The Shards – S01E01 – Pilot – 08/20

Oh la déception ! Je pensais vraiment que ça pourrait être ma bonne découverte du mois d’août, mais c’est une catastrophe. Déjà, je m’attendais à une série sur des étudiants – au sens à la fac – et ça se passe au lycée. Bon, les acteurs ont l’air d’avoir trente ans, mais soit. Ensuite, la série me rappelle Riverdale dans ce qu’elle faisait de pire : sa narration. La voix off est omniprésente, insupportable, hautaine et franchement détestable. Enfin, on nous ménage de faux suspense et des scènes hyper sexualisées juste pour le principe de faire mouiller Ryan Murphy. Non, vraiment, quelle angoisse. Et pourtant, j’avoue, y a un petit truc qui donne envie de revenir pour avoir la suite de l’histoire. Le masochisme. J’ai réussi à quitter American Horror Story, cependant, et je vais faire de même avec celle-ci. Je passe mon tour.

Spoilers 

Un serial killer pose ses valises à Los Angeles.

We had to deal with the serial killers.

Le début nous balance le 23 mai 1980 à la sortie du film Shining. La DA est claire : nous sommes en 1980 aux USA, pas loin d’un Hollywood ensoleillé. Nous allons suivre la vie d’un jeune auteur, qui a déjà sorti son premier roman et qui nous raconte sa vie en nous balançant toutes les marques qu’il porte ce jour-là sur lui. C’est un espèce de mix entre Gossip Girl et Riverdale ce début, franchement. Et ce n’est pas bon signe. J’ai envie d’y croire pourtant, j’ai vu passer quelques retours positifs.

Le problème, c’est que ce début d’épisode est déjà tellement bavard. Le type nous raconte sa vie et… Pourquoi il nous parle de téléphone et réseaux sociaux si on est en 1980 ? Eh, flemme. Ce serait donc un narrateur adulte qui nous parle ? Du coup, c’est un vieux con de boomer qui considère que la technologie, c’est mal (à raison, je sais, mais y a des manières de le dire, quoi).

Rectification : vieux con de boomer gay, clairement. Il est totalement fasciné non par le film qu’il vient voir, mais par un autre cinéphile dans la salle. Un jeune homme « assurément bronzé partout ». Pardon, mais qui se dit ça en croisant quelqu’un qu’il trouve beau ? Si je comprends la critique de Shining par rapport au roman, qui critique le film pour ce qu’il est, hein ?

Le pire dans tout ça ? Notre héros est un adolescent, sa voix off nous prend de haut à nous raconter que les jeunes d’aujourd’hui ont la vie facile et moi, je ne peux m’empêcher de penser à Riverdale tout le long. Quand en plus on nous enchaîne sur le fait que la vie dans les années 80 était plus difficile à cause des serial-killers en nous montrant une jeune femme rousse qui rentre dans sa villa luxueuse à la recherche de son chien, j’ai juste envie de hurler CARAMEL CARAMEL CARAMEL.

Bref. Ce ne sera pas un coup de cœur cette série, c’est impossible. Elle traîne déjà en longueur – la rousse ne se fait même pas tuer sur le champ – et son narrateur m’insupporte. Est-ce que je vais aller au bout de la saison ? Je ne suis pas sûr. Se dire ça moins de dix minutes après avoir fait play, c’est mauvais signe.

La jeune femme rousse qu’on nous vend comme une lycéenne (elle est plus vieille, non ?) passe en tout cas la journée seule dans sa villa. Elle regarde un film d’horreur (alors qu’elle se dit traumatisée par Shining ?) et reçoit des appels au téléphone dignes de Scream. Pas de chance : elle ne connaît pas encore Scream.

OK. Cette série va me rendre dingue : elle a tout pour être bien niveau budget, ambiance, casting… mais elle ne parvient pas du tout à me convaincre pour l’instant. Les faux suspenses sont importants pour créer l’ambiance, pourtant. C’est quand elle va reporter la disparition de son chien que notre jeune femme se fait finalement attaquer violemment par quelqu’un qui la kidnappe. Soit.

Un an plus tard, en septembre 1981, nous retrouvons notre narrateur au volant de sa voiture. Il habite toujours à Los Angeles et vit sa meilleure vie avec ses meilleurs amis Thom et Susan. On nous vend à présent le roadtrip habituel en bord de mer, les inévitables sorties au centre commercial pour acheter des CDs et l’anticipation de la rentrée scolaire. Putain, on enchaîne les clichés vraiment. Je pense que cette série n’est pas pour moi. C’est trop triste.

