Station 19 – S06E15


Épisode 15 – What Are You Willing To Lose – 15/20
Il est vraiment temps que certaines dynamiques bougent pour qu’on puisse de nouveau avoir de meilleurs épisodes. Si la structure de celui-ci est plutôt efficace et mène tranquillement à son point culminant, j’ai l’impression que les intrigues s’écrivent toutes seules à présent, tant il n’y a plus de surprises dans leur évolution. C’est la chance des séries qui perdurent assez longtemps : le casting est stable depuis assez longtemps pour qu’on connaisse par cœur les personnages et qu’on sache vers quoi on se dirige.

Spoilers

Ross doit faire face à la menace d’un chantage de Dixon.


I can’t afford to lose you.

Le week-end est passé trop vite pour que je puisse avoir le temps de regarder cet épisode, mais il était hors de question pour moi d’attendre beaucoup plus. J’ai trop envie de savoir la suite du cliffhanger de la semaine dernière et je suis servi : on reprend directement par l’intrigue des photos du détective privé embauché par Dixon.

Si j’aurais aimé qu’on reprenne sur une confrontation Andy/Sullivan, pour qu’il la remette à sa place, c’est finalement dans le bureau de Ross que nous reprenons cette semaine, avec Maya qui doit faire la courte liste des personnes ayant vu les photos. Heureusement, elle est courte, ce qui permet à Andy de déjà envisager plein d’idées pour sauver la réputation de sa cheffe, qu’elle refuse de perdre. Ross est une excellente cheffe après tout, et c’est une femme de couleur en plus, donc un modèle à suivre.

Le modèle à suivre a du mal à suivre toutefois la logique derrière les décisions de ses lieutenants, entre Andy dont l’ex mari est sur les photos et Maya qui cherchait à la dégager pour obtenir un meilleur poste depuis un moment. Maya a bien évolué, cependant, et c’est un plaisir de voir à quel point. Ross prend tout de même le temps de leur demander d’être celle qui annoncerait la nouvelle à Sullivan, empêchant Andy d’aller en parler à son ex-mari. Le mélange perso/pro, ça ne donne vraiment rien de dingue. Andy n’apprend rien de ses erreurs passées de toute manière, retournant à la caserne pour mieux parler d’Eli avec Travis.

Malgré l’excellente scène de l’épisode précédent, ils se comportent toujours bizarrement quand il est question de leur choix de se donner la priorité. La scène à la caserne est aussi l’occasion de nous affirmer que Jack va bien avec une nouvelle alerte. Franchement, je ne comprends pas ce qu’ils ont voulu faire de Jack la semaine dernière, ou tout au long de cette saison d’ailleurs. Il est en déperdition depuis une quinzaine d’épisodes. Je n’ai jamais été fan du personnage, mais là, c’est vraiment violent. Je me demande même ce que l’acteur fait encore là.

Quand nous suivons de nouveau Ross dans l’épisode, c’est pour qu’elle aille voir Dixon et le confronter sur ses méthodes de merde. Maintenant que Travis ne souhaite plus être maire, cependant, il n’a plus besoin d’elle autant qu’avant. Il profite donc de ce qu’il a sur elle pour lui faire du chantage et obtenir son soutien, mais c’est à peu près tout. Bon, c’est exactement le même chantage qu’avant, hein, mais ça laisse Ross en furie de voir qu’elle est totalement à la merci de Dixon.

Le seul truc à faire à présent est de simplement reconnaître qu’elle est en couple avec Sullivan, mais avant ça, il faut encore lui en parler. Cela me paraît être la seule décision rationnelle. En plus, je ne vois pas en quoi c’est vraiment un problème tant qu’elle reconnaît les faits avant que Dixon ne les utilise contre elle. D’accord, ce n’est pas bien éthique et tout ce que vous voulez, mais bon, ça arrive dans plein de taf d’avoir le chef en couple avec un subalterne.

Et puis, Sullivan a demandé sa mutation, donc techniquement, ils sont déjà dans les clous de ce qu’il faut faire ? Je ne comprends pas la panique qui s’empare d’elle durant l’épisode, mais finalement, c’est parce que j’avais oublié qu’elle avait eu la bonne idée de le promouvoir. Elle est donc bien obligée de reconnaître qu’il y a un problème avec ce qu’elle a fait maintenant qu’elle couche de nouveau avec Sullivan.

Elle décide donc de tout avouer à ses supérieurs (qui sont les dirigeants du syndicat ? Je ne comprends pas tout au fonctionnement des pompiers américains, je crois), puisque Dixon ne lui laisse qu’une journée pour le soutenir avant de sortir l’information. Ses supérieurs sont tous ravis de voir les photographies, hein. Je ne vois même pas l’intérêt de leur montrer réellement les photos, mais j’ai aimé la scène où elle finit par les engueuler parce qu’ils envisagent de ne pas lui apporter de soutien quand ils le font pour tous les pompiers qui boivent ou posent problème dans le département depuis qu’elle y est. Ma foi, elle s’est énervée un peu trop vite, je trouve, mais le message qu’elle passe est plus que vrai.

Elle est toutefois interrompue quand elle apprend qu’un pompier est en danger au lieu d’intervention où est parti la caserne 19 : l’un d’entre eux ne répond plus. Lequel ? Ehe, on le sait déjà à ce stade de l’épisode, mais pas dans ma critique, alors il est temps de revenir un peu en arrière, avec l’alarme de la caserne qui sonne.

En intervention, Andy prend le temps de s’inquiéter pour Ben. À la caserne, tout allait bien pour lui, mais dans le camion, il reconnaît être perpétuellement inquiet du côté de sa vie privée, avec son adresse qui a fuité suite aux actions de sa femme, cette grande criminelle qui… aide des femmes à avorter.

Bon, le but était de faire un point sur la situation, mais aussi d’avoir un bon conseil de la part d’Andy, qui n’est pas dans le jugement ou la demande que Bailey arrête de faire son métier aussi correctement qu’elle le souhaite. C’est agréable. Cela n’enlève rien à la tension qui suit quand ils arrivent sur les lieux de l’intervention, avec un incendie dans une maison qui sert de refuge à des drogués cherchant à se désintoxiquer.

