Revoir Smallville ?

Salut les sériephiles,

Cette année, j’ai décidé d’essayer quelque chose d’un peu différent : un calendrier de l’Avent personnalisé, conçu jour après jour avec l’aide d’une intelligence artificielle. Le concept est simple : chaque jour, une surprise adaptée à mes goûts et mes envies, pour retrouver un moment d’évasion ou de découverte. Et pour ce 1er décembre, l’idée était de replonger dans une série que je n’ai pas revue depuis des années.

J’ai donc choisi Smallville, parce que c’était ce qui m’était conseillé directement – avec Roswell, mais j’ai revu Roswell en 2018. Non, Smallville n’était vraiment pas ma première série fantastique – j’ai grandi avec Buffy et Charmed – mais c’était une des séries que je regardais enfant, dans la célèbre Trilogie du Samedi. Et pourtant, je ne l’ai jamais revue. C’était donc une bonne idée pour ce défi : une série culte, mais laissée de côté depuis longtemps. Bon, il y en a plein d’autres et prendre celle-ci alors qu’il y a des dizaines et des dizaines d’épisodes à voir, ce n’était pas forcément ma meilleure idée. Ce qui est fait est fait…

Une redécouverte pleine de surprises

Dès les premières minutes, je me suis rendu compte que ma mémoire avait fait le tri, et pas toujours de façon logique. Par exemple, j’avais totalement oublié à quel point j’aimais Pete, ce personnage sous-estimé par les scénaristes au point de le dégager bien vite, et l’existence même du fameux collier en kryptonite de Lana. Comment ai-je pu zapper ce détail pourtant essentiel ?

Qu’est-ce qu’elle nous a fait chier avec son collègue ! Et puis, il y a Whitney, le petit ami de Lana, tout droit sorti des clichés des séries adolescentes de l’époque… et je ne suis même pas surpris de voir que sa carrière se termine aujourd’hui dans un « 50 nuances plus sombres ». Il a la tête de l’emploi depuis 2001, apparemment.

Les souvenirs qui remontent

Malgré tout, certains souvenirs sont restés vivaces et c’était très étrange de les redécouvrir : les nombreuses images du pilote utilisées dans le générique. Bon, il n’y a pas de générique dans le premier épisode, c’est honteux, mais il y a littéralement la moitié du générique de la première saison dedans. Ces plans des météorites ou de Clark tombant du pont, vus et revus pendant des années, sont devenus emblématiques – et je ne les avais plus revus depuis… des années, au mieux. Et pourtant, ça aurait pu être un jeu à boire tant je les ai reconnus immédiatement… contrairement à l’intrigue du pilote lui-même.

À l’époque, je ne trouvais pas Tom Welling particulièrement beau. Aujourd’hui… Toujours pas. Je ne dirais toujours pas qu’il est spectaculaire, mais je comprends que son charme passe par les yeux et le sourire. Et puis, il faut admettre qu’il incarne bien ce Clark Kent maladroit et attachant.

Autre élément marquant de ce visionnage des deux premiers épisodes (pouquoi s’arrêter en si bon chemin ?) : la musique des années 2000. Elle m’a immédiatement ramené à cette époque, avec ses sons si caractéristiques qui donnent un charme nostalgique au visionnage. Je ne me souvenais pas que la série avait tant de si bonnes chansons dans ses premiers épisodes, c’est une vraie capsule temporelle vraiment bienvenue.

Et les effets spéciaux ?

Les effets spéciaux du pilote n’ont pas très bien vieilli, mais ils tiennent encore la route. Ce n’est pas le genre de CGI qui vous sort complètement de l’intrigue. Ça fonctionne, malgré un petit sourire en coin ici et là… En revanche, dans le second épisode, c’est une catastrophe : les fonds verts dégueu pour la ferme des Kent, les flammes qui sont superposées aux personnages… C’est à mourir de rire. Le budget entre les épisodes n’est pas le même, je suppose.