Bref. Notre narrateur se rend finalement voir sa petite amie Debbie pendant qu’elle fait du cheval. Oui, oui, il a une petite-amie, même s’il est à peu près évident qu’il n’est pas attiré par elle. Il n’y a qu’à voir comment Bret raconte leur rencontre. Ouais. Le narrateur s’appelle Bret. La série verse presque du côté d’Euphoria dans la genèse improbable de ce couple, avec Debbie qui demande à Bret de coucher avec lui pendant une pool party. Pourtant, Bret préfère clairement fantasmer sur Thom tout en prétendant être amoureux de Susan.

Tout le monde a la clope au bec et à la trentaine, même s’ils sont supposés être en terminale, c’est trop perturbant. Par contre, il faut reconnaître aux années 80 que les looks étaient dinguissimes. Enfin. C’est toujours pareil : la série les fantasme aussi, c’est évident. Il y a l’air d’avoir plein de fantasmes sur ce qu’était cette époque, sur la liberté sexuelle, sur l’homosexualité, aussi. C’est… blasant. J’espérais tellement que ce serait ma série de l’été !

La veille de la rentrée, il y a bien sûr une grosse soirée pour tous les lycéens du coin. Bret s’y fait larguer par Ryan (oui, il est en couple avec Bret, mais y a un truc avec Ryan apparemment) et nos quatre héros se font des rails de coke en imaginant leur parfaite dernière année de lycée. C’est vrai que ça manquait pour les rendre encore plus détestables.

J’annonce tout de suite que si je reste, ce sera pour les voir y passer les uns après les autres et m’en délecter. En attendant, il faut les voir se draguer, se rouler des pelles, se coller, se la jouer sexy et angoisser de l’arrivée d’un nouveau dans leur classe. Oh, pas n’importe qui : Robert, le type sur lequel Bret fantasmait un an plus tôt.

En attendant qu’il le sache, le narrateur essaie de nous garder devant notre écran avec l’annonce que c’est leur dernière nuit paisible. Ben j’espère bien parce que c’est long là… Malheureusement, le choix est fait de rallonger encore et toujours ce pilot : on voit donc Bret entamer une conversation avec son beau-père. Le père de Debbie serait apparemment homosexuel et prédateur avec tous les potes de sa fille, alors forcément, Bret joue avec le feu et vient le voir dans son jacuzzi. La série en profite pour nous introduire un pote du père, qui prend plein de photos sur son polaroïd. Soit ?

C’est très clairement l’amant du père de Debbie, qui a aussi une relation cheloue avec la femme de celui-ci. La mère de Debbie se drogue autant que sa fille et est défoncée, mais pas naïve : elle sait que son mari drague des mecs et demande donc à Bret de tout lui raconter.

Dans tout ça, Bret met longtemps à rejoindre sa copine dans sa chambre. Debbie peut donc encore se droguer dans sa chambre digne d’une Barbie et l’attendre en répondant à des appels anonymes au téléphone. Cela n’empêche pas la scène la plus gênante qui soit avec Bret qui lui fait un strip-tease.

Alors que Bret couche avec Debbie, on nous révèle que loin de cette relation publique, il mène aussi une vie secrète pendant laquelle il couche avec Matt Kellner. On ne sait pas bien qui est son amant, mais il a l’air plus heureux avec lui. Par contre, putain, ça en fait des fantasmes à vivre pour un seul personnage. Finalement, c’est pire que Riverdale.

S’il semblait heureux au lit, dès qu’ils se mettent à parler, Bret change d’avis. Il explique à Matt qu’il pense qu’il vaut mieux arrêter de coucher ensemble, puis le regarde chercher de quoi se droguer. Bret se demande tout de même pourquoi les poissons de Matt ont disparu de l’aquarium – mais Matt n’a pas l’air de s’en préoccuper plus que ça. Qu’est-ce que c’est que cette série ? Il s’en fout même de la disparition de son chat. Bon, d’accord. Un serial killer qui fait disparaître les animaux de compagnie, c’est noté.