Dix-neuf personnes vivant dans la même maison de banlieue, ça finit par poser problème et créer le risque d’un incendie, inévitablement. Et si Andy a demandé à Ben de faire en sorte de rester en sécurité et de créer un environnement sain pour sa famille, c’est pour mieux le voir tomber à travers le toit de la maison en flammes, évidemment. Dès la réplique d’Andy, j’ai su que Ben finirait mal en point dans l’épisode, mais je n’imaginais pas qu’il passerait à travers un toit pour autant.

Andy est terrifiée pour lui, surtout qu’il ne répond plus du tout à la radio. Il faut dire que la radio en question est coupée – littéralement. Il se retrouve donc à devoir se balader dans la maison tout seul, alors que les pompiers sont déjà à la recherche de trois autres personnes coincées dedans. Ben tombe sur deux d’entre eux à l’étage et prend soin d’eux comme il peut, alors qu’il est blessé.

Il se retrouve à devoir porter un des deux hommes en descendant l’escalier, promettant à l’autre qu’il reviendra pour lui. Hum. Ne jamais faire de promesse que nous ne sommes pas sûrs de pouvoir tenir, non ? Il aurait mieux fait de s’abstenir.

À l’extérieur, Andy culpabilise de ne pas avoir pris le lead sur l’intervention alors que Theo continue d’être un capitaine à l’attitude vraiment discutable. Concrètement, il reproche à la femme gérant le lieu d’avoir pris trop de risques, alors que ce n’est clairement pas le moment. Je sens qu’ils finiront avec un procès au cul à ce stade.

Theo est obligé de demander l’évacuation de la maison alors qu’il sait qu’il reste encore deux personnes à l’intérieur, en plus de Ben. Il le fait sous le regard de Ross qui approuve clairement sa décision, alors qu’Andy est terrifiée d’être à ça de perdre Ben. C’est violent, mais tout finit (presque) bien quand Ben sort de la maison avec un des deux. Le problème, c’est qu’il a promis de faire demi-tour mais que personne ne le laisse faire.

C’est une décision rationnelle : l’homme qui reste dans la maison ne pourra pas s’en sortir face à la violence de cet incendie, et il vaut mieux évacuer tant qu’ils le peuvent encore. D’ailleurs, Jack et Sullivan restent coincés eux aussi pendant un moment dans la maison. Bref, même s’il reste une victime et qu’on reproche à Ben de ne pas retourner le chercher du côté des victimes, la fin d’épisode est plutôt positive. Ross décide même de féliciter Theo pour ses bonnes décisions. Il a tout de même du mal à se faire à l’idée qu’il a failli laisser Ben à l’abandon.

Jack entend la conversation et fait quelques blagues avec Theo ensuite, le remerciant de l’avoir laissé en sécurité et d’avoir été un bon capitaine ce jour-là. Bon, ma foi, ça doit être la première fois qu’ils partagent une scène et c’était tout bizarre. Je ne sais pas trop quoi en penser, si ce n’est que les scénaristes sont en galère avec Jack.

De son côté, Ross prend enfin le temps de parler avec Sullivan. Malheureusement, elle intervient trop tard : il a déjà eu un appel du syndicat pour lui demander si elle l’a forcé à coucher avec lui. Cet abruti le prend pour lui, n’aimant pas qu’il devienne aux yeux de tous celui qui a couché pour avoir une promotion. Moi, je reste 100% du côté de Ross, évidemment : c’est elle qui prend le plus cher et qui risque vraiment son poste ; c’est elle qui est vue comme l’agresseur dans cette situation, bref, bien sûr que c’est surtout elle la première concernée et non Sullivan. Cela me soule qu’il soit incapable de le voir, mais bon, il me soule un épisode sur deux en moyenne depuis son arrivée, alors ce n’est pas surprenant.

En parallèle, Maya pose un jour de congé pour tenter de continuer de se réconcilier avec Carina. C’est plutôt chouette de la voir capable de mettre de côté son travail, j’espère vraiment qu’elle ne le regrettera pas. Pour l’instant, elle se montre juste ravie de pouvoir poser un jour et passer du temps avec sa femme. Concrètement, elle organise un énorme rencard pour mieux… finir au bar à côté de l’hôpital.

Sur place, elles peuvent se remémorer leur première rencontre (c’est mignon), surtout qu’Helm est leur barmaid. Cela doit faire bizarre pour les gens qui ne regardent pas Grey’s, mais bon, faisons comme si ! Helm est ravie de les voir ensemble et de les servir ; mais elle l’est moins de voir revenir trois femmes qui étaient déjà présentes la veille au soir.

Je trouvais le bar étrangement vide, mais tout s’explique : on est en pleine journée, en fait. Les trois femmes participent à un enterrement de vie de jeunes filles qui ne semble jamais s’arrêter. Il faut toutefois y mettre un terme quand la mariée s’explose le visage au sol après avoir voulu grimper sur le bar pour qu’on lui serve davantage d’alcool. On le sentait venir à des kilomètres, parce que de toute manière, il est impossible qu’un rencard dans cette série se termine sans qu’une intervention médicale ne soit nécessaire.

Après, ça a l’avantage de permettre un nouveau rencard palpitant pour le couple, avec des souvenirs du mariage qui remontent et une patiente qui les découvre mariées en cours de route. Tout le monde souligne à quel point elles font un couple magnifique (effectivement) et à quel point elles sont un modèle, même Helm. Ben putain, Helm, si elles sont ton modèle, peut-être que tu peux aller te mettre en couple avec Mika, non ?

Bon, pardon, je me trompe de série là. Toujours est-il que se faire mousser comme ça, ça plait bien aux deux femmes qui décident finalement de rentrer dans leur appartement. C’est l’occasion d’une douche bien chaude pour elles, même si le placement dans l’épisode était chelou : on les suit dans une douche brulante alors que le reste des pompiers est en train de perdre une vie dans la maison en flamme… Je ne sais pas, c’était étrange comme moment, de passer d’un extrême à l’autre.

En tout cas, on sait vers quoi l’épisode voulait culminer. Malgré tout ça, Carina n’est toujours pas à l’aise avec l’idée de revenir vivre à l’appartement, qui représente trop de mauvais souvenirs. Allez les filles, il suffit de déménager. Elles ne le font pas, mais Maya trouve les mots juste pour réconforter Carina. Elles finissent donc l’épisode ensemble à la caserne, ce qui est bon signe : tout n’est pas encore réparé entre elles, mais c’est en bonne voie.

