Walker – S02E14 (express)

Épisode 14 –  No Such Thing As Fair Play – 14/20
Un épisode qui est loin d’être un épisode d’action, à nouveau. Au moins, on prend le temps de traiter à peu près correctement les conséquences des révélations de l’épisode précédent, mais ça n’empêche que c’est toujours étonnant de voir à quoi sont réduites les enquêtes sur cette saison 2. Le pire ? Je crois que je préfère cette deuxième saison qui se fait sans temps à jouer les ranger…

Spoilers

La foire annuelle des rangers permet de relancer l’enquête sur l’ancien partenaire de Cassie.

Pfiou par où commencer encore avec cet épisode ? Peut-être par le cœur même de l’intrigue qui laisse totalement de côté l’idée que nous sommes face à une série policière pour plutôt se concentrer sur tout le reste, à savoir principalement les relations entre les différents personnages lors… d’une fête foraine des rangers. Annuelle. Organisée par les rangers. Et où tout est gratuit apparemment ?

Ecoutez, je ne sais pas, c’est cette série. Elle est étrange, les personnages semblent se remettre super vite de la perte de la demeure familiale et sont tous prêts à aller faire la fête, laissons les faire. Cela n’empêche en rien Stella d’être toujours insupportable avec ses histoires de cœur et ses peines. Cette fois, donc, elle recommence à se rapprocher du fils Davidson, quand bien même celui-ci lui a probablement volé sa chambre.

Il n’est pas si méchant de toute manière, il est désolé pour elle… et après une conversation avec Geri, il comprend qu’il doit s’excuser auprès de Stella, puis lui offrir le collier de sa mère qu’elle avait oublié sur place. Ouais, OK, mais bon, ta tante sort avec le père de cette ado imblairable mon coco, il va peut-être falloir revoir ton plan de drague.

Ah ben oui, parce que Geri est une Davidson maintenant. Elle aussi semble s’en remettre assez vite, mais en fait, elle ne fait que retarder l’inévitable : il faudra bien faire face à la vérité et à ce que ça change pour elle de savoir qu’elle est une Davidson. Si le début de l’épisode nous montre donc une Geri plutôt heureuse de vivre et charmante, avec un couple solide quand il s’agit de Cordell, la suite nous détrompe totalement.

Au contraire, une fois face à Abby et forcée de parler avec elle, Geri change de discours et prend instinctivement la défense de sa mère adoptive. Elle sent aussi de la haine en elle quand il faut être confrontée aux mauvaises excuses d’Abby. Cette dernière a au moins la classe d’être sincère, c’est déjà positif. Malheureusement, ça mène tout de même Geri à prendre la décision de rompre une fois de plus avec Cordell, parce qu’elle estime que c’est ce qu’il faut faire pour prendre du recul sur la situation – et avoir le temps de découvrir qui elle est à la lumière de ces nouvelles informations. Pourquoi pas ?  

Sinon, la foire toute pourrie est l’excuse que trouvent les scénaristes pour nous ramener Tray dans la série. Il était temps de le revoir, même s’ils n’ont toujours rien à lui faire faire et que rien ne justifie sa présence à une foire de rangers maintenant qu’il n’est plus avec Micki. Il a toutefois l’occasion de rencontrer Cassie, ce qui est sympathique.

Bien sûr, les scénaristes ne sont pas des plus subtils et forcent totalement la relation entre Cassie et Tray. Je ne sais pas trop comment prendre autrement leur temps dans la tente de la diseuse de bonne aventure. Il était sympa de les voir sympathiser, mais ça tournait trop vite au flirt, et c’était bizarre.

Il y a tout de même une pseudo enquête autour de l’épisode, parce qu’il faut bien que Cordell fasse semblant de travailler de temps en temps. Il est ainsi embauché par sa nouvelle partenaire, Cassie, pour mener l’enquête sur son ancien partenaire à elle. La foire annuelle est tellement un événement qu’elle attire les rangers des villes voisines, figurez-vous. Parmi eux, il y a l’ancien capitaine de Cassie, qui n’est pas ravie de le revoir – et inversement.

Il faut dire que l’ancien capitaine de Cassie sort désormais avec la femme de son ex-partenaire, alors ça fait beaucoup pour Cassie. Persuadée qu’elle tient là une nouvelle piste, elle envoie Cordell mener l’enquête discrètement. Discrètement, c’est la consigne ; pas l’exécution : il est un gros boulet quand il interroge l’ancien capitaine et c’est vite grillé.