Ce qui est amusant, c’est qu’à l’époque je ne voyais pas la différence d’un épisode à l’autre. M’enfin, vraiment, il y en a un qui a mieux vieilli que l’autre, hein.

Alors, envie de tout revoir ?

C’est bien trop long pour que je réponde oui, surtout que, bon… Entre l’actrice devenue cannibale et les intrigues pas très crédibles, soyons honnêtes : ce n’est pas grandiose. Il y a tout de même juste assez de nostalgie et de bons moments pour y réfléchir.

Le point fort du pilote reste indéniablement l’amitié naissante entre Lex et Clark. Leur dynamique fonctionne toujours aussi bien, même avec le recul. Je comprends pourquoi la série a fonctionné : il me semblait que c’était pour Lana & Clark à l’époque, mais la vraie nouveauté, c’était quand même ce Lex gentil. Et tous les teasings me rendent fous ! Clark flotte dès l’épisode 2 mais ne vole pas avant… bien trop longtemps.

Est-ce que ce rewatch improvisé m’a donné envie de replonger dans plus de 10 saisons ? Pas vraiment. Je sais que je n’en aurai pas le temps, et il y a tellement d’autres séries qui m’attendent, à voir ou à revoir. Mais… en corrigeant des copies ? Peut-être. Allez savoir, Smallville pourrait bien se frayer un chemin dans mes soirées, l’air de rien. Après tout, j’ai déjà vu deux épisodes aujourd’hui. Et croyez-moi, j’ai écouté le deuxième plus que je ne l’ai vu.

Rendez-vous demain pour la suite de ce calendrier de l’Avent un peu particulier… En attendant, vous, vous auriez regardé quel pilot à ma place ?

Bingo Séries #92

Salut les sériephiles,

Les mois passent et se ressemblent : le temps file à toute vitesse et plus personne n’atteint le 20/20. L’hiver commence à pointer le bout de son nez, sur Twitter, on me parle déjà de Noël entre deux posts sur l’improbable victoire de Trump aux élections américaines, et voilà qui va justifier les thèmes de cette nouvelle grille.

Bref, on est le 6 novembre, il est 20h, la grille est à l’heure et vous n’avez plus qu’à vous faire une watchlist du mois durant les quatre prochaines heures pour tenter de remporter le jeu ce mois-ci. La concurrence est moins rude qu’il y a quelques années, vous n’avez pas d’excuse. Bon jeu à tous !


Pour les nouveaux, les règles sont en fin d’article. N’hésitez pas à poster dans les commentaires ou à me contacter sur Twitter (@ShipouJG) s’il vous reste des questions après lecture de cet article – parce que j’y réponds toujours ! Et si j’oublie d’y répondre, relancez-moi, ce sera passé inaperçu entre deux notifs…


L’esprit des fêtes

Mariah Carey a dit « It’s tiiiiime », on peut commencer doucement à en parler.


  1. Un grand repas de famille festif… qui peut ou non tourner au drame.
  2. Un personnage parle des fêtes de fin d’année*.
  3. Une dinde à l’écran (sans mauvais jeu de mots, hein).
  4. Les personnages célèbrent Thanksgiving.

Rien de bien original ce mois-ci, avec des points qui sont sûrement déjà tombés par le passé, mais ce n’est pas grave. Les fêtes de fin d’année désignent toutes les occasions festives qui existent en novembre et décembre.


Influence Electorale

Mon Twitter était une bulle pro-Harris et les résultats me dépriment encore plus que la météo.


  1. Un personnage parle d’élections et de votes*.
  2. Le nom d’une personnalité politique importante réelle est cité.
  3. Un personnage souhaite changer le système*.
  4. Une scène où les personnages apprennent le résultat d’élections*.

Chaque point avec une astérisque peut tout à fait concerner de la politique 100% fictive et dans n’importe quel type de séries/histoires. En revanche, le point 6 concerne bien des figures politiques majeures dont on pourrait entendre parler aux infos. La faille ? Cela peut fonctionner aussi pour Abraham Lincoln, par exemple.


