Synopsis : Nick Fury découvre qu’un nombre incalculable de Skrulls, des extraterrestres capables de se transformer en êtres humains, ont infiltré la Terre. Il cherche alors à démasquer les Skrulls et empêcher une invasion secrète qui pourrait changer le cours de l’histoire.
Pour commencer, laissez-moi vous dire à quel point je suis excité à l’idée de me plonger enfin dans la série ! J’ai l’impression de l’avoir attendue pendant un siècle au moins, probablement parce qu’au départ, j’espérais qu’elle pourrait marquer le retour de Daisy Johnson dans le MCU. Franchement, ils ont bien annoncé Nick Fury et Maria Hill, alors pourquoi pas une actrice d’Agents of S.H.I.E.L.D, hein ? Ce serait cohérent… faites la revenir en tant que Skrull infiltré s’il faut !
Bref, vous aurez compris, j’attendais la série pour de mauvaises raisons – même si Maria Hill est une bonne raison. J’ai lu les comics il y a quelques années, le matériel de base est excellent et peut permettre à la série d’être vraiment top. Je veux dire : des super-héros, des extraterrestres qui se prennent pour des humains et des conspirations secrètes, c’est le cocktail parfait pour une dose d’action et de mystère.
Et bien sûr, je suis curieux de voir comment la série Secret Invasion se connectera ensuite à l’univers cinématographique Marvel. Les liens avec d’autres films et séries de la franchise sont franchement attendus à ce stade, même si je sais bien que pour le moment, les séries ont plutôt tendance à avoir leur indépendance par rapport aux films, pour ne pas trop désavantager les fans qui ne regardent que les films.
La série a de grosses ambitions et elle le fait savoir dès son premier épisode, mais parfois un peu trop lourdement pour que ce soit une réussite à 100%. L’épisode est captivant, tout en réussissant aussi à m’énerver par moments à cause de lenteur, d’intrigues un brin prévisibles ou de décisions qui s’éloignent trop des comics…
Les intrigues se superposent, les mensonges, les manipulations, les identités secrètes se croisent ; la série tient réellement ses promesses… pas comme ses personnages, donc. Je suis plutôt satisfait de ce que propose la série : elle a vite mis en place son univers et ses enjeux, et ça fonctionne de manière plutôt fluide pour le moment.…
Je suis très clairement déçu par cet épisode parce qu’il n’a pas du tout réussi à me surprendre : tout y était prévisible, et le peu qui ne l’était pas était décevant parce que j’attendais de meilleures idées à la place. En plus, plus les épisodes passent, moins j’aime les personnages, ce qui est tout de…
Une fois n’est pas coutume, cet épisode m’a laissé avec des sentiments mitigés. J’ai été déçu par la durée de l’épisode, trop court, et par le traitement superficiel de certains dilemmes internes des personnages. Les révélations étaient prévisibles ou mal amenées, ce qui a enlevé une part de surprise. Cependant, j’ai apprécié les scènes d’action…
J’ai vraiment envie d’aimer la série, mais cet épisode est tout simplement mal écrit et était le pire jusqu’à présent. C’est vraiment simple, on nous affirme des choses dans certaines scènes qui sont contredites dans d’autres (parfois avant, parfois après) ; on fait des économies d’effets spéciaux et on prend des décisions qui sont incohérentes avec…
Pour le final comme pour le reste de la saison, je suis bien resté sur ma faim. Je trouve que la série est passée totalement à côté de ce que les comics proposaient et n’est finalement qu’un divertissement plutôt moyen, avec des problèmes de cohérence parfois et surtout trop peu d’épisodes pour nous faire accrocher…
La série a de grosses ambitions et elle le fait savoir dès son premier épisode, mais parfois un peu trop lourdement pour que ce soit une réussite à 100%. L’épisode est captivant, tout en réussissant aussi à m’énerver par moments à cause de lenteur, d’intrigues un brin prévisibles ou de décisions qui s’éloignent trop des comics pour que ça me fasse vraiment plaisir. Bref, du divertissement solide, mais pas un coup de cœur pour le moment.
Spoilers
Les Skrulls qui envahissent la Terre : théorie du complot ou réalité ?
Imagine a world where information can’t be trusted. Not very hard, is it ?
54 minutes (bon, le générique doit durer dix minutes, allez) et un générique « Marvel Studios » qui n’a pas la petite musique que j’attendais impatiemment, la série commence bien mal. Je lui accorde tout de même ma confiance pour la suite, j’ai vraiment envie qu’elle soit top. Je suis sûr qu’elle peut l’être.
La première scène est excellente, au moins ! Le principe de la voix off, c’est lourd et déjà vu, mais eh, une série qui commence sur la désinformation et qui va à peine plus loin que la réalité en nous présentant une théorie du complot où des humains seraient des aliens, c’est exactement ce que j’attendais ! Je veux une série qui remette en question tout ce qu’on pense savoir du MCU, moi ! C’est ce qu’il s’est passé dans les comics, après tout.
La scène d’introduction est excellente pour nous présenter ce que la série souhaite raconter : on nous expose donc un Ross qui se rend chez l’Agent Prescod pour découvrir qu’il a le cerveau allumé. J’en profite pour rappeler que Ross est un agent de la CIA. Dans Civil War, il était chargé de superviser les activités de l’équipe des Avengers et il était impliqué dans la mise en place des fameux Accords de Sokovie. Il devient ensuite un allié de T’Challa contre Killmonger, puis contre Thanos dans Infinity War. On ne l’avait pas revu depuis.
Franchement, Prescod a l’air d’un complotiste à peine plus sain d’esprit qu’un Ben Stone de Manifest quand on le rencontre… mais je suis à peu près sûr qu’il se confie à la mauvaise personne.
En effet, alors qu’il expose sa théorie à Ross et souhaite qu’il contacte Fury, il était juste évident qu’il avait affaire à un Skrull. Et si j’exposais à mon tour sa théorie : Prescod est sûr et certain que les Skrull envahissent petit à petit la Terre et qu’ils souhaitent que la planète promise par Fury et Captain Marvel soit la Terre, justement. C’est bien pensé, je trouve, et ça fait le lien avec le reste du MCU assez facilement.
On est loin d’une ambiance super-héros cependant. Au contraire, ces premières scènes en Russie ont plus à voir avec la série d’espionnage qu’autre chose… Cela dit, ça me plaît bien. Je disais que je manquais de séries d’espionnage il y a à peine deux mois et maintenant, j’ai l’impression que je ne regarde plus que ça.