Le lendemain matin, c’est le premier jour de l’année pour les terminales. Bret commence la journée en se masturbant, évidemment, tandis que deux de ses camarades sont en train de retrouver un cadavre exposé sur le court de tennis du lycée. Enfin. La chronologie n’est pas claire : quand Bret regarde la télé, il est dit que la découverte du corps date de la veille. Est-ce que ça peut être mal écrit à ce point ? Peut-être, en vrai, on ne sait jamais.

Bret se rend tout de même au lycée pour découvrir que la statue a aussi été abîmée – avec plein de sang dessus. Il serait temps d’en finir avec ce pilot, mais non, on nous propose 50 minutes. Quelle joie. Bret passe sa journée le plus normalement du monde, en papotant avec ses potes et en matant les mecs autour de lui.

Il est tout de même promis que la journée sera différente des autres et qu’ils auront peur. Il est donc temps d’avancer vers autre chose : l’arrivée de Robert au lycée. Bret est évidemment ravi de voir arriver le type du cinéma, mais il le trouve très bizarre quand celui-ci lui ment. Bret insiste pour dire qu’il l’a vu au cinéma un an plus tôt, donne plein de détails et… non, sérieux, c’est pas possible ? Il est censé être dans le placard, on a connu plus discret comme move pour y rester. En plus, Robert n’a pas l’air de vouloir y rester, à directement parler avec un autre type que Bret avait repéré et à lui faire des bisous de loin là. C’est censé être excitant ? un fantasme ? Pitié.

La scène suivante voir Bret surveiller une conversation entre Robert et Matt. Ben décidément, il va tous se les taper ou quoi ? Ce n’est que le premier épisode, alors non. On va juste suivre une course poursuite pas bien passionnante en voiture entre Bret et Robert. J’ai l’impression d’être dans Le cœur a ses raisons avec ces noms. Au départ, Bret suit donc discrètement la voiture de Robert, mais ça termine en excès de vitesse certain et en course poursuite.

Bret est mauvais, bien sûr, double donc celui qu’il suivait, puis se fait rentrer dedans par lui. Cela semble faire rire Robert de taper volontairement dans le cul de Bret – eh, je ne parle que de voiture, voyons. La scène est tellement bizarre. En plus, Bret réussit finalement à s’en tirer, mais recommence aussitôt à stalker Robert quand il le croise au supermarché.

Ils finissent par se parler pour mieux permettre à Robert de continuer à jouer avec Bret. Il lui pose donc des questions d’hétéro alors qu’il est à peu près clair qu’il ne l’est pas. Tout ça nous mène au cliffhanger qu’on a vu arriver depuis un moment : Bret rentre chez lui et apprend à la télévision qu’il y a un serial killer qui frappe dans sa petite ville de Los Angeles (lol). Sa spécificité ? Il dépèce des animaux pour mieux en mettre des parties sur ses victimes. C’est original, mais est-ce suffisant pour donner envie de rester ?

Apparemment, non. Du coup, on nous rajoute le fait que Bret reçoive un coup de fil mystérieux avec quelqu’un hurlant à l’aide. Pff.

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The Shards (S01)

De quoi ça parle ?

Aucune idée, en fait. Le synopsis du premier épisode nous dit qu’une série de crimes coïncide avec l’arrivé d’un nouvel étudiant – mais il s’avère qu’ils sont au lycée.

Ce que j’en attends

Absolument rien. Disons que Disney + m’a fait un peu de forcing dessus, que c’est facile d’accès, que c’est vendu comme la série de l’été alors qu’on est déjà mi-août et que je n’ai plus rien en cours de diffusion. Je pourrais bien sûr en profiter pour ne me concentrer que sur les saisons à terminer, mais où serait le fun de me mettre à jour ?

Alors que les températures remontent encore, je me lance donc dans cette série dont je ne sais pas grand-chose. Elle me paraît un peu survendue, mais bon, un gros budget en ce moment, je prends. Elle est dans mon radar depuis près d’un mois, alors pourquoi pas ? La raison est simple, pourtant : c’est une série de Ryan Murphy. J’ai vu ça à la fin du premier épisode et ça éclaire tellement tout ce que j’ai détesté… Je n’ai plus qu’à me décider : soit je continue pour en faire mon meilleur hate watch, soit j’abandonne tout de suite sachant que je vais détester et être frustré par la fin de merde (parce que Ryan Murphy ne sait pas écrire des fins quoiqu’il…)

Note moyenne de la saison : –/20 

The Shards – S01E01 – Pilot – 08/20

Oh la déception ! Je pensais vraiment que ça pourrait être ma bonne découverte du mois d’août, mais c’est une catastrophe. Déjà, je m’attendais à une série sur des étudiants – au sens à la fac – et ça se passe…

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9-1-1 Nashville – S01E14 – Hard Knox – 14/20

Je ne suis pas totalement convaincu par cet épisode, mais il fonctionne tout de même après une longue pause dans mon visionnage. En fait, il me rappelle surtout que ce spin-off repose énormément sur sa formule soapesque. Les interventions sont un plus, mais clairement pas ce qui fait rester.