Mais moi j’voulais une moustache

Si vous avez la réf musicale derrière ce titre, vous êtes quelqu’un d’incroyable.


  1. Un personnage arbore une moustache bien visible.
  2. Le mot moustache est prononcé.
  3. Un personnage est vu en train d’entretenir/raser sa moustache.
  4. Un personnage porte une fausse moustache.

Quoi, il faut bien que certains thèmes soient impossibles si je veux m’assurer que personne n’arrive au 20/20, non ? En vrai, il y a de quoi faire cette année et en ce moment où on a plein de séries en mode western. Ou alors, pas du tout. On verra bien.


Jetlag et décalage horaire

Encore et toujours la fatigue et la flemme dans ma vie d’adulte, alors ce sont les seuls thèmes qui m’inspirent dernièrement. Je sais, c’est un peu déprimant.


  1. Un personnage mentionne un décalage horaire.
  2. Un personnage dort en avion.
  3. Un personnage se plaint de son rythme de vie épuisant.
  4. Un personnage ne semble pas subir de jetlag alors qu’il le devrait.

Je vais regretter les premiers épisodes de 9-1-1 qui étaient cette année dans un avion… Mais je compte un peu sur Lioness pour certains points, notamment le 16, parce que ces personnages traversent trop souvent le monde et ne semblent jamais être affectés par les changements d’heure, alors que moi, on me décale d’une heure et je suis KO pour deux semaines. La vie est injuste.


Actions

Et comme d’hab, on termine par mes points préférés !


  1. Mangez/Buvez quelque chose qui vous met dans l’esprit des fêtes en regardant une série*.
  2. Partagez votre pire président(e) de séries TV.
  3. Faites des moustaches à un personnage et postez la photo (par exemple, en faisant comme dans How I met your mother avec Sandy Rivers).
  4. Regardez un épisode au coucher du soleil.

Je pense que le point 19 a le potentiel de devenir mon préféré de tous les Bingo Séries confondus, ne me décevez pas. Le point 17, c’est vraiment juste une excuse pour boire du chocolat chaud, mais si jamais vous êtes plutôt team vin chaud, faites-le avec modération. La dinde aussi, je suppose.

* Vous cherchez où mènent les astérisques de l’article ? C’est simplement un moyen d’indiquer qu’il faut lire le paragraphe sous chaque thème car il y a des explications sur le point en question.

Bon visionnage !


Bonus geek : Troquer un point pour le Black Friday. Vous avez déjà remarqué comme parfois vous voyez quatre fois un point dans vos séries ? Et comme parfois d’autres voient trois fois un point que vous n’avez pas ? Eh bien, à partir du 29 novembre (et jusqu’au 7 décembre, oui), nous pourrons nous échanger nos points, comme des cartes Pokémon. Autrement dit, si vous voyez certains points plusieurs fois, notez les bien, car vous pourrez peut-être les donner à quelqu’un en échange d’un point que lui aura vu plusieurs fois, mais pas vous. Les transactions se feront via Twitter, utilisez ensemble les hashtags #BingoSéries et #BlackFriday. Amusez-vous bien ! Et n’oubliez pas : il s’agit d’un échange, pas d’un don (ça, c’est pour décembre).



