Sense8 – Épisode final

Synopsis : Dans cet épisode final, les passions s’enflamment alors que les sensates et leurs alliés les plus proches unissent leurs forces pour sauver leur groupe et stopper pour de bon leurs ennemis.

> Saison 2


11-2.png

Pour commencer, je me suis remis en tête hier l’ensemble des intrigues en cours avant ce chapitre conclusif, finalement rattaché à la saison 2 par Netflix. Cette saison aura été chaotique avant un début en décembre 2016 et une fin en juin 2018 – pas vraiment ce que j’appelle une saison. Je suis beaucoup trop impatient de m’y mettre, car ce double épisode est censé mettre un terme à une série feel good que j’aurais comme tout le monde aimé ; même si je n’en ferai jamais ma série préférée, j’avoue. Je ne m’étale pas en introduction, tout a déjà été dit sur le blog et je veux juste savoir comment ça se termine avant d’être spoilé !

Épisode 12 – Amor Vincit Omnia – 20/20
Magnifique. Cette conclusion nécessaire est magnifique, bienvenue et parfaite. Je ne suis pas sûr que le 20/20 puisse suffire tant cet épisode avait tout ce que je voulais – et peut-être même plus. On peut désormais vivre en paix en sachant que cette saison aura eu la conclusion qu’elle méritait, si ce n’est une conclusion meilleure qu’elle ne méritait.

Spoilers ci-dessous !

01.jpg

Impossibility is still just a kiss away from reality.

Même si je ne suis qu’impatience et que je ne l’aime pas beaucoup, j’ai pris le temps de regarder le générique, par principe. L’épisode commence par 99 Luftballons, un joli moyen d’avoir mon intention dès le départ avec un casting hyper bien foutu pour Wolfgang enfant. Comment ce flashback s’explique-t-il ? Eh bien, Wolfgang est toujours torturé dans la branche londonienne de BPO et cela le ramène dans son passé avec un père abusif et violent, contrastant avec l’amour que lui porte sa mère. Son père ? Oh, rien de fou, il le tue dans une ruelle alors que sa mère lui explique qu’elle ne vaut rien. Charmant.

C’est à ce moment-là que Kala réussit à contacter Wolfgang pour lui expliquer qu’elle a Whispers en sa possession et qu’ils vont pouvoir se servir de lui pour le libérer – c’est aussi pour ça que la torture est moins forte qu’avant. Très vite, on entre dans le vif de l’action : Kala est rejoint par Riley, d’abord en esprit, puis en physique et on comprend que le cluster est désormais connecté au point que ça va devenir dur de tout suivre de qui est avec qui. Heureusement, Hernando est encore plus paumé que moi, ça remet les choses en place, alors que Daniela est aussi fan de la situation que moi.

Ce qui habituellement serait un faux raccord est ici parfaitement normal et le plan peut se déroulait sur plusieurs fronts à la fois : Kala prépare un bloqueur pour Will, Capheus récupère un van de police, Nomi fouille le portable de Jonas et tous prennent encore le temps de se parler de choses et d’autres entre temps, permettant un bon humour, notamment dans la relation Nomi/Lito.

Nomi s’inquiète de l’absence de Bug, mais refuse d’en parler à Aminata qui, elle, découvre que la femme de Whispers/Milton, Elizabeth, veut divorcer. Trop de secrets, trop d’interactions, huit personnages dans chaque scène, ça fait beaucoup à suivre. Whispers est enfermé par Will dans une cave où il vient l’interroger, renversant la situation de la saison 2 et me rappelant des intrigues oubliées, du genre celle sur le meurtre de Sara. Milton n’est pas trop inquiet pour sa survie et sa liberté, préférant proférer des menaces à Will que répondre à ses questions : il annonce la mort de tout le cluster à venir, ce à quoi Will rétorque que sa femme demande le divorce mouahaha !

Jonas est aussi prisonnier, mais dans de meilleures conditions : sa torture à lui est de lire Proust et de se demander s’il est un sensate. Il est interrogé par l’ensemble du cluster à la fois par l’intermédiaire de Nomi : tous veulent comprendre pourquoi il a arrêté de les aider, de même que les vraies intentions d’Angelica avant sa mort. C’est l’occasion de flashbacks sur celle-ci pour nous expliquer au mieux l’intrigue et développer la mythologie. Angelica a ainsi eu l’idée de retrouver Raoul, perdu quelque part à Chicago, en utilisant la douleur. Elle a fait l’erreur d’en parler à Milton, cela dit.

Au cours de la nuit, on découvre qu’ils sont à Paris et qu’Aminata a du mal à s’ajuster à sa nouvelle ville : elle a toujours voulu venir à Paris pour une escapade romantique et son escapade parisienne a viré au cauchemar. Le lendemain, le réveil est compliqué pour tout le monde : entre le mariage reporté, Lito possiblement viré, la campagne de Capheus et Kala qui s’inquiète désormais par son père sous la coupe de BPO, il y a de quoi paniquer. Heureusement, un peu de yoga sur un toit parisien fait bien son taf, et clairement la série a su tirer profit de ces quelques jours dans la capitale.

À Londres, Wolfgang continue de se perdre dans ses souvenirs de vengeance pour sauver sa mère qui est aussi… sa sœur. Ah bien. C’est gênant tout ça. Son beau-père l’a donc violée plusieurs fois et elle est tombée enceinte de Wolfgang, qu’elle a élevé. Ceci explique ses envies de meurtre sur son père au moins. Toute cette colère lui permet de prévoir de s’échapper et ça vire vite à une sacrée fusillade sanglante entre Wolfgang et le reste du labo.

Il est aidé par le fait que ses ennemis le veulent en vie bien sûr, mais il n’a qu’une seule arme alors bof. Le labo ? Un hôpital avec plein de gens endormis qui sont probablement des sensates eux aussi. Wolfgang envisage le suicide quand il comprend qu’il ne peut leur échapper, mais Kala l’en empêche de justesse en menaçant de faire de même. Eh ben.

La scène suivante voit les sensates essayer de comprendre le plan de BPO qui les dépasse totalement et Bug surgir de nulle part en costume FedEx (bonjour la pub). Rien de grave n’est donc arrivé à Bug qui est lui aussi à Paris, mais comme c’est un épisode final, nous n’avons pas spécialement le cas de nous attarder sur lui. À la place, on enchaîne sur l’intrigue coréenne avec un nouveau scandale et Sun appelant son détective blessé dans l’affaire. Elle est amoureuse après tout, et lui aussi, et c’est mignon comme tout et il fallait bien faire avancer aussi cette intrigue en plus de tout le reste. S’ils arrivent à tout conclure, ce sera une prouesse d’écriture quand même.