Ce n’est pas grave : l’ex compagne souhaite vraiment que Cassie soit tenue au courant de la vérité. Dès lors, l’ancien capitaine raconte à Cassie que s’il a signé les papiers sur la mort de son ex partenaire, c’est parce que de nouvelles preuves existent et que l’ancienne femme avait besoin de l’argent. Les nouvelles preuves ? Oh, ça sentait le gros bullshit avec une arme à feu sortie de nulle part et du sang…

Et ça se confirme en fin d’épisode que c’est n’importe quoi, parce que l’ancien capitaine se rend dans une caravane où, vous l’aurez deviné, se trouve un homme qui ne peut qu’être l’ancien partenaire de Cassie. On verra plus tard ce qu’il en est, j’imagine. Espérons juste que Cordell sache encore faire une enquête pour démêler le vrai du faux dans tout ça !


Walker – S02E13 (express)

Épisode 13 – One Good Thing – 15/20
Je suis positivement surpris par cet épisode qui décide d’aller drôlement vite en besogne pour résoudre quelques problèmes qui trainaient en longueur depuis une bonne dizaine d’épisodes. Cela rend beaucoup plus intéressante l’histoire proposée au cours de ces quarante minutes, et ça ouvre de nouvelles perspectives pour la suite de la série. Bon, pas forcément des perspectives géniales, mais eh, c’est cool, ça renouvelle un peu ce qui est proposé.

Spoilers

Les Walker tentent de prouver l’innocence de Bonham.

Je ne sais pas trop par où commencer la critique, alors évacuons tout de suite le moins cohérent : les Walker quittent réellement le ranch en à peine 48h, c’est absolument improbable. La série n’insiste pas énormément sur le choc que ça doit représenter, se contentant de valider le fait que Cordell soit revenu en arrière pour aider son adversaire lors de la course et de nous faire traverser les crises d’adolescents de Stella ou August.

La sœur est infernale avec son petit-frère, lui passe son épisode à culpabiliser d’avoir retrouvé la lanterne qui fait que son grand-père est en prison, et très franchement, on s’en carre. Heureusement pour eux, Geraldine est là pour veiller au grain et pour venir en aide à la famille Walker. Une telle insistance sur l’importe de Geri dans la vie d’August et de Cordell ne pouvait toutefois pas être vaine, et elle aide à deviner la révélation pourtant improbable de cet épisode.

Assez vite, donc, Abby révèle qu’elle garde le secret de Marv depuis des années : il a eu un enfant qui n’est pas mort-né comme il l’a prétendu à sa femme. Cet enfant, c’est donc Geri, et la surprise est ruinée assez vite dans l’épisode tant elle est au centre des intrigues. Pour autant, ça fonctionne plutôt bien et la révélation se fait partiellement grâce à une enquête de Cordell et Cassie.

Oui, parce qu’on a tendance à le perdre de vue cette saison, mais à l’origine, c’est une série procédurale sur des rangers, quoi. Ainsi donc, Cassie est à peine arrivée qu’elle décide de s’impliquer à fond dans la vie de Walker. Je trouve que les choses vont trop vite avec son personnage. Je sais bien qu’elle est là pour remplacer Micki, mais elle est en quelques épisodes plus investie et impliquée dans la vie de la famille Walker que ne l’était Micki après un an.

C’est un peu dommage, mais au moins, ça fait d’elle une alliée fidèle pour Cordell, qui peut compter sur ses discours pour lui remonter le morale et sur sa présence pour faire du placement product en vantant les mérites des chips Lays. Franchement, j’ai rarement vu une pub si mal amenée par une série, on sait qui est leur sponsor là.

Bref, Cassie affirme qu’elle souhaite être fidèle aux Walker et le prouve ; Cordell accepte son aide et ensemble ils en arrivent à la conclusion que Geri est en fait biologiquement une Davidson. Cela est d’autant plus une bonne nouvelle que ça innocente Bonham : le meurtrier de Marv serait ainsi Frank, le père adoptif de Geri. Je n’y crois pas une seule seconde, mais en même temps, j’ai passé une saison complète à être persuadé que Geri était une méchante, donc je peux me tromper.