Pour rappel, vous trouvez dans cet article une liste de 20 choses à accomplir ou voir tout en regardant des épisodes de séries que vous n’avez jamais vus auparavant, du 7 novembre au 7 décembre 2024 ! Le but ? S’amuser entre sériephiles et parler sans spoiler, ici, sur vos blogs, sur Twitter, sur la page Facebook du blog, partout quoi. Pour réussir le bingo, il faut avoir la moyenne, donc au moins dix items validés. Et pour avoir son mot à dire ? Il faut le compléter, avec un joli 20/20 ! Le premier à compléter le bingo choisit trois thèmes qu’il classe par ordre de préférence, le deuxième peut conserver ou virer son troisième choix, le troisième peut conserver ou virer son deuxième choix.
N’oubliez pas d’indiquer les spoilers éventuels quand vous communiquez vos points sur Twitter, vos blogs, etc. La participation est ouverte à tous, à n’importe quel moment du mois et il suffit d’un 10/20 pour valider la grille ; le reste, c’est pour la frime.
Comme d’hab, un personnage est quelqu’un qui parle dans l’épisode ou a déjà parlé dans la série ; « quelqu’un » fait aussi référence aux figurants. Un même épisode ne peut pas servir deux fois dans le même thème et il y a un « point bonus » pour vous aider à finir la grille plus vite.

Orphan Black Echoes est annulée…

Salut les sériephiles,

Et si on en revenait aux séries ? Oui, on va parler d’une annulation qui me laisse un goût amer (une de plus), celle d’Orphan Black: Echoes.

Pour ceux qui suivent mon blog depuis quelques années, vous savez déjà probablement que je suis dégoûté – oui, dégoûté, car Echoes offrait un casting brillant, une vraie profondeur et surtout, cette aura de mystère et de tension digne de l’esprit Orphan Black. Et moi, j’adorais la série-mère, j’étais tellement à fond au départ ! D’accord, elle n’a pas tenu la longueur, mais quand même.

Pour en revenir à Echoes, c’était audacieux de prolonger l’héritage de Orphan Black en choisissant des personnages nouveaux, mais le pari était réussi ! Le casting a apporté une intensité qui rendait hommage aux débuts de la série, tout en renouvelant la dynamique entre les protagonistes. Je m’attendais à une série très détachée et ce fut finalement un spin-off surprise avec plein de retours.

Mais ce n’est pas tout. Un bon casting et des personnages chouettes, ça me dérange de leur dire adieu, mais je m’en remets. Là, malheureusement, Echoes avait en plus ouvert des pistes narratives tellement prometteuses ! D’accord, ce n’était pas malheureux quand j’ai regardé, mais ça le devient. Le cliffhanger de fin de saison était à couper le souffle, et même avant cette fin brutale et surprenante, chaque épisode laissait entrevoir une multitude de possibilités pour la suite.

On sentait que la série posait des bases solides, prêtes à être explorées, avec des arcs narratifs qui auraient pu nous emmener encore plus loin dans les méandres de cet univers. Les retours possibles de certains personnages de l’univers original étaient là, en suspens, et cette anticipation (cet espoir vain d’un retour de Tatiana Maslany surtout, je reconnais) faisait partie de l’ADN d’Orphan Black : l’attente, l’énigme… et là, c’est la frustration.

Sur le blog, j’ai déjà partagé ce que la série d’origine représentait pour moi, et bien sûr, dans les critiques j’ai évoqué ce que Echoes avait réussi à réactiver dans cet héritage complexe. J’y voyais la possibilité de redécouvrir ce que Orphan Black avait si bien su installer : des personnages profonds, des intrigues denses, et cet équilibre unique entre science-fiction et drame humain. C’était si addictif que j’étais content de retrouver la même sensation… En plus, c’est un peu mon objectif de l’année en théorie, de retrouver ma passion des séries.

Et pourtant, je me retrouve ici, avec une série amputée de son potentiel, des intrigues en suspens, et une annulation brutale qui ne respecte ni l’œuvre ni les fans. Bref, je suis frustré. Vous me direz, c’est peut-être l’occasion de replonger dans ce qui existe encore de l’univers : Orphan Black: The Next Chapter. Je ne suis pas hyper fan du format uniquement audio, mais qui sait ? Juste histoire de combler ce vide…

En vrai, cette annulation rouvre juste le deuil de la série d’origine, alors qu’on promettait de le guérir un peu avec cette nouvelle série. Tout le monde était partant dans le casting pour continuer… Une belle décision financière bien naze des studios, donc. Et comme d’habitude, les fans sont les premiers à en pâtir.