Spoilers

Ryan et Samantha ont du chemin à faire pour renforcer leur couple.


Should we? Here goes nothing.

Si j’ai bien une tradition au mois d’août, c’est de reprendre les saisons non terminées de 9-1-1 pour être à jour à la rentrée. Comme la saison 1 de ce spin-off est dispo sur Disney +, je n’ai aucune raison de déroger à la tradition, et me voici donc pour voir enfin les cinq derniers épisodes qu’il me manque – en espérant que ça reparte vers du mieux après des déceptions avant de mettre en pause mon visionnage.

C’est mal barré quand la première scène voit la conseillère conjugale de Sam et Ryan les faire culpabiliser de ne pas avoir couché ensemble ces trente derniers jours. C’est bien connu qu’un couple ne tient que par le sexe. Tss.

Bref, comme ils doivent absolument reconnecter et qu’ils s’en rendent compte suite à une intervention où Ryan finit à l’hôpital – sans blessure grave – ils suivent tout de même le conseil de cette psy. Ils partent donc en « vacances » improvisée. Ils tombent sur un couple très heureux de vivre en mode avion, mais eux ne peuvent pas le faire, parce qu’ils ont des jobs essentiels. J’entends. Faut juste pas déconner : par la suite, on a un montage où ils passent tout leur temps à négliger l’autre pour le boulot. Je veux dire, le travail, c’est prenant ; le portable, aussi. J’entends. M’enfin, on trouve du temps pour l’autre, en vrai. Et surtout, je ne peux pas croire qu’ils soient toujours en décalage comme ça.

Cependant, le montage était amusant. Je m’attendais tellement à ce que ça tourne au vinaigre avec une urgence médicale, mais finalement, non. Pas immédiatement, en tout cas. Bien sûr, ça finit par arriver le lendemain quand ils font une randonnée et qu’un couple a besoin d’aide à 400 mètres d’eux. Un couple ? Celui avec lequel ils ont sympathisé, bien sûr.

Monsieur et Madame Parfaits ne le sont pas tant que ça : le mari tente de tuer « accidentellement » sa femme pour récupérer son assurance-vie comme il l’a fait avec son ex-femme. Ben super. En soi, pourquoi pas, surtout que c’est une bonne idée de montrer qu’en coulisses, tout n’est pas rose dans la vie des couples prétendant que tout va bien. Par contre, que l’opérateur balance au téléphone à Ryan de répéter qu’il pense qu’il s’agit d’un homicide sans donner le code pour ça… Ridicule. Ridicule aussi que Ryan soit aussi fort qu’un flic.

Finalement, l’adrénaline fonctionne bien et redonne du piquant au couple de Ryan et Sam. Eux qui s’inquiétaient et ne couchaient plus ensemble finissent l’épisode plus amoureux que jamais, baisant comme des lapins si on en croit ce qu’ils disent à la psy : en gros, leur solution est de se retrouver en travaillant ensemble. Cela se tient, malgré les inquiétudes de la psy. Moi, ce qui m’inquièterait, c’est surtout qu’ils n’arrêtent plus du tout de travailler au sens où le corps a besoin de repos, mais soit.

Pendant ce temps, Blythe organise un gala et se trouve forcée d’embaucher Dixie. C’est n’importe quoi : Blue lui rappelle que Dixie chante aussi bien que la chanteuse qui vient d’annuler au dernier moment. La meuf est censée être en soin post-op, faut arrêter de nous faire croire que c’est possible de guérir si vite.

Après, c’est intéressant car ça donne une scène où les deux femmes enterrent la hache de guerre. Je ne crois pas un seul instant que ça durera, mais pour l’instant, ça me va bien. Cela permet au gala de se dérouler comme prévu, à Roxxie de nous révéler qu’elle a une copine (est-ce qu’on savait et j’ai oublié ?) et à Dixxie de draguer le père de Blythe. J’ai trouvé ça drôle au départ, mais le fait que ça se termine ensuite avec Dixxie complètement bourrée, ça m’a soulé.