On plonge rapidement dans l’action malgré tout, avec un Ross qui se fait attaquer par Prescod quand ce dernier comprend qu’il est en train de se fier à un Skrull ennemi plutôt qu’à un allié comme il le pensait. C’est dommage, ça. Ross, dont on n’est toujours pas sûr de l’identité, finit par se débarrasser de Prescod et s’enfuit avec la preuve qu’il devait montrer à Fury.
Pas de bol pour lui, il est rapidement pris en chasse par un homme qu’on ne connaît pas. C’est là qu’on bascule dans l’action, avec un Ross qui fait appel à Maria Hill pour obtenir une extraction. Quel plaisir de retrouver Cobie Smulders ! La course poursuite est efficace, bien qu’un peu longuette, grâce à une réalisation bien foutue, je trouve. Et puis, sa conclusion m’a fait rire, avec Ross qui se foire sur un move que tous les héros de films d’action se sentent forcés d’effectuer un jour ou l’autre.
Alors que Ross s’écrase juste devant la voiture de Maria Hill, l’homme qui le poursuit s’avère finalement être Talos. Un Skrull donc, et pas n’importe lequel : leur leader cherchant une nouvelle planète suite à la destruction de la sienne par les Kree. Maria Hill lui fait totalement confiance… et elle fait bien ! Ross n’est pas l’allié qu’elle pensait, il s’agit bien d’un Skrull. Oups !
Le générique est beaucoup trop long. J’aime les génériques pourtant, mais là, faut pas abuser, c’était long. La musique manque d’épique – même si je suis sûr que d’ici le dernier épisode, je vais être fan – et les images… Bon, j’ai eu l’impression que l’ensemble était produit par une AI de la première génération, avec des visages flous et tout. Je sais que c’est fait exprès pour présenter les thématiques de la série, avec la thématique du changement d’identité, de l’incertitude sur les identités des gens et sur les alliances avec les extraterrestres, mais… Je sais pas, ça n’a pas été aussi cool que ce que j’attendais.
Après le générique, nous voyons Nick Fury revenir enfin sur Terre et… pfiou, j’ai eu besoin d’un peu de révisions, alors je vous les offre aussi si besoin. Nick Fury a été vu pour la dernière fois dans l’espace à la fin de Spider-Man: Far From Home. Dans la scène post-générique, il est révélé que les versions de Nick Fury et Maria Hill que nous avons vues tout au long du film étaient en réalité des Skrulls – Fury étant interprété par Talos. Le vrai Nick Fury est montré sur un vaisseau spatial quelque part dans l’espace, travaillant avec les Skrulls. Il est généralement admis qu’il travaille avec les Skrulls pour une raison ou une autre, probablement liée à la sécurité de la Terre et à la préparation à de futures menaces.
De retour sur Terre, donc, Fury est accueilli par Maria Hill, qui est donc revenue avant lui, sans qu’on ne sache exactement pourquoi. Elle n’hésite pas un instant à le ramener auprès de Talos et ni l’un ni l’autre ne semble vérifier l’identité de l’autre. Talos ne cherche pas non plus à le faire alors même que toute l’intrigue semble tourner autour de cette idée de l’incertitude de qui est qui… C’est abusé.
On va dire que le fait que Fury ne demande pas qui est Soren prouve qu’il le connaît bien et que c’est bien lui ? Soren ? Eh, la femme de Talos. J’aurais dû réviser en regardant Captain Marvel avant. Cela dit, Talos n’a pas trop envie de parler de Soren, préférant parler de Fury et de la promesse qu’il n’arrive pas à tenir.
En effet, cela fait près de trente ans qu’il est censé offrir une planète aux Skrulls. Certes, il a disparu pendant cinq ans, mais tout de même, ça ne fait pas tout. Entre son absence, la disparition de Captain Marvel et G’iah, la fille de Talos qui avait disparu aussi, Talos s’est retrouvé seul. Gravik, aussi.
Gravik ? C’est un Skrull d’extrême droite, en gros. Je simplifie beaucoup : c’est un Skrull radical et extrémiste qui souhaite envahir la Terre. Pour se faire, son action est simple : il planifie des attentats, en faisant en sorte de monter les grandes puissances les unes contre les autres – et plus précisément dans cet épisode, en essayant de provoquer une guerre entre la Russie et les USA. Rien de bien compliqué.
C’est problématique, par contre : malgré la mort du faux Ross, il est possible que l’attentat puisse avoir lieu tout de même. Le but de Fury est à présent d’interrompre cet attentat coûte que coûte. Au moins, l’enjeu de la série est clair : en cas d’attentat, on risque de se retrouver avec la disparition de l’humanité.
Pourquoi pas. Le problème, c’est que Fury se fait enlever avant d’avoir l’occasion de faire quoique ce soit en Russie. Sans surprise. Il est enlevé par Sonya – je n’aime pas beaucoup l’actrice et je ne comprends pas trop qui est le personnage pour l’instant. Elle est clairement riche et très bien renseignée, bien plus que Fury. Elle est aussi plus réactive que le Fury qui revient sur Terre. Je suis d’accord avec elle, en vrai : Fury ne semble pas faire le poids face à ce qu’il se prépare.
S’il n’a pas été capable de voir les hommes de Sonya venir pour l’enlever, il ne sera probablement pas capable de faire face à Gravik. Pourtant, il est capable de poser une caméra sans même qu’elle ne s’en rende compte, donc elle n’est peut-être pas réveillée elle-même. Grâce à cette caméra espion, Talos, Hill et Fury peuvent apprendre quelques infos de plus et savoir exactement ce qu’il se passe dans le camp adverse. En effet, Sonya est leur ennemie désormais : elle veut battre Gravik en premier… Bon. Est-ce vraiment quelque chose de mauvais ?
En tout cas, nos héros veulent la battre sur son terrain de jeu et être les premiers à se rendre sur les lieux de l’action qu’elle semble vouloir mettre en place pour arrêter Gravik, en interceptant un échange de bombes. Et ils le font avec plaisir.
Pendant ce temps à 300 km de Moscou, un camp militaire semble diriger par Emilia Clarke. Celle-ci a été castée pour jouer G’iah, et on comprend donc bien vite qu’il s’agit en fait d’un camp protégé par des militaires mais étant en fait un refuge pour les Skrulls. Les scénaristes ne se sont pas pris la tête et ont décidé d’appeler ça New Skrull.