Cela dit, on a eu des flashbacks sur le vol d’argent des Davidson par Frank, pas sur le meurtre. Oui, il a eu du sang sur les mains, mais ça ne veut pas dire qu’il n’a pas surpris Abby après le meurtre de Marv. Abby ou, plus vraisemblablement encore, Gale. Je ne la crois pas une seule seconde quand, en fin d’épisode, elle explique à Geri ne pas avoir su qu’elle avait survécu à l’accouchement. Je pense au contraire que ça fait un bon mobile de meurtre.

Pour l’instant, il faudra donc se contenter de voir Geri passer du mauvais côté et devenir une Davidson détestant Abby, parce que c’est ce qui arrive. Oui, j’ai bien écrit mauvais côté : ce n’est pas mon genre de prendre parti dans des querelles familiales aussi stupides, mais soyons honnêtes quelques instants… les scénaristes nous font bien comprendre que les Davidson sont les méchants.

D’ailleurs, le juge semble le penser aussi puisqu’il a retiré Denise du procès de Bonham sans hésiter un instant, sans voir qu’il y avait tout autant conflit d’intérêt à avoir Liam comme avocat pour Bonham.

Quoiqu’il en soi, Denise est donc désormais en froid avec les Walker, et il y a de quoi. Quant à la course qui leur fait perdre le ranch, apparemment, personne ne se pose la moindre question sur cette selle tranchée. Au mieux, c’est à cause de Bonham quand il s’est coupé le doigt la veille de la course. Au pire, c’est Cassie qui l’a coupée pour une obscure raison. Au plus logique, c’est un Davidson qui s’est comporté de manière vicieuse en coupant cette selle. Peut-être qu’un prochain épisode reviendra dessus ; peut-être que tout le monde s’en fout pour une bonne raison. On verra bien.


Walker – S02E12 (express)

Épisode 12 – Common Ground – 13/20
Très franchement, l’intrigue de l’épisode est aussi conne que prévisible depuis le cliffhanger de l’épisode précédent, et c’est donc un épisode qui n’avait que très peu de surprises à offrir. Malgré tout, ça fonctionne bien et ça mène à une fin réussie. Et puis, depuis le temps que je n’avais plus vu ces personnages, cela faisait presque plaisir de les retrouver.

Spoilers

Il faut préparer la course pour déterminer le sort des terres Walker/Davidson.

Il faut bien que je reprenne mes nombreuses séries en retard quelque part, et l’avantage de celle-ci est que je peux continuer de faire autre chose en même temps que je regarde l’épisode. Enfin que je le regarde… J’avais franchement oublié où je m’étais arrêté, mais je comprends mieux pourquoi je me suis arrêté : une course de chevaux pour régler un litige sur une propriété ? C’est tellement débile et stupide, putain.

Bon, bref, il faut bien commenter l’épisode tout de même, et ça part dans tous les sens assez vite sur la querelle Davidson/Walker. Alors que Cordell et Liam envisagent un accord qui permettrait d’éviter la course, ils se mettent malgré tout d’accord sur le fait qu’il ne faut pas en parler tant que la course n’est pas gagnée, parce qu’ils sont sûrs de gagner.

C’est d’un ridicule rarement atteint, même par cette série, et pourtant, c’est bien ce qu’on nous propose avec cet épisode. Pourquoi pas, écoutez. Le problème, c’est que Cordell n’est pas du tout en état de monter sur un cheval – le cheval refusant clairement d’être monté par un cavalier si borné et si peu content de faire la course. Cela finit par le portable de Cordell qui est éclaté par un sabot, ce qui pose problème parce que Denise tentait de l’appeler.

Après avoir demandé à son mari de quitter la baraque – mais pas avant d’avoir fait la fameuse course, évidemment – Denise se met en tête de questionner August sur la fameuse lanterne. Depuis le temps que ça trainait, il fallait bien que ça revienne sur le devant de la scène, mais j’aurais préféré que ça se fasse de manière plus logique que ça. Elle interroge un mineur d’une famille avec laquelle la sienne se dispute un terrain ? Tu m’étonnes qu’elle risque de perdre son job !

Une autre qui risque de vite perdre son job ? La remplaçante de Micki. Qu’est-ce qu’elle fout dans le ranch Walker toute la journée sérieux ? Elle vient à peine d’être embauchée qu’elle prend déjà un jour de congé ? Elle en arrive bien vite à être à peu près aussi insupportable que Stella, et ça, ce n’est tout de même pas rien. En plus, allez savoir pourquoi, elle se met à jouer les psys pour le père Walker. Je ne trouve pas ça rassurant.