En plus, que l’alcool permette de faire des révélations, je peux comprendre, mais là, Blythe insiste tellement que Dixxie devrait se rendre compte qu’elle en dit trop. Elle révèle en effet à Blythe qu’elle a menti à Don en lui disant qu’elle prenait la pilule : elle a donc volontairement eu Blue pour qu’il reste avec elle. En vain, donc. Comme c’est Blythe, elle se précipite pour le répéter à Don.

C’est triste, parce qu’il tombe aussitôt dans le pire schéma : il reproche à Dixxie d’avoir menti et l’avoir manipulé depuis des années. J’entends le reproche, mais que sa décision soit de ne plus du tout lui parler et de la virer de sa vie, c’est complètement con. Je n’ai pas aimé cette partie de l’épisode.

La série profite aussi du gala pour nous faire une scène où Taylor et Blue sont officiellement en couple aux yeux de tous – et de Blythe. Cela semble tout de même un peu forcé et l’alchimie n’est pas forcément là entre eux, je me demande où c’est supposé aller cette histoire.

Autrement, on ne suit qu’une intervention et elle est un peu flippante : une femme meure au travail et reste cinq jours au moins dans son bureau sans que personne ne s’en rende compte. C’est terrible, parce que c’est le genre de situation over the top qui ne l’est peut-être pas tant que ça. Bon, après, le cadavre qui tombe et fait exploser plein de liquides corporels, c’est over the top et ça n’arrive pas, fort heureusement.

En tout cas, ça fait une sacrée anecdote à raconter à la prochaine soirée pour tous ses collègues. Pour ne rien arranger, il y a aussi une autre collègue qui se cogne la tête dans le choc et le chaos qui suit l’explosion de la collègue morte. Non, franchement, c’est le truc que je vais retenir de l’épisode alors que ça ne sert à rien dans la série ; c’est dingue. Enfin, c’est du pur 9-1-1.

C’est une bonne manière de justifier aussi le salaire de Samantha à ce stade : le personnage revient pour opérer cette seconde collègue. La vérité est toutefois que ces situations ne sont pas ce qui m’intéressent le plus dans cette série : le drama soapesque fonctionne plus sur moi, je crois.

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Widow’s Bay – S01E10 – We Hope You Enjoyed Your Trip – 18/20

J’avais deviné une partie des twists de l’épisode sans m’attendre à ce que ça arrive pour autant et la fin m’a laissé vraiment convaincu par ce que proposait cette saison. Ce n’est pas suffisant pour mettre un terme à la série, mais on sent bien que la saison 1 a raconté ce qu’elle voulait. Il n’y a plus qu’à espérer pour une suite rapide et bien écrite, histoire de clarifier les zones d’ombre qu’il nous reste – en grand nombre.

Spoilers 

Les premiers touristes arrivant, Tom doit prouver que c’est safe de se baigner. Mais est-ce que ça l’est vraiment ?

We’ve weathered storms together before, haven’t we ?

Dingue de me dire que c’est déjà la fin de saison. C’est passé vite, mais cet épisode va prendre un peu plus de temps pour tout conclure, puisqu’il dure pas moins de 48 minutes. C’est beaucoup. On commence en toute logique par Tom, mais on le voit faire des recherches dans les dossiers et ça me laisse tout de même perplexe.

Une fois que c’est fait, il se rend chez Ruth, comme je l’imaginais. Patricia essaie encore de le stopper à la radio, mais c’est en vain. Tom frappe donc à la porte de Ruth, en vain. Il finit par entrer sans y être invité et la retrouve… en train de faire son sport. Au top de la forme, la mamie ! Elle est touchée de voir que Tom pense à elle et veut la ramener à l’abri ; il improvise en lui disant que c’est trop tard pour rejoindre l’abri et se prépare à la tuer. Il n’est pas évident de prendre la décision pour autant. Certes, elle est à moitié sourde et pas très utile à la mairie, mais elle a aussi le cœur sur la main.