Bon, le but de la scène est de nous introduire une véritable ville Skrull aux allures post-apocalyptique en plein milieu de la Russie, donc. G’iah accueille ainsi un nouveau réfugié, nommé Beto, qui n’en revient pas de tout ce qu’il voit sur place : des produits Skrull partout, des visages Skrull, de la nourriture Skrull. C’est magnifique.
L’arrivée de Beto nous permet d’avoir une introduction assez claire de ce qu’il se passe et de ce qu’on doit savoir : G’iah annonce donc à Beto que tous les Skrulls ont interdiction de quitter les lieux, à moins d’être fidèle à Gravik et d’être capable de le prouver en acceptant de se battre pour lui. On nous confirme bien vite les craintes complotistes de Prescod aussi : G’iah se rend ensuite dans un lieu encore plus top secret où elle peut voir un activiste de « Americans against Russia » se faire voler son identité et ses souvenirs par un Skrull. Oups.
G’iah se voit ensuite confier une mission à laquelle on ne comprend rien pour l’instant : elle doit aller chercher des documents auprès d’un autre Skrull et les récupérer pour les transmettre à quelqu’un. On ne fait pas plus série d’espionnage que ça, franchement. Bien sûr, on comprend assez vite que cette mission est exactement le lieu de l’action dont Fury, Hill et Talos parlaient juste avant.
Ainsi, elle récupère des documents pour mieux être poursuivis, à pied, par une Maria Hill qui ne donne pas son nom par radio tandis que Fury et Talos interrogent le Skrull avec qui elle a négocié. Ils pensent pourtant être arrivés à temps, mais l’alien gagne en plus plein de temps pour permettre à G’iah de s’enfuir. C’est énervant.
Finalement, Talos finit par s’attaquer au Skrull et comprendre qu’il en est un. Cela nous lance dans une petite scène d’action bien fichue – mieux fichue en tout cas que ce à quoi on a eu droit jusque-là (un pénible interrogatoire) – et avec un peu d’humour bien senti. Malheureusement, cela se termine par un Fury obligé de tuer le Skrull devant Talos. Et si c’était pour sauver la vie de Talos, ça n’empêche pas que ça semble faire chier Talos de perdre un de ses hommes.
Cela ne l’empêche pas de partir ensuite à la recherche de Maria Hill. Celle-ci poursuit G’iah pendant un moment avant de se faire repérer et mettre K.O par la Skrull. Heureusement, Talos arrive à temps pour reprendre la chasse et découvrir qu’il a affaire à sa fille.
C’est supposé être une surprise à ce stade, je crois, mais bon, on le savait dès le départ, parce que les annonces de casting ne sont pas bien discrètes. Par contre, G’iah refuse de donner à son père les bombes qu’elle a avec elle, c’est évident. C’est bien dommage : l’attentat risque de pouvoir avoir lieu. Talos avait pourtant une bonne bombe à disposition lui aussi : il apprend à sa fille la mort de sa mère en lui donnant ses derniers mots (« retrouve G’iah ») sans le moindre avertissement. Au secours. G’iah parvient donc à s’enfuir, pour mieux aller pleurer dans un coin.
Bon, sinon, terminons par un petit point foutant la honte aux frères Russo… La réalisation est un vrai point fort de cet épisode, je trouve. On est loin de la médiocrité de Citadel. Ici, on a une série d’espionnage qui sait comment faire monter la tension et jouer avec des idées de plans bien pensées, une musique bien utilisée et des acteurs bien placés. Les chorégraphies de combat sont simples pour le moment, mais c’est logique puisque les personnages ne sont pas des experts en combat.
De son côté, Fury décide de se rendre dans un bar, où il partage finalement un verre et une partie d’échecs avec Maria Hill. Ils ont l’air malin, chacun avec une grosse cicatrice. En tout cas, la scène est importante pour nous remettre les choses en place : Fury a abandonné la Terre suite à une crise de foi, et Maria essaie d’en savoir plus sur lui. On découvre surtout qu’elle aussi pense comme Sonya : Fury a changé depuis le claquement de doigts de Thanos et il n’est plus aussi efficace qu’avant – même dans ses parties d’échecs !
J’aime beaucoup qu’on nous prenne le temps de développer un peu les conséquences de ce que Thanos a fait. Trop de projets du MCU ont mis de côté ce qui était le meilleur cliffhanger de la décennie avec la moitié de l’humanité supprimée du MCU. Le simple fait que cet événement soit ignoré dans les séries a contribué à le mettre de côté, et chaque fois qu’on y revient – WandaVision, Black Widow… – c’est une réussite à mes yeux ! Bref, Fury est hanté par ce qu’il s’est passé et j’espère que la série permettra de savoir ce qu’il a fait exactement depuis son retour dans Endgame. En attendant, que tout le monde dise à Fury qu’il n’est pas assez préparé ne me dit rien qui vaille pour la suite… surtout quand, en parallèle, le président des États-Unis est tenu informé d’une partie bien ridicule de ce qu’il se passe : Rhodey lui annonce que Fury est parti de S.A.B.E.R sans prévenir et qu’il est en contact avec Maria Hill, sans que ni l’un ni l’autre ne puisse plus être contacté. J’imagine que c’est une piste pour la suite de la série…
En attendant, il faut en venir à la fin de ce premier épisode qui continue de nous fournir une intrigue d’espionnage plutôt classique. G’iah accepte donc de voir son père en secret pour lui indiquer ce qu’il en est de l’attentat. Le but est simple : placer des bombes dans un square et les emmener ensuite à une fête populaire. Talos fait 100% confiance à sa fille, bizarrement, mais ce n’est pas mon cas du tout. Je le sens mal cette histoire.
Le lendemain, Talos, Maria et Fury se servent pourtant des informations communiquées par G’iah pour tenter de déjouer l’attentat. G’iah est toutefois assez douée pour remettre ses sacs sans que notre trio ne soit capable de les voir. Le tout sent bon le piège, en vrai, mais ils ne semblent pas s’en douter. Alors que Maria et Talos suivent comme ils peuvent (et mal !) les sacs de bombes, en étant en plus repérés.
Ce n’est pas bien grave, de toute manière, ce n’est jamais qu’un piège. Je m’en doutais : les sacs qu’ils pourchassent sont vides. En revanche, Fury, lui suit bien un Skrull qu’il fallait suivre. C’est l’un des grands méchants de la saison qui se présente d’abord à lui sous l’apparence d’une petite fille avec un ballon reconnaissable – parce qu’il l’a déjà vu en début d’épisode.