À la caserne, elles peuvent en tout cas partager un petit déj nocturne avec le reste des pompiers, pour qui la vie continue. Andy et Sullivan continuent de ne pas se parler du sujet qui fâche, Andy conseille à Travis de recontacter Eli car il semble amoureux (mouais, Travis a vraiment des goûts particuliers… Je pense aussi que ça pourrait fonctionner entre eux, mais je n’ai plus confiance du tout en Eli après la trahison de Travis dans l’épisode précédent, alors, ça me paraît une mauvaise idée) et l’épisode se termine avec Ben forcé de prendre quelques jours d’arrêt.

Il est en effet blessé au bras et aux côtes, comme il l’explique à Theo, son capitaine qui nous fait un peu de pub pour Alexa (ce placement de produit, c’est juste pour mon point du Bingo ? Et puis, c’est énervant, j’imagine les américains devoir galérer à retirer de leur liste de shopping les produits de Theo maintenant) avant d’être validé aussi par Ben. Bref, tout est bien qui finit bien : Ben est même déjà remplacé par une certaine Kate, une ancienne de la caserne de Theo, Travis et Michael. C’est bon, on va avoir droit au flashback dramatique après la joie des retrouvailles feinte et forcée dans cet épisode, j’en suis sûr. Ouais, je n’ai pas aimé la manière dont était joué ce cliffhanger, et ça mener trop prévisiblement au poids que ça représente d’être capitaine pour Theo.

En attendant, Theo et Vic sont en froid et ne parviennent plus à se parler…

 

Station 19 – S06E14


Épisode 14 – Get It All Out – 18/20
J’ai trouvé que l’épisode avait des allures de fin de saison par moments et je ne m’y attendais pas : les intrigues avancent vite, on nous laisse des pistes dramatiques à tous les niveaux, on sent qu’on nous prépare un rollercoaster d’émotions… et on en a déjà un paquet durant l’épisode. Bref, c’était un épisode solide et vraiment cool à regarder. Un plaisir, comme toutes les semaines, finalement.

Spoilers

Maya et Carina se refont un premier rencard, tandis qu’Andy et Travis ne savent même pas qu’ils sont après le même mec.


It’s weird as hell, but I like it.

Comment ça, il y a eu trois épisodes de la franchise cette semaine ? Ne comptez pas sur moi pour rester à jour dans mes séries si vous me faites des coups comme ça. Il faut tout de même commencer par le commencement, et on a eu qu’un seul épisode de Station 19 malheureusement. Le début voit toute la caserne s’affairer à la préparation d’un bon dîner, et c’était étrange comme tout.

Ils sont tous heureux, dansent partout dans la cuisine, sans pour autant oublier les intrigues en cours : le regard de Maya envers Robert est gênant ; celui d’Andy envers son portable attendant une réponse d’Eli tout autant – surtout quand Travis en a, lui. Dans tout ça, Maya fait tomber de la sauce au sol à cause d’un autre pompier, et hop, l’alarme sonne.

En glissant sur la crème renversée, Jake s’explose le crâne, et le pire, c’est que je me disais justement que ça risquait d’arriver. Le problème n’est pas tellement sa chute, finalement, c’est qu’il oublie d’éteindre le feu sous une casserole au passage – et qu’il oublie de signaler à qui que ce soit sa chute.

Par chance, Vic reste à la caserne… mais elle reste bloquée au bureau de l’accueil pendant un long, long moment, sans se préoccuper de ce qu’il se passe à l’étage dans la cuisine. Quand l’alarme incendie s’allume finalement, il est trop tard pour sauver le repas. Tout est foutu. Entre l’eau qui tombe et l’extincteur, c’est foutu pour le repas.

Ce n’est pas si grave en théorie, sauf que pendant l’intervention, Andy et Theo se sont apparemment retrouvés à s’embrouiller – parce qu’Andy a fait plein de commentaires sur les décisions de son nouveau capitaine. Lui a l’impression de ne pas avoir de légitimité et qu’Andy le déteste d’avoir pris le poste qui lui reviendrait. Il serait bon d’expliquer qu’elle l’a refusé, tout de même.

Quand ils montent finalement dans la cuisine, c’est pour mieux découvrir l’état du repas. Quasiment aussitôt, Theo accuse Andy d’avoir laissé la casserole sur le feu, parce qu’il est sûr que quelqu’un a fait exprès de laisser le feu allumé pour qu’il passe pour un mauvais capitaine. Oh lala, c’est du grand n’importe quoi et Vic n’arrive pas à le calmer, évidemment. Tout l’épisode, il est insupportable avec son équipe, au point de provoquer des regrets à Andy qui sait qu’elle aurait pu avoir le job et s’éviter un capitaine si insupportable.

Elle s’en confie à Jack, qui clairement ne va pas bien après son coup à la tête – renversant de l’eau, étant un peu embrouillé dans sa manière de parler, tombant dans l’escalier… Je ne le sens pas. Il a beau être un pompier sachant très bien le danger du coup qu’il a eu sur la tête, il a beau être entouré de pompiers qui sont clairement entraînés à repérer bien des problèmes médicaux, il continue sa journée comme si de rien n’était. Bordel, Vic, sois plus attentive à ce qu’il se passe autour de toi.

Bon, je l’accuse, mais la pauvre passe tout son temps à faire le ménage (de la cuisine, de l’accueil) et à accueillir des gens dans la caserne. A l’accueil, justement, Travis confie à Vic qu’il a couché avec Eli, et ça la met dans la pire des positions possibles : elle sait très bien ce qu’il y avait entre Andy et Eli, puisqu’Andy lui a reconfié en début d’épisode tous ses sentiments d’impatience… Mais bon, elle n’a pas le temps d’en parler à Travis : Eli arrive et Travis part se cacher au plus vite.

Eli retrouve donc Travis dans la cuisine de la caserne… avec Andy. De toute manière, s’il débarque à la caserne, c’est surtout parce qu’il a une nouvelle importante à communiquer : il vient avec l’un des adversaires de Travis pour l’élection qui est prêt à se retirer de la course. Il souhaite juste quelques confirmations avant d’annoncer qu’il votera pour Travis – faisant de notre pompier le premier des sondages pour devenir maire. C’est magnifique.