Shannen Doherty

Salut les sériephiles,

C’est la rentrée et je doute que ces articles continuent d’être quotidiens… mais j’ai préparé celui-ci à l’avance. Il faut dire que ça fait quatre mois (déjà !) que j’aurais dû le publier et qu’il me trotte dans la tête. Malgré tout, les mots me viennent difficilement, parce que je ne sais jamais trop comment écrire ces articles, même si j’ai envie de les écrire.

Shannen Doherty nous a quittés en juillet dernier, emportée par une maladie qui n’aura cessé de la poursuivre pendant des années.

Prue Halliwell

Pour moi, elle restera avant tout Prue Halliwell dans Charmed, cette première série fantastique qui a marqué mon entrée dans un genre dont je ne suis, comme vous le savez, jamais totalement ressorti. J’aime l’urban fantasy, j’aime le féminisme, et je le dois en partie à la série, non ?

Prue n’était peut-être pas la sœur que j’appréciais le plus, mais elle était la force du trio Halliwell, un modèle de ténacité et de courage, et son départ brutal à la fin de la saison 3 a laissé une marque indélébile dans l’histoire des séries… et dans mes souvenirs d’enfant.

Pendant des années et des années, j’ai eu des posters de la série, et donc de Shannen Doherty dans ma chambre ; j’ai pris grand plaisir à revoir la série il y a cinq ans, je sais que je le ferai encore. En vrai, Charmed, c’est la première série qui m’a fait venir sur Internet, c’est l’une des premières sur lesquelles j’ai eu l’occasion d’écrire (ironiquement, j’en parle dans cet article sur… Buffy). Bref, c’est vraiment une part de mon enfance et le drame du départ de Shannen Doherty reste un truc marquant – c’est le moment où j’ai découvert ce que c’était Hollywood, en vrai. Je m’éloigne beaucoup du sujet, cela dit.

Ce look était tellement incroyable, elle dégage tant de puissance !

Prue n’était pas parfaite ; elle était exigeante, parfois intransigeante, mais c’est ce qui la rendait si vraie. Elle ne reculait devant rien pour protéger Piper et Phoebe, qu’il s’agisse de combattre un démon ou d’affronter ses propres peurs. C’est cette dualité qui a fait d’elle un personnage si mémorable : une héroïne complexe, en perpétuelle lutte pour équilibrer sa vie personnelle avec ses responsabilités de sorcière. Et bordel, une icone féministe l’air de rien. Revoyez la première saison où elle refuse de se justifier sur ses plans avec les mecs. Pour l’époque, c’était incroyable d’avoir un personnage si libre et si décomplexée… Et même aujourd’hui, cette liberté semble parfois reculer.

Beverly Hills

Bien des années plus tard, j’ai eu l’occasion de revoir Shannen dans un dernier rôle marquant, dans Riverdale, où elle est apparue pour rendre hommage à Luke Perry, son collègue de Beverly Hills.

Le voir partir si soudainement, c’était déjà un choc pour toute une génération, et le fait qu’elle apparaisse dans cette série pour lui dire adieu a renforcé ce moment d’émotion. C’était l’une de ces scènes où la fiction rejoint la réalité.

Riverdale – S04E01

Épisode 1 – In Memoriam – 15/20 L’épisode est loin d’être parfait, mais je n’ai pas à cœur d’être aussi brutal que d’habitude dans ma critique, parce que Luke Perry est mort tout de même. C’est triste, l’épisode parvient à l’être par touche et ce début de saison est tout particulier, forcément. Il ne donne…

Brenda et Dylan, c’était toute une époque. Ce n’était pas exactement la mienne, mais tout de même, impossible de grandir dans les années 90 sans en avoir entendu parler. Y a-t-il encore des couples aussi iconiques dans les séries de nos jours ? Je n’en ai vraiment plus l’impression, parce qu’il n’y a plus de séries pour ado. En fait, c’est ça, la disparition de Shannen Doherty, c’est aussi la mort d’une époque l’air de rien.