Après plusieurs changements d’apparence, le Skrull reprend sa véritable identité et Gravik, puisque c’est lui, révèle qu’il avait le détonateur depuis le départ. Fury aurait mieux fait d’agir plus vite. Tout ça paraît tellement évitable ! Et pourtant… Les trois bombes explosent les unes après les autres. L’attentat redouté a donc lieu et risque de mener à une guerre entre USA et Russie.
Et ce n’est que le début des emmerdes, parce que Gravik prend ensuite, sans crier gare, l’apparence de Nick Fury. Il n’hésite alors pas une seconde à tirer sur Maria Hill au milieu de la foule. La pauvre ne voit rien venir, persuadée qu’elle a en face d’elle Fury jusqu’à ce qu’il lui tire dessus. Fury, le vrai, arrive à temps pour voir le Skrull envisager de lui tirer une nouvelle fois dessus.
Contre toute attente, une quatrième bombe explose et sauve au moins Maria Hill, tout en permettant au Skrull de s’enfuir. Enfin, « sauve Maria Hill », elle est très mal en point, évidemment. Putain, je suis dégoûté. Ils n’ont pas le droit de tuer Maria Hill bordel ! BORDEL ! Elle devait devenir directrice du S.H.I.E.L.D, elle l’est dans les comics ! Et… Elle meurt en voyant le vrai Fury et en lui disant que c’était lui qui l’a tuée. Mais non ! Pas Maria Hill, pas Cobie Smulders ! POURQUOI FURY L’ABANDONNE COMME CA ? Oh la. Je suis tellement énervé.
Une jolie conclusion pour un revival qui aura décidément manqué de cohérence et d’équilibre sur plein d’intrigues et de jeux d’acteurs… Mais on s’en fout, c’est UPA, personne n’attendait mieux de leur part. De mon côté, ça ne m’a pas empêché de retomber en adolescence chaque dimanche soir et de suivre la série quand je ne regarde plus rien en ce moment ; c’est donc qu’il y avait une réussite quelque part.
Spoilers
Suite au flashmob des étudiants, le spectacle est annulé.
Eh non, je sais, ça surprend : le blog n’est pas mort, et moi non plus. Je n’ai juste pas une minute à moi en cette fin d’année scolaire, et j’ai l’impression que c’est de pire en pire chaque année. Il faut dire que ça ne peut pas aller mieux alors que je m’engage dans de plus en plus de choses chaque année – professionnellement, mais aussi dans ma vie perso. Bref. Je n’allais quand même pas manquer le dernier épisode de cette saison, et je reprends mon rituel habituel pour la terminer : un épisode le dimanche soir à l’heure où je ferais mieux de me coucher. Le bonus, cette semaine, c’est que j’ai en plus la chaleur dans l’appartement, l’absence de ventilo et toujours pas de sous-titres. Les conditions idéales pour une série caliente, finalement.
Enfin caliente… On se comprend. En vrai, j’espère quand même qu’on aura une saison 2, parce qu’ils ont prouvé que l’ambiance avait bien changé en quinze ans, mais que ça fonctionnait toujours aussi bien les dramas. Et puis, je suis fan du générique, j’ai fini par m’y faire. Pfiou, cet article va être trop long, j’ai déjà rédigé tout ça avant même la fin du générique, sérieusement.
L’épisode commence par le retour de Lola qui m’a fait soupirer à peu près autant que Silvia quand elle la voit débarquer. Elles sont pourtant réconciliées, et c’est un soupir de soulagement de la voir revenir pour l’aider à faire face aux conséquences du flashmob. Alors qu’on vient de se taper un résumé de l’épisode précédent, Lola se retrouve ainsi à nous présenter son compte insta qui paraît bien répétitif avec le flashmob de ses élèves.
Elle le montre à tous en salle de classe, où ils sont assis en cercle au sol. Le cercle d’étudiants n’est pas hyper motivé en vrai, mais Lola leur assure que leur flashmob est l’essence même de l’école, alors ils ont tout compris selon elle. Silvia et Luiso approuvent, et même si le spectacle ne peut avoir lieu après tant de remous, ils ont moins pour eux d’avoir réussi quelque chose de marquant. OK.
Elvira ne peut s’empêcher de dévorer du regard son prof, et c’est toujours aussi gênant à voir. Cela l’est encore plus quand on la découvre super proche de Lola, pour une raison ou une autre. Elles ont partagé peu de temps ensemble pourtant, mais bon, les voilà meilleures amies du monde. Lola se comporte donc plus comme une grande sœur que comme une prof avec elle, lui rappelant qu’elle ne peut pas se permettre de dévier de son chemin pour qui que ce soit, parce que c’est une vraie artiste.
Non, toujours pas. Désolé, mais je ne vois pas la hyper qu’ils veulent nous vendre avec Elvira. De toute manière, l’important est ailleurs : le but, c’était que Lola parle du fiancé qui n’en est plus un pour Elvira, puis qu’elle découvre que son élève écoute un groupe datant d’avant sa naissance. Je veux dire, c’est un truc qui m’arrive régulièrement aussi, hein, mais dans la série, Lola comprend immédiatement que c’est parce que Luiso lui en a parlé… mais ça ne sera pas plus évoqué que ça par la suite.
Bon, dans le même genre, c’est un peu gênant de les voir jouer tous aux cartes sans même regarder ce qu’il se passe ou ce qu’ils tirent comme carte. Je ne sais pas trop ce que c’était censé être, on aurait dit une bataille, amis en groupe comme ça ? ils sont bizarre et ça m’a fait passer à côté de tout ce que Luca racontait.
De son côté, Rober se fait engueuler par celle qui était sa meilleure amie il y a encore peu de temps : elle n’apprécie pas le flashmob des étudiants, parce que ça a détruit tout son travail et ça lui a fait perdre trop d’argent. Pour s’en sortir, Rober envisage comme d’habitude de fuir ses problèmes, mais pour une fois, il n’envisage pas de le faire seul : au contraire, il propose à Sergio de le suivre dans son nouveau projet, qui pourrait être un projet père-fils.
Sans qu’on ne sache exactement la réponse de Sergio, on se retrouve ensuite avec Rober confronté à Silvia et Lola. Les deux amis le pardonnent très vite pour l’échec du spectacle et pour les manigances de Salazar. C’était plutôt fun de retrouver le trio s’entendre si bien à nouveau et ça l’était encore plus de découvrir le doigt d’honneur de Rober à son ancienne amie finançant le spectacle.