Un peu comme leur capacité à complexifier l’intrigue encore un peu plus tout en laissant Will la résumer comme si de rien était : Whispers et Angelica ont donc trouvé un moyen de tracer les sensates grâce à la douleur avant d’aller ensemble à Londres, voyage important puisque c’est là qu’ils ont montré leur nouveau projet à Croome & au « chairman » dont l’identité est encore inconnue (Bug ?). Quelque chose s’est alors produit puisque Jonas a ensuite été fiché comme terroriste.

Bien, on avance dans l’intrigue de fond, mais il reste pas mal d’intrigues persos à résoudre : on enchaîne ainsi avec Kala qui voit Rajan débarquer à l’appartement parisien. Contacté par une agence médicale, il s’est inquiété pour elle et a décidé de la rejoindre, compromettant aussi l’appartement parisien – alors que Hernando, Daniela et Aminata sont partis s’acheter des croissants putain !

C’est immédiatement parti pour une scène d’action et de fuite sur les toits parisiens, avec des policiers parisiens (portant bien sûr des bérets, hein, faut pas déconner – j’ai tellement ri) qui n’ont même pas besoin de se donner la moindre peine : le trio d’affamés de pâtisseries débarquent à l’appartement au moment où Nomi tente de prévenir Aminata. C’était obligé ça aussi, c’est complétement con de les avoir laissé partir sans un sensate au moins. Paniqués, Nomi et Lito font demi-tour et retournent à l’appartement, alors que Jonas en profite pour s’enfuir.

Rapidement les policiers parisiens sont maîtrisés par Will et Sun (par l’intermédiaire de Nomi et Lito donc) et Rajan découvre toute la vérité dans une scène hyper comique. Au moins, Rajan comprend mieux les secrets et bizarreries de sa femme, et il décide de la croire. J’ai beaucoup de peine pour lui parce qu’il est définitivement beaucoup trop amoureux de Kala alors qu’elle passe son temps à le tromper.

On retrouve ensuite Will et Riley sortant de la station de métro Abesses – et c’est tellement bizarre de reconnaître l’endroit où ça a été tourné, franchement – pour se rendre auprès d’une amie française de Riley ; l’occasion pour nous de nous rappeler que puisque Riley parle français, tout son cluster parle français. Cette amie leur offre une nouvelle planque parisienne, un bar-discothèque, pour procéder à l’échange Wolfgang/Milton.

La scène suivante voit Will et Riley être suivi du regard par des dizaines de fans parisiens de la série (heureusement que la consigne numéro 1 des figurants est de ne pas regarder la caméra, hein), mais aussi l’être par une femme étrange qui cache son visage. Une rapide course poursuite dans le métro (décidément, ils jouent de toute la géographie parisienne) plus tard, ils ont vu son visage et la femme s’enfuit avec le métro à l’arrêt le plus long de tout Paris, clairement. Cela met Will & Riley en retard pour administrer le bloqueur à Whispers, mais au moins ils ont reconnu Bohdi qui avait contacté Riley dans un avion la dernière fois – refusant de changer le monde.

Par conséquent, c’est Aminata qui se rend auprès de Whispers, sous la surveillance de Daniela : il connaît déjà Aminata de toute manière (mais pas Daniela du coup, ce n’est pas hyper logique, mais elle cache son visage). Milton découvre grâce à ça qu’Aminata est sur le point de se marier avec Nomi, en profite pour l’énerver afin de s’échapper mais est maîtrisé par une Daniela beaucoup trop badass. On ne l’a jamais vu si froide avec quelqu’un il me semble, mais ça lui va à ravir et je suis très content de voir que tout le monde a le droit à au moins une scène dans ce script de 2h30… qui ne laisse pas le temps de souffler.

Mr Hoy rend visite à Riley pour lui expliquer qu’il est sur le point d’être arrêté par BPO, mais avant ça il conduit Riley auprès d’Yrsa, sa mère adoptive si je comprends bien. Celle-ci est en compagnie d’une scientifique, River, la fille de la co-créatrice de BPO (l’autre étant Hoy, avant que ça ne parte en vrille donc). Il existe donc une branche de BPO qui n’est pas encore en train de faire de la merde, mais il est dur de la trouver et de tout suivre car en parallèle Hoy est en train d’être contacté par plein de sensates paniqués par la purge en cours de la part de BPO. Rien que ça.

River, une homo sapien, est aussi menacée par BPO et demande à Riley de tuer Whispers. Ce faisant, ils rendraient caduque le pouvoir du Chairman sur BPO… mais perdraient aussi leur dernier espoir de retrouver Wolfgang, mis de côté depuis trop longtemps quand même. Avec cette nouvelle information, le groupe est face à un dilemme beaucoup trop compliqué et ils refusent de perdre Wolfgang.

Dès lors, River et Yrsa comprennent que c’est foutu pour elles : cette dernière prend son bloqueur et nous vire Hoy et Riley de son esprit. Hoy décide alors de se suicider car il ne peut se permettre d’être piégé par BPO – il en sait trop. Heureusement, il est arrêté par Kirsty, la tante de Riley (wtf ? J’ai oublié trop de choses je crois) qui révèle qu’elle est au courant pour les homos sensorum depuis longtemps puisqu’elle était mariée à l’un d’eux. Elle offre un bloqueur à Hoy au moment où il va se faire arrêter, et ensuite mystère.

En parlant de mystère, Wolfgang rencontre enfin le chairman qui porte bien sûr un masque. Qu’importe, on sait qu’il est vieux et légèrement brûlé de la face. Il semblerait que ce soit un sapien et sa scène ne sert pas à grand-chose, mais au moins Wolfgang est déplacé vers un hangar où son bloqueur ne fait plus effet : il retrouve ainsi Kala… Juste avant que Lila n’arrive le narguer.

Il est temps de préparer l’échange entre Wolfgang et Milton, dans un plan mis en place par Will. C’est lui qui décide prendre le risque d’entrer en contact avec Lila, alors que Lito est utilisé pour lancer une alerte terroriste bien trop drôle auprès des policiers (enfin un acteur français, d’ailleurs). Drôle ? Oh, ben c’est du Lito : moustache, béret, baguettes et « terroristes! Terroristes ! ». Dur de ne pas en rire, même si la police semble intervenir un peu trop vite dans l’affaire. Le but est de bloquer BPO.

Le plan se met progressivement en place, et ça se fait avec beaucoup d’humour tout du long (Daniela qui se fait jeter par deux mecs, c’est génial, de même que Capheus en appelant à l’esprit de Jean-Claude ou Kala testant ses bombes puantes, grosso modo).