Au point où on en est, j’ai presque envie que Cordell se fasse arrêter pour le meurtre du Davidson à ce stade, surtout que même lui finit par s’énerver sur Denise. L’un et l’autre se comportent comme des enfants dans cet épisode, et c’est dommage quand tout ce qu’ils avaient pour eux depuis le début de saison était d’être légèrement plus adultes que les autres. Le but de l’épisode est de toute manière de faire en sorte que toutes les tensions soient avivées avant la fameuse course.

Et elles le sont, puisque même Colt et Stella s’accusent de trucs qu’ils n’ont pas fait, puisqu’Abby va sur la tombe du mari de son ennemie jurée avant de se rendre à la course avec son mari. La course ? C’est Geri qui sert d’arbitre, même si on a connu plus neutre que ça… et il est bien confirmé que la famille perdante devra quitter la terre le plus vite possible. Ces débiles se sentent chez eux, Cordell le premier, mais ils sont prêts à tout perdre lors d’une course ? Non, vraiment, ça n’a aucun sens, mais eh, la série met le budget dans cette course de chevaux.

Cet idiot de Cordell voit Dan tomber de son cheval et que fait-il ? Il s’occupe de lui et le fait remonter sur son cheval. C’est la pire des idées, allô ? Oh les américains et les grands concepts dans les films et séries, je vous jure, ça me soule. Ce n’est pas ça l’héroïsme ? Enfin, si, c’est bien de venir en aide à son prochain, hein, mais c’est être sacrément con d’accepter cette course et d’ensuite aider son ennemi.

Et pour ne rien arranger, il a un problème de selle, et son attention est détournée par l’arrivée de la police sur le lieu de la course. Denise y vient arrêter Bonham Walker pour le meurtre de son père. C’est du grand n’importe quoi. Ni Bonham, ni Denise ne demandent à rester pour voir le résultat de la course ?

Sans trop de surprise, les Davidson gagnent évidemment. La selle de Cordell se détache et bim, fin de la course pour lui. Pensez-vous que Dan s’arrête ? Bien sûr que non.


How I met your father peut-elle réussir sa saison 2 ?

Salut les sériephiles,

Vous le savez probablement si vous avez suivi le blog, j’étais hyper impatient de découvrir le reboot/revival d’How I met your father quand il a été annoncé. C’est un projet qui avait été évoqué dès la fin de la série principale, mais le spin-off avait besoin d’être peaufiné – et surtout il fallait laisser passer un peu de temps pour ne pas être trop rapidement comparé à la série-mère.

Voir aussi : Le très bon casting d’How I met your father

Attention, spoilers saison 1

Le temps a passé, clairement, et le casting annoncé pour ce reboot était vraiment chouette, jusque dans ses guest-stars (Paget Brewster, Leighton Meester)… mais finalement, je n’ai pas accroché plus que ça à cause de plusieurs défauts. Pour autant, la série est renouvelée pour une vingtaine d’épisodes à venir en saison 2. Cela promet d’être long si elle ne se reprend pas sur quelques défauts, par contre ! Voici selon moi ce qu’il faut travailler d’urgence pour que la série se reprenne encore en saison 2.

Voir aussi : Les critiques des épisodes de la saison 1

  1. L’humour

Le premier truc à retravailler d’urgence est l’humour de la série, parce qu’il semble tout droit sorti des années 2000, au point que c’est parfois super cringe. Les héros essaient de nous faire croire qu’ils sont en 2022 et que tout est moderne, qu’ils maîtrisent les applications de rencontre ou qu’ils utilisent vraiment les réseaux sociaux… mais la série peine à trouver vraiment son rythme. Les blagues sont forcées, souvent à côté de la plaque, rapidement prévisibles et jamais vraiment drôles. Les acteurs ne semblent pas convaincus eux-mêmes par moment et très franchement, ça en devient gênant.