Le nouveau plan du trio ? Monter le spectacle sans le financement de personne, au moins pour Madrid. Ils ont une semaine de cours pour que cela puisse se faire… Ce fut l’année de cours la plus expéditive au monde, sérieusement. Cependant, ça fait plaisir de voir que pour les aider dans cette tâche impossible, Lola, Silvia et Roberto font appel à Adela !
Avec un peu de chance, en saison 2, on pourrait avoir d’autres guests, genre Marta. Et en plus la présence d’Adela permet d’en revenir bien rapidement à ce que la série sait faire le mieux : des cours de danse où tout le monde semble s’amuser au moins. Par contre, Adela ne changera donc jamais de coupe de cheveux ? Pourquoi ne semble-t-elle pas beaucoup plus vieille qu’avant quand on la voit de loin, mais que de près, ça sent la chirurgie et l’abus de maquillage ?
Bon, allez, qu’importe, le but est de préparer un spectacle et on enchaîne rapidement sur un montage musical qui fonctionne très bien : cours de danse, cours de chant, écriture de chansons par tous les étudiants pour faire un mélange entre leur histoire et celle d’Upa… Eh, on n’a jamais vu ces élèves bosser autant !
Non, vraiment, je crois qu’en un épisode, ils nous font l’équivalent d’un an de cours, vraiment. C’est dommage de ne pas avoir fait ça toute la saison, surtout que ça fonctionne toujours aussi bien. Et ça fait plaisir d’enfin y arriver !
Le spectacle de fin d’année des étudiants est donc finalement monté en moins d’une semaine, sans problème, et à défaut d’avoir un théâtre pour le présenter, ils ont au moins Madrid. Ouais, la série nous fait du tourisme ensuite et nous emmène devant des lieux emblématiques pour que le spectacle puisse avoir lieu.
Pas besoin de public, après tout : ils ont les passants dans la rue, et ils ont aussi les réseaux sociaux pour catonner. Bon, par contre, va falloir apprendre à filmer à l’horizontal, surtout quand le tableau de Lola s’y prête si bien. Mais bon. Parlons-en du spectacle : si les chorés sont top, j’avoue ne pas avoir accroché plus que ça musicalement parlant. Celui de Lola était atroce même et les costumes me l’ont pas vendus plus que ça.
Le deuxième, devant Hermes (sympa le placement de produit) était beaucoup plus cool déjà. La musique n’avait toujours rien d’Upa Dance, mais elle était entraînante ; et la choré était cool. Les costumes étaient inexistants – enfin, c’était le même que le reste de la saison en tout cas – alors ça passait. L’eyeliner va bien à Omar et Sergio d’ailleurs ; les boucles à Andrea. Par contre, on m’explique pourquoi Sergio est le seul torse nu ? Genre, il est pas censé avoir un patch à cacher, lui ?
Sans trop de surprise, on nous vend en tout cas un spectacle qui serait un succès avec tous les passants qui les applaudissent et même qui les suivent sur les réseaux pour pouvoir savoir où sera la suite et s’y rendre.
Moi, ça me donne envie de retourner à Madrid, je reconnais. La ville est bien mise en avant, l’air de rien, il y a des coins sympa à visiter. Le pont est très classe, faudra que je vois où il est supposé être ! Bon, une minute de silence en hommage aux passantes qui ont failli se prendre un coup dans la gueule et au crop-top du type qui aurait mieux fait d’être torse nu, tellement son crop-top ne tenatit jamais en place (et impressionnant les saltos impeccables malgré le t-shirt qui se barre).
On termine donc par un spectacle de son et lumière en plein centre-ville. J’ai l’impression qu’il y a eu plus de budget que jamais – que le budget de la série est parti dans cet épisode. Mais tant mieux ! Le spectacle nocturne est clairement génial : les nouvelles chansons fonctionnent bien, pour de vrai, et les structures avec néons sont sympathiques comme tout. En vrai, un spectacle comme ça, je veux bien le voir en vrai.
Par contre, quel dommage que les chansons soient expédiées en trente secondes et ne permettent pas vraiment de suivre une histoire. En plus, ce qui fonctionnait si bien avec la série d’origine, c’était d’avoir les répétitions des chansons sur plusieurs épisodes… Histoire qu’on les connaisse nous aussi et que le playback soit moins dérangeant.
Là, il y avait clairement un problème de son, ils n’ont pas de micro pour chanter et on ne connaît pas les chansons pour chanter avec eux. Alors, OK, il y a une chanson au refrain entêtant, mais ce n’est pas assez pour me convaincre à 100%.
Après, l’essentiel, c’est que ça arrive à convaincre le public de Madrid apparemment. On nous fait même un récap Instagram de ce spectacle et un retour de l’insupportable fiancé d’Elvira. Oui, oui, maintenant qu’elle a plein de succès, il revient encore la voir. N’est-ce pas merveilleux ? Et on enchaîne en plus ça avec une scène où Luiso propose à Lola de venir vivre avec elle à Barcelone. Il a apparemment quelques années de retard pour ça, et la réaction de Lola m’a fait mourir de rire. J’ai envie d’en faire mon nouveau meme.
Bien sûr, la fin de saison doit aussi revenir sur la rupture entre Silvia et Sira. Les deux n’arrivent plus à se parler, ce qui est gênant quand on est collègues, forcément. Sans trop de surprise, Sira annonce donc son intention de quitter l’école, parce qu’elle ne se sent pas capable de travailler aux côtés de son ex ; même si celle-ci est sûre qu’elles le peuvent.
C’est finalement Adela qui finit par réconforter Silvia, contre toute attente. Silvia a peur de faire la pire décision de sa vie, et elle s’en confie à sa prof pour avoir une guide. C’est beau qu’elles en soient arrivées à une relation si apaisée. Par contre, l’ancienne prof sait absolument tout de Silvia et ça c’est dingue.
C’est probablement un raccourci pris par les scénaristes pour aller plus vite et en vrai, ça marche très bien son coup de « imagine-toi dans six mois, seule et dépressive comme aujourd’hui, ou avec Sira et un bébé ». Bon, elle n’a pas l’air de savoir que les bébés, ça prend un peu plus de six mois à concevoir, mais ça semble faire réfléchir Silvia, tout de même.
Elle décide donc de retrouver Sira pour aller l’embrasser au milieu d’une foule, alors qu’elles sont supposées être en froid. Le froid n’a pas duré : Silvia assure finalement à une Sira en train de faire sa valise qu’elle est prête à essayer d’être mère avec elle. Elle assure aussi ne pas le faire par désespoir. C’est super bien écrit niveau dialogue, pas si mal joué, mais en vrai, en huit épisodes, c’est trop court comme intrigue je trouve. Elles sont vraiment chouettes ensemble en tout cas et leur couple est la bonne surprise de ce revival. Comme tout le monde, je voulais du Rober/Silvia, mais elles fonctionnent bien ensemble !