La préparation évacuée, on peut en arriver à l’action, avec tout le monde dans le bar/boîte de nuit prêt pour l’échange. Bien sûr, BPO a fait introduire quelques armes dans le club et la scène est miraculeusement cool, avec Bohdi sortant de nulle part pour tenter d’assassiner Milton parvenant ainsi à s’échapper quand Riley réagit à temps. Lila apprend la nouvelle et tente de tuer Wolfgang, ce que Rajan voit et explique à Kala s’interposant immédiatement. Le combat continue sur la piste de danse et ça part dans tous les sens jusqu’à ce que les bombes puantes fassent leur effet et vident le club.

C’est l’heure pour Capheus d’entrer en action avec un camion transformé en camion de police, pour aider à l’évacuation des sensates. Franchement, tout semble se passer beaucoup trop bien pour que j’y crois et j’ai commencé à flipper de voir quelqu’un y passer.

En plus, Sun se retrouve coincée par les flics… mais heureusement son détective débarque lui aussi à Paris pour la sauver à temps et nous servir une scène de retrouvailles digne d’un drama coréen. Bon, au milieu de flics français KO, donc.

De son côté, Milton retrouve Lila et est emmené auprès d’un autre homme qu’il est heureux de retrouver… pour quelques instants du moins. Très vite, Lila tue cet homme et s’arrange pour récupérer Milton. Ainsi donc, c’est Lila qui récupère tout le pouvoir de cette fin d’épisode (parce que ça semble être la fin d’un deuxième épisode déjà – c’est l’avantage des deux heures trente).

On retrouve alors tout le monde dans une jolie maison de campagne française où Kala se retrouve confrontée à un embêtant dilemme entre Wolfgang et Rajan. Elle choisit les deux sur conseil de Bug et on peut alors passer à un charmant dîner de famille, merci Jean-Pierre ! Les retrouvailles sont très joyeuses et très chouettes et… très gâchées par Bohdi que soudainement tout le cluster peut voir sans raison (mais pas Rajan, Aminata, le détective, Daniela ou Hernando). Elle leur demande d’accepter l’invitation de la Mère… ce qui les amène au Lacuna, une « maison », un temple où vivent des homos sensorum à l’abri des sapiens et où toute l’intrigue de la série est relancée pour la dernière heure.

Cette fois, on apprend donc que BPO est manipulée par Milton Brandt, que Bohdi – future Mère du Lacuna – veut tuer. L’actuelle Mère révèle en tout cas qu’elle est mère de Lacuna, vraie maman aussi (et grand-mère) et enfin mère d’un cluster… dont il ne reste plus que Milton qui a tué tous les autres. Il y a donc quelqu’un qui a souffert plus que nos sensates dans l’affaire puisqu’elle a senti la mort de son cluster… mais Milton aussi : il a tué tout en étant tué, lui donnant un goût d’immortalité qu’il a bien l’intention d’atteindre grâce aux zombies sensates qu’il a. Si je capte tout bien comme il faut, l’idée est de continuer à vivre dans le corps d’autres homo sensorum, rien que ça, grâce à une machine créée par Angelica permettant à Milton de prendre le contrôle des sensates transformés en zombies. Face à ce plan diabolique, le Lacuna a décidé d’intervenir car rester neutre serait être complice.

Il n’en faut pas plus pour que le cluster décide d’en faire autant et se dirige cette fois vers Naples – décidément, ils ne font que voyager et même s’ils sont dans plusieurs véhicules à la fois, ça ne les empêchent pas de s’éclater sur la musique de Riley – la série nous montrant pour la première fois la différence entre la réalité et leur esprit. C’était très chouette. En Italie, Wolfgang retrouve Felix (youhou) qui lui offre des armes après avoir découvert la complexité du triangle Rajan/Kala/Wolfgang qui semblent heureux dans ce triangle.

Malgré un avertissement de dernière minute par Jonas, Will et le reste du cluster arrivent à Naples pour parler à Lila qui leur explique son envie de créer un sanctuaire ici avant d’utiliser un bloqueur pour dégager Will et Wolfgang de ses pensées.

Alors qu’un groupe se fait plaisir avec de la pizza, un autre est accueilli à Naples par Diego et… Puck, qui s’avère être l’ex mari de Ten Days in the Valley, je ne l’avais pas reconnu. Eh ben, passer de Sense8 à ça, c’est triste. Bref, le Cluster décide d’utiliser un cheval de Troie sur une idée merveilleuse d’Hernando. C’est donc un bus de touristes beaucoup trop drôle qui leur permet de s’introduire comme il se doit. C’est excellent parce que si c’est dramatique, c’est aussi bien trop comique d’avoir Daniela ou Sun en touristes. Les acteurs semblent s’être éclatés à jouer ce cliché, de même que les scénaristes en écrivant, en fait. Aminata et Nomi vouent un culte à la Tour Eiffel dans l’espoir de survivre, Rajan découvre que Kala peut se servir des connaissances de Wolfgang pour tirer, Sun vit sa romance parfaite et tout va bien, sauf que le sang gicle un peu partout pour les méchants qui n’ont pas tous l’avantage du Cluster.

Bien sûr, Felix se fait une fois de plus tirer dessus, ce qui est plus marrant que dramatique cette fois. Les scènes d’action et combat s’enchaînent et Mun révèle qu’il souffre encore de sa blessure de la saison précédente. Forcément. Lila arrive dans le palace servant de lieu de fusillade, mais le cluster n’a pas encore la main sur Milton, qui est soit disant sécurisé. Nomi conseille aux autres d’aller vers l’étage supérieur où il doit être, mais l’arrivée de Lila augmente le stress, forcément. Et ce qui devait arriver arriva : Kala se fait tirer dessus par Lila. Putain, mais non, mais pas Kala quoi !

Tous ressentent donc la blessure de Kala au même moment, ce qui fait que tout le monde est au courant de sa chute. Plutôt que de tous les réunir, les scénaristes font le choix de nous les montrer tous mourir un par un. Sont-ils seulement sérieux ?

Kala finit dans les bras de Wolfgang et Rajan… et révèle enfin qu’elle est encore en vie et qu’ils feraient mieux d’essayer de la sauver. Cela se fait grâce à un tazer introduit plus tôt et une super idée de Rajan qui est passé de personnage que je détestais à personnage que j’adore. C’est bien joué de la part des scénaristes, et Kara survit finalement – peut-être même un peu trop simplement. En plus, c’est cool, elle peut continuer d’être dans l’action avec sa connexion, et elle embrasse à la fois Wolgang et Rajan.