Il se rend compte que son calendrier est plein d’activités et qu’elle est généreuse. Pour se dédouaner, il se met à douter des recherches de Rosemary, mais il le fait dans la salle de bain où il est avec les médicaments de Ruth. Ses recherches dans les dossiers médicaux du médecin lui permettent de savoir comment la droguer, au moins. Cela prend plus de temps que prévu quand elle lui fait un thé qui infuse durant 27 minutes et l’entraîne dans une visite guidée de sa maison. Ma foi, les scénaristes savent comment gagner du temps et rendre Ruth sympathique.

Elle montre aussi de vieilles photos à Tom, histoire qu’il apprenne que tout le monde dans sa vie est décédé ou que la maison a été construite par ses parents. Bien qu’elle soit pleine de vie et rayonnante, il tente alors de la convaincre de commettre un suicide, tout de même. Plus exactement, il essaie de savoir ce qu’elle ferait face au dilemme du train – et il veut se dédouaner en ayant son approbation pour la tuer.

Malheureusement, elle n’a pas la réponse qu’il espère : elle ne prendrait pas la décision de tuer quelqu’un, même si ça pouvait sauver plein d’autres gens. Elle est tellement mignonne et généreuse, c’est terrible pour lui de se retrouver à vouloir la tuer – et terrible pour nous aussi, parce qu’on ne sait pas comment l’épisode va se terminer, ni comment on veut qu’il se termine. Je suis content du choix des scénaristes d’avoir fait de Ruth la dernière de la lignée cependant.

C’est confirmé quand Tom retrouve la broche de Frances dans les affaires de Ruth. Il se décide donc à la tuer en l’empoisonnant et je trouve ça triste qu’on nous fasse un gros plan sur son frigo avec une photo d’Evan au même moment. Pris de remords, Tom se confie ensuite à Ruth sur sa culpabilité d’avoir amené des gens sur l’île, mais pendant qu’il parle, il se rend compte qu’elle ne réagit plus du tout. Elle n’est pas morte pour autant…

Ma théorie à ce stade est que, comme Richard, elle se retrouve à ne pas pouvoir mourir sur l’île, puis qu’elle est la dernière de la lignée. Tom est en tout cas forcé de prendre des décisions plus radicales : il décide donc de l’étouffer avec un coussin, rien que ça. Ce n’est pas évident comme décision. Au moment de la tuer, il est interrompu par une révélation inattendue : Ruth est tombée enceinte d’un homme marié.

Elle a accouché et a fini par lui donner la fille pour qu’il l’élève avec sa femme. La série prend alors la direction à laquelle je m’attendais : sa fille est morte, mais il s’agissait de Lauren. La mère d’Evan, l’ex-femme de Tom. C’était sûr et certain que ce serait Evan le dernier descendant. Tom ne pourra jamais le tuer et ça déplace le problème exactement comme il faut. C’est beau de voir Tom se rendre compte qu’il a fait bien de la merde.

Dans l’abri, Patricia fait la liste des vivres qui ne suffisent pas du tout pour 137 personnes réfugiés. Les esprits s’échauffent, l’électricité commence à manquer et ça ne donne pas envie d’être dans ce bunker. Il y en a une qui doit avoir encore plus envie de partir : Chelle, la femme du shérif. Elle se fait examiner par le vieux médecin de l’île qui informe le futur père que le bébé est sur le point de naître. À quoi bon prévenir la mère, hein ? Le shérif se met à stresser et souhaite parler à Tom, mais bon, celui-ci est occupé ailleurs. Il le cherche et finit par comprendre que quelque chose ne tourne pas rond.

De son côté, Patricia demande à un employé de la mairie de trouver de quoi divertir tout le monde. À la recherche de jeux de société, il trouve une pellicule de vieux film particulièrement angoissante : un homme tout sourire félicite et remercie les sélectionnés de se sacrifier pour le bien-être de Widow’s Bay. Il y a tant d’histoires perchées et effrayantes sur cette île !

Il a la bonne idée de ne pas montrer tout ça aux gens, c’est déjà ça. Il faut dire que les survivants de l’abri sont un peu occupés à se révolter quand on leur sert de la nourriture pourrie. Il manque de vivres et ça tourne vite à l’émeute, tout ça. Au milieu de tout ça, le shérif apprend ce que Tom est en train de faire et ne l’approuve pas. Il quitte femme et enfant pour rejoindre Ruth et Tom – et la tempête ne semble plus inquiéter personne quand bien même une tornade a emporté le shaman, hein.