Pendant ce temps, Andrea apprend que le jugement de son père approche, mais elle n’en parle pas du tout à Omar. Lui se voyait déjà partir avec elle à Londres, mais elle, elle a d’autres projets. Je pensais que le projet de Londres allait être abandonné avec la reprise du musical et j’avoue que j’ai du mal à comprendre pourquoi on y passe autant de temps. J’apprends en tout cas que Madrid/Londres, c’est 68€ en avion et ça me paraît bien peu cher.
Omar est donc énervé après sa copine jusqu’à ce qu’il découvre que son beau-père est en fait en train d’être envoyé en taule pour corruption – et pour six ans si j’ai bien entendu. Le père ne voulait pas que sa fille vienne assister à tout ça, mais c’était mal connaître Andrea. Il peut ainsi au moins lui présenter des excuses et lui demander son pardon, avant de laisser sa fille seule dans la salle d’audience.
Elle ne reste pas seule très longtemps cependant, puisqu’Omar a découvert à la télévision (bien sûr !) que Lady Lacoste allait rester Lady Lowcost pour un long moment. Omar lui promet alors de la soutenir et de rester présent pour elle… mais elle préfère qu’il ne rate pas son opportunité à Londres et qu’il se barre. Oh lala, le drama inutile tout ça. Je m’en fous d’Andrea, passons à autre chose, plus vite que ça svp.
En parallèle du reste, comme c’est une fin de saison, il faut aussi en revenir à l’intrigue entre Lala et Tara. La première a toujours autant de mal à se faire à la relation qu’elle désire plus que tout, contrairement à sa copine qui est moins motivée qu’elle. Tout est bien qui finit bien, cependant. Pour elles, en tout cas. On découvre en effet la décision finale de Sergio, qui est de ne pas bosser avec son père mais de rester là où il est à sa place. Evidemment.
Cela rend donc Rober tout nostalgique de repartir à Miami, mais eh, ne nous inquiétons pas pour lui, il a déjà des projets. Lola aussi, elle est toujours une chorégraphe à succès après tout. Silvia ? Elle restera directrice, évidemment. La série offre donc enfin un vrai happy end à ces trois personnages, des années après la fin de la saison 6. Et les voilà qui se font la promesse de ne pas attendre quinze ans pour se parler et se voir à nouveau.
Les adieux ne sont toutefois pas totalement privés, ils ont droit aux applaudissements de tous les élèves. Lola et Rober partent donc avec une haie d’honneur et on nous offre une conclusion de saison qui sert de fin de série aussi, avec une voix off de Silvia nous rappelant qu’on ne peut pas perdre ce qui fait partie de nous et que cette école sera un perpétuel recommencement, avec un UPA qui ne peut mourir de toute manière. C’est une jolie conclusion pour un revival bourré de défauts, et ça permet de tourner la page efficacement. Saison 2 ou pas, peu importe avec cette fin !
Je viens de l’écrire, ce revival est vraiment bourré de défauts. Il n’a de revival que le nom, avec une ambiance méga différente, un univers musical qui n’a plus rien à voir avec la série originale et surtout des intrigues qui contredisent ce qui a pu avoir lieu avant. Vraiment, Pedro et Ingrid sont évacués de ce revival, la deuxième formation d’Upa aussi, et c’est à se demander si les scénaristes avaient vu la série originale. L’intérêt d’un revival, c’est a priori de boucler les intrigues, pas de les réécrire pour tout changer.
En plus, j’aime l’idée de se concentrer sur une nouvelle génération, mais en huit épisodes, on a surtout eu du drama et pas tellement le côté école de chant et de danse qui faisait le piment des épisodes de la série originale. Ce n’est que sur les deux derniers épisodes qu’on a retrouvé vraiment ce qui fonctionnait dans la série de base. Manque de temps ? D’ambition ? Je ne sais pas, mais j’ai l’impression que la série passait à côté de ce qu’elle devait proposer.
Ceci étant dit, difficile de nier que j’ai adoré me replonger dans l’univers de l’école de Carmen Arranz. Les caméos étaient bien dosés, les twists surprenants (vraiment, Silvia lesbienne et en plus prête à devenir maman désormais, c’était inattendu) et les dramas suffisamment efficaces pour faire revenir chaque semaine. Bien sûr, c’était mal joué la plupart du temps, bien sûr, il y a de gros problèmes de rythme et d’équilibre (Luca fait limite de la figuration dans le dernier épisode alors qu’on s’en est bouffé à chaque épisode ???), mais c’est pas grave, c’est Upa. On est là pour ça, limite.
Et puis, la reconnaissance LGBT+ dans l’univers de la série, ça faisait plaisir aussi. Bref, je ne boude pas mon plaisir, promis. Je suis juste lucide.
Comme quoi ce n’était pas compliqué. L’épisode se concentre légèrement moins sur certains dramas et met enfin en avant les talents musicaux du groupe. Il était temps d’avoir des chansons originales qui fonctionnent et de se sentir devant une série musicale ! En plus de ça, certaines intrigues secondaires – et surtout la représentation LGBT qui, de toute manière, occupe 85% du temps au moins j’ai l’impression – sont bien écrites et/ou ont le mérite d’exister dans un revival qui n’était pas obligé de prendre cette direction. Et ça fait plaisir à voir.
Spoilers
Les profs de l’école découvrent que ça peut être important de bien lire un contrat quand on organise un spectacle musical. Mieux vaut tard que jamais.
Silvia, eso contracto me permite cambiar de protagonistas.
D’accord, je n’ai rien vu de la semaine dernière, mais il faut bien que ça cesse à un moment ou à un autre. Autant donc me replonger dans l’univers d’Upa Next, parce que ça passe tout seul.
En début d’épisode, on voit que le spectacle prend enfin forme. C’est avec plaisir que j’ai découvert la première scène avec ENFIN une chanson digne d’Upa Dance ! Enfin, digne… Je ne sais pas. Le côté techno fait plus rétro qu’autre chose et je ne trouve pas que ça a le potentiel de rester en tête cet ensemble chanté sur les chemins de vie et l’existence. M’enfin, ils ne renoncent pas au moins, et le mix années 90 dans la musique et 2020 LGBT dans les looks, ça donnait un côté sympathique à l’ensemble. Et ça vaut mieux parce qu’ils n’ont plus que deux jours avant la présentation aux médias.