En parallèle, Vic et Jack se retrouvent à s’occuper d’un adolescent qui vomit sur elle et affirme qu’il n’a ni bu, ni pris de la drogue. C’est effectivement la vérité : il a suivi un challenge avec ses potes qui consistait à manger des chips épicées, avec de la sauce pimentée. Tout se termine bien pour eux, avec Theo qui finit par s’occuper des trois adolescents quand Jack finit par expliquer qu’il ne se sent pas bien. Merci putain. Par contre, juste boire de l’eau, vraiment ?

Bref, les ados s’en vont et l’action se passe majoritairement dans la cuisine de la caserne, avec Jack qui va mal et Travis qui passe à deux doigts de la crise d’angoisse. Il ne se sent pas prêt à être maire et n’a surtout pas envie de se résigner sur certains points. Vic sent bien ce qu’il se passe et lui rappelle de ne surtout pas s’engager à suivre la politique des autres : il est là avec ses idées, pas pour son égo, et ne doit pas se laisser corrompre. Au passage, elle tente bien de parler de sa vie amoureuse ; après avoir essayé de faire en sorte qu’Andy lâche l’idée d’Eli… mais ce n’est pas si simple. Pfiou, ça va lui péter la gueule comme Jack se casse encore la gueule.

Jack finit par révéler ce qui lui est arrivé, devant un Theo qui se sent un peu con vis-à-vis d’Andy et insiste ensuite pour l’emmener à l’hôpital. Ah, d’où les trois épisodes ? On verra bien. En attendant, il reste à gérer l’intrigue de Travis et je suis bien content de le voir se retirer de la course à la mairie. Cela fait quelques épisodes qu’il est évident qu’il ne veut pas être maire et c’est une bonne chose de le voir s’assurer que ce pour quoi il se battait sera repris par un autre.

En revanche, Eli ne l’entend pas comme ça et se casse donc ensuite, pour aller supplier le futur maire d’avoir un emploi. C’est l’occasion pour Travis de faire de l’humour auprès de Vic sur le fait qu’il a couché avec Eli… devant Andy. La pauvre le prend forcément mal, mais elle a l’intelligence de ne pas s’en prendre à Vic – qui se retrouve à devoir expliquer la situation à Travis. La conversation finit en pleine intervention à Paris (pardon, c’est trop simple) : un camion poubelle est en feu et les pompiers galèrent à en éteindre les sacs, sans pour autant être vraiment en danger. Bref, la conversation peut avoir lieu en toute sympathie.

Loin de la sympathie, Andy s’en prend à Theo quand il revient sur place. Cette fois, elle ne supporte plus de le voir vouloir être un bon capitaine et s’en prendre à elle quand tout ce qu’elle fait est d’essayer de lui apporter son soutien par ses actions. Elle lui révèle enfin qu’elle aurait pu avoir le job et qu’elle l’a refusé. C’est une bonne chose pour que Theo commence à prendre conscience de sa stupidité et de son comportement insupportable.

L’autre bonne chose pour aider, c’est Travis. Cela sortait un peu de nulle part car on ne les voit plus être potes depuis un moment, mais quel plaisir de le voir lui faire remarquer qu’il n’a qu’à se concentrer sur son job de pompier et oublier le reste. Il en profite pour lui dire qu’il a quitté la course à la mairie, et je sens que ça risque d’être une belle manière de laisser Theo quitter son poste de capitaine qui ne lui va pas. On verra.

J’ai aimé la fin d’épisode qui voit Travis et Andy gérer la situation comme des adultes. Avec ces scénaristes, je m’attendais à une Andy lui faisant la gueule et je suis content de voir que ce n’est pas le cas. Content aussi que la bisexualité d’Eli soit un non-sujet. Moins content de voir que pour le moment, Travis et lui ne formeront pas un couple. Oui, je dis « pour le moment ». Ils ont passé trop de temps à construire le personnage d’Eli pour qu’il disparaisse si rapidement dans l’arrière-plan.

En parallèle, il reste à gérer les intrigues Maya/Carina et Sullivan/Ross. C’est vraiment bien écrit et géré cette semaine, même si ça commence par une scène qui m’a énervé énormément. On y suit Maya hésiter, puis appeler un représentant syndical, photos de Sullivan et Ross en main. Le simple fait de les emmener à la caserne montre à quel point elle n’a pas évolué, parce que le risque est énorme. J’espère que ça finira mieux pour elle et qu’elle appelle pour prévenir qu’il faut protéger Sullivan.

Sur le moment, ce n’était pas évident en plus. Elle est de toute manière interrompue par Carina, ce qui est une excellente chose. À la base, Carina débarque à la caserne pour un « premier rencard » avec Maya, mais très rapidement, comme toujours avec la série, le rencard tourne en intervention : Carina reçoit un appel de Pam qui a réussi à se coincer la main dans un distributeur de barres chocolatées et qui a maintenant des contractions.

La situation est marrante et complètement perchée – surtout la raison pour laquelle elle a la main coincée, qui est qu’elle voulait simplement manger, hein. Paye, comme tout le monde. Enfin, je dis ça, mais je crois que je n’ai jamais payé quoique ce soit à ce genre de machines ? Bref. Carina embarque Maya et Ben en intervention pour venir en aide à Pam. C’est l’occasion pour que Ben évoque ce qui est arrivé à Miranda en cliffhanger de la semaine dernière, mais aussi que Maya rencontre Pam, même si à aucun moment Pam n’apprendra qui elle est. Je trouve que les scénaristes passent à côté d’une scène qui aurait pu être marrante.

Cependant, la jalousie de Maya est loin d’être marrante, parce qu’elle m’a juste fait de la peine à comprendre bien vite que la situation n’était pas exactement normale entre Carina et sa patiente. Finalement, tout est bien qui finit bien : Maya fait confiance à Carina qui lui assure que Pam n’est qu’une nouvelle amie, parce qu’elle avait besoin de parler à quelqu’un et qu’elle se sentait seule ; Pam accouche d’un bébé en bonne santé ; sa main est libérée.

C’est merveilleux. Il ne reste plus pour Maya qu’à raconter à Carina ce qu’elle sait sur Ross et Sullivan, ce qu’elle fait, en précisant qu’elle veut vraiment récupérer son poste de capitaine… mais pas comme ça. Bordel. Il était important qu’elle le dise, et ça m’a fait du bien de la voir évoluer sur ce sujet. Il était à peu près évident que c’était le but du cliffhanger de la semaine dernière, mais bon, ça rassure quand même.