Pendant ce temps, l’employé continue de regarder les vidéos et apprend beaucoup de choses sur l’île : ainsi donc, il est expliqué que pour chaque coup de cloche sonné par l’Eglise, il faut sacrifier une personne. Le monstre qu’est l’île se nourrit de la peur des sacrifiés, en plus. C’est d’autant plus dérangeant que dans la pièce d’à côté, l’émeute continue et est interrompue par un message sur haut-parleur qui date de la même époque. On dit de ne pas paniquer, mais bon, c’est la panique ; panique encore plus forte quand Dale, l’employé de la mairie, hurle qu’ils sont piégés.

Sinon, j’oublie une partie de l’épisode, tout de même. Avant l’émeute et au dans son coin de l’abri, Evan passe du bon temps avec sa copine, mais aussi avec PJ. Ce dernier est si con qu’il trouve un moyen de fuir l’abri et entraîne ses potes avec lui. Evan est assez intelligent pour savoir que c’est une connerie, mais il se laisse embarquer quand sa copine est convaincue par la promesse d’un joint. Oh non, y a pas à être si idiot ! Au moins, il gagne un baiser de sa copine, c’est déjà ça.

Par contre, ces abrutis fouillent l’abri et finissent par tomber sur la chambre de torture de Richard. La copine ne trouve rien de mieux à faire que de s’asseoir directement sur la chaise. Ils sont surpris par un employé de la mairie qui les vire de la pièce, mais se retrouve alors enfermé par PJ. Plus exactement, PJ ferme la porte qui se verrouille d’elle-même ensuite.

Le problème, c’est que PJ et la copine d’Evan se barrent, alors que PJ est un peu plus humain. Il reste en arrière pour tenter de libérer l’homme, en vain. Il l’entend hurler, et c’est tout. Quand la porte se rouvre, l’homme n’est plus là. Evan décide donc de se barrer.

Au même moment, le shérif – Bechir, si j’ai bien entendu – arrive chez Ruth et… lui tire dessus. Tom venait de se décider à l’emmener chez le médecin, comprenant bien que de toute manière, elle n’était pas la dernière descendante. Il est terrifié de la voir mourir et hurle la vérité au shérif, se retenant tout de même de lui dire que c’est son fils le dernier de la lignée.

Pourtant, même si Evan est encore en vie, la tempête s’arrête soudainement. Patricia et Wyck sont sûrs que Tom a tué Ruth, mais ce n’est pas le cas. C’est même pire que ça : Ruth est encore en vie après avoir pris une balle. On se doute bien qu’elle ne survivra pas longtemps, cependant. En fin d’épisode, tout semble réglé et apaisé quand Tom balance le collier de Frances à la mer… mais les cloches de l’Eglise sonnent à nouveau. Huit fois.

C’est une fois de moins que dans l’épisode 2, et ça veut quand même dire que l’île – ou le monstre sous l’île – réclame à présent huit vies supplémentaires pour s’apaiser. Avec un tel appétit, pas étonnant que l’île connaisse une histoire si sanglante et pleine de disparus.

EN BREF

C’est une très bonne première saison, vraiment solide par son originalité, sa propension à s’appuyer correctement sur des légendes urbaines et son envie de présenter une histoire qui peut faire froid dans le dos. Pour autant, ça n’est pas un coup de cœur complet pour ma part : je trouve que trop de questions sont oubliés en route et que pour une série qui sait très bien ce qu’elle veut raconter, elle ouvre de fausses pistes un temps. Pire que tout, j’ai vraiment l’impression qu’elle gagnerait à avoir plus d’épisodes pour développer plein d’aspects qui restent à la surface.

Ceci dit, avec davantage d’épisodes, elle serait probablement encore plus prévisible que ce qu’elle était déjà. Et puis, c’est facile de critiquer, mais en vrai, c’est une série très bien écrite, très bien interprétée et très bien… réussie. Il faut savoir se contenter de ce qu’on a et recoller les morceaux soi-même, je suppose.

Ainsi, j’attends la saison 2 (la série a été renouvelée juste avant la diffusion de l’épisode 10) pour avoir confirmation que les huit coups sonnés en fin de saison sont bien un appel à huit nouveaux sacrifices – et confirmation que la tempête s’est arrêtée car il y a eu un sacrifice dans cet épisode final. J’aimerais bien savoir si le shérif est papa, aussi. Et avoir plus d’infos sur le passé de Patricia ou les nombreux massacres qui ont eu lieu sur cette île. Il y a tant à développer, encore !

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