Ah, l’ambiance est à la fête dans les vestiaires, c’est clair. Enfin, pour la plupart d’entre eux en tout cas, mais j’y reviendrais. En attendant, il faut noter que Lola est une chorégraphe de talent (sa mère la pute ?), mais elle est remplacée dans cet épisode par la publicitaire, clairement. Même botox, même présence avec le reste des profs.
Celle-ci débarque cependant avec une mauvaise nouvelle : pour assurer la com de l’évènement, elle présente à l’ensemble des professeurs encore présents le casting qu’elle a retenu pour cette comédie musicale de l’école, à base d’influenceurs et de stars. Les stars de l’école ? Oh, ça fera de charmantes doublures ou danseurs dans le tas.
Aha ! Ils sont si cons, putain, ils n’ont pas signé des contrats ? Eh ben si, mais il faut en lire toutes les clauses. Silvia ne sait pas le faire apparemment, c’est top pour une directrice d’école artistique. Elle essaie donc de dire que le musical n’aura pas lieu, mais la publicitaire (ou peu importe son job de toute manière) la rembarre en lui expliquant qu’elle a le droit de faire ce qu’elle veut grâce au contrat. Silvia, sa copine et Luiso peuvent donc se retourner contre Rober et tout lui reprocher… alors qu’apparemment, Silvia a signé, non ?
La décision est finalement prise de laisser les élèves décider par eux-mêmes de ce qu’ils veulent faire. Silvia se désolidarise du projet, et donc l’école aussi, mais Rober leur explique qu’ils peuvent toujours choisir de continuer à faire partie du spectacle s’ils le souhaitent. Par contre, ça divise très clairement le groupe d’élèves : il faut dire adieu à ses cours pour préparer le spectacle.
Une fois de plus, Sergio est le traître qui est le premier à se lever. Il est suivi par quelques figurants, puis… par Luca. Surprise. Andrea et Lala ont pris une décision dès le départ, mais ce n’est pas si évident pour les autres. La division est très claire. Elvira finit par prendre la décision de rejoindre le groupe et est suivie quasiment juste après par… Omar. Faudrait pas qu’il reste loin de Luca trop longtemps. La division est géniale pour redonner du peps en tout cas.
Ainsi, on se retrouve avec Silvia qui continue de donner ses cours, mais en interrompt un pour virer Rober et sa troupe de l’école. Eh ben voilà qui est fait. C’était plutôt marrant à voir, cette petite gueguerre de pouvoir et d’influence fonctionnait bien. Et puis, en plus, Lala leur crie qu’ils sont des traîtres et ça ne plaît pas du tout à Tara de voir ça. Elle n’hésite pas à faire savoir ce qu’elle en pense à sa copine, qui se retrouve même en infériorité numérique quand Dario s’en mêle, on ne sait pas trop pourquoi. Les scénaristes veulent déjà apaiser les tensions qu’ils provoquent, c’est étrange. Lala décide donc d’organiser une grande fête dans l’école. Ben tiens.
Bien sûr, il faut revenir sur le cliffhanger de l’épisode précédent. Andrea décide donc de ghoster et de ne plus parler du tout à Luca, mais prend le temps de s’expliquer avec Omar. Ce dernier est débile parce qu’il continue de nier qu’il s’est passé quelque chose auprès d’Andrea alors que bon… Voilà quoi.
Sans trop de surprise, la situation fait plaisir à Sergio. Il tourne à nouveau autour d’Andrea qui se remet à lui parler, évidemment. Vraiment que des décisions stupides, elle. Elle finit tout de même par accepter d’écouter Luca, mais sans le faire entrer chez elle : elle le laisse à la porte, lui demande s’il est amoureux d’Omar, puis lui fait des reproches parce que quand même, il était son seul ami restant, sa seule famille restante et maintenant, elle se retrouve encore plus seule. Mais meuf, putain !
Je la déteste, c’est plus fort que moi. En vouloir à Omar, je veux bien, mais à Luca, c’est débile. En plus, on ne peut pas dire qu’elle était amoureuse d’Omar, c’est vraiment juste lui en vouloir pour le principe à ce stade. Il n’est même pas en couple avec son mec, donc lui aussi se retrouve seul ? Y aurait moyen d’en parler, en théorie.
En tout cas, l’actrice joue si mal (et se place si mal par rapport aux ailes d’anges dans sa chambre ?) que c’était douloureux à regarder comme scène. On enchaîne sur ses problèmes d’argent qui ne font qu’empirer depuis que son père est en prison : elle n’a ainsi plus l’électricité. Pour se faire de la thune, elle a donc besoin de se créer un OnlyFans – enfin, l’équivalent fictif quoi. Toutefois, elle n’ose pas montrer son visage et met un masque qui permet de préserver son anonymat alors qu’elle filme littéralement toute sa chambre. C’est si débile. Et sans surprise, on lui demande de montrer plus de choses qu’une simple danse. Le fera-t-elle ? Qui s’en fout (pardon) ? MOI.
En parallèle, Omar et Luca se retrouvent à bosser ensemble pour le spectacle, et ça veut dire se croiser dans des jolies salles de danse tout de rose illuminées. Luca explique ainsi à Omar qu’il est amoureux de lui, même si on ne sait toujours pas pourquoi. Franchement, ils ne se connaissent qu’à peine. Et puis, Omar est attiré par Luca, je veux bien, mais ça ne semble pas vouloir aller plus loin.
D’ailleurs, c’est sûrement pour ça qu’Omar poursuit en permanence Andrea, ignorant les peines de cœur que Luca chante tout seul dans son coin sur un piano – allez, il a Dario pour s’occuper de lui, au moins. C’était Dario avec ce bob ? Je ne crois pas. Une chose est sûre, Luca va vite être consolé d’Omar et c’était cool de les voir danser ensemble, même s’il a fallu qu’une Elvira bourrée les interrompe.
Ouais, En milieu d’épisode, les scénaristes se souviennent subitement de l’existence d’Elvira et d’une intrigue pour elle. On se tape donc une nouvelle scène avec son fiancé, puis on la voit être complètement bourrée à la soirée, mais sans que ça ne se passe mal pour elle pour autant. L’alcool n’est pas toujours une catastrophe.