Le cliffhanger de cette semaine est plus étonnant et je ne m’attendais pas à ce que l’épisode coupe si abruptement : Maya confie l’enveloppe des photos à Andy. Plutôt que de lui en dire le contenu, non ? Je ne sais pas, c’est super gênant les photos qu’elle contient, en théorie, c’est leur collègue et leur cheffe en train de faire l’amour, t’es peut-être pas obligée de filer ça de mains en mains ? Bon, c’est une meilleure décision que de faire du chantage, évidemment, mais ça reste moyen. J’ai hâte de voir la suite de cette intrigue – mais j’imagine que ce sera pour la semaine prochaine, même s’il y a crossover avec Grey’s, ce qui me paraît possible vu que Jack est à l’hôpital (en bonne santé, d’après Theo). Voir Andy s’énerver des mensonges de Sullivan, en tout cas, ça faisait plaisir, surtout que ça permettait de retrouver son amitié avec Maya.

Cependant, Andy n’est pas au bout de ses surprises avec son ex-mari. En effet, Ross débarque à la caserne bien énervée et on ne sait pas pourquoi… jusqu’à ce qu’elle nous révèle qu’elle a reçu un appel pour approuver une demande de mutation pour Robert. Outch. Il décide de changer de poste et de se barrer de la caserne 19 parce qu’il ne peut y avoir de promotion : Ross refuse de lui laisser le poste de capitaine puisqu’ils couchent ensemble et que ça risquerait de se savoir.

Oui, cela risque même d’aller plus vite que prévu, et la pseudo rupture entre eux va être vite oubliée quand elle va croiser Maya et Andy. En attendant, Ross passe son épisode à essayer de comprendre Sullivan, mais moi, ça fait trois saisons que j’ai arrêté, je crois. J’ai un peu décroché de cette intrigue, j’avoue.

 

Riverdale – S06E14

Épisode 14 – Venomous – 14/20
C’est bon, je me suis fait de nouveau à l’ambiance de la série et je vais pouvoir arrêter de surnoter inutilement. J’ai bien aimé que l’épisode se concentre sur le personnage annoncé dans le titre sans pour autant oublier les autres, mais j’ai quand même plus ri des idées perchées des scénaristes qu’autre chose devant cet épisode. En même temps, je regarde la série pour ça : j’ai exactement ce que je cherche quand je la regarde désormais. Du WTF, du surnaturel et des épisodes qui passent vite tellement on nous enchaîne l’improbable à chaque scène.

Spoilers

Veronica découvre ce que ça signifie d’être venimeuse.

Welcome to the sad superhero club.

Maintenant que Veronica a le pouvoir le plus merdique du groupe, Jug peut commencer l’épisode avec une voix off insistant sur les inconvénients d’avoir des pouvoirs. Ils vont me faire pleurer. Ou pas. Heureusement, on passe vite aux choses sérieuses : Reggie révèle qu’il bosse désormais pour Percival et qu’il est OK avec l’idée d’une fermeture de Pop’s. 

Bien sûr, Archie s’oppose à la fermeture de Pop’s, mais Percival lui rappelle qu’il a tout ce qu’il faut pour le tuer : il porte une jolie bague en Palladium. Archie recule donc pour aller passer du temps chez Jug et essayer de mettre au point un plan sur ce qu’ils pourraient fait. Cela leur donne l’occasion de parler de comics en général, avec l’espoir de trouver une manière de contourner la faiblesse d’Archie. Ma foi.

Après avoir passé du temps avec Archie, à qui il conseille grosso modo de passer du temps avec du Palladium pour s’y habituer, Jug enchaîne avec une visite de Betty. Son but ? Elle espère qu’il pourra lire son subconscient, parce qu’elle veut en savoir plus sur son passé, encore. Il promet de faire des recherches pour voir comment faire, et la solution va vous surprendre. Ouais, pardon, je passe à une écriture journalistique à la limite de la parodie, mais… La solution qu’il propose est de lire des comics pour que ses pensées soient flottantes ?

Ecoutez, j’arrête d’essayer de les comprendre. Une chose est sûre : les scénaristes s’amusent, parce que Jug s’infiltre dans la tête de Betty pour y lire des comics « Betty ». C’est amusant comme clin d’œil, non ? Si ça ne l’est pas, vous rejoindrez mon rire sadique de voir Jug témoin de ses ébats passés avec Betty – quand il entrait en secret chez elle… Bref, il se contente des souvenirs en commun pour eux.

Il finit toutefois par entrer plus profondément dans l’esprit de son ex, pour mieux retomber sur Caramel. Je suis sans cœur, mais le cri miaulé du chat quand elle le tue ? C’était ridicule. Suite à ça, Jug entend le père de Betty la rassurer suite à ce meurtre, lui demandant comment elle se sentait et la manipulant pour être sûr qu’elle tourne mal.

Quand Jug retourne dans l’esprit de Betty, c’est pour mieux voir qu’elle a aussi enfoui un souvenir bien profondément : Alice y découvrait qu’elle avait le gêne de serial-killer… ce qui signifie qu’elle savait tout depuis le départ, contrairement à ce qu’elle avait toujours prétendu à Betty. Super.

Pendant ce temps, Veronica découvre que le venin d’araignée est produit en grande quantité par son corps. C’est le légiste de Riverdale qui se charge du diagnostic : ses larmes, sa sueur, sa salive… tout continent du venin. Son remède ? Une période de dialyse et un confinement, évidemment. Elle profite aussi de ce diagnostic pour porter un magnifique rouge à lèvre noir. Tout l’épisode. Evidemment.

Même si elle doit s’isoler, Veronica est trainée de force à une réunion au casino avec tous les actionnaires principaux. Elle se retrouve ainsi nez à nez avec Reggie, qu’elle a pourtant viré. Avec l’aide de Perceval, probablement, il a trouvé un acheteur potentiel pour le Babylonium et surtout, il a retourné tous les investisseurs de Veronica pour qu’ils s’allient à lui. Cela ne semble pas compliqué : le casino ne rapporte pas d’argent à ses investisseurs…

Veronica est légitimement énervée, mais elle se contient pendant la réunion, se contentant de leur promettre un rapport pour prouver qu’il vaut mieux attendre pour voir les vrais profits du Babylonium. Par contre, elle adore retourner ensuite engueuler Reggie en privé. Le privé en question ? Devant Perceval, bien sûr. Comme toujours, elle accuse donc Reggie d’être manipulé, et le pire, c’est que c’est vrai.