C’est parti pour la toute fin, donc, avec une dernière poursuite de Lila pour arrêter Milton, mais aussi avec Jonas revenant une fois de plus auprès de Will pour délivrer toutes les réponses.

Après la mort de Raoul, Angelica et lui ont découvert le plan de Milton et fait en sorte d’utiliser des clusters pour l’en empêcher. Les choses ont malgré tout même tourné pour le plan d’Angelica qui a perdu au passage une partie de son cluster en faisant exploser BPO. La face brulée du Chairman ? Elle date de cette explosion. Quant à Angelica, elle avait prévu un prototype de sa machine contrôlant les sensates qui ne répondrait pas à Milton, mais à Jonas.

Tada. Jonas retrouve ce prototype et en profite pour prendre possession d’un sensate qui se trouve au point d’échange de Milton entre Lila et le Chairman. Celui-ci révèle son visage cramé pour mieux se prendre une balle en tête. Jonas réussit son coup, retrouve Angelica pourtant morte et meurt à son tour. Il ne reste plus que Will pour empêcher Lila et Milton de s’enfuir, et tout le cluster se met immédiatement au travail avant de finalement exploser l’hélicoptère de ces deux-là qui meurent donc en tentant de s’enfuir. Merci Felix pour le bazooka, mais wow, sacrée conclusion finalement.

Comme je m’en doutais, la conclusion de l’épisode repasse par Paris et se fait à la Tour Eiffel où je crois bien qu’un mariage s’organise. Tout le casting se retrouve donc pour faire la fête : Hoy est encore en vie, Kala est déjà sur pied grâce à leur médecin d’Italie, la famille de Capheus crise d’être à la Tour Eiffel et ah oui quand même, les scénaristes ont vraiment réussi à s’arranger pour tourner ça ?

Sun file le parfait amour avec son détective, la famille de Nomi débarque sur place et est un chouilla choquée… Leur monde se confronte alors à celui de la famille d’Aminata, ce qui est excellent aussi ; Will rencontre la famille de Riley, vraiment toutes les intrigues parviennent à une conclusion naturelle.

Il reste encore assez de temps pour nous vendre un magnifique mariage entre les deux, à la Tour Eiffel. Ah oui, de l’histoire des mariages de séries, celui-ci va rester  dans l’Histoire quand même. Nomi est amenée à l’autel par Bug et on a droit à une vraie cérémonie avec discours de River sur les nouvelles possibilités d’amour, sur l’espoir et sur ce qu’est le mariage… et en parallèle, il est clair que les scénaristes passent aussi un message sur le monde dans lequel on vit, et sur le fait qu’il ne faut pas perdre espoir en l’amour et l’avenir.

Bref, de bien jolis discours, sur le changement, sur l’espoir, sur l’amour ; une vraie et longue et belle cérémonie pour leur amour. Les voilà donc mariée et mariée sur la Tour Eiffel, et c’est  parti pour le feu d’artifice qui a fait tant parler de lui, vu depuis l’intérieur de la Tour Eiffel. Ah oui quand même. Il est donc offert par la ville de Paris et par BPO, devenue une gentille organisation de nouveau, sous la direction de River. Le feu d’artifice montre tous les couples et trouples fort heureux, puis on enchaîne sur Bug trouvant l’amour au moins pour une nuit, tout le monde dansant, Kala incapable de savoir ce qu’elle veut et ouais, tout le monde qui fait la fête avec des space cakes. Une fête de folie, où la mère de Nomi l’accepte enfin et où Nothing matters when we’re dancing :

La lune de miel se fait dans leur appartement parisien où on retrouve là aussi chaque couple. Oui, cette fin heureuse n’en finit plus, mais c’est exactement ce que tout le monde voulait, non ? Non, tout le monde voulait une dernière orgie évidemment et c’est parti pour la sensualité de tous les couples s’unissant une dernière fois, chacun de leur côté… et donc tous ensemble. Chaque forme d’amour est là et oui, Rajan accepte le plan à trois avec Wolfgang aha. Que d’amour, que de bonheur, que d’esthétique et certes, un peu de longueur, mais l’envolée se fait avec des flashbacks des trois saisons sur chaque couple, avec un Rajan qui aura la conclusion de la série : « Je ne pensais pas que de telles choses étaient possibles ». À moins que ce ne soit Kala qui l’ait… Shh.

02.jpg

EN BREF – Que dire ? Cet épisode final est parfait (bon, il manque juste un chouilla de musique et d’envolées d’images magnifiques, faute de temps). En 2h30, la série réussit l’exploit de boucler l’ensemble de ses intrigues sur un happy end – ce qui était doublement improbable quand j’ai commencé l’épisode. Certes, cet épisode est interminable, mais le rythme y est tellement constant jusqu’au bout que je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer, ni de voir le temps passer. Chaque personnage a son moment de gloire, chaque couple aussi, Rajan devient subitement mille fois plus cool qu’avant et le message d’acceptation de la série est aussi respecté que je l’espérais. Rien à redire, finalement, et cette conclusion paraît tellement naturelle que finalement, l’annulation est peut-être pour le mieux. Ne me tuez pas. Et vive l’amour !

03.jpg

 

 

Supergirl – S03E21

Épisode 21 – Not Kansas – 17/20
Les intrigues avancent vite, une fois de plus, et on nous propose le dernier épisode de transition de l’année. Malgré quelques clichés que les scénaristes reconnaissent bien volontiers, ça fonctionne très bien dans l’ensemble : les personnages continuent d’évoluer, des décisions logiques sont enfin prises et la série propose un message politique très clair sur un sujet d’actualité, en ouvrant pour une fois le débat à ses personnages (qui jusque-là avaient l’habitude d’être d’accord sur tout).

Saison 3


Spoilers

21-2.jpg

It’s a cliché but I feel like I got hit by a bus.

L’épisode reprend en plein combat contre Reign comme il se doit, et c’est excellent. Je n’aime pas travailler dans la pression, mais ça ne semble pas déranger Lena qui tente de créer un antidote anti-Reign au beau milieu du combat. Et non seulement elle tente, mais en plus, elle y arrive. La scène d’action du début d’épisode est sympa et met fin à une année d’intrigue en deux minutes.

Sam est ainsi sauvée en un claquement de doigts et tout va bien… le final se dirigera encore vers autre chose, ce qui n’est plus une surprise avec cette série (et pourtant, ils semblaient gagner du temps jusque-là). Ruby est confiée à sa mère, libérant Alex pour que Supergirl puisse lui parler d’Harun-El, d’Argo et de la survie de sa mère.