Autrement, pendant la fête organisée par Lala, Omar et Luca ont l’occasion de revoir Andrea. Lala s’arrange en effet pour forcer Lady Lacoste à être confrontée à ce qu’il se passe et à régler les affaires entre eux pour que ce soit plus clair. Seulement voilà, quand Andrea et Omar s’expliquent, on reste dans une impasse avec un Omar qui n’assume rien et une Andrea qui fait tout pour rester seule. Elle ne raconte rien de sa vie à Omar après tout…
Heureusement que Lala et Tara sont moins compliquées que ça et partagent un baiser – puis beaucoup plus – sans plus de prises de tête que ça (sympa quand même les choix de BO et la petite réplique sur le consentement). La scène était longue, mais elle était réussie. On ne peut que regretter que ce soit fait en parallèle d’Andrea qui danse dans sa chambre…
Ouais, voyez-vous, après son explication avec Omar, Andrea décide de rouvrir son OnlyFans et de céder à la pression des commentaires. Elle expose donc sa poitrine en ligne, dans un show qui ne donne pas du tout envie de se tirer une balle. On voit bien qu’elle regrette avant même de le faire, et elle ferait mieux de ne pas céder à cet argent facile, surtout quand il est très clair qu’elle ne veut pas le faire. Mais bon. Le pire ? Le lendemain, elle se réconcilie avec Omar et l’embrasse, sans rien lui dire. Putain, il vient de te reprocher d’avoir des secrets, et tu te réconcilies avec en en rajoutant un ? Vraiment conne quand elle s’y met.
Luca, lui, envoie une jolie chanson à Andrea, chanson sur leur amitié. Voilà, c’était ce genre de chanson que j’attendais dans ces huit épisodes. C’est frustrant de n’en avoir que maintenant, et c’est frustrant aussi que ce soit sur les deux personnages que j’aime le moins, à grand renfort de flashbacks pour qu’on puisse se rendre compte qu’on les aime et qu’ils ont une belle amitié… Perso, je ne les aime pas et leur amitié m’a laissé de marbre. J’aurais préféré mille fois avoir une chanson de Lala pour Tara, hein ! D’ailleurs, je tiens à souligner à quel point les scènes entre elles sont géniales cette semaine : Lala qui explique que le sexe ne fonctionne pas que dans un sens, c’est top.
Rober s’arrange pour placer son fils dans le spectacle malgré tout ce qu’il se passe, c’est évident. Il l’invite donc à un repas avec la publicitaire, qui leur propose clairement un contrat avec le diable. Du peu qu’on les connaisse, ils ne peuvent qu’accepter.
Il faut dire que l’idée est une belle manipulation : la publicitaire veut donc faire du bruit avec des influenceurs, mais au bout d’une semaine, Sergio pourrait reprendre le rôle-titre car la star ne serait plus là. Ben si c’était ça, ils auraient tous pu rester franchement. On sent que Rober est intéressé, mais Sergio semble avoir des doutes.
Il ne dit rien devant la publicitaire, mais il en parle évidemment à son père plus tard dans la soirée. Il cherche à comprendre ce que Rober pense exactement de ce qu’il présente comme une opportunité professionnelle, mais qui reste en vrai une trahison. Je le comprends, le Sergio. Cela dit, Rober a raison aussi de préciser que ce spectacle lui ouvrirait beaucoup de portes.
De son côté, Silvia rumine sa rage pendant tout l’épisode vis-à-vis du spectacle. Elle a donc clairement des préoccupations très importantes en tête, ce qui justifie selon elle de négliger totalement sa copine. Pas de chance, Sira ne l’entend pas de cette oreille et lui demande donc de pouvoir parler durant la soirée de son envie de faire des enfants, histoire de savoir si ce sera ou non avec Silvia. Logique.
Et la conclusion, c’est que ce ne sera pas avec Silvia. Du haut de ses quarante ans, Silvia considère que sa vie est assez remplie comme ça. La scène était étonnamment bien écrite et plutôt bien jouée : Sira a beau être amoureuse de Silvia, elle veut vraiment devenir maman et elle n’est pas prête à attendre Silvia – surtout qu’elle n’est pas bête et voit bien qu’elle ne changera peut-être jamais d’avis sur les enfants.
La vie n’est pas tendre avec Silvia dans cet épisode, donc. Et encore, elle ne sait même pas que ses étudiants sont en train de faire la fête dans son école, ça pourrait être pire que ce qu’il se passe dans cet épisode avec un simple petit ménage. Le lendemain, elle recroise Sira au boulot, mais les deux n’échangent pas un mot, dans une scène on ne peut plus gênante. Cela ne pourrait pas se passer comme ça, si lourdement, sincèrement. Mais bon. Il reste à régler le problème de la comédie musicale aussi. Après une confrontation sortant de nulle part, Luiso prend même la décision de rejoindre le groupe de Rober.
Silvia décide elle aussi de venir s’excuser auprès du groupe et de reconnaître ses torts. J’ai trouvé ça particulièrement mal écrit, franchement, mais bon, il faut faire avec.
C’était annoncé dès le départ de l’épisode, il faut en venir enfin à la présentation aux médias, avec les étudiants qui se rendent compte que les influenceurs attirent tous les objectifs et qu’ils ne sont personne. C’est un renversement de situation sympathique et amusant, ma foi.
Avant que la présentation ne commence, il y a toutefois du drama en coulisses : Sergio dit à Rober le fond de sa pensée et prend la décision de se barrer avant le début de la présentation (en ouvrant une porte alors même qu’il en ferme, c’est ironique), tandis que Luiso et Elvira passent un peu de temps ensemble, histoire qu’une porte se ferme là aussi.
La présentation ne se passe pas du tout comme prévu, autrement : alors qu’elle commence, tous les étudiants de l’école débarque et font un happening pour l’interrompre. Oui, au moment où le deuxième groupe partait, toute l’école a applaudi, mais… Non, ça ne se passe pas comme ça. Ils interrompent leur présentation avec une petite manif qui a beaucoup de classe, puis une chanson qui fonctionne très bien, puis une dernière chanson, reprise cette fois par l’ensemble des étudiants de l’école.
Le message est clair – et explicité dans les paroles : on ne leur volera pas leur spectacle, leur travail car Upa, c’est chacun d’entre eux. Ce ne sont pas les influenceurs. La publicitaire est assassine avec Rober, évidemment, parce qu’il y a de sacrées histoire de fric au milieu de tout ça ; mais bon… Qu’importe, c’est un succès après tout. Et si je suis honnête, c’est aussi un succès pour moi car c’est enfin ce que j’attendais d’Upa Next ! Il était temps.