Lui, le prend mal, et les voilà qui se mettent à s’engueuler… L’haleine de Veronica n’est toutefois pas idéale pour Reggie : il se met à saigner du nez à cause du poison qu’elle projette. L’idée m’a fait sourire. Elle retourne ainsi voir son médecin inutile, qui lui assure qu’elle est condamnée à mort à ce rythme, parce qu’elle produit trop de venin. Le truc, c’est que le venin ne la tue absolument pas.

Elle est tout de même déprimée de se savoir si toxique, et elle demande donc à Betty et Archie de venir boire des verres avec elle. Enfin, techniquement, elle invite Betty qui invite Archie. C’est super bizarre d’inviter son mec qui est aussi l’ex de Veronica, non ? Ben non. Cela n’empêche pas Veronica de se plaindre de sa situation de toute manière, jusqu’à ce que ça fasse remarquer à notre trio que Veronica n’est pas du tout affectée par l’alcool.

Après tout ça, Betty décide de confronter sa mère sur le souvenir que Jug a retrouvé dans son subconscient : décidément, cette famille, on ne va plus jamais s’en sortir. Alice promet en tout cas à sa fille qu’elle ne fait que raconter des mensonges et que tout ça ne s’est jamais réellement passé. C’est donc une impasse… mais Jug peut débloquer cette impasse grâce à son pouvoir et confirmer qu’Alice cache quelque chose : sous la table du salon. Quand Jug et Betty détruisent le plancher du salon, ils trouvent ainsi un cadavre de flics.

Le pire ? C’est le flashback qui nous montre une Alice jouant hyper mal – et que dans le présent aussi. Alice tente donc de justifier à sa fille ses choix et son éducation, mais bon, j’ai clairement lâché l’affaire sur cette scène. C’était naze, c’est tout.

De son côté, Cheryl continue de se morfondre sur sa rupture passée avec Heather. Pour une idée sortie de nulle part il y a deux épisodes, Heather est beaucoup présente dans cette saison. Cheryl décide de lui envoyer un mail pour reprendre le contact avec elle, et reçoit ensuite une visite d’Archie. Il passe son épisode à se balader d’une maison à l’autre, écoutez.

Son but ? Obtenir effectivement du Palladium pour s’entraîner avec à la salle de gym. Tout ce qu’il fait, c’est s’énerver énormément contre son sac de boxe et saigner énormément. Archie souhaite cacher tout ça à sa petite-amie, mais bon, il lui demande d’ouvrir une boîte de conserve parce qu’il n’y arrive pas. Ce n’est pas très dur de deviner ce qu’il fait et le problème que ça provoque.

Cheryl, elle, promet de chercher un moyen plus surnaturel de venir en aide à son rouquin d’ami, quitte à s’embrouiller avec sa grand-mère (cela m’a bien fait rire). Elle finit par trouver un moyen : une soupe de Palladium, tout simplement. C’est sûr que c’est mieux que de laisser Archie mourir à petit feu, parce qu’il est clairement en train de se tuer avec la bague qu’il porte en collier – sans qu’on ne puisse jamais voir le collier !

C’est bien connu, cependant, que boire du poison aide à aller mieux, n’est-ce pas ? Archie se met à tomber de plus en plus malade. Il se retrouve à faire 61 kg (ben oui, bien sûr, avec ces muscles-là, on y croit !), à s’évanouir pendant ses entraînements et lorsqu’il consulte à nouveau Cheryl, c’est pour mieux apprendre que le Palladium est peut-être en train de le tuer définitivement. Il a pourtant arrêté d’en prendre, mais c’est trop tard : le fer de son corps a disparu.

Malgré ce qui arrive à Archie, Veronica prend encore le temps de demander à Cheryl une manière de s’en sortir. Cela n’a aucun sens, mais bon, elle lui fait confiance apparemment pour… l’empoisonner. Elle a l’impression que les poisons n’ont plus aucun effet sur elle. Le seul truc vraiment sympa dans cette scène ? L’araignée qui passe brutalement sur l’écran quand Veronica demande des bouquins sur les araignées. Si je n’avais pas vu ça sur ma télé, j’aurais peut-être pu sursauter. Après, elle est trop grosse pour qu’on puisse imaginer que c’est une vraie araignée quand même. Bref, Veronica prend plein de poison dans son bain en lisant un livre sur les araignées.

Aucune douleur, aucun effet secondaire : voilà Veronica immunisée face aux poisons. C’est pratique comme pouvoir. Elle comprend aussi, grâce aux livres, que les araignées ne peuvent s’empoisonner avec leur venin, mais aussi qu’elles peuvent contrôler la dose de venin qu’elles produisent. Il suffit juste que Veronica gère ses émotions désormais. Ce n’est pas si simple : Veronica est habituée à être tout le temps énervée, non ?

Pourtant, elle parvient à garder son sang-froid, littéralement, face à Reggie qui la menace à nouveau, avec aussi quelques photos de sa dialyse. Le but est de la forcer à vendre le casino en faisant du chantage, parce que les investisseurs voudront forcément qu’elle vende s’ils la découvrent malade. Cependant, Veronica se contente de le virer de chez lui.

En parallèle, Archie découvre que Cheryl a un nouveau plan pour lui : elle veut tester un sort d’alchimiste pour changer la composition de ce qu’il y a dans son corps, afin de peut-être réussir à lui créer une immunité au Palladium – et le rendre ainsi vraiment incassable. Les détails ne sont pas passionnants, parce que c’est tiré par les cheveux comme Riverdale sait si bien le faire, mais bon, il est décidé qu’ils le feront malgré un petit effet secondaire.

L’effet secondaire en question ? Oh, la mort d’Archie. Rien de grave, quoi. Il prend tout de même le temps de coucher avec Betty avant (histoire d’avoir un petit massage où il est torse nu, faudrait pas perdre les bonnes habitudes) et ne revient que le lendemain pour que Cheryl utilise ses pouvoirs sur lui. Mais ?