Bien évidemment, Kara Zor-El a envie de retourner là-bas pour y vivre, parce qu’elle y a sa mère et l’odeur de ses fleurs et sa maison. C’est forcément déchirant de vouloir retourner là-bas, car ça veut dire abandonner Alex derrière et on sait bien que les deux sœurs sont tellement proches que ce n’est pas simple pour elles. Il fallait donc une scène d’adieux entre elles et autour d’un verre de vin pour qu’on puisse l’accepter.

La scène suivante voit le DEO faire la fête, eux aussi avec du vin – du champagne cette fois. Tout le casting et les figurants sont donc ici pour que Supergirl puisse faire un discours d’adieu. Avant tout, elle demande à Mon-El de l’accompagner, ce qu’il accepte évidemment, même s’il prétend vouloir rentrer dans le futur grâce à la technologie là-bas. J’ai comme un doute. La série propose donc un montage des adieux de Supergirl au DEO, mais aussi de Kara à Cat’Co (j’imagine que James a trouvé un petit mytho pour l’envoyer loin) histoire qu’elle puisse faire un câlin à Lena.

Il faut moins de dix minutes pour que Kara prenne cette décision logique et s’installe de nouveau chez elle. Elle abandonne derrière elle la mode terrienne pour des robes amples alors que Mon-El gagne le droit de passer sa vie en pyjama. C’est toujours mieux que son costume de super-héros.

Sur Argo, la nouvelle ville/planète de Kara donc, Supergirl et Mon-El retrouvent Alura, mais aussi Thara, l’ancienne meilleure amie de Kara (désormais mariée et chef d’une équipe de police) et Val (le petit que Mon-El a sauvé dans l’épisode précédent). La vie n’est pas si rose à Argo, car rapidement ils sont presque victimes d’un accident qui aurait pu les tuer. Kara comprend qu’elle est la cible de quelqu’un qui ne lui veut pas du bien, mais Alura et Thara ne le vivent pas comme ça : elles pensent que ce n’est qu’un petit accident.

On passe ensuite à une scène particulièrement inintéressante de double rencard avec Thara/son mari d’un côté et Kara/Mon-El de l’autre. Le dîner est interrompu quand Kara ré-aperçoit la femme qui l’observait et l’agresse verbalement dans la rue. Cette fois, Thara explique à Kara qu’elle part en vrille. Le lendemain, notre superhéroÏne se fait donc remettre à sa place par sa mère – dont je remarque seulement maintenant que si elle était blonde, elle serait bonne pour nous chanter que le froid est pour elle le prix de la liberté vu le costume – qui s’inquiète de la voir être parano. C’est une chouette intrigue, sauf qu’on sait déjà que Kara a bien raison et est en danger… donc on a plutôt l’impression de perdre notre temps avec Alura si gentille.

On enchaîne sur une scène au parc du coin où Kara profite des fleurs kryptoniennes et où Mon-El abandonne son pyjama pour une tenue d’été. Le couple se retrouve en habits d’été blancs et, franchement, c’est bon, quoi, remettez-les ensemble et arrêtez de faire dire à Kara qu’ils sont amis. Mon-El prend enfin son courage à deux mains pour lui dire qu’il est encore amoureux elle… C’est l’occasion pour Kara de lui expliquer son rêve de début de saison. Et alors qu’ils sont sur le point de s’embrasser… (soupir) un robot s’attaque à eux.

Heureusement, Mon-El a filé sa bague à Kara qui peut désormais voler et s’arrange pour détruire le robot en cinq secondes (le budget de l’épisode est passé dans la première scène en même temps). Ils repèrent alors la même femme que celle à qui s’est attaquée Kara la veille au soir. Cette fois, elle assume sa culpabilité et dit travailler pour Selena – celle qui dirigeait les Worldkillers, celle qui a aidé Kara la semaine dernière.

Sur Terre, Lena a pour mission de recréer le rocher noir à partir de l’extrait qu’elle en a encore, histoire de sauver Argo, alors que James s’ennuie et joue au basket à défaut d’avoir quelques méchants à suivre. Finalement, il se trouve à s’occuper d’un braquage de banque… dont le braqueur utilise une arme du DEO.

Tant mieux, ça occupera tout le monde, parce qu’en attendant Alex est invitée à l’opéra par J’onn qui veut y aller avec son père… mais ce dernier se sent mieux, certes, car il approche de la fin. C’est le chant du Cygne quoi. Il veut donc effectuer une cérémonie pour donner ses souvenirs et ses expériences à son fils, un rituel qui se fait juste avant la mort.

J’onn n’est bien sûr pas prêt à dire adieu à son père, mais il a la chance de pouvoir s’occuper de cette histoire d’arme du DEO qui est donc l’occasion pour les scénaristes de nous faire une belle intrigue anti-armement et pro changement du second amendement de la Constitution. En effet, ils introduisent un personnage vendant des armes et ayant décidé de vendre les fusils du DEO pour la chasse, ce qui explique qu’une arme surpuissante se retrouve dans les mains d’un méchant. L’homme se dit simple homme d’affaire qui veut que son business prospère, puis Lena prend la défense des pro-armes (forcément, c’est une future méchante qui est de ce côté-là ; même si l’épisode calme le jeu sur Lena méchante) et la conclusion ouverte des scénaristes est qu’il faut simplement prendre le temps de s’écouter pour avancer. C’est ce qui s’appelle donner une leçon en deux minutes : la série continue d’avoir sa dimension éducative sans trop sombrer dedans.

Cette scène James/Lena continue de rendre ce couple franchement accessoire, mais est pleine de bons gags, comme Lena se ramenant avec cinq ou six pizzas pour deux ou Eve, la secrétaire de James, qui révèle avoir étudié la physique nucléaire. Évidemment.

Le lendemain, le DEO (go Winn !) comprend que l’homme qu’ils recherchent est un ancien avocat qui veut se venger de ses ex-employeurs lui ayant craché à la face. Bref, un monsieur qui se sent incompris par la vie et rejeté par tout le monde, quoi… Une jolie métaphore de tous ces adolescents qui décident d’aller tuer tous leurs camarades au lycée, donc.

Sans surprise, il suffit d’un discours de J’onn pour qu’Arthur, le méchant armé, laisse tomber son plan. L’idée est de faire un discours qui puisse être entendu par toute personne susceptible de prendre une arme et d’aller tirer dans la foule – et ça va trop loin comme on est dans une série : J’onn décide de désarmer le DEO de ses armes meurtrières. La saison prochaine, il n’y aura plus d’armes capables de tuer au DEO. Bon, la série prend une position ferme et claire contre les armes, rappelant que le DEO est là pour la paix uniquement. Certains soldats du DEO semblent vouloir quitter l’unité, d’autres sont prêts à suivre J’onn dans ce changement. C’est mièvre et pas très réaliste, mais je ne peux m’empêcher de trouver ça sympa comme épisode.

