger de l’épisode 3 de The Rookie, même si je me doutais que ce ne serait pas le cas. Verra-t-on un jour une série sur un bleu du FBI qui ne soit pas du grand n’importe quoi pas crédible ? Franchement, j’adore l’idée d’agents débutants, mais je trouve tellement dommage que leur formation soit ridiculisée comme ça en permanence. L’humour de Simone ne fonctionne pas du tout sur moi, le cours qu’ils reçoivent avec Brendon en début d’épisode n’est pas dingue, et ça mène à la mort de leur instructeur juste avant une grosse opération.

– Simone qui fait un selfie avec la caméra de surveillance qu’elle doit installer en faisant une belle plongée dans son décolleté, bordel, c’est terrible. On a compris comment ils comptaient faire de l’audience…

– Pourquoi un amphithéâtre complet du FBI pour un casting de cinq personnes ? On dirait le recyclage du décor de Quantico, avec encore moins d’utilité et de logique que dans cette série. Sérieusement, ils auraient pu faire une salle de réunion plus petite…

– J’étais content que Simone flirte avec DJ sans plus d’introduction que ça dans la série sur la bisexualité du personnage principal, mais ils ont tout ruiné dans les dix secondes avec une scène super gênante où Simone explique au club de lecture pour senior de son père ce qu’elle pense de la sexualité, quand personne ne lui demande. Et puis qui va demander à la mère de son crush croisé depuis dix secondes si le crush est célibataire ? Ce n’est pas du tout naturel ça, et ça l’est encore moins quand le père sort avec la mère de DJ aussi. Le cliffhanger m’a fait lever les yeux au ciel, du coup, mais bon, faut bien justifier la présence du père de Simone dans les intrigues.

– On nous développe le passé de Laura avec une trahison amoureuse qui est intéressante, mais aussitôt ridiculisée quand elle jette son portable dans sa tasse de café. C’est tellement n’importe quoi. Qui fait ça ? Et qui se fiance avec l’ex fiancé de sa meilleure amie d’enfance en étant ravie de garder la même bague de fiançailles ??? Katie, c’est un personnage détestable comme on en fait peu.

– Le FBI organise une opération de surveillance de gens qui ont des détecteurs de micro qui ne détectent pas les micros du FBI. Incroyable. Au sens propre et négatif du terme.

– Toute la série semble tourner autour des personnages que Simone est capable (ou non) de draguer avec son charme naturel qui comme par hasard fait effet sur absolument tout le monde autour d’elle en permanence. Et j’aime bien Simone, je crois en son charme naturel… mais il y a des limites à ce qu’on peut gober. C’est trop vendu pour qu’on puisse y croire, la confiance en soi à ses limites.

– Aliz est la victime de l’épisode, mais aussi le mastermind derrière son kidnapping et un meurtre. Comment peut-elle être assez idiote pour organiser tout un meurtre dont elle est innocentée mais ne pas penser qu’elle a instagram ? Bordel.

Points forts :

– Le personnage de DJ sort d’absolument nulle part, mais j’aime beaucoup la manière dont le flirt s’établit aussitôt avec Simone.

– Carter est vraiment un excellent personnage et j’étais 100% de son côté quand il ferme la gueule de Simone souhaitant encore lui raconter toute sa vie perso. J’aime aussi son intrigue avec sa femme, parce que le mariage qui s’essouffle avant un super bon restaurant, c’est tout de même bien écrit. Il donne les bons conseils à Simone pour progresser et il va vraiment être le personnage auquel je m’attache pour continuer à supporter la série.

– Le père de Simone qui lui reproche de passer tous ses appels en visio plutôt que de les passer comme une personne normale alors que Simone n’a clairement pas l’âge pour être accro aux appels en visio, je suis pour. Ecoutez, on trouve les points forts où on peut.

– Une fois énervée par Katie, Laura est franchement beaucoup plus sympathique à mes yeux… probablement parce qu’elle maltraite les rookies ou son ancienne meilleure amie. C’était un développement un peu cliché, comme tout le reste de la série, mais je commence à l’apprécier un peu.

– L’intrigue à la Roméo et Juliette et le kidnapping des enfants de deux gros criminels ? C’est une idée qui fonctionne bien pour un procédural qui veut faire du divertissement. Les interrogatoires des familles, les personnages qui marchent sur des œufs mais font la connerie de faire se croiser les deux papas énervés… J’approuve le ridicule de la situation et le bluff de Simone pendant son intervention où elle arrête toute une fusillade en prétendant que les criminels sont entourés.