La série continue de partir en vrille et est désormais 100% du fantastique et de l’urban fantasy, mais bon, ça me fait rire de les voir partir si loin après tout. Archie finit 100% invulnérable lui et la série part en vrille totale : maintenant qu’il est immunisé, il peut embrasser Veronica et Betty n’hésite pas un instant à le prostituer pour que Veronica se sente mieux.

Putain, mais sérieusement ? C’est un plan à trois improbable à force. Betty reste à regarder un baiser entre Veronica et le seul type qu’elle peut embrasser désormais. Peut-être peux-tu comprendre que ton couple est voué à l’échec si ton mec et ta meilleure amie s’embrassent ? Bon, c’est mignon comme tout de vouloir réconforter une Veronica déprimée que son dernier baiser non mortel soit avec Reggie comme ça, mais… C’est du grand n’importe quoi.

Le pire reste à venir au Babylonium, où Veronica invite les investisseurs à une soirée spéciale où elle prévoit un show pour montrer qu’elle est toujours en pleine forme et que le casino aura bientôt des recettes positives. La série renoue ainsi avec ses premiers amours, avec une excellente performance de Toxic de Britney Spears par Veronica, qui a monté tout un show de dingue pour l’occasion. ET OMG LA CHORÉ D’ARCHIE WTF ? Je ne vais pas me remettre de mon fou rire. Il faut bien pourtant, parce qu’il reste un autre moment incroyable de débilité : Jug se rend compte qu’il est encore amoureux de Betty, mais il promet à Tabitha qu’elle lui manque. Ben moi, oui, elle me manque.

Autrement, le cliffhanger pour Cheryl la voit autrement retrouver Heather… qui ressemble beaucoup trop à Geraldine, non ? Je suis perdu avec cette série, c’est quoi ce cliché de la bibliothécaire pas si sexy là ? La suite au prochain épisode.

 

Compteur d’Archie à poil : +3, il n’était pas en forme dans l’épisode, mais c’est justement une excellente excuse pour se déshabiller apparemment. Cela dit, cet épisode donne vraiment envie de parler des tenues de Cheryl et Veronica aussi. Il fait chaud à Riverdale.

Riverdale – S06E13

Épisode 13 – Ex-Libris – 16/20
Il faut que je justifie cette note, je le sais. L’épisode est bourré des défauts habituels et c’est du grand n’importe quoi tout du long, surtout si on considère le long terme. Seulement voilà, c’est du pur guilty pleasure à ce stade : j’ai adoré cette intrigue autour des livres, le n’importe quoi assumé avec la petite touche de fantastique et les développements complètement improbables. Vraiment, ça fonctionne sur moi cette saison 6 – ça assume tout à fait son non-sens et ça va à un rythme de folie.

Spoilers

Percival veut faire fermer la bibliothèque municipale.

Riverdale, a town without a public library.

Je n’allais quand même pas m’arrêter en si bon chemin ! J’ai repris la série et j’ai bien l’intention de me mettre à jour avant la fin de celle-ci. Possiblement, je suis en train de me jinxer tout seul sur ce coup-là… mais ce n’est pas très grave, c’est Riverdale. Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule : on peut reprendre le compteur d’Archie à poil avec la première scène de cet épisode !

Betty n’est finalement pas enceinte, et ça permet au couple d’être soulagé… tout en se posant plein de questions sur la manière d’élever un enfant quand même.

Pendant ce temps, Reggie et Veronica semblent bloqués dans une rupture éternelle. J’ai l’impression que c’est la 150e fois que je les vois se disputer pour mettre un terme à leur couple et je ne comprends pas comment à chaque épisode Reggie se retrouve encore à être avec Veronica pour récupérer des affaires. Ce qui est le plus énervant, c’est qu’il souligne tout de même des aspects de Veronica qui sont justes à chaque fois. J’aime bien le voir lui faire remarquer qu’elle tue plein de mecs autour d’elle, tout en n’étant jamais tout à fait toute seule, non plus.

De son côté, Percival passe un excellent début d’épisode en tant que maire. Il débarque donc chez les gens avec la police pour récupérer les livres qu’ils n’ont jamais rendus à la bibliothèque, sachant que sa première action en tant que maire est de fermer la bibliothèque. Cela semble choquer Jughead, alors qu’on n’a littéralement jamais vu la bibliothèque en question en six saisons, si je ne m’abuse.

Bref, ça m’a amusé tout ça. Percival réclame à Jug une édition de la métamorphose qu’il a emprunté lorsqu’il était SDF (hein ?), mais sachez qu’Archie lit également des livres ! Geraldine lui avait conseillé de lire un truc à l’eau de rose au lycée, alors il l’avait emprunté. Chaque fois qu’on pense qu’ils ne peuvent pas être plus ridicules, ils le sont. Ce qui est top, mais improbable, c’est que c’est Archie qui dit exactement la même chose.

En attendant, Percival s’amuse à harceler tous nos anciens lycéens les uns après les autres, récupérant au passage des objets qui leur appartiennent en garantie du remboursement des livres perdus. Bon, je ne comprends pas trop comment il est possible que tous les habitants de la ville oublient de rendre des livres comme ça, hein. Quant à Percival, il récupère le livre du grand-père de Jug, la guitare d’Archie, le squelette du frère de Cheryl, le tableau d’Hiram dans le bureau de Veronica… Une collection passionnante. Betty ne se fait pas harceler par Percival, mais par Alice. Elle n’hésite pas à donner le journal intime de sa fille au maire. Il n’y a que Reggie qui s’en tire, sachant précisément où est le livre en question.

Bon, nos héros sont quand même intrigués par ces actions sans queue ni tête du nouveau maire. Ils convoquent donc une réunion extraordinaire où Veronica souligne que Percival a refusé son argent, alors que Cheryl (oui, elle est là, parce qu’elle doit rendre un livre qu’Heather lui aurait pris – c’est bien, Heather est partout désormais) s’inquiète du parfum de sorcellerie autour de cette chasse aux livres. J’ai tellement ri.

Pourtant, Cheryl semble avoir raison : on voit Percival demander à Kevin de lui rendre lui aussi un livre, avant de jeter clairement un sort sur les objets récupérés et les livres. Le sort ne met pas longtemps à agir : Reggie se rend compte qu’il ne sait plus lire, Veronica est clairement envahie par des araignées imaginaires, Betty est poursuivie par une odeur de Javel qui lui fait voir son père… et on sent que les sorts qu’ils subissent sont en lien avec les livres à retourner.