Soyons honnêtes, ceux qui auraient besoin de le voir ne sont probablement pas ceux qui sont encore là à ce stade de la série, mais ça peut malgré tout toucher pas mal d’adolescents dans le besoin : on est sur un teen show (qu’est-ce que je fais encore là du coup, hein ?) après tout.

La fin d’épisode voit Lena et Eve travailler ensemble sur le rocher noir – et Lena découvre qu’Harun-El, la pierre noire, pourrait être révolutionnaire pour la Terre. J’onn accepte enfin le décès à venir de son père. Alex se retrouve seule : plus de Maggie, plus de Kara, plus de Ruby, mais toujours du whisky. Elle le pose de côté pour demander l’adoption alors que Sam regarde tranquillement Singin’in the rain avec sa fille. Oui, mais non.

Sam fait tomber son verre d’eau, clairement possédée par Reign, Kara découvre que son vaisseau a été volé par Selena, qui débarque sur Terre et rejoint Coville. L’intrigue est loin d’être terminée et on nous annonce une fin de saison passionnante.

> Saison 3

Unbreakable Kimmy Schmidt – S04E04-06

Épisode 4 – Kimmy Disrupts the Paradigm – 16/20
Beaucoup, beaucoup de clichés dans cet épisode, mais les clichés sont là pour une raison après tout. Côté écriture, on retrouve une structure qui fonctionne plutôt bien et côté humour, la série semble avoir récupéré un peu de son fun d’antan. Si l’épisode en lui-même perd un peu de temps sur le fil rouge, les choses avancent malgré tout.

Saison 4


04.jpg

Stupid documentary. More like a docu-mean-to-me.

Je suis totalement d’humeur à terminer cette demi-saison et ça reprend bien avec une Kimmy énervée après Houseflix et le documentaire de l’épisode précédent. Il y a de quoi criser en même temps, surtout que Titus l’a carrément parodiée soit disant sans s’en rendre compte.

Pour se changer les idées, elle peut compter sur Lillian et sur le travail l’envoyant à une convention technologique. L’avantage, c’est qu’elle s’y fait rapidement draguer – oh, pas par un des geeks présents et caricaturaux à souhait, mais par un autre exposant, Danford, qui n’a aucune idée de ce qui se déroule à la convention. De son côté, Lillian aussi aimerait draguer, ce qui permet un bon running gag avec toutes sortes de râteaux pour elle.

Lillian déprime, mais Kimmy et Danford s’amusent bien, se rendant à une fête totalement désertée de la convention. Après un rapide montage d’eux en train de danser n’importe comment, on les retrouve en plein slow et leur premier baiser est évidemment interrompu par le DJ qui reconnaît Kimmy comme la femme de DJ Slizzard. Franchement, c’est bien amené et bien écrit pour apporter à la fois humour et drama.

Évidemment, Kimmy déprime… et finit par découvrir que Danford n’est pas dérangé du tout par le fait qu’elle soit mariée, puisqu’il l’est aussi. Et pire que tout, son instinct primaire qui est de le dénoncer pour ses nombreuses tromperies est contrecarré par le fait qu’elle ne veut pas blesser sa femme, ni son chien, ni aucune des maîtresses, parce que tout le monde est bien content selon Danford…

Au bar, Lillian finit par se faire draguer… ou c’est en tout cas ce qu’elle croit. En fait, c’est juste une autre scène de quiproquos bien menés par les scénaristes. Elle finit par se faire inviter à une conférence où l’homme, persuadé qu’elle est une génie informatique inconnue du grand public, souhaite la faire parler – alors qu’elle s’imagine invitée à une orgie.

En parallèle, Jacqueline continue de squatter les locaux de Giztoob (et tout le monde s’en fiche) où elle a installé son bureau de White Agency. Titus étant incapable de lui fournir un scénario pour The Capist, elle le force à accepter un nouveau petit job ingrat où il est censé dire qu’il n’aime pas la drogue. Titus.

Ne décrochant pas le rôle de l’athlète, il se retrouve à devoir jouer un nerd, ce qui le perturbe au plus haut point parce qu’il refuse d’en être un. Malheureusement pour lui, cet épisode n’est pas tendre avec lui car il va progressivement prendre conscience que si, il en est un. Cela n’avait pas trop de sens de voir Titus soit disant dans la position du harceleur au lycée, mais c’était marrant de le voir prendre conscience de ce qu’il était devenu – l’inverse de ce qu’il souhaitait – en « étudiant » un des nerds de Giztoob.

Bref, les nerds sont des gens avec des émotions et Titus le découvre, ce qui lui pose problème quand il doit en interpréter un devant toute une école, où il aperçoit dans le public les nerds se faire harceler par les autres. Il décide donc de prendre la parole et de prouver que l’on peut être nerd, sportif et tout un tas de choses à la fois. Bien sûr, les deux intrigues se rejoignent bien malgré elle quand Lillian se retrouve elle aussi sur scène à faire un discours pour que les nerds de la convention prennent conscience qu’ils ont un corps et peuvent faire l’amour aussi.

Et ça fonctionne, permettant même à Kimmy de pourrir la vie de Danford en révélant… qu’il a un compte Hotmail. Eh ! Moi aussi, j’en ai encore un pour les pubs et les spams, c’est bon, pourquoi tant de haine ?

Lillian profite de l’orgie, Titus se fait embaucher comme professeur de théâtre à l’école après son grand succès et Kimmy… s’engage dans une grande lutte féministe pour démonter le révérend et les hommes méchants.


Épisode 5 – Kimmy and the Beest – 19/20
Encore un solide exemple de très bonne écriture que voici avec cet épisode qui réunit toutes ses intrigues en cours de route et réussit à caser pas mal de gags dès le début. En fait, le scénario plante plein de graines qui finissent par pousser et être hilarantes à la fin. Cela fait plaisir de retrouver la série à un tel niveau cette saison, parce que la saison 3 était bien plus décevante !

Saison 4


05.jpg

As if my day couldn’t get any worse, now we have books?

Titus en tant que prof de théâtre ? C’est ma foi une excellente idée pour ramener beaucoup d’humour dans la série. Il se retrouve forcé d’embaucher tout le monde pour jouer dans une production de La Belle et la Bête revisitée par le lycée – et les lobbys du soda. C’est plutôt amusant quand on sait que Jane Krakowski (Jacqueline) a justement un rôle dans une version de Beauty and the beast cette année. Ce n’est pas facile pour Titus qui en demande beaucoup trop des enfants et finit par braquer son rôle principal en demandant des choses qu’il ne peut pas faire.