Une personnalité remarquable

Au-delà de ses rôles cultes et des portes qu’elle aurait claquées sur les plateaux, Shannen Doherty, c’était aussi une personnalité remarquable, altruiste et, pour ce que j’ai eu l’occasion d’en voir, sympathique. J’ai eu la chance de rencontrer Shannen en 2017, au Comic Con de Paris. Elle faisait déjà face à la maladie, mais elle ne laissait rien transparaître de sa fatigue. Elle abordait chaque rencontre avec une énergie qui semblait inépuisable, déterminée à ne pas laisser son combat contre le cancer entraver sa passion et ses échanges avec ceux qui l’admiraient.

J’ai pris à cette occasion cette vidéo qui, depuis cinq ans, me rapporte un nombre incroyable de vues sur Youtube… Comme j’avais déjà le blog à l’époque, j’avais eu l’occasion de parler de ces rencontres avec Shannen Doherty et de tout le bien de ce que j’avais pensé de ses réponses – y compris concernant le reboot de la série qui était bien critiqué à l’époque.

Un vendredi au Comic Con Paris (2018)

Salut les sériephiles, J’ai une heure top chrono pour vous pondre cet article du jour et tout irait bien si je n’avais pas prévu un sujet si vaste : le résumé de ma journée du vendredi au Comic Con. J’ai plutôt l’habitude de faire des articles à rallonge, mais on va faire comme si j’allais y…

Un samedi au Comic Con Paris (2018)

Salut les sériephiles, C’est reparti pour un compte-rendu d’une journée au Comic Con, et il paraît que c’est crevant à lire tellement il y a de choses. Comme il y en a encore plus qu’hier, méfiez-vous, vous êtes prévenus. Pourquoi y a-t-il plus ? Parce que cette fois, je n’y étais pas tout seul, j’ai retrouvé…

Un premier hommage

Quelques semaines avant sa disparition, Shannen avait rejoint le podcast de ses anciens partenaires de Charmed, Holly Marie Combs, Drew Fuller, et Brian Krause. Elle avait d’abord envisagé de revoir toute la série avec eux, de replonger dans les souvenirs et de partager cette expérience avec ses amis et ses fans. En début d’année, elle espérait même avoir encore trois à cinq ans de combat supplémentaires face à son cancer.

Malheureusement, son état de santé s’est dégradé subitement, ne lui laissant que le temps de deux épisodes du podcast. Cela permet d’entendre à quel point elle est heureuse d’avoir interprété Prue et à quel point elle avait oublié comment elle était badass. On sait au moins qu’elle est fière de ce rôle et de l’impact qu’elle a pu avoir.

À sa mort, ses anciens collègues et amis lui ont inévitablement dédié tout un épisode de podcast que je vous conseille si vous comprenez l’anglais.

Ce qui me touche le plus dans son parcours, finalement, c’est cette force de résilience face à l’adversité. On l’a connue à l’écran de l’adolescence à l’âge adulte, on peut dire sans trop s’avancer qu’elle a traversé des périodes sombres, mais elle semble être restée fidèle à elle-même, sans jamais renoncer. Je trouve aussi qu’il est marrant (humph, ce n’est probablement pas le bon mot) comme avec du recul ce qu’on appelait un « sale caractère » semble être aujourd’hui la base et comment ce qu’elle réclamait quand elle quittait ses séries n’était peut-être que le minimum syndical. On ne saura jamais vraiment, je suppose.

Une chose est sûre, ça faisait un moment que je ne la voyais plus, mais sa mort m’a rendu triste. Elle méritait largement un article sur ce blog, parce qu’elle a marqué ma vie et que, d’habitude, je fais un article quand c’est le cas.