  1. Prendre son indépendance

C’est peut-être plutôt un problème de mon côté que du leur ? Il est difficile de ne pas comparer le spin-off à la série-mère puisqu’il a le même nom et un générique similaire, mais déformé de manière peu agréable à écouter. Les lieux sont sensiblement différents, mais les références à la série-mère sont constantes. Cela pourrait être une bonne chose, et ça l’a été quand Sophie a croisé Robin, mais dans l’ensemble, ça semble toujours être des tentatives vaines pour faire un appel du coude en mode beauf « eh, eh, t’as vu, je connais la série d’origine » ; « eh, eh, regarde, je suis drôle » ; « eh, eh, tu reconnais le McLaren’s ? ». Que la série prenne davantage son indépendance ! Elle le fait déjà en évitant de tomber dans l’écueil de la multiplicité des rencontres et conquêtes pour Sophie – puisqu’elle doit avoir croisé son futur mari dès le premier épisode – mais bon, il y a moyen de faire encore mieux.

  1. Clarifier son intrigue

Cette fois, c’est définitivement moi, mais je n’ai pas du tout compris l’affaire du divorce du Captain qui explique pourquoi Ian revient en fin de saison. Effectivement, il était parti sur un bateau donc ceci explique cela, mais l’attente est montée en épingle sur deux épisodes pour vraiment peu de choses. Au-delà de ça, la narration de la série-mère était une véritable prouesse d’écriture mêlant agréablement les chronologies ou les intrigues… Cette première saison en est très loin. On a du mal à croire que le gamin ne reconnaisse pas son père dans la description que fait Sophie, en plus, puisqu’elle lui dit en fin d’épisode 1 « j’ai rencontré ton père ce soir-là »… Genre, il n’a jamais entendu la moindre version raccourcie de la rencontre de ses parents ? Il ne sait pas si son père avait l’habitude de partir sur des bateaux à l’autre bout du monde ou non ? Bref, le niveau de narration n’est jamais tout à fait égalé, mais on s’en est approché sur l’avant-dernier épisode de la saison. Cela me laisse donc de l’espoir pour la suite : il faut peut-être que les scénaristes apprennent à mieux connaître les personnages pour y arriver.

  1. Proposer de vrais délires

S’ils arrivent à clarifier le propos et à être drôles pour de vrai, les scénaristes pourront réussir peut-être à proposer enfin de vrais délires. Le problème pour l’instant est qu’ils n’arrivent pas à instaurer de running-gags vraiment efficaces. On sent bien qu’ils essaient parfois, mais quand ça ne fonctionne déjà pas à l’échelle d’un épisode, c’est compliqué de le faire à l’échelle d’une saison. How I met your mother avait fait un sacré bond en qualité lors de la saison 2, notamment sur ce sujet-là. Espérons que ça puisse se vérifier avec ce spin-off.

  1. Virer Kim Catrall

Désolé. J’aime beaucoup l’actrice, mais vraiment, l’ensemble de ses scènes étaient gênantes dans cette saison 1. Déjà, elle ne ressemble pas spécialement à Hilary Duff et rien n’est fait pour qu’on nous donne l’impression de suivre le même personnage. Ensuite, elle est un espèce de cliché de la bourgeoise alcoolique. Enfin, cet appel sur écran géant à son fils là… Mais quelle idée ? Elle n’arrive pas à être drôle, elle ne croit pas du tout en ce qu’elle raconte et elle est plus perturbante qu’autre chose dans le récit. Je comprends l’idée de ne pas nous montrer l’enfant – parce que sa couleur de peau indiquerait trop de choses dans une série plus diversifiée que la série-mère – mais une voix off suffirait LARGEMENT. Ne la virez pas, arrêtez de nous la montrer.

Voilà, ce sont cinq petites propositions de rien du tout, mais ça améliorerait grandement la qualité de la série si tout ça était pris en compte. J’ai décidé d’y croire, et pour une raison très simple : quand How I met your mother était diffusée sur network, je suis quasi certain que les producteurs regardaient ce que les audiences pensaient de l’épisode. Cela explique le retour de certains éléments, notamment Robin chanteuse, plus tard dans la série… et ces retours sont essentiels pour comprendre ce qui va ou non.

Par exemple, ces deux-là sauvent beaucoup de choses pour l’instant !

Les critiques ont été hyper rudes sur la saison 1. Si les producteurs et scénaristes sont malins, ils vont donc revoir leur copie pour tenter d’améliorer un peu les choses. Pour moi, How I met your father peut donc tout à fait réussir sa saison 2… Par contre, le travail à accomplir est immense. Espérons qu’ils en aient conscience !