Titus comprend grâce à Kimmy qu’il n’a qu’à jouer le rôle de la Bête comme il est le seul à pouvoir chanter comme il faut son rôle. Le seul ? Pas vraiment : il y a aussi un élève qui a tout d’un Titus adolescent qui en serait capable, mais celui-ci est trop timide pour oser se présenter comme il faut à l’audition. Et Titus préfère lui conseiller l’équipe de lutte plutôt que d’avoir de la compétition.

De son côté, Kimmy reçoit des livres d’une maison d’édition qui souhaite la voir écrire un livre sur le bunker maintenant qu’elle est connue. Elle refuse, sachant bien que ce genre de livres ne fonctionne qu’auprès des gens déjà convaincus par l’idée que le livre vend. À la place, elle se met en tête de parler à Fran, le masculiniste fan du révérend. Ça promet.

Elle le retrouve dans sa boutique de robes de mariage. Elle essaye de le convaincre, mais rapidement il s’engage dans le pire des discours anti-féministes possibles, prônant un retour aux valeurs du passé. Comme il s’affirme plus fort qu’elle, elle le défie à un bras de fer qu’elle gagne évidemment haut la main. Elle détruit rapidement Fran qui reviendra probablement la voir avec un procès.

En attendant, Kimmy vient assister aux répétitions, découvre qu’Hudson sait chanter et elle accuse donc Titus d’être Ursula. Elle est surtout déprimée de découvrir que tous les hommes sont des connards et fait sa mission de faire changer d’avis Titus… ce qu’elle finit par arriver à faire en le comparant à tous les méchants Disney possible et en lui faisant comprendre qu’il est pire que son coach de lycée.

Enfin, Lillian et Jacqueline se retrouvent à Giztoob et mettent au point un énième plan machiavélique pour gagner de l’argent : elles achètent tous les tickets du spectacle de Titus (10$ le ticket !) pour les revendre plus cher aux parents des gamins du spectacle. L’idée est bonne, sauf que les parents du spectacle sont les seuls à vouloir acheter les tickets. L’un d’eux souhaite donc négocier le prix et payer moins cher que prévu initialement.

Qu’à cela ne tienne, les deux comparses improvisent une vente de tickets en ville, comprenant qu’il suffit de faire passer la petite production de l’école comme une expérience théâtrale unique et immersive pour en faire un succès. Et le pire, c’est que ça fonctionne.

Le spectacle devient donc une expérience immersive où l’on dit du public qu’il est parent des acteurs, où sur scène, Kimmy prend le rôle d’un villageois et où Fran se retrouve à jouer un rôle, malgré lui. Hudson chante à merveille tout du long, la pièce est un succès, Kimmy en profite pour faire un discours féministe que même Fran applaudit et Lillian est heureuse de constater que les enfants sont dégoutés de constater l’absence de leurs parents, car c’est exactement ce qu’elle voulait. Et le pire, c’est que c’est drôle !


Épisode 6 – Kimmy Meets an Old Friend! – 18/20
Une demi-saison très réussie qui se réconcilie avec le passé de la série : il était temps que Kimmy Schmidt retrouve son fun et arrête d’être si déprimante malgré elle. Les scénaristes semblent trouver le moyen de revenir aux fondements de la série tout en poussant tous les personnages dans une évolution forcée, mais naturelle et réussie. Vivement la suite !

 

> Saison 4


06.jpg

I’m just so glad you’re back… pack!

Comme si la série n’avait pas encore assez retrouvé ses racines côté humour, voici que Kimmy récupère son sac à dos perdu sur le dos d’un des enfants de la pièce de théâtre de Titus, qui s’absente indéfiniment pour tenter d’écrire The Capist sans y parvenir. Il déprime… et Kimmy décide de l’aider, évidemment.

Tout ceci avec son sac à dos qui a toujours été une source d’inspiration pour toute sorte de jeu. Elle emmène Titus dans un parc où ils tombent sur une équipe de Quidditch extrêmement parodiée (mais c’est excellent) qui donne à Kimmy l’idée d’un livre avec un message positif pour les petites filles et pour les petits garçons… ben bon courage !

Évidemment, la maison d’édition qu’elle recontacte n’est pas du tout intéressée par ce livre qu’elle écrit car ce n’est pas son histoire dans le bunker. Heureusement, Kimmy peut refiler son livre à Titus qui n’a rien à présenter à sa réunion et elle prend ensuite la décision de confronter la réalité. Elle reparle à Jan, son sac, pour lui dire qu’elle doit désormais devenir une adulte et qu’elle va l’amener dans la plus grande aventure… oh, ces feels de Toy Story 3 qui remontent à la surface ! Cela fait quelques saisons que je dis que Kimmy a trop grandi pour que la série soit encore fun, mais faire ça, c’est vicieux.

La scène d’intro est hilarante, avec Lillian découvrant à la télévision qu’elle a oublié de prévenir la famille d’Artie de sa mort et Kimmy ne découvrant pas ce qu’est le 11 septembre. Cela mène à quelques scènes sympa avec les enfants d’Artie qui sont aussi dérangés que n’importe quel personnage de cette série et organise une cérémonie dans un temple bien perché.

On rate cette cérémonie parce que la fille d’Artie donne un mauvais horaire à Lillian pour ne pas qu’elle la dénonce pour ce qu’elle est. En effet, la fille est une junkie qui veut récupérer l’argent de l’héritage qu’Artie a probablement donné à son fils, parce que sa fille a toujours été une junkie. Moui. Franchement, cette intrigue n’était pas bien passionnante.

Il y avait toutefois de bons moments dans la guerre ouverte entre les deux cinglées que sont Lillian et la fille d’Artie… et c’est tant mieux, parce que Sheba, la fille, est là pour rester : c’est Lillian qui est finalement chargée de gérer son héritage. Transformer Lillian en mère à ce stade de la série, c’est osé, mais ça fonctionne très bien et ça peut redonner du sens à un personnage qui luttait à se trouver une raison d’être dans la série (oui, mais c’est sa raison d’être).

De son côté, Jacqueline a désormais un bureau et une assistante dans les bureaux de Giztoob. Elle a aussi une visite de Xan enceinte. Elle gère les choses comme elle peut, lui présentant toutes les options s’offrant à elle, une femme blanche avec tous les privilèges. J’ai toujours adoré Xan alors je suis bien content de la retrouver dans cet épisode.