Franchement, une fois de plus, je tiens à dire que j’aime l’idée, que ce petit côté fantastique colle bien au what the fuck général de la série et que ça pourrait être vraiment sympa comme concept… Mais bon. À l’échelle d’un épisode et dans Riverdale, c’est quand même un grand n’importe quoi. Nous ne sommes pas au bout de nos peines, en plus : la série se souvient aussi qu’Archie est supposé être prof, recrutant de jeunes militaires se moquant de son passé musical… mais c’est pour mieux le confronter au cadavre de Geraldine.

De son côté, Cheryl est confrontée à son passé, sous la forme d’un fantôme et de quelques roses, alors que Betty fait le lien entre l’odeur de javel et une entrée de son journal intime qu’elle a eu l’occasion de relire en essayant de le récupérer à Percival. Cela fait prendre conscience à Betty qu’elle sentait la javel que son père utilisait quand elle avait 12 pour laver le sang de ses victimes. EUKÉ.

Après Betty – qui confie tout ça à Archie aussi ; ce dernier préférant ne rien raconter à Betty de Geraldine – c’est Reggie qui rend visite à Percival. Il le supplie de récupérer son bouquin pour pouvoir lire à nouveau… mais c’est en vain. Le maire a un autre plan pour lui : il souhaite qu’il donne à Veronica un œuf de Fabergé. Super.

Convaincu par le pouvoir du maire, Reggie l’offre bien à Veronica, qui aperçoit des araignées à l’intérieur de celui-ci. Clairement, on comprend pourquoi elle cherche à retrouver le livre, hein. J’en oublie presque de vous raconter un des trucs les plus funs de l’épisode : Jug a oublié de rendre La Métamorphose, alors il prend cher, ses mains se mettant à saigner. Lui ne parvient pas à récupérer son livre : c’est Doc qui l’a pris, et le maire a envoyé tous les SDF de l’allée de Riverdale marcher jusqu’à la mer. Pas exactement la porte à côté, quoi. En plus, Doc dit avoir vendu le livre, alors ça envoie Jug en Pennsylvanie.

Kevin retrouve Sa Majesté des Mouches bien rapidement. Ce connard a aidé le maire à harceler tous ses potes, mais pas Moose. Cela tombe bien : c’est Moose qui avait le livre de Kevin, et bim, on en profite pour de la drague entre eux, encore. Tout ça sort de nulle part comme la série sait si bien le faire, ça me vend du rêve… jusqu’à ce qu’on enchaîne sur Kevin rendant le livre à Percival et se faisant draguer par le maire. WTF. Bon, ça ne devrait pas me surprendre, le maire semble vouloir draguer tout le monde… mais que ça termine par un baiser entre eux, c’était tout de même trop rapide.

Inévitablement, tous nos héros qui ne sont plus supposés être adolescents se donnent à nouveau rendez-vous pour essayer de comprendre ce qui arrive. Cheryl, toujours aussi blasée que d’habitude, explique qu’ils sont confrontés à leur plus grande peur, tout simplement. Pour briser le sort, il suffit en théorie de retrouver le livre et de le rendre à Percival, tout simplement.

C’est plus simple à dire qu’à faire : les livres sont introuvables et affronter ses démons, ça fait peur. Archie semble le plus affecté par son trauma, avec Betty obligée de lui faire prendre conscience que Geraldine était une prédatrice sexuelle. J’ai tellement ri devant cet épisode – ce que dit Betty est 100% vrai, hein, mais la série ne l’a jamais vendu comme ça avant et semble vouloir se racheter on ne sait pas trop pourquoi, tout en nous foutant plein de flashbacks de Geraldine. Insupportable.

De son côté, Veronica fait appel à Heraldo et what the fuck ? Elle est supposée faire face à un sort qui lui fait affronter ses plus grandes peurs – bon, les araignées, ce n’est pas original – et elle se retrouve à draguer un random à nouveau, pour ne pas finir seule, une fois de plus. Elle donne raison à Reggie, au moins, elle est incapable de rester seule et passe une excellente nuit. Le réveil est moins sympathique, par contre : ce pauvre Heraldo est mort dans le lit à côté de Veronica.

Cela ne semble pas la faire flipper plus que ça quand elle appelle Reggie. Ce qui l’énerve ? L’œuf, les araignées qui ont mordu Heraldo et Reggie. Non, vraiment, c’est Reggie qui énerve le plus Veronica, pas le fait qu’Heraldo soit mort à cause d’elle. Par contre, Reggie ne sait plus lire, mais il sait encore faire des maths et se retourner contre le maire quand il comprend ce qu’il se passe. Contre ? Non. Son but est que Percival lui apprenne à se servir de sa magie.

Toute cette intrigue était amusante, mais comme prévu, elle ne dépassera pas l’épisode. Ce qui fut le sujet d’intérêt de toute la ville pendant tout un épisode est vite oublié quand Jug revient de Pennsylvanie avec les bouquins introuvables de tout le monde. C’est amusant comme tout, et ça permet à tout le monde de récupérer ses affaires.

Cheryl préfère quand même brûler les objets par mesure de sécurité. Elle ne le fait pas avec le livre de Jug, qui refuse de voir son grand-père disparaître, ni avec le tableau d’Hiram, parce que Veronica assure que personne n’aura de pouvoir sur elle. Ah, pas si sûr : le cliffhanger de l’épisode nous apprend que le venin qui a tué Heraldo vient des lèvres de Veronica – un baiser lui a donné la mort. Et vous savez ce que j’ai dit à voix haute à ce moment-là ? J’adore.

Sinon, malgré tout le reste, Betty continue aussi son enquête sur le tueur aux sacs poubelles. Ce nom continue de me faire rire plus que nécessaire, et la percée de Betty dans cet épisode, c’est que leur serial killer pourrait peut-être avoir une petite fille. Super.

Autrement, vous l’aurez compris : pas de Tabitha (Jug a peur de mourir seul), de Tony, de Fangs (Kevin est occupé avec d’autres)… Mais tout le monde s’en fout apparemment.

Compteur d’Archie à poil : +1… Enfin, +2 si on compte le flashback avec Geraldine, quand même.