En plus, elle n’est même pas enceinte et a juste un problème avec ses règles, ce qui était amené de manière plutôt marrante et même de manière touchante quand Jacqueline s’est inquiétée pour elle. Bref, cette partie-là de l’épisode m’a convaincu sans mal.

Cela se terminait bien sûr par un discours féministe de Jacqueline remettant en place l’ex de Xan, et il en avait bien besoin. On sent comme un thème récurrent cette saison quand même…

Titus est heureux de présenter le livre de Kimmy qui n’est bien sûr pas retenu par la chaîne : c’est exactement ce qu’il voulait car il n’avait pas spécialement envie de se retrouver dans une série. C’est à croire qu’il a totalement oublié Mike, du coup. Par chance, il peut toutefois avoir un rôle dans la prochaine série pré-annulée de Katherine Heighl où il pourra marcher dans des couloirs avec elle. Cette blague est odieuse, mais bon dieu que j’ai ri. La carrière de Katherine Heighl, c’est quand même quelque chose… espérons qu’elle ne coulera pas trop la saison 8 de Suits.

Mike ? Titus finit par s’en souvenir et l’appelle une fois de plus alors que Kimmy reçoit un appel du fils du producteur de la chaine qui a retrouvé l’histoire de Kimmy dans la poubelle de son père. Il est fan et il arrive à convaincre Kimmy de continuer à écrire – et à ne pas tuer son sac à dos in extremis. C’était vicieux et stressant ce qu’ils voulaient faire de ce sac à dos/ami imaginaire ; et en même temps, je ne sais pas trop si ce sac sera passionnant pour la suite de la série. C’était comique un épisode, mais je n’ai pas non plus envie que ça devienne Imaginary Mary !

Tout l’épisode se termine alors avec Little Girl, Big City (d’ailleurs la chanson est chantée par Jane Krakowski, évidemment) ; faisant un joli rappel au premier épisode de la série avec un montage de chaque personnage heureux dans sa vie… et tout le groupe espionné par un photographe prêt à passer en phase 2. Il faudra voir ce que donne la seconde partie de saison – a priori en 2019 ! – mais cette première partie était vraiment excellente et m’a redonné confiance pour la conclusion qui sera forcément épique s’ils continuent à reprendre autant du poil de la bête !

> Saison 4

 

Unbreakable Kimmy Schmidt (S04)

Synopsis : Désormais, Kimmy a un travail, Titus essaye toujours de récupérer Mike, Lillian est amoureuse d’un cancéreux et Jacqueline veut être l’agent de Titus. Je ne sais plus bien comment on en est arrivé là, mais on y est.

Saison 2 Saison 3 Saison 4

13

Pour commencer, je n’oublie pas que la saison 3 était décevante et que j’ai un tas de révisions à faire, mais j’avais prévu dans mon planning de regarder The 100 ce matin et en fait, il n’y avait pas d’inédit cette semaine. Plutôt que de me faire un rewatch ou de terminer une des nombreuses séries en retard que j’ai, Unbreakable Kimmy Schmidt a réussi à me faire de l’œil. Il faut dire que Netflix a coupé la saison en deux en ne diffusant que six épisodes aujourd’hui, donc tout va bien.

Pour m’éviter l’overdose cela dit, je ne compte pas regarder les six dès aujourd’hui, donc mes critiques tomberont au fur et à mesure de cette fin de semaine (même si je dis ça et que je connais ma difficulté à résister une fois que je suis lancé). Il faut pourtant bien profiter de ces épisodes, parce qu’il s’agit de la dernière saison de la série.

J’ai lancé dès ce matin sans même me poser de questions sur ce qu’il s’était passé avant, pourtant je vous jure que j’ai bien oublié la saison précédente, qui n’avait pas réussi à me faire rire. Heureusement, Netflix propose désormais des résumés des saisons précédentes – pas toujours suffisants, mais c’est déjà ça.

S04E01 – Kimmy is… Little Girl, Big City – 17/20
Si la série n’arrive plus à être aussi drôle qu’à ses débuts, j’ai l’impression qu’on repart sur de meilleures intrigues que l’an dernier. Le script est toujours aussi riche en blagues, les situations loufoques s’enchaînent et les références pleuvent, étant même parfois des références au passé de la série. Bref, il y a du bon et du moins bon, mais ça fait plaisir de retrouver ces personnages.
S04E02 – Kimmy Has A Week-End – 15/20
Quatre saisons plus tard, la série utilise toujours le même humour et les mêmes procédés scénaristiques, même si ceux-ci commencent à s’user comme peau de chagrin. C’est bien dommage : ce qui était drôle devient franchement gênant et les réflexions portées par la série grâce au décalage entre Kimmy et le reste du monde ne sont plus aussi efficaces qu’avant, précisément parce que du temps a passé.
S04E03 – Party Monster: Scratching the Surface – 20/20
C’est un 20, parce qu’il fallait oser et que j’adore ce genre d’épisode totalement tire par les cheveux. Cela lance la saison dans une nouvelle direction, c’est une parodie hyper drôle et ça laisse sur de bonnes perspectives pour la suite. En fait, ça me donne envie d’enchaîner les trois épisodes suivants, mais il faut savoir faire pause dans la vie.
S04E04 – Kimmy Disrupts the Paradigm – 16/20
Beaucoup, beaucoup de clichés dans cet épisode, mais les clichés sont là pour une raison après tout. Côté écriture, on retrouve une structure qui fonctionne plutôt bien et côté humour, la série semble avoir récupéré un peu de son fun d’antan. Si l’épisode en lui-même perd un peu de temps sur le fil rouge, les choses avancent malgré tout.
S04E05 – Kimmy and the Beest – 19/20
Encore un solide exemple de très bonne écriture que voici avec cet épisode qui réunit toutes ses intrigues en cours de route et réussit à caser pas mal de gags dès le début. En fait, le scénario plante plein de graines qui finissent par pousser et être hilarantes à la fin. Cela fait plaisir de retrouver la série à un tel niveau cette saison, parce que la saison 3 était bien plus décevante !
S04E06 – Kimmy Meets an Old Friend! – 18/20
Une demi-saison très réussie qui se réconcilie avec le passé de la série : il était temps que Kimmy Schmidt retrouve son fun et arrête d’être si déprimante malgré elle. Les scénaristes semblent trouver le moyen de revenir aux fondements de la série tout en poussant tous les personnages dans une évolution forcée, mais naturelle et réussie. Vivement la suite !

Suite de la saison en… 2019.

Saison 2 | Saison 3 | Saison 4